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L'avocat et entrepreneur Abelardo de la Espriella a remporté l'élection présidentielle colombienne avec 49,7% des voix, devançant de justesse le sénateur de gauche Ivan Cepeda. « Si les résultats sont encore provisoires, leur tendance semble irréversible », nous explique notre envoyée spéciale en Colombie, Marine de la Moissonnière. Lors de son discours de victoire à Barranquilla, le candidat d'extrême droite, vêtu du maillot de la sélection colombienne, a adopté un ton plus conciliant qu'en campagne. Il a promis de respecter la Constitution et appelé ses adversaires à reconnaître leur défaite. Ivan Cepeda entend toutefois contester les résultats dans plusieurs dizaines de milliers de bureaux de vote, tandis que des manifestations ont éclaté à Bogota et Cali. L'insécurité a été au cœur du scrutin. Les électeurs d'Abelardo de la Espriella attendent une réponse plus ferme face aux groupes armés et aux trafiquants de drogue. Le président élu promet de s'inspirer des méthodes du Salvadorien Nayib Bukele. L'économie a également pesé dans le vote. Malgré une baisse de la pauvreté, du chômage et de l'inflation sous Gustavo Petro, de nombreux Colombiens s'inquiètent de l'endettement du pays et voient en cet homme d'affaires millionnaire un gestionnaire capable de relancer la croissance. En Haïti, une année scolaire jugée plus stable que les années précédentes En Haïti, les examens officiels de la neuvième année fondamentale se tiendront du 29 juin au 2 juillet 2026. À quelques jours de ce rendez-vous décisif pour des milliers d'élèves à travers le pays, les préparatifs s'accélèrent. Si de nombreux candidats affirment être prêts à se mesurer aux épreuves, des enseignants se félicitent d'une année scolaire jugée plus stable que les précédentes. Des responsables syndicaux soulignent toutefois que l'insécurité continue de peser sur le système éducatif. De son côté, le ministère de l'Éducation nationale assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des examens, notamment avec la mise en place d'une commission chargée des épreuves. Reportage de Peterson Luxama… À lire aussiHaïti : les écoles publiques de plus en plus dégradées Au Canada, la stérilisation forcée inscrite dans le code criminel Pendant des décennies au Canada, des milliers de femmes — principalement des autochtones, mais aussi des personnes noires, marginalisées ou vivant avec un handicap — ont subi des stérilisations forcées. Une pratique médicale institutionnalisée, qualifiée de torture par l'ONU, que la justice canadienne avait jusqu'à présent du mal à sanctionner. Mais la législation vient d'évoluer. Cette forme de violence est désormais explicitement inscrite dans le Code criminel et est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison. Une avancée législative réclamée de longue date par les survivantes. Un reportage de Nafi Alibert. À lire aussiQuébec: des dizaines de femmes autochtones déclarent avoir subi des stérilisations imposées Journal de la 1ère La Cour d'appel confirme un non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone. À lire aussiChlordécone: les députés français pointent la responsabilité de l'État, les indemnisations dans le flou
Dans la capitale haïtienne, la soirée du premier match des Grenadiers à la Coupe du monde, samedi dernier (13 juin 2026), a tourné au cauchemar à Cité Soleil. Des membres de gang ont tiré sur la foule qui célébrait la participation d'Haïti au Mondial de football masculin. Il y a eu des dizaines de morts, selon un bilan provisoire, y compris des enfants. «Des habitants de Wharf jérémie, de Pont Rouge et de Chancerelles sont descendus dans les rues pour célébrer la performance de la sélection haïtienne» face à l'Ecosse, malgré la défaite de l'équipe, raconte Fritznel Pierre, directeur exécutif de Combite pour la paix et le développement. Ces quartiers, comme l'ensemble de la commune de Cité Soleil sont aux mains de gangs. Certains membres de groupes armés participaient au cortège, au son du rara, musique traditionnelle haïtienne. Mais le son des percussions et des trompettes a été remplacé par celui des tirs. «Malheureusement, en arrivant dans le quartier de Belekou», des membres du gang de ce quartier «ont ouvert le feu sur la population», poursuit Fritznel Pierre, dont l'ONG de défense des droits humains a recueilli des témoignages pour tenter de reconstituer ce qu'il s'est passé ce soir-là. Bilan provisoire : 61 morts, dont plusieurs femmes et enfants, selon une source diplomatique jointe par RFI. Le plus jeune avait 7 ans seulement. Plusieurs membres de gangs ont aussi été tués. Des habitants ont été séquestrés. Paralysie du terminal pétrolier de Varreux En février 2024, de nombreux groupes armés de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, se sont réunis sous la bannière de la coalition «Vivre ensemble». Mais depuis mars, certains se combattent à nouveau à l'arme automatique, dans la plaine du Cul-de-Sac, y compris à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays. Selon l'ONU, plus de 2 300 personnes ont été tuées en Haïti depuis le début de l'année 2026. Après le massacre survenu dans la nuit de samedi à dimanche, des affrontements entre groupes armés paralysent le principal terminal pétrolier du pays, le terminal de Varreux, tout proche, et affectent l'approvisionnement des stations-service. Haïti-Brésil : nouveau défi pour les Grenadiers Les joueurs de Sébastien Migné affrontent les Brésiliens ce 19 juin 2026. Pour leur second match dans cette coupe du monde 2026, ils pourront compter ce vendredi sur le soutien de supporters haïtiens résidents à Philadelphie (où se tient le match) ou venus spécialement soutenir leur équipe, qui n'était pas présente au mondial depuis 52 ans. Elcio Ramalho, de la rédaction brésilienne de RFI, est allé à leur rencontre. Présidentielle en Colombie : deux projets de société opposés La Colombie va-t-elle virer à droite toute comme de nombreux pays d'Amérique latine ? Second tour de la présidentielle ce dimanche 21 juin 2026. Pour succéder à Gustavo Petro, le premier président de gauche de toute l'histoire du pays, les Colombiens doivent trancher entre son dauphin, le sénateur Ivan Cepeda et le millionnaire d'extrême droite, l'avocat Abelardo de la Espriella. D'après les derniers sondages, ce dernier l'emporterait. Marine de La Moissonnière, envoyée spéciale de RFI en Colombie, est allée à la rencontre d'électeurs dans le quartier de Barrios Unidos, dans le nord de Bogota. Un quartier qui avait voté majoritairement pour Gustavo Petro en 2022 et qui lors du premier tour, a changé de bord, plaçant Abelardo de la Espriella en tête. Dans le journal de La 1ère... Nouveau rebondissement suite à l'interpellation d'un policier la semaine dernière en Martinique, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
Le 31 mai, les Colombiens se rendront aux urnes pour élire leur futur président. Au cœur du scrutin : le conflit armé et la stratégie à adopter ces prochaines années. Mais en attendant, des milliers d'adolescents sont en danger dans le pays. Depuis 2017, le recrutement forcé de mineurs par les groupes armés a bondi de 300 %. Rien que sur les trois premiers mois de 2026, trente cas ont déjà été confirmés et les associations estiment que les chiffres réels sont bien au-delà. À Bogota, à Benposta, une communauté tente depuis des décennies d'offrir une autre voie à ces adolescents. De notre correspondante à Bogota, Au sud de Bogota, Benposta est une mini-ville dans la ville. Des adolescents discutent, rient, se tiennent la main. Ici, 83 jeunes vivent ensemble et s'autogèrent. Ils ont leur propre collège, leurs cuisines, leurs dortoirs. Et même un gouvernement. La semaine dernière, ils ont élu leur nouveau maire. Il a seize ans. « J'ai voulu me présenter aux élections parce que je savais que j'avais la capacité de défendre les intérêts des enfants de la communauté et de créer une bonne ambiance au sein de celle-ci », explique le nouveau maire, Bryan. Bryan est arrivé ici il y a un an, menacé par des groupes armés qui voulaient le recruter de force. Mais à Benposta, on n'en parle plus. « Les deux premières semaines ici ont été difficiles pour moi, surtout la rupture avec ma famille, le fait d'être venu ici et de les avoir laissés. Ça m'a beaucoup affecté. En ce moment, le conflit est vraiment très fort. Mais j'aimerais bien retourner chez moi. » À lire aussiColombie: retour sur le sentier de la guerre à l'approche de la présidentielle de 2026 Des promesses de la part des groupes armés pour attirer les enfants Comme Bryan, tous ici ont fui les groupes armés. Les enfants sont des cibles de choix pour eux car juridiquement ils n'encourent pas les mêmes risques et sont plus influençables. Ana María Centeno est chercheuse à la Coalico, une coalition pour la protection des enfants face au conflit armé, dont fait partie Benposta. Elle décrypte depuis plusieurs années les mécanismes du recrutement. « Ces recrutements ont lieu dans des territoires privés de services essentiels, de l'eau potable aux écoles formelles. La majorité des enfants recrutés sont indigènes ou afrodescendants, historiquement les communautés les plus appauvries de Colombie. » Pour les attirer, les groupes armés ont développé des méthodes de plus en plus sophistiquées : promesses de salaire, de chirurgies esthétiques pour les filles, séduction amoureuse. Et une arme redoutable : les réseaux sociaux. « Regarde, ils passent toujours ce genre de musique. Avec des messages très militants, qui incitent à prendre les armes et à parler au commandant », montre preuve à l'appui Ana María Centeno. Sur l'écran, des jeunes apparaissent en treillis, armes à la ceinture, liasses de billets entre les mains. Des images qui s'ancrent dans le quotidien de ces mineurs, comme le dénonce José Luis Campo, directeur de Benposta. « Ils ont des interactions permanentes avec les groupes. À la sortie de l'école, ils sont là, en uniforme, avec les fusils, et en attendant que leurs parents arrivent, ils mangent des biscuits avec les enfants. » Pour contrer ça, Benposta leur offre un cadre de vie et des perspectives : ateliers de couture, karaté, communication vidéo. Ely, elle, a choisi la peinture quand elle est arrivée il y a trois ans. « Quand je suis arrivée ici, à cause de tout ce qui s'est passé, j'ai peint ma tristesse, la colère que l'on ressent quand on est chassé de son territoire. Benposta m'a aidée et m'a appris l'importance de la voix. » Une voix que la guerre a failli lui voler. À lire aussiColombie: la violence s'intensifie à l'approche des élections législatives
Le 31 mai, les Colombiens se rendront aux urnes pour élire leur futur président. Au cœur du scrutin : le conflit armé et la stratégie à adopter ces prochaines années. Mais en attendant, des milliers d'adolescents sont en danger dans le pays. Depuis 2017, le recrutement forcé de mineurs par les groupes armés a bondi de 300 %. Rien que sur les trois premiers mois de 2026, trente cas ont déjà été confirmés et les associations estiment que les chiffres réels sont bien au-delà. À Bogota, à Benposta, une communauté tente depuis des décennies d'offrir une autre voie à ces adolescents. De notre correspondante à Bogota, Au sud de Bogota, Benposta est une mini-ville dans la ville. Des adolescents discutent, rient, se tiennent la main. Ici, 83 jeunes vivent ensemble et s'autogèrent. Ils ont leur propre collège, leurs cuisines, leurs dortoirs. Et même un gouvernement. La semaine dernière, ils ont élu leur nouveau maire. Il a seize ans. « J'ai voulu me présenter aux élections parce que je savais que j'avais la capacité de défendre les intérêts des enfants de la communauté et de créer une bonne ambiance au sein de celle-ci », explique le nouveau maire, Bryan. Bryan est arrivé ici il y a un an, menacé par des groupes armés qui voulaient le recruter de force. Mais à Benposta, on n'en parle plus. « Les deux premières semaines ici ont été difficiles pour moi, surtout la rupture avec ma famille, le fait d'être venu ici et de les avoir laissés. Ça m'a beaucoup affecté. En ce moment, le conflit est vraiment très fort. Mais j'aimerais bien retourner chez moi. » À lire aussiColombie: retour sur le sentier de la guerre à l'approche de la présidentielle de 2026 Des promesses de la part des groupes armés pour attirer les enfants Comme Bryan, tous ici ont fui les groupes armés. Les enfants sont des cibles de choix pour eux car juridiquement ils n'encourent pas les mêmes risques et sont plus influençables. Ana María Centeno est chercheuse à la Coalico, une coalition pour la protection des enfants face au conflit armé, dont fait partie Benposta. Elle décrypte depuis plusieurs années les mécanismes du recrutement. « Ces recrutements ont lieu dans des territoires privés de services essentiels, de l'eau potable aux écoles formelles. La majorité des enfants recrutés sont indigènes ou afrodescendants, historiquement les communautés les plus appauvries de Colombie. » Pour les attirer, les groupes armés ont développé des méthodes de plus en plus sophistiquées : promesses de salaire, de chirurgies esthétiques pour les filles, séduction amoureuse. Et une arme redoutable : les réseaux sociaux. « Regarde, ils passent toujours ce genre de musique. Avec des messages très militants, qui incitent à prendre les armes et à parler au commandant », montre preuve à l'appui Ana María Centeno. Sur l'écran, des jeunes apparaissent en treillis, armes à la ceinture, liasses de billets entre les mains. Des images qui s'ancrent dans le quotidien de ces mineurs, comme le dénonce José Luis Campo, directeur de Benposta. « Ils ont des interactions permanentes avec les groupes. À la sortie de l'école, ils sont là, en uniforme, avec les fusils, et en attendant que leurs parents arrivent, ils mangent des biscuits avec les enfants. » Pour contrer ça, Benposta leur offre un cadre de vie et des perspectives : ateliers de couture, karaté, communication vidéo. Ely, elle, a choisi la peinture quand elle est arrivée il y a trois ans. « Quand je suis arrivée ici, à cause de tout ce qui s'est passé, j'ai peint ma tristesse, la colère que l'on ressent quand on est chassé de son territoire. Benposta m'a aidée et m'a appris l'importance de la voix. » Une voix que la guerre a failli lui voler. À lire aussiColombie: la violence s'intensifie à l'approche des élections législatives
En Colombie, le premier tour de la présidentielle aura lieu dimanche prochain, 31 mai 2026. Mais la campagne est déjà terminée. Une semaine de veille électorale vient de débuter. Une semaine sans sondages et sans meetings pour permettre aux Colombiens de se décider, explique Marine de La Moissonnière, journaliste au service international de RFI. En tête des sondages, il y a Ivan Cepeda, sénateur âgé de 63 ans, philosophe et défenseur des droits humains, dauphin du président sortant, Gustavo Petro. En deuxième position, on trouve un outsider : l'avocat et millionnaire Abelardo De la Espriella, 47 ans, admirateur de Donald Trump. Enfin, Paloma Valencia, sénatrice conservatrice de 50 ans, héritière de l'ancien président Alvaro Uribe et issue de l'une des familles les plus puissantes de Colombie, philosophe et avocate, s'est positionnée plus au centre pour tenter d'exister face à Abelardo De la Espriella. « La campagne a été assez atone », décrypte Yann Basset, professeur de sciences politiques à l'université du Rosario à Bogota, qui pointe l'absence de débats entre les candidats, le manque de « propositions très précises » et la multiplication des slogans un peu vides. La présidentielle se transforme en « plébiscite pour ou contre l'action du président sortant », analyse le chercheur. Le thème de l'insécurité, et notamment la « paix totale » impulsée par Gustavo Petro, qui a parié sur le dialogue pour convaincre les groupes criminels qui n'ont pas signé les accords de paix de 2016 de déposer les armes, et qui n'a pas fonctionné, est un enjeu majeur. À lire aussiColombie: des élections législatives aux allures de test pour le camp du président Gustavo Petro États-Unis : les socialistes espèrent gagner du terrain politique À quelques mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, on vous fait découvrir un parti qui se présente comme une alternative aux deux grands mouvements politiques, les démocrates et les républicains : les socialistes démocratiques d'Amérique (DSA), mis sur le devant de la scène grâce à la victoire à la mairie de New York de Zohran Mamdani l'an dernier, désigné lors des primaires démocrates mais membre important de cette organisation plus à gauche. Le parti progresse régulièrement depuis quelques années et la politique de Donald Trump aide à mobiliser de nouvelles recrues, comme ici à Atlanta, dans le sud-est, où s'est rendu notre correspondant Edward Maille. À lire aussiÀ la Une: Un maire « socialiste » à New York Haïti : aux Gonaïves, des ateliers pour former les jeunes à la robotique C'est une initiative sensée permettre aux jeunes Haïtiens de ne pas rester à la traîne, de les initier aux nouvelles technologies. Une série d'ateliers menés par deux collectifs d'entrepreneurs des Gonaïves consacrés à la robotique, à la création d'applis, à l'IA ou au codage. C'est une première pour les adolescents qui ont participé à l'événement. Dossier signé Ronel Paul. Le journal de la 1ʳᵉ L'activité touristique est en baisse en Martinique ce mois-ci.
Le Mozambique en Belgique, des Français en studio avec des Colombiens à Bogota, Welc"Home" ! Nos 1ers invités sont le groupe franco-colombien Combo Efectivo pour la sortie de Combo Efectivo C'est le 8 novembre 2024, dans le studio de Mambo Negro situé dans le quartier Palermo de Bogota, que se sont réunis sept musiciens exceptionnels pour une session d'enregistrement d'anthologie : Léon Phal au saxophone, Antoine Berjeaut à la trompette et Stéphane Montigny au trombone se sont retrouvés face à une section rythmique endiablée avec Pedro Ojeda à la batterie, Pelango à la basse et Ivan Medellin aux claviers. La voix, le rap, la gaita (flûte traditionnelle) et la percussion de Karen Nerak (La Perla) sont venus compléter cet ensemble « all stars ». Deux morceaux vibrants et ensoleillés comme cet après-midi de novembre dans la capitale de Colombie, ont été enregistrés ce jour-là par Daniel Michel (producteur de la BOA). Une rencontre explosive pour ce “COMBO EFECTIVO” (qu'on pourrait tenter de traduire par Ensemble efficace) organisée dans le cadre de Jazztropicante 2024. Deux jours à partager le bonheur de créer de la musique ensemble, pour des musiciens tous interprètes émérites de leurs instruments, mais aussi compositeurs et producteurs reconnus des scènes jazz et musiques actuelles de France et de Colombie. A Paris, le groupe a enregistré quelques titres supplémentaires... Titres interprétés au grand studio : – La Llave Maestra Live RFI – Picada de Culebra, extrait de l'album Live RFI – Agua ou Fièvre Live RFI Line up : Karen Nerak (chant, rap, gaita et percussions et membre du trio féminin La Perla Bogota), Ruben Aragon (claviers), Pelango (basse), Tim Alcorn (batterie), Léon Phal (saxophone), Stéphane Montigny (trombone) et Antoine Berjeaut (trompette). Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor. ► Album Combo Efectivo ( Casa Magiuey Records 2026) Instagram - YouTube - Bandcamp Puis nous recevons le groupe belge Ão pour la sortie du 2ème album Malandra L'une des plus belles révélations de la scène européenne, Ão, plonge pleinement dans un voyage folk contemporain, à la fois poétique et vibrant, porté par des sonorités subtiles et des percussions envoûtantes. Le nouvel album Malandra succédant à Ao Mar (2023) est salué par la critique. Brenda Corijn, Siebe Chau, Jolan Decaestecker et Bert Peyffers poursuivent leur exploration musicale, mêlant avec finesse saudade, pop alternative, musiques latines et électro, toujours chantées en portugais. Ces dernières années, le groupe Ão s'est imposé en Belgique comme en Europe grâce à son mélange envoûtant d'électronica, d'art pop, de saudade et de latin alternatif. Le quatuor a façonné un son singulier et novateur, rétif à toute étiquette. Leurs origines et influences multiples se tressent naturellement en un univers hybride, dans la lignée d'artistes comme Stromae, Rosalía ou C. Tangana. La chanteuse Brenda Corijn puise dans ses racines mozambicaines et portugaises pour chanter en portugais et en anglais. Sa voix chaleureuse se mêle à la guitare aux accents sudistes de Siebe Chau, aux textures électroniques de Jolan Decaes-teckeret au jeu éclectique de Bert Peyffers aux percussions. En 2023, ils dévoilent leur premier album, Ao Mar, largement salué par la critique. Avec Malandra, leur deuxième album, Ão signe une suite fougueuse et envoûtante, plus riche, rythmée, tendre et âpre à la fois. Le titre renvoie au mot portugais “malandra”, difficile à traduire. Sa signification, comme l'album, est double. Une “malandra” est une femme qui traverse la vie avec humour, intelligence et charme, guidée par ses désirs et pliant les règles à son gré. En 2026, Ão présente Malandra lors d'une tournée internationale qui passera notamment par l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche, le Luxembourg, la Suisse, la France et les Pays-Bas. En Belgique, ils se produiront à l'Ancienne Belgique. Titres interprétés au grand studio : -Orgulho Live RFI -Talvez, extrait de l'album -Cada Vez Live RFI Line up : Brenda Corijn (chant), Siebe Chau (guitare), Jolan Decaes-Teckeret (machines), Bert Peyffers (percussions) Son : Benoit Letirant, Mathias Taylor ► Album Malandra (Mayway Records 2026) Instagram - Bandcamp - YouTube
Le Mozambique en Belgique, des Français en studio avec des Colombiens à Bogota, Welc"Home" ! Nos 1ers invités sont le groupe franco-colombien Combo Efectivo pour la sortie de Combo Efectivo C'est le 8 novembre 2024, dans le studio de Mambo Negro situé dans le quartier Palermo de Bogota, que se sont réunis sept musiciens exceptionnels pour une session d'enregistrement d'anthologie : Léon Phal au saxophone, Antoine Berjeaut à la trompette et Stéphane Montigny au trombone se sont retrouvés face à une section rythmique endiablée avec Pedro Ojeda à la batterie, Pelango à la basse et Ivan Medellin aux claviers. La voix, le rap, la gaita (flûte traditionnelle) et la percussion de Karen Nerak (La Perla) sont venus compléter cet ensemble « all stars ». Deux morceaux vibrants et ensoleillés comme cet après-midi de novembre dans la capitale de Colombie, ont été enregistrés ce jour-là par Daniel Michel (producteur de la BOA). Une rencontre explosive pour ce “COMBO EFECTIVO” (qu'on pourrait tenter de traduire par Ensemble efficace) organisée dans le cadre de Jazztropicante 2024. Deux jours à partager le bonheur de créer de la musique ensemble, pour des musiciens tous interprètes émérites de leurs instruments, mais aussi compositeurs et producteurs reconnus des scènes jazz et musiques actuelles de France et de Colombie. A Paris, le groupe a enregistré quelques titres supplémentaires... Titres interprétés au grand studio : – La Llave Maestra Live RFI – Picada de Culebra, extrait de l'album Live RFI – Agua ou Fièvre Live RFI Line up : Karen Nerak (chant, rap, gaita et percussions et membre du trio féminin La Perla Bogota), Ruben Aragon (claviers), Pelango (basse), Tim Alcorn (batterie), Léon Phal (saxophone), Stéphane Montigny (trombone) et Antoine Berjeaut (trompette). Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor. ► Album Combo Efectivo ( Casa Magiuey Records 2026) Instagram - YouTube - Bandcamp Puis nous recevons le groupe belge Ão pour la sortie du 2ème album Malandra L'une des plus belles révélations de la scène européenne, Ão, plonge pleinement dans un voyage folk contemporain, à la fois poétique et vibrant, porté par des sonorités subtiles et des percussions envoûtantes. Le nouvel album Malandra succédant à Ao Mar (2023) est salué par la critique. Brenda Corijn, Siebe Chau, Jolan Decaestecker et Bert Peyffers poursuivent leur exploration musicale, mêlant avec finesse saudade, pop alternative, musiques latines et électro, toujours chantées en portugais. Ces dernières années, le groupe Ão s'est imposé en Belgique comme en Europe grâce à son mélange envoûtant d'électronica, d'art pop, de saudade et de latin alternatif. Le quatuor a façonné un son singulier et novateur, rétif à toute étiquette. Leurs origines et influences multiples se tressent naturellement en un univers hybride, dans la lignée d'artistes comme Stromae, Rosalía ou C. Tangana. La chanteuse Brenda Corijn puise dans ses racines mozambicaines et portugaises pour chanter en portugais et en anglais. Sa voix chaleureuse se mêle à la guitare aux accents sudistes de Siebe Chau, aux textures électroniques de Jolan Decaes-teckeret au jeu éclectique de Bert Peyffers aux percussions. En 2023, ils dévoilent leur premier album, Ao Mar, largement salué par la critique. Avec Malandra, leur deuxième album, Ão signe une suite fougueuse et envoûtante, plus riche, rythmée, tendre et âpre à la fois. Le titre renvoie au mot portugais “malandra”, difficile à traduire. Sa signification, comme l'album, est double. Une “malandra” est une femme qui traverse la vie avec humour, intelligence et charme, guidée par ses désirs et pliant les règles à son gré. En 2026, Ão présente Malandra lors d'une tournée internationale qui passera notamment par l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche, le Luxembourg, la Suisse, la France et les Pays-Bas. En Belgique, ils se produiront à l'Ancienne Belgique. Titres interprétés au grand studio : -Orgulho Live RFI -Talvez, extrait de l'album -Cada Vez Live RFI Line up : Brenda Corijn (chant), Siebe Chau (guitare), Jolan Decaes-Teckeret (machines), Bert Peyffers (percussions) Son : Benoit Letirant, Mathias Taylor ► Album Malandra (Mayway Records 2026) Instagram - Bandcamp - YouTube
durée : 00:02:38 - Regarde le monde - par : Jean-Philippe Balasse - Un quinzaine de migrants sud-américains a été transférée vers la République démocratique du Congo après un séjour dans des centres de rétention américains. Ce transfert s'inscrit dans le cadre d'un accord diplomatique entre les deux pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:38 - InterNational - par : Jean-Philippe Balasse - Un quinzaine de migrants sud-américains a été transférée vers la République démocratique du Congo après un séjour dans des centres de rétention américains. Ce transfert s'inscrit dans le cadre d'un accord diplomatique entre les deux pays. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Voici votre résumé express sur la tragique fusillade qui a éclaté aux pyramides de Teotihuacán. Here is your express summary of the tragic shooting that broke out at the pyramids of Teotihuacán.Une attaque meurtrière, complètement inattendue, vient de frapper l'un des joyaux historiques les plus visités du Mexique. A deadly attack, completely unexpected, has just struck one of Mexico's most visited historical jewels.Un homme a soudainement ouvert le feu sur le site, tuant une touriste canadienne avant de se donner la mort. A man suddenly opened fire on the site, killing a Canadian tourist before taking his own life.On compte quatre blessés par balle, dont deux Colombiens, une Russe et une Canadienne, sans oublier deux personnes blessées lors de chutes dans la panique. There are four gunshot victims, including two Colombians, one Russian, and one Canadian, not forgetting two people injured in falls during the panic.La police et la Garde nationale ont retrouvé un véritable arsenal, avec une arme à feu, un couteau et des munitions. The police and the National Guard found a veritable arsenal, including a firearm, a knife, and ammunition.La présidente mexicaine a fait part de sa profonde tristesse. The Mexican president expressed her deep sadness.Enfin, ce qui rend cette nouvelle si bouleversante, c'est le poids historique du lieu, puisque Teotihuacán, à 50 kilomètres de la capitale, est le monument emblématique de la période préhispanique, hyper célèbre pour ses pyramides du Soleil et de la Lune. Finally, what makes this news so upsetting is the historical weight of the location, since Teotihuacán, 50 kilometers from the capital, is the emblematic monument of the pre-Hispanic period, world-famous for its pyramids of the Sun and the Moon. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Sur les terrains les plus dangereux de l'Ukraine en guerre, il n'est pas rare d'entendre parler espagnol. En février 2022, le président Zelensky avait lancé un appel aux combattants internationaux pour venir en aide à l'Ukraine. Les premiers volontaires sont venus des pays européens voisins. Mais bientôt, des Latino-Américains, et notamment des soldats colombiens, sont arrivé. Attirés par des salaires relativement élevés, mais aussi par un esprit d'aventure et le désir de servir une cause noble. Nos reporters, Catalina Gomez et Gulliver Cragg, se sont rendus en Ukraine et en Colombie pour rencontrer ces hommes, comprendre ce qui les a poussé à rejoindre le front ukrainien et savoir ce qu'en pensent leurs familles.
La commune de Delmas est devenue, pour de nombreux habitants, l'un des épicentres des enlèvements contre rançon. Entre octobre 2025 et février 2026, les cas se sont multipliés, installant un climat de peur permanent. Ce vendredi matin (6 mars 2026), le calme règne à Delmas 75. Les véhicules sont rares et filent à vive allure. Quelques marchands installent déjà leurs petits commerces sur les trottoirs. Mais derrière cette apparente normalité, dans les cœurs, la peur s'installe. À la base : le phénomène du kidnapping. Magdala, 24 ans, est assise calmement sur une place publique de la zone. L'enlèvement récent d'une jeune fille de son quartier la scandalise. « Ce n'est pas normal qu'en tant que jeune, on vive dans un pays où l'on n'arrête pas d'enlever des personnes, parfois pour les violer (…) Une jeune fille qui aurait pu être utile à sa famille… soit elle est violée, soit elle est tuée par la suite. Ce pays est devenu invivable », dénonce-t-elle au micro de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Entreprise florissante pour les malfrats, drame sans nom pour les familles, le kidnapping prend de l'ampleur. « Pour moi, le kidnapping est le moyen le plus rapide de décapitaliser une famille, parce qu'on exige de la victime le paiement d'une rançon, des sommes que la plupart des familles n'ont pas accumulées durant des décennies. À une certaine époque, on pouvait attribuer les enlèvements uniquement aux bandits et aux groupes de gangs armés organisés. Mais aujourd'hui, il y a même des agents des forces de l'ordre, censés nous protéger, qui seraient impliqués dans des réseaux de kidnapping », avance Josué Estinvil, habitant de Delmas. De graves séquelles Le kidnapping frappe à la porte de tous. Jeunes ou adultes, femmes ou filles, aucune catégorie n'est épargnée. Une situation dénoncée par les organisations de défense des droits humains. « D'octobre 2025 à février 2026, nous avons constaté dans la commune de Delmas une hausse des cas d'enlèvements suivis de séquestrations contre rançon, rapporte Marie Rosy Auguste Ducenat, responsable de programmes au sein du Réseau national de défense des droits humains. Il s'agit d'un phénomène qui laisse des séquelles graves, des séquelles énormes chez les victimes, particulièrement chez les femmes et les filles qui sont souvent violées ou qui sont menacées d'être violées. Elles nous affirment par la suite se sentir souillées même si elles n'ont pas effectivement subi de viol. » Aujourd'hui, dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, notamment dans la commune de Delmas, la peur dicte les déplacements, modifie les habitudes et fragilise davantage un tissu social déjà éprouvé. Des législatives dans le calme en Colombie La Colombie a voté hier (8 mars 2026) pour renouveler la Chambre basse et le Sénat. Des élections législatives tests à trois mois de la présidentielle, marquées par une forte progression de la coalition de gauche du chef de l'État sortant Gustavo Petro. El Espectador estime que ces élections ont été un succès pour les institutions colombiennes. Le processus a certes été entaché par des accusations de fraudes, de corruption, de la violence, mais El Espectador préfère retenir que la polarisation et les tensions n'ont pas empêché l'élection d'un Congrès diversifié, représentant l'ensemble du spectre politique. D'autant qu'avec 21 millions de Colombiens qui se sont déplacés aux urnes, la participation est la plus élevée depuis 1990. C'est ce que souligne La Silla Vacia. El Tiempo juge de son côté que ce scrutin est l'illustration d'« une démocratie solide ». « Démocratie, nom féminin », titre enfin El Colombiano. Car hasard du calendrier, ces élections législatives se sont tenues le même jour que la journée internationale des droits des femmes. Et il s'avère qu'hier, (8 mars 2026) 40% des candidats au Congrès étaient des candidates. Un progrès. Mais El Colombiano estime que c'est encore trop peu, alors que les femmes représentent 51% de la population colombienne. Dans le New York Times, vous pourrez lire comment un décret présidentiel sur le glyphosate signé le mois dernier (février 2026) protège aussi la production d'une arme extrêmement controversée. Ça se passe cette fois aux États-Unis. Le glyphosate, c'est ce désherbant accusé d'être cancérigène. Il est fabriqué par l'entreprise allemande Bayer. Et il est notamment composé de phosphore blanc, un produit également fabriqué par Bayer qui sert aussi pour produire les munitions incendiaires de l'armée états-unienne. Et qu'Israël est accusée de l'avoir utilisé contre des civils à Gaza et au Liban en 2023. Concerts de casseroles à La Havane À Cuba, où les coupures de courant se multiplient en raison du blocus énergétique imposé par les États-Unis. Ce qui provoque la colère d'une partie de la population. La contestation enfle à La Havane malgré une forte présence policière, notamment dans les quartiers de Regla et Guanabacoa. C'est que rapporte 14ymedio. Ces manifestations contre le pouvoir s'accompagnent de feux de déchets. « Un geste significatif, écrit 14ymedio, car les déchets qui inondent la ville reflètent la misère dans laquelle vit la population ». En Bolivie, les zones de recharges hydriques, souvent situées en montagne, sont essentielles, car elles fournissent de l'eau aux communautés proches mais également aux villes et villages alentour. En échange de la protection de ces zones, les habitants des zones rurales reçoivent de l'aide pour améliorer leur accès à l'eau ou pour développer des activités économiques respectueuses de l'environnement. Reportage au nord de la capitale La Paz, par notre correspondant Nils Sabin.
Ce 8 mars 2026, les Colombiens sont appelés aux urnes pour renouveler le Congrès. Parmi les candidats, nombreux sont ceux qui se sont d'abord fait connaître sur les réseaux sociaux. Ces créateurs de contenu, ancrés à gauche ou à droite, sont devenus de véritables références politiques pour leur génération, au point de façonner les opinions et de mobiliser les foules. Entre mèmes, threads éducatifs et lives militants, une nouvelle forme d'engagement politique est en train de naître. De notre correspondante à Medellín, Smartphone en main, en mode selfie, Hernan Muriel ne rate rien du cortège qui défile ce jour-là pour défendre les 23 % de hausse du salaire minimum. Flanqué d'un t-shirt noir au logo du Pacte historique, la coalition de gauche du président Gustavo Petro, Hernan Muriel commente la scène à ses centaines de milliers d'abonnés. « Allez, cessons d'être si complaisants, interpelle-t-il sur la vidéo. Soit on penche du côté de ceux qui sont en train de faire s'effondrer le pays, en augmentant la pauvreté, en creusant les écarts d'inégalité, soit nous penchons de l'autre côté, du côté du peuple, et de celui qui veut augmenter le salaire minimum, celui qui a historiquement réduit la pauvreté monétaire et l'extrême pauvreté.» Avant de s'engager dans la campagne électorale en cours, Hernan Muriel, 28 ans, militait déjà sur les réseaux sociaux. Il s'est d'ailleurs appuyé sur eux pour fonder le mouvement Cofradía para el Cambio : « Aujourd'hui, je suis candidat pour le Pacte historique. Je veux représenter le Pacte historique à la Chambre des représentants du département d'Antioquia ». Son compte TikTok affiche aujourd'hui près de 400 000 abonnés et celui d'Instagram plus de 195 000, essentiellement des jeunes. Certaines de ses vidéos sont vues des millions de fois. À lire aussiColombie: la violence s'intensifie à l'approche des élections législatives « D'une certaine manière, cela a permis le triomphe de Petro » Le phénomène intéresse les chercheurs de la fondation Pares. « En Colombie, YouTube, Facebook et TikTok sont devenus les principaux moyens d'information de la population en général, analyse Isaac Morales, spécialiste des questions de la démocratie et de la gouvernance au sein de la fondation. Et un grand nombre de jeunes ont accès à ces réseaux ou aux réseaux sociaux en général. Cela permet d'avoir une audience bien plus grande que celle d'il y a cinq ou dix ans. » L'influence directe de ces candidats issus des réseaux sociaux reste difficile à mesurer. Pour le chercheur, leur pouvoir de mobilisation auprès des électeurs est indéniable : « Non seulement en Colombie, mais dans plusieurs pays d'Amérique latine et du monde, les partis politiques sont conscients de la grande influence des réseaux sociaux et se tournent vers ce type de profils et de personnages qui peuvent apporter des votes. Mais, ce que nous avons vu, c'est que ce n'est pas toujours le cas. En effet, lors des élections de 2022, beaucoup d'influenceurs se sont lancés en politique et beaucoup n'ont pas réussi à obtenir de mandat. Mais lors de la grève nationale en 2019 et 2021, on a vu une grande couverture de l'évènement sur les réseaux sociaux et surtout de la part des jeunes très proches du projet du président Gustavo Petro. D'une certaine manière, cela a permis le triomphe de Petro. » Dimanche 8 mars, plus de 3 000 candidats se disputeront les 103 sièges du Sénat et les 183 sièges de la Chambre des représentants, une bataille qui s'annonce serrée. À lire aussiLes influenceurs ont-ils trop de pouvoir ?
Ce 8 mars 2026, les Colombiens sont appelés aux urnes pour renouveler le Congrès. Parmi les candidats, nombreux sont ceux qui se sont d'abord fait connaître sur les réseaux sociaux. Ces créateurs de contenu, ancrés à gauche ou à droite, sont devenus de véritables références politiques pour leur génération, au point de façonner les opinions et de mobiliser les foules. Entre mèmes, threads éducatifs et lives militants, une nouvelle forme d'engagement politique est en train de naître. De notre correspondante à Medellín, Smartphone en main, en mode selfie, Hernan Muriel ne rate rien du cortège qui défile ce jour-là pour défendre les 23 % de hausse du salaire minimum. Flanqué d'un t-shirt noir au logo du Pacte historique, la coalition de gauche du président Gustavo Petro, Hernan Muriel commente la scène à ses centaines de milliers d'abonnés. « Allez, cessons d'être si complaisants, interpelle-t-il sur la vidéo. Soit on penche du côté de ceux qui sont en train de faire s'effondrer le pays, en augmentant la pauvreté, en creusant les écarts d'inégalité, soit nous penchons de l'autre côté, du côté du peuple, et de celui qui veut augmenter le salaire minimum, celui qui a historiquement réduit la pauvreté monétaire et l'extrême pauvreté.» Avant de s'engager dans la campagne électorale en cours, Hernan Muriel, 28 ans, militait déjà sur les réseaux sociaux. Il s'est d'ailleurs appuyé sur eux pour fonder le mouvement Cofradía para el Cambio : « Aujourd'hui, je suis candidat pour le Pacte historique. Je veux représenter le Pacte historique à la Chambre des représentants du département d'Antioquia ». Son compte TikTok affiche aujourd'hui près de 400 000 abonnés et celui d'Instagram plus de 195 000, essentiellement des jeunes. Certaines de ses vidéos sont vues des millions de fois. À lire aussiColombie: la violence s'intensifie à l'approche des élections législatives « D'une certaine manière, cela a permis le triomphe de Petro » Le phénomène intéresse les chercheurs de la fondation Pares. « En Colombie, YouTube, Facebook et TikTok sont devenus les principaux moyens d'information de la population en général, analyse Isaac Morales, spécialiste des questions de la démocratie et de la gouvernance au sein de la fondation. Et un grand nombre de jeunes ont accès à ces réseaux ou aux réseaux sociaux en général. Cela permet d'avoir une audience bien plus grande que celle d'il y a cinq ou dix ans. » L'influence directe de ces candidats issus des réseaux sociaux reste difficile à mesurer. Pour le chercheur, leur pouvoir de mobilisation auprès des électeurs est indéniable : « Non seulement en Colombie, mais dans plusieurs pays d'Amérique latine et du monde, les partis politiques sont conscients de la grande influence des réseaux sociaux et se tournent vers ce type de profils et de personnages qui peuvent apporter des votes. Mais, ce que nous avons vu, c'est que ce n'est pas toujours le cas. En effet, lors des élections de 2022, beaucoup d'influenceurs se sont lancés en politique et beaucoup n'ont pas réussi à obtenir de mandat. Mais lors de la grève nationale en 2019 et 2021, on a vu une grande couverture de l'évènement sur les réseaux sociaux et surtout de la part des jeunes très proches du projet du président Gustavo Petro. D'une certaine manière, cela a permis le triomphe de Petro. » Dimanche 8 mars, plus de 3 000 candidats se disputeront les 103 sièges du Sénat et les 183 sièges de la Chambre des représentants, une bataille qui s'annonce serrée. À lire aussiLes influenceurs ont-ils trop de pouvoir ?
A 10h, ce mardi 20 janvier 2026, les GG : Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Yves Camdeborde, restaurateur, débattent de : Il recrute des tueurs colombiens depuis sa prison.
Le Grand reportage week-end de ce samedi est consacré au tourisme sexuel aux Philippines qui dure depuis des décennies. Les Philippines sont devenues l'une des premières destinations mondiales du tourisme sexuel. L'un des centres névralgiques de la prostitution féminine, masculine, juvénile : Angeles City, au nord-ouest de Manille. En seconde partie, nous revenons sur la Colombie, une pépinière de talents pour le football. Aux Philippines, la prostitution est illégale. Peuvent être poursuivis : prostituées, clients, proxénètes. Pourtant, depuis des décennies, les Philippines sont devenues l'une des premières destinations mondiales du tourisme sexuel. L'un des centres névralgiques de la prostitution féminine, masculine, juvénile : Angeles City, au nord-ouest de Manille. Chaque année, des milliers d'hommes occidentaux s'y rendent pour y rencontrer des jeunes femmes, -certaines mineures. De ces unions tarifées, naissent parfois des enfants qui grandissent dans la misère, et dont les pères ignorent tout de leur existence… Les retrouver grâce à des tests ADN et les ramener à leur responsabilité, voilà la mission que s'est donnée l'association australienne Angeles Relief. « Les enfants perdus d'Angeles City », un Grand reportage de Nemo Lecoq-Jammes. Dans les grands championnats européens, les joueurs de nationalité française sont les plus représentés, comme les Espagnols et Allemands. Mais la Colombie est de plus en plus de la partie et les transferts vers l'Europe se sont accélérés. On connait Luis Díaz au Bayern, Richard Ríos au Benfica, Juan David Cabal à la Juventus... Dans les championnats américains, les Colombiens sont légions. Aux sources de ce succès : les centres de formation et les quartiers populaires de Medellín et d'Envigado, là où le football n'est pas qu'un simple sport, mais le véritable espoir d'une vie meilleure. « La Colombie, une pépinière de talents pour le football », un grand reportage de Najet Benrabaa.
Dans les grands championnats européens, les joueurs de nationalité française sont les plus représentés, comme les Espagnols et Allemands. Mais la Colombie est de plus en plus de la partie et les transferts vers l'Europe se sont accélérés. On connait Luis Díaz au Bayern, Richard Ríos au Benfica, Juan David Cabal à la Juventus... Dans les championnats américains, les Colombiens sont légions. Aux sources de ce succès : les centres de formation et les quartiers populaires de Medellín et d'Envigado, là où le football n'est pas qu'un simple sport, mais le véritable espoir d'une vie meilleure. « La Colombie, une pépinière de talents pour le football », un grand reportage de Najet Benrabaa.
Donald Trump a confirmé lundi 29 décembre que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai pour des bateaux présentés comme impliqués dans le narcotrafic au Venezuela, dans ce qui pourrait être la première frappe au sol. Au nom de la lutte contre le narcotrafic, les États-Unis ont déjà mené des frappes contre plusieurs dizaines de navires. Une centaine de personnes ont été tuées sans que les États-Unis puissent présenter des preuves de leurs liens avec le trafic de drogue. Dans l'archipel de San Andrés, qui appartient à la Colombie, cette opération fait craindre le pire aux pêcheurs artisanaux. De notre correspondante en Colombie, Le soleil pointe à peine lorsque les premières embarcations quittent le rivage de Providencia, petite île colombienne des Caraïbes. Les pêcheurs s'éloignent en mer, mais jamais seuls : depuis plusieurs semaines, leurs habitudes ont changé. « On sort désormais en groupes. C'est mieux d'être ensemble, parce qu'en voyant plusieurs bateaux réunis, ils ne peuvent pas dire que c'est du narcotrafic, n'est-ce pas ? », raconte Joan Peñalosa, un pêcheur. Depuis début septembre, les frappes américaines contre des embarcations soupçonnées de narcotrafic se multiplient dans les Caraïbes. La peur s'est installée parmi les 220 pêcheurs de cette communauté. José Manuel est l'un d'entre eux : il pêche « aux poumons », sans bouteilles, harpon à la main. Et ce matin il est parti près du littoral avec deux collègues. « Ça nous inquiète d'aller vers les cayes les plus éloignées à cause de la situation. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Mais en tant que pêcheurs, on n'a pas le choix : on doit continuer à travailler », regrette-t-il. Par crainte d'être pris pour des trafiquants, certains pêcheurs renoncent désormais aux zones les plus riches en poissons. Un sacrifice : toute la communauté dépend de ce revenu. Dans les cayes, cela représente plus de 100 euros par jour, contre à peine 30 près de l'île. Joan Penalosa se veut tout de même rassurant. « Nos embarcations n'ont rien à voir avec celles des trafiquants : elles sont plus petites, avec moins de tirant d'eau et des moteurs beaucoup moins puissants », affirme-t-il. À lire aussiÉtats-Unis: Donald Trump menace Nicolas Maduro et met en garde le président colombien Gustavo Petro Pour l'instant, la zone autour de Providencia n'a pas été frappée. Mais cela n'empêche pas Elizabeth Cabezas, pêcheuse de 63 ans d'angoisser quotidiennement. Elle prépare le déjeuner pour ses deux fils partis en mer. « Ce sont nos enfants qui risquent leur vie là-dehors, s'inquiète-t-elle. Eux ils bombardent en disant que c'est de la drogue. Et quand ils bombardent, si ce sont des pécheurs et qu'il n'y a pas de drogue, on ne peut pas leur rendre la vie… » Pour Edgar Jay, président de l'association des pêcheurs afrodescendants de Providencia, ces opérations américaines vont bien au-delà de la lutte antidrogue. « C'est une stratégie d'intimidation. Est-ce que les États-Unis peuvent appliquer la peine de mort de façon extrajudiciaire, partout dans le monde ? C'est une invasion », s'indigne-t-il. Et cette colère contre l'administration Trump est largement partagée sur l'île. « Ces Américains se croient les maîtres du monde ! », s'exclament certains. Pour dénoncer la situation, Edgar Jay a adressé une lettre aux Nations unies. Avec les pêcheurs de son village, il exige le droit de travailler en toute sécurité. « Nous pensons que l'ONU doit servir la paix mondiale et défendre les populations les plus vulnérables », revendique-t-il. Les pêcheurs artisanaux de l'île espèrent désormais une intervention de la communauté internationale. À lire aussiDes frappes américaines contre trois navires liés au «narcotrafic» font huit morts dans le Pacifique À lire aussiÀ la Une: la légalité des frappes américaines dans les Caraïbes
Donald Trump a confirmé lundi 29 décembre que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai pour des bateaux présentés comme impliqués dans le narcotrafic au Venezuela, dans ce qui pourrait être la première frappe au sol. Au nom de la lutte contre le narcotrafic, les États-Unis ont déjà mené des frappes contre plusieurs dizaines de navires. Une centaine de personnes ont été tuées sans que les États-Unis puissent présenter des preuves de leurs liens avec le trafic de drogue. Dans l'archipel de San Andrés, qui appartient à la Colombie, cette opération fait craindre le pire aux pêcheurs artisanaux. De notre correspondante en Colombie, Le soleil pointe à peine lorsque les premières embarcations quittent le rivage de Providencia, petite île colombienne des Caraïbes. Les pêcheurs s'éloignent en mer, mais jamais seuls : depuis plusieurs semaines, leurs habitudes ont changé. « On sort désormais en groupes. C'est mieux d'être ensemble, parce qu'en voyant plusieurs bateaux réunis, ils ne peuvent pas dire que c'est du narcotrafic, n'est-ce pas ? », raconte Joan Peñalosa, un pêcheur. Depuis début septembre, les frappes américaines contre des embarcations soupçonnées de narcotrafic se multiplient dans les Caraïbes. La peur s'est installée parmi les 220 pêcheurs de cette communauté. José Manuel est l'un d'entre eux : il pêche « aux poumons », sans bouteilles, harpon à la main. Et ce matin il est parti près du littoral avec deux collègues. « Ça nous inquiète d'aller vers les cayes les plus éloignées à cause de la situation. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Mais en tant que pêcheurs, on n'a pas le choix : on doit continuer à travailler », regrette-t-il. Par crainte d'être pris pour des trafiquants, certains pêcheurs renoncent désormais aux zones les plus riches en poissons. Un sacrifice : toute la communauté dépend de ce revenu. Dans les cayes, cela représente plus de 100 euros par jour, contre à peine 30 près de l'île. Joan Penalosa se veut tout de même rassurant. « Nos embarcations n'ont rien à voir avec celles des trafiquants : elles sont plus petites, avec moins de tirant d'eau et des moteurs beaucoup moins puissants », affirme-t-il. À lire aussiÉtats-Unis: Donald Trump menace Nicolas Maduro et met en garde le président colombien Gustavo Petro Pour l'instant, la zone autour de Providencia n'a pas été frappée. Mais cela n'empêche pas Elizabeth Cabezas, pêcheuse de 63 ans d'angoisser quotidiennement. Elle prépare le déjeuner pour ses deux fils partis en mer. « Ce sont nos enfants qui risquent leur vie là-dehors, s'inquiète-t-elle. Eux ils bombardent en disant que c'est de la drogue. Et quand ils bombardent, si ce sont des pécheurs et qu'il n'y a pas de drogue, on ne peut pas leur rendre la vie… » Pour Edgar Jay, président de l'association des pêcheurs afrodescendants de Providencia, ces opérations américaines vont bien au-delà de la lutte antidrogue. « C'est une stratégie d'intimidation. Est-ce que les États-Unis peuvent appliquer la peine de mort de façon extrajudiciaire, partout dans le monde ? C'est une invasion », s'indigne-t-il. Et cette colère contre l'administration Trump est largement partagée sur l'île. « Ces Américains se croient les maîtres du monde ! », s'exclament certains. Pour dénoncer la situation, Edgar Jay a adressé une lettre aux Nations unies. Avec les pêcheurs de son village, il exige le droit de travailler en toute sécurité. « Nous pensons que l'ONU doit servir la paix mondiale et défendre les populations les plus vulnérables », revendique-t-il. Les pêcheurs artisanaux de l'île espèrent désormais une intervention de la communauté internationale. À lire aussiDes frappes américaines contre trois navires liés au «narcotrafic» font huit morts dans le Pacifique À lire aussiÀ la Une: la légalité des frappes américaines dans les Caraïbes
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les mercenaires colombiens au Soudan, la menace hybride russe en Allemagne et la présidentielle au Chili. Australie : que sait-on des deux tireurs de l'attentat de Sydney ? Après l'attaque antisémite qui a fait seize morts, dont l'un des tireurs, sur la célèbre plage de Bondi à Sydney, que sait-on du profil des deux assaillants ? Avaient-ils des antécédents terroristes ? Comment ont-ils pu se procurer des armes à feu aussi sophistiquées alors que la loi australienne sur le port d'armes est particulièrement stricte ? Avec Grégory Plesse, correspondant de RFI à Sydney. Soudan : quel rôle jouent les Colombiens dans la guerre ? Les États-Unis ont sanctionné plusieurs ressortissants colombiens accusés d'avoir participé au recrutement de mercenaires pour les Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan. Sur quelles preuves s'appuient les Américains ? Pourquoi des Colombiens sont-ils impliqués dans ce conflit ? Washington envisage-t-il d'élargir les sanctions notamment aux Émirats arabes unis accusés par l'armée soudanaise de financer des mercenaires étrangers ? Avec Gaëlle Laleix, correspondante permanente de RFI à Nairobi. Allemagne : Berlin sous menace hybride russe ? L'Allemagne accuse la Russie d'avoir mené contre elle une cyberattaque visant le système de contrôle du trafic aérien en 2024 ainsi qu'une campagne de désinformation lors des dernières élections législatives de février. Sur quelles preuves s'appuie Berlin pour accuser le Kremlin d'ingérences dans ses affaires intérieures ? Que prévoient les Allemands pour lutter contre ces opérations hybrides menées par Moscou ? Avec Pascal Thibaut, correspondant RFI à Berlin. Chili : comment l'extrême-droite a-t-elle remporté la présidentielle ? 35 ans après la fin de la dictature, l'extrême-droite revient au pouvoir par les urnes. Le candidat José Antonio Kast a recueilli 58% de suffrages. Comment expliquer cette victoire sans appel ? Les Chiliens sont-ils nostalgiques d'Augusto Pinochet ? Avec Pascal Drouhaud, président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique latine.
Des mercenaires colombiens, souvent des anciens militaires à la retraite, sont présents sur plusieurs terrains de conflit dans le monde. On les retrouve récemment en Ukraine ou au Soudan, après être intervenus ces dernières années en Haïti, en Irak ou au Yémen. Ils sont engagés par les armées ou des sociétés privées contre des salaires conséquents. Qui sont-ils et pourquoi ces interventions dans tant de guerres différentes ? Entretien avec Romain Le-Cour-Grandmaison, docteur en science politique de l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et Expert Senior chez Global Initiative. À lire aussiSoudan: les États-Unis sanctionnent des Colombiens pour leur rôle dans le recrutement de mercenaires pour les FSR
C'est une victoire «écrasante», selon Donald Trump qui s'est empressé de féliciter son allié. Le parti de Javier Milei, La Libertad avanza, a récolté 41% des suffrages exprimés contre 32% pour l'opposition péroniste de centre gauche, lors des élections législatives partielles. Après des semaines de turbulences financières et l'intervention des États-Unis, Javier Milei s'en est sorti par le haut. Son parti arrive en tête dans les deux-tiers des provinces du pays, et notamment dans celle de Buenos Aires, qui concentre 40% de la population argentine et qui est un bastion traditionnel du péronisme. «Malgré une participation en berne et une économie qui tourne au ralenti, et après deux années d'austérité draconienne, Javier Milei enregistre une victoire personnelle car ces élections législatives s'étaient converties en véritable plébiscite sur sa personne», détaille Théo Conscience, le correspondant de RFI à Buenos Aires. «Le peuple argentin approuve le plan économique» de Javier Milei, estime Erica, une militante de la Libertad Avanza rencontrée devant le QG de campagne de Javier, Milei hier soir. «Il faut continuer avec l'équilibre des comptes publics et la baisse de l'inflation. Il faut continuer sur cette voie». «Javier Milei sort de ce scrutin renforcé, mais il n'aura pas les mains totalement libres», précise Théo Conscience. Avec ses alliés, il va contrôler un tiers de la chambre des députés, ce qui lui permettra de gouverner par décret et de blinder ses vetos présidentiels, donc de maintenir sa politique d'austérité. Le président n'aura en revanche pas la majorité absolue nécessaire pour avancer sur ses réformes, du système fiscal et du marché de travail notamment. Il va devoir nouer des alliances. Cela fait d'ailleurs partie des conditions posées par Donald Trump en échange du soutien financier du Trésor américain. La lourde défaite de Cristina Kirchner Pour Clarin, «une grande partie de la société n'a pas voté par peur de l'avenir, mais par peur du présent». Peur d'encore plus d'instabilité économique et politique. Les Argentins ne veulent pas que les règles du jeu changent à nouveau, estime le quotidien. Alors même si «la société souffre actuellement», les Argentins ont «décidé de parier» sur Javier Milei, «sur cette expérience politique face à la pauvreté de ce que proposait l'opposition qui se résumait à une seule consigne», poursuit Clarin : «freiner ou si possible, en finir avec l'actuel gouvernement». Le journal se montre très critique envers le péronisme «figé depuis longtemps dans des catégories idéologiques» dont il ne parvient pas à sortir pour recomposer son offre politique et se rendre attractif. Faute de prendre en compte la nouvelle réalité, «les slogans du passé ne sont plus que des coquilles vides», insiste Clarin. La Nacion aussi tire à boulets rouges sur le péronisme, et plus précisément sur l'ancienne présidente Cristina Kirchner. «Elle est le résultat de la construction d'un récit, et pas le résultat du constat d'une réalité tangible», estime le quotidien. «Ja» pour sa mauvaise gestion des ressources publiques, souligne La Nacion qui juge qu'elle devrait désormais appartenir définitivement au passé. «Le péronisme est devenu un projet politique de néophytes alors que c'était auparavant l'organisation politique la plus audacieuse quand il s'agissait de conquérir le pouvoir», poursuit le journal qui met en garde : «Le somnanbulisme politique des kirchnéristes constitue un sérieux obstacle au projet de retour au pouvoir du péronisme.» Ivan Cepeda, possible dauphin du président colombien Environ 2,7 millions de Colombiens se sont rendus aux urnes hier (26 octobre 2025) pour la primaire ouverte organisée par le «pacto historico», la coaliton gouvernementale de gauche, relève El Espectador, ce qui, selon La Semana, fait dire à la gauche que ce scrutin est une victoire quand la droite juge que c'est un échec. En effet, plus de 2 millions d'électeurs, c'est bien mais pas assez pour remporter la présidentielle de 2026. La gauche doit s'unir, analyse le journal. Avant le premier tour, prévu le 31 mai, Ivan Cepeda, philosophe et défenseur des droits âgé de 63 ans et ennemi déclaré de l'influent ex-président de droite Alvaro Uribe, devra affronter d'autres figures de gauche lors de prochains scrutins afin de désigner un candidat unique. Pour El Espectador, la primaire d'hier a au moins permis au camp de Gustavo Petro de savoir où il se situe. Il peut désormais tracer «la route à suivre pour entretenir l'agitation électorale» et nourrir «les différents narratifs de la campagne, qui incluent les discours autour d'un «blocage» au Congrès et l'étendard de la lutte contre les Etats-Unis de Donald Trump». L'ouragan Melissa menace Haïti et la République dominicaine L'ouragan Melissa est désormais classé en catégorie 5, soit la catégorie maximale, indique ce matin (27 octobre 2025) le Centre national américain des ouragans. Les 48 prochaines heures seront cruciales pour la Jamaïque, la République dominicaine et Haïti menacés par des «vents destructeurs» et des «inondations catastrophiques». Melissa pourrait être l'ouragan le plus puissant de toute l'histoire de la Jamaïque, souligne le Washington Post. Les dégâts pourraient être considérables parce que l'ouragan se déplace lentement et que la Jamaïque est une zone montagneuse, explique le journal. Mélissa pourrait frapper trois fois en trois jours cette petite île d'environ 2,8 millions de personnes, ce qui veut dire que personne ne devrait être épargné, écrit encore le Washington Post. C'est un ouragan «extraordinaire» qui s'apprête à toucher la Jamaïque, précise le journal. Extraordinaire en raison de la rapidité avec laquelle cette tempête est devenue un ouragan. Déjà touchés l'an dernier (2024) par l'ouragan Beryl, les autorités et les habitants se tiennent prêts. Le responsable du fournisseur d'électricité du pays a d'ores et déjà prévenu que la priorité de ses équipes serait de débloquer les routes qui mènent aux hôpitaux et aux aéroports, de faire parvenir des vivres et des équipements à l'île par bateau ou avion, et de reconstruire les infrastructures endommagées. Compte tenu de l'intensité de Melissa, ce responsable s'attend surtout à devoir reconstruire, pas à devoir réparer. La difficile situation des écoliers de l'Artibonite En Haïti, les enfants subissent de plein fouet les conséquences de la violence perpétrée par les gangs. Un rapport de l'Unicef, publié en octobre 2025, révèle que plus de 600 000 enfants ont été contraints de quitter leur foyer au cours de l'année écoulée. Cette situation affecte principalement le département de l'Ouest, ainsi que celui de l'Artibonite. Dans l'Artibonite, notamment dans la partie basse du département, certains des groupes criminels les plus dangereux du pays se sont installés. Meurtres, pillages et incendies se multiplient, plongeant la population dans la terreur et l'insécurité. Au milieu de tout cela, les écoles peinent à rouvrir leurs portes, laissant ainsi des milliers d'enfants non scolarisés et les parents dans la tourmente. Dans le Bas-Artibonite, des enfants sont pris au piège de la violence des gangs. C'est un dossier signé Ronel Paul. Le journal de la 1ère Les algues sargasses suivent des «autoroutes» bien précises. C'est ce que révèle une étude très sérieuse publiée le mois dernier.
Rentrés dans leur pays face à la pression des politiques anti-immigration de Donald Trump ou expulsés par les États-Unis, de nombreux Mexicains sont confrontés à la précarité et la désillusion. Après avoir passé la moitié de sa vie aux États-Unis, Pavel Salas est rentré au Mexique. «Les États-Unis vivent dans le mensonge. Le rêve américain n'en est plus un. Tout a changé et c'est devenu très dur», explique-t-il à notre correspondante Gwendolina Duval. Arrivé illégalement, il y a 25 ans, il avait fini par obtenir un visa. Il est rentré au pays, il y a quelques mois, pour des raisons personnelles. Depuis le début de l'année, les États-Unis assurent avoir expulsé 400.000 étrangers et constaté 1,6 million de départs volontaires, dans un contexte tendu. Car, depuis des mois, l'ICE pratique des descentes musclées dans les villes américaines, tandis que Donald Trump multiplie les discours hostiles contre l'immigration. Dans la ville d'Acapulco, José Luis, lui, n'a pas eu le choix de rentrer : sans papier, il a été arrêté par les services de l'immigration américains et reconduit à la frontière en mars. Ce boulanger qui n'a jamais manqué de travail de l'autre côté de la frontière a retrouvé un emploi dans la zone touristique de la ville balnéaire. Payé 350 pesos par jour (l'équivalent de 16 euros), soit beaucoup moins qu'aux États-Unis, explique-t-il dans le reportage de Gwendolina Duval. État d'urgence au Pérou Près de 10 millions de personnes sont soumises à l'état d'urgence à Lima depuis mardi 21 octobre au soir, à minuit heure locale au Pérou. Sur décision du nouveau président par intérim José Jerí, au pouvoir depuis un peu plus de dix jours, l'armée pourra ainsi être déployée dans les rues de la capitale et de la ville portuaire voisine de Callao. Le président l'a annoncé dans une allocution télévisée hier soir, sur un ton martial, debout, entouré des membres de son gouvernement. Haïti : comment enrayer la hausse des kidnappings ? En Haïti, le fléau des enlèvements contre rançon est en hausse. Ils se multiplient à mesure que les gangs étendent leur emprise dans le pays. Qui sont les personnes visées par ces kidnappings ? Comment y mettre fin ? Gédéon Jean, le directeur exécutif du Centre d'analyse et de recherche en droits de l'homme (le CARDH) en Haïti revient pour RFI sur les facteurs qui expliquent cette hausse des enlèvements dans le pays. En Colombie, l'ex-président Alvaro Uribe gagne son procès en appel La condamnation à 12 ans d'assignation à résidence d'Alvaro Uribe pour subornation de témoins a été annulée par un tribunal de Bogota ce mardi. Ce rebondissement judiciaire fait beaucoup réagir la presse colombienne. Le visage de celui qui a gouverné le pays entre 2002 et 2010 s'affiche en Une de tous les quotidiens nationaux. Cheveux blancs, fines lunettes argentées, et un seul mot pour El Espectador : «Innocenté». Cette décision montre «la solidité de l'institution judiciaire», estime El Tiempo, dans cette affaire où l'ancien président de droite était accusé d'avoir fait pression sur des témoins, qui assuraient qu'il avait des liens avec des groupes paramilitaires. La condamnation d'Alvaro Uribe en première instance avait été critiquée par la droite colombienne. Cette fois-ci, le président de gauche Gustavo Petro appelle les Colombiens à manifester vendredi (24 octobre 2025) en réaction à la décision d'appel. Le candidat de la gauche à la présidentielle de 2026, Ivan Cepeda, à l'origine de la plainte, a annoncé qu'il portera l'affaire devant la Cour suprême. Dans les Antilles françaises… Les bouteilles de gaz sont de plus en plus rares à Marie-Galante en Guadeloupe, nous explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer la 1ère.
On vous emmène en Colombie. pays ravagé, c'est connu, par le trafic de drogue. Et on apprend que les trafiquants colombiens recrutent maintenant sur le front ukrainien. Reportage de notre correspondante sur place, Nadia Benour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chanteur algérien à la voix éraillée, Nedjim Bouizzoul, leader du groupe Labess, propose un gypsy-chaâbi au son influencé par tous les voyages de sa vie. Lui qui a parcouru le Maghreb, l'Europe de l'Est, le Canada et la Colombie s'est laissé toucher par les sonorités flamenco, rumba, mais aussi les musiques manouches. Ses mélodies de guitare, tantôt mélancoliques, tantôt euphoriques, ont résonné cet été au Festival Nuits d'Afrique de Montréal. RFI : Votre musique est profondément métissée. On y entend des rythmes de rumba, du flamenco, des musiques nord-africaines comme le chaâbi ou le gnaoua. On imagine que ce mélange d'influences s'est fait tout naturellement. Nedjim Bouizzoul : Cela s'est fait naturellement. Ce sont des musiques qui me plaisaient beaucoup. Ce que j'ai réalisé par la force des choses, c'est qu'il y avait deux racines qui revenaient souvent, la racine africaine et la racine des gens du voyage, des gitans, des tziganes. Cela m'a fasciné. Sans faire attention, instinctivement, j'ai fouiné un peu là-dedans. Je trouvais cela fascinant. Par exemple, la musique africaine, les Africains de l'Ouest et de l'Est, quand ils sont montés en Afrique du Nord, cela a donné plusieurs styles de musique, le diwane, le gnaoua. Après, les Africains qui sont partis, je ne sais pas moi, au Brésil, cela a donné la capoeira, cela a donné la samba, tout ça. Aux États-Unis, cela a donné le jazz, le bebop. Cela a donné le blues. En Colombie – car j'ai vécu en Colombie aussi –, j'ai retrouvé la racine africaine et berbère parce que cela a donné la cumbia et plein de styles, la champeta. J'avais une soif de voyager, de découvrir, de comprendre. Je me disais justement, ma communauté, je la connais. Je n'ai pas fait 10 000 km pour traîner dans les cafés du coin et de parler de l'Algérie. C'est ainsi que ma musique est devenue plus universelle. Vos textes oscillent entre un réalisme lucide et un grand espoir. Est-un équilibre qui vous paraît essentiel ? Je viens d'une culture dans laquelle il y a plusieurs styles de musique, mais le style que j'écoutais s'appelle le chaâbi. Le chaâbi, c'est populaire. Le chaâbi, ce sont des textes qui peuvent durer genre une demi-heure, 45 minutes. Des textes mélancoliques et tristes, mais, à la fin, on danse. Après, j'ai côtoyé les gitans, j'ai côtoyé les Colombiens. Leurs textes sont tristes, mais sur une musique festive. Je me suis inspiré de cela. C'est vrai que c'est un peu compliqué sur terre, mais des gens comme nous, il y en a plein. Il faut festoyer, il faut célébrer la vie et la lumière tant que l'on peut. Selon vous, quelle place a encore la musique traditionnelle auprès des jeunes générations ? Elle a une place importante, mais il faut la moderniser. Il faut l'actualiser, ce qui est normal. Un jeune d'aujourd'hui, s'il écoute de la musique bretonne, peut-être que cela ne va pas lui parler, car il est plus intéressé par le rap, par l'électro, par des sons modernes. Ce fut un sacré travail. Moi, j'adore le chaâbi. Ce sont des textes qui nous ont éduqués, comme du Brassens, par exemple. J'ai essayé de le moderniser un petit peu, à ma manière. J'ai ajouté des cuivres dans la musique traditionnelle chaâbi. Le résultat est intéressant, parce que dans nos spectacles, il y a de plus en plus de jeunes. Il n'y a pas que des gens de mon âge qui viennent écouter du Labess. Il y a des jeunes de 18 ans qui se faufilent pour venir. À lire aussiL'internationale de Labess
Chanteur algérien à la voix éraillée, Nedjim Bouizzoul, leader du groupe Labess, propose un gypsy-chaâbi au son influencé par tous les voyages de sa vie. Lui qui a parcouru le Maghreb, l'Europe de l'Est, le Canada et la Colombie s'est laissé toucher par les sonorités flamenco, rumba, mais aussi les musiques manouches. Ses mélodies de guitare, tantôt mélancoliques, tantôt euphoriques, ont résonné cet été au Festival Nuits d'Afrique de Montréal. RFI : Votre musique est profondément métissée. On y entend des rythmes de rumba, du flamenco, des musiques nord-africaines comme le chaâbi ou le gnaoua. On imagine que ce mélange d'influences s'est fait tout naturellement. Nedjim Bouizzoul : Cela s'est fait naturellement. Ce sont des musiques qui me plaisaient beaucoup. Ce que j'ai réalisé par la force des choses, c'est qu'il y avait deux racines qui revenaient souvent, la racine africaine et la racine des gens du voyage, des gitans, des tziganes. Cela m'a fasciné. Sans faire attention, instinctivement, j'ai fouiné un peu là-dedans. Je trouvais cela fascinant. Par exemple, la musique africaine, les Africains de l'Ouest et de l'Est, quand ils sont montés en Afrique du Nord, cela a donné plusieurs styles de musique, le diwane, le gnaoua. Après, les Africains qui sont partis, je ne sais pas moi, au Brésil, cela a donné la capoeira, cela a donné la samba, tout ça. Aux États-Unis, cela a donné le jazz, le bebop. Cela a donné le blues. En Colombie – car j'ai vécu en Colombie aussi –, j'ai retrouvé la racine africaine et berbère parce que cela a donné la cumbia et plein de styles, la champeta. J'avais une soif de voyager, de découvrir, de comprendre. Je me disais justement, ma communauté, je la connais. Je n'ai pas fait 10 000 km pour traîner dans les cafés du coin et de parler de l'Algérie. C'est ainsi que ma musique est devenue plus universelle. Vos textes oscillent entre un réalisme lucide et un grand espoir. Est-un équilibre qui vous paraît essentiel ? Je viens d'une culture dans laquelle il y a plusieurs styles de musique, mais le style que j'écoutais s'appelle le chaâbi. Le chaâbi, c'est populaire. Le chaâbi, ce sont des textes qui peuvent durer genre une demi-heure, 45 minutes. Des textes mélancoliques et tristes, mais, à la fin, on danse. Après, j'ai côtoyé les gitans, j'ai côtoyé les Colombiens. Leurs textes sont tristes, mais sur une musique festive. Je me suis inspiré de cela. C'est vrai que c'est un peu compliqué sur terre, mais des gens comme nous, il y en a plein. Il faut festoyer, il faut célébrer la vie et la lumière tant que l'on peut. Selon vous, quelle place a encore la musique traditionnelle auprès des jeunes générations ? Elle a une place importante, mais il faut la moderniser. Il faut l'actualiser, ce qui est normal. Un jeune d'aujourd'hui, s'il écoute de la musique bretonne, peut-être que cela ne va pas lui parler, car il est plus intéressé par le rap, par l'électro, par des sons modernes. Ce fut un sacré travail. Moi, j'adore le chaâbi. Ce sont des textes qui nous ont éduqués, comme du Brassens, par exemple. J'ai essayé de le moderniser un petit peu, à ma manière. J'ai ajouté des cuivres dans la musique traditionnelle chaâbi. Le résultat est intéressant, parce que dans nos spectacles, il y a de plus en plus de jeunes. Il n'y a pas que des gens de mon âge qui viennent écouter du Labess. Il y a des jeunes de 18 ans qui se faufilent pour venir. À lire aussiL'internationale de Labess
Le 14 août 2021, la moitié sud de l'île était frappée par un violent séisme de magnitude 7,2. Même si des efforts pour s'adapter aux risques sismiques sont menés, la situation reste fragile. Ce tremblement de terre, qui a causé la mort de 2 200 personnes et détruit 130 000 logements, a bouleversé la vie de plus de 800 000 personnes dans les départements du sud. L'assistance aux sinistrés avait été compliquée par la situation sécuritaire et socio-économique du pays. Des efforts sont aujourd'hui faits pour s'adapter aux risques sismiques, mais le climat politique instable complique la tâche. Les précisions de Léa Le Denmat. En mai 2025, les États-Unis ont désigné Viv Ansanm, la principale coalition de gangs en Haïti, «organisation terroriste étrangère». Ils mettent aujourd'hui la tête de son chef à prix. Le FBI offre une prime de 5 millions de dollars pour la capture de Jimmy Chérizier, dit Barbecue. Oui, cet ex-policier reconverti en influent chef d'une coalition de gangs est activement recherché. Il aurait conspiré avec des personnes aux États-Unis et en Haïti afin de contourner les sanctions américaines, entre 2020 et 2025. Selon le Washington Post, Chérizier aurait collaboré avec des membres de la diaspora haïtienne aux États-Unis pour transférer des fonds destinés à financer les activités criminelles de son groupe : salaires et achat d'armes notamment. Il aurait par exemple collaboré avec Bazile Richardson, lui aussi inculpé par les États-Unis. Cet Haïtien naturalisé américain aurait envoyé au chef de gang plusieurs milliers de dollars. L'homme de 45 ans a été arrêté à Houston, le 23 juillet 2025, et placé en détention. Le Haitian Times revient sur le profil de ce complice installé en Caroline du Nord. Le journal rappelle aussi que le réseau de Chérizier est lié à des meurtres, des incendies criminels et des déplacements massifs de population à Port-au-Prince. Les États-Unis, à force de pression sur le gouvernement mexicain, ont obtenu l'extradition de 26 membres de cartels de haut rang. Oui, tous sauf un risquent la prison à vie aux États-Unis, mais ils devraient échapper à la peine capitale. Le journal mexicain El Proceso liste leurs noms. Il s'agit notamment de membres du cartel de Sinaloa, du cartel de la nouvelle génération de Jalisco et du cartel du Nord-Ouest. Parmi eux par exemple : « El Cuini », le beau-frère du leader du Cartel Nouvelle Génération de Jalisco. Tous sont accusés d'avoir importé des tonnes de drogues dangereuses aux États-Unis, notamment de la cocaïne, des méthamphétamines, du fentanyl et de l'héroïne, auxquels s'ajoutent des enlèvements, meurtres, prises d'otages, trafic d'êtres humains, entre autres crimes. Cette extradition intervient quelques jours après la révélation par le New York Times d'une directive controversée. Oui, cette directive secrète, signée par Donald Trump autorise le Pentagone à poursuivre les cartels de la drogue latino-américains dans les eaux et territoires internationaux. La Maison Blanche n'a pas démenti. Trump ressert aussi l'étau sur la culture, en obligeant cette fois-ci les musées de Washington à respecter «les idéaux américains». La formule est floue mais le message est clair : toutes les expositions, textes, sites internet et réseaux sociaux de huit musées de Washington vont être passés à la loupe. Leur langage «clivant ou idéologique» doit être remplacé d'ici 120 jours «par des descriptions unificatrices, historiquement exactes et constructives», selon les termes de la lettre envoyée par la Maison Blanche à la plus grande institution de musées de la capitale américaine, citée dans les colonnes du NYT. Pour Politico, cette décision vise encore une fois à «réformer la manière dont l'histoire et la culture américaines sont enseignées et présentées dans les institutions à travers le pays.» On retrouve parmi les établissements concernés le Musée national d'histoire américaine, le Musée national d'histoire et de culture afro-américaines, ou encore le Musée national des Indiens d'Amérique. D'autres musées devraient aussi être visés prochainement par la Maison Blanche. En Colombie, les funérailles du sénateur Miguel Uribe, décédé ce lundi (11 août 2025) des suites de ses blessures par balles, ont lieu ce mercredi (13 août 2025). Sa disparition laisse le pays en deuil et inquiet pour son avenir politique... Oui, alors que 4 000 Colombiens se sont recueillis mardi 12 août sur sa tombe, le pays est encore sonné par cet assassinat. Son parti politique de droite, voire d'extrême droite, le Centre Démocratique, est plus orphelin que jamais. «C'est la plus grande crise traversée par ce parti depuis sa création», selon El Espectador. Le journal colombien relève qu'en une semaine, le parti a perdu son leader suprême, l'ancien président Álvaro Uribe Vélez, qui a été condamné en première instance à 12 ans d'assignation à résidence, et, «alors que ce coup dur n'avait pas encore été surmonté», le sénateur et candidat Miguel Uribe Turbay est décédé. Cet assassinat marque un «tournant», il aura «une incidence déterminante sur la course à la présidence» de 2026, estime le journal Cambio. Déjà en remettant sur le devant de la scène le thème de la violence, thème cher à une droite aujourd'hui affaiblie. En Argentine, un lot de fentanyl médical contaminé a provoqué la mort d'au moins 97 patients depuis le mois d'avril Parfois consommé comme une drogue, notamment aux États-Unis, le fentanyl est un puissant opiacé utilisé médicalement comme analgésique et anesthésiant. Et c'est bien l'utilisation médicale de fentanyl contaminé qui a provoqué cette crise sanitaire en Argentine. Théo Conscience. Au Panama, le succès de «Priti», un titre de reggaeton du chanteur Setch Il tourne beaucoup sur les radios, dans les rues, dans les soirées... «Priti» est un titre du chanteur panaméen Setch, en collaboration avec le Vénézuélien Danny Ocean. Acclamée par la critique à sa sortie, la chanson, portée par un vidéoclip ambitieux, est devenue un tube de l'été. Reportage de Grégoire Pourtier. Journal de la 1re La fusée Ariane 6 a réussi son décollage depuis le centre spatial guyanais de Kourou. L'objectif est de réaliser neuf à dix lancements similaires chaque année.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'assignation à résidence de Jair Bolsonaro et l'augmentation des taxes américaines contre l'Inde. Soudan : des mercenaires colombiens engagés auprès des FSR Au Soudan, plus de mille mercenaires colombiens sont présents en soutien aux Forces de soutien rapide. Comment les FSR parviennent-ils à recruter les Colombiens qui sont à des milliers de kilomètres du Soudan ? Que sait-on de leur mission sur le terrain ? Avec Houda Ibrahim, journaliste au service Afrique de RFI. Brésil : l'ancien président brésilien assigné à résidence Un juge a ordonné l'assignation à résidence de l'ancien président brésilien. Comment expliquer cette décision ? Cette situation ne pourrait-elle pas amplifier les tensions entre Washington et Brasilia ? Avec Gaspard Estrada, politologue et membre de l'Unité Sud Global à la London School of Economics. Inde : nouvelle augmentation des taxes douanières américaines Donald Trump a annoncé augmenter les droits de douane pour l'Inde en raison de ses achats du pétrole russe. Que pourraient être les conséquences d'une telle décision sur l'économie indienne ? Les autorités indiennes ont-elles des moyens de riposter ? Avec Jean-Joseph Boillot, chercheur associé à l'IRIS, spécialiste de l'économie indienne. Et en fin d'émission, la chronique « Un oeil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Au programme : retour sur les images surprenantes de Patrice Talon dansant sur le tube de l'été « Charger » du groupe Triangle des Bermudes.
Des dizaines de personnes sont toujours portées disparues au Texas. Les importantes inondations qui ont touché cet État du sud des États-Unis ont déjà fait au moins 82 morts, dont 28 enfants. Face à des pluies abondantes, le fleuve Guadalupe s'est transformé en torrent meurtrier en moins d'une heure. Une colonie de vacances a notamment été inondée. Dix jeunes filles et une monitrice figurent parmi les personnes encore recherchées. Le journal local Houston Chronicle publie d'ores et déjà les photos de personnes décédées et de celles recherchées. Notamment deux sœurs mortes agrippées l'une à l'autre. Face à la violence du drame, les médias se posent aussi des questions sur les responsables. Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'évacuation alors que les autorités locales ont reçu des alertes 24 à 48h avant le drame ? CBS News Texas a notamment tenté de poser la question hier (6 juillet 2025) lors d'une conférence de presse locale de Kerr : « C'est une bonne question mais nous nous concentrons pour l'instant sur les recherches pour sauver 11 jeunes filles toujours disparues », répond le sheriff. Le journaliste de CBS News décrit une conférence de presse brusquement écourtée. C'est à cette question que le Houston Chronicle consacre son éditorial. « Il est bien sûr impossible de prévoir des inondations plusieurs jours en avance. Mais jeudi à une heure de l'après-midi, le service de météorologie nationale avait suffisamment d'informations pour lancer une veille sur les inondations. Ils ont finalement diffusé une alerte 12h plus tard à 1h du matin le vendredi. Des alertes au niveau local auraient dû être déclenchées automatiquement. Ces alertes n'ont été diffusées que 4h avant la catastrophe qui a surpris les habitants vers 7h du matin vendredi. « Les autorités du Texas ont-elles fait suffisamment pour éviter les dégâts causés par les inondations ? », questionne la Une du Dallas Morning News aujourd'hui. Plus précisément : les suppressions d'emplois fédéraux menées par l'administration Trump ont-ils entravé le service de météorologie publique. Les autorités locales et nationales ont pointé du doigt le manque d'alerte des météorologistes. Mais, ces derniers affirment que les autorités avaient reçu suffisamment d'alerte pour réagir et lancer une évacuation. Le journal ajoute que les équipes de météorologie nationale ont perdu 25% de son personnel. Ainsi l'agence locale de New Braunfels n'a plus de coordinateur météorologiste. C'est lui qui travaille normalement avec les agents locaux chargés des inondations et d'autres désastres. Face à l'ampleur de la catastrophe, la presse nationale s'interroge également La région du Texas Hill Country n'est pas étrangère à ce type d'inondations, rappelle le Washington Post. Pourquoi ont-ils été pris au dépourvu ? Alors que les météorologistes annonçaient de fortes pluies dès jeudi, certaines autorités locales ne se préparaient qu'aux célébrations de la fête nationale vendredi, raconte le journal. Au-delà de la place vacante du coordinateur de météorologie locale due à la réduction d'effectifs ordonnée par l'administration Trump, le journal soulève également le manque de système d'alerte efficient dans la zone. Les autorités locales avaient voulu en mettre un en place, mais il avait été jugé trop extravagant et trop coûteux. Il y a huit ans, les responsables du comté de Kerr avaient en effet demandé de faire davantage pour construire un système d'alerte autour des rives de la rivière Guadalupe, rappelle le New York Times. Mais comme aucune mesure n'a été prise, il n'y avait ni sirène ni dispositif de surveillance précoce, ces derniers jours. Les alertes par SMS sont arrivées tardivement dans une zone où la couverture téléphonique n'est pas stable. Une partie du Texas est toujours sous une pluie abondante. L'alerte aux inondations a été prolongée au moins jusqu'à ce soir (7 juillet 2025) 20h, heure locale. Haïti : « La mission de maintien de la paix doit avoir un mandat adapté » Une fois de plus, Human Rights Watch s'alarme de la situation en Haïti et interpelle la communauté internationale. Il faut plus de moyens pour la Mission multinationale qui ne parvient pas, pour l'instant, à lutter contre les gangs et à limiter leur emprise, plus de moyens aussi pour aider les déplacés qui sont aujourd'hui 1 300 000 dans le pays. Les équipes de Human Rights Watch se rendent régulièrement en Haïti. Cette fois, il était trop dangereux de se rendre à Port-au-Prince. C'est donc à Cap Haïtien, à 200 km au nord de la capitale que s'est déroulée la dernière mission. Nathalye Cotrino, chercheuse senior auprès de la division Amériques de Human Rights Watch et ses collègues ont mené toute une série d'entretiens avec des travailleurs humanitaires, des représentants de la société civile et des agences des Nations unies. Les gangs ont mis au point de nouvelles stratégies pour vider certains quartiers de Port-au-Prince de leurs habitants : messages sur les réseaux sociaux pour prévenir d'une attaque imminente ou incendies des habitations en bordure des zones visées. L'expansion territoriale des gangs affecte progressivement des couches plus aisées de la société. Cap Haïtien, lieu de refuge, n'a pas les moyens de faire face. Il n'y a pas de centres pour les accueillir. Chacun doit se débrouiller pour se loger chez un proche ou en louant une chambre. « La plupart d'entre eux dorment à 7, 10 ou même 15 personnes dans la même pièce », explique Nathalye Cotrino de HRW. Ils dorment à même le sol, sur un morceau de carton ou de plastique. Tous nous ont raconté qu'ils ne mangent pas tous les jours. Certains n'avaient rien avalé depuis 2 jours. Cap Haïtien est dans une situation économique difficile, notamment à cause de la violence à Port-au-Prince. Mais cette situation s'explique aussi par la concentration de l'aide humanitaire dans la capitale et dans le sud du pays. À Cap-Haïtien, il n'y a aucune aide humanitaire. Le gel des financements américains a considérablement réduit les capacités d'action des agences onusiennes. Elles ne peuvent tout simplement pas aider tout le monde. » Les déplacés interrogés par Human Rights Watch disent ne pas recevoir d'aide non plus de la part du gouvernement ou de la ville. Cap Haïtien n'a même pas de registre qui permettrait de savoir combien ils sont. Human Rights Watch demande à la communauté internationale d'agir de toute urgence. La Mission multinationale d'appui à la sécurité est sous-équipée. Elle n'est composée que de 991 hommes sur les 2.500 annoncés et n'a pu ouvrir que 3 des 12 bases promises. Elle n'a plus l'argent pour fonctionner jusqu'en septembre. Pour Human Rights Watch, il faut la transformer en mission des Nations unies, mais avec un mandat spécifique. « Nous avons affaire à du crime organisé avec des ramifications internationales, justifie Nathalye Cotrino. Ça ne peut donc pas être une mission de maintien de la paix classique. Il lui faut un mandat adapté, mais aussi des objectifs plus larges comme la stabilisation politique, la restauration du système judiciaire et de l'état de droit. Ça ne sert à rien de capturer les chefs des gangs si on n'a pas de programmes de réinsertion pour les jeunes car on sait que les effectifs des groupes criminels sont composés de 30 à 50% de mineurs. » Mais pour obtenir la création d'une mission des Nations unies, il faut qu'un pays se saisisse du dossier. Pour l'instant, personne ne semble prêt à assumer ce rôle. Haïti : « Les citoyens haïtiens n'ont presque plus aucun droit » Cette situation catastrophique a évidemment des conséquences très lourdes sur les droits des Haïtiens bafoués. Des milliers de familles n'ont pas de quoi répondre aux besoins de base à Port-au-Prince ou dans certaines zones du pays, dans un État en faillite dans l'impasse politique. Les citoyens haïtiens n'ont presque plus aucun droit selon l'Office de la protection du citoyen. Le protecteur du citoyen Wilner Morin appelle l'État à prendre ses responsabilités. Son interview réalisée par notre correspondant Peterson Luxama est à retrouver dans cette tranche. Tour de France : où sont les cyclistes péruviens ? Le Tour de France a commencé ce week-end, la 3ème étape se déroule aujourd'hui entre Valenciennes et Dunkerque, dans le nord du pays. En plus des grands favoris, on devrait voir briller des Colombiens et des Équatoriens sur les routes du Tour. En revanche, pas de coureur péruvien. Pays vastes, aux paysages variés et frontalier de la Colombie et de l'Équateur, qu'est-ce qui manque encore au Pérou pour avoir des coureurs renommés ? Notre correspondant sur place Martin Chabal est allé à la rencontre des cyclistes au Pérou. Reportage. La 1ère : Jennifer Geerlings-Simons, première femme élue présidente du Suriname Hier (6 juillet 2025), Jennifer Geerlings-Simons a officiellement été nommée présidente du Suriname. Cette ancienne colonie néerlandaise, aujourd'hui pays indépendant et membre de la Communauté Caribéenne, la CARICOM.Le 16 juillet 2025 aura lieu, l'investiture de Jennifer Geerlings-Simons. Les précisions de Pierre Tréfoux.
RFI reçoit Eloïse Layan de Forbidden Stories et Wethzer Piercin d'Ayibopost qui signent une longue enquête très documentée sur l'assassinat de deux journalistes haïtiens. Néhémie Joseph est mort le 10 octobre 2019, à Mirebalais, alors qu'il travaillait sur la contrebande à la frontière entre Haïti et la République dominicaine. Gary Tess, lui, dénonçait sur les ondes les mauvaises pratiques des hommes politiques haïtiens. Néhémie Joseph était un journaliste engagé, «un battant», raconte Eloïse Layan. Il se savait menacé. Il l'avait d'ailleurs écrit sur les réseaux sociaux une dizaine de jours avant sa mort, se disant la cible d'un complot ourdi, entre autres, par l'ancien sénateur Rony Célestin. «Il a trouvé la mort par des sbires du pouvoir en place», dénonce sa famille. Néhémie Joseph travaillait sur des sujets sensibles, notamment sur la situation de chauffeurs routiers rackettés par les gangs et obligés de transporter des armes. Un trafic dans lequel Rony Célestin était vraisemblablement impliqué. Forbidden Stories a décidé de poursuivre ses investigations. Eloïse Layan s'est rendue en Haïti et a marché dans les pas du journaliste haïtien à la frontière, à Belladère. Elle a recueilli de nombreux témoignages anonymes. Certains mettent en cause les agents de douane qui ne vérifient pas correctement les chargements, raconte la journaliste. Le nom de Rony Célestin revient également régulièrement. «Même les rapports d'experts des Nations disent que c'est un contrebandier qui a des liens avec les groupes criminels», précise Eloïse Layan. «C'est l'homme le plus puissant du département du Plateau central. Mais son influence s'étend jusqu'à Port-au-Prince.» Gary Tess, 39 ans, animait une émission sur une radio des Cayes dans laquelle il épinglait la classe politique haïtienne. Il a été tué le 18 octobre 2022. Le principal suspect est l'ancien procureur Ronald Richemond. Le journaliste l'accusait de voler des terres. Lui nie les accusations. Mais «il est mis en cause par de nombreuses personnes, dont certains de ses anciens collaborateurs», raconte Wethzer Piercin. «Même si Ronald Richemond est inculpé, le dossier traîne. Il y a une véritable omerta car les gens ont peur de parler. On ne sait pas si la justice va pouvoir mener son enquête jusqu'au bout», complète Eloïse Layan. Le travail d'Eloïse Fayan et Wethzer Pierin est à lire sur les sites de Forbidden Stories, du Monde et d'Ayibopost. Donald Trump a-t-il vraiment gagné en faisant voter sa loi budgétaire ? Aux États-Unis, la presse revient sur la loi budgétaire que Donald Trump a réussi à faire voter par le Congrès hier (3 juillet 2025) et se demandent s'il s'agit vraiment d'une victoire. Le Washington Post se fait l'écho des inquiétudes de certains républicains. Le sénateur de Caroline du nord, Thom Tillis, a mis en garde Donald Trump, le week-end dernier. «Vous faites une bêtise», lui a-t-il dit au téléphone, raconte le journal. Selon ce sénateur, les coupes dans Medicaid prévues par la loi Budgétaire, vont coûter cher au parti : elles vont lui faire perdre la majorité à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat, en 2026. Donald Trump a renié l'une de ses promesses de campagne, écrit le Washington Post, qui était de ne pas toucher au système de santé. Pour Josh Hawley, sénateur du Missouri, cité par le New York Times : «Nous ne pouvons pas être le parti des travailleurs si on supprime aux travailleurs leur sécurité sociale». Un argument que balaie du revers de la main le camp Trump. Pour le président et ses alliés, c'est une bonne chose que cette loi ait été votée bien avant les élections de mi-mandat. Les effets économiques seront visibles avant le scrutin, se réjouissent-ils, raconte Politico. En avril 2025, six mois avant les élections, quand ils rempliront leurs déclarations d'impôts, les Américains verront l'impact de la suppression des taxes sur les pourboires et sur la sécurité sociale. Quant à Medicaid, le camp Trump a prévu la parade : ils comptent «vendre les coupes dans le programme d'assurance maladie pour les Américains à faibles revenus comme une lutte contre le gaspillage, les fraudes et les abus», écrit encore le site d'information en ligne. Les États-Unis et la Colombie au bord de la rupture diplomatique En Colombie, la presse revient sur la détérioration des relations entre Bogota et Washington. Hier, les deux pays ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs. Cela fait plusieurs mois que la crise couvait. El Espectador dresse la liste de tous les points de crispation qui ont jalonné cette escalade. Il y a tout d'abord eu le refus de Bogota d'accepter le retour de Colombiens entrés illégalement aux États-Unis, puis la question des droits de douane, les remontrances de Washington qui trouve que Gustavo Petro n'en fait pas assez en matière de lutte contre le trafic de drogue et, en réponse, le refus de la Colombie d'extrader vers les États-Unis des responsables de groupes armés. Et puis, il y a eu «la goutte d'eau qui a fait déborder le vase», termine El Espectador : Gustavo «Petro a accusé de membres du Congrès américain d'avoir participé à la préparation d'un coup d'État afin de le renverser». Cette dispute intervient au pire moment, explique El Espectador. La ministre des Affaires étrangères colombienne a démissionné hier. Or, «le président et son entourage ne savent pas mener à bien des négociations sensibles. Ils sont trop dogmatiques», estime Lawrence Gumbiner, ancien diplomate américain. Et dans 15 jours, se termine la pause sur les tarifs douaniers décrétée par Donald Trump. Dans les colonnes de la Semana, l'ancien ministre de la Défense et ancien ambassadeur à Washington, Juan Carlos Pinzón demande au gouvernement colombien de «faire preuve de bon sens et de faire passer les intérêts nationaux avant ses intérêts partisans, politiques et électoraux». Le journal de la 1ère En Guyane, le principal d'un collège s'est donné la mort.
La music story du jour c'est celle de Supermen Lovers…C'est l'un des morceaux emblématiques de la French Touch, peut-être même dans le top 3, aux côtés d'Around The World et de Music Sounds Better With you. « Starlight » aura surement arraché quelques pas de danse aux Australiens, aux Colombiens, aux Japonais, aux habitants de l'île de Pâques, et bien sûr aux français, bref, un hit planétaire à sa sortie en 2001.
Extrait de l'interview réalisée avec Ludovic de Meulemeester, DG LATAM de Royal Canin.Pour retrouver l'épisode complet: https://smartlink.ausha.co/surprises-interculturelles/ludovic-de-meulemeester-dg-latam-royal-caninDans ce nouvel épisode interview de Surprises Interculturelles, je vous emmène en Colombie à la rencontre de Ludovic de Meulemeester, directeur général Amérique Latine (Colombie, Porto Rico, Pérou et Chili) de Royal Canin.Un échange passionnant, plein d'authenticité et d'humilité où le mot le plus cité a sans doute été "émotions". Ca en dit long sur le professionnel, manager, leader qu'est Ludovic.De l'Angleterre à la Colombie en passant par la Russie, il nous partage ses expatriations mais également les multiples surprises qu'ont suscité ses voyages professionnels dans une cinquantaine de pays.On en a profité évidemment pour parler de notre amour pour la Colombie, pour parler de vulnérabilité, de toutes ces fois où "on se plante" dans des situations interculturelles, de ces personnes qui sont nos soutiens et nos regards extérieurs sur des situations que l'on a parfois du mal à comprendre... et de l'étrange relation qu'entretiennent parfois les Colombiens avec leurs animaux domestiques (bonjour les talons et le maquillage pour chiens!).C'est parti pour un voyage dans l'émotion, la passion et la curiosité !Que vous soyez expatrié ou expatriée, voyageur ou voyageuse ou juste curieux de cultures et de la diversité, ce podcast est pour vous!Bonne écoute!---Surprises interculturelles est LE podcast qui vous fait voyager et mieux comprendre les cultures du monde.
Des milliers de Colombiens sont descendus dans les rues ces deux derniers jours pour exiger que le Parlement approuve le référendum sur les réformes du système de santé et du droit du travail voulues par le président. Gustavo Petro avait appelé ses concitoyens à se mobiliser pour soutenir sa réforme en matière de travail et de santé. Le Parlement ayant rejeté ses projets de loi, le chef de l'État défend désormais l'idée d'un référendum. Cependant, ce processus électoral nécessite là encore le feu vert du Parlement.Selon Fabio Arias, président de la Centrale unitaire des travailleurs qui avait appelé à la grève mercredi et jeudi, « il est évident que les gens sont en faveur de la consultation populaire, des réformes sociales et du changement. Et il y a donc une indignation et un rejet de l'attitude de l'élite oligarchique du Sénat de la république, qui essaye d'enterrer la consultation populaire et notamment la réforme du droit du travail. »Sur l'antenne de RFI, la docteure en philosophie politique Angelica Montes Montoya estime que les réformes voulues par Gustavo Petro arrivent dans un contexte délétère : « Après une première année de gouvernement marquée par le dialogue, le gouvernement a opéré un virage radical. […] Le discours clivant du pétrisme tient le pays dans une impasse politique. » À un an de l'élection présidentielle, la chercheuse indépendante souligne le bilan « très mitigé » du président qui n'a pas tenu ses grandes promesses et qui a vu son mandat entaché par les scandales de corruption.Haïti : Jean-Denis, symbole de la résistance aux gangs, attaqué mercrediLe quartier général de la résistance dans l'Artibonite a été attaqué par le gang Gran grif de Savien. Longtemps perçue comme une « forteresse invincible », la ville est « complètement à genoux » selon le journaliste Kester Jean cité par Le Nouvelliste.Les attaques durent depuis lundi et sur place, la population dénonce l'inaction de la police et des autorités.À Port-au-Prince, un « souffle d'espoir » malgré la violence persistanteDepuis l'offensive conjointe de la Police nationale d'Haïti et des brigades de vigilance locales, plusieurs quartiers de la capitale haïtienne retrouvent peu à peu un semblant de normalité. La Gazette d'Haïti a parcouru hier les rues de Morin, Lalue, Turgeau ou Canapé-Vert, où écoles et petits commerces rouvrent prudemment leurs portes. La menace des gangs reste latente, mais comme l'écrit le journal, « chaque cours dispensé, chaque repas partagé » sont des signes de « résistance », dans une ville où « l'espoir s'écrit désormais dans les gestes du quotidien ».Nouveaux rebondissements dans la saga des droits de douane de Donald TrumpUne cour d'appel a maintenu provisoirement les droits de douane bloqués la veille par le tribunal de commerce international. Les décisions de justice « injectent une nouvelle dose d'incertitude dans la politique tarifaire » de Donald Trump, souligne le New York Times. Alors que l'opposition se félicite de ces revers judiciaires, Politico souligne que les démocrates dépendent de plus en plus de la justice pour réussir à exister face à Donald Trump.Journal la 1èreGuadeloupe. Le 19e congrès des élus se réunira le 17 juin pour discuter de l'évolution des institutions du département des Antilles.
Selon l'équipe humanitaire des Nations unies, plus d'une centaine de femmes enceintes ou allaitantes ont été expulsées vers le pays ravagé par la violence des gangs en un mois. En moyenne,30 femmes enceintes ou qui allaitent sont expulsées chaque jour depuis la République dominicaine vers Haïti selon l'organisation internationale pour les migrations et les autorités haïtiennes. Face à cette augmentation, l'ONU fait part de sa « profonde inquiétude » et dénonce une « violation des normes internationales ». Le président dominicain Luis Abinader a fait de la lutte contre l'immigration haïtienne l'une de ses priorités. Début avril 2025, il a pris 15 mesures pour renforcer les contrôles. Les autorités demandent désormais leurs papiers à tout étranger qui vient se faire soigner dans un hôpital, et ceux qui n'ont pas de carte de séjour sont expulsés. En tout, près de 20 000 personnes ont été expulsées via la frontière terrestre en un mois. Mike Lafaille fait rayonner la cuisine haïtienne au CanadaPlus qu'un simple restaurant, le chefMike Lafaille a voulu faire de son établissement Kwizinn un « endroit pour manger et se rassembler autour de la culture haïtienne », et un lieu de rencontre sa communauté au Canada. Arrivé à Montréal en 2011, il a d'abord eu du mal à trouver du travail en raison d'une maladie dégénérative qui lui fait perdre la vue petit à petit. Il décide alors d'ouvrir son propre restaurant et de former seul à la cuisine. Nafi Alibert nous raconte son histoire. Les librairies ont le vent en poupe en ColombieSelon un rapport de la Chambre du Livre qui signale que 22% des librairies du pays ont ouvert depuis 2020. « À l'issue de la pandémie, on a constaté un intérêt renouvelé des gens pour les livres papiers et les lieux de rencontre », explique la libraire Consuelo Gaitan. Avec 3,7 livres par an en moyenne, les Colombiens restent néanmoins de « petits » lecteurs, et pour les attirer les librairies doivent aussi se transformer en espaces d'échange et de réunion. Le reportage à Bogota de Marie Eve Detoeuf. El Salvador : le Parlement adopte une loi contre les « agents de l'étranger »La loi voulue par le président Nayib Bukele instaure une taxe de 30% sur les dons aux ONG, qui devront s'enregistrer comme « agents de l'étranger ». « Quels objectifs peut avoir un gouvernement pour stigmatiser les organisations de la société civile, si ce n'est générer un climat hostile et justifier la persécution voire la proscription de ces organisations ? » s'interroge le journal Prensa Grafica dans son éditorial. Le journal cite les exemples du Venezuela et du Nicaragua, où des lois similaires ont servi ces dernières années à affaiblir les organisations qui contrôlaient les abus de pouvoir, et censurer, voire fermer les médias de communication qui recevaient des financements internationaux. Le Mexique sous le choc après l'assassinat de deux proches collaborateurs de la maire de Mexico. La photo de la voiture criblée de balles de Ximena Guzman s'affiche en Une de tous les journaux. La secrétaire personnelle de la maire de Mexico Clara Brugada et un conseiller, José Munoz, ont été assassinés «de sang-froid», titre le journal La Prensa. Un double meurtre en pleine rue et en pleine heure de pointe, à interpréter comme un « message direct » selon El Diario de Yucatan, qui publie un dessin ironique où l'on peut lire « ce n'est pas une exécution, c'est le crime organisé qui a voté par anticipation», en référence aux élections judiciaires prévues le 1er juin 2025. Le journal Excelsior rappelle que cela faisait 30 ans qu'un assassinat politique ne s'était plus produit dans la capitale du pays, preuve selon le quotidien de l'avancée de la violence liée au crime organisé.L'avancée de la violence au Mexique affecte même les animauxPlus de 700 animaux vont devoir quitter le sanctuaire Ostok, dans l'État du Sinaloa, à cause de la violence qui met en danger leur vie et celle des employés de ce refuge. La région est le théâtre d'une guerre intestine et meurtrière entre des factions du cartel de Sinaloa. Lundi, une centaine d'éléphants, de lions, de tigres du Bengale, de primates ou encore d'hippopotames, pour la plupart d'anciennes mascottes de narcotrafiquants ou bêtes de cirque, ont quitté ce refuge vers une autre réserve située à 200 km plus au sud. Cette caravane « est une arche de Noé du XXIème siècle, qui ne fuit pas le déluge, mais la violence humaine », explique le directeur du refuge au journal el Universal, en référence aux menaces et aux agressions à main armée subies par son équipe.
Dans ce nouvel épisode interview de Surprises Interculturelles, je vous emmène en Colombie à la rencontre de Ludovic de Meulemeester, directeur général Amérique Latine (Colombie, Porto Rico, Pérou et Chili) de Royal Canin.Un échange passionnant, plein d'authenticité et d'humilité où le mot le plus cité a sans doute été "émotions". Ca en dit long sur le professionnel, manager, leader qu'est Ludovic.De l'Angleterre à la Colombie en passant par la Russie, il nous partage ses expatriations mais également les multiples surprises qu'ont suscité ses voyages professionnels dans une cinquantaine de pays.On en a profité évidemment pour parler de notre amour pour la Colombie, pour parler de vulnérabilité, de toutes ces fois où "on se plante" dans des situations interculturelles, de ces personnes qui sont nos soutiens et nos regards extérieurs sur des situations que l'on a parfois du mal à comprendre... et de l'étrange relation qu'entretiennent parfois les Colombiens avec leurs animaux domestiques (bonjour les talons et le maquillage pour chiens!).C'est parti pour un voyage dans l'émotion, la passion et la curiosité !On en parle dans cet épisode:L'épisode solo sur l'Australie et la confiance: https://smartlink.ausha.co/surprises-interculturelles/australie-confianceL'épisode solo sur la Colombie et les bonnes ondes: https://smartlink.ausha.co/surprises-interculturelles/colombie-bonnes-ondesQue vous soyez expatrié ou expatriée, voyageur ou voyageuse ou juste curieux de cultures et de la diversité, ce podcast est pour vous!Bonne écoute!---Surprises interculturelles est LE podcast qui vous fait voyager et mieux comprendre les cultures du monde.
Le télescope chilien, doté d'un miroir de 39 mètres de diamètre, a pour objectif de révolutionner l'exploration, mais un complexe industriel risque d'être construit à proximité, affectant les conditions d'exploration. Dans le nord du Chili, au cœur du désert d'Atacama, le chantier du Extremely Large Telescope a débuté depuis six ans et devrait être achevé d'ici 2028. Avec ce nouveau joujou XXL, les astronomes espèrent en apprendre davantage sur les mystères les plus complexes de l'astronomie moderne, comme les trous noirs, les premières galaxies ou encore la matière noire. Mais déjà, les scientifiques s'inquiètent : un projet de méga complexe industriel pourrait voir le jour à proximité et troubler les conditions d'observations en créant de la pollution lumineuse. Naïla Derroisné, notre correspondante au Chili, a pu se rendre sur place. À la Une du Nouvelliste, en Haiti : les habitants de Petite-Rivière, en Artibonite, victimes à nouveau d'attaques des gangsLes habitants de Petite-Rivière ont été réveillés par des rafales, mercredi. L'Artibonite est encore visée par les attaques de gangs. Le bilan n'est pas encore connu, mais « il y a de nombreuses victimes civiles et parmi les forces de l'ordre », assure Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, interviewé en direct dans notre émission. « En ligne, des vidéos montrent les chefs de gangs qui pavoisent », dit Frantz Duval. Pour fuir les attaques, les habitants ont pris le chemin du fleuve, mais « beaucoup ont péri noyé, car il n'y avait pas assez de bateaux », indique Frantz Duval.Le journaliste haïtien, au micro d'Anne Cantener, est aussi revenu sur les conditions matérielles « très très très confortables » du Conseil présidentiel de transition.Le Nouvelliste fête ses 127 ans ce jeudi 1er mai. « Nous avons de moins en moins d'annonceurs et, entre 2024 et aujourd'hui, nous avons tout perdu, comme beaucoup d'institutions en Haïti », déplore Frantz Duval, rédacteur en chef.USA : Kamala Harris sort du silenceFace aux attaques de Donald Trump contre les immigrés, les universités, les juges, les scientifiques... beaucoup ont reproché aux démocrates de rester trop silencieux. L'ancienne candidate et ancienne vice-présidente Kamala Harris a donc pris la parole hier, lors d'un discours à San Francisco.Dans ce discours, elle a « fustigé » Donald Trump, écrit le Los Angeles Times. « Au lieu d'une administration qui travaille à faire avancer les idéaux les plus ambitieux de l'Amérique, nous assistons à un total abandon de ces idéaux », a notamment déclaré Kamala Harris. Pour la démocrate, le pays est entré dans « une crise constitutionnelle » et « les contre-pouvoirs s'effritent », rapporte le journal californien. Mais Kamala Harris garde espoir : « Ce que l'on observe aussi, ce sont des Américains qui donnent de la voix et montrent leur courage », a-t-elle clamé.Néanmoins, ce discours n'a pas convaincu la presse américaine. Un discours « mordant », mais trop conventionnel, tacle Politico. D'après le média en ligne, Kamala Harris n'a donné que « peu de nouveaux détails » sur sa vision du parti démocrate et du pays, « et encore moins d'indices sur la suite de sa carrière ». Politico croit tout de même savoir que Kamala Harris réfléchit à se présenter au poste de gouverneur de Californie l'an prochain ou à nouveau à la présidence en 2028, après sa cuisante défaite. De son côté, le Los Angeles Times souligne l'ambiance dans le public hier, un accueil « tel une rock star » et le journal de s'interroger : « Comment Kamala Harris parviendra-t-elle à convertir cette bonne volonté pour la suite ? »Le Canada, terre de refuge pour les AméricainsLes plus fragiles ou les plus directement visés par l'administration Trump décident de quitter leur pays. Le Canada voisin est donc devenu un possible refuge. Comme l'a constaté notre envoyée spéciale à Toronto, Marine de la Moissonnière.À lire aussiLe Canada, nouveau refuge pour les Américains inquiets depuis le retour de Donald Trump à la Maison BlancheUn 1er-Mai sous le signe des manifestations en Colombie et au SalvadorEn Colombie, le président de gauche Gustavo Petro avait appelé mercredi à voir « des millions » de Colombiens dans la rue pour ce 1er-Mai. Le chef d'État colombien soumet ce jour au Sénat les 12 questions de sa consultation populaire sur le travail. Exemple de question listé par le journal El Tiempo : « Êtes-vous d'accord pour que le travail le dimanche et les jours fériés soient payé double ? » Le Sénat aura ensuite un mois pour autoriser ou non ce référendum. El Tiempo anticipe donc des semaines de « mouvements et de calculs politiques » car ni l'opposition ni le gouvernement n'ont une majorité au Congrès.Au Salvador, de nombreux syndicats et partis ont appelé à manifester contre le président Bukele. « Ces deux derniers mois, la classe ouvrière a été frappée de plein fouet », dit le mouvement pour la défense de la classe ouvrière au journal El Salvador. Les manifestants protestent contre le licenciement de plus de 20 000 travailleurs du secteur public, le déplacement forcé d'habitants des zones rurales pour des projets immobiliers, les obstacles à la liberté de se syndiquer, mais aussi des salaires trop bas et, enfin, un système d'éducation et de santé publique à la traine.Bolivie : nouvel épisode du feuilleton judiciaire autour de l'ancien président Evo MoralesLe journal bolivien Los Tiempos donne donc la parole à l'avocat d'Evo Morales. D'après lui, « la justice est en train d'être rendue ». Mais, nous dit La Razon, le Tribunal suprême de justice s'indigne de cette décision qui permet, dit-il, « aux citoyens poursuivis pour pédophilie de se moquer de la justice. Nous devons protéger nos enfants ». Et le média Infobae nous apprend que le Conseil de la magistrature bolivien a lancé une enquête disciplinaire contre la juge à l'origine de cette décision. Une juge, souligne La Razon, proche d'Evo Morales. Cette juge a demandé à poursuivre l'enquête, mais dans le département de Cochabamba, le fief d'Evo Morales.La Razon rappelle qu'il y vit dans une maison barricadée, protégée par ses soutiens, pour empêcher son arrestation. Et d'après InfoBae, Evo Morales, pourtant inéligible, compte déposer une candidature présidentielle dans deux semaines à La Paz.
Les experts et journalistes de RFI répondent à vos questions sur l'importation des engrais russes en Europe, l'épidémie de chikungunya à La Réunion et les Colombiens incarcérés au Salvador. RDC : des hippopotames contaminés à l'anthrax Une cinquantaine d'hippopotames sont morts dans le parc national des Virunga, après avoir été contaminés à l'anthrax. Comment cette bactérie s'est-elle retrouvée sur ces animaux ? À ce stade, y a-t-il des risques de propagation ?Avec Pauline Berger, journaliste au service environnement-climat de RFI. Guerre en Ukraine : les engrais russes bientôt surtaxés en Europe L'Europe a décidé de taxer les engrais russes, alors que ces engrais constituent le quart des importations européennes. Quelles solutions de substitution vont être mises en place pour compenser le quart d'engrais manquant ? À l'image du boycott du pétrole et du gaz russe, cette décision ne risque-t-elle pas de faire augmenter le prix des engrais pour l'Europe et pour l'Afrique ?Avec Marie-Pierre Olphand, journaliste pour la Chronique des matières premières sur RFI. La Réunion : l'épidémie de chikungunya continue de s'étendre L'épidémie de chikungunya ne cesse de se propager sur l'île de La Réunion. Comment expliquer le retour du chikungunya sur l'île ? Comment les autorités s'organisent-elles sur le terrain pour lutter contre cette épidémie ? Pourquoi les autorités sanitaires veulent-elles rester prudentes dans la communication des chiffres des personnes touchées et décédées ?Avec Anna-Bella Failloux, professeure en entomologie médicale et cheffe de l'unité Arbovirus et insectes vecteurs de l'Institut Pasteur. Colombie : que reproche-t-on aux Colombiens détenus au Salvador ? Le président colombien Gustavo Petro demande le rapatriement de ses citoyens emprisonnés au Salvador. Qu'est-il reproché à ces Colombiens incarcérés ? La Colombie a-t-elle vraiment des moyens de pression sur le Salvador ?Avec Pascal Drouhaud, président de l'association LATFRAN, spécialiste des relations internationales.
Le Grand reportage week-end de ce samedi est consacré entièrement à la guerre en Ukraine. En première partie, les Ukrainiens fatigués et résignés après trois ans de guerre menée par la Russie. En seconde partie, des mercenaires étrangers, dont des Colombiens, viennent pour combattre aux côtés des Russes ou des Ukrainiens, en échange d'un bon salaire. Après 3 ans de guerre, les Ukrainiens résignés Cela fait trois ans, aujourd'hui, que la Russie a lancé son invasion de l'Ukraine. La population ukrainienne, est épuisée. Sur le front, l'armée résiste mais les forces russes continuent d'avancer dans l'est du pays. C'est ce moment que Donald Trump choisit pour engager des négociations directes avec Vladimir Poutine, provoquant stupeur et inquiétude en Ukraine.Un Grand reportage de Julien Chavanne (avec Boris Vichith & Hlib Yehorov) qui s'entretient avec Sébastien Farcis. Guerre en Ukraine : ces mercenaires colombiens qui partent au front Depuis trois ans déjà, l'agression russe ravage l'Ukraine. Les villes sont dévastées, la population épuisée. Mais certains voient dans cette guerre, une opportunité. Ce sont les milliers de mercenaires étrangers qui sont engagés pour combattre des deux côtés. Parmi eux, des centaines de Colombiens. Ils sont généralement vétérans et accourent derrière la promesse d'un salaire alléchant. mais une fois sur place, c'est l'horreur qui les submerge. Et peu d'entre eux reviennent vivants.Un Grand reportage de Najet Benrabaa qui s'entretient avec Sébastien Farcis.
Depuis trois ans déjà, l'agression russe ravage l'Ukraine. Les villes sont dévastées, la population épuisée. Mais certains voient dans cette guerre, une opportunité. Ce sont les milliers de mercenaires étrangers qui sont engagés pour combattre des deux côtés. Parmi eux, des centaines de Colombiens. Ils sont généralement vétérans et accourent derrière la promesse d'un salaire alléchant. mais une fois sur place, c'est l'horreur qui les submerge. Et peu d'entre eux reviennent vivants. «Guerre en Ukraine : ces mercenaires colombiens qui partent au front», un Grand Reportage de Najet Benrabaa.
En Colombie, le président Gustavo Petro a déclaré l'état d'urgence ce lundi (20 janvier 2025) face à la soudaine flambée de violence entre groupes armés qui a forcé 32.000 personnes à fuir. 5.000 soldats sont mobilisés dans le Nord-Est, où se trouve le fief des guérillas marxistes, pour tenter de rétablir l'autorité de l'État. En six jours, les affrontements pour le contrôle de territoires, de lucratives plantations de coca et de routes du trafic de drogue ont fait plus de 100 morts dans trois régions de Colombie. C'est dans la région montagneuse du Catatumbo, frontalière du Venezuela, qu'il y a le plus de victimes. Les familles déplacées, notamment des militants qui avaient signé l'accord de paix de 2016 ont peu de solutions de repli.« C'est inhumain, la manière dont sont logées ces personnes », témoigne Marli Acosta, est une activiste qui dirige la fondation Mujer Popular Catatumbo. Elle a déjà été menacée et séquestrée par un groupe armé l'année dernière (2024), et elle aide 50 familles qui ont dû être relogées : « Elles vivent à même le sol, et c'est le cas aussi pour les enfants qui n'ont pas de couvertures. Il y a des gens malades, qui ne bénéficient pas d'aide humanitaire. Le gouvernement national et les autorités locales n'aident pas ces personnes. Ils les laissent pratiquement à l'abandon. » Mathilde Allain : « La plupart des groupes armés en Colombie vivent avec le trafic de drogue »Mathilde Allain, maîtresse de conférences en Sciences politiques à l'Institut des Hautes études de l'Amérique latine et chercheuse au Centre de recherche et de documentation sur les Amériques était l'invitée de RFI. Elle explique les dynamiques à l'intérieur des groupes armés qui s'affrontent pour contrôler les territoires liés au trafic de drogue : « La guérilla de l'ELN est l'une des plus anciennes depuis la démobilisation des FARC. Dans le Catatumbo, elle a mené une opération contre l'une des dissidences de la guérilla des FARC pour le contrôle des ressources. La plupart des groupes armés en Colombie vivent avec le trafic de drogue. C'est l'une des sources premières de financement de ces groupes armés. Depuis un certain temps, on voyait que les tensions montaient entre ces deux groupes. Les premières victimes de cette attaque sont les civils » Pour de nombreux Colombiens, les récents affrontements, les pires dans le pays depuis des années, rappellent la guerre civile qui a fait environ 450.000 morts en plus d'un demi-siècle.« Depuis la signature des accords de paix en 2016 entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC, il y a une fragmentation importante des groupes armés dans le pays », poursuit Mathilde Allain, « Il y a les groupes liés à des structures de guérilla, et d'autres issus d'anciens groupes paramilitaires qui sont des bandes armées criminelles qui se réunissent ponctuellement pour organiser le trafic de drogue. » « La plupart de ces armées non étatiques commettent des massacres, et cherchent à assoir leur pouvoir territorial, l'objectif premier étant de contrôler le trafic de drogue et notamment le trafic de coca qui est très important dans cette région du Catatumbo ».Dans ce contexte, le président colombien Gustavo Petro a décidé de suspendre les négociations de paix engagées avec l'ELN. Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le président colombien peine à parvenir à de véritables accords de paix avec les guérillas, les gangs et les groupes de narcotrafiquants, ce qui lui vaut d'être taxé par ses détracteurs de mollesse à l'égard des insurgés. Steve Bannon, ex-conseiller de Donald Trump : « Nous sommes dans une guerre de l'information »Aux États-Unis, le retour de Donald Trump au pouvoir ne s'est pas fait sans sa base MAGA, de son slogan Make America great again, porté par des centaines d'influenceurs, d'animateurs de podcasts qui lui sont entièrement dédiés et qui véhiculent la version mensongère de Donald Trump sur la présidentielle de 2020 perdue. Tous ces messages sont lus, vus, entendus par des dizaines de millions d'abonnés.Notre envoyé spécial à Washington DC, David Thomson a rencontré l'un des plus influents d'entre eux. L'ancien stratège de Donald Trump et militant d'extrême-droite Steve Bannon.The War Room, son podcast qui est diffusé en direct chaque jour est l'un des plus suivis par sa base. Il dure 4 heures et prend pour cible les médias traditionnels.« Nous sommes dans une guerre de l'information », dit Steve Bannon, « Si le War Room est aussi puissant c'est parce qu'on l'ouvre à la base. C'est une émission populaire. C'est un spectacle. C'est une émission populiste et nationaliste. C'est comme si le Front national chez vous avait une grande émission de quatre heures par jour, avec des personnes qui n'ont pas la possibilité de se faire entendre ailleurs. La raison pour laquelle l'émission est si puissante, c'est qu'elle s'adresse aux sans voix, c'est pour ça qu'elle marche aussi bien ». Le podcast a été lancé en 2019, 2 ans après le départ de Steve Bannon de la Maison Blanche. C'est durant la pandémie de Covid qu'il est devenu l'un des hommes les plus influents auprès des partisans de Donald Trump en dénonçant les restrictions sanitaires et les obligations vaccinales.« On a été les premiers à couvrir la pandémie », s'enorgueillit Steve Bannon, « les premiers sur le mouvement anti-vaccins, les premiers à dénoncer le vol de l'élection de 2020, les premiers aussi à demander l'arrêt de tout financement à l'Ukraine et l'arrêt de l'invasion migratoire de l'Amérique, mais aussi de l'invasion de l'Europe. En France, vous allez avoir une guerre civile dans quelques années ». L'actualité des Outre Mer avec la 1èreEn Martinique, deuxième journée de procès ce mercredi (22 janvier 2025) pour le leader du « R-Prak » Rodrigue Petitot avec Benoît Ferrand.
Le pays est habitué aux faits de corruption et aux accusations du genre. Mais la dernière en date menacerait carrément la transition, souligne le Miami Herald. Car elle mettrait en cause des membres du Conseil présidentiel haïtien. Selon le récit qu'en fait le quotidien de Floride, « l'extorsion présumée s'est déroulée pendant trente minutes dans la chambre 408 de l'hôtel Royal Oasis de Pétion-Ville, à l'est de Port-au-Prince (…) Là, par un après-midi étouffant du mois de mai, trois membres du Conseil [Louis Gérald Gilles, Smith Augustin et Emmanuel Vertilaire, ndlr] ont rencontré le directeur d'une des banques commerciales publiques du pays et lui auraient demandé de payer 100 millions de gourdes haïtiennes, soit environ 758 000 dollars, s'il voulait conserver son emploi », détaille le Miami Herald. Le Conseil était alors en plein processus de sélection du nouveau conseil d'administration de la banque.Des accusations graves, formulées par le président de la Banque nationale de crédit lui-même, Raoul Pierre-Louis, devant l'Unité anti-corruption du pays, mais également par courrier au Premier ministre Garry Conille en « demandant un renforcement de la sécurité pour lui et sa famille », ajoute le quotidien. Les trois mis en cause « ont nié avec véhémence » les faits reprochés, rapporte the Miami Herald . Le Premier ministre Garry Conille, lui, garde le silence sur cette affaire, de même que le président du Conseil Edgard Leblanc Fils. Le Nouvelliste y voit une manière de « gagner à l'usure ». Sauf que d'après les deux membres observateurs au Conseil présidentiel, interrogés dans le journal, les allégations de corruption « risquent d'altérer la confiance de la population envers ses dirigeants ».L'exil chilien des HaïtiensFace aux difficultés, un nombre toujours plus grand d'Haïtiens fuient leur pays. Au Chili, ils constituent désormais la quatrième communauté d'étrangers la plus importante, derrière les Vénézuéliens, les Péruviens et les Colombiens. Leur nombre, estimé à 185 000 par les statistiques les plus récentes du service national des migrations, n'a fait qu'augmenter après le tremblement de terre de 2010 qui avait frappé le territoire. Mais désormais, il stagne. En cause, des difficultés à obtenir des papiers ou pour s'intégrer dans le pays latino-américain. Dans une file d'attente devant l'Ambassade haïtienne à Santiago, Garvins attend pour obtenir des documents afin de faire venir sa famille restée en Haïti. Et ce n'est pas une mince affaire. « Le certificat de naissance par exemple, il faut aller le faire légaliser là-bas en Haïti. Mais rien que ça, c'est compliqué à cause de l'insécurité, passer d'une rue à l'autre c'est parfois difficile », raconte cet agent d'entretien à notre correspondante Naïla Derroisné. Pour les autres, il y a l'appel du rêve américain, plus attractif que la vie au Chili avec son racisme latent et l'inflation. « Les États-Unis pour beaucoup c'est la terre promise », confie Willy, décidé, faute d'obtenir la résidence au Chili, à tenter la longue route vers le nord. En Bolivie, l'agriculture contre l'industrie minièreEn Bolivie, la région amazonienne est envahie par l'industrie minière. Les coopératives investissent les rivières à la recherche d'or, polluant les eaux et les alentours…sauf à Palos Blancos et Alto Béni. Dans les deux petites villes voisines, on a adopté des lois contre l'industrie minière afin de préserver la production agricole locale dont les standards sanitaires sont élevés : biologique et basée sur la polyculture. Dans les parcelles, les cacaoyers côtoient les bananiers ou des arbres fruitiers amazoniens comme le cupuazu ou l'achachairu. Il en va de la survie de l'industrie cacaoière dont la qualité assure au pays des exportations vers l'Europe, l'Asie et les États-Unis, contribuant à l'économie nationale et aux emplois locaux. « Si les mineurs s'installaient ici, ce serait une catastrophe pour nous, car nous vivons du cacao, c'est notre économie. Et au-delà du cacao, tous les produits ici sont bio, que ce soit les agrumes, les bananes ou les ananas », explique au micro de Nils Sabin, Jésus Tapia, le vice-président de la centrale de coopératives productrices de cacao El Ceibo. Les observateurs de l'ONU pour une enquête approfondie au VenezuelaAu Venezuela, le nombre de morts dans les manifestations s'élève désormais à vingt-cinq et plus de mille personnes ont été arrêtées dans la vague de répression qui a suivi les élections contestées. La mission d'observation des Nations unies pour les droits humains appelle à la fin immédiate de la répression dans le pays ainsi qu'à une enquête approfondie sur les graves violations des droits humains qui ont suivi le scrutin du 28 juillet 2024. Parmi la diaspora, on se démène pour accueillir les Vénézuéliens qui fuient le pays. « Tout ce qui se passe là-bas va provoquer l'exil de beaucoup de personnes, et une grande partie va venir ici », estime Erick Zuleta, le secrétaire général de l'ONG espagnole « Association Solidarité Venezuela ». Basée aux îles Canaries, elle demande aux autorités de Madrid l'accélération de l'octroi de visa de travail aux Vénézuéliens. « Combien de temps peut tenir un Vénézuélien en Espagne s'ils mettent deux ans à lui donner un permis ? Il va commencer à se diriger vers des voies illégales pour travailler sans papier, ce qui est interdit ici sous peine de recevoir une grosse amende. (…) C'est pour cela qu'on appelle l'État espagnol à accélérer les procédures », souligne Erick Zuleta au micro de Marine Lebegue. Pendant ce temps, le président de l'Assemblée nationale du Venezuela annonce « la suspension des vacances parlementaires pour discuter du paquet de lois visant à réglementer les réseaux sociaux », relaie Ultimas noticias. Dans le viseur du pouvoir : les réseaux sociaux et les ONG, assimilé au « fascisme ». Les réseaux X et Signal sont déjà bloqués dans le pays. Trump-Musk, meilleurs amisLe candidat républicain à la présidentielle américaine de novembre prochain, Donald Trump ne risquait pas d'être bousculé hier (12 août 2024) par le fondateur de Twitter. Elon Musk l'a interviewé comme aurait pu le faire un « fan » sur la plateforme X. Même le problème technique qui a retardé la transmission de l'interview trouvait une explication flatteuse dans la bouche d'Elon Musk qui y a vu la conséquence d'une « attaque massive » informatique démontrant, selon lui, qu'il « y a une vraie opposition au fait que les gens puissent écouter ce que le président Trump a à dire ». Pour le New-York Times, cette conversation « marque un tournant remarquable » dans la relation entre les deux hommes. Musk avait critiqué Trump pendant des années, mais « à mesure que sa colère grandissait contre les Démocrates au sujet des droits des transgenres, de l'immigration et du traitement réservé par l'administration Biden à Tesla », il a fini par soutenir Trump peu de temps après sa tentative d'assassinat le mois dernier. Scellant ainsi une nouvelle alliance grâce à un « super PAC » destiné à financer les efforts de la campagne de Donald Trump. De son côté, « Trump a adouci ses diatribes contre les véhicules électriques, en particulier ceux produits par la firme de Musk, après les avoir critiqués pendant des années », rappelle le New-York Times. « Pendant une grande partie de la discussion, Musk s'est concentré sur des sujets qui lui semblaient faciles à aborder, comme l'immigration clandestine (...) et a permis à Donald Trump de faire un flot de fausses déclarations, donnant à la conversation certaines des caractéristiques des meetings de campagne de Trump », résume pour sa part le Washington Post. Le journal de l'Outre-MerAvis de mauvais temps sur la Guadeloupe et la Martiniqueavec le passage de la tempête Ernesto. Morceau musical : Caio Prado.
Le 2 juin 2024, se tiendront les plus grandes élections de l'histoire du pays : les Mexicains choisiront leurs députés, leurs sénateurs, leurs gouverneurs, leurs maires et leur président. Il y a trois candidats en lice pour succéder au chef de l'État, Andrés Manuel López Obrador, mais le match devrait se jouer entre deux femmes. La première s'appelle Claudia Sheinbaum, elle est la dauphine du président sortant et la seconde est l'opposante de centre-droit, Xótchil Galvez. Pour en parler, le Journal d'Haïti et des Amériques recevait David Recondo, chargé de recherche au CERI à Sciences Po.Pour l'instant, Claudia Sheinbaum domine la course, et « il y a de fortes chances que ce soit la continuité qui l'emporte », affirme David Recondo.La campagne a été particulièrement violente : un centre de réflexion mexicain a compté 45 assassinats liés aux élections en quelques mois seulement. « Les gens pourraient être amenés à moins aller voter, et quand les gens votent moins, ce sont les candidats du parti au pouvoir qui sont avantagés », analyse le chercheur.Mais le bilan du président sortant, Andrés Manuel López Obrador, qui a placé l'armée aux commandes de la stratégie de sécurité publique du pays, et provoqué des violations des droits humains, pourrait desservir sa dauphine.« Ce bilan peut lui nuire, tout comme les scandales de corruption sur lesquels insiste l'opposante Xotchil Galvez, rappelle David Recondo, qui nuance cependant : la perception de l'insécurité dans le pays est variable, la présence de l'armée peut être perçue comme une garantie de sécurité par les uns, et comme une atteinte aux libertés fondamentales pour les autres. Mais ces derniers temps, cette perception a été moindre, donc plus en faveur de la candidate Claudia Scheinbaum. » Des munitions volées en Colombie, arrivées en Haïti ?À la crise sécuritaire en Haïti, menace désormais de se rajouter une nouvelle crise politique. Les nominations du président du Conseil de transition et son Premier ministre ne font pas l'unanimité au sein des groupes qui constituent l'organe, alors que les gangs continuent eux de semer la terreur dans le pays, à l'aide d'armes qui proviendraient de Colombie. On parle avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, journal qui célèbre cette semaine ses 126 ans d'existence.Le président colombien, Gustavo Petro, a alerté (mercredi 1er mai 2024) sur la disparition de munitions au sein de l'armée de son pays. Elles ont « probablement fini dans des conflits à l'étranger, le plus proche étant Haïti, à sept heures en bateau à moteur de la base de La Guajira (au nord de la Colombie, ndlr) », a-t-il déclaré.L'implication de la Colombie dans la situation sécuritaire déplorable en Haïti n'est pas nouvelle. Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, rappelle que c'est un commando colombien qui a « selon toute vraisemblance participé à l'assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021 ». Accès rétabli au terminal pétrolier de VarreuxLes gangs, eux, continuent de terroriser la population, « particulièrement dans le centre de Port-au-Prince », souligne Frantz Duval. Hier (1er mai), ils se sont attaqués aux quartiers de Solino et Delmas 24. « Des enfants, des femmes, des vieillards… Tout le monde courait dans tous les sens pour se mettre à l'abri d'une nouvelle razzia et la police nationale haïtienne n'arrive pas à repousser ces gangs ». Seule victoire des forces de l'ordre : le rétablissement de l'accès au terminal pétrolier de Varreux, sous le joug des groupes armés depuis deux semaines.Le Conseil présidentiel de transition en mauvaise posturePendant ce temps, la menace d'une crise politique plane sur le Conseil présidentiel de transition. Plusieurs organisations qui le composent n'acceptent pas la désignation du président Edgard Leblanc Fils et de son Premier ministre Fritz Bélizaire. Pour le rédacteur en chef du Nouvelliste, « c'est un véritable coup d'État qui s'est produit au conseil. Il n'y a même pas eu d'élections, puisqu'ils sont quatre à l'avoir désigné, et sur un conseil de sept membres, ils ont la majorité. » La Colombie rompt ses liens diplomatiques avec IsraëlLors des manifestations de soutien à son gouvernement le 1er mai, le président colombien Gustavo Petro a annoncé la rupture des relations de son pays avec Israël. La presse colombienne n'en a pas été surprise, en revanche, le journal El Espectador désapprouve la forme du discours, prononcé sur la place principale de Bogota.«Cela montre comment le travail délicat de la diplomatie, autrefois astucieux et discret, a été remplacé par des discours provocateurs dans l'espace public et sur les réseaux sociaux», peut-on lire dans le quotidien. El Espectador estime que cette rupture des relations risque d'impacter le quotidien des Colombiens : Israël est l'un des principaux alliés du pays en matière de sécurité, et les relations avec les États-Unis, traditionnels soutiens de l'État Hébreu, risquent aussi de se refroidir, redoute le journal.Mais la question principale reste celle de la diaspora colombienne en Cisjordanie et en Israël. Une représentation diplomatique devait voir le jour à Ramallah, en Cisjordanie, mais elle n'a toujours pas ouvert. «Pour éviter que les Colombiens ne soient laissés à la dérive sans lien diplomatique, écrit le journal, il aurait d'abord fallu ouvrir le bureau de Ramallah, avant de rompre les relations avec Israël.» Dans le Journal de la 1èreLes « Petites Antilles » se retrouvent plus que jamais au cœur du trafic de stupéfiants dans la mer des Caraïbes.Morceau musical : «Suíte Norte, Sul, Leste, Oeste», du musicien brésilien Hermeto Pascoal.
C'est une victoire pour le jeune président dont le référendum sur la réforme de la sécurité a été largement approuvé dimanche (21 avril 2024). Les Équatoriens qui se sont mobilisés largement se sont dits favorables à 65% à renforcer l'arsenal législatif contre le crime organisé. Les neuf questions portant sur la lutte contre la délinquance ont reçu l'approbation de la population ; seules les questions portant sur l'économie ont été rejetées. Pour notre invitée la chercheuse, Emmanuelle Sinardet, les mesures prévues comme l'extradition des ressortissants liés au crime organisé par exemple ne suffiront pas à elles seules à répondre à la crise sécuritaire. « Oui, les narcotrafiquants craignent par-dessus tout ce genre de mesure mais cela pourrait avoir pour effet de déplacer la violence et les trafics vers d'autres pays. Comme ce qui s'est passé avec les accords de paix en Colombie », qui ont eu pour effet de déplacer les violences… en Équateur, rappelle Mme Sinardet. À la frontière entre Haïti et République dominicaine, le commerce reprendEn Haïti, la capitale a de nouveau été secouée par des violences ces derniers jours, notamment à Carrefour et Delmas et les gangs maintiennent la pression sur le Champ de Mars, où le nouveau Conseil de transition est censé s'installer au Palais national. Du côté de la frontière avec la République dominicaine, la situation est toujours bloquée, du moins officiellement. La réalité est beaucoup plus nuancée. Le commerce a repris à Ouanaminthe.À la frontière nord, comme l'ont constaté nos envoyés spéciaux, Vincent Souriau et Boris Vichith. Des étudiants juifs « inquiets » sur les campus américainsÀ la veille de la Pâque juive qui débute ce lundi soir (22 avril 2024), le président Joe Biden a dénoncé l'antisémitisme sur les campus américains. Le week-end dernier, des étudiants juifs de l'Université de Columbia ont été visés par des attaques antisémites en marge de manifestations dénonçant la guerre menée par Israël à Gaza.« Certains des 5 000 étudiants juifs sont désormais inquiets pour leur sécurité », titre le New-York Times. Sur un autre campus américain, celui de Berkeley en Californie, « les manifestations ont changé de nature à partir de février, lorsque des manifestants ont fait irruption lors d'un évènement privé en présence d'un vétéran israélien... vitre et porte brisés, des étudiants juifs frappés ». Un tournant pour le campus habituellement un lieu de débats pacifiques. Maintenant, les étudiants affrontent les étudiants, résume le directeur de l'université dans Politico. 500 000 Colombiens manifestent contre le gouvernement PetroEn Colombie, de nouvelles manifestations ont eu lieu ce dimanche. Des défilés contre des réformes phares du président Gustavo Petro : notamment celle du système de santé. Un rassemblement marqué par la variété des participants, de la droite uribiste à la classe moyenne moins politisée, résument les titres de la presse colombienne. Dépolitisée. Pour cela, le magazine en ligne indépendant Silla Vacia estime que c'est un tournant pour le président de gauche. « C'était une marche de mécontentement plus qu'une marche de l'opposition », résume le média. Les « dehors Petro » n'ont pas échappé au premier concerné. Mais ce dernier a minimisé l'ampleur des manifestations et parlé de « coup d'État mou » organisé par la droite. « Si le président Petro ne veut pas menacer la stabilité institutionnelle du pays, il doit appeler à un dialogue national », considère un politologue dans Caracol. Ce n'est pas son intention : le chef de l'État préfère appeler à des contre-marches le 1er mai, journée internationale des travailleurs, rapporte le journal colombien El País. Avec Benoît Ferrand et nos confrère de la Première, on s'attarde sur les coupures d'eau, de plus en plus fréquentes en Martinique depuis dix jours. Morceau musical : « For the time being » du groupe norvégien Erlend Oye et La Comitiva.
Les rues de Guayaquil sont quasiment désertes, les écoles vides et les magasins fermés aujourd'hui encore. Des militaires, discrets, patrouillent autour des lieux stratégiques et traquent toujours l'ennemi public numéro un, le chef du gang Los Choneros qui s'est évadé de prison en fin de semaine dernière. Depuis, le président a imposé des mesures d'exception et les groupes criminels ont multiplié les actions violentes et les enlèvements, au point que Daniel Noboa considère désormais son pays « en état de guerre ». En quatre jours, 14 personnes ont été tuées et les forces de l'ordre annoncent avoir arrêté 329 personnes. Daniel Noboa a également indiqué que 1 500 Colombiens condamnés à des peines de plus de cinq ans de prison seraient extradés, car les narcotrafiquants ont des liens avec des groupes colombiens. Le chef de gang surnommé Fito, lui, court toujours et les violences ont gagné la capitale où l'on a entendu des explosions sur deux ponts et où un attentat a visé un commissariat.Le journal La Hora se félicite de voir « le pays uni, les forces politiques ont joint leurs voix pour que règnent l'ordre et la paix. » De son exil en Belgique, l'ancien président Rafael Correa, condamné pour corruption dans son pays, réagit lui aussi et indique, en exclusivité sur RFI, être prêt à participer avec son parti à un gouvernement d'union nationale. Le modèle Bukele, efficace pour la sécurité, néfaste pour les libertésAlors que de nombreuses voix sur le continent vantent les effets de la politique du président du Salvador contre les groupes criminels, notre envoyée spéciale nous raconte le revers de la politique répressive et du régime d'exception imposé par celui qui se présente lui-même comme un dictateur. Sous couvert de lutte contre les gangs, les forces de l'ordre arrêtent régulièrement des défenseurs des droits de l'homme. Certains sont relâchés rapidement mais, faute d'explication, leurs proches y voient des messages d'intimidation. Depuis l'instauration de l'état d'exception, plus de 75 000 personnes ont été placées en détention et l'immense majorité n'a pas été jugée. « Toute personne qui critique la stratégie de Nayib Bukele de négocier avec les gangs et autres groupes criminels se retrouve victime de campagne de désinformation massive, explique Ana Maria Dardon de l'ONG WOLA, ils ont des trolls sur les réseaux sociaux et n'importe quelle voix dissidente est attaquée à répétition. » Le journal de la 1ère Fin du calvaire pour un octogénaire de Fort de France en Martinique.
Sept ans après sa création en Colombie, la juridiction spéciale pour la paix (JEP) avance lentement dans le dossier surnommé des « faux positifs », ces civils tués par l'armée qui les faisait ensuite passer pour des guérilleros morts au combat. Entre 2002 et 2008, plus de 6 400 Colombiens en ont été victimes et selon la JEP, les communautés indigènes étaient une cible de choix. Rencontre avec deux représentants, wiwa et kankuamo. « Cela met en lumière la négligence complète et la déshumanisation de la part des forces militaires, commente Jaime Luis Arias Ramirez de la tribu kankuamo, l'armée exigeait des résultats » et elle n'a pas hésité, par exemple, à exécuter un couple de jeunes indigènes en 2005, tués chez eux puis affublés de tenues de combat pour être présentés comme des membres des FARC.Si certains inculpés ont reconnu leur responsabilité devant les proches de victimes lors d'audiences publiques, en échange d'aménagement de peines, d'autres responsables notamment politiques refusent. Et les procédures s'éternisent, les peines ne se matérialisent pas et les communautés attendent désespérément des réparations. Nicolas Maduro veut faire main basse sur l'Essequibo et ses réserves en pétroleDeux jours après un référendum pour légitimer ses prétentions sur le territoire de l'Essequibo, qui représente les deux tiers du Guyana voisin, le président vénézuélien a promulgué une loi créant la province du Guyana Essequibo et il a indiqué que la compagnie nationale du pétrole et le conglomérat métallurgique CVC bénéficieraient très prochainement de licences pour l'exploitation du pétrole, du gaz et des mines dans toute la zone de l'Essequibo. Les artistes déplacés de Carrefour-FeuillesAprès la flambée de violences du mois d'août 2023 à Carrefour-Feuilles, beaucoup d'habitants dont des artistes ont dû quitter ce quartier connu pour sa riche vie culturelle. C'est le cas de Zikiki et Lionel St-Eloi, qui ont confié leur histoire à notre correspondante à Port-au-Prince. Pour les aider, le Centre culturel Brésil-Haïti a organisé une levée de fonds. Les artistes, eux, espèrent bientôt pouvoir retrouver leurs maisons, leurs ateliers, leurs instruments. Le journal de la 1èreSix jours après le crash d'un petit avion près des Saintes en Guadeloupe, les corps des passagers n'ont toujours pas été remontés à la surface.
À deux jours de l'ouverture de la COP28 à Dubaï, son président Sultan al-Jaber vient d'être pris en flagrant délit de conflit d'intérêt. D'après la BBC, en marge de la conférence où l'on discutera de la sortie des énergies fossiles, il prépare des rencontres pour promouvoir les intérêts pétroliers des Émirats arabes unis. Depuis sa nomination, son profil fait débat. Sultan al-Jaber, aujourd'hui âgé de 50 ans, a été d'abord président de Masdar, l'entreprise publique des Émirats dédiée aux énergies renouvelables, fondée en 2006 pour verdir la réputation de la pétromonarchie. Ses compétences en matière de décarbonation le propulsent dix ans plus tard à la tête de la compagnie nationale des hydrocarbures d'Abu Dhabi (Adnoc). Il devient l'homme du pétrole, un poste de premier plan renforcé par le portefeuille ministériel de l'industrie.Difficile d'imaginer qu'il va ranger au placard ses casquettes de PDG le temps de la COP28. Et nos confrères de la BBC en font la preuve en révélant son agenda caché : des réunions d'affaires programmées avec 27 pays au nom des intérêts pétroliers des Émirats, des rendez-vous inscrits dans des documents internes publiés par la radio.Cinq millions de barilsPour les Émirats, cette COP28 sera une formidable vitrine pour vendre leur savoir-faire dans l'énergie fossile, car loin de vouloir se désengager du pétrole, ils cherchent au contraire à pousser leur avantage le plus loin possible. Ils voudraient sortir cinq millions de barils par jour en 2030, deux millions de plus qu'en 2022. Ils prévoient d'exploiter du pétrole pendant encore cinquante ans. Un discours assumé par Sultan al-Jaber. Il a toujours plaidé pour que cette industrie soit intégrée aux discussions de la COP28.Selon cette enquête, en marge des négociations, les Émirats vont discrètement rencontrer les Chinois pour discuter du gaz naturel liquéfié (GNL) au Mozambique, en Australie ou au Canada. Ils veulent sonder les Colombiens pour proposer leur expertise afin de développer ses réserves d'hydrocarbures. Ils ont aussi des projets à proposer aux Français et aux Allemands. La feuille de route donnée à l'équipe des négociateurs émiratie divulguée par la BBC est sans équivoque : les intérêts des entreprises énergétiques du pays doivent systématiquement être pris en compte dans les discussions.Double casquetteSultan al-Jaber peut-il encore assurer son rôle de président ? Pour le moment, il n'y a pas eu de réactions officielles aux révélations de nos confrères. Il a déjà représenté son pays à de précédentes COP. Il connait donc la mécanique de ce grand ballet diplomatique réunissant 200 parties. Et sa double casquette qui fait frémir les pays du nord, du moins en public, est considéré comme un avantage dans les pays du sud.Le président du Kenya, l'un des pays africains les plus engagés en faveur du climat, n'a aucune réserve sur cette COP sur un baril de pétrole. Il souligne que les Émirats sont parmi les premiers investisseurs du continent dans les énergies renouvelables, à hauteur de plus de quatre milliards de dollars. Un atout concret non négligeable comparé aux discours tenus par les pollueurs historiques, les pays occidentaux, très lents à tenir leur promesse pour financer la transition des pays du sud.
Le tourisme commence à faire vivre un cauchemar aux Colombiens dans certaines villes. Hausse du coût de la vie, des prix des projets immobiliers, des loyers, croissance de l'offre AirBnB au détriment de la location d'appartements pour les Colombiens. C'est le cas de Medellin, à Poblado, le quartier le plus touristique de la ville. De notre correspondante à Medellin,Peu importe l'heure, sur la calle 10 qui mène au quartier Poblado, la circulation et le bruit sont omniprésents. L'une des rues les plus commerçantes, la rue Provenza, fait régulièrement le plein. Ses restaurants, bars, cafés et discothèques sont les sites préférés des étrangers. Hyuntae Jeong est coréen. Ce trentenaire est installé depuis plusieurs mois à Medellin : « Je suis traducteur. Et j'ai choisi de vivre à Medellin, tout d'abord pour le climat. Il n'y fait ni trop chaud, ni trop froid. Et aussi parce que les gens sont sympas, agréables. La Colombie n'est pas le pays le moins cher, mais il est très accessible. Pour moi, c'est important que l'endroit, où je vis, soit bon marché. »Comme Hyuntae, des milliers de touristes et de « digital nomad », viennent à Medellin chaque année. Ce sont des personnes qui vivent en Colombie en gagnant un salaire provenant de l'étranger, un salaire payé en dollars ou en euros. Ce qui est bon marché pour eux, devient alors trop cher pour les Colombiens. Dans le pays andin, le salaire minimum n'atteint pas les 300 euros par mois.Les effets négatifs de la gentrification Camila Salazar tient un restaurant grec depuis cinq ans sur Provenza. Cette Colombienne native de Bogota vit à Medellin depuis 10 ans. Elle confirme les changements : « Nous avons dû déménager trois fois en deux ans. On vit près de Provenza. On voulait rester proche du restaurant en cas de besoin. À chaque fois, les propriétaires nous ont demandés l'appartement pour le mettre en location sur Airbnb. Car ils se sont rendus compte que c'était plus rentable. En Clair, ce qu'une personne locale peut payer en un mois de loyer, un étranger le paye en une semaine. Maintenant, c'est très dur de trouver un appartement dans ce quartier car presque tout est en location Airbnb et ensuite parce que tout est extrêmement cher. »Natalia Castaño Cardenas, architecte et urbaniste de l'Urbam (Centre d'études urbaines et environnementales de l'université EAFIT de Medellin) : « Il faut mettre en perspective les effets négatifs de cette gentrification. Il y a le problème de cohabitation dans les quartiers qui se complique à cause du bruit des commerces et la mauvaise gestion des poubelles. Les quartiers urbains perdent alors leur qualité de vie. Et ensuite, un autre sujet est très critiqué. Le fait que la prostitution et le trafic de drogue se sont développés dans ces quartiers. »Medellin souffre depuis plusieurs années d'un manque croissant de biens immobiliers. Aujourd'hui, seulement 36 % des biens sont à louer. Pourtant, le tourisme est nécessaire à Medellin. C'est une des sources de revenus les plus importantes pour la ville. L'an dernier, Medellin a reçu près de 1,5 million de touristes soit plus 49% de plus qu'avant la pandémie.À lire aussiColombie: la population civile au cœur du nouveau round de négociations avec l'ELN
durée : 00:03:40 - Le Pourquoi du comment : histoire - par : Gérard Noiriel - Pourquoi l'histoire des diverses cultures précolombiennes et les liens tissés entre elles au cours du temps a-t-elle été occultée ? Comment réévaluer ces connaissances ?
Il y a un peu plus de 5 mois, en Colombie, un président de gauche était, pour la première fois, investi à la tête du pays. Au cœur du programme de Gustavo Petro: une réforme fiscale, agraire, des programmes sociaux, mais surtout une paix négociée avec l'ensemble des groupes armés. Dans ce pays très polarisé, qui n'a jamais connu la paix, comment les Colombiens perçoivent-ils les premières initiatives du président ? Grand reportage signé Marie Normand, dans la région de Cali, dans l'ouest du pays… «Colombie : la paix totale du président Petro est-elle possible ?», un Grand reportage de Marie Normand, réalisation : Pauline Leduc.
Mathieu Madénian était énervé mardi 17 janvier. L'interview de Brad Pitt diffusée la veille sur RTL à l'occasion de la sortie du film "Babylon" a rappelé à l'humoriste l'achat de sa machine à café dont l'acteur américain à longtemps fait la publicité. "Heureusement que je ne l'ai pas choppé cet enfoiré (...) Dans la pub, la machine elle ne fait pas de bruit. Le café il coule doucement. Il est assis sur sa terrasse au calme, on entend les oiseaux (...) "Moi j'ai acheté la machine : quel bordel. Ça fait un boucan, j'ai l'impression qu'il y a des Colombiens qui viennent de moudre le café à la maison", dit l'humoriste. Du lundi au vendredi, à 7h20 sur RTL, découvrez le nouveau rendez-vous humour de la matinale, avec Bertrand Chameroy, Mathieu Madénian, Elodie Poux, Sébastien Thoen et Sandrine Sarroche. Chaque jour, un humoriste délivre son billet d'humeur, mais surtout son regard décalé sur l'actualité. Ecoutez "RTL Sans filtre" avec Mathieu Madénian du 17 janvier 2023