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Backrooms is the record-breaking horror phenomenon of the summer. Christina sat down with brilliant production designer Danny Vermette and VFX supervisor Edward J. Douglas to talk about their work on the film and their collaboration with 20-year-old YouTube creator Kane Parsons , A24's youngest-ever director. We dig into the 30,000-square-foot build that brought Parsons's Backrooms YouTube series to life on the big screen, the themes and anxieties of isolation, (and the horror of fluorescent lighting ;) in the Backrooms , the dreamscape of the "outside world" (inspired by the Windows Bliss wallpaper), influences ranging from Eraserhead to Mr. Robot, Portal, and One Hour Photo, how young content creators are shaping the future of cinema, and whether they'd ever enter the Backrooms themselves :) ... and much moreVideo edited by Anton Isiukovhttps://www.antonisiukov.com
In this episode of Just Ride, Rob Warner and Eliot Jackson sit down with Neko Mulally to talk about building Frameworks Racing from the ground up, from homemade bike prototypes to one of the most talked-about teams in downhill mountain biking. Neko shares the story behind signing Asa Vermette, bringing Aaron Gwin onto the team, developing World Cup race bikes, and creating a team culture built around trust, performance, and progression. The conversation dives into bike setup, rider development, Hardline, American downhill racing, and what it really takes to compete at the highest level. They also discuss the future of Frameworks, growing the sport in the U.S., and why simplicity, confidence, and passion still matter in modern downhill MTB. Join Rob Warner and Eliot Jackson in Just Ride as they delve into an array of cycling adventures. Whether on your screens or in your ears, catch them speaking to the biggest names from the world of mountain biking, road cycling, and everything in-between. We've got some incredible guests planned - and we will be bringing you Just Ride from all around the world. Come and join the ride! #podcast #redbull #justride
L'accueil des réfugiés est-il une obligation? Crise climatique, conflits armés, politiques discriminatoires, les raisons qui forcent les gens à quitter leur pays sont multiples. Comment devons-nous nous comporter devant l'arrivée de tous ces réfugiés dans nos pays occidentaux? Dans cet épisode, Joan et Stéphane explore la question de l'accueil des réfugiés, en abordant les enjeux sociaux, politiques et spirituels liés à l'immigration et à la migration et réfléchissent sur notre responsabilité collective devant cet enjeu. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, l'accueil des réfugiés est-il une obligation? Bonjour Stéphane. Bonjour, Joan, bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent. Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays [Joan] Je suis super contente qu'on fasse un épisode sur la question des réfugiés, des migrants, des exilés, des immigrants. Pas seulement parce que je travaille en migration, puisque maintenant j'ai un poste à 80% en région 7, donc Yverdon et régions dans le domaine de la migration, avec bien sûr aussi une composante pastorale dans le soutien aux collègues en paroisse. Mais aussi parce que l'été dernier, on a eu un grand moment de silence et de stupéfaction, mon époux Amaury Charras et moi, lors de l'une de nos nombreuses pauses au poste douane. Il y a un poste douane entre l'Alsace et la Suisse qui se situe à Bâle. On est passé là de nombreuses fois. La première fois, on a complètement fait n'importe quoi parce qu'on n'avait pas compris les protocoles de déménagement. Et puis après, progressivement, on est devenu des pros. Et je crois que c'était la cinquième fois, on était assez à l'aise. Ça y est, on comprenait les différents formulaires. Ce n'est pas du tout pareil du côté français ou du côté suisse. On se présente au douanier, on lui dit qu'on a l'habitude. D'ailleurs on était là le jour d'avant et on sera là le jour d'après, puisqu'on passait des grosses camionnettes à chaque fois. Et il fallait déclarer tout le contenu. Le douanier regarde tout bien nos papiers. Il était assez précis dans ce qu'il faisait. Il dit: vous, monsieur, vous êtes l'immigrant. Alors, mon mari dit, « ben oui. » Et vous, madame, vous êtes la co-immigrante. Alors là, vraiment, je ne savais pas du tout que j'étais co-immigrante. D'un coup, tu vois, j'ai eu une espèce de moment de panique et en même temps, je me suis dit, il faut que je lui dise. Et j'ai dit : « Non, parce que moi, j'ai déjà mon permis. J'ai mon permis B. » C'est quand même l'un des très bons permis en Suisse. « Ah, alors ça, c'est différent. » Oh quel soulagement, tu ne peux pas savoir! Moi je viens d'une longue lignée de migration; tous mes ancêtres avaient retenu leur souffle dans leur tombe, je crois, se disant: est-ce que notre descendante est co-immigrante encore une fois? C'est bon, j'avais mon permis B, je l'ai tout de suite sorti de ma pochette. On a soupiré comme ça vraiment de soulagement, parce qu'on a cru qu'on avait fait quelque chose de mal. Ça faisait quand même cinq fois qu'on passait et jusqu'à maintenant on ne m'avait jamais traité de co-immigrante, puisque ça sous-entendait que je n'avais peut-être pas ramené tous les papiers et ça, ça aurait été un peu panique à bord. Donc ça, c'est un petit peu la vie d'Alsaciens qui viennent vivre juste dans le pays à côté et qui d'un coup sont des immigrants. Accueillons-nous trop de réfugiés? [Stéphane] Au Canada, à moins d'être membre des Premières Nations, nous sommes tous et toutes issus de l'immigration. J'ai entendu des Autochtones référer à ces gens comme « the people of the boat », les personnes qui sont venues en bateau. Il faudrait ajouter aujourd'hui, « …et en avion. » Même si la presque totalité des gens qui vivent sur ce territoire sont issus de l'immigration, il existe quand même cette idée de hiérarchie. Il y a les bons immigrants, il y a les moins bons immigrants. Et lorsqu'on arrive avec les réfugiés, alors là, c'est encore plus compliqué parce que les immigrants, on peut les choisir. Les réfugiés, on ne les choisit pas. On est obligé d'ouvrir nos portes. Ça crée beaucoup de tension dans le climat actuel parce que, semble-t-il, on accueille beaucoup trop de réfugiés. Je me suis amusé à aller voir certaines statistiques. Bon, ça date de 2022, mais quand même… Le Canada est au 46e rang mondial pour l'accueil des réfugiés et les gens trouvent moyen de dire qu'on en accueille trop. Je pense qu'il y a une espèce d'idée que si ça fait plusieurs générations, surtout si on est originaire d'un pays européen, on a des privilèges. Les gens qui viennent d'autres endroits ou qui sont ici depuis moins longtemps sont ici pour nous déranger, ils sont ici pour nous changer. On ne se souvient pas de la condition de nos ancêtres; quelque part, le premier Vermette qui est arrivé ici, c'était un immigrant qui dérangeait d'autres personnes. L'importance de se souvenir de son passé migratoire [Joan] Je crois qu'il y a vraiment un point commun entre le Québec ou le Canada et la Suisse à ce niveau-là. Parce que c'est vrai que la Suisse va bien depuis maintenant presque un siècle. Depuis presque un siècle, il n'y a plus trop d'histoires de famines. Il y a quelques moments un peu difficiles, notamment après les deux guerres mondiales. Ça a forcément affecté la Suisse malgré sa neutralité. En fait, c'est un petit peu comme si les Suisses avec lesquels je parle n'imaginaient pas que des Suisses s'expatrient. Ils n'ont pas de raison d'être exilés. Il n'y a pas de problème politique. Ils ne peuvent pas demander l'asile. Il n'y a pas de problème économique. Il y a bien sûr quelques coins dans les montagnes où ça va devenir difficile de vivre parce que malheureusement les glaciers s'effondrent. Là on a une forme de réfugié climatique, c'est vrai, mais ce sera à l'intérieur du pays et de toute façon pour l'instant on aide à reconstruire tous les villages sur lesquels les glaciers s'effondrent, donc pour l'instant ce n'est pas la question. Finalement, on oublie que jusqu'en 1880, il y a eu beaucoup d'émigration parce qu'il n'y avait pas assez de terre pour nourrir tout le monde. La pauvreté a poussé les Suisses à partir vers chez toi, d'ailleurs, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Russie. Il y a eu des colonies suisses en Russie! Et il y avait cette tradition qui est très, très vieille de mercenaires. Il y a eu des crises terribles, comme 1816-1817, où les gens mouraient de faim, littéralement, dans certains coins de Suisse. Finalement, carrément, on donnait de l'argent aux plus pauvres pour immigrer. Enfin, il y a eu ce qu'on appelle l'industrialisation. Ça, on connaît un peu cette histoire. D'un seul coup, c'est l'inverse. Il faudrait plus de monde pour les usines. Il y a eu des vagues de retour. Il y a eu tout ce qu'on appelle les Suisses de l'étranger, ce qu'on appelle finalement la cinquième Suisse, parce qu'il y a quatre communautés linguistiques en Suisse, donc ce sera la cinquième Suisse. C'est intéressant parce qu'on est à peine 8 millions ici, il y a presque un million de Suisses qui vivent à l'étranger. Et maintenant, c'est l'inverse. Depuis 2002, on a des lois pour accueillir les gens et leur donner des permis de travail qui ne soient pas des permis saisonniers. Parce qu'en fait, jusqu'à 2002, la plupart des permis de travail étaient des permis saisonniers. Tu restais cinq mois, tu repartais et tu pouvais revenir l'année d'après. Les enfants n'étaient pas scolarisés, Stéphane. Tu te rends compte de ce qu'étaient les enfants de ces zones-là. Il y a toute cette histoire qui fait que parfois, quand je parle avec des Suisses et des Suissesses, c'est vraiment comme si tout ce qu'avaient vécu leurs ancêtres, tout cet héritage migratoire, avait complètement disparu. Cela m'inquiète des fois un petit peu dans les conversations, parce que finalement, ce souvenir que les Suisses ont d'avoir été migrants, eux et elles aussi, ça pourrait nourrir davantage une éthique de l'accueil et de la solidarité. Cette mémoire migratoire, elle nous ramène directement à 1 Pierre 2, 11 : « Vous êtes des étrangers et des gens de passage. » C'est un petit peu le cœur de mon métier aussi, bien sûr, de m'occuper des personnes qui sont venues d'ailleurs, mais aussi d'avoir des conversations riches avec les personnes qui sont là pour leur dire, en fait, dans la Bible, on nous rappelle qu'on est des étrangers, des gens de passage, et il n'y a que l'entraide qui peut nous permettre de survivre, en fait, sur terre. Ce n'est pas parce que la Suisse, là, maintenant, n'a plus aucune raison d'immigrer, que des raisons d'expatriés, qu'un jour, ça ne va pas changer. C'est important de nourrir la solidarité dans les relations humaines. La mutualité entre réfugiés et société d'accueil [Stéphane] Moi, le verset biblique qui me revient, lorsqu'on arrive sur ce sujet, c'est le livre de l'Exode, chapitre 22, verset 20 : « Tu ne maltraiteras pas et tu n'exploiteras pas les immigrés ou les étrangers installés chez vous. Rappelez-vous que vous étiez aussi des immigrés en Égypte ou des étrangers en Égypte », selon la traduction. Ça semble être du gros bon sens. Il y a des moments où vous avez été mal pris et quelqu'un vous a aidé, mais il y a d'autres moments où vous pourrez aider des personnes qui sont mal prises. Mais j'ai l'impression qu'on oublie vite. On s'enferme parfois dans certains discours et on ne réfléchit pas trop. Une des expressions qui depuis très longtemps est ancrée ici, c'est que les réfugiés, les migrants, ils volent nos emplois. C'est tellement imbriqué, surtout avec le climat politique dans lequel on vit en Amérique du Nord, mais je dirais qu'en Occident, il y a des politiciens -pas des polémistes qui écrivent sur des blogues- des politiciens élus au parlement qui veulent retirer des droits, des privilèges, des services parce que ça vole des services aux autres. Un exemple: il y a un politicien qui, sans aucun problème, ne veut pas que les enfants de réfugiés politiques aient accès aux garderies subventionnées, parce que ça va prendre la place ou voler la place des vrais citoyens, comme si les réfugiés politiques ne payaient pas de taxes, ne payaient pas d'impôts, ne contribuaient pas au système ou à l'économie. Et ça, ces politiciens-là le disent sans gêne. Lorsqu'on prend un pas de recul ici, on se demande: mais quel genre de société veut-on? Est-ce que si tu as un papier, tu as le droit à certains services, mais si tu n'as pas d'autres papiers, tu es un citoyen de second ordre? Il faut être capable d'avoir ces réflexions-là, de dire est-ce qu'on est capable d'avoir une certaine solidarité, d'être quelqu'un qui aide une personne, puis dans d'autres moments, l'autre personne nous aide. Jésus, le réfugié durant son enfance [Joan] Là, tu parles des enfants, des tout-petits, mais c'est vrai que c'est quelque chose avec quoi j'ai du mal. J'ai vraiment du mal lorsqu'on s'attaque à des tout-petits, à leurs droits. Et ça me ramène toujours à Jésus, à sa naissance. Qu'est-ce qui lui est arrivé? Jésus, à sa naissance, encore bébé, il a dû fuir l'Égypte pour éviter les foudres d'Hérode. Et je me dis, finalement, quand on accueille des familles, bien sûr, des fois on peut se dire que ce sont des adultes. Ils ne vont jamais se faire ici, quoi. C'est une culture religieuse très différente de notre culture religieuse. Je comprends, il y a des choses qui nous font un peu peur. Mais ils ont des enfants. Et ces enfants, finalement, ils vont devenir biculturels et ils vont apporter des choses incroyables au pays. Et ils sont un petit peu comme Jésus, qui n'a pas eu le choix et qui a dû fuir. Moi, je trouve que Jésus, toute sa vie, il a parfois un peu des réactions d'enfant de migrant. On sent qu'il ne sait pas toujours quelle est sa place. Rejeter la normalisation de l'inacceptable [Stéphane] Je comprendre la réaction de certaines personnes parce que nous vivons dans un monde qui a beaucoup d'instabilité, ça peut faire peur. En même temps, c'est toujours la question dans quel monde veut-on vivre et jusqu'où est-on prêt à parler ou se taire devant des choses qui sont peut-être moins acceptables. C'est la célèbre fenêtre d'Overton. On voit ça beaucoup d'un point de vue canadien chez nos voisins du Sud. Il y a 20 ans, il y a plein de choses qui étaient inacceptables. Puis là, tout d'un coup, il y a des politiciens qui disent des énormités. Et tranquillement, on commence à accepter ça comme la norme, au lieu de dire; « non! Ça ne va pas. Ce n'est pas juste une réflexion comme ça. Ce n'est pas juste une blague comme ça. Ce n'est pas juste une politique comme ça ou une option parmi tant d'autres. » Comment réagit-on par rapport à tout ça? Je sais que ça demande du courage, mais je regarde. Par exemple, il y a eu durant ce printemps beaucoup de raids aux États-Unis pour des personnes en situation irrégulière. Dans la rue, on a arrêté des enfants. On les a emmenés dans des camps de détention, des trucs vraiment horribles. Et on a vu des Églises, des paroisses dire : « on n'accepte pas ça. On ne donnera pas de noms. On va ouvrir nos bâtiments. On va avertir les gens. On va descendre dans la rue. S'il faut se faire arrêter, on va se faire arrêter. » Je pense qu'il y a moyen d'agir. On ne changera pas un système politique, mais il y a moyen d'agir pour protéger les gens, pour dire non, ça c'est notre appel, c'est le monde dans lequel on veut vivre, c'est le monde qu'on veut créer. Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés [Joan] Tu parlais justement d'oser se lever contre, d'oser parler. J'étais vraiment touchée dans mon cœur quand, il y a à peu près deux semaines, plusieurs personnes m'ont envoyé une émission sur la RTS concernant un livre qui est sorti récemment sur les centres de requérants d'asile. C'est une jeune chercheuse courageuse qui a fait une enquête pour voir comment est-ce qu'on vivait dans ces nouveaux centres d'asile, parce qu'il faut savoir que c'est assez récent. Il y a eu en fait une réforme en Suisse sur les recueillements d'asile en 2019. Et l'idée, c'était de créer une procédure d'asile révisée pour rendre les procédures à la fois plus efficaces, plus équitables. En fait, on a créé des nouveaux centres pour, en quelque sorte, parquer les gens et leur demander de ne pas trop bouger, de ne pas trop circuler, pour accélérer la prise en charge de leurs dossiers. Donc l'idée, c'est qu'il y a un conseil, une représentation juridique gratuite, tout ça sur place. Il y a six régions sur le territoire suisse, donc ce ne sont pas des cantons, ce sont des régions de requérants d'asile. Normalement, ils y restent pour une durée maximale de 140 jours. Après, c'est le canton qui doit prendre la suite si, au niveau fédéral, on n'a pas vraiment réussi à statuer sur ces personnes. Donc, ce livre est sorti et a montré qu'en fait, pour la Confédération, c'était trop compliqué à gérer parce que ce sont des régions d'asile qui ne sont pas directement toujours en lien avec des cantons. Ils ont alors sollicité des sociétés privées et, à partir de là, les droits des requérants et requérantes d'asile ont largement diminué. On leur impose des horaires de lever, de coucher. On leur impose un certain nombre de choses, même pour l'hygiène! Ils ont droit, je ne sais plus moi, à un savon et un truc et un machin, mais du coup tout est comptabilisé. Tu n'as pas le droit à un savon supplémentaire. Moi ça m'est arrivé quand j'ai travaillé en migration auprès de l'Église francophone de Zurich, on m'avait demandé des sacs à dos pour les enfants. J'ai trouvé des sacs à dos. Ils ne pouvaient pas rentrer dans le centre de requérant d'asile si on ne leur produisait pas une attestation de la paroisse comme quoi c'était nous qui leur avions donné un sac à dos. Ils n'ont pas le droit de faire rentrer des objets sans avoir ou la facture ou l'attestation de don, ce qui est complètement délirant comme affaire. Ça c'est parce que, en fait, on crée des nouveaux systèmes; ils ont l'air bien parce que ce sont des systèmes qui sont pensés pour accélérer les procédures et finalement garder celles et ceux qui, selon certaines perspectives, auraient vraiment besoin de rester là et puis renvoyer d'autres qui, selon certaines perspectives, pourraient aussi bien être heureux chez eux. Et nous, au lieu de prendre ça en charge de façon plus humaine, avec des travailleurs et travailleuses sociales, on finit par sous-traiter à des sociétés privées. En fait, ce sont des sociétés où on garde les gens et où on applique des protocoles. J'ai trouvé très beau, à la fois que cette jeune chercheuse sorte ce livre, et puis à la fois que plusieurs personnes m'envoient ce lien à moi qui suis aux menhirs en migration, en espérant comme ça créer une chaîne de solidarité autour de cette situation. Ça m'a donné de l'espoir. Je me suis dit, en fait, les gens sont quand même touchés par cette situation. Ne pas infantiliser les réfugiés [Stéphane] Les gens ont tendance à infantiliser les migrants, les réfugiés politiques. Je me souviens, il y avait eu une formation dans notre Église sur l'accueil des réfugiés. Des paroisses peuvent remplir les papiers, faire venir les gens. Tout ça était bien compris. Une des choses qui m'a frappé, c'est la personne qui dit, « Ce ne sont pas des enfants. Ce sont des êtres adultes. Ils sont capables de se débrouiller. Ils ont juste besoin des bonnes clés pour bien comprendre, pour aller au bon endroit. » Et parfois, on prend pour acquis que quelqu'un vient d'un autre pays et s'ils sont des réfugiés, s'ils sont des migrants, ça ne doit pas être des gens très, très débrouillards. Je me rappelle aussi, lorsqu'il y a eu des vagues de gens qui venaient d'Afghanistan, une personne a réalisé, « Mais parmi ces réfugiés-là, il y a des comptables, il y a des avocats, il y a des ouvriers spécialisés. » Oui! Ce ne sont pas des gens qui vivent au XIIe siècle. Ce sont des gens comme toi et moi qui ont le malheur de vivre dans un endroit qu'ils sont forcés de quitter. Ce n'est pas leur choix. Pour l'écrasante majorité, si tu leur donnes le choix, ils restent où ils sont. Mais ils ne peuvent pas, parce que leur vie, parce que leur sécurité, ce n'est pas tenable. Et ça aussi, il faut s'en souvenir, arrêter d'avoir cette position un peu toute puissante: on vous accueille ici, regardez-nous comment on est bon, comment on est supérieur à vous, on va vous inculquer les bonnes choses. Il faut un peu changer cette dynamique-là pour avoir une vraie rencontre, et puis voir l'être humain qui est devant soi. L'intégration des réfugiés [Joan] Comme tu le sais, je m'occupe d'un programme qui s'appelle Action Parrainage. Je m'en occupe pour le nord vaudois. C'est un programme qui est sur tout le canton de Vaud, qui a été créé par Antoinette Steiner, qui est d'ailleurs aumônière en centre de requérants d'asile. Donc je rencontre souvent des gens qui cherchent à entrer en lien avec des personnes qui vivent ici, qui souvent sont suisses, qui sont francophones. Et puis, heureusement, je trouve aussi parfois des personnes suisses qui veulent entrer en lien avec ces personnes allophones qui sont venues d'ailleurs. En fait, je ne peux que constater les efforts inouïs que font ces personnes venues d'ailleurs pour s'intégrer. Ça va si loin que dans l'une de mes conversations avec une dame qui venait de Turquie, je lui dis « alors, ça se passe bien pour vous ici, vous aimez Yverdon? » Nous, on a Yverdon-les-Bains, qui est une ville de taille moyenne, où il n'y a rien de remarquable, si ce n'est la chaleur humaine qui est formidable ici, puis un petit bout de bord du lac, mais voilà, on n'a pas un grand musée, un grand truc, un grand château. Ce n'est pas une ville remarquable. Elle vient d'Izmir, cette dame. Izmir, c'est une très belle ville, au bord de la mer. Moi j'y suis déjà allée. C'est superbe là-bas. Elle me dit « Oh oui, Yverdon, c'est beau comme Izmir ». J'essaye de rester très sérieuse, je dis : « Ah oui, oui, bien sûr ». Elle me dit : « C'est même mieux qu'Izmir. Avant je me promenais au bord de la mer, maintenant je me promène au bord du lac, c'est la même chose. » J'y ai pensé, tu vois? En fait, quand tu te mets dans la tête que ça va bien se passer, ça se passe bien. C'est vrai, quand tu viens d'Izmir et que tu arrives à Yverdon, tu décides que Yverdon et Izmir, c'est aussi beau, aussi bien et que les balades sont aussi géniales. Et je me dis bravo. Bravo, parce que ça c'est quelqu'un qui, dans un ou deux ans, est complètement intégré, parle le français nickel, a refait une formation, voilà. Ses enfants vont avancer et dans deux générations ce sera une affaire qui sera emballée, c'est pesé. Notre responsabilité dans le sort des réfugiés [Stéphane] Une autre chose que je trouve qu'on oublie trop souvent, c'est notre responsabilité face à ces situations. Par exemple, on parle de réfugiés climatiques, mais ce sont les pays occidentaux qui contribuent au dérèglement climatique. C'est nous qui abusons de la création et ce sont certains pays qui payent la note. On parle de guerre. C'est souvent nous, les pays occidentaux, qui fabriquent et qui vendent les armes. On veut les bienfaits de notre civilisation. On veut notre confort. On veut notre richesse. On ne veut pas trop savoir les conséquences de nos choix, les conséquences de nos modes de vie. Et lorsque ça nous revient dans la figure, ça nous bouscule, ça nous dérange. Je peux comprendre que des migrants, des réfugiés politiques, des réfugiés climatiques disent, « vous avez cassé le pot, mais aidez-nous là. On ne demande pas une expiation des péchés, mais prenez la responsabilité de vos actions ou de vos inactions. » L'hospitalité dans nos Églises [Joan] En Église aussi, on peut agir. Et une fois que j'ai dit ça, je sais qu'il n'y a rien de simple. Je sais que ça nous demande beaucoup intérieurement. Je le sais parce que j'étais ministre pendant trois ans, ce n'est pas beaucoup, mais ça m'a déjà appris beaucoup de choses dans une église multiculturelle. En fait, en Église, il existe quelque chose qui est un petit peu le niveau juste après le niveau zéro, qui s'appelle l'hospitalité des clés. C'est quand on a une communauté qui vient, une communauté croyante, souvent de la même dénomination, mais des fois ça peut être une autre dénomination. « On aurait besoin de votre église tel jour, telle heure. On peut vous donner un petit quelque chose pour les frais aussi, ou bien en échange on peut faire le ménage. » Voilà, on trouve un deal et on fait un win-win, et souvent ça permet de payer certaines factures qui sont difficiles à payer, d'un côté, et de l'autre côté ça permet à toute une communauté linguistique, culturelle, de se retrouver dans un lieu qui est quand même à peu près chauffé, où il y a des toilettes, qui est safe, quoi. Ça, c'est l'hospitalité des clés. Et par certains aspects, c'est déjà quelque chose d'énorme. Moi, c'est vrai que j'ai parlé avec des communautés africaines qui m'ont dit qu'ils ne trouvait pas si évident, eux depuis l'Afrique, que des Blancs acceptent de prêter les clés de leur église à des gens qu'ils ne connaissent pas. Nous, des fois, on a du mal à se prêter des choses entre ethnies, et donc on peut comprendre que ce soit difficile pour des blancs de comprendre des noirs. Alors ça, c'est un point de vue situé que j'entends, et ça me permet de mettre les choses en perspective. Mais c'est quand même juste après le niveau zéro, tu vois. C'est-à-dire qu'en fait, une communauté, elle est censée être ni ethnique, ni culturelle. Bien sûr, elle l'est dans un sens, mais elle ne doit pas rester ça. En fait, le message de Jésus, il est multiculturel. Ça, c'est vrai. Il est aussi a-culturel, et ça, c'est difficile. Ça voudrait dire qu'il n'a pas vraiment une culture en soi, et il est aussi anti-culturel. C'est encore plus compliqué à gérer, parce que qu'est-ce qu'on fait avec ça? Mais alors le dernier niveau, enfin le niveau le plus haut, c'est l'interculturalité. La différence entre la multiculturalité et l'interculturalité, c'est que ce ne sont pas des communautés côte à côte qui se tolèrent, c'est la même communauté qui est brassée avec plein de cultures à l'intérieur. Je trouve que c'est un objectif et il va être très difficile à atteindre, notamment parce que chacun a des goûts, des préférences. Mais en tant que ministre, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur et pourquoi je travaillerai, je crois, jusqu'à la fin de mon ministère, de mes ministères, c'est travailler à l'intérieur de l'Église, à la multiculturalité. Et je sais que c'est difficile et je sais que ce n'est pas à la portée de tout le monde et je sais que ça demande. Pendant longtemps, j'ai travaillé à l'inclusivité. Puis ensuite, à un moment donné, je me suis rendu compte que j'étais en train de me restreindre toute seule et que ce n'était pas ça ma vocation. Ma vocation, c'est la multiculturalité. Je sais que ça va un petit pas après l'autre, mais j'ai l'impression tout de même, je crois, que c'est ce à quoi Jésus nous appelle. Et j'aimerais répondre d'un point de vue situé et engagé, de ma part, à l'accueil des réfugiés: est-ce une obligation? Pour moi, oui, une obligation biblique, évangélique, christique, forte. Et donc j'en fais mon affaire, mais je ne pars pas du principe que tout le monde doit le faire. En tout cas, je réponds à cette question, cette fois-ci, de façon engagée, je dis oui. Conclusion [Stéphane] Merci beaucoup, Joan, pour cette exploration d'un sujet quand même assez chaud, quand même assez difficile. Merci à toutes les personnes qui continuent à nous écouter et qui ont des suggestions, qui ont des questions, continuez à nous écrire : questiondecroire@gmail.com On a un groupe WhatsApp pour continuer les discussions, explorer d'autres sujets, peut-être avoir des idées pour de nouveaux épisodes. Tous les liens sont dans la description. Merci à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, et à Réforme qui relaie nos podcasts. Prends bien soin de toi, Joanne, et à bientôt. Merci Stéphane, toi aussi. Liens: Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Kevin Bückert, unsplash.com. 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Quelle est la signification du Samedi saint? Le Nouveau Testament nous offre beaucoup d'explications sur le déroulement des événements du Jeudi saint et du Vendredi saint. Cependant, un grand silence entoure le Samedi saint. Que faut-il en comprendre? Dans cet épisode, Joan et Stéphane réfléchissent sur les traditions du Samedi saint et explorent la signification de Jésus qui est descendu aux enfers. Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250 Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission. * Photo de Josh Applegate, unsplash.com . Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF Mots clés: Samedi saint, foi, spiritualité, résurrection, traditions chrétiennes, chaos, espoir, méditation, Pâques Résumé: Dans cet épisode, Stéphane Vermette et Joan explorent la signification du Samedi saint, mêlant réflexions théologiques, souvenirs personnels et traditions. Une conversation profonde sur le silence, le chaos et l'espoir liés à cette journée centrale de la Semaine Sainte. Transcription: Stéphane : Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, quelle est la signification du Samedi saint? Joan : Bonjour, Stéphane, bonjour à celles et ceux qui nous écoutent. Stéphane : Bonjour Joan! Jeûner pour le Samedi saint Joan : J'aime bien quand on parle de ces sujets-là; en plus les gens viennent m'en parler après et tout. Ça permet des échanges, des discussions; très cool qu'on ose un peu s'attaquer en quelque sorte à la semaine de la Passion, la Semaine sainte. Quand j'étais un peu dans ce processus de reconversion, de retour à la foi, à des pratiques, j'avais un petit peu envie de me saisir de cette semaine pascale, de comprendre un peu ce que j'étais censée faire en tant que jeune croyante dans la vingtaine. J'en ai parlé avec un pasteur. Il s'appelle Geoffroy Goetz. J'avais dit à Geoffroy : mais qu'est-ce qu'on est censé faire en fait? Et il m'a dit : Ce qui est très bien, ce qui est formidable, c'est de jeûner. C'est bien de jeûner, c'est souvent bien de jeûner le samedi. En plus il le faisait d'une façon assez éthique, il le faisait en lien avec des mouvements qui s'appelaient Comprendre et s'engager en Alsace, des mouvements de l'Église luthérienne, pour réfléchir à la montée de l'antisémitisme, de la xénophobie, des mouvements racistes et politiques en Alsace. Et donc ils avaient un système où ils jeûnaient, ils priaient, puis après ils se racontaient un peu leurs jeûnes et leurs prières et tout ça dans ce contexte de justice sociale, de réflexion sur la montée d'un vote raciste, antisémite, xénophobe. Alors, super! Mais comme je n'avais aucune méthode et que moi j'ai fait ce jeûne sans être entourée, tu vois, juste parce qu'un pasteur m'a dit comme ça, à la sortie du culte, que c'était bien de jeûner, je me suis collé une migraine, mon ami. Oh, j'ai eu mal à la tête, je n'en pouvais plus! Et j'ai un souvenir vraiment horrible de cette journée qui me semblait sans fin, je m'ennuyais comme un rat mort. Je ne mangeais pas, je buvais un peu et je me disais, mais en quoi ça peut bien aider ma vie de foi de faire un truc pareil? Alors qu'entre temps, j'ai fait des journées jeûnes et tout. Je les ai bien préparées. J'ai fait les choses tout à fait différemment. Mais ça, c'était vraiment marrant parce que quand tu débutes, tu veux faire des trucs et si tu n'es pas accompagné, tu peux potentiellement te faire mal ou mal le faire. Visionner Jésus de Nazareth le Samedi saint Stéphane : Tu parles de ta jeunesse. Moi, le souvenir de ma jeunesse, de mon enfance plus précisément, pour le Samedi saint, c'était la journée où les postes de télévision faisaient jouer les méga productions de l'époque, Ben-Hur et Jésus Nazareth, le film de Franco Zeffirelli, la version de 6 heures. Et, pour une espèce de raison, presque toutes les années, j'écoutais ce film. Mais j'étais scotché à la télé pendant 6 heures non-stop. Je connaissais le film. Je le connaissais par cœur et je connaissais l'histoire, bien sûr. Je savais comment c'était pour finir. Mais j'avais cette fascination. C'était comme une espèce de marathon que je m'imposais. Et après on se demande pourquoi je suis devenu pasteur. Ces péplums, ces films de Jésus, le Samedi saint, oui, ça c'est ma jeunesse. La chronologie de la semaine sainte Joan : C'est vrai qu'on dit que le samedi, c'est le jour du grand silence. C'est un jour un peu de vide. D'ailleurs, c'est pratique un jour comme ça dans l'Église, tu es d'accord ? Stéphane : Oui! En tant que pasteur j'ai toujours trouvé que c'était une bonne chose qu'il reste au tombeau le samedi parce qu'avec les offices du Jeudi saint, du Vendredi saint et souvent deux ou trois cultes différents le matin de Pâques, d'avoir un break le samedi c'est toujours bon pour vos pasteurs. Pensez à vos pasteurs le Samedi saint, donnez-leur un peu d'espace et beaucoup d'amour. Joan : On se donne de l'amour quoi qu'il en soit. Mais c'est vrai qu'on se dit: Jésus est un petit peu fatigué, un petit peu épuisé par sa vie. C'est bien qu'il prenne un petit peu de temps pour lui. Et tous les jours en fait je m'interroge sur le sens de ce grand silence. D'ailleurs, en fait, il y a une vraie interrogation biblique. À partir de quand est-ce la fin des enfers et le début de la résurrection? Parce que finalement le samedi, qu'est-ce qu'il faisait Jésus? Il descend aux enfers. Mais à un moment donné il commence aussi sa résurrection. C'est à quelle heure exactement? C'est comment? Il n'y a personne qui a pu m'expliquer vraiment le truc très clairement. Alors, j'ai regardé un petit peu le timing du Triduum pascal. Vous avez vu, il des mots comme ça techniques. Triduum pascal : trois jours. Ça commence le jeudi, vendredi, samedi, déjà ça fait plus que trois, mais c'est l'idée de trois fois 24 heures en gros. Puis ce timing… Si on fait un petit quiz… Toi tu t'en sors comment avec ce timing ? Tu arrives à te souvenir à peu près de ce qu'il faisait, quand, comment? Parce que tous les ans j'aime bien un peu checker. Et quand je checke à chaque fois, je redécouvre un ou l'autre élément. Oui, là, cette heure-ci, il est au Sanhédrin. Pas facile, franchement, d'être au Sanhédrin. Ça n'avait pas l'air très évident de répondre à tout ça. Du coup, j'aime bien aller regarder. Si on part le jeudi, fin de journée, on dirait qu'il prépare le repas pascal à peu près. Ce n'est peut-être pas lui qui le prépare, Jésus, mais on imagine. Il se passe des trucs, des odeurs, des gens. Après, on va dire que la soirée débute vers 18h. Combien de temps il reste à table d'après toi? Une heure? Deux heures? Trois heures? En tout cas, c'est le dernier repas avec les disciples. Bon, après il y a un discours d'adieu. Ensuite, ils s'en vont faire une balade au mont des Oliviers. Là, on calcule un peu les distances. Il en a qui disent qu'il est maximum 23h. Je ne sais pas comment ils savent ça, mais ils le savent. Puis après il y a la prière à Gethsémani. On dit que c'est autour de minuit. Bon, là il est arrêté. Mais après il a une audition très tôt le lendemain matin. Il y en a qui disent une heure du matin, l'arrestation. Il faut dormir un petit peu quand même. Là, ce sont les autorités juives, le Sanhédrin. Après, le texte dit qu'à l'aube il est transféré vers le gouverneur romain. Ils ne dorment pas, tous ces gens-là, c'est un truc de fou. En plus il n'y avait pas d'électricité, rien. Je ne pas comment ils se sont débrouillés pour se promener. Mais là on imagine qu'il est un peu fatigué Jésus, ce n'est pas possible. Mais il n'a pas dormi cette nuit-là, tu vois. Après il est transféré et après re-procès devant Ponce Pilate, il est condamné. Et après c'est dur, il doit porter sa croix. C'est là, c'est à ce moment qu'il porte la croix, on est d'accord. Là souvent on nous dit que ça met une heure, mais ce n'est pas vrai, tu es crevé. Tu t'es fait engueuler par tout le monde, tu ne mets pas une heure à porter la croix, c'est un peu plus. Il va au Golgotha. Là bon crucifixion, obscurité vers midi. On dit qu'il meurt à la neuvième heure, c'est un peu triste, vers trois heures. On le descend de la croix et il est mis au tombeau. Et puis là arrive le samedi. Et là on n'a pas trop d'infos en fait. Le problème c'est qu'avant on a un petit timing, à peu près, mais là on n'a rien du tout. On sait juste qu'il descend aux enfers. Et moi j'aimerais savoir sérieusement comment commence sa résurrection. La part de mystère autour du Samedi saint Stéphane : Moi, personnellement, cette partie qui est absente des Évangiles qu'on a dans nos Nouveaux Testaments, parce qu'il y a d'autres textes apocryphes qui offrent toutes sortes d'interprétations… Joan : C'est l'occasion de dire à nos auditeurs et auditrices si vous ne savez pas ce que c'est les apocryphes, vous nous écrivez. On fait un épisode là-dessus. Stéphane : Ben oui, tout à fait! Cette absence entre la mise au tombeau et ce que je pourrais appeler le premier matin de Pâques, moi, j'aime ça. Je sais que c'est frustrant pour plusieurs, mais moi, ce que j'aime, c'est que ça laisse de la place au mystère. Toutes les tentatives que j'ai entendues, que j'ai lues sur ce qui se passe vraiment, les explications, la quantité d'énergie que ça prend pour revenir à la vie, et tout ça, moi ça me laisse quand même assez de glace parce qu'on parle de quelque chose de plus grand que nous. Si on accepte l'idée d'un retour à la vie, pas d'une ressuscitation, mais d'une sorte de transformation, la résurrection, c'est quelque chose pour moi qui appartient à Dieu. Et si ça appartient à Dieu, moi je suis capable de vivre avec une idée qui est au-delà de la compréhension humaine, au-delà de notre cerveau. C'est peut-être ça qui est difficile a notre époque, dans notre civilisation où tout doit être expliqué, presque minuté, un peu comme tu l'as dis. On veut savoir quand, on parle à qui, on veut un agenda, on veut des choses précises. Mais d'avoir ce moment peu difficile à comprendre, je pense que ça nous ramène dans la foi; ça nous amène à quelque chose de plus spirituel. Qu'est-ce que descendre aux enfers? Joan : C'est tout à fait ça parce que quand on lit en 1 Pierre 3, 19 : descendre aux enfers. Ok. Jésus descend aux enfers. Moi ça me renvoie un peu à nos petits enfers. C'est une occasion de réfléchir à ce que sont nos petits enfers. Moi je vois très bien. Ces dernières années, j'ai changé plusieurs fois de poste. J'ai changé de pays. Il y a eu des tensions un peu à droite à gauche. Je vois très bien c'est quoi les petits enfers. Finalement, c'est l'occasion de réfléchir aussi à ce que les humains et les humaines se font subir ou font subir aux autres. C'est aussi l'occasion de réfléchir à qu'est-ce que ma vie a comme impact, positif, négatif. C'est quoi l'enfer? Comment on y entre d'abord et comment est-ce qu'on en sort? L'enfer des malentendus, l'enfer des addictions, l'enfer des mauvaises habitudes, l'enfer des pensées négatives sur nous-mêmes, de l'auto-accusation aussi. C'est quoi tout ça? C'est quoi l'enfer aussi dans la vie de Jésus parce que finalement, sur son chemin de croix, il se fait renier par Pierre, par exemple. Il se fait dénoncer un petit peu avant par Judas. C'était quoi l'enfer sur terre? Cette expression d'ailleurs, veut dire quoi enfer sur terre? Ça veut dire quoi l'enfer est pavé de bonnes intentions? On peut réfléchir à ces expressions en lien avec l'enfer. En français, on dit aussi c'est d'enfer pour dire c'est génial. Pourquoi on dit ça? Qu'est-ce que ça veut dire? Ouais, dans un sens c'est vrai, on ne sait pas exactement ce qui s'est passé. Qu'est-ce qu'ils font ces disciples pendant ce temps aussi? Ceux qui sont pris de culpabilité, qu'est-ce qu'ils font? Ceux qui sont pris d'espérance peut-être aussi. Puis, la mère de Jésus, elle fait quoi Marie? Il est passé où son fils? Il est mort? Il est là? J'aime méditer à tous ces aspects-là en fait. Jésus descend aux enfers le Samedi saint pour délivrer toutes les âmes Stéphane : Ayant grandi Catholique romain, durant la messe, on disait le Symbole des Apôtres, sans trop y penser : il a souffert sur Ponce Pilate, il a été crucifié, est mort, il a été enseveli et est descendu aux enfers. Moi, on ne m'avait pas enseigné pourquoi il y va. Je me demandais, c'est le fils de Dieu, pourquoi il faut qu'il se ramasse aux enfers? Et ce n'est que beaucoup plus tard, lorsque j'ai lu un texte de mon théologien préféré, John Dominic Crossan, il retourne aux enfers pour libérer les âmes qui ont été enfermées là depuis le début. Il y a cette notion qu'on a perdue en Occident et qui semble être demeurée dans les traditions orientales, que la résurrection n'est pas un concept individuel. Ce n'est pas seulement Jésus qui est ressuscité. Mais à travers cette mort, cette descente aux enfers, Jésus ouvre la porte de l'enfer et c'est tous les gens qui reviennent dans un état de libération, dans un état de sanctification. Je trouve intéressant que, à travers cette préparation vers la résurrection, il y ait cette partie où on se souvient de ceux et celles qui nous ont précédés, de ceux et celles qui ont eu une bonne vie, de ceux et celles qui ont peut-être eu une moins bonne vie et quelque part, Jésus ouvre la porte pour tout le monde. Tous et toutes sont invités à sortir de cet enfer-là pour rejoindre Dieu. Dans un contexte où on se prépare à Pâques, moi je trouve ça assez intéressant de penser à ça, à ce pas juste pour Jésus, pas juste pour les bonnes personnes. C'est un peu pour tout le monde. Ce n'est pas à nous d'ouvrir ou fermer la porte. Théologiquement, on comprend que c'est Jésus qui ouvre cette porte. Ce n'est pas à moi de décider qui peut passer par cette porte ou pas. Ça me fait réfléchir beaucoup. Les traditions du Samedi saint Joan : Pour cet épisode, je me suis un peu renseignée sur les traditions chrétiennes du Samedi saint. Toi, tu viens d'un arrière-plan Catholique. Il a quand même deux ou trois trucs intéressants le samedi. D'abord, c'est une messe sans Eucharistie. On essaye de réduire fortement le volume des messes. On essaye de faire peut-être juste des célébrations de la Parole, des recueillements, des adorations de l'Eucharistie. On enlève aussi les ornements liturgiques, les antépendiums, pour que les choses soient assez dépouillées. Je trouve ça beau, c'est très, très beau. Et puis il y a ces vigiles pascales quand même dans le catholicisme. Je dois dire chapeau quoi, c'est génial ce qui se fait, en tout cas en France par exemple et en Suisse. L'évêque vient aussi baptiser les catéchumènes au cours de la nuit, souvent des grands, des jeunes ou bien des recommençants ou des nouveaux convertis. J'aime bien ces offres-là. Ça commence à me faire un peu envie. J'ai envie de vivre un peu des choses comme ça. L'année dernière, j'ai eu connaissance d'une vigile pascale un peu organisée par des jeunes, comme on dit ici, qui avaient fait une randonnée nocturne, qui avaient dormi ensuite dans l'Église et qui étaient là très tôt au moment de l'office du dimanche matin où généralement il n'y a pas vraiment de jeunes. D'ailleurs, à ce sujet, j'aimerais raconter une anecdote sur ma fille, notre fille Marysol que tu connais. Marysol, quand elle était au catéchisme, j'ai réussi à la baratiner, des fois on arrive à baratiner nos ados, je lui dis, tu dois absolument être là au cimetière à 7h30 pour chanter les chants de la résurrection. On n'était pratiquement que des vieux. À ce moment-là, je n'étais pas si vieille, mais enfin bon, j'étais déjà vieille pour elle. Et je me rappelle qu'il pleuvait. Il pleuvait. Alors, elle a sorti un parapluie, s'est mise dans un coin du cimetière et je me rappelle toujours sa tête baissée comme ça avec son parapluie, pas du tout réveillée, a subir un rituel que sa mère lui avait dit de subir. J'aimerais bien avoir son avis là-dessus, peut-être que ce soit un avis positif, mais ça m'a fait rigoler d'y penser pour cet épisode. Et je me dis, que faire pour rendre ce temps lumineux? Et chanter au cimetière tôt le matin, j'aime bien. Mais ce que j'aime surtout, c'est de prendre un gros petit déjeuner, tu vois. On se rassemble, catholiques, protestants, évangéliques, on prend le petit déj. Alors, je me dis quel sens peut-on mettre en fait dans ce samedi, cette vigile du côté protestant. On n'en met pas souvent. Du côté orthodoxe, je crois qu'il se passe pas mal de choses aussi, mais bon ce n'est jamais aux mêmes dates que nous. Toi, mets-tu un peu de sens d'Église, rituel, liturgique sur ce samedi? As-tu des souvenirs de quand tu étais petit? Le Samedi saint est la continuation du jeudi et du vendredi Stéphane : Peu quand j'étais plus petit, mais lorsque j'étais en paroisse, j'essayais de construire un arc narratif, si je peux utiliser ce genre d'expression. Je trouve qu'on a tendance à découper les offices. Jeudi saint… vendredi… dimanche… peut-être de quoi samedi… Quand j'étais en paroisse, mon office du Jeudi saint ne se terminait pas. Il n'y avait pas la bénédiction, il n'y avait pas l'envoi. On m'a demandé, mais pourquoi? Parce que ce n'est pas la fin de l'histoire. L'histoire continue vendredi et vendredi ce n'est pas la fin de l'histoire. L'histoire se continue. Et cela a un sens lorsqu'on regarde le tout. Donc le samedi en tant que tel, peut-être qu'il a moins de sens. Mais lorsqu'on regarde un peu comme tu l'as fait et comme plusieurs le font, c'est la continuation du jeudi, du vendredi, et là, on est dans le samedi pour déboucher sur un dimanche. Là, on travaille sur quelque chose de plus large. Je peux comprendre que ce n'est pas tout monde qui a l'énergie. Ce n'est pas toutes les paroisses qui ont les ressources pour faire tous ces offices. Mais je pense qu'on a besoin de relier ces histoires. Il y a un lien entre le jeudi saint et le vendredi. On coupe trop souvent. Je me souviens d'un office du vendredi saint, on terminait l'office avec la mise au tombeau et j'offrais une réflexion finale sur le chaos, parce que le temps au tombeau c'était un peu le chaos. Tout allait bien dans la vie de Jésus. Bon, ce n'était pas facile, mais quand même, ça suivait son cours. Il avait des disciples. En quelques heures, il se fait arrêter. Le procès. Il se fait exécuter. Les disciples ne devaient avoir aucune idée de ce qui venait de se passer. Tout semblait s'écrouler. Je pense que c'est quelque chose de très parlant parce que je suis convaincu que tous ceux et celles qui nous écoute ont des moments comme ça dans leurs vies. Ça va et il y a comme une succession d'événements, il y a des ruptures, il y a des chamboulements. On a l'impression que tout s'écroule. Tout ce qu'on avait construit, tous nos rêves, tout s'écroule. Il y a peut-être quelque chose de l'autre côté, mais on n'est pas sûrs. On n'est pas certains. Un peu comme la pandémie. Au début, on était complètement dépourvus. Ce virus, on n'avait aucune idée. On avait peur. Tout le monde était confiné. Il y avait des gens qui mourraient. On se disait, mais avec toutes nos connaissances, notre technologie, toute notre science, on est impuissants. Qu'est-ce qu'on fait avec tout ça? Moi, c'est ça que je retiens beaucoup du Samedi saint, ce chaos-là. Est-ce que le chaos va se réorganiser? Est-ce que nos vies vont se réorganiser? Est-ce que notre foi va se réorganiser? Une année j'avais lancé: et si cette année, la résurrection n'avait pas lieu? Oui, elle a eu lieu, mais c'est parce que l'on connaît la fin de l'histoire. Mais j'essaye de me mettre dans les souliers de ces pauvres disciples-là, de dire, qu'est-ce qui va se passer? Cette peur, cet espoir, qu'est-ce qu'on fait avec tout ça? Je crois qu'il y a quelque chose qui peut nous parler dans nos vies. Conclusion Joan : Oui, c'est ça en fait. C'est ce samedi qui prend sa place, comme tu dis, dans un arc narratif, dans un ensemble plus complet. Nos vies qui ressemblent beaucoup à tout plein d'aspects parce que c'est ça, c'est un humain, Jésus, avec des réussites, des déceptions, des alliances fortes, et des trahisons. Et puis peut-être des fois aussi ce grand ce grand moment, ce grand besoin de silence, de descendre un peu au fond de nous-mêmes pour ensuite se retrouver et puis laisser exploser un peu de joie. Et finalement, moi j'aimerais bien savoir quelles sont les pratiques de nos auditrices, auditeurs sur le Samedi saint. Qu'est-ce que vous faites? Comment vous le faites? Est-ce que vous voulez venir nous en parler une fois? Est-ce que vous voulez venir rejoindre le groupe WhatsApp pour en parler? On a un groupe WhatsApp où on cause un petit peu de ces choses-là. Stéphane : Merci, Joan, pour cette conversation. Merci aux gens qui sont à l'écoute. Oui, le groupe WhatsApp est dans la description en bas de l'épisode. Si vous n'êtes pas sûr, envoyez-nous un courriel, on peut vous intégrer. J'espère que la semaine pascale se déroule bien et continuera à bien se dérouler pour vous. Un remerciement rapide à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire qui relaie nos podcasts. La même chose pour Réforme qui aussi relaie nos podcasts. Écrivez-nous. questiondecroire@gmail.com Joyeuses Pâques, Joan. Joan : Joyeuses Pâques, Stéphane, et à très vite ! Stéphane : Au revoir. 00:00 - La signification du Samedi saint 00:48 - Jeûner pour le Samedi saint 02:57 - Visionner Jésus de Nazareth le Samedi saint 04:06 - La chronologie de la semaine sainte 08:09 - La part de mystère autour du Samedi saint 10:22 - Qu'est-ce que descendre aux enfers 12:23 - Jésus descend aux enfers le Samedi saint pour délivrer les âmes 14:59 - Les traditions du Samedi saint 17:51 - Le Samedi saint est la continuation du jeudi et du vendredi 21:40 - Conclusion
What does it take to send every feature at Red Bull Hardline — at 18 years old? Asa Vermette is the future of downhill racing, and he's doing it his way. From massive freeride hits to the World Cup podium, Asa joins Rob and Eliot to break down the wildest week in mountain biking. He chats about being part of Frameworks, and riding under Neko Mulally, being followed by cameras, and why he thrives as the underdog. Asa shares what drives him to go full send, every run, and ALWAYS have a winning mindset.
As coal production is being rebuilt in Saskatchewan, a Saskatoon group is in opposition to this government move. Organizations across the province are asking through a joint statement that the Government of Saskatchewan invest, instead, in a renewable energy transition. Jory Vermette with the Saskatoon Climate Hub, joins Evan to discuss this statement.
Today's guest is Lauren Vermette, founder and CEO of Franchisee Insight.Lauren has dedicated her career to bridging the gap between franchisees and franchisors, offering a unique perspective on the franchise industry.She truly understands the challenges and rewards that come with franchise ownership, having successfully built and sold multiple units in her own portfolio.Now, Lauren's mission is to guide aspiring entrepreneurs through the journey of self-discovery—helping them take that first step toward business ownership and, ultimately, toward wealth and independence.And just like a health insurance broker, Lauren's services are completely free to you as the franchisee; she's compensated by the franchisor for connecting the right people with the right opportunities.Subscribe on Apple Podcast , Spotify or YouTube.Let's connect!Subscribe to my newsletter: Time To Live: Thriving in Business and BeyondWebsite: https://www.annemcginty.com/LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/annemcgintyInstagram: https://www.instagram.com/annemcgintyhost
In this episode, host Beth Cougler Blom talks with Guillaume Vermette about his work as a therapeutic clown, using theatre, emotion, and deep listening to build human connection in long-term care homes. While the conversation doesn't focus directly on facilitation, the skills Guillaume shares are highly relevant to facilitation practice. Beth and Guillaume also talk about: Listening beyond words to honour people's emotional realities The power of non-verbal communication and presence Working in pairs to create more opportunities for connection The five core qualities of clowning and how they relate to being human How authenticity and lightheartedness can impact well-being Engage with Guillaume Vermette Website: https://www.GuillaumeVermette.com Patreon: https://www.patreon.com/guillaumevermette Instagram: https://www.instagram.com/guillaumevermette/ Facebook: https://www.facebook.com/clownhumanitaire Connect with the Facilitating on Purpose podcast: Follow Facilitating on Purpose on Instagram, LinkedIn, or YouTube Show notes and transcripts available at facilitatingonpurpose.com Connect with Host Beth Cougler Blom: Give feedback or suggest upcoming show topics or guests at hello@bcblearning.com Visit bcblearning.com to explore Beth's company's services in facilitation and learning design Purchase a copy of Beth's book, Design to Engage Follow Beth on Instagram or LinkedIn Podcast production services by Mary Chan of Organized Sound Productions
Today, we've got a special one for you. Asa Vermette is the most exciting young talent in downhill racing right now, and in this episode, we sit down with him and Neko Mulally to unpack it all. From Red Bull deals and World Championships to injuries, rivalries, and the rise of US downhill, we've got it all. Asa opens up about what it takes to compete at the top, what it means to be part of the Frameworks program, and how he plans to step it up again in 2025. Neko sheds some light on what it's like to have the most exciting rider in the sport on your team and talks wind tunnels, SpeedSuits and Red Bull Hardline. So it's time to sit back, hit play and listen to this episode with Asa Vermette and Neko Mulally. You can watch this episode on YouTube here. You can follow Asa on Instagram @asavermette, the team @frameworksracing_5dev and watch the team's YouTube channel here. Podcast Stuff Supporting Partners Loam Pass Picture this, over 50 epic mountain bike destinations across North and South America. Two free days at each. A third day at half price. No blackout dates. Just you, your bike, and an endless world of trails. Sounds pretty sweet, right? That's the magic of Loam Pass. For just $250, you get access to over 100 days of riding at the best bike parks, shuttles, and trail systems out there. Whether you're chasing big bike park laps or seeking out hidden gems, Loam Pass has you covered. Don't hang around, that early bird price of $250 only lasts until the 1st May 2025, so if you want more riding for less, then grab your Loam Pass now from loampass.com. Listener Offers Downtime listeners can now get 10% off of Stashed Space Rails. Stashed is the ultimate way to sort your bike storage. Their clever design means you can get way more bikes into the same space and easily access whichever one you want to ride that day. If you have 2 or more bikes in your garage, they are definitely worth checking out. Just head to stashedproducts.co.uk/downtime and use the code DOWNTIME at the checkout for 10% off your entire order. And Just so you know, we get 10% of the sale too, so it's a win win. Patreon I would love it if you were able to support the podcast via a regular Patreon donation. Donations start from as little as £3 per month. That's less than £1 per episode and less than the price of a take away coffee. Every little counts and these donations will really help me keep the podcast going and hopefully take it to the next level. To help out, head here. Merch If you want to support the podcast and represent, then my webstore is the place to head. All products are 100% organic, shipped without plastics, and made with a supply chain that's using renewable energy. We now also have local manufacture for most products in the US as well as the UK. So check it out now over at downtimepodcast.com/shop. Newsletter If you want a bit more Downtime in your life, then you can join my newsletter where I'll provide you with a bit of behind the scenes info on the podcast, interesting bits and pieces from around the mountain bike world, some mini-reviews of products that I've been using and like, partner offers and more. You can do that over at downtimepodcast.com/newsletter. Follow Us Give us a follow on Instagram @downtimepodcast or Facebook @downtimepodcast to keep up to date and chat in the comments. For everything video, including riding videos, bike checks and more, subscribe over at youtube.com/downtimemountainbikepodcast. Are you enjoying the podcast? If so, then don't forget to follow it. Episodes will get delivered to your device as soon as it's available and it's totally free. You'll find all the links you need at downtimepodcast.com/follow. You can find us on Apple Podcast, Spotify, Google and most of the podcast apps out there. Our back catalogue of amazing episodes is available at downtimepodcast.com/episodes Photo - Graeme Murray
In this episode, Blair Vermette, founder of Rabbit Hole, shares his remarkable journey from traditional television production to the forefront of AI-powered creativity. Initially sceptical - frustrated, even - by AI's impact on creative industries, Blair found himself at a crossroads. Instead of resisting, he leaned in, exploring AI's potential and ultimately redefining what was possible in storytelling.Blair walks us through the creation of his viral Adidas spec ad, Floral, the project that propelled him into the AI spotlight and reshaped his career. He discusses the challenges of scaling Rabbit Hole, the unpredictability of AI-generated content, and how his background in editing and directing gave him a unique edge in the space.A natural storyteller, Blair introduces his philosophy of “breaking the spine”-thinking conventional story structures to craft unexpected, engaging narratives. He also shares insights on curation vs. creation, the role of human instinct in working with AI, and the future of creativity in an era where technology is rapidly changing the game.Key Takeaways:Curation is as Vital as Creation – AI doesn't replace creativity; it enhances it. Blair emphasizes that knowing how to curate and refine AI-generated content is just as important as generating it.Spec Ads Can Open Doors – Blair's Adidas Floral campaign proved that self-initiated projects can be career-defining, attracting industry attention and unlocking new opportunities.Instinct and Storytelling Still Matter – While AI can generate stunning visuals, human intuition, taste, and storytelling structure remain irreplaceable in making content truly compelling.Adapting to AI is Crucial for Creatives – AI is reshaping creative industries, and those who embrace experimentation and evolve their skill sets will be best positioned for success.Breaking the Spine Unlocks Originality – Blair challenges traditional storytelling structures by disrupting linear narratives, starting in unexpected places, and reshaping story arcs to keep audiences engaged.Adidas Spec Ad: BlairVermette/AdidasAdBlair's Instagram: Blair Vermette (@_blairvermette) • Rabbithole: RABBITHOLE | creative studioLinkedIn: (10) Blair Vermette | LinkedIn00:00 Introduction to Blair and Rabbit Hole00:25 Blair's Journey into Generative AI01:53 The Impact of Generative AI on Creativity04:35 Creating 'My Name is Gary'07:51 The Cost and Constraints of Traditional Animation14:38 The Making of the Adidas Spec Ad19:02 The Viral Success and Its Aftermath24:08 Scaling Up to Meet Demand27:20 The Dilemma of Building a Team 28:55 The Importance of Instinct and Originality29:48 Professionalism in Creative Work30:16 Leveraging AI in Storytelling34:50 The Value of Obsession and Specificity36:02 Entrepreneurial Ideas for Creative Growth44:02 Breaking the Story Spine48:18 Navigating the AI Transition50:58 Final Reflections and Encouragement
Le CPEQ vous présente un nouvel épisode de sa série de balados, une entrevue avec Mme Maryse Vermette, présidente-directrice générale d'Éco Entreprises Québec.
In this episode, I sit down with Set Decorator Shane Vieau and Production Designer Patrice Vermette to dive into the extraordinary design feats behind *Dune: Part Two*. They take us through the challenges and triumphs of building complex, immersive sets that merge seamlessly with natural landscapes like the harsh desert environment and extensive visual effects of even shooting with an infrared camera. From the ingenious fabric choices that withstand intense desert climates to the striking 360-degree dining hall and the cultural aesthetics woven into every design, we explore the craftsmanship and collaboration that bring *Dune's* world to life. Join us as they share their experiences across diverse filming locations in Jordan, Budapest, Abu Dhabi, and Italy, where innovation met tradition in this epic project. #Dune #Dune2 #SetDesign #ProductionDesign #FilmSets #ShaneVieau #PatriceVermette #BehindTheScenes #FilmProduction #SciFiMovies #CinematicUniverse #MovieMagic #DesertSets #FilmLocations #Podcast #DecoratingPages #InteriorDesign #Jordan #Budapest #AbuDhabi #Italy #VFX Are you a fan of TV and film production? Do you love learning about the behind-the-scenes work that goes into creating your favorite shows and movies? Then you need to check out the Decorating Pages podcast! As an Emmy-winning set decorator, host Kim Wannop brings a wealth of knowledge and experience to each episode, featuring interviews with some of the top names in the industry. From production designers to set decorators to prop masters, each guest offers a unique perspective on the art and craft of visual storytelling. Whether you're a film buff, a design enthusiast, or just love hearing fascinating behind-the-scenes stories, the Decorating Pages podcast is a must-listen. So why wait? Subscribe now and get ready to take a deep dive into the world of TV and film production! #DecoratingPagesPodcast #TVProduction #FilmProduction #BehindTheScenes #VisualStorytelling #SetDecorator #ProductionDesigner #PropMaster #DesignEnthusiast #FilmBuff #PodcastLove #SubscribeNow Subscribe to Decorating Pages Podcast on Apple, Spotify, Pandora, Stitcher, TuneIn Radio,iHeartRadio Follow at: Instagram: decoratingpages YouTube: Decorating Pages Podcast TicTok: @decoratingpagespodcast Contact Kim Wannop at kimwannop@decoratingpagespodcast.com www.decoratingpagespodcast.com
Did you believe the hype? Coming into the 2024 World Cup season, Asa Vermette was an obvious favorite in the Junior Men's category. He'd been fast domestically for a few years, and with the support of Frameworks and guidance from Neko Mulally and Angel Suarez, he seemed poised to have a successful debut on the international stage. Then, at the first round in Fort William, Asa waxed everyone by 6 seconds. You tack on the fact that he won after sitting on the couch for weeks prior healing a broken hip, and the hype became simple facts. The next generation is always faster than the last, and Asa is leading the latest charge. Fast forward to now, and we've been lucky to watch Asa and Max Alran exchange blows all year. Each has three wins, and Mont Sainte Anne was teeing up to be an epic final round between the two. Unfortunately, Asa's crash in Loudenvielle left him more battered and bruised than initially suspected, putting an end to his first World Cup season. A bittersweet conclusion to an otherwise successful year, we wanted to know how Asa felt about his season—the highs, the lows, the lessons learned, and the goals for 2025. We talked about a whole lot more, so enjoy getting to know more about the calm kid from Durango who's damn fast on a bike.0:00 - Intro1:37 - Why Asa isn't racing MSA4:24 - Injuries collected throughout the season5:19 - The balance of pushing and crashing8:06 - Did he feel the pressure going into the season?12:00 - Key takeaways from his first World Cup season 13:38 - Why keeping racing fun is key14:51 - Asa's pump-up music of choice 15:51 - Advice from Neko and Angel17:05 - How Asa gets up to speed and breaks down tracks21:10 - Favorite country he visited this year 22:50 - Favorite track of the year23:33 - Getting used to riding in the mud25:32 - Injury updates going into the offseason28:05 - How Asa passes the time when he's hurt 29:46 - Favorite Elite racer30:55 - Asa explains his nasty whips31:56 - Doing a flip in a race run??36:17 - Who's got the best whips?38:29 - Things to improve on this offseason40:22 - Training program chit-chat 42:21 - What Asa rides day-to-day42:04 - Asa's perfect riding day43:36 - Freestyle Asa44:52 - Winter riding plans45:48 - 2025 Goals46:49 - 5 Years from now, where will Asa be…
Michel Vermette Discusses AFS' New HQ Grand Opening Event by Floor Focus Magazine
The guys re-live some of the glory days of Jurko's Hawks favorites such as Vermette, Handzus and Havlat. Some old surly Cubs get some love too.
Abu and Leo are joined by LEGO product designer Mike Psiaki and Oscar-winning production designer Patrice Vermette to discuss the LEGO® Icons Dune Atreides Royal Ornithopter and all things Dune. They get in to everything from the challenges of ornithopter design to the best food in Budapest and the secret trick behind every LEGO set. This episode is in partnership with the LEGO Group. This episode contains very light SPOILERS for Denis Villeneuve's first film. Get ad-free episodes and bonus content by becoming a Patron Check out the custom-designed Dune swag on our merch store Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Michel Vermette & Jason Goldberg Discuss America's Floor Source's Acquisition of CS Flooring Group by Floor Focus Magazine
Le podcast est destiné à rassembler, inspirer & éduquer la communauté des grimpeurs francophones. Pour nous encourager, laissez un avis, partager le podcast & suivez-nous sur nos plateformes! liens: linktr.ee/lavoixdesgrimpeurspodcast
Neko Mulally's Frameworks project has drawn a lot of well-deserved attention, and now he's opening pre-orders for the production version of his World Cup DH race bike. So we sat down with Neko to hear all about everything that's gone into the development of the bike this season; his experimentation with different frame materials; the wildly talented Asa Vermette joining the team; and a whole lot more.TOPICS & TIMES:Opening preorders for the DH bike (2:14)Refining the details (10:02)Changes from the prototypes to production (20:44)Frame materials (31:14)The Frameworks Enduro bike (43:00)Injury recovery and 2024 plans (1:01:23)RELATED LINKS:BLISTER+ MembershipBLISTER+ Real World TestimonialsBlister LabsThis Week's Gear GiveawayBlister Mountain Bike Buyer's GuideOUR OTHER PODCASTSOff The CouchGEAR:30Blister PodcastCRAFTEDHappy Hour Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
If you haven't already heard of Asa Vermette, chances are, that's about to change in a big way this coming year. The 16-year-old Durango native has been making waves in the downhill scene since he was 14, showing up at pro races and beating some of the sport's top riders for the podium. He won most of his races this year, including the Enduro National Championship where he beat 3x world champ Richie Rude. 2024 will be the first year that he can compete in World Cups, where he'll be racing as a junior despite proving his ability to race at the top of the pro field. Earlier this year, he signed a multi-year deal with Frameworks, the team led by fellow downhill racer Neko Mulally. Asa joins Payson this week to talk about being one of the most hyped young riders the sport has seen in years. He talks about rubbing shoulders with his heroes…while standing next to them on the podium, and throwing backflips at Red Bull Rampage. He explains how Neko Mulally and the Frameworks team immediately felt like family, and how he plans to spend the $7,500 he won when he placed second at the U.S. Open this year ahead of the likes of Greg Minnaar and Jackson Goldstone. Payson also chats with Neko Mulally about when Asa first appeared on his radar, how his role as a mentor has been surprisingly emotional, and the moment when Asa's course record sweep at Snowshoe sent shockwaves through the pro field. Instagram: @theadventurestache
Cette semaine on reçoit Guillaume Vermette, la définition d'un être humain simple, joyeux et authentique. Il répand le bonheur à travers le monde en étant clown humanitaire. Il nous a partagé plusieurs récits touchants de voyage. Il a fait preuve de générosité en nous partageant des moments plus difficiles de ses expériences en tant que clown humanitaire, entre autres, dans les camps de réfugiés.
Who is Asa Vermette? The young American downhill racing sensation who is taking the mountain biking world by storm! At just 16 years old, Asa is already making waves with his exceptional talent and unwavering determination. Watch as he fearlessly conquers challenging courses, wins pro downhill races, and even outshines world cup champions along the way. Not content with dominating downhill, Asa has also recently earned the prestigious title of Pro Men American Enduro National Champion. Join us as we follow this rising star's incredible journey to greatness, witnessing firsthand how he redefines what's possible in the world of mountain biking. Subscribe now to follow along with The OffTrack Experience and see where Asa Vermette can take it! If a comprehensive solution is what you need from your supplement routine, then Athletic Greens is giving you a FREE 1-year supply of Vitamin D AND 5 free travel packs with your first purchase. Go to http://athleticgreens.com/offtrack Instagram: https://www.instagram.com/asavermette/
In our premiere video episode, Courtney Vermette, Associate Creative Director at Refine Labs, walks Cassidy and Carl through a teardown of toast's website, email, and paid social strategies. On the website, Courtney assesses the use of video, copy (including the effectiveness, necessity, and consistency of puns), and calls to action across several different pages. Then, she moves to email in order to point out some similar strengths and weaknesses in line with and contrast to the website. Finally, she pulled up three of toast's paid social ads and the team chatted through different ways to use design elements that could boost engagement and conversion rates. This walkthrough is an incredible opportunity to ask yourself the same questions and analyze your own materials for the same qualities.
Jason Goldberg and Michel Vermette Discuss Michel's New CEO Role at Americas Floor Source by Floor Focus Magazine
We talk trade deadline and goodbye for now.
I bumped into LP Vermette and Virginie Lavallée in Annecy this year and right away was intrigued by what they're doing. LP and Virginie are Canadian producers who have pivoted to focus on training producers in the industry. What is wonderfully refreshing is that aside from being super capable and experienced to teach other producers, they're taking the angle of wanting to turn out producers capable of balancing the well-being of their role and their team with everything a role in production entails. Aptly named the Happy Producers, we had a wonderful conversation talking about their careers, their approach, and really their mission to have a lasting impact on the mental health of the industry. Of course, they're still hands-on producers in their own right, keeping them in touch with everything that's happening within the industry and their field.I hope you enjoy this conversation as much as I did.You can find out more about L.P , Virginie, and The Happy Producers here.Please remember to like, rate, and comment on your favorite podcasting platform and share the episode on social media.If you have any comments or suggestions please get in touch. Host & Producer: Michael WakelamExecutive Producer: Eric M. MillerMusic by: Rich DickersonAudio Engineering: Mike RochaThe Creators Society is a professional society for all disciplines of the animation industry. Our mission is to bring the animation community together to build strong relationships, provide education, and form a better understanding of the different roles we all play in creating animated stories. We celebrate and promote the love of animation, and all the talented Creators who breathe life and imagination into their work.Learn more about the Creators Society, and how to become a member at creatorssociety.net
Michel Vermette Discusses his Message to Retailers from FloorCon 2022 by Floor Focus Magazine
Join us as we celebrate the diversity of literature through the lens of indigenous and native authors. The Bookmark is your place to find your next great book. Each week, join regular readers Miranda Ericsson, Chris Blocker and Autumn Friedli along with other librarians as they discuss all the books you'll want to add to your reading list.
Cette semaine, on discute de sexualité et du vieillissement des femmes avec Geneviève, qui travaille au Centre de recherche et d'expertise en gérontologie sociale. On définit l'âgisme et le concept de ''vieillissement réussi''. On déconstruit de nombreux stéréotypes persistants à propos des femmes aînées (par exemple, la vieille folle excentrique) et surtout ceux à propos de leur sexualité (qui serait absente et inutile). On aborde aussi les changements corporels et sexuels qui surviennent à la périménopause. À travers tout ça, on rapporte des recherches, des recommandations et des ressources. Bonne écoute!Références discutées dans l'épisode:Carpentier, C. (2018). Les cas d'ITSS en hausse chez les adultes âgés. Radio-Canada.caDruet, A. et Boutot, M. (2019). Tout sur la ménopause et la périménopause. Quels sont les différents changements qui surviennent dans le cycle, quand et pourquoi ?Hinry, Margot. (2022). Ménopause : pourquoi en parle-t-on si peu ? National Geographic.Lagrave, R. M. (2011). L'impensé de la vieillesse: la sexualité. Genre, sexualité et société, (6).Marriault, C.. (2018). Une sexualité différente chez les aînés, La Presse.Norton, A. (2018). Sex Still Matters to Many Seniors, Survey Finds. WebMD.Thomas, P., & Hazif-Thomas, C. (2021). La sexualité et intimité des personnes âgées. Trayectorias Humanas Trascontinentales, (10).Vermette, S. et Vonarx, N. (2021). Sexualité des personnes âgées. CHU de Québec-Université Laval.Wallach, I. et al. (2019). Rapport de rechercheWatson, W. K., Stelle, C., et Bell, N. (2017). Older women in new romantic relationships: understanding the meaning and importance of sex in later life. The international journal of aging and human development, 85(1), 33-43.Organismes: CREGES : Centre de recherche et d'expertise en gérontologie sociale. Ménosecours ; Préménopause, ménopause, postménopause: où s'arrête l'une, où commence l'autre.Santé publique Ottawa : La sexualité et les personnes âgéesTalking menopause
When nothing is quite right for you right now and you stare off into space when you want to be reading, you know you're in a slump. We've all been there. Nothing sounds remotely good or holds your interest beyond the opening pages. Let's talk about it because you are NOT alone. Here's our hosts' ways out of a reading slump. The Bookmark is your place to find your next great book. Each week, join regular readers Miranda Ericsson, Chris Blocker and Autumn Friedli along with other librarians as they discuss all the books you'll want to add to your reading list.
Michel Vermette and Rob Gould Discuss Transition Process for Existing Armstrong Flooring Inventory by Floor Focus Magazine
This week we're joined by author David Vermette. He was one of the first guests to come on the show and we're happy to have him back once again. This week's episode is an interesting one because Jesse and David will be talking about who tells our story. Follow David's Blog - https://frenchnorthamerica.blogspot.com/ Buy his book - https://www.barakabooks.com/catalogue/a-distinct-alien-race/ Don't forget to check out our Patreon for extra bonus content and a way to support the show - https://www.patreon.com/fclpodcast Check out our merch on Teespring – https://www.teespring.com/fclpodcast
Melody is here with all the news and events that everyone should be following, then we venture back into the Lacroix Library and Jesse is here to tell you about next week's episode. Follow David's blog - https://frenchnorthamerica.blogspot.com/ Lacroix Library link - https://digitalrepository.salemstate.edu/handle/20.500.13013/52 News Links - Articles: Acadian Archives: New Books in Our Collection: https://www.umfk.edu/archives/blog/new-books-in-our-collection/ The Acadian Landing Monument at 100: https://www.umfk.edu/archives/blog/acadian-landing-monument/ The Clever Woman: A French-Canadian Folk Tale: http://querythepast.com/clever-woman-french-canadian-folk-tale/ Biddeford's La Kermesse returns June 23-26: http://francoamerican.bdnblogs.com/2022/06/18/franco-american-news-and-culture/biddefords-la-kermesse-returns-june-23-26/?fs=e&s=cl YFAS Donor List Announcement Events: June 23-26, La Kermesse Franco-Americaine Festival: https://www.lakermessefestival.com/ June 26, Winooski, Vermont French Heritage Day: https://fb.me/e/1zzBxkR8Y Don't forget to check out our Patreon for extra bonus content and a way to support the show - https://www.patreon.com/fclpodcast Check out our merch on Teespring – https://www.teespring.com/fclpodcast
On reçoit: René Simard, l'ex-politicienne Françoise David, la journaliste Violette Cantin sur le mouvement anti-avortement, le chanteur Pierre Bouvier, le clown humanitaire Guillaume Vermette et, de la Floride, l'ex-maire Régis Labeaume.
Le Club de lecture de «La vie en BD» s'est réuni cette semaine autour du thème «Du roman de gare à la Pulp Fiction».Au fil d'une heure, quatre lecteurs passionnés (Marco Duchesne, Raymond Poirier, Édouard Tremblay et Jérôme Vermette) échange autour de quatre bande dessinées sélectionnées en lien avec la thématique du mois: «La dernière rose de l'été» de Lucas Harrari (Sarbacane), «Rat God» de Richard Corben (Délirium), «Le Lion de Judah» de Stephen Desberg et Hughes Labiano (Dargaud) et «Alack Sinner - l'âge de l'innocence» de Carlos Sampayo et José Muñoz (Casterman).
Au menu du club de lecture du 25 mars 2022 : Des BDs qui parlent de BD.Le concept? Quatre lecteurs passionnés – Marco Duchesne, Raymond Poirier, Édouard Tremblay et Jérôme Vermette – se rencontrent autour de quatre titres, sélectionnés par l'un d'entre eux, pour échanger et discuter. Une opportunité de comparer différentes perspectives autour d'un même albums, autant que de tisser des liens entre les ouvrages «à l'étude».La thématique a été sélectionnée par Raymond et, nouvelle habitude pour la saison 2021-2022, chacun des collaborateurs du Club a été invité à fournir un album de son choix. La sélection du 25 janvier inclus : It's A Good Life, If You Don't Weaken, de Seth (Drawn & Quarterly), Faire de la bande dessinée, de Scott McCloud (Delcourt), Itinéraires d'un rêveur, de Will Eisner (Delcourt) et Thérapie de groupe T1 : L'étoile qui danse, de Manu Larcenet (Dargaud).
Au menu du club de lecture du 25 février 2022 : Rêver la réalité.La thématique a été sélectionnée par Marco et, nouvelle habitude pour la saison 2021-2022, chacun des collaborateurs du Club a été invité à fournir un album de son choix. La sélection du 28 janvier inclus : Koma, de Pierre Wazem et Frédérik Peeters (Les Humanoïdes associés), Le Vagabond des étoiles, de Riff Reb's, d'après Jack London (Noctambule), Perramus, d'Alberto Breccia et Juan Sasturain (Futuropolis) et La Tendresse des pierres, de Marion Fayolles (Magnani).Le concept? Quatre lecteurs passionnés – Marco Duchesne, Raymond Poirier, Édouard Tremblay et Jérôme Vermette – se rencontrent autour de quatre titres, sélectionnés par l'un d'entre eux, pour échanger et discuter. Une opportunité de comparer différentes perspectives autour d'un même albums, autant que de tisser des liens entre les ouvrages «à l'étude».
Cassandra Vermette, notaire, nous parle de comment ça fonctionne lorsqu'un de nos proches décède au niveau de testament, selon le type de testaments. Détentrice d'une licence en droit de l'Université d'Ottawa et d'une maîtrise en droit notarial de l'Université de Montréal, Cassandra Vermette est inscrite au tableau de l'Ordre de la Chambre des Notaires du Québec depuis 2017. Ses champs de pratique sont principalement le droit immobilier et le droit de la personne (testaments et mandats de protection). L'aspect de la profession qu'elle affectionne le plus est la relation de confiance qu'elle entretient avec sa clientèle. C'est un privilège que de pouvoir accompagner et assister les clients dans les différentes étapes de leur vie et d'être une ressource pour toutes leurs questions de nature juridique. Pour rejoindre Cassandra, www.cvnotaire.com | cvermette@cvnotaire.com | https://www.instagram.com/cvnotaire/?hl=fr Pour me joindre: jade.cantin@sfta.caSur facebook: https://www.facebook.com/jadecantinassurance Pour me suivre sur instagram: https://www.instagram.com/le_podcast_passionnement/?hl=fr-ca
Après deux ans, on revient sur ce que le contexte de pandémie nous a appris sur notre autonomie alimentaire avec Jean-Philippe Vermette. | Dépendance aux importations, main d'œuvre venue de l'étranger, investissements annoncés en agriculture… et les mangeurs et mangeuses dans tout ça? Jean-Philippe nous partage ses impressions sur les initiatives amorcées ou requises afin de rendre les produits locaux réellement accessibles. On jase aussi de l'impact de la pandémie sur nos habitudes de consommation et de jardinage avec Marie-Hélène Jacques, qui nous parle aussi de la toute nouvelle formation en ligne des Urbainculteurs!
En direct de Budapest, nous parlons avec le directeur artistique de DUNE, ami et complice de Denis Villeneuve : Patrice Vermette (de Longueuil) qui nous raconte comment l'équipe du film a appris leurs nominations aux Oscars...
Le concept? Quatre lecteurs passionnés – Marco Duchesne, Raymond Poirier, Édouard Tremblay et Jérôme Vermette – se rencontrent autour de quatre titres, sélectionnés par l'un d'entre eux, pour échanger et discuter. Une opportunité de comparer différentes perspectives autour d'un même albums, autant que de tisser des liens entre les ouvrages «à l'étude».Au menu du club de lecture du 28 janvier 2022 : L'au-delà – l'Enfer, le Paradis et le resteLa thématique a été sélectionnée par Édouard et, nouvelle habitude pour la saison 2021-2022, chacun des collaborateurs du Club a été invité à fournir un album de son choix. La sélection du 28 janvier inclus : Requiem chevalier-vampire T1 : Résurection, d'Olivier Ledroit et Pat Mills (Glénat), Panthéon! La véritable histoire des divinités égyptiennes, d'Hamish Steele (Seuil), Essence, de Benjamin Flao et Fred Bernard (Futuropolis) et Shame : la trilogie de la honte, de Lovern Kindzierski et John Bolton (Glénat).
Entrevue avec Maryse Vermette, PDG d'Éco entreprises Québec : nouvelles cibles de réduction d'enfouissement des matières résiduelles, les entreprises disent être prêtes! Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Cassandra Vermette, notaire, nous parle de l'importance du testament. Quand est-ce que c'est important d'en faire un, pourquoi et pour qui? Bref, une capsule éducative hyper intéressante. Détentrice d'une licence en droit de l'Université d'Ottawa et d'une maîtrise en droit notarial de l'Université de Montréal, Cassandra Vermette est inscrite au tableau de l'Ordre de la Chambre des Notaires du Québec depuis 2017. Ses champs de pratique sont principalement le droit immobilier et le droit de la personne (testaments et mandats de protection). L'aspect de la profession qu'elle affectionne le plus est la relation de confiance qu'elle entretient avec sa clientèle. C'est un privilège que de pouvoir accompagner et assister les clients dans les différentes étapes de leur vie et d'être une ressource pour toutes leurs questions de nature juridique. Pour rejoindre Cassandra, www.cvnotaire.com | cvermette@cvnotaire.com | https://www.instagram.com/cvnotaire/?hl=fr Pour me joindre: jade.cantin@sfta.ca Sur facebook: https://www.facebook.com/jadecantinassurance Pour me suivre sur instagram: https://www.instagram.com/le_podcast_passionnement/?hl=fr-ca
This week on the VIFF podcast, we're featuring a conversation from our year-round virtual Creator Talk series with Dune Production Designer, Patrice VermetteWhen it comes to making movies, it's a production designer's job to transport audiences to a different world. But in the case of Denis Villeneuve's epic sci-fi film Dune, that also involved creating entire planets.To pull off the godlike feat, Villeneuve teamed with frequent collaborator and fellow Canadian Patrice Vermette, a two-time Oscar-nominee who has dreamed up the sets for films such as Arrival, Sicario, and The Young Victoria.Speaking to production designer, David Brisbin, Patrice shares his process and expertise in creating the incredibly detailed sets and immersive environments for Warner Bros. and Legendary Pictures' adaptation of Frank Herbert's seminal bestseller, Dune.Recorded November 20, 2021.––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––This podcast is brought to you by the Vancouver International Film Festival.Presented on the traditional and unceded territory of the xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam), sḵwx̱wú7mesh (Squamish), and sel̓íl̓witulh (Tsleil-Waututh) nations.The Greater Vancouver International Film Festival Society is a not-for-profit cultural organization that operates the internationally acclaimed Vancouver International Film Festival (VIFF), the year-round programming of the theatres at the VIFF Centre and the online streaming platform, VIFF Connect. See what's playing now.As a nonprofit cultural organization, VIFF relies on community support to help make everything we do possible. You can show your love of cinema by making a tax-deductible gift to VIFF. goviff.org/donate
Join the Art of the Shot podcast for an exclusive conversation with the director of photography and production designer of Dune: Greig Fraser, ASC, ACS and Patrice Vermette. Dune is what many are calling the definitive big-screen adaptation of Frank Herbert's landmark science fiction novel of the same name, first published in 1965. Dune has been director Denis Villeneuve's fantasy project since he first dreamed of becoming a film director, and it shows. The massive scale, the mythic imagery, the futuristic-Brutalism meets Mesopotamian architecture, and that epic score from Hans Zimmer… No wonder Dune is already a part of the awards conversation. If you love cinema, do yourself a favor and go see it in IMAX while it's still playing there. And if you don't love cinema, what are you doing listening to a filmmaking podcast?! Also, if you don't love cinema, go see Dune in IMAX. You will fall in love with cinema. On the day that Dune: Part Two was officially announced, I had the opportunity to speak with Greig and Patrice despite them being between 8 and 18 hours ahead of me. It's absolutely a conversation I was willing to stay up past midnight to have, and I hope you enjoy. In this exclusive conversation between the two of them, you'll discover: —How DP Greig Fraser got involved in Dune. (00:04:40) —How Denis Villeneuve's films result from a deep collaboration among departments. (00:06:04) —The early discussions on the visual identity of Dune. (00:08:49) —How filmmaking is like being in a band. (00:14:46) —How the "perfect collaboration" between Patrice and Greig was the realization of a lifelong dream. (00:15:49) —The "glowglobe" as an example of the collaboration between Greig and Patrice. (00:16:59) —How Patrice determined the design aesthetic for Dune. (00:19:38) —Greig's approach to lighting the massive sets, which he calls "the most challenging lighting job I'd ever done”. (00:25:17) —Greig's love of LED film lighting. (00:29:17) —The creation of the ornate hand-carved panels in the Atreides residence and in Arrakeen. (00:31:51) —The thick blast doors in Arrakeen as an example of how limitations often lead to the best solutions. (00:35:01) —Breakdown of the arrival on Arrakis sequence. (00:40:16) —Why both Greig and Patrice aim to simplify their work and subscribe to the philosophy of "less is more”. (00:46:33) —What makes Denis Villeneuve a master filmmaker. (00:51:01) —Denis and Greig's approach to blocking and coverage. (00:58:04) —Dune's aspect ratio, depth of field, and lens choices. (01:01:36) —The dance of the camera in the training room set. (01:06:40) —Lighting the hunter seeker hologram sequence. (01:10:00) —Honoring the concept art to achieve the biggest challenge making Dune. (01:15:54) If you haven't yet, please subscribe to be notified of future episodes, and share this podcast with others to help grow the show and spread the knowledge! And if you're on Apple Podcasts, a review would be very appreciated! Follow Art of the Shot: Instagram Facebook Twitter Derek Stettler: Instagram Greig Fraser, ASC, ACS: Instagram IMDb Patrice Vermette: IMDb --- Support this podcast: https://anchor.fm/art-of-the-shot/support
Hi everyone! This episode is about Kevin Vermette, a man who senselessly killed 3 young men and almost a fourth and then disappeared into the northern B.C. woods. He has not been seen since. Please follow me on social media, and take care!Twitter:@ramblinroniInstagram: @ramblingronniespodcastFacebook: Rambling RonnieSources:https://globalnews.ca/news/2416391/25000-reward-in-kitimat-triple-murder-cold-case-set-to-expire/https://nationalpost.com/news/canada/b-c-town-rescinds-25000-reward-for-info-on-1997-triple-murder-some-donors-want-their-money-backhttps://www.theglobeandmail.com/news/british-columbia/wanted-man-who-fled-bc-city-16-years-ago-may-be-alive-rcmp/article16082122/?service=mobilewww.rcmp-grc.gc.ca/wanted/kevin-louis-vermette Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Introducing Franco-American Pathways (Chemins Franco-Américains), a podcast that uses resources available at the University of Southern Maine's Franco-American Collection to celebrate Franco history, culture, and stories. In this pilot episode, we talk about the work being done at collections like ours to preserve and protect oral histories and artifacts that document the Franco experience. We talk a bit about the history of the Francos in Maine and New England, interview members of the Franco community, and give you a sample of one of our many oral histories. We hope that our collection will not only be a resource for the academic community, but also a means for Maine's Franco-Americans to connect with their heritage, and with each other. Please reach out via our website to see photos of the materials discussed in today's episode, connect about visiting the collection, or just to say “hi” and share your thoughts. Be sure to follow us on Instagram, Facebook, and Twitter! Guests: Dr. Mary Rice-DeFosse Doris Bonneau Hosts: Julia Rhinelander Anna Faherty (The Archivist's Corner) Maureen Perry (La Collection Parle) Music: Robert Sylvain Historical Sources: Owen, Joseph. “On This Date in Maine History: March 25.” Portland Press Herald. 25 March, 2020. Rice-DeFosse, Mary & James Myall. The Franco-Americans of Lewiston-Auburn. The History Press. January, 2015. Roby, Yves. The Franco-Americans of New England Dreams and Realities. Les éditions de Septentrion, English Edition. September, 2004. Vermette, David. A Distinct Alien Race: Industrialization, Immigration, and Religious Strife. Baraka Books. October, 2018.
Join host Claire-Marie Brisson and David Vermette, Franco-American author, as they discuss topics surrounding Franco-American cultural and social history. The interview also showcases his recently published book "A Distinct Alien Race: The Untold Story of Franco-Americans"(Montreal: Baraka Books, 2018).Support the show (http://patreon.com/northamericanfrancophone)