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Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ». Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions. Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ». En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges. Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ». La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed. « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ». Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ». Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale.
Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ». Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions. Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ». En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges. Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ». La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed. « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ». Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ». Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale.
pWotD Episode 3331: Cape Verde Welcome to popular Wiki of the Day, spotlighting Wikipedia's most visited pages, giving you a peek into what the world is curious about today.With 1,232,812 views on Monday, 15 June 2026 our article of the day is Cape Verde.Cape Verde, in Portuguese Cabo Verde, in Cape Verdean Creole Kabu Verdi, officially the Republic of Cabo Verde, is an archipelagic country in the central Atlantic Ocean off the coast of West Africa. It consists of ten volcanic islands with a combined land area of about 4,033 square kilometres (1,557 sq mi). These islands lie between 600 and 850 kilometres (370 and 530 miles) west of Cap-Vert, the westernmost point of continental Africa, after which they are named. Cape Verde forms part of the Macaronesia ecoregion, along with the Azores, the Canary Islands, Madeira and the Savage Isles.The archipelago was uninhabited until the 15th century, when Portuguese explorers settled the islands, establishing one of the first European settlements in the tropics. Its strategic position gave it a significant role in the transatlantic slave trade during the 16th and 17th centuries; the islands saw rapid economic growth driven by the trade of manufactured goods, rum, and cloth for African slaves, ivory, and gold. By the mid 19th century, increased foreign competition, persistent drought, and the decline of the slave trade led to economic decline and emigration; Cape Verde gradually recovered as an important commercial centre and stopping point for major shipping routes. Cape Verde became independent in 1975. Since the early 1990s, it has been a stable representative democracy and has remained one of the most developed and democratic countries in Africa. Lacking natural resources, its developing economy is mostly service-oriented, with a growing focus on tourism and foreign investment. With a population of around 491,233 (as of 2021), Cape Verde is among the least populous countries in Africa. The Cape Verdean people trace their ancestry primarily to West African populations, with additional contributions from early Portuguese settlers and other groups who came to the islands during the Atlantic era. A sizeable diaspora exists across the world, especially in the United States and Portugal, considerably outnumbering the inhabitants on the islands. Cape Verde is a member state of the African Union.The official language is Portuguese, while the recognized national language is Cape Verdean Creole (Crioulo), which is spoken by the vast majority of the population. As of the 2021 census, the most populous islands were Santiago (269,370)—which hosts the country's capital and largest city, Praia—São Vicente (74,016), Santo Antão (36,632), Fogo (33,519) and Sal (33,347). The largest cities are Praia (137,868), Mindelo (69,013), Espargos (24,500) and Assomada (21,297).This recording reflects the Wikipedia text as of 03:06 UTC on Tuesday, 16 June 2026.For the full current version of the article, see Cape Verde on Wikipedia.This podcast uses content from Wikipedia under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License.Visit our archives at wikioftheday.com and subscribe to stay updated on new episodes.Follow us on Bluesky at @wikioftheday.com.Also check out Curmudgeon's Corner, a current events podcast.Until next time, I'm long-form Patrick.
A selecção de Cabo Verde estreia-se esta segunda-feira, 15 de Junho, no Campeonato do Mundo de Futebol, que decorre nos Estados Unidos, Canadá e México até 19 de Julho. A inédita qualificação dos Tubarões Azuis mobilizou o país e a diáspora, alimentando um sentimento de orgulho nacional e esperança numa prestação histórica na maior competição de futebol do planeta. A estreia de Cabo Verde no Campeonato do Mundo de Futebol marca um dos momentos mais importantes da história desportiva do arquipélago. A participação inédita dos Tubarões Azuis na competição mundial tem sido vivida com entusiasmo em todo o país, especialmente na cidade de Mindelo, na ilha de São Vicente, onde a qualificação continua a ser celebrada nas ruas e no comércio local. O impacto da presença cabo-verdiana no Mundial fez disparar a procura por camisolas da selecção. Ana Maria, proprietária de uma loja no centro de Mindelo, afirmou que as vendas aumentaram em relação ao habitual. Segundo explicou, tanto residentes como membros da diáspora têm adquirido equipamentos para enviar a familiares no estrangeiro, enquanto turistas de várias nacionalidades também demonstram interesse pelos símbolos da selecção. A comerciante considerou que a qualificação projectou Cabo Verde para uma nova dimensão e descreveu o feito como motivo de enorme orgulho para um país pequeno e com recursos limitados. Na sua perspectiva, o simples facto de a selecção participar no Mundial já representa uma grande vitória, independentemente dos resultados desportivos. O sentimento é partilhado pelos adeptos. Tiago Cruz destacou que a presença da selecção na competição constitui um motivo de orgulho nacional e considerou que o futebol cabo-verdiano escreveu uma das páginas mais marcantes da história do país. Apesar de reconhecer a dificuldade do confronto com a Espanha, uma das favoritas ao título, mostrou esperança de que Cabo Verde consiga somar pelo menos um ponto diante da selecção europeia. Integrada no Grupo H, a selecção cabo-verdiana terá pela frente a Arábia Saudita, o Uruguai e a Espanha, campeã mundial em 2010. A estreia acontece esta tarde, em Atlanta, nos Estados Unidos. O seleccionador nacional, Bubista, garantiu que a equipa chega ao Mundial com ambição e vontade de competir ao mais alto nível. O treinador sublinhou que Cabo Verde respeita todos os adversários, mas também pretende conquistar o respeito das restantes selecções através da organização, disciplina e força mental da equipa. Segundo Bubista, jogadores e equipa técnica vivem com entusiasmo a participação inédita no Mundial e acreditam ser possível alcançar resultados positivos. O técnico assegurou ainda que o principal objectivo é representar Cabo Verde com dignidade e fazer com que os cabo-verdianos se sintam orgulhosos da sua selecção. Dirigindo-se aos adeptos, apelou à união e ao apoio contínuo à equipa, salientando que uma das principais conquistas da qualificação foi a capacidade de unir o povo cabo-verdiano dentro e fora do país. Também o treinador do Mindelense, Américo Medina, considerou a qualificação um sonho realizado. Américo Medina elogiou o trabalho desenvolvido por Bubista e manifestou o desejo de que esta seja apenas a primeira de muitas participações de Cabo Verde em Campeonatos do Mundo. Apesar de reconhecer a elevada dificuldade do grupo, sobretudo devido à presença da Espanha, Américo Medina afirmou que continua a sonhar com a passagem à fase seguinte da competição, acreditando que a selecção tem condições para lutar por esse objectivo. Por sua vez, o Presidente da República, José Maria Neves, reforçou a mensagem de união nacional. O chefe de Estado considerou que a presença dos Tubarões Azuis no Mundial demonstra a capacidade de superação do país e contribui para projetar Cabo Verde no cenário internacional. José Maria Neves defendeu ainda que o futebol possui uma linguagem universal capaz de aproximar os cabo-verdianos espalhados pelo mundo e apelou ao apoio colectivo à selecção durante a competição. Para garantir o apuramento para a fase seguinte do Mundial, Cabo Verde terá de terminar num dos dois primeiros lugares do Grupo H ou assegurar uma vaga entre os melhores terceiros classificados, dependendo dos resultados registados nos restantes grupos.
Reisen Reisen - Der Podcast mit Jochen Schliemann und Michael Dietz
Es ist kurz vor Mitternacht. Eine nackte Glühbirne schaukelt im Atlantikwind. Vor Michi auf dem Bürgersteig spielen vier Jungs - Gitarre, Bass, Trommel, Sänger, vielleicht 22 Jahre alt, eine Stimme wie Frank Ocean. Seit einer Stunde kennt er keinen einzigen Song. Dann macht der Drummer einen Auftakt. Drei Akkorde. Bob Marley - Is this Love!? Und plötzlich ist die Straße voll.So fühlt sich Mindelo an.Die dritte Kapverden-Folge ist anders. Kein Wandern, keine Steilküste, keine Vulkankrater. São Vicente ist das genaue Gegenteil von Santo Antão - trocken, kompakt, urban. Und in Mindelo, der kleinen Hafenstadt, die mal als Kohletankstelle des Atlantiks die Welt versorgte, steckt so viel Musik und Geschichte, dass Michi kaum weiß, wo er anfangen soll.Der Flughafen trägt den Namen einer Sängerin, die barfuß auf Bühnen der Welt stand. Cesária Évora. Im Café Mindelo weht abends der Atlantik durch 20 offene Fenster und eine 18-jährige Gitarristin spielt Intoxication vom Kölner Reggae-Star Gentleman, den Michi persönlich kennt.Und wer einen Tag übrig hat, mietet sich ein kleines Auto und fährt einmal um die ganze Insel. Es dauert keine zwei Stunden. Dafürn gibt es den schönsten einsamen Strand der Kapverdischen Inseln. —
Em Cabo Verde, a descentralização do poder continua a marcar o debate político, nomeadamente na cidade do Mindelo, na ilha de São Vicente. Marco Cruz, professor universitário e autor do livro "Cabo Verde Entre o Partidarismo e a Esperança de Descentralização" defende a adopção de um roteiro gradual e faseado para a descentralização e regionalização, sublinhando que só desta forma o país conseguirá combater o fenómeno do “feudalismo partidário”. Quando se fala em regionalização, um dos argumentos mais utilizados contra esta reforma é o custo. Na sua opinião, esse argumento faz sentido? Eu comecei por falar de descentralização, até para não dar a ideia de que se trata de algo muito complexo. A ideia é precisamente chegar à regionalização, mas eu defendo uma abordagem pragmática. Temos de começar pela descentralização administrativa. Isto não implica grandes custos. O Governo já tem delegados, funcionários e representações ministeriais em cada ilha. É nesse sentido que devemos caminhar: atribuir mais competências às ilhas e permitir que as pessoas possam decidir até determinado nível. É aí que começaria a verdadeira descentralização. E quais seriam os benefícios dessa descentralização faseada? Com este Estado hipercentralizado, o que está a acontecer é que muitos jovens estudam, qualificam-se e regressam às suas ilhas cheios de competências, mas acabam por encontrar poucas oportunidades de decisão. A ilha de São Vicente, por exemplo, já foi uma ilha com grande dinâmica. Hoje, mesmo quem integra a administração pública sente limitações enormes. Um delegado ou responsável local percebe rapidamente que tem pouca margem de decisão. Não consegue desenvolver programas ou planear a actividade da sua instituição porque tudo depende de autorizações vindas do centro. O resultado é que as pessoas entendem que, para progredirem profissionalmente, têm de sair da ilha. Cabo Verde vive num regime de forte centralismo, que acaba por promover uma descapitalização dos recursos humanos nas ilhas. Essa partilha de poder não vai gerar conflitos entre o Governo central e as regiões? Naturalmente, isso exige aprendizagem. O primeiro-ministro tem de aprender a conviver com um certo nível de poder das ilhas. O Governo central mantém as suas competências e as ilhas terão as delas. É um novo paradigma e requer maturidade política. No modelo que proponho, não se trata de uma ruptura abrupta que possa tornar o Estado disfuncional. Por isso defendo um roteiro progressivo de descentralização. Começaríamos pela descentralização administrativa, com o Governo a transferir gradualmente mais competências para as delegações nas ilhas. Mais tarde, essas estruturas poderiam começar também a desenvolver programas regionais, alinhados com a visão do Governo. Numa fase seguinte, os responsáveis nas ilhas poderiam deixar de ser nomeados directamente pelo Governo e passar a ser indicados pelos deputados eleitos por cada ilha. Isso permitiria uma maior legitimidade política e um alinhamento mais forte entre as decisões executivas e os representantes locais. É um modelo progressivo e responsável. Concretamente, que impacto poderá esse roteiro progressivo ter nas ilhas? A ideia é criar, gradualmente, uma verdadeira capacidade administrativa e técnica nas ilhas. À medida que os delegados, representações ministeriais e institutos ganham mais responsabilidades, também aumentam a sua capacidade de planear e executar políticas públicas. Chegará um momento em que poderão desenvolver programas e projectos regionais de acordo com a estratégia do Governo. Isso permitirá criar quadros qualificados capazes de pensar o desenvolvimento das ilhas, algo que actualmente ainda é muito limitado. Mas isso permitiria resolver os problemas de forma mais rápida? Exactamente. As decisões passariam a ser tomadas por pessoas que vivem nas ilhas, conhecem melhor a realidade local e têm maior capacidade para agir rapidamente. Isso criaria uma dinâmica muito mais forte no desenvolvimento das ilhas. Considera que se devia realizar um referendo sobre a regionalização e descentralização? Eu considero que a descentralização e a regionalização não devem ser vistas como uma opção facultativa. Não devemos transformar isto numa dúvida permanente, deixando apenas para a população decidir se quer ou não. É preciso liderança política firme para avançar com este processo. Não tenho dúvidas de que existem actores políticos que não têm interesse na descentralização, porque isso implicaria perder poder. Para mim, trata-se de uma urgência nacional. Cabo Verde pode implementar este modelo de forma responsável e, em cinco anos, alcançar avanços significativos. O país tem de decidir: quer continuar centralizado durante mais 50 anos ou quer dar um salto no desenvolvimento? Existe energia e capacidade nas ilhas, mas, se continuarmos assim, vamos continuar a perder recursos e talento. Porque é que existe tanta resistência ao avanço da regionalização? Para mim, o centralismo em Cabo Verde funciona quase como uma ideologia. É uma força muito enraizada. Podemos falar de uma herança da colonização? Sim, em certa medida. Basta olhar para a quantidade de quadros qualificados das outras ilhas que estão concentrados na Praia. Muitas dessas pessoas poderiam desenvolver um trabalho importante nas suas próprias ilhas, caso existisse autonomia suficiente para criar iniciativas locais. É necessário que Cabo Verde confie mais nas ilhas e lhes permita emanciparem-se até determinado nível. Naturalmente, continuará a existir um Governo central para matérias como defesa, diplomacia e relações internacionais. Mas as ilhas precisam de ter maior capacidade de iniciativa e desenvolvimento próprio. Mas como se explica, então, esta recusa em avançar? Trata-se de medo de perder poder? É uma luta entre o MpD e o PAICV? Existe, de certa forma, uma elite política, empresarial e profissional que já se habituou a este modelo centralizado. Com a descentralização, muita coisa mudaria. O orçamento do Estado teria de ser distribuído de forma diferente pelas ilhas, e o poder central perderia algum controlo. Há também uma cultura de controlo muito forte. Em vez de ser facilitador, o Estado assume frequentemente uma postura excessivamente centralizadora. Quando tudo depende de autorização para as questões mais simples, o país perde dinamismo. Por isso considero urgente mudar esta mentalidade. O desafio não está na complexidade nem nos custos. O verdadeiro desafio é existir liderança política - homens e mulheres de Estado - capazes de dar este passo. A descentralização representaria um novo momento para Cabo Verde. Permitiria criar um verdadeiro governo multinível e combater aquilo que muitos já vêem como um fenómeno de "feudalismo partidário". Hoje, muitas vezes, o partido acaba por ser o verdadeiro centro do poder. E, para mim, é isso que está a limitar o desenvolvimento de Cabo Verde.
Termina nesta sexta-feira, 15 de Maio, a campanha eleitoral para as oitavas eleições legislativas em Cabo Verde. Celeste Fortes, docente e investigadora da Universidade de Cabo Verde, na cidade do Mindelo, considera que esta campanha eleitoral ficou marcada por um ambiente de agressividade, sem espaço para discussão, com os partidos a não conseguirem apresentar as propostas de forma clara. Como é que avalia o ambiente político e social vivido durante esta campanha eleitoral? Acho que estamos a viver duas situações ao mesmo tempo. Por um lado, no mundo digital e nas redes sociais, vejo um ambiente extremamente agressivo. Não há espaço para discussões de ideias nem para uma análise mais equilibrada, em que as pessoas consigam também fazer autocrítica ao actual governo ou aos outros partidos que concorrem. Por outro lado, fora do digital, também sinto muita agressividade no debate político e social. Mas, ao mesmo tempo, enquanto docente e activista, noto um certo cansaço por parte da população. Há uma sensação de “mais do mesmo”, de saturação em relação ao discurso político. Portanto, o que eu vejo neste momento é um ambiente marcado simultaneamente pela agressividade e pelo cansaço social. Considera que os partidos políticos foram capazes de apresentar o programa político? Não. Acho que os partidos políticos não conseguiram apresentar as suas propostas de forma clara. Se uma pessoa não estiver muito atenta, dificilmente consegue perceber quais são, concretamente, as soluções que cada partido propõe para resolver os principais problemas que a população identifica como prioritários. O que se viu foi uma discussão muito bipolarizada e muito partidarizada, marcada também por uma militância bastante cega. Em vez de comunicarem projectos concretos para o país, os partidos acabaram por comunicar mais as suas ideologias e discursos políticos. Faltou explicar de forma clara onde é que Cabo Verde está hoje, em 2026, e qual é a visão de cada partido para os próximos quatro ou cinco anos. Ou seja, como é que o partido X ou o partido Y pretende levar o país para um outro patamar. Isso, para mim, não ficou claro durante esta campanha. Actualmente, quais são as maiores preocupações dos cabo-verdianos ? Bom, eu não posso falar por todos os cabo-verdianos, mas há preocupações que sinto pessoalmente e que acredito que também são partilhadas por grande parte da população. Uma delas é a questão dos transportes. Continuamos a viver muito isolados entre as ilhas. Eu vivo em São Vicente e, muitas vezes, tenho situações para resolver em Santiago. No entanto, nestas eleições praticamente não se falou da regionalização. Enquanto moradora de São Vicente, esperava que esse debate regressasse à agenda política e que os partidos apresentassem propostas concretas sobre o tema, mas isso não aconteceu. Continuamos a enfrentar um problema grave de centralização em Cabo Verde, sobretudo em relação à Praia. E essa dependência acaba por afectar todo o país. A questão dos transportes e da conectividade continua muito longe de estar resolvida. Isso liga-se directamente a outro grande problema: a saúde. Uma pessoa que vive no Maio, na Brava ou em São Nicolau não tem o mesmo acesso aos cuidados de saúde, porque os principais hospitais estão concentrados em São Vicente e Santiago. E, muitas vezes, nem existem transportes adequados para a deslocação de doentes. Outra preocupação muito séria é a dignidade habitacional. Enquanto activista, acompanhei de perto todo o processo de acção depois do 11 de Agosto, e a situação é caótica e preocupante. Continua a existir permissividade para a construção de casas de tambor e habitações sem segurança, especialmente em zonas de risco e encostas. Isso mostra que a questão da habitação digna ainda não foi resolvida pelo governo. Além disso, temos situações contraditórias, como casas do programa “Casas para Todos” que continuam fechadas e sem serem atribuídas. Por fim, há uma questão que afecta muito a juventude: o projecto de vida e o futuro da empregabilidade. Muitos jovens sentem dificuldade em construir um futuro estável no país, o que acaba também por alimentar a vontade de emigrar. Os jovens continuam a ser os mais impactados pelo desemprego... Sim. Os jovens continuam a ser os mais impactados pelo desemprego e pela falta de perspectivas em relação ao futuro. Muitos querem construir a sua vida em Cabo Verde, querem ter um emprego e estabilidade no seu próprio país, sem terem de emigrar para procurar melhores condições de vida. Existe muito esta ideia entre os jovens de: “Eu quero trabalhar, mas quero conseguir fazê-lo aqui, perto da minha família, no meu país.” No entanto, muitas vezes, sentem que não têm oportunidades reais para alcançar esse futuro com tranquilidade e estabilidade. E, para mim, esse é um dos grandes problemas actuais. No entanto, durante a campanha, não vi debates aprofundados nem propostas claras sobre como resolver esta questão do desemprego jovem e da falta de perspectivas para a juventude. Enquanto activista, trabalha muito sobre a questão do género. Como é que é tratada a questão do género em Cabo Verde? Orgulha-me muito os espaços que Cabo Verde tem vindo a criar, tanto através das instituições públicas governamentais como das organizações não governamentais, para avançarmos rumo a uma maior igualdade de género, que ainda está longe de ser plenamente alcançada. Apesar dos avanços, continuam a existir vários problemas por resolver, nomeadamente a violência baseada no género, o feminicídio e a pobreza, que continua a ter um rosto maioritariamente feminino. A maioria das famílias em Cabo Verde são monoparentais e chefiadas por mulheres, o que mostra também como muitas responsabilidades recaem sobre elas. Portanto, ainda temos grandes desafios pela frente, sobretudo ao nível da representação política e da participação das mulheres nos espaços de decisão. São cinco partidos e apenas um é liderado por uma mulher. A política ainda é distante para a mulher em Cabo Verde? Sim, continua a ser distante, porque a política ainda é um espaço muito masculinizado, dominado por lógicas machistas e patriarcais. Muitas vezes, as mulheres não encontram um ambiente favorável nem condições reais para participarem activamente na vida político-partidária do país. Além disso, a política continua a ser um espaço marcado pela agressividade e pela violência. E nós, mulheres, já convivemos diariamente com microviolências em contextos laborais, familiares e sociais. Muitas acabam por evitar também a política precisamente por a sentirem como mais um espaço de confronto e desgaste. Por outro lado, fiquei extremamente contente por ver a Jónica Brites Tavares no debate. Achei-a muito assertiva e isso deu-me alguma esperança. Ver uma mulher naquele espaço, com firmeza e segurança, pode inspirar muitas meninas e mulheres a entrarem também no espaço público e a posicionarem-se. Mas, apesar dos discursos sobre igualdade e dos sinais de paridade nos governos, a política cabo-verdiana continua a ser um espaço muito marcado pela violência, sobretudo pela violência masculina. Considera que nestas eleições vamos voltar a ver esta disputa entre o MpD e o PAICV? Ou há uma possibilidade deste cenário se poder reverter? Eu não acredito que isso vá mudar tão cedo. Acho que vamos continuar presos a esta bipolarização entre o MpD e o PAICV. Os dois partidos construíram, ao longo dos anos, uma narrativa muito baseada no medo: o medo de perder a estabilidade e o receio de ver outras forças políticas a governarem o país. Mesmo 50 anos depois, ainda somos muito marcados pelo assistencialismo e por relações de dependência política. E essa lógica acaba por alimentar o medo do novo e do diferente. Tanto o MpD como o PAICV continuam a explorar muito esse sentimento. Cabo Verde é muitas vezes visto como o “bom aluno” do continente africano. Quais são os desafios para a democracia cabo-verdiana? Apesar dessa imagem positiva, Cabo Verde não está completamente protegido de fenómenos que hoje ameaçam várias democracias, como o crescimento de discursos populistas, extremistas, racistas, xenófobos e misóginos. Vejo com preocupação o facto de Cabo Verde, enquanto país que tradicionalmente procura manter uma posição equilibrada e não alinhada, nem sempre se posicionar de forma clara perante essas ondas populistas e extremistas. E isso pode representar um risco para a nossa saúde democrática, porque esses discursos acabam por normalizar formas de intolerância e de violência política e social que podem fragilizar a democracia cabo-verdiana no futuro.
Cabo Verde realiza eleições legislativas no próximo dia 17 de Maio para eleger os 72 deputados do Parlamento. Esta eleição conta com cinco formações políticas, entre elas o MpD, liderado por Ulisses Correia e Silva, que se candidata pela terceira vez ao cargo de primeiro-ministro. O partido apresenta como prioridades a diversificação da economia, a aposta na transição energética e a continuidade das políticas de desenvolvimento implementadas nos últimos anos. O país alcançou a taxa de desemprego mais baixa de sempre, fixada em 4,9% no segundo semestre de 2025. Ainda assim, os jovens continuam a ser os mais afectados pelo desemprego. O que pretende fazer o MpD nesta legislatura que não foi capaz de fazer nos últimos dez anos? Em primeiro lugar, 4,9% é a taxa de desemprego global geral. Ao nível dos jovens, onde ainda temos uma taxa de desemprego elevada, à volta dos 20%. A população activa aumentou 4,4%, assim como aumentou o número da população empregada. Isso deita por terra a ideia de que aceitar imigração massiva é um elemento que acabou por, quase, “adocicar” a taxa de desemprego. Não é verdade. Em segundo lugar, as pessoas têm a liberdade de procurar o melhor para as suas vidas. Nós não entendemos isto como um drama. É uma fase transitória. Já temos algumas experiências que estão a demonstrar o contrário: alguns jovens, depois de terem ido para Portugal, chegam à conclusão de que têm de ponderar duas vezes. E alguns estão até a regressar. Desde o primeiro mandato, o senhor defende uma economia virada para o crescimento. Nesta eleição, propõe uma diversificação da economia através da economia azul. De que forma pensa fazê-lo? Já está a acontecer. Nós temos hoje uma economia azul a contribuir cada vez mais para o PIB, estando já próxima dos 20%. A nossa perspectiva é que atinja 25% nos próximos tempos, através de uma maior contribuição da indústria pesqueira transformadora e da aquacultura, que já começa a ter uma actividade exportadora. Através do posicionamento de Cabo Verde no negócio de transhipment, com o investimento que está a ser financiado pela Global Gateway da União Europeia no Porto Grande do Mindelo, queremos posicionar-nos no trânsito de contentores e nas pescas, quer industriais, quer artesanais. Temos aqui todo um caminho que conduz e conduzirá ao aumento da contribuição da economia azul no PIB. A economia digital também é fundamental. Há uns anos não se falava disto, falava-se apenas de telecomunicações. Hoje temos dois parques tecnológicos a atrair e reter quadros qualificados, 350 empresas instaladas, algumas delas multinacionais, que já produzem e exportam serviços tecnológicos para a Europa e para os Estados Unidos. É isto que vai fazer a diversificação da economia, para além do turismo, que ainda tem um grande potencial de crescimento e de diferenciação, conforme as ilhas. Apesar dos avanços na saúde, persistem desigualdades entre ilhas. Que soluções preconiza o MpD para garantir um acesso equitativo à saúde? Há partidos na oposição que defendem a gratuitidade dos serviços. Há partidos da oposição que não fazem contas, não fazem a avaliação das consequências das suas medidas. Nós aumentámos a isenção da taxa moderadora de saúde e alargámo-la a uma série de cuidados para pessoas com deficiência, pessoas idosas, crianças até aos cinco anos, mulheres em período de gravidez e pessoas com doenças crónicas. Mas as pessoas que tenham capacidade contributiva devem pagar. Em segundo lugar, a saúde é essencialmente uma área que tem a cobertura da Segurança Social, garantindo que aqueles que trabalham tenham cobertura e assistência médica e medicamentosa através da Segurança Social. Depois, estamos também a introduzir e a impulsionar o seguro privado de saúde, para haver complementaridade e garantir, essencialmente, aquilo que é a cobertura de redes de proximidade dos serviços de saúde, centros de saúde e redução da procura de evacuação externa. Hoje, Cabo Verde já não faz evacuação para Portugal de doentes crónicos porque temos centros de diálise. Essa é uma tendência que queremos depois transportar para o novo Hospital Central de Cabo Verde, que está a ser construído, para podermos também dar resposta a doenças que têm uma grande procura de evacuação externa. Estou a falar da oncologia, cardiologia de intervenção, neurocirurgia e oftalmologia. Por último, queremos um bom serviço de emergência médica pré-hospitalar. Sendo ilhas, não é possível ter hospitais em todas elas. Mas tem de ser possível que qualquer cidadão, onde estiver, possa ter acesso a serviços de cuidados de referência. Se for ao nível da atenção primária, estará mais perto dos centros de saúde; se for ao nível do sector secundário, estará ao nível dos hospitais regionais; e, ao nível terciário, estará no novo hospital que iremos construir, com um nível de qualidade superior. Os transportes continuam a ser um desafio no país. O que falhou nestes últimos dez anos? Porque é tão difícil garantir as ligações aéreas e marítimas entre ilhas? Porque é difícil em qualquer país arquipelágico, sendo ilhas de pequena população e de rendimento médio-baixo. Viabilizar um determinado número de aviões e barcos para pequenas populações, de baixo rendimento e com o mercado fragmentado, significa custos acrescidos, que só são possíveis com subvenções e indemnizações compensatórias por parte do Estado. Aquilo que temos hoje é um sistema de transportes interilhas que, mesmo tendo problemas, não entrou em disrupção. Em segundo lugar, estamos a aumentar aquilo que é necessário aumentar: a oferta. Há mais barcos, temos embarcações em construção de raiz e mais dois barcos que chegarão brevemente ao país, além de um terceiro barco para uma linha dedicada Fogo-Brava, para podermos desencravar esta ilha, porque não tem aeroporto. Na aviação também teremos mais aparelhos, que já estão encomendados, para podermos aumentar a oferta. A regionalização é um tema recorrente no debate político em Cabo Verde. Porque é que o MpD ainda não foi capaz de avançar com este projecto? Porque não depende só do MpD. A regionalização é uma lei que exige uma maioria qualificada de dois terços do Parlamento. O MpD apresentou, em tempos, uma proposta de lei, mas o PAICV não a viabilizou. Perante isso, preferimos seguir um caminho diferente. Aquilo que fizemos foi investir no desenvolvimento de cada uma das ilhas, ter um plano de desenvolvimento regional, trabalhar na coesão territorial e criar todas as condições de base, quer económicas, quer sociais, quer de mobilidade — área em que ainda temos de melhorar — para que, um dia, possamos ter bases muito sólidas para, havendo consenso, entrar no patamar político. Creio que essa é a melhor via, em vez de colocar o político à frente. Numa altura de maior pressão migratória global, que políticas propõe o seu partido para apoiar a diáspora cabo-verdiana no mundo? Temos já um forte pacote implementado. Nós definimos a diáspora como uma das centralidades do país, porque somos mais do que as ilhas e os seus 500 mil habitantes. A nossa política concreta é reforçar aquilo que tem sido um grande sucesso, que são os serviços consulares digitais. Melhorámos significativamente o nível de atracção de investimento por parte da nossa comunidade emigrada, com incentivos no Estatuto do Investidor Emigrante, fiscais e financeiros, e temos como grande prioridade atrair competências e capacidade para o país. Considera que, ao nível do Parlamento, a comunidade está bem representada? Acho que a representação é boa. Nós temos 72 deputados e seis deputados da diáspora, dois por cada círculo. Proporcionalmente, é uma boa percentagem. E não podemos aumentar significativamente essa proporção porque temos também de garantir proporcionalidades internas. Cabo Verde é um país vulnerável às alterações climáticas. Que medidas concretas defende o MpD para lutar contra este flagelo? O partido é muitas vezes acusado de não trabalhar na prevenção. Essa acusação não corresponde à verdade. Nós trabalhamos na prevenção. Temos um programa de adaptação e a nossa contribuição nacional determinada, relativamente às regras internacionais, está definida e está a ser implementada. Temos um forte programa de transição energética para, em 2026, atingirmos mais de 35% de penetração de energias renováveis na produção de electricidade, chegarmos aos 50% em 2030 e a mais de 80% em 2040. Isso significa reduzir a dependência face aos choques energéticos externos, como temos assistido. Estamos também a trabalhar numa forte estratégia de diversificação da água para a agricultura, aumentando a nossa capacidade de dessalinização da água, massificando a reutilização de águas residuais e a rega gota-a-gota. Criámos ainda um Fundo Nacional de Emergência, capitalizado todos os anos através do Orçamento do Estado e de donativos, o que permitiu, por exemplo, accionar rapidamente mecanismos de financiamento e recuperação sem necessidade imediata de recursos externos. Temos de estar cada vez mais preparados para a adaptação e mitigação dos efeitos das alterações climáticas. Perante os conflitos internacionais, como a guerra no Médio Oriente, que posicionamento deve Cabo Verde assumir em termos de política externa? O nosso posicionamento é sempre definido no sentido da defesa dos nossos interesses nacionais. Nós não fazemos o jogo da geopolítica. Os nossos parceiros sabem exactamente quais são os nossos posicionamentos, sabem quem são os nossos parceiros privilegiados e sabem qual é a nossa visão, particularmente na defesa da nossa localização geoestratégica. Num contexto global de pressão sobre a democracia, quais são os principais desafios para Cabo Verde e como enfrentá-los? Continuar a ser uma democracia estável e garantir que sejamos cada vez menos expostos a fenómenos que hoje estão mundializados, como o populismo, o extremismo ou a ideologia da pós-verdade. Lideranças que tendem a conduzir o país para determinado nível de enfraquecimento da democracia podem tornar as coisas complicadas. Como responde às críticas sobre alegadas represálias a municípios que não são da mesma cor política do Governo, ou às críticas feitas à imprensa? Essas críticas não têm razão de ser. É claro que as pessoas são livres de criticar, mas também são livres de ouvir o contraditório.
A los cuarenta y siete años, Cesária Évora aceptó ir a París. El primer concierto fue en el New Morning, uno de los mejores clubs de jazz de Europa. La sala estaba completamente vacía. No fue nadie. Nadie sabía quién era. Cuatro años después, «Sodade» era un himno universal. Y nadie en Europa entendía una sola palabra de criollo caboverdiano. Esta es la historia de Cize, la niña del barrio de Lombo, en Mindelo, Cabo Verde, que aprendió la sodade antes de poder nombrarla. Que perdió a su padre a los siete años, entró en un orfanato a los diez, y siendo adolescente le cerraron la puerta de un recital de Amália Rodrigues porque iba descalza. Que cantó por cigarrillos en los bares del puerto. Que pasó diez años perdida en el alcohol. Y que a los cuarenta y siete subió a un escenario en París y no cambió absolutamente nada: seguía descalza, seguía siendo la misma mujer de Mindelo. El episodio recorre la morna como forma musical — su deuda con el fado portugués, la modinha brasileña y el lundú angoleño —, la figura del compositor B. Leza como segundo padre de Cesária, la independencia de Cabo Verde en 1975 y la diáspora que la siguió, y la apuesta obstinada del productor José da Silva y su sello Lusafrica, que convirtió Miss Perfumado (1992) en un fenómeno global. En 2019, la UNESCO declaró la morna Patrimonio de la Humanidad. La historia de Cesária Évora no es una historia de redención. Es una historia sobre lo que pasa cuando el mundo cierra todas las puertas y tú decides entrar descalza. Playlist: – Fado Amalia, Amalia Rodrigues; – Sodade, Cesária Évora; – Sarapilhêra, Travadinha; – Fidjo Maguado, Chico Serra; – Cize, Cesária Évora; – Mata Morte, Cesária Évora; – Mar Azul, Cesária Évora; – Rapzodia de Mornas, Tito Paris; – Angola, Cesária Évora; – Miss Perfumado, Cesária Évora; – Lua Nha Testemunha, Cesária Évora; – Guanabarinu/Papa Joachin Paris, Cesária Évora; – Tiempo Y Silencio, Cesária Évora; y Pedro Guerra; – 06. Petit Pays, Cesária Évora; – Fala Pa Fala, Cesária Évora.
Israel e o seu aliado americano desencadearam no sábado uma guerra contra o Irão. Desde então o território israelita é alvo, também, de ataques tanto por parte do Irão como da milícia xiita libanesa do Hezbollah. Uma instabilidade que leva à fuga de populações a partir do Estado hebreu. É o caso do clérigo cabo-verdiano Ricardo Monteiro que equaciona deixar Israel e Jerusalém quanto antes. O padre Ricardo Monteiro, da diocese cabo-verdiana do Mindelo chegou a Jerusalém há quatro meses para prosseguir os seus estudos. Com o desencadear da guerra israelo-americana contra o Irão e consequentes retaliações de Teerão, mas também da milícia xiita libanesa Hezbollah este clérigo católico admite que desde o fim de semana passado tudo mudou no terreno e, por ora, tenta deixar quanto antes esta região do mundo. Até aqui tudo mudou, realmente. Estávamos numa rotina. Não obstante o ambiente que já sabemos que é próprio desta zona de tensão. Mas sabíamos que qualquer hora e momento poderia começar uma guerra entre esses países. Porém, tudo mudou porque com as sirenes das 08h15 do sábado, tivemos que suspender todos as actividades ordinárias. No meu caso as aulas, e nos manter em casa vigilantes por causa do início da guerra. Porque de imediato se lançou as informações necessárias e se decretou o tempo de emergência e portanto se disse que a guerra tinha começado. Portanto, temos que tomar as devidas precauções. Pessoalmente, fiquei apreensivo e não sabia bem o que fazer, se tinha que me ausentar do país, se tinha que ficar. E assim as pessoas não sabiam o que fazer no momento. Entretanto, agora, com o andar do tempo, vemos que a guerra continua. Os ataques continuam quase a toda a hora. E realmente o aconselhável é que quem puder também sair dessa região que saia. E é, portanto, suspender as coisas porque não se sabe até quando. Gostaria de fazer. Gostaria de sair, pelo menos por uma fase. Daí, de Jerusalém, para ficar em porto seguro ? Sim, sim. Normalmente estou a tratar de tudo para que eu possa realmente ausentar e normalmente já está tudo tratado com a embaixada. Espero somente do dia e da hora para podermos sair do país. Porque o espaço aéreo continua encerrado. Portanto, se tiver de sair de Israel terá de ir, imagino, por via terrestre até o Egipto, até um território vizinho, não é? Exactamente. As duas possibilidades são Egipto ou Jordânia, que estão abertas ainda As fronteiras terrestres que se pode ser não se podem entrar, mas se pode sair para poder apanhar o voo, a partir desses países. Mas o mais provável neste momento é o Egipto. Vamos ver se tudo se orienta por este lado. Ouve-se falar muito de alertas devido a mísseis que podem vir a ser interceptados. As pessoas é suposto irem para abrigos. Como é que é o dia a dia então do refúgio? No caso destes muitos ataques e de estarem a tocar as sirenes? Exacto. Normalmente, quando há a aproximação de um míssil justamente aqui em Jerusalém, as sirenes tocam. Tu recebes de imediato uma mensagem de alerta no teu telemóvel para quem tem o número de Israel. E de imediato tens que estar atento. Normalmente na aplicação também de alerta, podes ver mais ou menos onde irá cair os restos do míssil interceptado. Portanto, algumas regiões, algumas casas mais oficiais se presume que têm bunkers já previstos. Ou também para a população também está dividida em zonas. Os bunkers estão já preparados. Eu até agora não tive nenhuma necessidade de recorrer a esta alternativa porque em nenhum momento restos de mísseis ou mesmo mísseis caíram perto ou na zona onde estou por causa da prevenção. Eu estou numa zona muito segura e, portanto, não tenho tido essa necessidade. Mas isto é tudo disponível, está tudo muito organizado. As autoridades municipais e temos todas as informações em caso de perigo; o que fazer? Os israelitas ou as pessoas que moram em Israel assistiram ao desencadear desta guerra? O que é que eles lhe dizem. Acha que as pessoas estão a apoiar de facto, as autoridades que decretaram a guerra contra o vizinho Irão ? Sendo que, por o terem feito a milícia xiita do Hezbollah a partir do Líbano, está atacar também Israel. Portanto, ao fim e ao cabo, Israel está a ser avisado por dois actores simultâneos. Sim, normalmente aqui em Israel temos essas duas partes, pessoas que apoiam e que são a favor destes ataques e pessoas também que não aceitam ou que são contra esses ataques. Vamos encontrar isso mesmo entre os hebreus mais ortodoxos. Existe sempre essa divisão. Aqueles que apoiam esta guerra, que apoiam, que acham justa esta intervenção, outros que nem por isso. Que acham que isso é um exagero, que estamos a criar conflito com outros países. Mas nesta região sempre é uma característica. Ao longo dos séculos, sempre. Esta zona foi uma zona de conflito e Israel já está habituado. E as pessoas aqui estão, vêm isso de forma natural. Como eles enfrentam essa crise, enquanto nós, que somos estrangeiros. Estamos um pouco espantados e procurando meios e estar sempre alerta. Eles não levam uma vida normal. Você tem que ir na rua. Você tem que fazer alguma coisa. Fazem porque já estão habituados. E estas fronteiras já desde o ano passado sabíamos desde aquele conflito de fronteira com o Líbano. Eu tive a oportunidade, no mês de dezembro, de visitar estas zonas perto do Líbano e da Síria. São zonas mesmo perigosas porque mesmo antes de esta guerra já existiam conflitos. O conflito nestas zonas é permanente e, portanto, são zonas que às vezes nós não damos conta. Mas está lá o conflito. E agora sim, com o contexto assim favorável, aproveitam sempre para intensificar e poder também atingir um ao outro. Porque esses dois países fazem fronteiras, não são amigos, não têm relações. Acha que a mesma perceção para muitos israelitas, que o inimigo, mesmo existencial, é o Irão e que, portanto, seria necessário de facto visar o Irão por o Irão pretender mesmo acabar com o Estado de Israel ? Na minha humilde opinião, é aquilo que eu fui ouvindo essa inimizade existir. Este perigo é algo que sempre é patente. Existe porque não são amigos, porém acreditamos. Muitos aqui já são mais esclarecidos. Sabem que por detrás desta razão, existem muitas outras razões a nível político, social, económico mesmo. E também agora nesta situação, porque sabemos que neste momento, daqui a pouco vamos entrar no tempo das eleições aqui em Israel. Tudo isso serve um pouco para apresentar um novo panorama e, portanto, acredito que há muita coisa por detrás. Só vindo aqui e conhecendo as realidades é que se pode compreender parcialmente essa história, porque é muita coisa complicada e sabemos que o Irão. Sim, é um perigo para Israel. E sabemos também que Israel não ama o Irão porque sempre Irão se posicionou contra o estado hebraico. Porém, as formas e os contornos que isso vai tomando é que reflecte mais a intenção do indivíduo que guia o país do que a intenção do povo que representa este país. Porque muitos sectores receiam de facto uma invasão terrestre do Líbano por parte de Israel, já que as autoridades do Líbano não conseguem de facto impedir que o Hezbollah continue a disparar mísseis contra Haifa, nomeadamente. Acho que aí em Israel as pessoas acham que enviar tropas para o Líbano poderá vir a acontecer ? Eu acredito que com o andar do tempo isso poderá acontecer, porque tem uma razão que eles alegam. Os hebreus alegam que é uma razão de base, que acho que é muito frágil, mas eles assumem essa posição porque biblicamente, a Terra prometida aos hebreus realmente vai para além da fronteira que Israel tem. Vai para além, vai até ao Líbano. Portanto, acreditam que esse território é deles, que foi usurpado e, portanto, vão usar sempre esse critério para o realizar. Mas é um critério frágil, porque, mesmo biblicamente estudando, vêmos que esse território nunca foi uniforme. Sempre houve conflitos aqui. Às vezes ia até um certo sítio, outras vezes não, dependendo dos líderes e, portanto, não é de todo sustentável. Porém, é o que eles querem mesmo alargar cada vez mais esse território. Entramos na lógica de "a galinha, o ovo. Quem é que chegou primeiro" ? Foram os palestinianos, foram os judeus ? Exactamente. É toda uma dinâmica bastante perigosa. Esteve aí quando havia ainda a questão do conflito, também na Faixa de Gaza. Nessa altura já era complicado aí a situação ? Sim, eu cheguei, já isto tinha acontecido, já tinha Faixa de Gaza. Eu cheguei em outubro do ano passado. Ainda estava quente porque nunca cessou os problemas na Faixa de Gaza até agora. Encontrámos militares naquela fronteira. Nós não podíamos acessar aquela terra aqui, por exemplo, o Patriarca de Jerusalém já lá foi, com todas as tratativas diplomáticas necessárias e sempre que ele traz notícias, um pouco devastadoras, porque realmente aquela zona quase que já não existe, está totalmente destruída. Continua a lançar aquilo que podemos dizer ofensivas aquele território. E eu quando cheguei, ainda encontrei isso. E ainda existe. Ainda é patente essa história, infelizmente. E o que tem? Porque enquanto existir o Hamas, enquanto existir esse poder, eles estarão sempre lá a defender aquelas fronteiras. E contra o Estado de Israel. Dizia que vai tentar de facto sair. Como é que equaciona o seu futuro? O senhor estava de facto a estudar. Precisaria de concluir os seus estudos, portanto imagino que precise prazo de voltar para aí, não é? Exactamente. Normalmente as aulas estão suspensas. A minha missão aqui é o estudo e também o contacto com as zonas bíblicas. Portanto, estando tudo suspendido por um tempo indeterminado e dado o risco que existe... Nós vivemos aqui normalmente, mas acredito que a iminência do perigo sempre está. Não sabemos onde é que esta guerra vai parar, Então eu pretendo ausentar me e reavaliar se no futuro próximo devo regressar para continuar; se num futuro mais longínquo, regressar quando estiver mais controladas e ver ? Porque aqui nessa zona, quem vem para aqui também tem que estar preparado para tudo isto. A instabilidade é permanente e eu acredito que terei que reavaliar e ver o que é mais importante neste momento, até para a minha caminhada como presbítero. Saber onde é que Deus quer que eu esteja para realizar a sua vontade. Está ligado a alguma diocese cabo verdiana ? Sou diocesano da Diocese de Mindelo, em Cabo Verde. É quarta feira, vai tentar sair nas próximas horas ? Talvez hoje já não dá, mas amanhã de certeza. Entre a tarde e depois de amanhã vamos ver. Eu farei de tudo. E também o pessoal diplomático aqui das embaixadas são muito susceptíveis de nos ajudar e de certeza terão já uma solução. Há embaixada cabo-verdiana aí ? Há consulado cabo-verdiano. Temos o consulado, mas sempre eu tento também através da Embaixada de Portugal, também.
L'Afrique de l'Ouest est grandement dépendante de l'océan, cependant 20% des produits de la pêche illégale dans le monde serait issue de cette région. C'est pourquoi les États de la Cédéao s'organisent pour lutter contre la pêche INN, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. La sous-région perdrait environ 2,3 milliards de dollars chaque année. Des programmes comme WASOP, porté par l'UE, tentent également de soutenir les États. Une lutte difficile sur le terrain, mais également. Avec notre envoyée spéciale à Mindelo, Ertzon Georges attend d'embarquer sur un petit bateau. « Ça a beaucoup changé. Quand j'ai commencé, dès que tu sortais, tu trouvais du poisson. Maintenant, il faut aller très loin », témoigne-t-il. Sur le petit débarcadère de pêche artisanale, beaucoup sont ceux qui attribuent la raréfaction du poisson à la pêche INN. La lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée se fait au niveau national, mais aussi régional, comme l'expliqué le Dr Khallahi Brahim, secrétaire permanent de la Commission sous-régionale des pêches, basé à Dakar. « Nous travaillons suivant trois axes. Un axe renforcement des capacités des États membres à travers des formations, à travers la fourniture de certains équipements et matériels. Le deuxième axe, c'est l'amélioration du cadre juridique avec l'élaboration et l'adoption de certains instruments juridiques qui permettent donc de cadrer l'action », détaille-t-il. « En dernier, c'est la lutte effective, mener des opérations conjointes. C'est-à-dire que nous prenons des patrouilleurs au niveau de notre sous-région et nous embarquons nos inspecteurs des pêches. Et donc, nous ratissons la zone pour voir s'il y a des bateaux qui exercent la pêche INN », ajoute le Dr Khallahi Brahim. Le développement de moyens technologiques comme l'imagerie satellitaire aide les États, mais les moyens techniques restent insuffisants face à la difficulté que représente la poursuite en mer. Il y a également parfois un manque de volonté politique, dénonce Jorge Santos, le ministre capverdien de la Mer. « On doit voir ce problème comme un problème de coopération internationale, mais aussi d'application des lois, parce qu'on a malheureusement, dans notre sous-région, des institutions, des personnes qui protègent ça », souligne le ministre. Il appelle ses voisins à réagir : « Il est nécessaire de définir une stratégie claire et transparente parce qu'à côté de la pêche illégale, existent le trafic de drogue, le trafic d'êtres humains, l'immigration illégale, le terrorisme et la piraterie. Ce sont des choses qui vont ensemble. » Des contrôles doivent notamment être réalisés par les pays côtiers avant que les produits de la mer soient exportés. Des contrôles auxquels participe l'Agence européenne des pêches. Certains manquements peuvent conduire l'Union européenne à appliquer des sanctions. Une position parfois hypocrite selon le ministre capverdien : « Je pense que s'il y a la pêche illégale, c'est parce qu'il y a un marché pour la pêche illégale. Mais où est le marché de la pêche illégale ? C'est à cette question que l'on doit répondre », interpelle-t-il. Des contrôles des certificats de captures sont également prévus à l'entrée sur le territoire européen. Des procédures peu respectées par certains États, souligne un rapport de la Cour des comptes européenne. Sollicitée par RFI, la Commission européenne assure s'attaquer au problème avec, par exemple, la numérisation du système de traçabilité prévue en début d'année prochaine. À lire aussiPourquoi faut-il combattre la pêche illégale?
L'Afrique de l'Ouest fait face à une émigration importante de sa jeunesse, notamment vers l'Europe. C'est le cas au Cap-Vert, particulièrement depuis que le Portugal – en quête de main d'œuvre – a mis en place un visa pour faciliter l'entrée des populations lusophones. Dans un pays d'1.4 million d'habitants, ces départs sont durement ressentis dans les milieux économiques. Avec notre envoyée spéciale à Mindelo, À l'entrée de l'usine de conserves de Frescomar, les employés doivent pointer, car sur les 1 200 personnes nécessaires pour faire tourner l'entreprise, difficile de savoir si les employés vont se présenter, explique son directeur Manuel Monteiro. « En termes de main-d'œuvre, nous sommes confrontés à un défi, car ces dernières années, nous avons connu un flux massif de jeunes qui ont émigré. Nous perdons beaucoup de travailleurs, à la fois des techniciens et des ouvriers », explique-t-il. Le directeur explique que depuis le mois d'août, Frescomar a reçu plus de commandes et les besoins de production ont augmenté. « Nous cherchons donc de la main-d'œuvre pour cela, mais nous n'en trouvons pas. L'entreprise étudie même la possibilité de faire venir de la main-d'œuvre d'autres pays, car nous savons que les hôtels ont déjà commencé à procéder ainsi », met en avant Manuel Monteiro. Les départs ont « laissé un vide ici » Même son de cloche au port. Depuis la mise en place des facilités de migration vers le Portugal, Suzane Vicente voit disparaître les professionnels du secteur formés. « Cette ouverture a facilité l'immigration des Capverdiens au Portugal. Je pense que cela a beaucoup contribué. Par exemple, de nombreux pêcheurs sont partis aux Açores, déplore le président de l'Association des armateurs de pêche. C'est une grande perte pour nous en tant qu'armateurs ne pas avoir de professionnels dans le secteur. Cela finit par compliquer la pêche. Il y a beaucoup de pêcheurs, de maîtres d'équipage et de conducteurs qui ont donc émigré à la recherche d'une vie meilleure et cela a laissé un vide ici », poursuit Suzane Vicente, qui regrette un certain désamour envers la profession. « Il existe un programme de formation à la pêche, mais nous devons le généraliser. Nous devons également sensibiliser la jeune génération, qui n'est pas très attirée par le secteur de la pêche », note-t-il. Pays insulaire, fort de 1 000 km2 de côtes, le Cap-Vert cherche à créer de l'emploi dans le secteur de l'économie bleue pour donner des perspectives à sa jeunesse. Créer de l'emploi localement pour limiter les flux migratoires, un enjeu pour l'Union européenne. C'est pourquoi elle investit dans des programmes comme WASOP en Afrique de l'Ouest afin de créer de l'emploi. « C'est une manière de faire en sorte que chacun puisse trouver des emplois où il est, dans sa ville, dans son pays, dans sa région, et donc c'est évidemment un enjeu absolument majeur de développement pour l'ensemble du continent africain, explique Jérémie Pellet, directeur d'Expertise France – l'agence en charge de la coordination du programme. Et de manière générale, pour l'ensemble des populations. » L'économie bleue représenterait un potentiel de huit millions d'emplois supplémentaires dans la région. À lire aussiCap-Vert: la jeunesse regarde vers les États-Unis
Avec une bande côtière de 30 000 kilomètres, l'économie de l'Afrique de l'Ouest est éminemment dépendante de l'océan. Les secteurs liés correspondent à 55% du PIB de la région. « L'économie bleue » représente donc une réelle opportunité. Cependant, les activités humaines, la surpêche, la pollution, le changement climatique mettent en péril cette ressource précieuse. Environ 12 milliards de dollars d'investissements seraient nécessaires pour financer une « économie bleue » durable, un secteur en cours de structuration. Avec notre envoyée spéciale à Mindelo, Avec un potentiel estimé à 405 milliards de dollars pour la région d'ici à 2030, il semblait évident pour le Cap-Vert, petit État insulaire, de se tourner vers les opportunités qu'offre l'économie bleue. Praia a donc été parmi les premières à se lancer dans les « blue bonds », ces émissions obligataires lancés par la Banque mondiale pour financer la protection des océans. « On l'a lancé depuis deux ans. Maintenant, avec les "blue bonds", les banques financent des activités dans le domaine de l'économie bleue, au niveau du tourisme, de la pêche, de la transformation et de l'aquaculture. Avant, les gens disaient que l'économie bleue était un secteur de risque élevé. Mais ils commencent à voir que cela ne représente pas un risque si élevé. C'est possible, c'est virtuose. Elle peut donner beaucoup de revenus à l'économie et aux familles », explique le ministre de la Mer, Jorge Santos. La Banque ouest africaine de développement (BOAD) s'implique déjà dans ce secteur, comme l'explique son « monsieur climat », Ibrahim Traoré. Pour le dernier plan quinquennal – qui se termine cette année –, la banque s'est donnée comme objectif de verdir 25% de ses financements. Parmi eux, certains sont en réalité des projets « bleus », comme les investissements réalisés au niveau des ports, de la « green économie » ou le financement de digues. La stratégie de la banque est donc d'aujourd'hui de « faire en sorte que la différence entre l'économie verte et l'économie bleue soit distincte et que les critères d'investissement et les critères en lien avec la question du changement climatique soient bien définis et bien déterminés ». Faciliter l'accès aux financements localement L'agence française de coopération technique, Expertise France, souhaite contribuer à ces chantiers et travailler notamment à la construction d'une architecture financière adaptée. Avec le nouveau programme européen Océan durable de l'Afrique de l'Ouest (WASOP), Laure Kuhn Bruma, sa coordinatrice, souhaite poursuivre le travail mené avec la Banque d'investissement et de développement de la Cédéao (BIDC). Celle-ci a obtenu son accréditation auprès du Fonds vert pour le climat et développé une ligne de crédit pour l'agriculture durable. « On est en train de voir avec la BIDC s'il est possible de ‘'blue-iser'' en quelque sorte cette ligne de financement. Cela pourrait avoir du sens afin – avec notre assistance technique – d'identifier et de développer un produit financier qui soit adapté à l'économie bleue durable », détaille Laure Kuhn Bruma. Objectif : permettre des retombées de financements locaux plus importants : « La BIDC va chercher des fonds auprès d'un organisme multilatéral qui va permettre de développer des lignes de financement dans les banques nationales, commerciales et institutions de microfinance. On a un accès au financement qui est amélioré. » Début novembre, au Cap-Vert, les banques de développement ouest-africaines ont également rejoint la Coalition océan du réseau Finance en commun (FiCS) avec l'ambition de mobiliser près de 12 milliards de dollars pour une économie bleue durable dans la région. À lire aussiLa «blue economy», le nouvel eldorado maritime pour les investisseurs?
Environ un quart du PIB du Cap-Vert vient du tourisme. L'année dernière, le pays a accueilli plus de 1,4 million de touristes sur ses îles, près de trois fois sa population, un secteur qui croît de plus de 10% chaque année. Une croissance portée par la volonté politique et l'aménagement d'infrastructures comme un port de croisière à Mindelo, ou encore l'arrivée récente de dessertes aériennes à bas coût d'easyJet. Cependant, les écosystèmes de l'archipel sont très sensibles : biodiversité, tortues, lieu de naissance des baleines. Développer un tourisme durable, c'est le défi que se sont lancées les autorités cap-verdiennes. Avec notre envoyée spéciale à Mindelo, C'est le début de la saison touristique sur l'archipel. À Mindelo, au marché artisanal, les vendeurs attendent avec impatience les touristes, comme Ndiagua, d'origine sénégalaise. Il y a quelques jours, un bateau de croisière de plusieurs milliers de personnes a accosté, une aubaine pour ce marchand. « On souhaite avoir des bateaux comme ça, les grands bateaux de croisière, c'est mieux pour nous. C'est un bon business. Quand ils arrivent en bateau, ils descendent, ils vont faire le tour de l'île avec des guides, ils font le tour de la ville, puis ils viennent ici au marché pour faire des achats », se réjouit-il. Haut comme un bâtiment de 12 étages, le Mein Shiff n'est pas passé inaperçu. « C'est un des plus grands du monde. Il était ici avec presque 4 000 personnes, touristes et travailleurs », détaille avec fierté le ministre de la Mer, Jorge Santos. La venue de tels bateaux est rendue possible grâce au tout nouveau terminal de croisière dont les travaux se sont achevés cette année. Avec une jetée de 400 mètres de longueur, le port peut accueillir quasiment l'ensemble des bateaux de croisière sur le marché. Un tourisme de masse sous contrôle, assure le ministre : « C'est un port qui commence à être un port vert. Les bateaux rentrent, ils stoppent leurs moteurs, ils consomment l'énergie renouvelable de l'île. Le système Onshore Power Supply dans le port, c'est justement pour annuler la pollution parce qu'un navire comme cela, la pollution, c'est terrible. C'est presque tous les voitures ensemble de l'île. Mais nous nous sommes préparés pour ça. » Le Mein Shiff est le premier des onze navires de croisière attendus en novembre. Tommy Melo est sans doute le défenseur de l'environnement le plus connu de l'île. À la tête de l'ONG Biosfera, il travaille actuellement à la création d'un centre pour faire de la pédagogie auprès de ces touristes. « Parce que lorsqu'ils viennent visiter, nous n'avons rien à leur montrer. Donc, ils passent juste par ici dans leur bus, ils regardent "oh comme c'est beau" et remontent sur leur bateau. Donc, nous voulons leur donner un aperçu des écosystèmes de l'île, de la nature et des problèmes bien sûr, afin qu'ils quittent São Vicente un peu sensibilisé à ce qui existe ici », détaille le biologiste qui affirme ne pas être contre la venue de ces gros bateaux de croisière. « Non, je ne suis pas contre, nous devons simplement avoir des règles. Par exemple, ces gros bateaux viennent, mais nous n'avons rien pour les détritus. Comment allons-nous faire avec 2 000 personnes qui traversent chaque jour la ville ? Nous devons avoir des infrastructures pour les recevoir comme il faut », insiste-t-il. L'arrivée en nombre de touristes crée également des tensions sur certaines ressources, notent des observateurs. Sur cette île par exemple, 100% de l'eau consommée provient de la désalinisation.
Isabel Carlos (Coimbra,1962), é licenciada em Filosofia pela Universidade de Coimbra e mestre em Comunicação Social pela Universidade Nova de Lisboa com a tese «Performance ou a Arte num Lugar Incómodo» (1993). É crítica de arte desde 1991. Assessora para a área de exposições de Lisboa'94 – Capital Europeia da Cultura no âmbito da qual foi curadora das exposições colectivas “Depois de Amanhã” no Centro Cultural de Belém e “Do Sublime” no Museu do Chiado.Foi co-fundadora e subdirectora do Instituto de Arte Contemporânea, tutelado pelo Ministério da Cultura entre 1996 e 2001, onde entre outras tarefas foi responsável pela aquisição da colecção de arte contemporânea mostrada em 2000 no Centro Cultural de Belem na exposição “Initiare”.Foi membro dos júris da Bienal de Veneza em 2003, do Turner Prize em 2010, The Vincent Award em 2013, entre outros. Em 2004 foi directora artistica da Bienal de Sidney e curadora da exposição “On Reason and Emotion” que mostrou no MCA, na Art Gallery of New South Walles, no ArtSpace e no Royal Botanical Gardens. Em 2007 organizou para o Instituto Camões a exposição “Troca de Olhares” que foi mostrada em Maputo, Luanda e Mindelo. Entre 2009 e 2015 foi directora do CAM_Fundação Calouste Gulbenkian, Lisboa. Entre as múltiplas exposições que organizou e catálogos que concebeu e em que escreveu, destacam-se:-“Inhabited Drawings”, Drawing Center, New York em 2004 também nesse ano a Bienal de Sidney «On Reason and Emotion».- “Intus” de Helena Almeida, Pavilhão de Portugal, Bienal de Veneza em 2005.- “Provisions for the Future”, Bienal de Sharjah, 2009.- “Plegaria Muda” exposição de Doris Salcedo no CAM em 2011 que teve itinerância no Moderna Museet, Malmo; MAXXI, Roma; MUAC, Mexico; Pinacoteca, S.Paulo.Organizou as seguintes exposições antológicas bem como as respectivas publicações: “Entrada Azul”- Helena Almeida, Casa da America, Madrid 1998; “Tela Rosa para Vestir” - Helena Almeida, Fundacion Telefonica, Madrid 2008; em Lisboa no CAM: “Menina Limpa Menina Suja” – Ana Vidigal, 2010, no mesmo ano “Mais que a Vida” - Vasco Araujo e Javier Tellez, que depois seguiu para o Marco em Vigo; em 2011 “Linha de Montagem” - Miguel Palma”; em 2012 “Frutos Estranhos” – Rosangela Renno, que depois seguiu para o FotoMuseum em Winterthur; “Trabalhos com Texto e Imagem” - João Penalva, a seguir mostrada no Kunsthalle Brandts, Odense; em 2013 Lida Abdul , primeiro no CAM e depois na Fundacao Calouste Gulbenkian em Paris, no mesmo ano “Sob o Signo de Amadeo”, exposição alargada da colecção do CAM e um ciclo de performance; “O Peso do Paraíso”- Rui Chafes, 2014; “Luanda, Los Angeles, Lisboa” - Antonio Ole, 2016. “Todos os Títulos Estão Errados” - Paulo Quintas, Torreão Nascente da Cordoaria Nacional, EGEAC - Lisboa, 2018; no mesmo ano “O Outro Casal - Helena Almeida e Artur Rosa” no Museu Arpad Szenes-Vieira da Silva, Lisboa. Entre 2023 e 2024 foi administradora delegada deste museu assegurando a transição entre direcções. Em 2019 mostrou a colecção de José Lima, no Palácio de São Bento, Lisboa. Entre 2019 e 2022 integrou a comissão de aquisições de arte contemporânea da Camara Municipal de Lisboa. Em 2023 organizou “Hello! Are You There?” retrospectiva e catalogo raisoné da obra de Luisa Cunha, Maat, Lisboa; “Fotografia Habitada”, antológica de Helena Almeida, Instituto Moreira Sales, S.Paulo, ambas as exposições foram consideradas entre as melhores do ano nos respectivos países.Desde o final de 2024 é Directora do Pavilhão Julião Sarmento, um novo museu da cidade de Lisboa. Links: https://www.pavilhaojuliaosarmento.pt/ https://www.mca.com.au/exhibitions/14th-biennale-of-sydney-on-reason-and-emotion/ https://www.publico.pt/2006/01/20/jornal/intus-de-helena-almeida-agora-em-lisboa-59220 https://www.maat.pt/pt/exhibition/luisa-cunha-hello-are-you-there https://www.artecapital.net/entrevista-160-isabel-carlos https://arquivos.rtp.pt/conteudos/artes-plasticas-34/ https://www.publico.pt/2013/01/23/culturaipsilon/noticia/as-linhas-com-que-uma-obra-se-cose-1658156 Episódio gravado a 22.10.2025 Créditos introdução e final: David Maranha http://www.appleton.pt Mecenas Appleton:HCI / Colecção Maria e Armando Cabral / A2P / MyStory Hotels / JD Collection Apoio:Câmara Municipal de Lisboa Financiamento:República Portuguesa – Cultura / DGArtes – Direcção Geral das Artes © Appleton, todos os direitos reservados
Sejam bem-vindos a mais uma Semana em África. A actualidade desta semana ficou marcada por novos desenvolvimentos em Cabo Delgado, no extremo norte de Moçambique, onde se caminha para atingir um novo recorde de violência ainda este ano. As Nações Unidas falam em 519 ataques até ao final de agosto, em comparação com 448 em 2022. Em comunicado, o Escritório das Nações Unidas para a Coordenação de Assuntos Humanitários, dá conta de que a maioria dos incidentes são ataques de grupos armados contra civis, ataques estes que incluem a utilização de explosivos improvisados. De acordo com o mesmo organismo, desde agosto, mais de 20 mil pessoas foram obrigadas a fugir desta província, incluindo mais de 10 mil crianças. A violência levou mesmo os Médicos Sem Fronteiras a anunciar a suspensão temporária das suas actividades na vila e nas localidades do distrito de Mocímboa da Praia, em Cabo Delgado. A organização justifica a decisão devido ao agravamento da violência e apela a que a segurança de civis e dos trabalhadores humanitários seja assegurada. A presidente cessante da organização "Continuadores de Moçambique", Isaura Nyusi, lamentou esta situação, em entrevista à RFI. “Os ataques terroristas perpetrados na província de Cabo Delgado causaram deslocações das populações com impacto negativo na vida das criancas e adolescentes privando-os dos seus direitos e deveres incluindo o de estudar e de cuidados de saúde”, rematou. Apesar desta instabilidade, o Presidente da República considera que estão criadas todas as condições de segurança para a retoma do projecto da Total em Palma, na província de Cabo Delgado. A garantia foi deixada na cerimónia de assinatura, em Maputo, da decisão final de investimento do Coral norte FNLG com a italiana ENI, projecto com funcionamento previsto para 2029 e, onde se prevê mais de 23 mil milhões de dólares em receitas fiscais e o assegurar de 800 milhões de dólares em contratos para empresas moçambicanas só nos primeiros seis anos. Daniel Chapo afirmou que a decisão final de investimento entre os operadores da Área 4 da bacia do Rovuma e o Governo abre "uma janela de esperança para os moçambicanos". "O Coral Norte é mais do que um projecto de gás. É um passo em direcção à independência económica de Moçambique, ao fortalecimento da nossa resiliência enquanto moçambicanos, unidos do Rovuma ao Maputo", declarou o Presidente moçambicano. O chefe de Estado assegurou ainda que a retirada das forças ruandesas acontecerá após a fase de desenvolvimento do projecto de gás e da formação de militares moçambicanos para o combate ao terrorismo. “Afirmamos que estão reunidas condições para o levantamento da força maior e aguardamos, em breve, o pronunciamento da concessionária da Área 1, projecto Mozambique LNG, sobre esta matéria”, terminou. Angola vai realizar Congresso Nacional de Reconciliação Angola vai realizar, na primeira semana de Novembro, o Congresso Nacional de Reconciliação, uma iniciativa da Conferência Episcopal. O Presidente angolano já confirmou a sua presença neste evento, que antecede os 50 anos da independência. Para a Igreja Católica, nomeadamente, na voz de José Manuel Imbamba, Presidente da Conferência Episcopal de Angola e São Tomé, a reconciliação seria a “peça fundamental” para o país. "Para nós é a peça fundamental e isto é um processo que nós devemos construir juntos, sem exclusão, sem rotulações, sem esta tendência da política do militante que nós estamos a levar a cabo, que está a nos colocar de costas viradas uns contra os outros e, sobretudo, nos focarmos na política da cidadania. É isto que nós desejamos e é esta Angola que nós queremos", começou por referir. O responsável acredita que é tempo de deixar de viver do passado inglório. "Basta de estarmos sempre a viver do passado inglório que nós carregamos ainda. E então há a necessidade de fazermos este exorcismo nacional, este exorcismo das consciências, esse exorcismo dos políticos", salientou ainda, em entrevista à RFI. Cabo Verde é o novo "destino sexual" para as cidadãs espanholas Cabo Verde é o “novo destino sexual” para as cidadãs espanholas. Quem o diz é o jornal “El Español”, que revelou, esta semana, que existem mulheres que viajam para as ilhas do Sal e de São Vicente à procura de sexo com homens jovens. O presidente da Associação dos Guias de Turismo de São Vicente, Ruben Moreira, já reagiu e afirmou à RFI que, em São Vicente, não existe turismo sexual, sublinhando que os turistas que visitam o país, vêm à procura das paisagens e gastronomia. “O turismo sexual não existe aqui em São Vicente, até porque, quando as pessoas vêm, independentemente da nacionalidade, o que fazemos é mostrar-lhes o que temos de mais interessante e bonito sobre a nossa história, a nossa cultura e tudo o que as traz aqui: as nossas paisagens, a gastronomia e tudo o que elas ou eles também possam encontrar aqui em Mindelo, em Cabo Verde, de forma geral. Eu não acredito que o turismo sexual seja algo para se levar a sério em Cabo Verde. Acredito, sinceramente, do meu ponto de vista, que pode haver um ou outro caso pontual, mas não existe em Cabo Verde da forma como está a ser retratado na imprensa internacional”, disse o presidente da Associação dos Guias de Turismo de São Vicente, Rúben Moreira. Apesar dos nossos esforços, não foi possível ouvir, até ao momento, a reacção do Instituto Nacional do Turismo sobre o fenómeno de turismo sexual no arquipélago apontado pelo jornal "El Español". Em Cabo Verde, o sector do turismo bateu novos recordes em 2024, dados do Instituto do Turismo de Cabo Verde deram conta de que cerca de 1,2 milhões de turistas visitaram o arquipélago no ano passado. Geração Z: da Ásia a África alastram os protestos juvenis Para terminar, falamos-lhe ainda sobre um tema que está a marcar a actualidade dos últimos dias. Vários países do mundo, nomeadamente, na Ásia e África que têm sido palco de protestos levados a cabo pela chamada geração Z. É o caso de Marrocos ou de Madagáscar. Grupos de jovens têm contestado a governação de uma série de países e conseguido até, em alguns casos, concessões do poder, por exemplo as marchas estudantis em Timor Leste ou os protestos em Madagáscar. A chamada "Geração Z" refere-se a pessoas nascidas nos finais da década de 90 do século passado e no início dos anos 2010, do século XXI. Jovens que estão inconformados com a gestão dos seus países e têm saído à rua. Foi o caso nesta terça-feira nas maiores cidades marroquinas com apelos de centenas de jovens à reforma da educação e à melhoria dos serviços de saúde pública. Era já o quarto protesto do género, com registo de confrontos entre manifestantes e forças da ordem, num movimento sem líder declarado.O governo em comunicado na noite passada afirmava perceber as reivindicações e estar pronto a responder de forma positiva. Já em Madagáscar, apesar da demissão do governo, os protestos também sob a batuta da dita geração Z prosseguiram nesta terça. Os jovens querem agora a demissão do chefe de Estado, Andry Rajoelina e apelam à solidariedade dos mais velhos, da geração X, nascidos nos anos 60, para que venham engrossar as fileiras do movimento. O símbolo da revolta desta geração Z tem sido um pirata, o herói "One Piece" dos livros japoneses de banda desenhada "manga". Em Madagáscar, o movimento conseguiu já a demissão do ministro da energia, e depois, mesmo, de todo o executivo, mas continua a sair à rua, apesar das desculpas do Presidente pela gestão política do país, apelando a que este também seja afastado dos desígnios nacionais. Protestos idênticos também se registaram numa série de países asiáticos como o Nepal ou a Indonésia ou, mesmo, em Timor Leste de estudantes, inconformados com a forma como o país é gerido. Neste território lusófono, o parlamento voltou atrás em relação a regalias de deputados e da classe dirigente, incluindo a compra de carros topo de gama e pensões vitalícias para parlamentares e ex-titulares de órgãos de soberania.
Nos 50 anos da independência de Cabo Verde, a RFI publica várias reportagens sobre o tema. Neste nono episódio, falamos da luta política no pós-25 de Abril que se travou dentro e fora de Cabo Verde para culminar no Acordo de Lisboa rumo à independência de 5 de Julho de 1975. Nesta reportagem, vamos ao encontro de Pedro Pires, um dos arquitectos do Acordo de 19 de Dezembro de 1974, e de Silvino da Luz, também dirigente do PAIGC que dirigiu a luta política em Cabo Verde nos meses que se seguiram ao 25 de Abril de 1974. O Acordo de Lisboa foi assinado a 19 de dezembro de 1974 entre o Partido Africano para a Independência da Guiné e Cabo Verde (PAIGC) e o governo Português. O documento representava uma meta histórica na luta de libertação e fixava os termos em que iria decorrer a independência do arquipélago seis meses depois, a 5 de Julho de 1975. Este era o culminar de um intenso processo negocial entre as duas partes e de uma desgastante luta armada, na Guiné- Bissau, de 11 anos. O protocolo de Lisboa surgia meses depois da assinatura dos Acordos de Argel (26 de Agosto), em que o Estado português reconhecia a independência da Guiné-Bissau, proclamada unilateralmente pelo PAIGC, a 24 de Setembro de 1973, reconhecendo também o direito de Cabo Verde à autodeterminação e independência. O Acordo de Lisboa foi rubricado, da parte do PAIGC, por Pedro Pires, Amaro da Luz e José Luís Fernandes Lopes; e, do Estado português, pelos ministros Melo Antunes, Mário Soares e Almeida Santos. O comandante Pedro Pires, hoje com 91 anos, entende que foi feito um “excelente trabalho” por se ter resolvido o conflito e se terem criado condições para relações “amistosas e úteis” com Portugal. “Apesar da nossa inexperiência em matéria de negociações, a nossa inexperiência em matéria de preparação técnica e jurídica para negociações, apesar disso, entendo que fizemos um bom trabalho. Fizemos um excelente trabalho. Está claro que não fizemos o trabalho sozinhos. Tivemos uma assessoria pela qual tenho também muito respeito. Nessa equipa de negociadores, havia duas pessoas que estavam à frente do processo. Eu era o líder ou chefe da delegação, portanto o estratega, e o nosso jurista era o Dr. José Araújo. Eu entendo - é um juízo em causa própria - mas eu entendo que fizemos um bom trabalho porque fizemos duas coisas importantes: resolvemos o conflito, mas, ao mesmo tempo, criámos as condições políticas para o desenvolvimento de relações amistosas com o Estado português, amistosas e úteis com o Estado português”, explica Pedro Pires. Pouco antes do 25 de Abril, em Março de 1974, tinha havido um encontro secreto, em Londres, entre o enviado do governo português, José Manuel Villas-Boas, e três elementos do PAIGC, nomeadamente Silvino da Luz, então representante da Guiné Bissau junto das Nações Unidas. O objectivo era tentar pôr fim à guerra na Guiné, abrir caminho ao reconhecimento da independência desse país, mas a questão de Cabo Verde era colocada na gaveta, conta Silvino da Luz. “Há um facto importantíssimo de que não se fala, um célebre encontro com o enviado de Marcello Caetano em Londres, que teve lugar em Março de 1974. Porque é que não prosseguiu? Porque a nossa delegação continuou as discussões, mas o mandatário não estava legitimado, não tinha instruções para falar de Cabo Verde, só queria falar da Guiné-Bissau e encontrar um meio termo para pôr fim à guerra na Guiné. Quando eu levanto o problema de Cabo Verde, ele diz-me que não tinha instruções, não podia falar sobre isso, e nós, para não dar a missão por falhada, ele aceitou o princípio de regressar a Lisboa, receber instruções, e marcámos a próxima reunião para as primeiras duas semanas de Maio. Isso já não se pôde cumprir porque, entretanto, dá-se o 25 de Abril”, conta Silvino da Luz. Pedro Pires acrescenta, justamente, que “as negociações só foram possíveis com a mudança de regime em Portugal”. “O regime anterior, dirigido por Marcello Caetano e pelo Presidente da República, Américo Tomás, não aceitaria de maneira nenhuma negociar ou, pelo menos, resistiram e não quiseram aceitar. Perderam o poder, foram destituídos e instala-se em Portugal um novo regime e é esse novo regime que decidiu, corajosa mas também inteligentemente, ir para as negociações”, afirma o comandante que tinha participado na luta de libertação de Cabo Verde e Guiné-Bissau e que chefiou a delegação do PAIGC nas conversações de Londres e Argel. O 25 de Abril de 1974 vai acelerar o calendário da história. O Acordo de Lisboa é assinado oito meses depois e, à semelhança dos acordos para os outros territórios independentistas, eles só foram possíveis depois da publicação, a 27 de Julho, em Portugal, da Lei da Descolonização que revogava a norma que impedia o Estado português de qualquer cedência do seu ultramar, conforme a Constituição de 1933. Até à publicação dessa lei, a parte portuguesa tinha dúvidas quanto à forma como realizar essa descolonização: a questão era se deveria consultar as populações, no quadro da chamada autodeterminação dos povos ou se deveria negociar directamente e apenas com os movimentos históricos armados, declarados pela Organização da Unidade Africana e pelas Nações Unidas como os representantes legítimos dos seus povos. De um lado, estavam as forças conservadoras chefiadas pelo general António de Spínola e Presidente da República (a partir de 15 de Maio), que defendera meses antes a tese da federação no livro “Portugal e o futuro”. Do outro, estavam as forças “progressistas” do Movimento das Forças Armadas (MFA), integradas pelos Capitães de Abril. Venceu a tese do MFA no sentido de uma descolonização a mais rápida possível, com a publicação, a 27 de Julho, da Lei da Descolonização. Um diploma que Spínola dirá mais tarde ter sido publicado sem o seu conhecimento prévio e, o mais grave, sem a sua assinatura. Os que hesitavam em entregar o poder ao PAIGC, como Spínola, mas também Mário Soares, argumentavam que do ponto de vista cultural, Cabo Verde estava mais próximo de Portugal que da Guiné e duvidava-se da viabilidade económica do novo Estado, a braços com uma seca desde 1967 e inteiramente dependente de Lisboa para a sua sobrevivência. Por outro lado, no contexto da Guerra Fria, a posição geoestratégica do arquipélago atraía as atenções internacionais e havia quem temesse a sua sovietização. Por isso, o acordo para “Cabo Verde não foi tão fácil como parecia à primeira vista”, admite Pedro Pires. “Cabo Verde não foi tão fácil como parecia à primeira vista porque tendo nós negociado em Argel e fixado algumas ideias no acordo, Cabo Verde era a continuação das negociações de Argel. Ora, só sete meses depois é que conseguimos reiniciar as relações que tinham sido suspensas depois de Argel. Em Cabo Verde entrou um outro factor que durante muito tempo não sei se esteve ausente, mas esteve quase ausente, que é a questão da posição geoestratégica do Cabo Verde. A grande questão dos responsáveis portugueses na altura era: ‘o que é que o PAIGC vai fazer com Cabo Verde? Vai entregar isso aos russos ou aos Soviéticos?'. Porque dentro da campanha de deslegitimação do regime português da altura contra os movimentos de libertação e contra o PAIGC em particular, nós éramos agentes do estrangeiro, serviçais ou serventuários dos comunistas, anticristãos... E subjacente a isso, na mentalidade dos próprios dirigentes ou de alguns dirigentes portugueses, a situação continuava, o risco de nós sermos agentes da Rússia ou da União Soviética e entregássemos essa posição geoestratégica importantíssima ao inimigo ou ao adversário. Isso complicou bastante o processo negocial. Foi precisa muita persistência do nosso lado para vencer esses posicionamentos”, conta o também antigo Presidente de Cabo Verde. Depois de uma guerra de 11 anos, com milhares de mortos, feridos e mutilados, Pedro Pires tinha para a sua orientação, que a soberania da Guiné-Bissau não era negociável e o direito à independência de Cabo Verde também não era negociável. O PAIGC também exigia ser considerado como o único interlocutor válido nos dois territórios. O PAIGC tinha sido o único movimento de libertação a proclamar, ainda que unilateralmente, a independência de uma das colónias portuguesas, a Guiné, e a reivindicar, desde os finais da década de 1960, o controlo de uma parte significativa do território guineense. Porém, não tendo havido luta armada dentro do território de Cabo Verde, os meses que antecederam a proclamação da independência do arquipélago foram de trabalho político intenso e de confronto entre forças políticas nas ilhas. É que se a nível internacional, o PAIGC era reconhecido tanto pela Organização das Nações Unidas (ONU) como pela Organização da Unidade Africana (OUA) como o único e legítimo representante do povo de Cabo Verde, dois outros partidos queriam mostrar que existiam e participar no futuro do arquipélago: a União do Povo das Ilhas de Cabo Verde (UPICV) e a União Democrática Cabo Verdiana (UDC). Para Pedro Pires, quem lutou pela independência foi o PAIGC e o resto é “fantasia”: “Lutar pela independência é o PAIGC. O resto é fantasia. Toda a gente quer, mas essa coisa é com provas, não basta dizer 'aqui estou eu', mas é preciso provar se fez alguma coisa que credibilize, que dê legitimidade.” Também a historiadora Ângela Benoliel Coutinho, autora de “Os Dirigentes do PAIGC - Da Fundação à Ruptura 1956-1980” diz que falta documentação para se fundamentar a existência enquanto partidos constituídos da UPICV e da UDC e lembra que “o PAIGC foi reconhecido pela OUA como o único legítimo representante dos cabo-verdianos e também foi reconhecido pelas Nações Unidas no dia 5 de Abril de 1974 como o único legítimo representante dos cabo-verdianos”. “Temos conhecimento da actuação de José André Leitão da Graça. Terá fundado a UPICV - a União dos Povos Independentes de Cabo Verde - que tinha como principal objectivo obter a independência política de Cabo Verde, e não estava de acordo com o PAIGC relativamente ao projecto de unidade com a Guiné-Bissau. E sabemos que José André Leitão da Graça actuou com a sua esposa, viveu muito tempo em Dacar, viveu também no Gana, mas eu desconheço um levantamento de arquivo de documentação relativa a esse partido, se é que foi um partido, porque conhecemos duas pessoas, não é? Fala-se de outros militantes sem que se saiba o que terão feito (…) É-nos difícil para nós, como historiadores, compreender a natureza, a actuação desses movimentos, quando são escassos os próprios depoimentos. Não temos livros de memórias, entrevistas das pessoas que terão estado envolvidas no outro dito partido que terá sido criado depois do 25 de Abril, a UDC. São referidos alguns nomes, mas essas pessoas nunca deram uma entrevista longa. Não temos documentos nenhuns. Temos uma ou outra notícia, um panfleto”, explica à RFI, por telefone, Ângela Benoliel Coutinho. No livro “Cabo Verde – Os Bastidores da Independência”, o jornalista José Vicente Lopes foi pioneiro a falar dessas forças políticas que tentavam rivalizar com o PAIGC. Também o historiador José Augusto Pereira fala disso na obra “O PAIGC perante o dilema Cabo-Verdiano”. A UPICV era uma organização fundada em 1959, liderada pelo nacionalista José Leitão da Graça, que teria mais presença em Santiago e um pouco na ilha do Fogo, era a favor da independência mas contra a unidade com a Guiné. A UDC, criada em Maio de 1974, estava localizada em São Vicente e um pouco em Santo Antão, sendo chefiada pelo advogado João Baptista Monteiro e estando inicialmente contra a independência, mas a favor do projecto federativo do general Spínola, ou seja, defendia o estatuto de adjacência para Cabo Verde, como o caso dos Açores e da Madeira. Entre o 25 de Abril e o 19 de Dezembro de 1974, houve meses quentes de intensa luta política. Logo após a Revolução dos Cravos, Silvino da Luz foi o primeiro dirigente do partido a ser enviado para Cabo verde para organizar as estruturas do partido. Ele conta-nos que foi designado como o primeiro responsável do PAIGC a ir para Cabo Verde fazer a luta política e tirar o partido da clandestinidade. Era “o homem do terreno”, como nos conta, em sua casa, no Mindelo. “Nessa altura fui designado como o primeiro responsável do PAIGC que vinha para Cabo Verde para fazer a luta política e tirar o partido da clandestinidade. E depois o 25 de Abril, eu fui o primeiro dirigente a ser enviado e aqui estive até à independência nacional. Criou-se na altura uma comissão de três membros, em Conacri, que eram eu, o Comandante Osvaldo Lopes da Silva e o Comandante Carlos Reis, mas eu era o primeiro responsável, eu é que praticamente dirigia. Regressei à minha terra com essa missão e, felizmente, foi missão cumprida. Eu era o homem encarregado de criar as condições localmente, de fazer a manifestação de forças do PAIGC, tornar o PAIGC o único a ser visto. Eu é que dirigi essa campanha”, descreve. Quanto aos outros partidos, Silvino da Luz afirma que “o UDC foi uma criação do Spínola”. Sobre o UPICV, diz ter “muito respeito” por Leitão da Graça, “um homem sério, nacionalista convicto, africano de gema”, mas que esteve “sempre no exterior, [o partido] era quase um grupo familiar e não tinha bases significativas em Cabo Verde”. Perante a posição de Portugal, o PAIGC vai tentar dominar a situação interna, a nível social e político. Foram criadas milícias pelo PAIGC, integradas também por mulheres, e os quadros do partido regressaram em força para concentrar os seus esforços em Cabo Verde. O braço-de-ferro durou entre Maio e Dezembro e culminou no dia 9 de Dezembro com a tomada, por dirigentes e apoiantes do PAIGC, da Rádio Barlavento que difundia as ideias da UDC, no Mindelo. Por essa altura, eram detidas 70 pessoas para averiguações, a grande maioria era alegadamente da UPICV e da UDC. Eram retidas no temporariamente no reaberto campo do Tarrafal. Silvino da Luz lembra que o PAIGC ainda não estava no poder e diz que o facto de as forças armadas portuguesas as terem colocado no Tarrafal era uma forma de “garantir a segurança” de tanta gente. Reitera, ainda, que essas pessoas estavam guardadas por militares portugueses. Também o jornalista José Vicente Lopes destaca que “a responsabilidade primeira foi das autoridades portuguesas” no que toca aos adversários do PAIGC presos no Tarrafal, admitindo que “são as autoridades portuguesas que acabaram por ajudar o PAIGC a neutralizar os seus adversários políticos”. Com o PAIGC a dominar e a neutralizar as outras forças políticas, a 19 de Dezembro é assinado o Acordo de Lisboa. Determinam-se os termos da transferência da soberania portuguesa para o Estado cabo-verdiano. É estabelecido um governo de transição, chefiado por um alto-comissário português com a categoria de primeiro-ministro, Vicente de Almeida d'Eça, e composto por três ministros escolhidos pelo PAIGC, Carlos Reis, Amaro da Luz e Manuel Faustino, e dois por Portugal. Ficam, também, previstas eleições para uma assembleia constituinte que deveria proclamar a independência a 5 de Julho de 1975. Nesse dia, é proclamada a República de Cabo Verde como Estado Independente e Soberano. Era o fim de cinco séculos de dominação colonial portuguesa. Se quiser aprofundar este assunto, pode ouvir aqui as entrevistas integrais a Pedro Pires e a Silvino da Luz.
Nos 50 anos da independência de Cabo Verde, a RFI publica várias reportagens sobre o tema. Neste sétimo episódio, falamos sobre outras armas da luta de libertação: a Rádio Libertação, a Escola-Piloto e a rede de cuidados de saúde. Oiça aqui a reportagem com Amélia Araújo, Teresa Araújo, Josefina Chantre, Maria Ilídia Évora, Ana Maria Cabral, Manuel Boal e Sara Boal. Amélia Araújo era "a voz da luta", a locutora das emissões em português da Rádio Libertação. Ela recebe-nos em sua casa, na cidade da Praia, para nos recordar um pouco o papel desta rádio, descrita por Amílcar Cabral como o “canhão de boca” da luta pela independência. O “Comunicado de Guerra” e o “Programa do Soldado Português” eram as produções mais ouvidas. A primeira incitava os militares à resistência e à revolta contra uma guerra que não era deles. A segunda apresentava os combates ocorridos nas várias frentes e divulgava a lista dos soldados portugueses mortos, lida de uma forma muito lenta para tornar o momento mais pesado. A Rádio Libertação era uma importante arma e conseguiu fazer com que alguns soldados portugueses desertassem. “A Rádio Libertação foi um instrumento que nos ajudou a transmitir as nossas opções, os nossos princípios e aquilo que nós queríamos para nós, para os nossos países: liberdade, independência. Nós fazíamos cópias dos programas e mandávamos para Dakar, para o Gana e para Angola também. Era muito divulgado e deu o seu contributo para a luta de libertação da Guiné-Bissau e Cabo Verde”, conta Amélia Araújo, lembrando que os portugueses a chamavam de “Maria Turra” convictos que estavam que ela era portuguesa. Foi a 16 de Julho de 1967 que a “Rádio Libertação” começou a emitir, a partir de Conacri. As primeiras experiências tinham começado em 1964, mas o emissor era muito fraco. Em 1966, Amélia Araújo e outros companheiros foram enviados para uma formação de alguns meses na ex-URSS e regressam a Conacri com um emissor portátil oferecido pelos russos. Mas a rádio era ainda pouco ouvida devido à fraca potência e, em 1967, a Suécia oferece-lhes um estúdio e um emissor moderno. Começavam as emissões e eram em varias línguas: português, crioulo, balanta, fula, mandinga e beafada. Josefina Chantre fazia as emissões em crioulo de Cabo Verde e também trabalhava no Jornal Libertação. “O jornal, a rádio foram uma parte essencial para mobilizar também Cabo Verde. Cabral dizia que não valia a pena lutar se nós não fossemos capazes de divulgar cá para fora a nossa luta. Porque, como sabe, o regime colonial português dizia que éramos um bando de terroristas, que não tínhamos zonas libertadas, etc, etc”, recorda Josefina Chantre. Informar era a arma de Josefina Chantre e de Amélia Araújo, mas a rádio e a cultura também contaminou os mais pequenos. A filha de Amélia, Teresa Araújo, conhecida como Terezinha, tinha três meses quando começou a viagem rumo à independência, ao lado da mãe, com quem foge de Portugal. Iriam juntar-se a José Araújo, dirigente do PAIGC, responsável de propaganda, comissário político na Frente Sul e colaborador da Rádio Libertação e do boletim em francês "PAIGC Actualités". Ajudada pela mãe, Terezinha participou no programa de rádio, "Blufo", dirigido a crianças e jovens e que tinha como locutores alunos da Escola-Piloto do PAIGC. “O programa era para os outros alunos das outras escolas e internatos espalhados nas zonas libertadas. Contávamos a história do que nós fazíamos e também recebíamos alguns depoimentos de alunos do interior da Guiné das zonas libertadas. Também contávamos os episódios que se passavam e nas datas comemorativas, como 1 de Junho, 19 de Setembro, também por altura do Natal, datas de final do ano, fazíamos programas alusivos a essas datas. No início, nós tivemos que ser preparados pela minha mãe, a dicção correcta, como falar para a rádio e aprendemos bastante. Foi muito interessante”, conta Teresa Araújo. Terezinha cresce em Conacri, frequenta a Escola-Piloto desde pequenina - dos tempos em que os pais eram também la professores - e foi aí que começou a cantar e a criar os primeiros espectáculos. “Fidju Magoado” era a morna favorita de Amílcar Cabral, revela a cantora que, anos mais tarde, se tornaria numa voz incontornável de Cabo Verde com o grupo Simentera. Em 2004, gravou o disco “Nôs Riqueza”, com mornas do pai, mas também “Fidju Magoado”. Foi na Escola-Piloto que os palcos se abriram para Terezinha, com as crianças a levarem a mensagem da luta contra o colonialismo e pela emancipação de um povo a outros países. Com o grupo de teatro de crianças e jovens, em que cantava e dançava as danças tradicionais da Guiné e de Cabo Verde, além de participar nas peças de teatro, ela actuou, em 1970, no Palácio do Povo em Conacri, tendo na primeira fila a cantora sul-africana Miriam Makeba. Em 1971,72, grupo vai em digressão a Dacar, Ziguinchor e Teranga, no Senegal, Banjul, na Gâmbia, e Nouakchot, Nouadibou e Attar, na Mauritânia. Em 1973, as crianças ficam três meses na Escola-Piloto de Teranga a prepararem a participação num Festival Internacional da Juventude em Berlim, onde Terezinha canta ao lado de Miriam Makeba. De toda esta época, é com muita ternura que recorda Amílcar Cabral. “A Escola-Piloto era a menina dos olhos dele. Era a referência, então ele levava sempre delegações que vinham visitar o PAIGC. Fazia questão de as levar à Escola-Piloto. Mas, além disso, a presença dele era diária. Só mesmo quando não pudesse ir por causa de algum trabalho é que não ia. Ia cedo de manhã e assistia à nossa preparação física e, às vezes, entrava mesmo na competição. Nós tínhamos um jogo do lenço e ele nunca perdia. Era muito bom. Ele aproveitava esses momentos também para nos ensinar outros jogos. Escutava os alunos, perguntava às crianças se estavam a ser bem tratadas, se estavam a ter comida boa. Ele queria mesmo verificar que as crianças estavam a ser bem tratadas, porque, como ele dizia, as crianças eram as flores da revolução e a razão da luta”, recorda, nostálgica, a cantora. A Escola-Piloto ia até ao 5º ano e para continuar os estudos, como muitas outras crianças e jovens guineenses, Terezinha foi enviada com 12 anos para a Escola Internato Internacional Elena Dimitrievna Stásova, na cidade de Yvanovo, a uns 300 quilómetros de Moscovo. Alguns anos antes, Iva Cabral, filha de Amílcar Cabral, também foi para lá estudar e conta-nos esses tempos. “Eu fui com uns oito, nove anos. Aprendíamos em russo, claro, e aprendíamos tudo que os russos aprendiam. E também tínhamos aulas na nossa língua. Era um internato que tinha teatro todos os meses, que todos os fins-de-semana tinha cinema. Era um grande internato”, começa por contar, admitindo que a formação de quadros era mais uma arma da luta. “Era para isso, para se poder tomar nas próprias mãos o destino do país. Quando a luta começou, havia dois engenheiros agrónomos na Guiné e um deles era o meu pai. Quadros superiores, acho que eram uns 14, se não me engano. Por isso, a luta trouxe conhecimento para os povos da Guiné e Cabo Verde. Na independência, já tínhamos vários quadros guineenses e cabo-verdianos que puderam então iniciar a construção do Estado”, acrescenta. Não valia a pena lutar com armas para liderar um país, se não houvesse quadros para o dirigir. Era o que defendia Amílcar Cabral que abriu várias frentes na luta pela independência da Guiné-Bissau e Cabo Verde. Para além do conflito armado na Guiné, da luta subterrânea na clandestinidade e da actividade diplomática, houve uma revolução sociopolítica nas “regiões libertadas” depois do primeiro congresso de Cassacá, em 1964, quando Amílcar Cabral defendeu a sua teoria da criação do "homem novo", emancipado do sistema de ensino e de valores do colonizador. O líder do PAIGC quis mostrar que a luta era feita por “militantes armados e não militares” e ensaiou todo um novo sistema judicial, de saúde, educativo e económico, com escolas, serviços sanitários e hospitais de campanha. Amílcar Cabral dizia que "se pudesse, fazia uma luta só com livros, sem armas", que “não é com tiros que se liberta uma terra” e que “a maior batalha é contra a ignorância e o medo”. Era assim que nascia, em 1964, a Escola-Piloto, instalada em Conacri, para apoiar os filhos dos combatentes e os órfãos de guerra. Descrita como “a menina dos olhos de Amílcar Cabral”, a Escola-Piloto tinha como professores os próprios combatentes. Um deles foi a segunda esposa do líder do PAIGC, Ana Maria Cabral. “Quando eu cheguei, puseram-me a trabalhar na Escola-Piloto. Já havia áreas libertadas, a direcção do PAIGC criou escolas. Todos os que sabiam ler e escrever deveriam ensinar aos que não sabiam. Portanto, o princípio era esse. Fui professora na Escola-Piloto e fizemos os nossos manuais escolares. Claro, tivemos que dar uma volta por vários países, ir ao Senegal, Conacri, a Cuba, inspirar-nos para conseguir fazer os nossos manuais que mostravam a nossa história, a nossa realidade”, conta Ana Maria Cabral, num café em frente ao mar, na cidade da Praia. A partir de 1969, a Escola-Piloto é dirigida por Maria da Luz Boal, ou Lilica Boal, e a sua filha, Sara, também ali estudou e recorda alguns dos episódios que mais a marcaram. “Todos os dias de manhã, acordávamos cedo, tínhamos ginástica e depois do pequeno-almoço tínhamos as aulas. O programa que nós tínhamos de formação tinha disciplinas como a Língua Portuguesa, a História - que, aliás, era ministrada pelo António Mascarenhas Monteiro, que foi Presidente de Cabo Verde. Tínhamos aulas de Matemática, tínhamos Química e Física, tínhamos Ciências Sociais e tínhamos também trabalhos manuais. As refeições eram confeccionadas por nós. Todos os dias havia um grupo de serviço na cozinha que era composto por uma aluna mais velha, que era chefe de cozinha, digamos assim, por duas meninas mais pequenas e dois rapazes. Cabral ia-nos visitar na escola sempre que ele pudesse. Ele tinha muito orgulho em convidar pessoas para ir visitar a Escola-Piloto. Eu lembro-me de termos recebido, por exemplo, a Angela Davis nos anos 70 ou 71”, recorda Sara Boal. Em Conacri também existia um jardim de infância para os órfãos ou filhos dos trabalhadores do partido que viviam na cidade. Na Guiné, nas chamadas “zonas libertadas”, foi montado todo um sistema de ensino. Remonta ao ano lectivo de 1964-1965 a instalação das primeiras escolas nas regiões sob controlo do PAIGC. Em 1972-73, havia 164 escolas de tabanca, tendo em conta que as crianças tinham de andar longos trajectos e enfrentavam riscos de bombardeamentos. Havia, ainda, quatro internatos: dois na frente Norte, um na frente Sul e um no Leste, inicialmente destinados aos filhos dos combatentes falecidos. Para além dos estudos, havia tarefas domésticas e outras ligadas ao trabalho agrícola. Em 1972, o sistema de ensino do PAIGC tinha 250 professores e 20 mil alunos. No inicio dos anos 70, também se criaram novos livros escolares para as crianças do ensino primário. Os manuais foram feitos pelas equipas de professores e impressos em Conacri e na Suécia. Desde 1966, o partido também tinha começado a formar professores para as suas escolas no Centro de Aperfeiçoamento de Professores da Escola-Piloto e, depois, foi criado o Centro Permanente de Professores. Em 1972, metade dos professores das escolas nas regiões libertadas tinham sido formados pelo PAIGC. O pai de Sara Boal, Manuel Boal, angolano, saiu de Portugal com Lilica Boal, cabo-verdiana, em Julho de 1961, na histórica fuga de estudantes africanos. Passou por Léopoldville, onde acabou o curso de medicina, prestou assistência de saúde a refugiados e militou no MPLA. Em 1963, aderiu ao PAIGC, foi para a Guiné e, como era médico, a sua luta foi a da saúde. Começou por ser responsável por um centro de apoio e tratamento a doentes e feridos de guerra em Ziguinchor, no sul do Senegal, de onde se transferiam para os hospitais senegaleses os casos mais graves. Depois, foi enviado para Conacri para racionalizar o apoio logístico dos postos sanitários e dos hospitais de campanha do interior do país. A seguir esteve no hospital de Boké, na Guiné-Conacri. Ele contou-nos os momentos mais difíceis. “O mais difícil foi socorrer populações das zonas libertadas, bombardeadas pela aviação portuguesa e bombardeadas com napalm, gente queimada E nós sem os meios necessários para fazer o essencial. Segundo aspecto difícil era o transporte ao ombro de macas com doentes em quilómetros e quilómetros de distância, antes de serem transportados em ambulâncias até Buké ou da fronteira até Koundara, estes momentos eram dolorosos e difíceis. Nós temos que fazer uma vénia àqueles que faziam esse trabalho: os socorristas, muitas vezes membros da população, que se ofereciam sem qualquer recompensa para fazer esse duro trabalho. Isso nunca me esqueci, nem nunca me esquecerei desses sacrifícios”, conta Manuel Boal. Também a trabalhar nos hospitais, esteve Maria Ilídia Évora, conhecida como Tutú, que tinha sido a única mulher no grupo de cabo-verdianos treinados em Cuba para um eventual desembarque e inicio de luta armada em Cabo Verde. Mas como isso não aconteceu, a sua luta passou a ser também nos cuidados de saúde. É destacada para os hospitais de Boké e Koundara e, mais tarde, foi para a antiga RDA para uma formação mais completa em enfermagem. “Muito difícil Koundara. Ao que parece era um hospital, mas quando eu cheguei lá e vi, eu disse: ‘Hospital? Isso é hospital?' A gente teve mais de uma semana a limpar aquilo para deixar mais ou menos porque em Koundara nem sequer tínhamos água”, conta Maria Ilídia Évora, em sua casa, no Mindelo. Havia ainda muitas outras frentes de batalha, como a formação de uma nova classe politica que dirigiu a luta armada e tomou o poder após a independência nos dois países. Foi aberta, por exemplo, em Conacri, uma escola de formação política. O povo deveria participar em todas as decisões que lhe dissessem respeito e, na Guiné, foram criados comités de tabanca, órgãos políticos de base do PAIGC, mas também tribunais populares ou lojas Armazéns do Povo, onde se fazia um comércio baseado na troca e a população podia adquirir alimentos enlatados, cigarros, tecidos, cobertores, em troca de animais domésticos e arroz lavrado nas bolanhas, por exemplo. Toda esta revolução sociopolítica nas “regiões libertadas” foi reconhecida a nível internacional com, nomeadamente, a visita da missão da ONU às áreas libertadas em 1972. As próprias eleições para a Assembleia Nacional Popular, entre Agosto e Outubro de 1972, com 83 mil eleitores a participarem, contribuíram para esse reconhecimento internacional, e seria essa Assembleia a proclamar, a 24 de Setembro de 1973, a independência da Guiné-Bissau. Uma primeira vitória do PAIGC a que os cabo-verdianos assistiam à espera da sua hora. E essa hora chegaria a 5 de Julho de 1975. Em conclusão, a historiadora Ângela Benoliel Coutinho, autora de “Os Dirigentes do PAIGC – Da Fundação à Ruptura 1956-1980”, sublinha à RFI que “Amílcar Cabral dizia que se a independência não servisse para melhorar a vida das pessoas, não valia a pena lutar pela independência”, ou seja, “o PAIGC tinha como projecto político revolucionar estas sociedades africanas, não era só libertar-se do jugo colonial”. “O PAIGC criou um sistema de educação que não se limitava às escolas, passava pela criação de jornais, pela criação de uma rádio que emitia programas em diversas línguas da Guiné-Bissau, pela projeção de filmes com debates. Portanto, há toda uma educação militante para preparar as pessoas para uma revolução social”, acrescenta Ângela Benoliel Coutinho.
Nos 50 anos da independência de Cabo Verde, a RFI publica e difunde várias reportagens sobre este tema. Neste quarto episódio, fomos à procura de pessoas que se dedicaram à luta na clandestinidade, algo que continua a ser uma das frentes menos visíveis na luta de libertação de Cabo Verde. Para conhecermos o trabalho feito nas ilhas, mas também na diáspora, as técnicas para ludibriar a polícia política, assim como as experiências daqueles que a PIDE prendeu nos "cárceres do Império", conversámos com Óscar Duarte, Gil Querido Varela, António Pedro da Rosa, Marline Barbosa Almeida, Adão Rocha e Manuel Faustino. Foi no ano 2000, na cidade da Praia, que os Tubarões Azuis conquistaram a X Edição da Taça Amílcar Cabral, talvez a mais importante vitória da selecção de Cabo Verde. A prova, com o nome do líder da luta pela independência, foi conquistada quando os jogadores eram treinados por Óscar Duarte, um nome que ficou conhecido no futebol português nos finais da década de 70: foi campeão pelo FC Porto em 1979 e chegou a vestir a camisola das Quinas no Parque dos Príncipes, em Paris, em 1978. Antes disso, Óscar Duarte tinha travado uma outra luta, a da libertação de Cabo Verde, o que o levou a estar preso quase dois anos no campo de São Nicolau em Angola, depois de ter passado pelo Tarrafal, da ilha de Santiago, e por Caxias, em Portugal. “Era das piores prisões que havia na era colonial. Quando a pessoa - para eles - cometesse qualquer erro, surravam nas pessoas. A mim também me bateram. Eu sou técnico agrícola e ao trabalhar na agricultura, se tirasse qualquer produto da agricultura batiam-me. Utilizavam esses dois utensílios: palmatória e chicote. Sabe o que é uma pessoa levar às vezes 200 palmatoadas na mão? Quando a mão incha, as veias ficam ensanguentadas. E batiam no rabo com a palmatória. Portanto, houve muita gente que morreu assim. Eu, durante o tempo que lá estive, uma vez houve um problema qualquer e - como era uma prisão natural, não havia prisão lá dentro - eu estive quase três meses numa cela com cinco palmos de comprido, três de largo. Eu sentava-me, esticava a perna e ocupava aquilo tudo. Era sempre escuro, onde fazia as minhas necessidades é que tinha de abrir a torneira também para beber e havia uma refeição por dia”, conta. Essa cela era a “frigideira durante o verão” e “frigorífico na época de cacimbo que é o frio”. “Durante esse tempo que estive na frigideira ou no frigorífico, era uma refeição por dia. Era só o pequeno almoço, fuba, um bocadinho de amendoim e uma chávena de café preto. Depois a pessoa ia perdendo peso. Houve muita gente que foi à loucura. Eu aguentei, mas houve muita gente que morreu por lá. E depois havia uma outra agravante, que era que quando iam buscar uma pessoa à noite, dificilmente apareciam. Matavam-nas”, recorda Óscar Duarte. Era preciso resistir para sobreviver. Resistir à "frigideira" ou "frigorífico", aos espancamentos, à fome, aos trabalhos forçados, à loucura. Óscar Duarte viu muita gente morrer. Um dia, um prisioneiro que tinha tentado fugir foi crucificado para todos verem. Mas Óscar Duarte resistiu. A dada altura, foi transferido do Campo de São Nicolau para o Campo da Foz do Cunene e também aí continuou a resistir e até a jogar à bola, entre lacraus, cobras e jacarés. “Tínhamos de trabalhar todos os dias, era deserto e tal, a temperatura era quase de 50 graus. Hoje, abríamos vala, amanhã tapávamos. Cortávamos pedra, depois arrumávamos. Só para ocupar tempo. Era um castigo. E depois tínhamos muito receio porque não tínhamos sequer uma aspirina, um vidro de álcool. Nada disso. E havia lá muito lacrau, se o lacrau picar uma pessoa é terrível porque tem veneno. Havia lacrau, havia cobras, havia tudo isso. Havia lá um rio e nós fizemos lá alguma agricultura com o limo do rio, misturámos com a terra e tirávamos sempre qualquer coisa. Às vezes íamos para o rio jogar a nossa bola e jacarés com quatro metros e tal! Uma pessoa se se distrai, até podia ser apanhado pelo jacaré!”, lembra. Criado em 1962, o Campo de Recuperação de São Nicolau situava-se num território desértico no litoral angolano, a norte da então Moçâmedes (Namibe). Para lá eram enviados guerrilheiros suspeitos de actividades subversivas, por vezes acompanhados da família. Em 1964, estavam lá presas 651 pessoas. Em 1972, eram 1.123 prisioneiros. Óscar Duarte foi desterrado para lá por fazer parte da rede clandestina de militantes do PAIGC em Cabo Verde. “Eu fui para São Nicolau porque tínhamos um núcleo e trabalhávamos na clandestinidade. Na altura, a PIDE tinha a coisa muito bem controlada e por cada informação que a pessoa desse, eles pagavam 500 escudos. E nessa altura já era algum dinheiro. Deitámos uns panfletos em São Vicente e houve um indivíduo que pertencia ao nosso núcleo, que foi deitar panfletos no cinema, foi apanhado e depois torturaram-no. Inclusive ele falou-nos de um alicate nos testículos. Portanto, ele teve que 'cantar', teve que dizer tudo”, acrescenta. Óscar foi preso na cidade da Praia e submetido a tortura nos interrogatórios: uma semana virado para uma parede sem dormir e a ter alucinações da mãe a chorar. No Tarrafal da ilha de Santiago, em Cabo Verde, também era preciso resistir. Numa primeira fase, entre 1936 e 1956, ali estiveram presos portugueses que contestavam o regime fascista e o local ficou conhecido como “Campo da Morte Lenta”. Em 1962, passou a chamar-se “Campo de Trabalho de Chão Bom” e foi então que se tornou na cadeia de militantes nacionalistas de Angola, Guiné-Bissau e Cabo Verde. Em Cabo Verde, a luta na clandestinidade começou a ser forjada, em 1959, por nomes como Abílio Duarte, do PAIGC, e José Leitão da Graça, ligado ao partido UPICV, que são obrigados a deixar o país devido à polícia política. Depois, vários militantes do PAIGC fizeram trabalho político para mobilizar a população em torno da causa independentista e para criar um ambiente favorável ao desembarque no arquipélago de guerrilheiros armados. Isso acabaria por não acontecer, mas foi minuciosamente preparado. A polícia política portuguesa também não permitiu o desenvolvimento da rede clandestina porque foi prendendo, ao longo do tempo, vários dos responsáveis nas ilhas. Foi o caso de Carlos Lineu Miranda, Fernando dos Reis Tavares, Jaime Schofield, Luís Fonseca e vários outros. Gil Querido Varela foi preso em 1968, interrogado e torturado pela polícia no Plateau, transferido para a Cadeia Civil da Praia e entra no Tarrafal em Abril de 1970. Sai em Janeiro de 71. Era suspeito de prática de “crime contra a segurança interior e exterior do Estado”. Gil Querido Varela era militante do PAIGC e fazia a luta política na clandestinidade. “Nós trabalhávamos, visitávamos amigos. Eu, por exemplo, ia à Ribeira da Barca, aproveitava no momento em que estava trabalhando no campo e lá ia fazer o trabalho político, [dizer] que devíamos entrar no PAIGC para libertar a terra. Quem já tinha visto a fome de 1947 - que eu vi uma parte - não ficava sem fazer nada. Vi crianças morrerem de fome, com o corpo inflamado de fome. Mães com crianças mortas nas costas que não tiravam para poderem achar esmola. Os colonialistas troçando da fome do povo. Eu já estava farto deles e entrei rápido no PAIGC. Quem viu aquela fome era impossível não lutar. Só quem não tem sentimento”, afirma Gil Querido Varela, aos 90 anos, enquanto nos mostra o Tarrafal ao lado do camarada António Pedro da Rosa, de 76 anos. O amigo, António Pedro da Rosa, também lutava na clandestinidade e foi detido em Agosto de 1970, interrogado e torturado, transferido para a Cadeia Civil da Praia e enviado para o Tarrafal em Fevereiro de 1971, de onde saiu a 1 de Maio de 1974. “A luta na clandestinidade nós fazíamos da seguinte forma: Eu tinha um colega, Ivo Pereira, que trazia sempre jornais, panfletos e líamos para os rapazes colegas. E tínhamos um livro também que era “Luta Armada”, líamos e explicávamos a alguns rapazes sobre esta situação. Por isso é que fazíamos este trabalho na clandestinidade, através de panfletos e livros que íamos estudar com os rapazes colegas. Íamos sentar aqui num sítio qualquer porque também já sabíamos que havia alguns rapazes que eram informantes da PIDE, porque cada informação que eles levavam para a PIDE eram 500 escudos e 500 escudos na altura era muito dinheiro. Por isso fizemos todo esse trabalho, mas com muito cuidado”, recorda António Pedro da Rosa, na biblioteca do campo de concentração do Tarrafal que vai ser candidato a Património Mundial da UNESCO. Voltaremos ao Tarrafal guiados por Gil Querido Varela e António Pedro da Rosa no oitavo episódio desta série, mas concentremo-nos, por agora, na luta clandestina que se fazia em Cabo Verde. Havia quem fingisse ser namorada de um dos presos do Tarrafal para levar mensagens do exterior. Foi o que fez Marline Barbosa Almeida que trabalhava na célula clandestina do PAIGC na Praia, criada em 1968, sob direcção de Jorge Querido, o coordenador das actividades clandestinas do PAIGC em Cabo Verde, entre 1968 e 1974. Foi assim que ela conseguiu levar para a prisão informação e mensagens, incluindo dentro de tubos de pasta dos dentes. “Nós tínhamos alguns guardas, conseguíamos conversar, então mandávamos bilhetes através de pastas de dentes que nós abríamos com aquela dobrinha. Então nós tirávamos a maioria da pasta, metíamos as informações num plástico, tornávamos a meter lá e mandávamos. Depois, o director da cadeia era cunhado da minha irmã e sabia no que é que eu andava. Mas como ele era católico, presumidamente democrata, eu arranjei “namoro” com um dos presos. E ia lá e nós éramos obrigados a ir com ele assistir à missa e depois eu ia ver o meu noivo. Foi assim que nós tínhamos informações do que se passava na cadeia e transmitíamos informações aos presos”, recorda. Além da pasta de dentes, as mensagens também circularam dentro de bíblias, acrescenta Marline, quando conversa com a RFI em sua casa, na cidade da Praia. “Houve até um caso interessante de um angolano que tinha sido liberto. Eu tinha ido à praia e ao regressar a casa, eu vi-o a sair da igreja do Nazareno com uma Bíblia na mão. Ele dirigiu-se a minha casa e eu estava precisamente a entrar. ‘É a senhora fulana de tal?' ‘Sim.' ‘Eu sou fulano de tal, saí do Tarrafal ontem e vim com mensagens dos seus amigos. E eu ‘Sim, sim, como é que eles estão? Há muito que não os vejo', enrolando porque eu não sabia quem era. Até que ele abriu a Bíblia, descolou as páginas, tirou o bilhete do Carlos Tavares e mostrou-me para certificar que era uma pessoa de confiança”, recorda. Marline Barbosa Almeida chegou a ser presa e a sofrer tortura. A luta na clandestinidade “era um trabalho difícil” porque “numa ilha não havia onde fugir, não há mato, não há onde esconder”. Por isso, serviam-se de “festas, bailes, piqueniques” para trocar informações e atrair mais pessoas para a causa. Depois, procuravam dar informações à sede do PAIGC, em Conacri, sobre as condições dos presos no Tarrafal. No livro “O PAIGC perante o dilema cabo-verdiano [1959-1974]”, o historiador José Augusto Pereira conta que a PIDE/DGS instalou-se em Cabo Verde em 1959 com a criação da subdelegação da cidade da Praia. Em 1961, são criados os postos da PIDE no Mindelo e no aeroporto do Sal. Em 1965 o posto de Chão Bom, na vila de Tarrafal, em Santiago, em 1968 o posto de São Filipe na ilha do Fogo. Teria 33 efectivos em 1973. Em 1974 a cidade da Praia albergava a sede da DGS e no resto da ilha haviam postos em Santa Catarina e Tarrafal. Depois, havia postos nas ilhas de São Vicente, Sal, Santo Antão, Fogo e Boa Vista. Um dos principais golpes da PIDE/DGS acabaria por ser a detenção de Jorge Querido em Janeiro de 1974, depois de anos a fintar a apertada vigilância da polícia política. O elemento básico da luta clandestina eram as células, cada uma tinha um responsável e o conjunto de responsáveis formava uma secção. Por sua vez, os responsáveis de secção formavam um sector e os responsáveis de sector formavam zonas. O trabalho político clandestino em Cabo Verde consistia em fazer agitação política e em capitalizar em prol da causa nacionalista todas as carências, como a pobreza, a fome e as injustiças sentidas pela população. Por outro lado, havia que acicatar o espírito de revolta, predispor as massas para o apoio a acções armadas, recolher e enviar informação para a direcção do PAIGC em Conacri e dar apoio logístico aos guerrilheiros nacionalistas quando se desse o desembarque no arquipélago. O que não viria a acontecer, como já explicámos noutros episódios desta série de reportagens. Havia, ainda, mobilização junto da diáspora cabo-verdiana. Adão Rocha fazia parte do grupo de Lovaina, na Bélgica, e o trabalho político era também essencial. “Tínhamos várias frentes de luta. A frente diplomática, que Amílcar Cabral prezava muito, ele achava que era uma parte importante da luta mesmo. Ele mesmo se distinguiu como um exímio diplomata. No fundo, era tentar contactar as autoridades dessa zona e sensibilizá-las para a justeza da luta de libertação das ex-colónias e, particularmente de Cabo Verde e da Guiné-Bissau. Também tínhamos uma frente de apoios, mobilização para a luta, o que se conseguia através de organizações não governamentais ali dessa zona, da Bélgica e também da Holanda, que na altura apoiavam as lutas de libertação. Também alguns governos, poucos, já apoiaram a luta ainda antes da independência. Tínhamos, ainda, a frente de divulgação da luta junto da sociedade europeia para sensibilizá-la mais uma vez sobre a questão da repressão colonial, a questão do fascismo em Portugal e criar um ambiente propício para que os seus governos também tivessem uma posição mais favorável em relação à luta. Mas o essencial da nossa luta prendia-se com a mobilização das comunidades emigradas”, conta. Na conversa com a RFI na Fundação Amílcar Cabral, na Praia, onde é membro do Conselho de Administração, Adão Rocha destaca que é preciso que a juventude saiba que, naquela altura, em muitos países, várias pessoas abandonaram os estudos para se juntarem à luta armada ou clandestina. Em Portugal, também havia luta clandestina e a cantiga também foi uma arma para os cabo-verdianos. Manuel Faustino era estudante de medicina em Coimbra quando compôs a primeira música, “Ca bo ba pa tropa”, em 1968, que era um apelo à fuga ao serviço militar. Em 1973, é lançado o LP “Música Cabo-Verdiana-Protesto e Luta”, gravado na Holanda e editado pelo PAIGC, em que aparece outra composição de Manuel Faustino. Chamava-se “Nho Queiton” e era uma denúncia directa à política de Marcello Caetano e à miséria no arquipélago. “Nho Queiton era uma referência a Marcello Caetano que tinha feito uma viagem a Cabo Verde e, então, era uma música que denunciava os propósitos políticos, demagógicos da visita dele. A visita dele inscrevia-se num contexto de tentar seduzir as pessoas, tentar aparecer como um rosto diferente de Salazar. E essa música que vem nesse ‘Long Play' era uma denúncia dessa visita, tentando desmascarar, dizendo que era uma manobra política que serve para nada e que a solução aos problemas era a independência”, conta Manuel Faustino, lembrando que o seu nome não aparece no disco “senão ia preso”. A historiadora Ângela Benoliel Coutinho, autora de “Os Dirigentes do PAIGC: da fundação à ruptura: 1956-1980” admite que tenham havido algumas centenas de pessoas na luta clandestina, mas diz que é preciso um centro de pesquisa histórica sobre Cabo Verde para se poder estudar todas as temáticas da história contemporânea do país. “Há uma Associação dos Combatentes pela Liberdade da Pátria em Cabo Verde, que tem várias pessoas inscritas. Portanto, serão centenas. Pelas entrevistas que tenho feito, tenho presente o facto de que há pessoas que participaram e alguns até que tiveram um papel importante em dados momentos e não se inscreveram nessa associação. Já pude ter essa conversa com alguns dirigentes e penso que terão sido - entre os que integraram as células - algumas centenas. E depois há todo este apoio por parte da população, não só em Cabo Verde”, sublinha. Em Cabo Verde, em Portugal, na Guiné-Bissau, em Angola, mas também na Bélgica, na Holanda, no Senegal e noutros países para além das fronteiras do então Império Colonial Português, foram muitos os militantes e nacionalistas que lutaram na clandestinidade. Um número ainda não calculado de pessoas foram presas, torturadas e mortas, depois de perseguidas pela PIDE/DGS. Porém, mais de meio século depois, a acção na clandestinidade continua a ser uma das frentes menos visíveis na luta pela independência de Cabo Verde. Se quiser aprofundar este assunto, pode ouvir aqui as entrevistas integrais feitas aos diferentes convidados.
Nos 50 anos da independência de Cabo Verde, a RFI publica uma série de reportagens em torno deste tema. Neste quinto episódio, fomos à procura de algumas memórias sobre Amílcar Cabral, o líder da luta de libertação da Guiné e de Cabo Verde, descrito como estratega, poeta, pensador, visionário e “pai” para muitos. É na fachada de um liceu, na Achada Frente Grande, na cidade da Praia, que se vê um retrato gigante de Amílcar Cabral, com os seus óculos e a sua sumbia, esculpido pelo artista português Vhils. Esta é mais uma homenagem ao ‘homi grandi' [‘grande homem'] que ficou na memória dos seus compatriotas como o pai das nacionalidades cabo-verdiana e bissau-guineense. Líder incontestável da luta pela independência da Guiné-Bissau e de Cabo Verde, Amílcar Cabral é uma figura do panafricanismo e uma das personalidades mais importantes da luta anticolonial e do pensamento revolucionário no século XX. É, ainda, considerado como o motor da queda do Império Português e da viragem pós-colonial do mundo contemporâneo. Foi, também, um estratega militar e político e um pensador que continua a ser uma referência nas lutas contemporâneas contra o imperialismo, o racismo e o neocolonialismo. O historiador e sociólogo António Correia e Silva, co-autor dos três volumes da História Geral de Cabo Verde, diz que o revolucionário é, antes de mais, um filho de Cabo Verde e da Guiné-Bissau e que herdou combates de gerações anteriores, sintetizando e canalizando toda a cultura de protesto que se foi cimentando numa história ritmada pela tragédia cíclica das fomes e do colonialismo. “Amílcar Cabral, incontestavelmente, é o homem que, num determinado momento, sintetiza uma cultura de protesto, uma incomodidade cabo-verdiana que está no ar e ele dá-lhe uma direção. É o líder não só que pensa a independência, mas que a operacionaliza e é uma figura que tem um peso individual, o tal poder carismático. É, também, o homem que não só pensa, mas mobiliza, estrutura, gere um processo não só para Cabo Verde e Guiné, mas ele é fundamental na criação de um nacionalismo independentista das colónias portuguesas”, começa por explicar António Correia e Silva. O historiador vai mais longe e considera que as preocupações de Amilcar Cabral “são mais amplas” porque além de militante de uma causa nacionalista, “o seu pensamento busca a emancipação enquanto tal”. “Ele vê para lá da missão do Estado, Amílcar Cabral tem preocupações do que ele chamava o projecto da humanidade e de povos africanos e, no caso concreto, cabo-verdiano e guineense, dentro desse projecto de humanidade. Aliás, ele tem uma expressão extremamente ambiciosa, ambígua e utópica, que diz que mesmo na condição de escravatura e do colonialismo, podemos trazer para a humanidade as especificidades da nossa cultura e enriquecemos o património comum da humanidade. Então, na liberdade e independentes estaríamos plenos para esse projecto de humanidade”, descreve o professor António Correia e Silva. Amílcar Cabral nasceu em Bafatá, na Guiné-Bissau, a 12 de Setembro de 1924, filho de cabo-verdianos. Estuda em Cabo Verde, primeiro em Santiago, depois no Liceu Gil Eanes, em São Vicente. Aluno brilhante, consegue uma bolsa para o ensino superior em Portugal. Em Lisboa concretiza o pensamento nacionalista, particularmente na Casa dos Estudantes do Império, da qual chegou a ser vice-presidente em 1951. Foi cofundador e colaborador do seu boletim Mensagem e criou o Centro de Estudos Africanos com Mário de Andrade e Agostinho Neto. A partir da Casa dos Estudantes do Império, ele e colegas de outras colónias começam a apoiar-se na luta pela independência dos seus países. Ainda nessa altura, ele conhece Maria Helena Rodrigues, ao lado da qual vai iniciar a luta. Formado em engenharia agrónoma, Amílcar Cabral trabalha entre 1952 e 1955 em Pessubé, na Guiné, onde dirige o Posto Agrícola Experimental e faz o recenseamento agrícola de todo o território, com viagens que lhe serão úteis para a luta posterior. A 19 de Setembro de 1956, de acordo com a historiografia oficial do PAIGC, funda o partido do qual é o primeiro Secretário-Geral. Em Dezembro de 1957, participa na fundação do Movimento Anticolonialista (MAC), depois na Frente Revolucionária Africana para a Independência Nacional e na Conferência das Organizações Nacionalistas das Colónias Portuguesas, ao lado de camaradas das outras colónias. A sua primeira conferência de imprensa em que denuncia o colonialismo português é em Março de 1960, mês em que vai para Conacry, onde passa a viver e que passa a ser a sede do partido e da luta. É em Conacri que, mais tarde, instala a Escola-Piloto para os filhos e órfãos de combatentes. Amélia Araujo, a locutora mais conhecida da Radio Libertação e que também trabalhava no secretariado, conheceu-o de perto. “O Amílcar era uma pessoa fora de série. Era uma pessoa extraordinária, que se preocupava com todos nós e que adorava as crianças. Ele dizia: ‘As crianças são a razão da nossa luta e as flores da nossa revolução'. Bonito, não é? Ele dava muita atenção às crianças. Todos os dias, de manhã cedo, ele ia à Escola-Piloto, sentava-se lá com os meninos, contava histórias, ensinava jogos, fazia competições entre rapazes e raparigas, na corrida, por exemplo. A minha filha ganhava sempre!”, conta, com orgulho, Amélia Araújo, ao lado da filha, a cantora Teresa Araújo, numa conversa em casa delas, na cidade da Praia, na ilha de Santiago. A partir de Conacri, Amílcar Cabral implementa todo um sistema de ensino pioneiro nas chamadas zonas libertadas na Guiné-Bissau, assim como hospitais, tribunais, assembleias populares, lojas do povo e são organizadas várias formações no exterior para preparar os futuros quadros dos dois países independentes. Maria Ilídia Évora, “Tutu”, tem retratos de Amílcar Cabral logo à entrada da sua casa, no Mindelo, na ilha de São Vicente. Para ela, "nunca mais África terá um líder assim". Conta que foi ele quem a convenceu a ir para Cuba, em meados dos anos 60, para se preparar para a guerrilha em Cabo Verde, mas a luta armada nunca se fez nas ilhas e Amílcar Cabral decide que Tutu vai fazer uma formação em enfermagem na antiga RDA. “Amílcar era uma pessoa muito humana, uma pessoa muito responsável, uma pessoa muito honesta e uma pessoa amiga. Todas as vezes que a gente se encontrava, ele punha-me ao lado dele para sentar na mesa e a gente falava depois. Ele tinha a atenção de dizer: ‘Vou ter um pequeno espaço para ti para falarmos da tua filha'. Portanto, para além de ser o meu líder, também foi como se fosse um pai. Você está a ver a estima que eu tenho por ele? Ele até está na minha entrada para toda a gente ver que eu sou Amílcar Cabral. Eu apoiei Amílcar Cabral. Foi o melhor líder que nós podíamos ter. Melhor não vai aparecer nunca”, sentencia Tutu. A antiga combatente recorda também que quando a motivação esmorecia, o líder do PAIGC tinha sempre as palavras certas: “Tu sabes porque é que estás aqui, filha. Estamos a lutar. É um comboio que viaja, alguns descem, outros sobem. Mas tu não vais deixar esse comboio porque eu penso que sabes por que é que tu estás cá. Não vieste à toa.” Só depois de frustradas todas as tentativas de diálogo com o poder colonial português, é que se passa da ação diplomática à luta armada em 1963. Amílcar Cabral foi, por isso, um estratega militar e muito mais, descreve o comandante Silvino da Luz. “Amílcar era um ser humano, antes de mais, extremamente humano, extremamente humanista. Mas o Amílcar tinha várias facetas. Amílcar era engenheiro, mas foi um chefe militar, um estratega inconfundível. Amílcar foi simultaneamente poeta e foi um visionário”, afirma Silvino da Luz, sublinhando que “a sua inovação da proclamação do Estado [da Guiné-Bissau] durante a luta foi uma coisa brilhante”. Silvino da Luz diz que seria preciso um livro para descrever Amílcar Cabral, mas vai avançando com mais algumas pistas: “É um teórico, um pensador das ciências sociais e políticas inconfundível. As suas grandes armas, seus grandes textos que ele deixou, por exemplo, 'O Papel da Cultura na Libertação Nacional', 'A arma da teoria', etc, etc, etc, que o tornaram célebre. Ainda hoje é lembrado e festejado e é comemorado nos diversos continentes. Portanto, era um homem de muitas facetas, um homem invulgar, profundamente humano. Ele dizia: ‘Se tivesse de mandar matar alguém dentro dos meus quadros da luta, então eu deixaria nessa mesma altura de ser dirigente e nunca mais seria dirigente desta terra''. Amílcar Cabral era, de facto, um “pensador e um grande líder”, resume a filha Iva Cabral, que também nos abre as portas de sua casa, na Praia, para nos falar do líder africano. “Ele é um grande líder. Conseguia levar as pessoas atrás dele. conseguia formar equipas. Era uma pessoa honestíssima porque ele dizia-me que ‘o problema de África não é a falta de recursos, o problema da África é a falta de honestidade, a elite africana não é honesta'. E é a realidade, diga-se de passagem. Nós traímos os nossos ideais. E ele dizia que o processo revolucionário não é uma ambição que ele tinha para a nossa juventude porque o que nós devemos é ser honestos conosco, honestos com o povo”, lembra a historiadora Iva Cabral. A pedra angular do ideário político de Amílcar Cabral era o princípio da “unidade e luta”, acrescenta. Os militantes da Guiné e Cabo Verde deveriam lutar juntos pela independência e contra o inimigo comum: o colonialismo português. Mas havia ecos de queixas de nacionalistas guineenses que se consideravam preteridos em detrimento de elementos da ala cabo-verdiana na ocupação de escalões superiores da estrutura do partido. Algo que viria a ser usado e instrumentalizado por parte da PIDE/DGS que tudo tinha a ganhar com a divisão entre os dois povos. O comandante Osvaldo Lopes da Silva chegou a confrontar Amílcar Cabral sobre a questão da unidade e a alertar para a necessidade de mostrar que os cabo-verdianos não queriam mandar na Guiné e queriam estar a par da evolução das coisas no que toca à luta pela independência também nas ilhas. “Devia-se vincar - até para sossegar os guineenses - que o cabo-verdiano não queria ir mandar na Guiné, que o cabo-verdiano quer mandar em Cabo Verde e o guineense que mande na Guiné. Vincar, chamar a atenção mesmo para o facto da História não nos aproximar. A História podia ser até um factor de maior separação porque a Guiné esteve durante muito tempo subordinada ao governo de Cabo Verde e isso cria movimentos de rejeição da parte da Guiné. E tínhamos que compreender”, explica o antigo comandante de artilharia. No regresso de uma formação de marinha de guerra no Mar Negro, Osvaldo Lopes da Silva e o grupo de cabo-verdianos que dirigia sentiram a hostilidade de elementos guineenses na Marinha, alguns dos quais estariam envolvidos no futuro complô que levaria à morte de Amílcar Cabral. A 23 de Janeiro de 1973, Amílcar Cabral era assassinado. Ana Maria Cabral, a esposa, estava com ele nessa noite. Diz que “não houve nenhuma justiça” e que “toda a verdade ainda não foi dita”. “Não houve nenhuma justiça. Não houve nenhuma justiça. Já se escreveu muita coisa sobre isso, mas toda a verdade ainda não foi dita. Eu pensei que depois da morte do Spínola, a verdade saísse. Falta esclarecer quem foram realmente - além de Spínola - quem foram todos os intelectuais que trabalharam nisso. Uma vez li uma entrevista de Spínola em que ele dizia, mais ou menos isso: ‘Eu não dei a ordem, eu não disse para matar. Eu não dei ordem para matar.' Mas como é que se vai distribuir armas a alguém e se diz para não utilizar as armas?", questiona Ana Maria Cabral, numa conversa em frente à praia, na capital de Cabo Verde. Até que ponto as divergências em relação à unidade não estiveram na origem do assassínio de Amílcar Cabral, a 23 de Janeiro de 1973? O líder do PAIGC foi assassinado em Conacri, em frente à sua residência, por um grupo que pretendia prender e eliminar os dirigentes do partido, pouco mais de dois anos depois da fracassada Operação Mar Verde, em que o exército português invadiu Conacri para tentar acabar com a direcção do PAIGC (22 de Novembro de 1970). Inocêncio Kany foi o homem que disparou a matar contra Amílcar Cabral, mas os mais próximos apontam a responsabilidade do então governador na Guiné, António de Spinola. O único cabo-verdiano presente nos interrogatórios aos assassinos de Amílcar Cabral foi Alcides Évora, conhecido como “Batcha”. Uma vez, na cantina do secretariado, ele conta ter ouvido Amílcar Cabral dizer que “quem o havia de matar eram os próprios camaradas do PAIGC”. Porém, “ele tinha uma confiança ilimitada nos camaradas”, acrescenta. Sobre os interrogatórios, em que serviu de intérprete, ele recorda que “estavam sempre a dizer mal dos cabo-verdianos e achavam que Cabral estava a beneficiar os cabo-verdianos em detrimento dos guineenses”. “Havia um certo ódio contra Cabral”, lamenta o homem que trabalhou bem perto do líder do PAIGC, no secretariado em Conacri, como nos mostra numa das fotografias em exposição na Fundação Amílcar Cabral. A morte de Amílcar Cabral não impediu que se cumprisse o seu objectivo: libertar a Guiné e Cabo Verde das garras do colonialismo. O comandante Pedro Pires, que depois do 25 de Abril de 1974 liderou a delegação cabo-verdiana nas negociações da independência, recorda que “sem o PAIGC ou sem essa aliança entre Guiné e Cabo Verde, a independência de Cabo Verde seria complicada”. “Isso, em certa medida, permitiu as vitórias ou a vitória final, se quiser dizer isso, na Guiné. A introdução dos artilheiros cabo-verdianos que melhoraram a capacidade da artilharia que era a arma que fustigava mais os quartéis e podia destruir os quartéis. Essa chegada e a introdução dos artilheiros cabo-verdianos foi um factor de mudança favorável à melhoria das capacidades das Forças Armadas do PAIGC”, testemunha Pedro Pires, acrescentando que essa aliança Guiné-Cabo Verde também abriu as portas às negociações para a independência depois da queda do Estado Novo em Portugal. Também a historiadora Ângela Benoliel Coutinho, autora de “Os dirigentes do PAIGC: da fundação à rutura: 1956-1980”, considera, em entrevista por telefone, que a “unidade e luta” foi uma “fórmula brilhante” que resultou na libertação e independência da Guiné-Bissau e Cabo Verde, mas também no fim da ditadura em Portugal. “A aposta em unidade e luta da direcção do PAIGC foi uma aposta brilhante que deu excelentes resultados, que permitiu libertar a Guiné-Bissau e Cabo Verde e que deu um forte contributo para libertar os portugueses da ditadura fascista, visto que desde há décadas tinha havido diversas tentativas de golpes de Estado, todas falhadas contra o regime do Estado Novo em Portugal, e esta tentativa foi bem sucedida”, resume a investigadora. Por sua vez, José Vicente Lopes, jornalista e autor do livro pioneiro sobre a história contemporânea do país “Cabo Verde - Os Bastidores da Luta pela Independência”, considera que o principio de “unidade e luta” foi “uma das utopias de Amílcar Cabral”, simultaneamente uma força e o ponto fraco do PAIGC. “Quando Amílcar falava em unidade, ele falava em várias unidades e querer ver uma população tão heterogénea como a guineense ou mesmo como a cabo-verdiana, chega a ser quase uma espécie de utopia ou então uma unidade imposta a martelo que também não funciona. Aliás, a história vem mostrar isso. A tal unidade pretendida pelo Amílcar era ao mesmo tempo força e, ao mesmo tempo, o ponto fraco do PAIGC ou daquele processo. Daí que foi uma das utopias do Amílcar que não se realizou por razões mais diversas, na medida em que a unidade nunca é feita por decreto, nem por força. Então, logo as coisas tiveram o fim que tiveram e, do meu ponto de vista, isto hoje é passado e não sei até que ponto vale a pena gastar mais tinta com isto”, considera José Vicente Lopes, também ao telefone com a RFI, a partir dos Estados Unidos, onde em Maio foi convidado pela diáspora a falar sobre o livro “Cabo Verde - Um corpo que se recusa a morrer”. A independência de Cabo Verde chegaria mais de dois anos depois da autoproclamada pela Guiné-Bissau, com o PAIGC a negociar com Lisboa os termos da independência cabo-verdiana, na sequência da queda da ditadura portuguesa, a 25 de Abril de 1974. Alguns anos depois, o golpe militar de 14 de Novembro de 1980 na Guiné-Bissau desfez o sonho de Amílcar Cabral de uma união política entre a Guiné-Bissau e Cabo Verde e ditou a cisão do PAIGC e a fundação, em Cabo Verde, do PAICV. Meio século depois, o legado de Amílcar Cabral persiste e o homem que é considerado como um dos maiores líderes africanos de sempre, continua a ser símbolo de resistência, unidade, luta e panafricanismo. Pode ouvir aqui as entrevistas integrais a Ana Maria Cabral e Iva Cabral:
Nos 50 anos da independência de Cabo Verde, a RFI publica e difunde várias reportagens sobre este tema. Neste segundo episódio, falámos com antigos combatentes que se prepararam para a luta armada em Cabo Verde através de formações político-militares na Argélia, em Cuba e na antiga União Soviética. Foi planeado um desembarque no arquipélago, mas Cabo Verde acabaria por chegar à independência sem guerrilha no seu território e os cabo-verdianos foram lutar para as frentes de combate na Guiné e também na clandestinidade. Participaram, ainda, em batalhas políticas, de saúde, de formação e de informação. Nesta reportagem, ouvimos Pedro Pires, Silvino da Luz, Osvaldo Lopes da Silva, Maria Ilídia Évora, Amâncio Lopes e Alcides Évora. A 5 de Julho de 1975, depois de cinco séculos de dominação portuguesa, às 12h40, era oficialmente proclamada a independência de Cabo Verde por Abílio Duarte, presidente da Assembleia Nacional Popular, no Estádio Municipal da Várzea, na Praia. A luta tinha começado há muito e acabaria por ser o PAIGC, Partido Africano da Independência da Guiné-Bissau e de Cabo Verde, a consolidar os anseios nacionalistas e a conduzir o arquipélago à independência, quase dois anos depois de a Guiné-Bissau se ter autoproclamado independente. O líder da luta e do partido, Amílcar Cabral, nascido em Bissau e filho de cabo-verdianos, não pôde assistir nem a uma nem a outra por ter sido assassinado em Janeiro de 1973. Considerado como o pai das duas independências, Amílcar Cabral defendeu, desde o princípio, o lema da “unidade e luta”: unir esforços para combater o inimigo comum que era o colonialismo português. No programa, ancorado numa concepção pan-africana de unidade política para o continente, estava a luta pela independência da Guiné e de Cabo Verde e a futura união dos dois Estados, separados por mar alto. Mas ao contrário da Guiné, em Cabo Verde a luta nunca chegou a ser armada, ainda que a intenção tenha estado em cima da mesa. Foi em Julho de 1963, na cidade de Dacar, numa reunião de quadros nacionalistas do PAIGC, que Pedro Pires chegou a dizer não ter cabimento “falar em luta de libertação nacional sem falar em luta armada”. O comandante e destacado dirigente político-militar do PAIGC tinha "dado o salto" em 1961 quando integrou o grupo de dezenas de jovens africanos que abandonou, clandestinamente, Portugal, rumo à luta pela independência. Mais de meio século depois, com 91 anos, o comandante da luta de libertação recebe a RFI no Instituto Pedro Pires para a Liderança, na cidade da Praia, e recorda-nos o contexto em que se decidiu que o recurso à luta armada “era obrigatório” e como é que ele esteve ligado à preparação da luta em Cabo Verde. “A questão da luta armada, colocámos a seguinte questão: ‘Será obrigatório?' Chegámos à conclusão que era obrigatório. Tinha que se ir nessa direcção por causa daquilo que já tinha acontecido porque não é uma questão de qualquer coisa por acontecer, mas a violência já tinha acontecido em Angola, no Congo Kinshasa, na Argélia, de modo que estávamos obrigados a pensar nessa via. É assim que nós abraçamos o projecto do PAIGC de prepararmo-nos e organizarmos o recurso à violência armada. As tarefas que me foram conferidas no PAIGC estiveram, até 1968, sempre ligadas a Cabo Verde e à preparação da possibilidade da luta armada em Cabo Verde”, conta Pedro Pires [que se tornaria o primeiro primeiro-ministro de Cabo Verde (1975-1991) e, mais tarde, Presidente do país (2001-2011)]. E era assim que, meses depois do anúncio do início das hostilidades pelo PAIGC contra o exército português no território da Guiné, se desenhava a intenção de desencadear também a luta armada em Cabo Verde. A Pedro Pires foi confiado o recrutamento e a preparação política dos combatentes. A ajudá-lo esteve Silvino da Luz que, meses antes, tinha desertado do exército português e sido preso em Kanu, na Nigéria. Aos 86 anos, Silvino da Luz recebe a RFI em sua casa, na cidade do Mindelo, na ilha de São Vicente e explica-nos por que é que a acção militar em Cabo Verde era necessária. “A grande decisão tomada em 1963, nessa reunião de Dacar, da qual eu saio como um dos responsáveis militares, era a criação de condições para desencadear a luta armada em Cabo Verde porque estávamos absolutamente seguros que os colonialistas, e Salazar em particular, não aceitariam nunca largar as ilhas que já estavam nos radares da NATO que considerava Cabo Verde e Açores como os dois pontos cruciais para a defesa do Ocidente e no Atlântico Médio eram indispensáveis”, explica Silvino da Luz que foi, depois, comandante das Forças Armadas Revolucionarias do Povo (FARP), ministro da Defesa e Segurança (1975-1980) e dos Negócios Estrangeiros (1980-1991) e depois deputado até 1995. Começou a pensar-se num desembarque de elementos do PAIGC no arquipélago e houve preparação de combatentes na Argélia, em Cuba e na antiga União Soviética. O grupo dos militantes nacionalistas, encabeçado por Pedro Pires, preparou-se na clandestinidade total em Cuba, durante dois anos, e é aqui que nascem as Forças Armadas cabo-verdianas, a 15 de Janeiro de 1967, data em que os cabo-verdianos prestam, perante Amílcar Cabral, o juramento de fidelidade à luta de libertação de Cabo Verde. No grupo de Cuba, havia apenas uma mulher, Maria Ilídia Évora, conhecida como Tutu. Aos 89 anos, recebe a RFI em sua casa, no alto de São Nicolau, no Mindelo. À entrada, destacam-se duas fotografias de Amílcar Cabral, mas há ainda muitas fotografias que ela nos mostra dos tempos da formação político-militar em Cuba. Foi em Dacar, onde estava emigrada, que Tutu conheceu Amílcar Cabral e aderiu logo à luta. “Foi ideia de Cabral. Disse que eu tinha de participar. Em Cuba, os treinos eram de tiro, esforço físico, correr, fazer ginástica, fazer marchas, aprender a lidar com a arma, limpar as armas, e escola também. Tinhamos aulas de matemática e várias aulas porque no grupo havia estudantes que tinham fugido da universidade, eles tinham mais conhecimento do que nós e partilhavam os conhecimentos deles com quem tinha menos”, revela, acrescentando que um camarada lhe disse um dia que “muitas vezes os homens queriam desistir, mas tinham vergonha porque tinham uma mulher no grupo”. Também Alcides Évora, conhecido como “Batcha”, esteve no grupo de Cuba. Entrou na luta pela mão do comandante Pedro Pires, depois de ter estado emigrado em França durante pouco mais de um ano. Viajou para a Argélia e, passados uns meses, seguiu para o treino militar em Cuba. É na Fundação Amílcar Cabral, na Praia, que, aos 84 anos, ele recorda essa missão à RFI. “Nós tivemos uma preparação político-militar intensa. Tivemos aulas militares e também havia aulas de política para complementar o nosso curso. A nossa preparação era para desencadear a luta em Cabo Verde, mas não se efectivou o nosso desembarque porque com a morte do Che Guevara na Bolívia, os americanos passaram a controlar todos os barcos que saíam de Cuba. Então, o Fidel mandou chamar o Amílcar e eles depois chegaram à conclusão que realmente não era aconselhável esse desembarque”, afirma Alcides Évora depois de nos fazer a visita guiada às salas da fundação, onde também se vê uma fotografia dele no escritؚório do PAIGC em Conacri. O desembarque estava a ser preparado no maior dos segredos e estava tudo pronto. Amâncio Lopes, hoje com 86 anos, era também um dos membros do grupo. Tinha sido recrutado junto dos emigrantes cabo-verdianos da região francesa de Moselle, onde se encontrava a trabalhar como operário na siderurgia. Amâncio Lopes começou por receber formação em Argel e depois foi para Cuba. “Era um grupo de 31 que foi maioritariamente recrutado na Europa, em Moselle, no seio da emigração. De lá, recebi preparação militar em Argel, depois fomos reunidos em Cuba porque havia dois grupos. Passados os seis meses de instrução, fomos reunidos todos em Cuba. Foram uns dois anos. Era uma preparação inicial e depois recebíamos ajuda para desembarcar em Cabo Verde. Quando já estávamos preparados para desembarcar em Cabo Verde, Cabral fez uma visita e nessa visita fizemos o juramento em 1967”, recorda Amâncio Lopes, quando recebe a RFI na sua casa, na periferia de Mindelo. Ao fim de quase dois anos de treinos e formação político-militar, o grupo de Cuba encontrava-se pronto para a operação de desembarque. Amílcar Cabral desloca-se a Havana para dar instruções e procede-se ao juramento solene da bandeira, a 15 de Janeiro de 1967, mas a morte de Che Guevara na Bolívia, a 8 de Outubro de 1967, é uma das razões que leva à suspensão da operação. Silvino da Luz recorda que estava tudo a postos. “O assunto foi tratado sempre no máximo sigilo, as informações não escapavam. Tínhamos desaparecido do mundo, as pessoas não sabiam, vivíamos em plena clandestinidade em Cuba, lá pelas montanhas interiores da ilha, em acampamentos com bastante segurança. Recebemos preparação militar bastante avançada. Depois, já tínhamos terminado a preparação, Fidel já se tinha despedido de nós, tinha oferecido uma espingarda a cada um de nós, Amílcar já se tinha despedido, mas houve uma série de desastres que aconteceram, como a queda do Che [Guevara] na Bolívia, uma tentativa de infiltração de revolucionários na Venezuela (…) Nós já estávamos no barco à espera da ordem de partida, mas cai o Che, houve essas infelicidades, o cerco à volta de Cuba aumentou, os americanos quase fecharam a ilha e não havia possibilidade de nenhum barco sair sem ser registado. Naturalmente que, para nós, sair era quase que meter a cabeça na boca do lobo”, relembra Silvino da Luz. Também o comandante Pedro Pires admite que “quando se é jovem se pensa em muitas coisas, algumas impossíveis” e o desembarque era uma delas, pelo que se optou por um “adiamento” e por "criar as condições políticas para continuar a luta". “Quando se é jovem, pensa-se em muitas coisas, algumas possíveis e outras impossíveis. Concebemos um projecto, pusemos em marcha a criação das condições para a concretização do projecto, mas verificou-se que era complicado de mais. Uma das características das lutas de libertação e, sobretudo, das guerrilhas, é a problemática da retaguarda estratégica. Em relação a Cabo Verde, em pleno oceano, não há retaguarda estratégica e você vai desenrascar-se por si. É preciso analisar as condições reais de sustentabilidade dessa ideia, se era possível ou não possível. O nosso apoiante mais entusiasta ficava nas Caraíbas, a milhares de quilómetros de distância, não serve de retaguarda, a não ser na preparação, mas o apoio à acção armada ou possivelmente outro apoio pontual era muito difícil. Por outro lado, o que nos fez reflectir bastante sobre isso foi o fracasso do projecto de Che Guevara para a Bolívia”, explica. Adiado o projecto inicial, os cabo-verdianos continuaram a formação e foram para a União Soviética onde receberam formação de artilharia, algo que viria a ser decisivo para a entrada deles na luta armada na Guiné. Amâncio Lopes também foi, mas admite que sentiu “uma certa tristeza” por não ver concretizado o desembarque em Cabo Verde. “Éramos jovens e todos os jovens ao entrarem numa aventura destas querem ver o programa cumprido. Mas o programa tem de ser cumprido sem risco suicida. Em Cuba fizemos preparação política e de guerrilha mas, depois, na União Soviética, já fizemos preparação semi-militar. (…) Os soviéticos foram taxativos: vocês têm um bom grupo, grande grupo, consciente do que quer, mas metê-los em Cabo Verde é suicidar esse grupo. Então, ali avisaram-nos que já não íamos desembarcar em Cabo Verde. Aí ficámos numa certa tristeza porque em Cuba tínhamos a esperança de desembarcar, na União Soviética durante quase um ano também tínhamos essa esperança, mas depois perdemos a esperança de desembarcar em Cabo Verde”, diz Amâncio Lopes. Entretanto, entre 1971 e 1972, houve também um curso de marinha para uma tripulação de cabo-verdianos que deveria vir a constituir a marinha de guerra do PAIGC. O grupo era chefiado por Osvaldo Lopes da Silva que considera que se o projecto tivesse avançado, teria sido decisivo, mas isso não foi possível devido à animosidade que se sentia da parte de alguns militantes guineenses contra os cabo-verdianos. “Da mesma maneira que os cabo-verdianos entraram para a artilharia e modificaram o quadro da guerra, Cabral pensou: ‘Vamos criar uma unidade com cabo-verdianos, aproveitar os cabo-verdianos que havia, concentrá-los na marinha para ter uma marinha de guerra. Eu estive à frente desse grupo. Esse grupo se tivesse entrado em acção seria para interceptar as ligações entre a metrópole e Cabo Verde e a Guiné e as outras colónias. Seria uma arma letal. Da mesma maneira que a entrada dos mísseis anti-aéreos imobilizou completamente a aviação, a entrada dos cabo-verdianos na marinha com as lanchas torpedeiras teria posto em causa a ligação com a metrópole. Podíamos mesmo entrar em combate em território da Guiné e afundar as unidades que os portugueses tinham que não estavam ao nível do armamento que nós tínhamos”, explica. Então porque não se avançou? A resposta de Osvaldo Lopes da Silva é imediata: “As unidades estavam ali, as lanchas torpedeiras, simplesmente não havia pessoal qualificado. Nós é que devíamos trazer essa qualificação. Quando esse meu grupo regressa em 1972, o ambiente na marinha estava completamente degradado. O PAIGC tinha uma marinha e é nessa marinha que foi organizado todo o complô que veio dar lugar à morte de Cabral.” A análise retrospectiva é feita em sua casa, no bairro do Plateau, na Praia, onde nos mostra, aos 88 anos, muitas das fotografias dos tempos da luta, quando também foi comandante das FARP, e imagens de depois da independência, quando foi ministro da Economia e Finanças (1975-1986) e ministro dos Transportes, Comércio e Turismo (1986-1990). Houve, ainda, outras tentativas de aproximação de guerrilheiros a Cabo Verde. O historiador José Augusto Pereira, no livro “O PAIGC perante o dilema cabo-verdiano [1959-1974]”, recorda que a URSS, em 1970, cedeu ao PAIGC um navio de pesca de longo alcance, o 28 de Setembro, que reunia todo o equipamento necessário ao transporte e desembarque de homens e armamento. A luta armada no arquipélago não estava esquecida e no final de 1972 foram enviados a Cuba dois militantes provenientes de Lisboa que deveriam ser preparados para desencadear, em Cabo Verde, ações de guerrilha urbana. Um deles era Érico Veríssimo Ramos, estudante de arquitectura em Lisboa e militante do PAIGC na clandestinidade, que sai de Portugal em Dezembro de 1972 em direcção a Cuba. “Em Dezembro de 1972, saio de Portugal com um passaporte português, vou para Cuba receber preparação para regressar para a luta. Não estava ainda devidamente estruturada essa participação para depois dessa formação. Fui eu e mais um outro colega e mais um elemento que veio da luta da Guiné-Conacri. Quando Amílcar Cabral foi assassinado, nós estávamos em Cuba e, logo a seguir, tivemos de regressar”, conta. De facto, o assassínio de Amílcar Cabral a 20 de Janeiro de 1973 levou à saída da ilha dos activistas por ordem das autoridades de Havana. Entretanto, combatentes cabo-verdianos tinham integrado as estruturas militares da luta armada na Guiné, mas sem abandonarem a ideia de um lançamento futuro da luta armada em Cabo Verde. Porém, isso acabaria por não acontecer. Apesar de a luta armada não se ter concretizado em Cabo Verde, a luta política na clandestinidade continuou nas ilhas e a PIDE apertou bem o cerco aos militantes. Muitos foram parar ao Tarrafal e a outras prisões do “Império”, onde também houve resistência. Os cabo-verdianos destacaram-se na luta armada na Guiné, mas também noutras frentes de batalha como a propaganda, a educação, a saúde, a diplomacia e muito mais. Sobre alguns desses temas falaremos noutros episódios desta série. Pode também ouvir aqui as entrevistas integrais feitas aos nossos convidados.
Nos 50 anos da independência de Cabo Verde, a RFI publica uma série de reportagens sobre este tema. Neste primeiro episódio, abordamos as raízes da revolta com algumas das pessoas que lutaram pela libertação nacional, como Pedro Pires, Osvaldo Lopes da Silva, Alcides Évora, Maria Ilídia Évora e Marline Barbosa Almeida, mas também com o historiador António Correia e Silva e o jornalista José Vicente Lopes. Foram mais de cinco séculos de dominação colonial, uma história marcada pelo comércio de pessoas escravizadas, ciclos de fome, secas e emigração forçada. A independência foi a 5 de Julho de 1975, mas a resistência começou muito antes, ainda que tenha sido a Geração Cabral a desencadear a luta de libertação e a conduzir Cabo Verde à independência. No século XIX, a elite letrada já manifestava uma atitude contestatária face ao poder colonial. Intelectuais como Eugénio Tavares, Pedro Cardoso, Luís Loff e, mais tarde, os chamados “claridosos” denunciaram os problemas que afectavam a população e exaltaram a singularidade e a identidade do povo cabo-verdiano. Na década de 1940, uma nova geração de intelectuais, inspirados pelos antecessores, passam a reivindicar o direito à independência. O historiador e sociólogo António Correia e Silva sublinha que a Geração Cabral é fruto de lutas anteriores, que o fantasma das fomes foi determinante para desencadear o movimento de libertação e que, nessa altura, a ideia de “independência se torna politicamente credível”. “Gabriel Mariano vai escrever um grande poema sobre a fome que se chama 'Capitão Ambrósio': 'Bandeira negra, negra bandeira da fome…'. Eu costumo dizer aos meus alunos que bandeira, negra e fome é um triângulo virado para o futuro e que a bandeira negra da fome era, na verdade, uma fome de bandeira, uma fome de independência”, descreve António Correia e Silva. “Essa geração de Amílcar Cabral, o grande salto é que, através de uma aliança pan-africana, aproveitando uma conjuntura pós-guerra, a criação das Nações Unidas e a ideia de autodeterminação que surge naquela altura, a ocorrência de algumas independências de países afro-asiáticos, países grandes como a Indonésia, a Índia, o Egipto, etc, tudo isto provoca a passagem, a violação do interdito, a passagem do intransponível limite que era a independência. Isto é, a independência torna-se pensável, mas mais, torna-se politicamente credível”, acrescenta o historiador. As grandes crises de fome em Cabo Verde entre 1941 e 1942 e entre 1947 e 1948 foram de uma violência brutal, com milhares de mortos. Em 1939, a população estava avaliada em 174 mil pessoas e caiu, em 1950, para 139 mil. Os sobreviventes emigravam em massa para as plantações de São Tomé e Príncipe, onde viviam, trabalhavam e muitos morriam em condições semelhantes às da escravatura. Outros conseguiam emigrar clandestinamente para espaços que não o do Império português. Na memória colectiva há um episódio trágico que não se esquece. Foi a 20 de Fevereiro de 1949, na cidade da Praia e ficou conhecido como o Desastre da Assistência. Centenas de pessoas, que aguardavam pela distribuição de refeições quentes, morreram quando caiu o muro do edifício dos Serviços de Assistência. Estima-se que mais de três mil pessoas se reuniam diariamente nesse espaço para receber a única refeição do dia. Dados oficiais apontavam para 232 vítimas, mas teme-se que o número tenha sido muito superior. Muitas vítimas foram enterradas em valas comuns no Cemitério da Várzea, embrulhadas em lençóis, por falta de caixões. Alcides Évora era uma criança nessa altura, mas lembra-se de ter visto as valas comuns. “Eu comecei a ter uma certa revolta interna desde o início da década de 40. Na altura, eu tinha sete ou oito anos e presenciei a fome de 47. Ainda lembro quando houve o desastre da assistência em que foram transportados, feridos e mortos do local para o Hospital da Praia. Havia tantos mortos. Inclusive muitas casas ficaram fechadas porque não houve nenhum sobrevivente da família que pudesse abrir a porta das suas residências. Da mesma forma, assisti ao enterro na Várzea, na vala comum, em que punham um grupo de cadáveres, depois deitavam o cal e depois punham outra camada de mortos e assim sucessivamente. É algo que ficou gravado na memória. Isto também me fez despertar uma certa revolta interna contra o sistema colonial português”, recorda. Gil Querido Varela também testemunhou a fome de 1947 e viu crianças a morrerem. Por isso, a revolta foi inevitável e quando surgiu a oportunidade aderiu à luta clandestina nas fileiras do PAIGC em Cabo Verde. “Quem já tinha visto a fome de 47 - que eu vi - não ficava sem fazer nada. Vi crianças a morrerem de fome, corpos inflamados de fome. Vi mães com crianças mortas nas costas, não as tiravam para poderem achar esmola. Os colonialistas troçavam do povo, da fome do pobre. Quando veio o PAIGC, entrei rápido. Quem viu aquela fome, era impossível para não lutar. Só quem não tem sentimento”, lembra Gil Querido Varela, que nos leva, num outro episódio ao Campo de Concentração do Tarrafal. A fome também ensombra as memórias de Marline Barbosa Almeida. Foi a partir daí que ela decidiu juntar-se à luta, também na clandestidade. Quis ver a sua terra “livre e independente”. “Nós, que nascemos nos anos 40, 50, vimos aquele período de fome, em que morreram muitas pessoas e o culminar foi o Desastre da Assistência, que matou dezenas, para não dizer centenas de pessoas. Daí cresceu em nós uma certa revolta que não estava classificada politicamente, mas era uma revolta contra a situação de Cabo Verde. Mais tarde, eu, como lia muito - eu devorava livros – fui-me apercebendo das desigualdades, da opressão, do que era necessário para que saíssemos do jugo do colonialismo”, conta Marline Barbosa Almeida, em sua casa, na Praia. No livro “Cabo Verde - Um Corpo que se Recusa a Morrer - 70 anos de fome - 1949-2019”, o jornalista José Vicente Lopes fala sobre o Desastre da Assistência, considerando que a luta de libertação do PAIGC teve como um dos motores a fome que assolava desde sempre o arquipélago. “Este livro fala de um acontecimento que houve em Cabo Verde, que foi o Desastre de Assistência de 1949, e cobre a história de Cabo Verde de 1949 a 2019, numa perspectiva da questão alimentar em Cabo Verde, a história das fomes, o impacto que isto foi tendo nos cabo-verdianos até desembocar inclusive na criação do PAIGC. O PAIGC foi uma reacção à calamidade famélica que foi sucedendo em Cabo Verde desde o século XVI ao século XX porque até 1949, quando se dá o Desastre de Assistência, qualquer seca que acontecesse em Cabo Verde matava no mínimo 10.000, 20.000 pessoas”, sublinha o jornalista, acrescentando que “o espectro da fome não desapareceu porque, apesar de todos os investimentos feitos, apesar de tudo o que se conseguiu fazer, mesmo um bom ano agrícola, um bom ano de chuvas em Cabo Verde, Cabo Verde não consegue produzir mais de 20% das suas necessidades alimentares, logo, 80% tem que ser importado”. As violências coloniais eram de toda a ordem. Maria Ilídia Évora tinha cinco anos quando viu o pai a ser espancado por brancos. A imagem nunca mais a deixou, assim como o medo incontrolável sempre que via alguém de pele branca. Mais tarde, ela viria a integrar um grupo de cabo-verdianos que foi treinado em Cuba para desencadear a guerrilha em Cabo Verde e viria ainda a trabalhar em hospitais durante a guerra na Guiné. “Uma pessoa a bater em alguém que não fez nada, a bater daquela maneira como baterem no meu pai, uma criança não entende. Eu não entendi. Nunca entendi. Até conhecer o Amílcar, para mim, o branco era o diabo. Eu considerava o branco uma coisa muito ruim. Bater em alguém que não fez nada, que só estava lá porque quis conviver com um patrício amigo, não tinha sentido. Porque para a gente, amizade é amizade. Ele não foi fazer nada, ele não tinha nada nas mãos, nem nos pés, nem em nenhum lugar, e acharam que era um inimigo a ser abatido. Essa coisa nunca me saiu da cabeça”, conta-nos na sua casa, no Mindelo. Todas estas circunstâncias alimentaram a coragem dos que acreditaram na luta. Muitos deles, depois de terem passado no Liceu Gil Eanes, em São Vicente, depois na Casa dos Estudantes do Império, em Portugal, acabariam por "dar o salto". Em 1961, dezenas de angolanos, mas também moçambicanos e cabo-verdianos nacionalistas fogem clandestinamente de Portugal e protagonizam uma fuga massiva histórica para França nas barbas do salazarismo. Vários acabaram por ser figuras de destaque nas lutas de libertação nacional e, mais tarde, ocuparam também postos de relevo nos novos Estados. Pedro Pires foi um dos que escolheu seguir Amílcar Cabral, o líder da luta de libertação da Guiné e Cabo Verde. Era o momento de deixar tudo para trás e arriscar por uma causa. “Chegou um momento em que era preciso alguém correr riscos. Não quer dizer que todos iam correr riscos, mas tinha chegado o momento em que aqueles que achassem que podiam correr riscos ou aqueles que achassem que estivessem no dever de correr riscos, no dever da solidariedade e no dever de serviço em favor do seu país, do seu povo, decidiu correr o risco. Mas o risco é inerente a qualquer decisão e aí nós optamos ou ficar parados e não fazer nada ou então agir e correr riscos. Eu acho que tem sempre resultados, com maiores ou menores dificuldades. O facto de corrermos risco, podemos mudar muita coisa. Foi o que aconteceu connosco. Nós éramos um grupo que saiu na mesma altura ou no mesmo dia, éramos cerca de 60 jovens que decidiram correr o risco”, resume o antigo comandante. Osvaldo Lopes da Silva, comandante de artilharia mobilizado na Guiné, também correu o risco e esteve nessa fuga. Ele recorda esse pontapé de saída para a luta de libertação. “Atravessámos a fronteira de autocarro. Foram vários grupos, cada um foi à sua maneira. Depois, estivemos concentrados nas cercanias de San Sebastian. Quando íamos atravessar a fronteira, o elemento na fronteira que devia facilitar a nossa saída, tinha desaparecido. De forma que fomos presos. Estivemos dois dias na prisão central de San Sebastian e, às tantas, de repente, aparece o director da prisão com um discurso todo terceiro-mundista que 'o povo, o governo da Espanha estiveram sempre ao lado daqueles que lutam pela liberdade, pela independência, etc, etc'. Para nós, foi uma grande surpresa e fomos postos em liberdade. E a verdade é que, pelos documentos que reuniram, viram que essa gente não são maltrapilhos quaisquer, são gente com qualificação”, lembra. Muitos dos que estiveram nessa fuga, tinham frequentado e cultivado a reafricanização dos espíritos num dos principais berços da contestação ao colonial fascismo português: a Casa dos Estudantes do Império. Foi criada em 1944, em Lisboa, pelo próprio regime ditatorial para apoiar os jovens “ultramarinos” que fossem estudar para a “metrópole”, e encerrada em 1965. Duas décadas em que foi uma escola de consciencialização política do nacionalismo africano, fosse na sede lisboeta ou nas delegações de Coimbra e no Porto, ajudando à criação dos movimentos de libertação das colónias portuguesas em África. Outro centro de pensamento anticolonial foi o Centro de Estudos Africanos, em cujo grupo fundador esteve o futuro pai das independências da Guiné-Bissau e de Cabo Verde. Amílcar Cabral foi também vice-presidente da Casa dos Estudantes do Império em 1951. A sua segunda esposa, Ana Maria Cabral, também por lá passou e recorda a importância do local para a contestação. “Fui levada pelos meus irmãos mais velhos e não havia só bailes, havia encontros, havia reuniões sobre a situação dos nossos países, em especial quando os franceses e os ingleses começaram a dar a independência às suas antigas colónias. Seguimos todo o processo dessas independências. Nós todos éramos Lumumba e Nkrumah. Nós seguíamos a luta dos outros povos, dos povos das colónias e não só das colónias em África”, explica Ana Maria Cabral. Muitos dos que passaram pela Casa dos Estudantes do Império vieram a assumir importantes responsabilidades na luta anticolonial e de libertação dos antigos territórios em África, como Amílcar Cabral, Vasco Cabral, Agostinho Neto, Mário Pinto de Andrade, Eduardo Mondlane, Marcelino dos Santos, Joaquim Chissano e Miguel Trovoada. Pedro Pires também conheceu de perto a Casa dos Estudantes do Império. Aquele que foi comandante e destacado dirigente político-militar do PAIGC na luta de libertação, assim como o principal arquitecto do Acordo de Lisboa para a independência, resume que a luta contra a opressão colonial foi desencadeada pelo próprio colonialismo. “É o próprio sistema colonial, que não dava resposta às necessidades e às dificuldades, enfim, às crises por que passava a Cabo Verde, mas também que não se interessava especialmente em encontrar soluções para esses problemas. O percurso histórico de Cabo Verde é trágico, em certa medida, porque os cabo-verdianos tiveram que enfrentar situações extremamente complicadas e difíceis de fome, secas, fugas, ter que buscar por outras vias as soluções e o próprio sistema que não dava resposta às necessidades e às exigências, para não dizer também aos sonhos daqueles que queriam ver o país numa via diferente. Portanto, o colonialismo era um sistema de bloqueio e era indispensável lutar contra ele, a fim de abrir novas perspectivas ao país para realizar os seus objectivos, os seus sonhos, mas também por uma coisa muito simples: para ter uma vida melhor”, considera Pedro Pires. Foi para buscar essa “vida melhor” que estes homens e mulheres abrem o caminho para a luta de libertação, da qual vamos recordar alguns momentos nos próximos episódios. Pode ouvir aqui as entrevistas integrais feitas aos diferentes convidados.
Esta semana, a actualidade no continente africano ficou marcada pela crise energética em São Tomé e Príncipe e pela decisão da justiça moçambicana colocar em liberdade Ângela Leão — esposa do antigo diretor dos Serviços Secretos — e Ndambi Guebuza — filho do ex-chefe de Estado — condenados a 12 anos de prisão pelo envolvimento no caso das dívidas ocultas. A crise energética em São Tomé e Príncipe marcou a actualidade no país que chegou a ser ameaçado de apagão pela empresa Tesla STP. Na quinta-feira, a empresa turca voltou atrás e anunciou a suspensão do corte no fornecimento de energia no arquipélago e disse estar disposta a negociar com o Governo são-tomense. Ainda no país, as antigas instalações da estação de rádio da Voz da América foram oficialmente entregues ao Estado. O Governo recebeu os bens, mas ainda não anunciou qualquer plano para o futuro daquele espaço. Segundo as autoridades norte-americanas, o encerramento da estação — depois de mais de 30 anos de emissões — deve-se aos avanços tecnológicos. Em Moçambique, o Centro de Democracia e Direitos Humanos mostrou-se indignado com a decisão da Justiça de colocar em liberdade Ângela Leão — esposa do antigo diretor dos Serviços Secretos — e Ndambi Guebuza — filho do ex-chefe de Estado — condenados a 12 anos de prisão pelo envolvimento no caso das dívidas ocultas. Em Angola, mais de 40 peregrinos angolanos que se encontravam retidos em Telavive, na sequência da crise entre Israel e o Irão, regressaram esta semana a Luanda. O encerramento dos escritórios do ACNUR na capital angolana deverá agravar as vulnerabilidades dos refugiados no país, sobretudo dos congoleses e ruandeses. Em declarações à Lusa, o diretor em exercício do Serviço Jesuíta aos Refugiados, João Sebastião Samuel, antevê dias difíceis — inclusive para a própria ONG dos padres católicos — que todos os dias recebe quase dez refugiados em busca de assistência. Na Guiné-Bissau, um grupo de 50 médicos que se encontram em formação na Venezuela está a enfrentar dificuldades devido aos atrasos nos salários, que deveriam ser pagos pelo executivo. O presidente da Liga Guineense dos Direitos Humanos, Bubacar Turé, alertou para a "irresponsabilidade dos pais e encarregados de educação", numa altura em que várias crianças têm desaparecido ou aparecido mortas em diferentes localidades do país. As declarações foram feitas à saída de uma audiência com a Polícia Judiciária. Bubacar Turé acrescentou ainda que, desde março deste ano, cinco crianças morreram em circunstâncias misteriosas. Em Cabo Verde, será inaugurado neste sábado o terminal de cruzeiros no Mindelo, na ilha de São Vicente. O primeiro terminal do país permitirá melhorar as condições de receção dos cruzeiros e começou a ser construído em 2022 por um consórcio luso-cabo-verdiano, formado pelas empresas Mota-Engil e Empreitel Figueiredo. O primeiro-ministro, Ulisses Correia e Silva, considera a infraestrutura um reforço da posição já assumida pela ilha de São Vicente "no segmento do turismo de cruzeiros", permitindo receber mais escalas e embarcações de maior porte. O terminal conta com instalações para turistas e um cais de 400 metros de comprimento por 20 de largura.
Nous sommes le 17 décembre 2011, il est 17h23. Dans l'hôpital de Baptista de Sousa, sur l'île de Sao Vicente, une famille entoure le lit d'une grande chambre lumineuse. Sur le lit, une vieille dame intubée tente d'adresser ses dernières paroles aux quelques proches qui l'accompagnent. Seulement dehors, sur le parvis de l'hôpital de Sousa qui surplombe la baie de Mindelo, c'est tout un pays qui retient son souffle. Son icône nationale, la chanteuse Cesaria Evora, est en train de rendre son dernier soupir. Mindelo, Cap Vert, le 17 décembre 2011. Il est 17h23 : c'est l'Heure H de mon histoire. Merci pour votre écoute Vous aimez l'Heure H, mais connaissez-vous La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiK , une version pour toute la famille.Retrouvez l'ensemble des épisodes de l'Heure H sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/22750 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : Un jour dans l'Histoire : https://audmns.com/gXJWXoQL'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvVous aimez les histoires racontées par Jean-Louis Lahaye ? Connaissez-vous ces podcast?Sous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppv36 Quai des orfèvres : https://audmns.com/eUxNxyFHistoire Criminelle, les enquêtes de Scotland Yard : https://audmns.com/ZuEwXVOUn Crime, une Histoire https://audmns.com/NIhhXpYN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, nous vous emmenons au Cap-Vert.Cet archipel volcanique au large de l'Afrique de l'Ouest séduit par ses paysages contrastés et son ambiance envoûtante. Son hospitalité chaleureuse et son atmosphère détendue font du Cap-Vert une destination unique qui invite à l'évasion et à la découverte. Quelles îles visiter au Cap-Vert pour un circuit de 10 jours ?São Vicente, pour sa cultureSanto Antão, pour ses randonnéesSal, pour ses plages.São VicenteSi vous souhaitez réserver un [séjour au Cap-Vert: https://www.selectour.com/cap-vert/sejour] et que vous vous posez la question sur quelle île choisir au Cap-Vert, nous vous conseillons de débuter par São Vicente.C'est une île riche en découvertes, des terres volcaniques et des petits villages perchés. On peut visiter Mindelo, capitale culturelle de l'archipel, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.São Vicente est aussi connu pour son carnaval, c'est sûrement l'événement le plus important de l'île chaque année et il regroupe énormément de visiteurs. Il s'apparente un petit peu au carnaval de Rio. Profitez-en pour monter sur le Monte Verde et surplomber toute l'île. São Vicente est méconnue pour ses plages préservées comme celle de Calo.Santo AntãoSeconde île à choisir si vous voulez visiter le Cap-Vert, il s'agit de Santo Antão.C'est l'île la plus verte et la plus fertile de l'archipel capverdien. Ils sont producteurs de fruits et légumes, connus pour le fromage de chèvre et ont des plats typiques tels que la cachupa.Découvrez Ponta do Sol, un démarrage de randonnée qui va nous permettre de faire le point sur le nord de l'île. Allez jusqu'au Pico da Cruz, une montagne à 1585 mètres de hauteur, où vous aurez une vue à 360 degrés sur Santo Antão et les autres archipels du Cap-Vert.Il y a de jolies plages méconnues comme celle de Tarrafal de Monte Trigo.On terminera par la vallée de Paul comparé à un véritable jardin d'Éden.SalDernière île à choisir si vous voulez visiter le Cap-Vert en 10 jours, direction l'île de Sal.Il y a la plage de Santa Maria où le sable est doré et les eaux sont d'un bleu cristallin. On peut visiter Pedra de Lume, un village où est abrité également les salines. On peut également proposer de faire une sortie en buggy sur la partie sable.On peut aussi aller du côté d'Espargos, capitale de l'île de Sal et ville dynamique où vous trouverez un marché avec des produits frais, des épices, des spécialités locales et des boutiques d'artisanat.Terminez par Buracona qui est surnommé l'œil bleu, c'est une grotte sous-marine qui est vraiment spectaculaire. Pourquoi voyager au Cap-Vert ?C'est une destination qui a plusieurs facettes : le côté nature, le côté randonnée, le côté balnéaire et le fait que ça peut se visiter toute l'année. N'hésitez plus, partez au Cap-Vert !Si vous souhaitez en savoir plus sur la destination et, pourquoi pas, préparer votre prochain [séjour au Cap-Vert: https://www.selectour.com/cap-vert/sejour], n'hésitez pas à faire appel à nos [experts: https://www.selectour.com/agent/recherche?postalCode=&city=&favoriteDestination=CV&page=2] ! À bientôt dans le cockpit !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
O BioCatalog do Instituto de Engenharia e Ciências do Mar, da Universidade Técnica do Atlântico é um projecto de catalogação da biodiversidade de Cabo Verde e visa coleccionar todos os espécimes existentes no arquipélago. O BioCatalog é coordenado pelo Professor e Investigador especializado em Biologia Marinha, com Doutoramento em Biodiversidade, Genética e Evolução, Evandro Lopes. À RFI, o professor universitário explicou em que consiste, o projecto de catalogação da biodiversidade de Cabo Verde que pretende contribuir para implementação de um Museu de História Natural do país“O projecto BioCatalog é financiado pelo Fundo do Ambiente de Cabo Verde. Foi submetido pelo Centro de Observação e Investigação Ambiental, que é um centro de biólogos que está dentro da UTA. A partir daí, sediamos o projecto dentro da UTA para dar vazão à investigação científica que nós estamos a desempenhar desde há muitos anos. E o projecto visa coleccionar todos os espécimes e dar aquele carácter mais científico de identificação da biodiversidade de Cabo Verde e partilha da informação sobre a distribuição, localização e número de espécies que nós temos em Cabo Verde”. O biólogo, Evandro Lopes, adiantou que o projecto de catalogação da biodiversidade de Cabo Verde surgiu de uma necessidade do país ter um espaço de caracter museológico para acondicionar as amostras recolhidas“O BioCatalog foi criado por uma necessidade. Muitos investigadores que vinham para Cabo Verde faziam a colecta e depois não tinham onde colocar as amostras. Também nós que trabalhamos no campo, muitas vezes não tínhamos onde colocar as amostras. Então surgiu com uma necessidade de ter um espaço com um carácter museológico para que nós possamos condicionar as amostras e que possam ser utilizadas para teses, para doutoramento, mestrado, outros cientistas que possam nos usufruir esse material” sendo que “o projecto começou com espécies marinhas, seguimos para espécimes terrestres, com roedores, neste momento estamos à volta de 700 espécimes, mas em termos de tecidos já estamos para mais de 3 mil amostras de tecidos, porque nós coleccionamos, tanto os tecidos como espécime,s e espécimes muito grandes, tipo atuns. Nós temos gatos, coelhos, muitas vezes não dá para colocar todos os espécimes num museu basicamente, mas colocamos também um tecido de cada um. Todos os espécimes que temos aqui em colecção são só espécimes que encontramos sem Cabo Verde, isso não quer dizer que nós temos espécimes que não possam estar em outro local, por exemplo, nós estamos num ecossistema muito interessante que é a Macaronésia, e dentro da Macaronésia tem muitas espécies que estão, por exemplo, em Madeira, Açores, e que chegam até a Cabo Verde”. As amostras foram todas recolhidas de Santo Antão a Fogo. Neste momento, os investigadores recolham amostras na ilha Brava e nos ilhéus Rombos. Evandro Lopes explicou que há perspetiva de transformar o BioCatalog num museu com a construção do novo campus da UTA para receber espécimes maiores “como tubarão ou uma lula gigante”e mostrar tudo o espólio existente atualmente.O primeiro espécime do projecto de catalogação da biodiversidade do Instituto de Engenharia e Ciências do Mar, da Universidade Técnica do Atlântico é o Lagarto Gigante - Chioninia coctei, uma espécie de réptil endémica de Cabo Verde que se extinguiu no século XX e que foi restituído ao país em Setembro de 2017 pelo Príncipe Alberto II do Mónaco e, desde então, permaneceu sob a tutela da Presidência da República, na cidade da Praia, mas que o actual Chefe de Estado, José Maria Neves, entregou no mês passado à Colecção BioCatalog da UTA.O espaço que recebe visita durante a semana de curiosos, estudantes ou investigadores, mas “para usar o espécime para fazer algum estudo deve ser feito um requerimento e damos apoios pode fazer a sua análise, depois o espécime continua aqui no laboratório” explicou Evandro Lopes que adiantou que há amostras repetidas temporalmente e repetidas geograficamente “Repetidas geograficamente, nós estamos a pensar uma amostra de uma espécie que foi capturada em São Vicente, muitas vezes tem alguma diferença genética com uma espécie que foi capturada na Ilha de Santiago, então a ideia é ter toda a diferenciação genética e a diferenciação fenotípica também a nível do arquipélago. A ideia é ter pelo menos uma espécie de cada local; mas também, nós muitas vezes temos espécimes que nós colectamos temporalmente, muitas vezes apanhamos um espécime num ano e, depois no outro ano, vamos apanhar outra vez e por aí adiante. Nós estamos a falar, por exemplo, de invertebrados que a nível genético muitas vezes podem alterar ano para ano, nós podemos ter a diferenciação genética. Até a nível dos peixes, para ver o stock, nós temos de apanhar todos os anos para ver como é que está a evoluir a diversidade genética, porque tem uma relação directa com a sobrepesca, a diversidade genética aumenta quando a pesca diminui, por exemplo, então há muito mais informação quando nós apanhamos muitos indivíduos do que quando apanhamos somente um”.O projecto Biocatalog nasceu a partir do Centro de Observação e Investigação Ambiental do ISECMAR - Instituto de Engenharia e Ciências do Mar da Universidade Técnica do Atlântico que tem a sua sede na cidade do Mindelo, na ilha de São Vicente. Centro que segundo o director do Biocatalog dá vazão a projectos direccionados a associações, visto que a universidade não consegue aceder a fundos direccionados às organizações não governamentais. O biólogo, Evandro Lopes disse ainda que o projecto de catalogação da biodiversidade de Cabo Verde consegue boas parcerias com universidades internacionais.“A nível internacional o projecto é visto com bons olhos e nós temos parcerias principalmente com Portugal – universidades do Porto e do Algarve e outras universidades europeias como de La Laguna, Las Palmas de Gran Canária, de Barcelona, de Vigo e de Mónaco. A Universidade Nova de Lisboa (Portugal) já está muito interessada em enviar alguma coisa aqui também para o BioCatalog para manter o projecto, dar mais visibilidade ao projecto”.Em Janeiro deste ano, o biólogo Evandro Lopes, Professor e Investigador do Instituto de Engenharia e Ciências do Mar da Universidade Técnica do Atlântico (ISECMAR-UTA), conquistou o prémio Cabo Verde Global Scientific Prize promovido pela Secretaria de Estado do Ensino Superior que reconhece projectos de investigação liderados por investigadores cabo-verdianos, tanto no país como na diáspora.O prémio foi atribuído ao projecto Biocatalog que tem como principal objectivo sistematizar informações e criar condições para uma partilha democrática e equitativa do conhecimento sobre a biodiversidade do arquipélago.
Não há muitas personagens com esta riqueza. Rodrigo Beenkens tem 61 anos, é um respeitado e reputado jornalista belga, mas tem uma costela (mais do que uma, na verdade) portuguesa. A mãe nasceu no Porto e emigrou para Bruxelas em 1958, apaixonada por um livreiro que conheceu na Feira Mundial dessa cidade. Rodrigo nasceu por lá, mas manteve sempre a ligação à terra do lado materno. Na visita ao DESTINO: SAUDADE, recorda o trabalho em oito Mundiais, sete Europeus e 30 Tours de France, mas sobretudo a constante atração emocional por Portugal, marca criada nas férias de infância em Mindelo, na casa ao lado de uma família aristocrata. «Um dia disseram-me que o senhor do lado chamava-se Pinto da Costa.» O futuro passará cada vez mais pela Foz do Douro. De preferência em frente ao mar, o ansiado companheiro.
A ilha de São Vicente acolhe até este sábado, o festival internacional de teatro do Mindelo, o Mindelact, que este ano é dedicado ao tema "Pérola", para marcar os 30 anos do maior festival de teatro de Cabo Verde e um dos eventos de artes cénicas mais célebres do continente africano. A RFI conversou, no Centro Cultural do Mindelo, com a actriz, Zenaida Alfama, produtora da 30ª edição do festival de teatro Mindelact. Zenaida Alfama disse que os 30 anos do evento são muito especiais. “É edição especial porque estamos a fechar um ciclo, digamos assim. 30 anos, não é brincadeira, tendo todas as dificuldades, mas temos conseguido manter o festival, mesmo na época mais difícil que foi a época de Covid, é um festival que não parou, fizemos o festival mesmo com todas as dificuldades. Este ano é um sabor maravilhoso porque é como ver algo a crescer a cada dia que passa, mesmo se temos sempre algumas dificuldades, porque somos ilhas, para trazer pessoas. Ás vezes as pessoas ficam retidas, qualquer dificuldade que temos, mas é sempre uma satisfação depois ver o público alegre, o público a relembrar. Fizemos uma exposição que é dos 30 anos do festival e as pessoas a relembrar, eu vi, eu já lembro, e é como ver uma criança que cresceu e agora está num patamar de adulto. Agora a esperança é que continue sempre nesse patamar e que melhore as condições de espaço e essas coisas que precisam ser melhoradas, que consigamos melhorar tudo isso para que o festival continue. Essa exposição que está ali a marcar os 30 anos, em foto, fica aqui com alguma nostalgia, é essa ideia mesmo de tocar o coração das pessoas”, disse Zenaida Alfama.A responsável do Festival também deu conta da satisfação que é ter artistas de vários países a passarem pelos palcos do Mindelact,“como uma senhora de 81 anos de idade que veio do Brasil para apresentar um espectáculo, já que está com previsão, do próximo ano, voltar na trilogia, no final da trilogia, porque já o primeiro foi só uma actriz, agora é dois, no trilogia vão ser três actrizes. Então é isso, o construir de toda uma equipa, de todo um público, de todo um espectáculo, de uma rede, de saber que o Festival Mindelact na África é um dos mais reconhecidos a nível internacional, é saber que voam a um festival, a um outro festival, em um encontro de contador de história, por exemplo, que as pessoas falam, é do Mindelact. Então é criar essa vontade das pessoas virem para o Mindelact, ver o espectáculo e participar no festival”.A actriz brasileira de 81 anos referenciada por Zenaida Alfama, produtora da 30ª edição do festival de teatro Mindelact é Dja Martins que fez a sua estreia internacional, em Cabo Verde, com a peça “Mãe baiana” que conta a história de uma avó que sofre a dor da perda do filho. Dja Martins partilhou a alegria de estar no continente africano.“Eu estou estreando internacionalmente com 81 anos e eu acho que isso não é para qualquer um, eu sou uma abençoada. Vim para a minha terra de origem, me senti aqui indo na casa da minha tia, vou ali na casa da minha tia Antónia, me senti assim aqui, como se eu estivesse o tempo todo aqui na África”, afirmou a actriz Dja MartinsTambém, no festival internacional de teatro do Mindelo, o Mindelact, há espectáculos nas praças da cidade, uma medida para socializar cada vez mais o teatro, aquele teatro feito para o povo, que vai onde o povo está. Assim, desde 2017, o Festival Mindelact aposta em levar o teatro às praças da ilha de São Vicente, todos os dias do evento.Na ponta da areia, kontam um storia! (conta-me uma história em português) Do núcleo teatral Arte33, de Portugal foi um dos espectáculos apresentados na Praça Amílcar Cabral no centro da cidade do Mindelo no festival de teatro - Mindelact. Uma peça constituída por 6 caixas de Teatro Lambe Lambe (três histórias recolhidas junto da comunidade da Trafaria e histórias recolhidas e contadas por gente de São Vicente). Uma história contada de forma animada como explica actriz Ana Nave do Núcleo teatral Aarte33“Fizemos este espectáculo, que se chama Na Ponta da Areia, numa vila piscatória, que fica do outro lado, fica em frente a Lisboa. Fomos descobrindo, com a ajuda do historiador Francisco Silva, que há uma relação muito grande entre a Trafaria, e por isso se chama Na Ponta da Areia, e Cabo Verde, por variadíssimas razões. Também porque há uma grande comunidade de cabo-verdianos por ali, e porque temos aqui uma das participantes, que é a Glória Lima, que também é de Cabo Verde. As histórias que fomos construindo foram a partir de histórias locais, mas que arranjamos, de alguma maneira, uma ponte neste mar que nos une e que nos separa, e fomos arranjando uma ponte com Cabo Verde. E por isso estamos muito honrados de estar aqui nesta edição do Mindelact, é a primeira vez que cá vimos, esperemos poder visitar mais vezes este festival”, afirmou a actriz, Ana Nave.E, neste sábado, encerra-se o Festival Internacional de Teatro do Mindelo – Mindelact é apresentado na Praça Currents de Acting for Climate da Noruega. Um espectáculo sobre simbiose, explorando o cuidado mútuo entre diferentes culturas, seres humanos e o mundo mais do que humano.Vejam aqui algumas imagens do Mindelact:Quem já passou pelo Mindelact é a nova companhia luso-cabo-verdiana Saaraci que levou ao palco 1 do festival internacional de Teatro do Mindelo, a peça Dona Pura e Os Camaradas de Abril. Fruto da adaptação da obra do escritor cabo-verdiano, Germano Almeida, com o mesmo nome.O espectáculo Dona Pura e Os Camaradas de Abril de uma hora e meia transita sobre a memória de 25 de Abril na perspectiva do colonizado. Uma encenação e direcção artística de João Branco, um dos fundadores do festival internacional de teatro do Mindelo“'Dona Pura e os Camaradas de Abril' é uma adaptação de uma obra original do Germano Almeida e é a 4ª vez que eu, como encenador, faço a mim mesmo o desafio de colocar obras do Germano em palco. Nós fizemos Dois Irmãos, fizemos Os Agravos de um Artista, As Mulheres na Laginha, que foi feita a partir excertos do Mar da Laginha, livro dele também, e agora com Dona Pura e os Camaradas de Abril, que foi uma obra escolhida porque, como sabes, em Portugal está a comemorar os 50 anos do 25 de Abril, desde o ano passado, e continua-se a comemorar essa importante efeméride de meio século da Revolução dos Escravos e surgiu esta oportunidade de concorrer para um edital para conseguir financiamento e obviamente que eu, tendo a minha identidade, como eu digo sempre, a minha identidade teatral, a minha identidade enquanto artista, ela é absolutamente de cabo-verdiana e eu, para falar do 25 de Abril, tinha que falá-la numa perspectiva crioula, numa perspectiva cabo-verdeana, daí que eu acho que o que pode sintetizar este espectáculo muito bem é o que nós fizemos foi introduzir o Capitão Ambrósio dentro do Grande Vila Morena, ou seja, introduzir o Cabo Verde dentro dessa revolução, uma perspectiva cabo-verdiana que foi feita a partir, obviamente, de um relato que eu acredito que é biográfico, eu nunca perguntei ao autor directamente, mas eu acredito que este estudante cabo-verdiano foi o próprio Germano, que conheceu uma senhora chamada Dona Pura, que ficou alojado na casa dela enquanto foi estudante de Direito em Portugal. E é isso, nós quisemos assinar lá o 25 de Abril dessa maneira, a equipa é praticamente toda ela cabo-verdiana, só o Pedro Lamares não é, mas é uma pessoa que gosta muito de Cabo Verde, apaixonado pelo Mindelo, e como o livro original tinha vários personagens que eram não cabo-verdianos, eram portugueses, ele acabou por ter esse desafio de fazer três personagens diferentes, todos eles europeus, dois portugueses e um italiano. Este espectáculo estreou no Alentejo, em Maio, depois foi apresentado na cidade do Porto, esteve em Montemor, outra vez no Alentejo, foi apresentado em Gaia, também perto da cidade do Porto, vai estar agora em Viana do Castelo, no Festival de Viana do Castelo, e encerramos essa circulação em Lisboa, dias 14 e 15 de Dezembro, e fechando este ciclo das apresentações do Dona Pura e os Camaradas de Abril”, disse João Branco.Ao longo dos nove dias do festival internacional de teatro do Mindelo decorre a Teatrolândia que inclui um Ciclo Internacional de Contadores de História, no qual artistas e contadores de histórias de diferentes partes do mundo compartilham narrativas de forma interactiva, estimulando a imaginação e o desenvolvimento da escuta nas crianças.E, na última noite da edição 30 do Festival de Teatro do Mindelo – o Mindelact encerra com uma homenagem a Amílcar Cabral no ano do centenário do Nascimento de Cabral, com a peça Cabral, a última lua de homem grande. Adaptada do romance do escritor cabo-verdiano Mário Lúcio Sousa. O enredo parte do último dia de vida de Amílcar Cabral para falar do seu pensamento e da sua obra, numa co-produção Sikinada - Companhia de Teatro (Cabo Verde) e Teatro Art'Imagem (Portugal), dirigida por Flávio Hamilton e com uma equipa formada por artistas dos dois países.Para além de espectáculos de Teatro, o festival Mindelact tem ainda formações e exposições de fotografia.A 30ª edição do festival internacional de Teatro do Mindelo encerra na noite deste sábado com homenagens aos vários parceiros.
Nous recevons la réalisatrice portugaise et cap-verdienne Ana Sofia Fonsaca pour le film « Cesaria Evora, la diva aux pieds nus » et Oriane Lacaille pour l'album iViV dans la #SessionLive. (Rediffusion) Cesaria est un mystère qui ne s'élucide pas d'après Lusafrica, lire la suite sur le site de son label.Patrick Chamoiseau écrit :Cesaria Evora est faite de cet humus dans le sec de ces sables. Ce n'est pas une biographie, c'est une révélation obscure, chargée de terre, de vie, de musiques, de simplicité, d'amitié, d'amour, d'interrogation et de lucidité. J'ai compris dans ces pages que Cesaria Evora est à elle seule une terre créole où la diversité des imaginaires et des hommes donnait naissance à une musique valable pour tous, là où la mélodie, l'harmonie et la polyrythmie ont rencontré les souffrances des hommes : creuset du blues, du jazz et de la morna. J'ai compris que Cesaria Evora est aussi une douleur, la sienne d'abord, celle de sa vie, de ses amours terribles, de cette ivresse destructrice qui suppléait aux bourgeons abîmés de l'espoir. Et cette vie familière des extrêmes parle à la nôtre en un direct sensible. Quand elle chante, elle vient avec une existence entière rescapée des bars sordides et des dorures factices de chez les grandes gens, dotores du Cap-Vert qui voulaient l'écouter. Elle vient aussi avec son exil immobile, ce but d'exil irrépressible qui maintenant gît en chacun de nous, îles en dérive dans le monde qui fait monde. Elle vient avec une incomparable tristesse envers le tout possible. Elle dit le bonheur perdu mais à portée de main. Elle dit la blessure nègre en absence et silence. Elle dit le souvenir en ses limons précieux. Elle dit la mort et l'oubli, la fidélité et la patience, la liberté offerte sur des vagues amères où l'on ose mettre le pied. Elle dit le monde ouvert des îles tellement peu clos, tellement livré aux métissages et aux souffles de la terre. Elle dit sous la fatalité, la joie, l'espoir, la force ronde, la patience aiguisée. Ses pieds sont nus, sa voix est nue, son cœur nu est offert dans la parure de toutes les grâces. Chez les êtres humains, Cesaria est une reine.Texte écrit par Patrick Chamoiseau, paru dans Le Monde, à propos de la publication de la biographie écrite par Véronique Mortaigne, peu après la sortie de l'album « Cabo Verde » en février 1997. En 2023, c'est au tour de la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca de raconter la Cesaria Evora qu'elle a découverte pendant 5 ans en regardant des kilomètres d'archives privées.« Mon film se compose d'images et de sons provenant de diverses sources, presque toutes issues d'archives privées. Grâce à ce film, j'ai rencontré des personnes exceptionnelles qui nous ont beaucoup aidés et nous ont fait confiance, en nous donnant accès à leurs souvenirs mais aussi à leurs archives. Je ne peux que les remercier. »Dans ce documentaire, la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca utilise de nombreux plans de coupe de paysages capverdiens.« Je crois qu'il est nécessaire de comprendre l'environnement d'une personne pour la connaître. En ce qui concerne Cesária, il s'agit du Cap-Vert et plus particulièrement, de l'île de São Vicente et plus encore, de la ville de Mindelo. On ne parle pas seulement du sol sur lequel elle a marché mais de l'air qu'elle a respiré. Elle est cette mer bleue, ces montagnes arides, ce vent. On retrouve Mindelo dans sa personnalité, sa manière d'être, son humour... »La traduction de Ana Sofia Fonseca est assurée par Elisabeth Perello. Titres joués : Mar Azul, Lagrimas Negras Feat. Compay Segundo, Petit Pays, Sodade, Carnaval de São Vicente.Sortie en salle le 29 novembre 2023, bande annonce. Puis nous recevons Oriane Lacaille dans la #SessionLive pour la sortie de l'album iViV. Oriane Lacaille était prête sans le savoir. Quand elle rembobine la genèse d'iViV, le premier album sous son nom, elle décrit une étincelle qui a allumé un feu de joie. Notez le graphisme du titre, avec ses « i » comme des allumettes et ses « V » comme des flammes : iViV (Ça vit, en créole) consume un héritage, deux identités, trois musicien(ne)s et une brassée de rencontres pour alimenter le brasier. La chaleur du foyer procure son réconfort, son halo suggère une spiritualité et on y danse autour. Le feu couvait depuis longtemps. Il trouve son origine dans une maison haut-savoyarde remplie d'instruments lointains. Oriane y a grandi, après que ses parents eurent quitté La Réunion à la faveur de la nomination de sa mère comme professeure de français dans un lycée d'Annemasse. Son père a suivi. L'accordéoniste René Lacaille forme, avec Alain Péters et Danyèl Waro, le triangle rénovateur des musiques insulaires dans les années 1970. Le triangle est aussi la première percussion dont Oriane – née en 1986 – s'empare quand elle est enfant. Suivent les maracas, la clave, le kayamb et tout ce qui lui tombe entre les mains. Mais elle rêve d'abord d'être chanteuse : dans la génération précédant la sienne, le métier de musicienne n'est pas encore accessible aux femmes réunionnaises et ses tantes n'ont pas le droit de toucher aux instruments que tous ses oncles pratiquent avec son grand-père. Oriane et ses cousines plus âgées avant elle, sont les premières qui, grâce aux changements de mentalités obtenues de haute lutte par leurs aînées, ont la chance de perpétuer la tradition familiale.Dans le clan Lacaille, Oriane est le métronome : son sens du rythme est implacable et, dès ses 13 ans, elle devient le socle du groupe paternel. Durant les vacances scolaires puis à plein temps après son Bac, la percussionniste-choriste parcourt le monde avec son père qui improvise en intégrant des ingrédients avec la même générosité que quand il cuisine le cari ou le rougail dans ses marmites. Oriane, qui ne chante qu'en créole jusqu'à ses 20 ans, côtoie des artistes caribéens, africains, japonais ou indiens, intègre le jazz et les musiques de bal, sans dévier du ballant métronomique qui lui confère une sensation d'enracinement. Les racines d'Oriane Lacaille font le grand écart entre une mère métropolitaine et un père créole réunionnais. Elle se dit « Zoréol », moitié zoreil moitié créole, deux identités reliées par un fil sur lequel elle a longtemps cherché l'équilibre. De cette bâtardise assumée, elle embrasse aujourd'hui la richesse extraordinaire : ses deux cultures et ses deux langues sont au cœur d'iViV.Titres interprétés au Grand studio- iViV Live RFI- Lam La Mer Feat. Loy Erhlich et René Lacaille, extrait album iViV- Kaf Do Lo Live RFI.Line Up : Oriane Lacaille : chant, ukulélé soprano, diatonique et baryton, aouicha, kayanm, tambour, Heloïse Divilly : chant, batterie, kayanm, percussions, Yann-Lou Bertrand : chant, contrebasse.Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.► Album iViV (Ignatub - MDC - Pias2023)Réalisation : Hadrien Touraud.
Nous recevons la réalisatrice portugaise et cap-verdienne Ana Sofia Fonsaca pour le film « Cesaria Evora, la diva aux pieds nus » et Oriane Lacaille pour l'album iViV dans la #SessionLive. (Rediffusion) Cesaria est un mystère qui ne s'élucide pas d'après Lusafrica, lire la suite sur le site de son label.Patrick Chamoiseau écrit :Cesaria Evora est faite de cet humus dans le sec de ces sables. Ce n'est pas une biographie, c'est une révélation obscure, chargée de terre, de vie, de musiques, de simplicité, d'amitié, d'amour, d'interrogation et de lucidité. J'ai compris dans ces pages que Cesaria Evora est à elle seule une terre créole où la diversité des imaginaires et des hommes donnait naissance à une musique valable pour tous, là où la mélodie, l'harmonie et la polyrythmie ont rencontré les souffrances des hommes : creuset du blues, du jazz et de la morna. J'ai compris que Cesaria Evora est aussi une douleur, la sienne d'abord, celle de sa vie, de ses amours terribles, de cette ivresse destructrice qui suppléait aux bourgeons abîmés de l'espoir. Et cette vie familière des extrêmes parle à la nôtre en un direct sensible. Quand elle chante, elle vient avec une existence entière rescapée des bars sordides et des dorures factices de chez les grandes gens, dotores du Cap-Vert qui voulaient l'écouter. Elle vient aussi avec son exil immobile, ce but d'exil irrépressible qui maintenant gît en chacun de nous, îles en dérive dans le monde qui fait monde. Elle vient avec une incomparable tristesse envers le tout possible. Elle dit le bonheur perdu mais à portée de main. Elle dit la blessure nègre en absence et silence. Elle dit le souvenir en ses limons précieux. Elle dit la mort et l'oubli, la fidélité et la patience, la liberté offerte sur des vagues amères où l'on ose mettre le pied. Elle dit le monde ouvert des îles tellement peu clos, tellement livré aux métissages et aux souffles de la terre. Elle dit sous la fatalité, la joie, l'espoir, la force ronde, la patience aiguisée. Ses pieds sont nus, sa voix est nue, son cœur nu est offert dans la parure de toutes les grâces. Chez les êtres humains, Cesaria est une reine.Texte écrit par Patrick Chamoiseau, paru dans Le Monde, à propos de la publication de la biographie écrite par Véronique Mortaigne, peu après la sortie de l'album « Cabo Verde » en février 1997. En 2023, c'est au tour de la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca de raconter la Cesaria Evora qu'elle a découverte pendant 5 ans en regardant des kilomètres d'archives privées.« Mon film se compose d'images et de sons provenant de diverses sources, presque toutes issues d'archives privées. Grâce à ce film, j'ai rencontré des personnes exceptionnelles qui nous ont beaucoup aidés et nous ont fait confiance, en nous donnant accès à leurs souvenirs mais aussi à leurs archives. Je ne peux que les remercier. »Dans ce documentaire, la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca utilise de nombreux plans de coupe de paysages capverdiens.« Je crois qu'il est nécessaire de comprendre l'environnement d'une personne pour la connaître. En ce qui concerne Cesária, il s'agit du Cap-Vert et plus particulièrement, de l'île de São Vicente et plus encore, de la ville de Mindelo. On ne parle pas seulement du sol sur lequel elle a marché mais de l'air qu'elle a respiré. Elle est cette mer bleue, ces montagnes arides, ce vent. On retrouve Mindelo dans sa personnalité, sa manière d'être, son humour... »La traduction de Ana Sofia Fonseca est assurée par Elisabeth Perello. Titres joués : Mar Azul, Lagrimas Negras Feat. Compay Segundo, Petit Pays, Sodade, Carnaval de São Vicente.Sortie en salle le 29 novembre 2023, bande annonce. Puis nous recevons Oriane Lacaille dans la #SessionLive pour la sortie de l'album iViV. Oriane Lacaille était prête sans le savoir. Quand elle rembobine la genèse d'iViV, le premier album sous son nom, elle décrit une étincelle qui a allumé un feu de joie. Notez le graphisme du titre, avec ses « i » comme des allumettes et ses « V » comme des flammes : iViV (Ça vit, en créole) consume un héritage, deux identités, trois musicien(ne)s et une brassée de rencontres pour alimenter le brasier. La chaleur du foyer procure son réconfort, son halo suggère une spiritualité et on y danse autour. Le feu couvait depuis longtemps. Il trouve son origine dans une maison haut-savoyarde remplie d'instruments lointains. Oriane y a grandi, après que ses parents eurent quitté La Réunion à la faveur de la nomination de sa mère comme professeure de français dans un lycée d'Annemasse. Son père a suivi. L'accordéoniste René Lacaille forme, avec Alain Péters et Danyèl Waro, le triangle rénovateur des musiques insulaires dans les années 1970. Le triangle est aussi la première percussion dont Oriane – née en 1986 – s'empare quand elle est enfant. Suivent les maracas, la clave, le kayamb et tout ce qui lui tombe entre les mains. Mais elle rêve d'abord d'être chanteuse : dans la génération précédant la sienne, le métier de musicienne n'est pas encore accessible aux femmes réunionnaises et ses tantes n'ont pas le droit de toucher aux instruments que tous ses oncles pratiquent avec son grand-père. Oriane et ses cousines plus âgées avant elle, sont les premières qui, grâce aux changements de mentalités obtenues de haute lutte par leurs aînées, ont la chance de perpétuer la tradition familiale.Dans le clan Lacaille, Oriane est le métronome : son sens du rythme est implacable et, dès ses 13 ans, elle devient le socle du groupe paternel. Durant les vacances scolaires puis à plein temps après son Bac, la percussionniste-choriste parcourt le monde avec son père qui improvise en intégrant des ingrédients avec la même générosité que quand il cuisine le cari ou le rougail dans ses marmites. Oriane, qui ne chante qu'en créole jusqu'à ses 20 ans, côtoie des artistes caribéens, africains, japonais ou indiens, intègre le jazz et les musiques de bal, sans dévier du ballant métronomique qui lui confère une sensation d'enracinement. Les racines d'Oriane Lacaille font le grand écart entre une mère métropolitaine et un père créole réunionnais. Elle se dit « Zoréol », moitié zoreil moitié créole, deux identités reliées par un fil sur lequel elle a longtemps cherché l'équilibre. De cette bâtardise assumée, elle embrasse aujourd'hui la richesse extraordinaire : ses deux cultures et ses deux langues sont au cœur d'iViV.Titres interprétés au Grand studio- iViV Live RFI- Lam La Mer Feat. Loy Erhlich et René Lacaille, extrait album iViV- Kaf Do Lo Live RFI.Line Up : Oriane Lacaille : chant, ukulélé soprano, diatonique et baryton, aouicha, kayanm, tambour, Heloïse Divilly : chant, batterie, kayanm, percussions, Yann-Lou Bertrand : chant, contrebasse.Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.► Album iViV (Ignatub - MDC - Pias2023)Réalisation : Hadrien Touraud.
Nous recevons la réalisatrice portugaise et cap-verdienne Ana Sofia Fonsaca pour le film « Cesaria Evora, la diva aux pieds nus » et Oriane Lacaille pour l'album iViV dans la #SessionLive. (Rediffusion) Cesaria est un mystère qui ne s'élucide pas d'après Lusafrica, lire la suite sur le site de son label.Patrick Chamoiseau écrit :Cesaria Evora est faite de cet humus dans le sec de ces sables. Ce n'est pas une biographie, c'est une révélation obscure, chargée de terre, de vie, de musiques, de simplicité, d'amitié, d'amour, d'interrogation et de lucidité. J'ai compris dans ces pages que Cesaria Evora est à elle seule une terre créole où la diversité des imaginaires et des hommes donnait naissance à une musique valable pour tous, là où la mélodie, l'harmonie et la polyrythmie ont rencontré les souffrances des hommes : creuset du blues, du jazz et de la morna. J'ai compris que Cesaria Evora est aussi une douleur, la sienne d'abord, celle de sa vie, de ses amours terribles, de cette ivresse destructrice qui suppléait aux bourgeons abîmés de l'espoir. Et cette vie familière des extrêmes parle à la nôtre en un direct sensible. Quand elle chante, elle vient avec une existence entière rescapée des bars sordides et des dorures factices de chez les grandes gens, dotores du Cap-Vert qui voulaient l'écouter. Elle vient aussi avec son exil immobile, ce but d'exil irrépressible qui maintenant gît en chacun de nous, îles en dérive dans le monde qui fait monde. Elle vient avec une incomparable tristesse envers le tout possible. Elle dit le bonheur perdu mais à portée de main. Elle dit la blessure nègre en absence et silence. Elle dit le souvenir en ses limons précieux. Elle dit la mort et l'oubli, la fidélité et la patience, la liberté offerte sur des vagues amères où l'on ose mettre le pied. Elle dit le monde ouvert des îles tellement peu clos, tellement livré aux métissages et aux souffles de la terre. Elle dit sous la fatalité, la joie, l'espoir, la force ronde, la patience aiguisée. Ses pieds sont nus, sa voix est nue, son cœur nu est offert dans la parure de toutes les grâces. Chez les êtres humains, Cesaria est une reine.Texte écrit par Patrick Chamoiseau, paru dans Le Monde, à propos de la publication de la biographie écrite par Véronique Mortaigne, peu après la sortie de l'album « Cabo Verde » en février 1997. En 2023, c'est au tour de la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca de raconter la Cesaria Evora qu'elle a découverte pendant 5 ans en regardant des kilomètres d'archives privées.« Mon film se compose d'images et de sons provenant de diverses sources, presque toutes issues d'archives privées. Grâce à ce film, j'ai rencontré des personnes exceptionnelles qui nous ont beaucoup aidés et nous ont fait confiance, en nous donnant accès à leurs souvenirs mais aussi à leurs archives. Je ne peux que les remercier. »Dans ce documentaire, la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca utilise de nombreux plans de coupe de paysages capverdiens.« Je crois qu'il est nécessaire de comprendre l'environnement d'une personne pour la connaître. En ce qui concerne Cesária, il s'agit du Cap-Vert et plus particulièrement, de l'île de São Vicente et plus encore, de la ville de Mindelo. On ne parle pas seulement du sol sur lequel elle a marché mais de l'air qu'elle a respiré. Elle est cette mer bleue, ces montagnes arides, ce vent. On retrouve Mindelo dans sa personnalité, sa manière d'être, son humour... »La traduction de Ana Sofia Fonseca est assurée par Elisabeth Perello. Titres joués : Mar Azul, Lagrimas Negras Feat. Compay Segundo, Petit Pays, Sodade, Carnaval de São Vicente.Sortie en salle le 29 novembre 2023, bande annonce. Puis nous recevons Oriane Lacaille dans la #SessionLive pour la sortie de l'album iViV. Oriane Lacaille était prête sans le savoir. Quand elle rembobine la genèse d'iViV, le premier album sous son nom, elle décrit une étincelle qui a allumé un feu de joie. Notez le graphisme du titre, avec ses « i » comme des allumettes et ses « V » comme des flammes : iViV (Ça vit, en créole) consume un héritage, deux identités, trois musicien(ne)s et une brassée de rencontres pour alimenter le brasier. La chaleur du foyer procure son réconfort, son halo suggère une spiritualité et on y danse autour. Le feu couvait depuis longtemps. Il trouve son origine dans une maison haut-savoyarde remplie d'instruments lointains. Oriane y a grandi, après que ses parents eurent quitté La Réunion à la faveur de la nomination de sa mère comme professeure de français dans un lycée d'Annemasse. Son père a suivi. L'accordéoniste René Lacaille forme, avec Alain Péters et Danyèl Waro, le triangle rénovateur des musiques insulaires dans les années 1970. Le triangle est aussi la première percussion dont Oriane – née en 1986 – s'empare quand elle est enfant. Suivent les maracas, la clave, le kayamb et tout ce qui lui tombe entre les mains. Mais elle rêve d'abord d'être chanteuse : dans la génération précédant la sienne, le métier de musicienne n'est pas encore accessible aux femmes réunionnaises et ses tantes n'ont pas le droit de toucher aux instruments que tous ses oncles pratiquent avec son grand-père. Oriane et ses cousines plus âgées avant elle, sont les premières qui, grâce aux changements de mentalités obtenues de haute lutte par leurs aînées, ont la chance de perpétuer la tradition familiale.Dans le clan Lacaille, Oriane est le métronome : son sens du rythme est implacable et, dès ses 13 ans, elle devient le socle du groupe paternel. Durant les vacances scolaires puis à plein temps après son Bac, la percussionniste-choriste parcourt le monde avec son père qui improvise en intégrant des ingrédients avec la même générosité que quand il cuisine le cari ou le rougail dans ses marmites. Oriane, qui ne chante qu'en créole jusqu'à ses 20 ans, côtoie des artistes caribéens, africains, japonais ou indiens, intègre le jazz et les musiques de bal, sans dévier du ballant métronomique qui lui confère une sensation d'enracinement. Les racines d'Oriane Lacaille font le grand écart entre une mère métropolitaine et un père créole réunionnais. Elle se dit « Zoréol », moitié zoreil moitié créole, deux identités reliées par un fil sur lequel elle a longtemps cherché l'équilibre. De cette bâtardise assumée, elle embrasse aujourd'hui la richesse extraordinaire : ses deux cultures et ses deux langues sont au cœur d'iViV. Titres interprétés au Grand studio- iViV Live RFI- Lam La Mer Feat. Loy Erhlich et René Lacaille, extrait album iViV- Kaf Do Lo Live RFI.Line Up : Oriane Lacaille : chant, ukulélé soprano, diatonique et baryton, aouicha, kayanm, tambour, Heloïse Divilly : chant, batterie, kayanm, percussions, Yann-Lou Bertrand : chant, contrebasse.Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.► Album iViV (Ignatub - MDC - Pias2023)Réalisation : Hadrien Touraud.
Nous recevons la réalisatrice portugaise et cap-verdienne Ana Sofia Fonsaca pour le film « Cesaria Evora, la diva aux pieds nus » et Oriane Lacaille pour l'album iViV dans la #SessionLive. (Rediffusion) Cesaria est un mystère qui ne s'élucide pas d'après Lusafrica, lire la suite sur le site de son label.Patrick Chamoiseau écrit :Cesaria Evora est faite de cet humus dans le sec de ces sables. Ce n'est pas une biographie, c'est une révélation obscure, chargée de terre, de vie, de musiques, de simplicité, d'amitié, d'amour, d'interrogation et de lucidité. J'ai compris dans ces pages que Cesaria Evora est à elle seule une terre créole où la diversité des imaginaires et des hommes donnait naissance à une musique valable pour tous, là où la mélodie, l'harmonie et la polyrythmie ont rencontré les souffrances des hommes : creuset du blues, du jazz et de la morna. J'ai compris que Cesaria Evora est aussi une douleur, la sienne d'abord, celle de sa vie, de ses amours terribles, de cette ivresse destructrice qui suppléait aux bourgeons abîmés de l'espoir. Et cette vie familière des extrêmes parle à la nôtre en un direct sensible. Quand elle chante, elle vient avec une existence entière rescapée des bars sordides et des dorures factices de chez les grandes gens, dotores du Cap-Vert qui voulaient l'écouter. Elle vient aussi avec son exil immobile, ce but d'exil irrépressible qui maintenant gît en chacun de nous, îles en dérive dans le monde qui fait monde. Elle vient avec une incomparable tristesse envers le tout possible. Elle dit le bonheur perdu mais à portée de main. Elle dit la blessure nègre en absence et silence. Elle dit le souvenir en ses limons précieux. Elle dit la mort et l'oubli, la fidélité et la patience, la liberté offerte sur des vagues amères où l'on ose mettre le pied. Elle dit le monde ouvert des îles tellement peu clos, tellement livré aux métissages et aux souffles de la terre. Elle dit sous la fatalité, la joie, l'espoir, la force ronde, la patience aiguisée. Ses pieds sont nus, sa voix est nue, son cœur nu est offert dans la parure de toutes les grâces. Chez les êtres humains, Cesaria est une reine.Texte écrit par Patrick Chamoiseau, paru dans Le Monde, à propos de la publication de la biographie écrite par Véronique Mortaigne, peu après la sortie de l'album « Cabo Verde » en février 1997. En 2023, c'est au tour de la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca de raconter la Cesaria Evora qu'elle a découverte pendant 5 ans en regardant des kilomètres d'archives privées.« Mon film se compose d'images et de sons provenant de diverses sources, presque toutes issues d'archives privées. Grâce à ce film, j'ai rencontré des personnes exceptionnelles qui nous ont beaucoup aidés et nous ont fait confiance, en nous donnant accès à leurs souvenirs mais aussi à leurs archives. Je ne peux que les remercier. »Dans ce documentaire, la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca utilise de nombreux plans de coupe de paysages capverdiens.« Je crois qu'il est nécessaire de comprendre l'environnement d'une personne pour la connaître. En ce qui concerne Cesária, il s'agit du Cap-Vert et plus particulièrement, de l'île de São Vicente et plus encore, de la ville de Mindelo. On ne parle pas seulement du sol sur lequel elle a marché mais de l'air qu'elle a respiré. Elle est cette mer bleue, ces montagnes arides, ce vent. On retrouve Mindelo dans sa personnalité, sa manière d'être, son humour... »La traduction de Ana Sofia Fonseca est assurée par Elisabeth Perello. Titres joués : Mar Azul, Lagrimas Negras Feat. Compay Segundo, Petit Pays, Sodade, Carnaval de São Vicente.Sortie en salle le 29 novembre 2023, bande annonce. Puis nous recevons Oriane Lacaille dans la #SessionLive pour la sortie de l'album iViV. Oriane Lacaille était prête sans le savoir. Quand elle rembobine la genèse d'iViV, le premier album sous son nom, elle décrit une étincelle qui a allumé un feu de joie. Notez le graphisme du titre, avec ses « i » comme des allumettes et ses « V » comme des flammes : iViV (Ça vit, en créole) consume un héritage, deux identités, trois musicien(ne)s et une brassée de rencontres pour alimenter le brasier. La chaleur du foyer procure son réconfort, son halo suggère une spiritualité et on y danse autour. Le feu couvait depuis longtemps. Il trouve son origine dans une maison haut-savoyarde remplie d'instruments lointains. Oriane y a grandi, après que ses parents eurent quitté La Réunion à la faveur de la nomination de sa mère comme professeure de français dans un lycée d'Annemasse. Son père a suivi. L'accordéoniste René Lacaille forme, avec Alain Péters et Danyèl Waro, le triangle rénovateur des musiques insulaires dans les années 1970. Le triangle est aussi la première percussion dont Oriane – née en 1986 – s'empare quand elle est enfant. Suivent les maracas, la clave, le kayamb et tout ce qui lui tombe entre les mains. Mais elle rêve d'abord d'être chanteuse : dans la génération précédant la sienne, le métier de musicienne n'est pas encore accessible aux femmes réunionnaises et ses tantes n'ont pas le droit de toucher aux instruments que tous ses oncles pratiquent avec son grand-père. Oriane et ses cousines plus âgées avant elle, sont les premières qui, grâce aux changements de mentalités obtenues de haute lutte par leurs aînées, ont la chance de perpétuer la tradition familiale.Dans le clan Lacaille, Oriane est le métronome : son sens du rythme est implacable et, dès ses 13 ans, elle devient le socle du groupe paternel. Durant les vacances scolaires puis à plein temps après son Bac, la percussionniste-choriste parcourt le monde avec son père qui improvise en intégrant des ingrédients avec la même générosité que quand il cuisine le cari ou le rougail dans ses marmites. Oriane, qui ne chante qu'en créole jusqu'à ses 20 ans, côtoie des artistes caribéens, africains, japonais ou indiens, intègre le jazz et les musiques de bal, sans dévier du ballant métronomique qui lui confère une sensation d'enracinement. Les racines d'Oriane Lacaille font le grand écart entre une mère métropolitaine et un père créole réunionnais. Elle se dit « Zoréol », moitié zoreil moitié créole, deux identités reliées par un fil sur lequel elle a longtemps cherché l'équilibre. De cette bâtardise assumée, elle embrasse aujourd'hui la richesse extraordinaire : ses deux cultures et ses deux langues sont au cœur d'iViV. Titres interprétés au Grand studio- iViV Live RFI- Lam La Mer Feat. Loy Erhlich et René Lacaille, extrait album iViV- Kaf Do Lo Live RFI.Line Up : Oriane Lacaille : chant, ukulélé soprano, diatonique et baryton, aouicha, kayanm, tambour, Heloïse Divilly : chant, batterie, kayanm, percussions, Yann-Lou Bertrand : chant, contrebasse.Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.► Album iViV (Ignatub - MDC - Pias2023)Réalisation : Hadrien Touraud.
Neste programa, vamos dar um salto até alguns palcos de 2023, lugares onde se escreveram páginas de intervenção, de liberdade, de invenção e de empoderamento. No teatro, na dança, no cinema, na literatura, na música e em tantos outros “lugares”, vários artistas mostraram que criar também é resistir. O ano de 2023 foi marcado por projectos artísticos que criaram pontes e alargaram horizontes a partir do teatro, dança, literatura, música, cinema… A RFI acompanhou alguns e propõe neste programa uma viagem até certos desses momentos.Em Novembro, Maputo foi palco da 10ª edição da Bienal KINANI que também acolheu, este ano, a Bienal de Dança Africana. Uma bienal a dobrar com vários coreógrafos moçambicanos em cartaz a mostrar que Moçambique está “a viver um momento histórico” no mundo da dança. As palavras são de Quito Tembe, director artístico da KINANI, para quem a dança é “um lugar de intervenção”, pelo que o cartaz teve como algumas linhas de força a busca das raízes e a luta contra diversos tipos de opressão. “É importante olhar para a dança não somente como lugar do ‘estético belo' mas como um lugar de intervenção”, afirmou.Quito Tembe é um dos cinco comissários do Fórum de Curadores Internacionais da Bienal de Dança de Lyon, em França, um grupo que está a preparar projectos para a próxima edição de 2025. O trabalho começou este ano, em Setembro, na bienal francesa que é um dos encontros mais importantes da dança contemporânea a nível mundial e que foi, pela primeira vez, dirigida por um português. Tiago Guedes programou espectáculos que admitiu terem uma “militância social forte” para abrir "novas formas de encarar o mundo" e quis mostrar “a diversidade do que é a dança contemporânea” e “suprimir a palavra elitismo” deste universo. Por que é que é um acto artístico, social e político: é social no sentido em que nós defendemos que a Bienal é uma bienal popular, para toda a gente, então se é um acto social, ela tem que verdadeiramente chegar para além daquelas pessoas que já estão conectadas para a dança. Político no sentido das escolhas, ou seja, quando programas, tu escolhes o que dás a ver ao público e isso é um acto da escolha e um acto político também do que é que a dança pode ser hoje na sociedade, ou seja, como é que nós podemos ver o mundo através de um lado mais sensível ou mais brutal, ver o mundo através dos corpos e da escrita dos artistas. Isso para mim é algo que me interessa muito e que eu acho que é muito necessário nos dias de hoje.Um dos espectáculos que esteve em cartaz na Bienal de Dança de Lyon foi “Liberté Cathédral”, do Tanztheater Wuppertal, a companhia fundada pela coreógrafa alemã Pina Bausch, que vai passar a contar com a bailarina cabo-verdiana Luciény Kaabral. O convite surgiu depois de ela ter participado na “A Sagração da Primavera”, com 38 bailarinos de 14 países africanos, na "École des Sables", no Senegal e que foi exibido no documentário "Dancing Pina", de Florian Heinzen-Ziob.O convite teve um peso simbólico porque Pina Bausch é “uma lenda” que acompanhou o percurso de Luciény Kaabral na dança e que a ensinou “a contar uma história verdadeira” com o corpo.Fazer o belo, fazer para mostrar bonito não é o objectivo. Podemos chegar lá - ou aos olhos dos espectadores podemos chegar lá - mas nós não estamos a dançar para alguém. Eu lembro-me do que ela já tinha dito, e foi repassado pelos bailarinos que trabalharam com ela, que é: 'Dança como se ninguém estivesse a ver'. Ou seja, é realmente de dentro para fora e, muitas vezes, lá nos ensaios, é exactamente o que nós passávamos. Tantas horas a repetir a mesma coisa, mas não é repetir a fazer a mesma coisa. É repetir até que o corpo sinta e grave aquela emoção que gera esse movimento e todas as partes do corpo estão envolvidas. Através da respiração eu conseguia atingir isso, mas só conseguia porque havia uma emoção por trás, havia um sentimento que nem sempre tem a ver com a história da peça, mas que tem a ver comigo mesma, com a forma como eu me sinto naquele dia. Por isso é que eu digo que é contar uma história verdadeira.Dança e teatro a contarem histórias e a fazerem história também em português. Este ano, pela primeira vez, o Festival de Avignon teve aos comandos um artista não francês. O encenador, actor e dramaturgo português Tiago Rodrigues fez do festival um “combate pela liberdade artística” em que a vulnerabilidade humana se transformou em força para inventar outras formas de se viver.Eu julgo que nós seguimos os artistas. Esse é um dos combates do Festival de Avignon. É o combate pela criação, pela liberdade artística e seguir as ideias e os desejos e as urgências dos artistas. Portanto, não havia um tema, à partida, que procurássemos. Hoje, olhando para esta programação, há uma espécie de estrutura que emerge, um fio invisível que atravessa toda a programação, que é a capacidade que têm os artistas e as artistas de observar a vulnerabilidade humana, seja a vulnerabilidade colectiva, social, económica ou a vulnerabilidade individual, íntima, emocional, biológica, e transformar essa vulnerabilidade em criação. Olhar para a fragilidade, para a dificuldade, para a complexidade e ver aí um território fértil para a invenção e, muitas vezes, a invenção de uma fantasia, de um imaginário de outras formas de vivermos.Liberdade foi também o mote do Mindelact, Festival Internacional de Teatro do Mindelo, na ilha de São Vicente, em Novembro. Em conversa com a RFI, após a abertura oficial do Mindelact 2023, o director artístico do Mindelact, João Branco, destacou que, pela primeira vez, a programação foi maioritariamente composta por espectáculos dirigidos e interpretados por mulheres. “Eu acho isso extremamente importante, para além das múltiplas temáticas que estão sendo desenvolvidas, falando um pouco da nossa história”, afirmou.A vulnerabilidade e a força humanas também estão nas páginas de “Misericórdia”, o romance da escritora portuguesa Lídia Jorge que conquistou, a 9 de Novembro, o Prémio Médicis Étranger, em ex-aequo com "Impossibles Adieux", da sul-coreana Han Kang. Lídia Jorge é a primeira autora de língua portuguesa distinguida com o galardão, criado em França em 1970. “Misericórdia” é o palco de "uma batalha humana" onde as pessoas enfrentam o desafio do tempo mesmo que sejam atiradas para “uma outra humanidade”.Nós temos a ideia de que, a partir de certa idade, as coisas se apoucam. Que os sentimentos se apoucam, que a vida não tem mais a vivacidade que tinha. A minha experiência é exactamente o contrário! Acho que as pessoas, porque são colocadas perante o desafio do tempo, acabam por engrandecer e por expandir aquilo que são, a parte sentimental. Em geral, há uma ideia de que as pessoas idosas funcionam como uma espécie de 'uma outra humanidade'. Não é, têm exactamente em tudo os mesmos sentimentos que, naturalmente, se tem. O Hotel Paraíso, onde tudo isto decorre, acaba por ser um palco de batalha ! Digamos da batalha humana com o que tudo acontece. Não só as memórias de quem lá está, mas também a reacção destas mesmas figuras em relação àquilo que está a acontecer no mundo. Portanto, é um sítio que funciona como uma espécie de "pára-raios" do tempo.Outro “palco de batalha” é o dos migrantes também “atirados”, muitas vezes, para caminhos de “uma outra humanidade”. As dores da emigração cabo-verdiana abriram a "Semana da crítica” do Festival de Cannes, com o filme "Ama Glória". A protagonista é Ilça Moreno Zengo para quem “o filme mostra a real história da emigração”.Também no Festival de Cannes, no encerramento da mostra ACID, consagrada ao cinema independente, esteve o filme “Nome” do cineasta guineense Sana Na N'Hada. Uma viagem até aos anos da luta de libertação da Guiné-Bissau que, a 24 de Setembro deste ano comemorou os 50 anos da independência. A ficção do filme conta com imagens dos arquivos da luta de libertação filmadas pelo próprio cineasta nos “tempos da luta”.Combater o racismo e empoderar as mulheres são linhas de força do sétimo álbum da cabo-verdiana Lura, “Multicolor”. A artista apresentou o disco em Paris em Outubro. "É o disco de uma Lura mais afirmativa, com uma consciência maior do que se passa à minha volta e este disco toca várias temáticas que me preocupam e fazem parte de mim, a questão da identidade, da auto-estima, empatia e importar-se com o outro. E a força da mulher na sociedade", declarou à RFI, em Paris.Também a cantora cabo-verdiana Elida Almeida lançou no final de Janeiro novo álbum. "Di Lonji" que quer respeitar a tradição, mas de braços abertos para as influências que também compõem a música de Cabo Verde.Guardo a minha tradição, mas porque não inovar, se estamos a falar de um dos povos mais mestiços do Mundo? A nossa música também veio desta mestiçagem, veio destas misturas. Cada vez que íamos para o Brasil, para o México, para a Europa, trazíamos alguma coisa a mais para a nossa música, então porque parar agora com esta fusão? Eu sou a favor de continuar a abrir as portas.A "maioria das portas" foi aberta pela "diva dos pés descalços" que é homenageada no documentário “Cesária Évora” que chegou às salas francesas no final de Novembro. Uma viagem à intimidade da cantora cabo-verdiana que conta com imagens inéditas e testemunhos dos que conheceram a artista. O filme foi realizado por Ana Sofia Fonseca que quis mostrar “a complexidade humana da Cesária”.
El 17 de diciembre del año 2011 murió en Mindelo, en la Isla de São Vicente, Cabo Verde, la cantante caboverdiana Cesária Évora.
A Praça Amílcar Cabral, na cidade do Mindelo, ilha de São Vicente, acolhe até este domingo, a 8ª edição da URDI – Feira do Artesanato e Design de Cabo Verde. Decorre sob o lema “Emigração na poética das ilhas”, onde busca reflectir sobre a condição atlântica dos ilhéus, intrinsecamente ligada às diversas influências culturais que moldaram as ilhas ao longo dos tempos. “É uma feira que incentiva a partilha do saber-fazer e troca de experiência para que haja uma união dos artistas que temos em Cabo Verde” refere a técnica do Centro Nacional de Arte, Artesanato e Design, Elisangela Monteiro, afirmando que 145 artesãos dos 22 municípios de Cabo Verde participam da Feira do Artesanato e Design.Este ano, a URDI destaca os municípios do Tarrafal de São Nicolau e de São Filipe na ilha do Fogo, pela ligação histórica com a emigração, tendo em conta o lema “Emigração na poética das ilhas”.Em Tarrafal de São Nicolau, os primeiros emigrantes foram para São Tomé e Príncipe, de onde surgiu a inspiração para o compositor, natural da localidade de Praia Branca, Armando Zeferino Soares, da célebre morna interpretada por Cesária Évora - Sodade.O presidente da Câmara Municipal de Tarrafal de São Nicolau, José Freitas, disse que trouxe para a Feira do Artesanato e Design de Cabo Verde o melhor do Tarrafal de São Nicolau, como a farinha de mandioca, a farinha de pau e o atum enlatado.São Filipe, na ilha do Fogo, com a tradição de emigração para os Estados Unidos da América é o outro município em destaque na 8ª edição da URDI – Feira do Artesanato e Design de Cabo Verde. A vereadora da cultura da Câmara Municipal de São Filipe, Lia Barbosa, disse que a participação do município na URDI é uma mais-valia para os artesãos e também dar a conhecer as festas das bandeiras e dos santos que começam em Janeiro e vão até Dezembro, bem como o vinho do Fogo.Os artesãos que participam no certame consideram a URDI com sendo um espaço onde o artesão bem como o artesanato são dignificados. A programação 8ª edição da URDI – Feira do Artesanato e Design de Cabo Verde que é desenvolvida até este domingo das 9h às 22 horas é bastante diversificada, para além da feira em si e dos concertos musicais, na Praça Amílcar Cabral, inclui a exposição 6.1, enquadrada no “Salão created in Cabo Verde”, em que as peças do concurso de design dos anos anteriores estão expostas em diversas montras, na Rua de Lisboa.Este evento inclui igualmente a exposição “Pasárgada” do artista plástico cabo-verdiano residente na Escócia, Irineu Rocha que acontece na Gare Marítima do Porto Grande; a Urdi Júnior, em que alunos do 10º ao 12º anos de Artes e Design Gráfico, da Escola Industrial e Comercial do Mindelo, embarcam no tema da emigração, propondo a reflexão e reinterpretação criativa deste fenómeno.Noutro aspecto, a URDI abrange igualmente o Food Design com a gastronomia tradicional das ilhas, o Urdi Depôs d'Hora com as noites musicais nos espaços de diversão da ilha de São Vicente e ainda “Grandes Conversas” no Centro Cultural do Mindelo, que buscam reflectir sobre a arte e a criatividade relacionadas à emigração, explorando seu papel no desenvolvimento criativo.Podem percorrer a feira aqui em imagens:
Nous recevons la réalisatrice portugaise et cap-verdienne Ana Sofia Fonsaca pour le film « Cesaria Evora, la diva aux pieds nus » et Oriane Lacaille pour l'album iViV dans la #SessionLive. Cesaria est un mystère qui ne s'élucide pas d'après Lusafrica, lire la suite sur le site de son label.Patrick Chamoiseau écrit :Cesaria Evora est faite de cet humus dans le sec de ces sables. Ce n'est pas une biographie, c'est une révélation obscure, chargée de terre, de vie, de musiques, de simplicité, d'amitié, d'amour, d'interrogation et de lucidité. J'ai compris dans ces pages que Cesaria Evora est à elle seule une terre créole où la diversité des imaginaires et des hommes donnait naissance à une musique valable pour tous, là où la mélodie, l'harmonie et la polyrythmie ont rencontré les souffrances des hommes : creuset du blues, du jazz et de la morna. J'ai compris que Cesaria Evora est aussi une douleur, la sienne d'abord, celle de sa vie, de ses amours terribles, de cette ivresse destructrice qui suppléait aux bourgeons abîmés de l'espoir. Et cette vie familière des extrêmes parle à la nôtre en un direct sensible. Quand elle chante, elle vient avec une existence entière rescapée des bars sordides et des dorures factices de chez les grandes gens, dotores du Cap-Vert qui voulaient l'écouter. Elle vient aussi avec son exil immobile, ce but d'exil irrépressible qui maintenant gît en chacun de nous, îles en dérive dans le monde qui fait monde. Elle vient avec une incomparable tristesse envers le tout possible. Elle dit le bonheur perdu mais à portée de main. Elle dit la blessure nègre en absence et silence. Elle dit le souvenir en ses limons précieux. Elle dit la mort et l'oubli, la fidélité et la patience, la liberté offerte sur des vagues amères où l'on ose mettre le pied. Elle dit le monde ouvert des îles tellement peu clos, tellement livré aux métissages et aux souffles de la terre. Elle dit sous la fatalité, la joie, l'espoir, la force ronde, la patience aiguisée. Ses pieds sont nus, sa voix est nue, son cœur nu est offert dans la parure de toutes les grâces. Chez les êtres humains, Cesaria est une reine.Texte écrit par Patrick Chamoiseau, paru dans Le Monde, à propos de la publication de la biographie écrite par Véronique Mortaigne, peu après la sortie de l'album « Cabo Verde » en février 1997. En 2023, c'est au tour de la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca de raconter la Cesaria Evora qu'elle a découverte pendant 5 ans en regardant des kilomètres d'archives privées.« Mon film se compose d'images et de sons provenant de diverses sources, presque toutes issues d'archives privées. Grâce à ce film, j'ai rencontré des personnes exceptionnelles qui nous ont beaucoup aidés et nous ont fait confiance, en nous donnant accès à leurs souvenirs mais aussi à leurs archives. Je ne peux que les remercier. »Dans ce documentaire, la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca utilise de nombreux plans de coupe de paysages capverdiens.« Je crois qu'il est nécessaire de comprendre l'environnement d'une personne pour la connaître. En ce qui concerne Cesária, il s'agit du Cap-Vert et plus particulièrement, de l'île de São Vicente et plus encore, de la ville de Mindelo. On ne parle pas seulement du sol sur lequel elle a marché mais de l'air qu'elle a respiré. Elle est cette mer bleue, ces montagnes arides, ce vent. On retrouve Mindelo dans sa personnalité, sa manière d'être, son humour... »La traduction de Ana Sofia Fonseca est assurée par Elisabeth Perello. Titres joués : Mar Azul, Lagrimas Negras Feat. Compay Segundo, Petit Pays, Sodade, Carnaval de São Vicente.Sortie en salle le 29 novembre 2023, bande annonce. Puis nous recevons Oriane Lacaille dans la #SessionLive pour la sortie de l'album iViV. Oriane Lacaille était prête sans le savoir. Quand elle rembobine la genèse d'iViV, le premier album sous son nom, elle décrit une étincelle qui a allumé un feu de joie. Notez le graphisme du titre, avec ses « i » comme des allumettes et ses « V » comme des flammes : iViV (Ça vit, en créole) consume un héritage, deux identités, trois musicien(ne)s et une brassée de rencontres pour alimenter le brasier. La chaleur du foyer procure son réconfort, son halo suggère une spiritualité et on y danse autour. Le feu couvait depuis longtemps. Il trouve son origine dans une maison haut-savoyarde remplie d'instruments lointains. Oriane y a grandi, après que ses parents eurent quitté La Réunion à la faveur de la nomination de sa mère comme professeure de français dans un lycée d'Annemasse. Son père a suivi. L'accordéoniste René Lacaille forme, avec Alain Péters et Danyèl Waro, le triangle rénovateur des musiques insulaires dans les années 1970. Le triangle est aussi la première percussion dont Oriane – née en 1986 – s'empare quand elle est enfant. Suivent les maracas, la clave, le kayamb et tout ce qui lui tombe entre les mains. Mais elle rêve d'abord d'être chanteuse : dans la génération précédant la sienne, le métier de musicienne n'est pas encore accessible aux femmes réunionnaises et ses tantes n'ont pas le droit de toucher aux instruments que tous ses oncles pratiquent avec son grand-père. Oriane et ses cousines plus âgées avant elle, sont les premières qui, grâce aux changements de mentalités obtenues de haute lutte par leurs aînées, ont la chance de perpétuer la tradition familiale.Dans le clan Lacaille, Oriane est le métronome : son sens du rythme est implacable et, dès ses 13 ans, elle devient le socle du groupe paternel. Durant les vacances scolaires puis à plein temps après son Bac, la percussionniste-choriste parcourt le monde avec son père qui improvise en intégrant des ingrédients avec la même générosité que quand il cuisine le cari ou le rougail dans ses marmites. Oriane, qui ne chante qu'en créole jusqu'à ses 20 ans, côtoie des artistes caribéens, africains, japonais ou indiens, intègre le jazz et les musiques de bal, sans dévier du ballant métronomique qui lui confère une sensation d'enracinement. Les racines d'Oriane Lacaille font le grand écart entre une mère métropolitaine et un père créole réunionnais. Elle se dit « Zoréol », moitié zoreil moitié créole, deux identités reliées par un fil sur lequel elle a longtemps cherché l'équilibre. De cette bâtardise assumée, elle embrasse aujourd'hui la richesse extraordinaire : ses deux cultures et ses deux langues sont au cœur d'iViV. Titres interprétés au Grand studio- iViV Live RFI- Lam La Mer Feat. Loy Erhlich et René Lacaille, extrait album iViV- Kaf Do Lo Live RFI.Line Up : Oriane Lacaille : chant, ukulélé soprano, diatonique et baryton, aouicha, kayanm, tambour, Heloïse Divilly : chant, batterie, kayanm, percussions, Yann-Lou Bertrand : chant, contrebasse.Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.► Album iViV (Ignatub - MDC - Pias2023)Réalisation : Hadrien Touraud.
Nous recevons la réalisatrice portugaise et cap-verdienne Ana Sofia Fonsaca pour le film « Cesaria Evora, la diva aux pieds nus » et Oriane Lacaille pour l'album iViV dans la #SessionLive. Cesaria est un mystère qui ne s'élucide pas d'après Lusafrica, lire la suite sur le site de son label.Patrick Chamoiseau écrit :Cesaria Evora est faite de cet humus dans le sec de ces sables. Ce n'est pas une biographie, c'est une révélation obscure, chargée de terre, de vie, de musiques, de simplicité, d'amitié, d'amour, d'interrogation et de lucidité. J'ai compris dans ces pages que Cesaria Evora est à elle seule une terre créole où la diversité des imaginaires et des hommes donnait naissance à une musique valable pour tous, là où la mélodie, l'harmonie et la polyrythmie ont rencontré les souffrances des hommes : creuset du blues, du jazz et de la morna. J'ai compris que Cesaria Evora est aussi une douleur, la sienne d'abord, celle de sa vie, de ses amours terribles, de cette ivresse destructrice qui suppléait aux bourgeons abîmés de l'espoir. Et cette vie familière des extrêmes parle à la nôtre en un direct sensible. Quand elle chante, elle vient avec une existence entière rescapée des bars sordides et des dorures factices de chez les grandes gens, dotores du Cap-Vert qui voulaient l'écouter. Elle vient aussi avec son exil immobile, ce but d'exil irrépressible qui maintenant gît en chacun de nous, îles en dérive dans le monde qui fait monde. Elle vient avec une incomparable tristesse envers le tout possible. Elle dit le bonheur perdu mais à portée de main. Elle dit la blessure nègre en absence et silence. Elle dit le souvenir en ses limons précieux. Elle dit la mort et l'oubli, la fidélité et la patience, la liberté offerte sur des vagues amères où l'on ose mettre le pied. Elle dit le monde ouvert des îles tellement peu clos, tellement livré aux métissages et aux souffles de la terre. Elle dit sous la fatalité, la joie, l'espoir, la force ronde, la patience aiguisée. Ses pieds sont nus, sa voix est nue, son cœur nu est offert dans la parure de toutes les grâces. Chez les êtres humains, Cesaria est une reine.Texte écrit par Patrick Chamoiseau, paru dans Le Monde, à propos de la publication de la biographie écrite par Véronique Mortaigne, peu après la sortie de l'album « Cabo Verde » en février 1997. En 2023, c'est au tour de la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca de raconter la Cesaria Evora qu'elle a découverte pendant 5 ans en regardant des kilomètres d'archives privées.« Mon film se compose d'images et de sons provenant de diverses sources, presque toutes issues d'archives privées. Grâce à ce film, j'ai rencontré des personnes exceptionnelles qui nous ont beaucoup aidés et nous ont fait confiance, en nous donnant accès à leurs souvenirs mais aussi à leurs archives. Je ne peux que les remercier. »Dans ce documentaire, la journaliste et réalisatrice Ana Sofia Fonseca utilise de nombreux plans de coupe de paysages capverdiens.« Je crois qu'il est nécessaire de comprendre l'environnement d'une personne pour la connaître. En ce qui concerne Cesária, il s'agit du Cap-Vert et plus particulièrement, de l'île de São Vicente et plus encore, de la ville de Mindelo. On ne parle pas seulement du sol sur lequel elle a marché mais de l'air qu'elle a respiré. Elle est cette mer bleue, ces montagnes arides, ce vent. On retrouve Mindelo dans sa personnalité, sa manière d'être, son humour... »La traduction de Ana Sofia Fonseca est assurée par Elisabeth Perello. Titres joués : Mar Azul, Lagrimas Negras Feat. Compay Segundo, Petit Pays, Sodade, Carnaval de São Vicente.Sortie en salle le 29 novembre 2023, bande annonce. Puis nous recevons Oriane Lacaille dans la #SessionLive pour la sortie de l'album iViV. Oriane Lacaille était prête sans le savoir. Quand elle rembobine la genèse d'iViV, le premier album sous son nom, elle décrit une étincelle qui a allumé un feu de joie. Notez le graphisme du titre, avec ses « i » comme des allumettes et ses « V » comme des flammes : iViV (Ça vit, en créole) consume un héritage, deux identités, trois musicien(ne)s et une brassée de rencontres pour alimenter le brasier. La chaleur du foyer procure son réconfort, son halo suggère une spiritualité et on y danse autour. Le feu couvait depuis longtemps. Il trouve son origine dans une maison haut-savoyarde remplie d'instruments lointains. Oriane y a grandi, après que ses parents eurent quitté La Réunion à la faveur de la nomination de sa mère comme professeure de français dans un lycée d'Annemasse. Son père a suivi. L'accordéoniste René Lacaille forme, avec Alain Péters et Danyèl Waro, le triangle rénovateur des musiques insulaires dans les années 1970. Le triangle est aussi la première percussion dont Oriane – née en 1986 – s'empare quand elle est enfant. Suivent les maracas, la clave, le kayamb et tout ce qui lui tombe entre les mains. Mais elle rêve d'abord d'être chanteuse : dans la génération précédant la sienne, le métier de musicienne n'est pas encore accessible aux femmes réunionnaises et ses tantes n'ont pas le droit de toucher aux instruments que tous ses oncles pratiquent avec son grand-père. Oriane et ses cousines plus âgées avant elle, sont les premières qui, grâce aux changements de mentalités obtenues de haute lutte par leurs aînées, ont la chance de perpétuer la tradition familiale.Dans le clan Lacaille, Oriane est le métronome : son sens du rythme est implacable et, dès ses 13 ans, elle devient le socle du groupe paternel. Durant les vacances scolaires puis à plein temps après son Bac, la percussionniste-choriste parcourt le monde avec son père qui improvise en intégrant des ingrédients avec la même générosité que quand il cuisine le cari ou le rougail dans ses marmites. Oriane, qui ne chante qu'en créole jusqu'à ses 20 ans, côtoie des artistes caribéens, africains, japonais ou indiens, intègre le jazz et les musiques de bal, sans dévier du ballant métronomique qui lui confère une sensation d'enracinement. Les racines d'Oriane Lacaille font le grand écart entre une mère métropolitaine et un père créole réunionnais. Elle se dit « Zoréol », moitié zoreil moitié créole, deux identités reliées par un fil sur lequel elle a longtemps cherché l'équilibre. De cette bâtardise assumée, elle embrasse aujourd'hui la richesse extraordinaire : ses deux cultures et ses deux langues sont au cœur d'iViV. Titres interprétés au Grand studio- iViV Live RFI- Lam La Mer Feat. Loy Erhlich et René Lacaille, extrait album iViV- Kaf Do Lo Live RFI.Line Up : Oriane Lacaille : chant, ukulélé soprano, diatonique et baryton, aouicha, kayanm, tambour, Heloïse Divilly : chant, batterie, kayanm, percussions, Yann-Lou Bertrand : chant, contrebasse.Son : Jérémie Besset & Mathias Taylor.► Album iViV (Ignatub - MDC - Pias2023)Réalisation : Hadrien Touraud.
Com o objectivo de homenagear e eternizar, na Rua de Lisboa, no coração da cidade do Mindelo, na ilha de São Vicente, ilustres da arte e cultura cabo-verdiana, o Ministério da Cultura e das Indústrias Criativas criou o “Passeio Alma das Ilhas”. Até este momento, 51 nomes de figuras cabo-verdianas estão fixados na Rua de Lisboa. Em conversa com a RFI, Ministro da Cultura e das Indústrias Criativas, Abraão Vicente, começou por explicar como surgiu a ideia de fazer o "Passeio Alma das Ilhas" na Rua de Lisboa.“A ideia era fazer um passeio de estrelas. Um passeio de consagração dos grandes nomes imitando o passeio da fama de Hollywood, Los Angeles, com as estrelas, coisa básica. No entanto, a equipa do CNAD - Centro Nacional de Arte, Artesanato e Design – em parceria com o Atelier Pika Pedra veio com a ideia por que não homenagear Cesária Évora na sua ilha. Fizeram várias propostas sempre com Cesária Évora como figura central, guia para o ‘Passeio Alma das Ilhas' foi assim que nasceu o primeiro protótipo. Cada uma das pedras têm uma história com as pedras das ilhas e várias tonalidades mais bronze com a ideia de consagrar algo que apesar de ser usado no dia-a-dia, pisado, um pouco maltratado está presente no convívio do Mindelo, na Rua de Lisboa. Começamos com o nome dos imortais, pessoas que não tínhamos dúvidas de que estamos consagrados para sempre. A começar pelos que já faleceram e pouco a pouco ir introduzindo nomes de pessoas que estão vivas. Faltam ainda muitos nomes. Nós já ocupamos apenas um lado da estrada, mas a ideia é ocupar os dois lados da Rua de Lisboa e dar a volta se for necessário. O objectivo principal é que a Câmara Municipal de São Vicente tome posse do projecto para ser municipal, na perspectiva que a Rua de Lisboa um dia se torne uma via pedonal”, disse o ministro da Cultura e das Indústrias Criativas, Abraão Vicente.O símbolo escolhido para o "Passeio Alma das Ilhas", foi o pé, que representa a “Diva dos pés descalços”, Cesária Évora que recai, também, sobre a representatividade do percurso tanto da cultura pela via da simplicidade, como o do homem e da mulher cabo-verdiana nas suas lutas, conotado pela simbologia da resistência e resiliência, feito pelo Atelier Piká Pedra. Abraão Vicente disse que Cesária Évora foi um pretexto para homenagens aos grandes nomes de Cabo Verde, como músicos, compositores, cantores, escritores, cientistas, jornalistas, artistas plásticos e tantos outros que podem vir a ser homenageados no "Passeio Alma das Ilhas".“A Cesária Évora é somente um pretexto, o artesão Albertino Silva quando apresentou a imagem do pé era para fazermos algo com as características da ilha, com alguma identidade nacional, nós podíamos optar por algum muito simples, uma estrela, eu achei brilhante a ideia do Albertino Silva de usar a figura principal que internacionalizou a música cabo-verdiana, mas um pouco do percurso do povo cabo-verdiano. Cesária é pretexto para fazer esta homenagem com esse formato e não copiarmos taxativamente a ideia americana, por isso, Cesária é um pretexto” disse Abraão Vicente acrescentando que junto a cada nome será colocado um QR Code, que direcciona os visitantes para uma página com informações do artista, em português, francês e inglês.De entre os 51 nomes afixados no "Passeio Alma das Ilhas" da Rua de Lisboa, para além de Cesária Évora estão nomes de Codê di Dona, Celina Pereira, Luís Morais, Manuel D'Novas, Tito Paris, Tazinho, Paulino Vieira, Morgadinho, Nha Nacia Gomi, Bela Duarte, Orlando Pantera, Luísa Queiroz, Alex Silva, Travadinha, Dona Tututa, Vasco Martins, Oswaldo Osório, Aurélio Gonçalves, João Vário, D'Novas, Corsino Fortes, Bana, Titina, Ti Goi, Jorge Barbosa, Baltazar Lopes, Ildo Lobo, Eugénio Tavares, B.Leza, Ana Procópio, Maria Bárbara, Armando Tito, Luís Romano, Bibinha Cabral, Betú, Luís Rendall, Ano Nobu, Humbertona, Norberto Tavares, Ovídio Martins, Armênio Vieira, Manuel Figueira, Ntoni Denti D'Oru, Orlando Pantera, Jorge Barbosa, Vasco Martins, Aurélio Gonçalves, Jotamont, Titina, Katchás, Frank Cavaquinho e Germano Almeida.Ao ser abordado pela RFI, o escritor e prémio Camões de 2018, Germano Almeida, que ao longo desta semana foi homenageado em São Vicente pela extensão da Escritaria, o festival literário de Penafiel, em Portugal, refere estar feliz por ter o seu nome no “Passeio Alma das Ilhas” porque, a seu ver, é uma forma de lembrar a todos que São Vicente é uma ilha de cultura.“Acho que é sobretudo uma forma de nos lembrar que São Vicente é uma ilha de cultura e que tem gente que se lembrou de dar a conhecer a cultura cabo-verdiana, não somente a cultura mindelense, mas é uma ilha com cultura muito própria” disse Germano Almeida que disse que fica “muito contente, mas o mais importante é Cabo Verde, as nossas ilhas através dos seus filhos” disse o escritor Germano Almeida.O Ministro da Cultura e das Indústrias Criativas, Abraão Vicente disse que Cabo Verde ensaiou “uma espécie de Passeio da Fama com alguns nomes da diáspora mas a ideia é estender todo o passeio na rua de São Bento, em Lisboa”.A ilha de São Nicolau também conta com o seu passeio, denominado “Passeio Artístico”. Iniciativa da Câmara Municipal de Tarrafal de São Nicolau que contou com parceria do Ministério da Cultura e das Indústrias Criativas.Foram colocados 10 nomes de músicos daquela ilha: Paulino Vieira, Toy Vieira, Toy Djack, Toy Domingos, Vicente Cabral, Matias Santos Vieira, Maninho Almeida, Armando Cabral, Armando Zeferino e Francisco Santiago.A concepção deste “Passeio Artístico” contou com parceria financeira do Ministério da Cultura e das Indústrias Criativas, no âmbito de um protocolo assinado entre o titular da pasta da cultura e das indústrias criativas, Abraão Vicente e o presidente da Câmara Municipal de Tarrafal, José Freitas, em Março deste ano.O projecto "Passeio Alma das Ilhas" da Rua de Lisboa está inserido num programa maior do Ministério da Cultura e das Indústrias Criativas, que consiste na colocação de bustos de grandes nomes da cultura cabo-verdiana em pontos estratégicos dos municípios, nalguns casos já conta com o envolvimento das autarquias locais.Confiram aqui alguns dos nomes dos homenageados do “Passeio Alma das Ilhas”:
Kathleen from Plenty of Sunshine Travel met with Tammy from MSC for this week's cruise chat. If you found value in this video and wish to help this channel. You can send a donation using this link ~ https://bit.ly/KathleenPenner. I have had the privilege of meeting with MSC several times. Here is the playlist. Welcome to a World of Privacy and Luxury. From its elegant suites to its round-the-clock butler service and concierge reception, the MSC Yacht Club offers the kind of first-class experience expected by the most discerning travellers. Environmental excellence Self-sufficient with potable water production, advanced wastewater treatment, solar panels and zero single-use plastic. Year-round cruises in the Caribbean with four ships in summer 2024, three embarkation ports, and brand-new itineraries Caribbean cruises from Port Miami (MSC Seascape and MSC Magnifica) New itineraries to Bermuda or Canada/New England from New York City (MSC Meraviglia) 3 to 7-night cruises from Port Canaveral/Orlando (MSC Seashore) All ships from Northern American ports call at Ocean Cay MSC Marine Reserve. Year-round in the Western Mediterranean. 10 Ships in the summer of 2024, up to 21 Embarkation Ports New Itineraries with Various cruise lengths, from mini to 7-night and longer. Ships in the Med. from April 2024: MSC World Europa MSC Seashore MSC Fantasia MSC Grandiosa MSC Orchestra MSC Poesia MSC Seaside MSC Splendida MSC Seaview MSC Sinfonia . Grand Voyages in 2023 & 204 in a nutshell. There are 37 Voyages vs 2024 Voyages in 2022 & 2023 17 Ships vs 15 Ships in 2022 & 202310 to 30 Nights vs 13 to 30 Nights in 2022 & 2023 Asia, Africa, Europe America 35 Countries vs 50 Countries in 2022 & 2023. The Chance to make a dream come true! MSC World Cruise 2025. On MSC Magnifica. You will visit these ports. AITUTAKI, MOOREA PAPEETE, MARSEILLE, BARCELONA, CASABLANCA, MINDELO, GENOA, CIVITAVECCHIA, NAPLES MESSINA, ALEXANDRIA, SUEZ CANAL TRANSIT, AQABA, SHARM EL-SHEIKH, SAFAGA, BOUNTY, BAY PASSAGE, HANGA ROA VALPARAISO, RAROTONGA, SALVADOR DE BAHIA/RIO DE JANEIRO, BUENOS AIRES, PUERTO MADRYN, PHUKET PENANG, COLOMBO, PORT KLANG, TAURANGA, SINGAPORE, AUCKLAND, BROOME, BAY OF ISLANDS, CHRISTCHURCH, FREMANTLE, SYDNEY, PUERTO MONTT, PUERTO CHACABUCO, USHUAA, STANLET PENNESHAW, ADELAIDE MELBOURNE, EDEN, MILFORD SOUND (cruising Fiordland Park), NAPIER, BUNEDIN. 116 nights, 4 continents, 50 destinations, 7 overnights. The MSC World America is Debuting in Miami in spring 2025, but Reservations for her are open! . Quick Facts of World America Number of staterooms: 2,626 Number of guests: 6,762 Length | Beam | Height: 1,093ft| 154ft|220ft Public space: 430,000 ft Speed (Max): 21.8/22.7 knots. MSC WORLD AMERICA 7 NIGHTS OR 14 NIGHTS From Miami On Saturdays April to October 2025 Miami (Florida) Ocean Cay, MSC Marine Reserve, Bahamas, Cozumel Mexico, Costal Maya, Puerto Plata, Dominican Republic, Isla De Roatan, Honduras, san Juan, Puerto Rico. . Cruise Hospitality and Formula 1 Packages in Abu DhabiCabin Only PackageCabin + F1 Ticket PackageCabin + F1 Experience PackageCabin + F1 Premium Hospitality Package. If you want to learn more about MSC or any other cruise lines I have met with. Please get in touch with me at info@PlentyofSunshineTravel.com. You can also fill out this simple form https://bit.ly/3mxFUNd, and I will get back to you. . Subscribe to our channel and hit the notification bell to ensure you catch all upcoming cruise videos. Click HERE to see the images on this week's episode. Search #PlentyofSunshineTravel on Facebook or Instagram to see our posts. . . . #MSC #formula1 #msccruise #msccruises #mscandformula1 #CruiseSpecialist #Cruise #CruiseGuru #TravelAgent #luxurytravel --- Send in a voice message: https://podcasters.spotify.com/pod/show/cruisingthewavespodcast/message
Hoje, mergulhamos no universo musical de Kavita Shah, jovem cantora, compositora e estudiosa de etnografia musical de Nova Iorque, com origens indianas. Formada em Harvard e fluente em 9 línguas, nomeadamente o francês, o espanhol, o português e o crioulo de Cabo Verde, Kavita Shah poderia ser descrita como uma pessoa guiada pela curiosidade. A sua curiosidade por outros mundos e outras culturas, uma curiosidade alimentada por uma infância numa família de editores indianos estabelecidos na Big Apple, vai levá-la muito nova a aprender o piano e a cantar num coro, antes de se impregnar das sonoridades dos lugares que vai conhecendo mais tarde, como o Brasil ou ainda Cabo Verde.Cerca de 10 anos depois do primeiro disco com sonoridades jazz intitulado "Visions" e depois também de participar noutros projectos, Kavita Shah acaba de lançar nestas últimas semanas o seu novo disco, "Cape Verdean Blues", que como o nome indica é o fruto das suas andanças em Cabo Verde.Antes de falarmos deste trabalho cuja musa é Cesária Évora e aquela suave nostalgia a que chamamos "saudade", decidimos fazer o percurso que levou Kavita Shah até Cabo Verde, porque o que interessa não é só o destino, é também a própria viagem. Uma viagem cuja primeira etapa foi o"Young People's Chorus of New York City", o coro infantil de Nova Iorque, quando tinha dez anos. Uma escolha "natural", conta Kavita Shah."Eu acho que foi uma coisa muito natural. Isso vinha de mim. Eu soube do coro através da minha escola que tinha um programa de música e o meu professor tinha dado um 'flyer' com informações para esse coro. Cheguei a casa, dei para os meus pais e todos os dias perguntava aos meus pais 'já ligaram ao coro? Já marcaram entrevista?' e eles respondiam 'ainda não, ainda não, vou fazer'. Eu, aos dez anos, não podia esperar mais e liguei. Acho que era uma vontade muito grande dentro de mim, era uma coisa de que precisava", conta a artista.Ao recordar o seu primeiro contacto com a lusofonia, a cantora diz que foi através de uma canção brasileira aprendida na escola que, meses depois, acabou por cantar num palco, durante uma viagem a Goa. Era ainda uma menina."Os meus professores eram muito abertos ao mundo (...) uma canção que nos ensinaram foi samba de Orfeu de Luís Bonfa. Eles escreveram num português de maneira muito visível em inglês com 'K', 'Kero viver, Kero sonhar'. Então, tinha aprendido esta música, logo antes de ir ao coro, tinha 9 anos, e naquele verão eu fui à Índia com a minha família, para as férias (...). A minha família é de Mumbai, então passamos férias em Mumbai e fomos quatro ou cinco dias a Goa. Foi o meu primeiro contacto com um lugar lusófono (...). Como eu tinha conhecimento daquela canção, num barco turístico, eu subi ao palco onde estava um guitarrista e eu disse 'olha, sei cantar uma canção em português. Posso cantar contigo?'. Eu tenho uma foto daquela noite, comigo cantando (...).É muito mágico pensar nisso porque eu tinha apenas 9 anos", lembra a cantora.Anos depois, então estudante de literatura, Kavita Shah, vai morar uns tempos para o Brasil. Esse período vai marcar uma viragem em vários sentidos, nomeadamente porque é nessa altura que vai assistir a um espectáculo que vai mudar a sua vida, um concerto de Cesária Évora."A Cesária veio cantar num festival de consciência negra no Brasil que decorria ao lado da minha casa. Eu já conhecia umas músicas dela, gostava muito, sentia que era interessante e diferente das outras músicas lusófonas que conhecia na altura, sobretudo brasileiras. Vê-la ao vivo, depois, foi outra coisa. Ela era uma artista muito especial, ela era muito confortável com ela mesma, estava descalça, bebendo Uísque, fumando, não estava a sorrir, não estava a dançar, não estava a fazer entretenimento. Ela só cantava do coração. Eu senti a autenticidade dela, a humanidade dela e ver uma mulher negra, forte, com aquela postura séria era para mim muito impactante", recorda a cantora que daí por diante, vai querer conhecer melhor as sonoridades de Cabo Verde.Uma música cantada por Cesária Évora, 'Sodade' vai tocar numa corda sensível de Kavita Shah que vai incluir esse título no primeiro álbum "Visions" em 2014, bem como no seu novo trabalho "Cape Verdean Blues"."'Sodade' virou um hino pessoal para mim (...), porque, só me dei conta disso muitos anos depois, acho que a sensação de saudade é uma sensação universal para quem, como eu, vive dentro de várias culturas, vive num espaço entre as coisas. Eu cresci com um sentimento de saudade na minha casa, que era uma saudade de um lugar que já não existe, a Índia dos meus pais, dos meus avós, que já não tinha aquela conexão (...). Depois, eu perdi o meu pai, eu tinha só 18 anos, ele era muito jovem, ele tinha só 46 anos, e logo depois, os meus quatro avós faleceram e eu não tenho irmãos, então foi muito súbito que eu perdi quase toda a minha família. Tinha saudade não só da cultura, mas também da minha vida", confessa a artista.O sonho de conhecer Cabo Verde acontece finalmente em 2016. Aí, vai conhecer a família musical de Cesária Évora, nomeadamente o guitarrista Bau."Fui para fazer uma pausa da vida de Nova Iorque. Fui lá para conhecer, com uma mente aberta (...). Foi por coincidência que logo depois que eu cheguei, conheci o Bau que era não só director musical da Cesária Évora mas é um dos guitarristas mais importantes da tradição, sobretudo a Morna (...). Ele transmitiu isto para mim e nós íamos desenvolvendo um trabalho juntos, mas foi só para o prazer, para trocar ideias, para cantar juntos. Eu ia para a casa dele e passávamos horas a falar sobre música, a tocar várias coisas, a explorar", recorda Kavita Shah ao contar que foi um amigo que sugeriu a ideia de fazer um disco a partir das suas sessões de pesquisa com Bau.Para além do conhecido guitarrista, "Cape Verdean Blues" também conta com os contributos dos artistas cabo-verdianos Miroca Paris e Fantcha, este disco colorindo com os tons da 'Morabeza" músicas vindas de outros horizontes, como "Flor de Lis" do artista brasileiro Djavan e "Chaki Ben", uma canção de embalar tradicional indiana. "Gosto muito de cantar esta canção com pessoas de outras culturas porque é uma canção fácil, dá para qualquer música entrar naquilo. É uma maneira de compartilhar a minha cultura, a minha família, com qualquer músico com quem esteja a trabalhar", diz a compositora.Com 12 faixas, o disco tem estado a ser apresentado em concertos nos Estados Unidos e em Portugal, antes de seguir para Cabo Verde. Kavita Shah vai actuar nos dias 10 e 11 de Novembro na Cidade da Praia e no dia 17 no Mindelo antes de cantar no dia 2 de Dezembro na sala do "Bal Blomet" aqui em Paris.Apesar de um ritmo "um bocadinho intenso, com muitos concertos", Kavita Shah tem outro horizonte, longínquo, mas que guarda num cantinho da mente: um disco que gravou há tempos com o seu quinteto. As sonoridades são jazz, com sabor a viagem."É um disco com muita inspiração da Índia e de uma viagem que eu fiz às aldeias ancestrais que estão na costa de Gujarate. Tive a sensação, quando eu fui lá, que eu já conhecia estas aldeias, mesmo que fosse a primeira vez que eu estava a ver, que estava conhecendo este lugar (...). Tive a sensação de que o meu caminho para conhecer a "minha saudade", para conhecer as minhas raízes, era normal não ir directamente de Nova Iorque para a Índia. Era normal para mim, ir através do Brasil, através de Cabo Verde, através de Portugal, através da França, para finalmente chegar lá. Era uma maneira de reconstruir a sensação de lar, a sensação de casa", diz a artista referindo contudo que, para já, não perde o foco. "Acho que vou precisar limpar um pouco a mente antes de mergulhar no mundo desse outro disco. Agora, estou 100% focada na música cabo-verdiana", diz num sorriso.
Descobri è l'album di debutto di Bertania Almeida, cantante capoverdiana di sicuro talento: lo pubblica Harmonia, l'etichetta di José da Silva, il manager e produttore discografico che ha costruito il successo internazionale di Cesaria Evora. Fino ad ora Bertania, che vive a Mindelo, la città di Cesaria nell'isola di Sao Vicente, ha cantato solo per passione, mentre di professione è architetto, e ha avuto una notorietà poco più che locale: se si deve giudicare dalla classe che mostra in Descobri c'è da sperare che le si apra una vera carriera musicale.
Nous sommes le 17 décembre 2011, il est 17h23. Dans l'hôpital de Baptista de Sousa, sur l'île de Sao Vicente, une famille entoure le lit d'une grande chambre lumineuse. Sur le lit, une vieille dame intubée tente d'adresser ses dernières paroles aux quelques proches qui l'accompagnent. Seulement dehors, sur le parvis de l'hôpital de Sousa qui surplombe la baie de Mindelo, c'est tout un pays qui retient son souffle. Son icône nationale, la chanteuse Cesaria Evora, est en train de rendre son dernier soupir. Mindelo, Cap Vert, le 17 décembre 2011. Il est 17h23 : c'est l'Heure H de mon histoire. Merci pour votre écoute Retrouvez l'ensemble des épisodes de l'Heure H sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/22750 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
A bailarina cabo-verdiana Luciény Kaabral vai integrar a companhia fundada pela coreógrafa alemã Pina Bausch, uma das referências da dança contemporânea. O convite surgiu depois de ter participado no projecto de recriação da peça de Pina Bausch, “A Sagração da Primavera”, com 38 bailarinos de 14 países africanos. O processo de criação, na "École des Sables", no Senegal, é retratado no documentário "Dancing Pina", de Florian Heinzen-Ziob, exibido este sábado, na cidade da Praia. Luciény Kaabral tem 22 anos, começou a dançar no grupo cabo-verdiano Raiz Di Polon aos 17 e fez o primeiro espectáculo aos 18 anos. No final do ensino secundário, estava à espera de uma bolsa de estudo para estudar medicina em Portugal, mas acabou por abraçar o caminho da dança que hoje descreve como “uma forma de devoção”. Foi, então, estudar para a Escola Superior de Dança, em Lisboa, com o apoio do programa Procultura que apoia artistas dos PALOP e Timor-Leste.Em 2019, Luciény Kaabral foi à audição para uma recriação da peça de Pina Bausch “Sagração da Primavera” e acabou por integrar o grupo de 38 bailarinos de 14 países africanos, dirigidos por bailarinos da companhia fundada pela coreógrafa alemã, o Tanztheater Wuppertal Pina Bausch. O grupo ensaiou durante meses na célebre "École des Sables", no Senegal, mas a pandemia impediu o arranque da digressão e só um ano e seis meses depois é que a peça estreou em Madrid, em Setembro de 2021. Dos 38 bailarinos, até agora, só a cabo-verdiana foi convidada a integrar a companhia actualmente dirigida pelo coreógrafo Boris Charmatz.O convite tem um peso ainda mais simbólico porque Pina Bausch é “uma lenda” que acompanhou o percurso de Lucieny na dança e que a ensinou “a contar uma história verdadeira” com o corpo.“Fazer o belo, fazer para mostrar bonito não é o objectivo. Podemos chegar lá - ou aos olhos dos espectadores podemos chegar lá - mas nós não estamos a dançar para alguém. Eu lembro-me do que ela já tinha dito, e foi repassado pelos bailarinos que trabalharam com ela, que é: 'Dança como se ninguém estivesse a ver'. Ou seja, é realmente de dentro para fora e, muitas vezes, lá nos ensaios, é exactamente o que nós passávamos. Tantas horas a repetir a mesma coisa, mas não é repetir a fazer a mesma coisa. É repetir até que o corpo sinta e grave aquela emoção que gera esse movimento e todas as partes do corpo estão envolvidas. Através da respiração eu conseguia atingir isso, mas só conseguia porque havia uma emoção por trás, havia um sentimento que nem sempre tem a ver com a história da peça, mas que tem a ver comigo mesma, com a forma como eu me sinto naquele dia. Por isso é que eu digo que é contar uma história verdadeira”, explicou a bailarina à RFI, na entrevista que pode ouvir aqui.Luciény Kaabral é uma das vozes do documentário "Dancing Pina", de Florian Heinzen-Ziob, que retrata o processo de recriação de duas peças de Pina Bausch: “A Sagração da Primavera”, na "École des Sables", onde Luciény ensaia ao lado de bailarinos de toda a África, e “Ifigénia entre os Tauros”, ensaiada pela companhia de bailado da Semperoper, na Alemanha. No filme, a cabo-verdiana recorda que a pessoa com quem começou a dançar no grupo Raiz Di Polon, o bailarino Nuno Barreto, lhe falava constantemente de Pina Bausch e, desde então, vê a coreógrafa, falecida em 2009, como “uma lenda”.“Comecei em 2018 a trabalhar com o bailarino Nuno Barreto, que faz parte da Raiz Di Polon, e ele chamava-me muito à atenção no sentido de que dançar não é reproduzir um determinado movimento, não é copiar. Tens que realmente procurar as emoções que são reais e, com isto, trabalhar o movimento porque, aí sim, é real. Então, sempre quando ele insistia nessa questão e eu não estava a compreender, ele mostrava os vídeos da Pina Bausch, os bailarinos da Pina Bausch e os ensaios dela. Eu sempre admirava muito o que ela fazia porque eram pequenos gestos do quotidiano que nem sequer ligamos, mas ela consegue tornar aquilo dança. Então, ela sempre esteve presente desde o início na forma como eu vejo a dança. (…) Para mim, Pina Bausch é sem dúvida uma referência de dança, uma lenda quase”, conta Luciény Kaabral.O documentário "Dancing Pina" é exibido este sábado [9 de Setembro] na Praia, na ilha de Santiago, e no dia 15 de Setembro no Mindelo, na ilha de São Vicente, na presença da bailarina que se encontra em Cabo Verde, este mês, no âmbito de vários projectos, entre criações coreográficas, workshops e oficinas. O filme estreou em França em Abril deste ano e vai estar disponível nas plataformas VOD na próxima terça-feira, 12 de Setembro.
Os presento a Txus. Un grande en todos los sentidos. Risueño, encantador y comprometido. Éste es el proyecto en el que colabora: Somos estos: https://www.facebook.com/Euskal-Trenbideetako-Langileak-Mugarik-Gabe-1054985084528169/ Y este es el Proyecto en Cabo Verde. https://www.espacojovemsv.org A estas familias nos dedicamos: https://instagram.com/espacojovemsv?igshid=OGRjNzg3M2Y= https://www.facebook.com/EspacoJovemSV "Espaço Jovem SV", un Centro Juvenil y Social de la ciudad de Mindelo en la Isla de São Viçente de Cabo Verde.
Os presento a Txus. Un grande en todos los sentidos. Risueño, encantador y comprometido. Éste es el proyecto en el que colabora: Somos estos: https://www.facebook.com/Euskal-Trenbideetako-Langileak-Mugarik-Gabe-1054985084528169/ Y este es el Proyecto en Cabo Verde. https://www.espacojovemsv.org A estas familias nos dedicamos: https://instagram.com/espacojovemsv?igshid=OGRjNzg3M2Y= https://www.facebook.com/EspacoJovemSV "Espaço Jovem SV", un Centro Juvenil y Social de la ciudad de Mindelo en la Isla de São Viçente de Cabo Verde.
Kathleen from Plenty of Sunshine Travel met with Lori from Holland America for this week's cruise chat. . Lori did an excellent brand overview and discussed the advantages of cruising with Holland America. . Holland America has 11 ships currently in their fleet. With Holland's indoor music walk, you can dance the night away to any style of music that fits you. . If you prefer a quiet side of life, you can go to their library and borrow a book. Holland has amazing restaurants for those of us who love food! From Steakhouses to Italian, Holland has it all! . Holland has great Alaska cruises, and you need to stay in Alaska for a few days before or after your cruise to experience Alaska the way it is meant to be experienced. I LOVE the 28-Day Alaska Arctic Circle Solstice Itinerary. This cruise is only offered once, and we need to go! It visits SEATTLE, Ketchikan, Wrangell, Sitka, Juneau, Prince Rupert, TRACY ARM FJORD, Haines, Skagway, Hubbard Glacier, Glacier Bay National Park, Valdez, Prince Wiliam Sound, Dutch Harbor. Kodiak, Homer. Anchorage, Seward, Nome, College Fjord, Little Diomede Island. This goes above the arctic circle. You will see so much of Alaska! . Another Itinerary only offered once is ~ Canada, New England, with Iceland. This visits: Boston, Massachusetts, US, Portland, Maine, US, Sydney, Nova Scotia, Canada, Corner Brook, Newfoundland, Canada, Red Bay, Labrador, Canada, Qaqortoq, Greenland, Cruising Prince Christian Sound, Isafjordur, Iceland, Akureyri, Iceland, eydisfjordur, Iceland, Djupivogur, Iceland, Reykjavik, Iceland, Grundarfjordur, Iceland, Nanortalik, Greenland, St Anthony, Newfoundland, Canada, St Johns, Newfoundland, Canada, Saint Pierre And Miquelon, Halifax, Nova Scotia, Canada, Bar Harbor, Maine, US, Boston, Massachusetts, US. . How about a 73-day Grand Africa Voyage? So often we don't think about combining cruises and safari but Holland has put those two together for us! This cruise goes to: Fort Lauderdale, Florida, US, Funchal (Madeira), Portugal, Arrecife, Lanzarote, Canary Islands, Spain, Agadir, Morocco, La Goulette (Tunis), Tunisia, Souda (Chania), Greece, Limassol, Cyprus, Suez Canal At Port Said, Transit The Suez Canal, Sharm El Sheikh, Egypt, Aqaba (For Petra), Jordan, Safaga, Egypt, Crossing The Equator, Victoria, Mahe, Seychelles, Zanzibar, Tanzania, Mamoudzou, Mayotte, Andoany (Hell-Ville), Nosy-Be, Madagascar, Maputo, Mozambique, Richards Bay, South Africa, Cape Town, South Africa, Luderitz, Namibia, Walvis Bay, Namibia, Luanda, Angola, Takoradi, Ghana, Abidjan, Ivory Coast, Banjul, Gambia, Dakar, Senegal, Mindelo, Cape Verde, San Juan, Puerto Rico, Fort Lauderdale, Florida, US. or a 73 day Grand South America and Antarctica voyage. Half Moon Cay, Tortola, Grand Cayman, Dominicam Barbados, Puerto Limón, Tobago, Devil's Island, PANAMA CANAL, Boca da Valeria, EQUATOR, Manta (Quito), Manaus, Fortaleza, Guayaquil (Quito), AMAZON RIVER, Santarém, Salaverry (Trujillo), Parintins, Alter do Chão, Callao (Lima), General San Martin (Pisco), A Salvador da Bahia, Coquimbo (La Serena), San Antonio (Santiago), lela Rébincon Cruceo, Buenos AiresArmação dos Búzios, Rio de Janeiro-Punta del Este, Montevideo, Castro, CHILEAN FJORDS, AMALIA OR BRUJO GLACIER, SARMIENTO CHANNELSTRAIT OF MAGELLAN, COCKBURN & BEAGLE CHANNELS, GLACIER ALLEY, Ushuaia, CAPE HORN/DRAKE PASSAGE, Punta Stanley, Falkland Islands. . . If you want to learn more about Holland America or any other cruise lines I have met with. Please get in touch with me at info@PlentyofSunshineTravel.com. You can also fill out this simple form https://bit.ly/3mxFUNd, and I will get back to you. . If you want see this video HERE is our YouTube Channel . Search #PlentyofSunshineTravel on Facebook or Instagram to see our posts. . . . #Holland #HollandAmerica #exploretheocean #HollandAmericaTravelAgent #travelagent #CruiseSpecialist #Cruise #CruiseGuru #TravelAgent #CanadianTravelAgent
Episode 133In episode 133, Chris updates us on his recent voyage and lectures on Queen Victoria, Baz wins this weeks Fact or Fiction and of course another week of news from the global cruise industry. Listener Garry sends shares images of Queen Victoria and MSC Poesia both in Sydney as part of their respective world cruises.Support the showListen, Like, Subscribe & Review on your favourite podcast directory.Share the podcast with someone you think will enjoy the showBuy Me A Coffee – This podcast is only possible thanks to our supporters, simply buying a coffee keeps us on air. It is just like shouting your mate a coffee, and we consider our listeners close mates. https://bit.ly/2T2FYGXSustainable Fashion – choose a TBCP design or design your own… all using organic cotton, green energy and zero plastic https://bit.ly/32G7RdhRun for a Reason – This year Chris will Run for a Reason, raising money for the Type 1 Diabetes Family Centre. The Family Centre is a unique WA based home away from home for people with type 1. The team work alongside people living with type 1 diabetes, to support them to live a full and rewarding life. Donations can be made here: https://lnkd.in/gjs7jXXjCruise NewsCunard announces Queen Anne's maiden visit to Australia as part of its 2024/25 Australia and New Zealand seasonQueen Elizabeth's record 131-day residency features circumnavigation of Australia, new sailings to Queensland and the South PacificEmbark on an extraordinary adventure next year thanks to luxury cruise line Cunard's new 2024/25 programme featuring Queen Elizabeth's highly anticipated Australia and New Zealand season and Alaska sailings, Queen Anne's maiden world voyage and a South American adventure aboard Queen Victoria.Queen Elizabeth – from Alaska to AustraliaDeparting from Vancouver on a series of voyages between May and September 2024, Queen Elizabeth invites guests to immerse themselves in a world of skyscraper-tall glaciers and mirror-like waters. Guests can discover the vibrant cultures and local traditions. A number of voyages visit the jewel in Alaska's crown, the Glacier Bay National Park, and Hubbard Glacier, another stunning highlight.Following her Alaska season, Queen Elizabeth will sail from San Francisco via Hawaii and Samoa to New Zealand and Australian shores (Q430), where she will spend a record 131 days. From early October 2024, she will embark on a series of extraordinary voyages from Sydney. Highlights include a 30-night Australian Circumnavigation (Q431B) calling into capital cities and hidden regional gems such as Broome whilst offering plenty of time to enjoy Cunard's signature experiences on board. The sought-after Christmas and New Year's voyage to New Zealand (Q501) is a journey of celebrations featuring a traditional Cunard Christmas and the opportunity for guests to be amongst the first in the world to welcome the new year during an overnight stay in Auckland. In addition to stunning Tasmania, Queensland and New Zealand itineraries, the 15-night South Pacific sailings (Q504) is a fantastic way to explore magnificent Fiji, Vanuatu and New Caledonia.Queen Elizabeth will then head to Japan, where highlights include a nine-night Golden Week voyage and a 19-night Grand Voyage to Nagasaki, Yokohama – the gateway to neon-lit Tokyo, and Osaka.Queen Anne's maiden calls Down UnderCunard's latest programme will also include a number of firsts for its newest ship Queen Anne, including her maiden visit to Australia and New Zealand.In January 2025, Queen Anne will embark on her first-ever World Voyage. Guests can experience the trip of a lifetime, spending 107 nights on board, visiting more than 30 ports in five continents (H504C). Nine overnight calls are also included, in ports such as San Francisco, Honolulu and Singapore, offering guests further opportunities to explore these destinations.From Honolulu, Queen Anne will make her way to Auckland via Samoa and Tonga, before crossing to Sydney (H506C, Auckland to Sydney, five nights) and sailing along Australia's magnificent east coast to Hong Kong with maiden calls in Brisbane, the Whitsunday Islands, Cairns and Darwin (H507, Sydney to Hong Kong, 19 nights).All four QueensInspired by the ever popular three Queens phenomenon, Cunard now offers a trip of a lifetime across all four Queens. Guests can join an extraordinary 38-night adventure starting in the European summer with a voyage around the Mediterranean on board Queen Victoria (V414C), then embarking on Cunard's new ship Queen Anne (H414B) for a voyage from Rome to Southampton before taking an iconic Transatlantic Crossing on Cunard's flagship Queen Mary 2 (M418). After sailing into New York as dawn breaks, guests will then fly to Vancouver to finish the final leg of the Four Queens Adventure by exploring glaciers, wildlife and the jaw dropping terrains of Alaska, with 10 nights on Queen Elizabeth (Q421).Queen Mary 2 and Queen VictoriaBetween January and May 2025, the fleet's flagship Queen Mary 2 will combine her unique Transatlantic Crossings with visits to multiple sun-kissed destinations across Europe and the Americas, while Queen Victoria embarks on an incredible 78-night South American adventure from Southampton to the warm shores of Brazil, Chile, and Ecuador (V503B).The programme includes over 130 voyages to 159 destinations across Cunard's four Queens, including 30 maiden calls for Queen Anne and five fleet maiden calls for Queen Elizabeth. Queen Elizabeth's Australia voyages will be available to book from 9am AEDT on 15 March 2023 exclusively for Cunard World Club Members. General sale of Queen Elizabeth's Australia residency begins at 9am AEDT on 16 March 2023. All other voyages will be available to book from 12am AEDT on 16 March exclusively for Cunard World Club Members. General sale begins at 12am AEDT on 17 March.P&O Cruises announces new entertainment partner and Arvia godmotherNicole Scherzinger to create spectacular shows for P&O Cruises and name new ship Arvia Multi award-winning performer Nicole Scherzinger is to create spectacular music and dance extravaganzas for P&O Cruises in an exclusive entertainment partnership.As part of a wider collaboration, the lead singer of one of the world's biggest girl bands, The Pussycat Dolls, will also name P&O Cruises newest ship Arvia in a world-first beachside ceremony on March 16, 2023 in Barbados.Arvia's naming ceremony will be broadcast live on YouTube on Thursday March 16, 2023 at 7pmTo watch the event live on YouTube please go to – https://bit.ly/arviasnamingceremonyMore details of the shows to be created by Nicole Scherzinger on Arvia and Iona will be revealed later this year.Carnival adds fourth ship to Galverston Carnival Cruise Line announced today it is expanding its offerings in Galveston, Tex., by bringing a fourth ship, Carnival Miracle, to the port that will offer Texas-sized sailings of nine-, 10-, 11- and 12 days beginning in the fall of 2024 through spring 2025. Reservations for these departures are now open for sale.Carnival Miracle will reposition from San Francisco to Galveston on Oct. 1, 2024, and operate a spectacular Carnival Journeys voyage that visits Cabo San Lucas, Mexico; Puntarenas, Costa Rica; Cartagena, Colombia; and a Panama Canal transit.Once in Galveston, Carnival Miracle will offer a series of 19 cruises beginning on Oct. 16, 2024. A sampling of some of the new itineraries now open for sale include:Nine-Day Exotic Western Caribbean Sailing departs Oct. 16, 2024, with stops in Montego Bay, Jamaica; Grand Cayman, Cayman Islands; Mahogany Bay, Isla Roatan; Belize; and Cozumel, Mexico.10-Day Panama Canal Sailing departs Nov. 15, 2024, featuring stops in Cozumel, Mexico; Limon, Costa Rica; Colon, Panama (and tours of the Panama Canal); and Mahogany Bay, Isla Roatan.11-Day Exotic Caribbean Sailing departs Nov. 25, 2024, with visits to Montego Bay, Jamaica; Amber Cove; Grand Turk; Princess Cays and Nassau, The Bahamas.12-Day Carnival Journeys Southern Caribbean Sailing departs Jan. 26, 2025, and visits Grand Cayman, Cayman Islands; Aruba; Bonaire; Curacao; Cozumel. Mexico.The 2,200-guest Carnival Miracle recently completed a dry dock where Carnival's stunning new red, white and blue livery was added to the ship's hull. The livery serves as an homage to the patriotic colors that also represent Carnival, which proudly sails as America's Cruise Line. Carnival Miracle features many of the signature venues guests know and love – from Guy's Burger Joint to the BlueIguana Cantina, the RedFrog and Alchemy bars, as well as WaterWorks Aqua Park and The Punchliner Comedy Club.Carnival Miracle will further diversify Carnival's deployment from Galveston, joining Carnival Breeze, which offers four- and five-day cruises; Carnival Dream, which sails mostly six- and eight-day cruises, and the new Excel-Class Carnival Jubilee featuring a rollercoaster, which arrives this December to begin week-long Western Caribbean sailings.Carnival Legend to Visit Renowned Destinations from Three European Homeports in 2024Carnival Cruise Line announced today it will expand its offering of seasonal European sailings in 2024 and opened reservations for a series of 17 cruises that will take guests to some of the world's most picturesque seaports aboard Carnival Legend. Once the 2024 Europe season is completed, Carnival Legend will mark its return to the U.S. at a new homeport in Tampa, Florida.Carnival Legend's European series begins with a 12-day Transatlantic cruise from Baltimore, Md, on April 15, 2024. This sailing will include visits to Ponta Delgada, Azores, Portugal; Malaga and Valencia, Spain.From Europe, the ship will operate a wide range of itineraries for guests who want to explore the distinctive beauty and rich culture of the region from three homeports in three different countries: Barcelona, Spain, Civitavecchia (Rome), Italy; and Dover (London), United Kingdom. Among the many sensational itineraries to choose from are:Eight-Day Mediterranean Sailing departs Barcelona, Spain on May 30, 2024, and visits Malta; Messina (Sicily), Italy; Naples (Capri/Pompeii), Italy; Rome (Civitavecchia), Italy; Livorno (Florence/Pisa), Italy; and Toulon (Provence), France.Nine-Day Western Europe Sailing departs Barcelona, Spain on June 7, 2024, and visits Malaga, Sevilla (Cadiz), and La Coruña, Spain; Lisbon and Leixões (Porto), Portugal; and Le Havre (Paris), France.Nine-Day British Isles Sailing departs Dover, UK on June 28, 2024, and visits Holyhead, Wales, UK; Glasgow (Greenock), Scotland; Belfast, Northern Ireland; Liverpool, England; Dublin (Dun Laoghaire) Ireland; and Cork (Cobh), Ireland.12-Day Iceland Sailing departs Dover, UK on July 7, 2024, and visits Dublin (Dun Laoghaire) Ireland; Belfast, Northern Ireland; Reykjavik, Iceland; Grundarfjordur, Iceland; Akureyri, Iceland; Seydisfjordur, Iceland; and Invergordon, Scotland.10-Day Greek Isles Sailing departs Civitavecchia (Rome), Italy on Aug. 27, 2024, and visits Mykonos, Greece; Kusadasi (Ephesus), Turkey; Santorini, Greece; Athens, Greece; Katakolon, Greece; Messina (Sicily) and Naples (Capri/Pompeii), Italy.Carnival Legend will sail Europe throughout the summer season and into the fall, departing Civitavecchia (Rome), Italy on Oct. 26, 2024, and visiting Cartagena, Spain; Funchal (Madeira) and Ponta Delgada (Azores), Portugal before crossing the Atlantic and stopping in Nassau, The Bahamas before arriving at the ship's new homeport of Tampa, Fla.The 2,200-guest Carnival Legend features several accommodation options, including 50 suites and more than 630 balcony staterooms. Guests will find many of the signature venues they know and love on board – from Guy's Burger Joint to the BlueIguana Cantina, the RedFrog and Alchemy bars, as well as WaterWorks Aqua Park and The Punchliner Comedy Club.In addition, Carnival Glory will sail a 14-day Transatlantic voyage on April 18, 2024, that features several popular European destinations, including Valencia, and Las Palmas (Canary Islands), Spain, before arriving to its new homeport of Port Canaveral, Fla.AIDA call in St. Johns / AntiguaIt's not something you see every day: on February 27, 2023, not one but three AIDA cruise ships moored in the port of St Johns on the Caribbean island of Antigua.The voyages of the three sister ships AIDAdiva, AIDAluna and AIDAperla, which all spend the winter months in Caribbean waters, intersected with each other for once last Monday. The spectacle was not only an exciting event for the guests, the captains also enjoyed the encounter very much: Captain Panagiotis Mantzavinos of AIDAdiva, Captain Sven Gärtner of AIDAluna and Captain Pedro Ziegler of AIDAperla took the opportunity for a meeting among colleagues. The ships' crew organized a party for the guests on the pier with music, drinks and even a FitforDrums workshop.Fred. Olsen Cruise Lines unveils brand new 106-night ‘Voyage of ExplorationDeparting from Southampton on 6th January 2025, flagship Bolette will follow a similar route to the first world circumnavigation by explorers Magellan and Elcano in 1519.The cruise, which will take guests to destinations including Brazil, Argentina, French Polynesia, Mauritius and South Africa, will also cruise the south coast of Australia as British navigator Matthew Flinders did in 1801, and will call into places visited by the likes of Captain James Cook and Alexander Selkirk – the Scottish Sailor who was the inspiration for the Robinson Crusoe novel.Itinerary: Southampton, England – Funchal, Madeira – Mindelo, São Vicente, Cape Verde – Rio de Janeiro, Brazil – Montevideo, Uruguay – Buenos Aires, Argentina – Cruising Magellan Strait – Punta Arenas, Chile – Cruising by Cape Deseado – Cruising Chilean Fjords – Castro, Chile – Valparaiso, Chile – Robinson Crusoe Island, Chile – Cruising by Alejandro Selkirk Island – Hanga Roa (Easter Island), Chile – Cruising by Pitcairn Island – Papeete, Tahiti, French Polynesia – Bora Bora, Society Islands, French Polynesia – Rarotonga, Cook Islands – Crossing the International Date Line – Nuku'alofa, Tonga – Sydney, Australia – Hobart, Tasmania, Australia – Melbourne, Australia – Albany, Australia – Fremantle (Perth), Australia – Port Louis, Mauritius – Port Réunion, Réunion Island – Gqeberha, South Africa – Cape Town, South Africa – Walvis Bay, Namibia – Jamestown, St Helena – Cruising by Ascension Island – Dakar, Senegal – Arrecife, Lanzarote – Lisbon, Portugal – Southampton, EnglandAnd moreJoin the show:If you have a cruise tip, burning question or want to record a cruise review get in touch with us via the website https://thebigcruisepodcast.com/join-the-show/ Guests: Chris Frame: https://bit.ly/3a4aBCg Chris's Youtube: https://www.youtube.com/c/ChrisFrameOfficialListen & Subscribe: Amazon Podcasts: https://amzn.to/3w40cDcApple Podcasts: https://apple.co/2XvD7tF Audible: https://adbl.co/3nDvuNgCastbox: https://bit.ly/2xkGBEI Google Podcasts: https://bit.ly/2RuY04u I heart Radio: https://ihr.fm/3mVIEUASpotify: https://spoti.fi/3caCwl8 Stitcher: https://bit.ly/2JWE8Tz Pocket casts: https://bit.ly/2JY4J2M Tune in: https://bit.ly/2V0Jrrs Podcast Addict: https://bit.ly/2BF6LnE Hosted on Acast. 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Ce 103e épisode de Pos. Report reçoit deux invités, qui ensemble, ont pris la quatrième place de la première étape de The Ocean Race entre Alicante et Mindelo, au Cap Vert, à bord de Biotherm, l'Imoca de Paul Meilhat, à savoir Anthony Marchand et Amélie Grassi. Cette dernière commence par faire une petite carte postale du Cap Vert, avec une escale particulière dans le sens où les équipes techniques n'ont pas le droit de monter à bord, charge aux équipages de bricoler ce qui doit l'être, ce qui a été fait à bord de Biotherm, avant de se consacrer, à partir de ce mardi, à la préparation météo de la deuxième étape qui part mercredi en fin de journée. Anthony Marchand revient ensuite sur la première étape, avec notamment une sortie de Méditerranée au près dans 60 nœuds qui a mis à mal les organismes, puis une descente au débridé vers le Cap Vert, pendant laquelle la vie à bord a encore été “hostile”, ce qui lui fait dire que cette entrée en matière était “engagée”. D'où le choix de l'équipage de ménager la monture “car on ne voulait surtout pas avoir de problème technique ; sur cette course qui est très longue, il faut prendre soin du bateau, encore plus en Imoca.” Le résultat de l'étape est jugé satisfaisant, l'ancien figariste estimant que les objectifs vont devenir de plus en plus élevés au fur et à mesure de la course, l'équipage découvrant le plan Verdier, mis à l'eau fin août dernier. Les deux marins racontent ensuite comment la vie à bord s'est organisée et la difficulté de se faire à manger ou de dormir sur un foiler lancé à pleine vitesse - “C'est très ingrat, ça m'a un peu surpris”, confie Anthony Marchand -, ce qui a d'ailleurs occasionné quelques brûlures avec de l'eau bouillante sur cette étape initiale pour Boris Herrmann, skipper de Malizia-Seaexplorer, et Damien Seguin à bord de Biotherm. Ils évoquent ensuite la deuxième étape à venir, 4 600 milles jusqu'au Cap, avec un équipage inchangé, mais également leurs programmes respectifs pour la suite de The Ocean Race, qu'ils ne disputeront pas en intégralité, chacun ayant son propre projet en parallèle. Pour Anthony Marchand, ce sera l'Ultim Actual, dont il a récemment été promu skipper à la place d'Yves Le Blevec, ce dernier se concentrant sur la direction du team Actual. Il explique comment cette transmission s'est effectuée : “Après la Route du Rhum, Yves m'a posé la question, j'ai eu le convoyage retour pour y réfléchir, il fallait cocher les cases”. Proche de l'équipe Actual - elle est la fille de Sandrine Bertho, directrice de projet et par ailleurs compagne d'Yves Le Blevec -, Amélie Grassi estime que ce passage de témoin s'est fait “naturellement, avec bienveillance et en harmonie avec l'équipe”. Le nouveau skipper d'Actual raconte ensuite comment il compte préparer le grand défi à venir, l'Arkea Ultim Challenge-Brest (départ le 7 janvier 2024), son objectif étant de “gravir petite colline par petite colline”. Amélie Grassi, après avoir dressé le bilan de sa saison 2022 en Class40 faite de “hauts et de bas”, dont un démâtage sur la Route du Rhum, évoque quant à elle la suite de ce projet sous les couleurs de La Boulangère Bio - jusqu'à fin 2024 -, avec une rentrée prévue sur Les Sables-Horta en juin, puis la préparation de la Transat Jacques Vabre, deux courses qu'elle disputera avec une équipière prochainement annoncée. L'avenir plus lointain ? L'ex étudiante en droit social n'exclut rien, entre Ultim, Imoca et autres rêves de large… Diffusé le 24 janvier 2023 Générique : Fast and wild/EdRecords Post-production : Grégoire Levillain
Dans ce 81ème épisode, Fatou-Maty raconte sa découverte du Cap-Vert
A aliança anglo-portuguesa comemora 650 anos – mas ela existiu mesmo ou é um mito? E ainda: o desembarque do Mindelo, que mudou o rumo das guerras liberais em 1832.See omnystudio.com/listener for privacy information.