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Laureano v. Att'y Gen. U.S., No. 24-2433 (3d Cir. May 29, 2026)petition for review withholding of removal; reinstatement; Riley; Matter of Y-L- presumption Matter of Herrera-Nunez, 29 I&N Dec. 691 (BIA 2026)stay pending motion to reopen; requirement to file stay with DHS first; procedural rules; administrative efficiency; power to create discretionary policies Matter of Herrera-Nunez, 29 I&N Dec. 695 (BIA 2026)sua sponte motion to reopen; equities acquired post-removal order Dodaj v. Blanche, No. 25-3409 (6th Cir. June 8, 2026)LPR cancellation of removal; BIA reweighing evidence; waiver of removability argument; HYTA youth conviction in Michigan as a minor Senatus v. U.S. Att'y Gen., No. 24-10514 (11th Cir. June 8, 2026)Borden; crime of violence; recklessness; Fla. Stat. § 784.021(a); Somers; Florida Supreme Court change in law tells what statute always meant; favorable exhaustion standard Tiah v. Blanche, No. 24-2010 (8th Cir. June 8, 2026)INA § 237(a)(2)(E)(ii); violation of a protective order; circumstance specific approach; no requirement to submit violation; N.D.C.C. § 12.1-31.2-02Kurzban Kurzban Tetzeli and Pratt P.A.Immigration, serious injury, and business lawyers serving clients in Florida, California, and all over the world for over 40 years.eimmigration"Immigration law software you'll love to use."get.eimmigration.com/IRP Gonzales & Gonzales Immigration BondsP: (833) 409-9200immigrationbond.com Stafi"Remote staffing solutions for businesses of all sizes"Click me!Want to become a patron?Click here to check out our Patreon Page!CONTACT INFORMATION:Email: kgregg@kktplaw.comFacebook: @immigrationreviewInstagram: @immigrationreviewTwitter: @immreviewAbout your hostCase notesRecent criminal-immigration article (p.18)Featured in San Diego VoyagerSupport the show
AI-powered research tools are changing how consumers shop for powersports vehicles, prompting dealers to spend more time explaining financing options and correcting misconceptions about rates, promotions and pricing. Consumers are increasingly arriving at dealerships with information gathered from online searches and AI platforms, creating both opportunities and challenges for finance managers, Fun Bike Center Motorsports Finance Manager Samer Fidy tells Auto Finance News during an episode of “The Roadmap” podcast. “They're coming to confirm the research that they've done online,” he says. At the same time, affordability remains a key factor in powersports financing decisions, with about 80% of the Lakeland, Fla., dealership's customers focused on monthly payments as they evaluate motorcycles, personal watercraft and side-by-sides, Fidy says. AI-driven shopping behavior The preparation consumers are doing is leading finance teams to engage earlier in the buying process, Fidy says. “The monthly payment is key [to] us closing the deal,” he says. While AI tools can help shoppers gather information quickly, they can also create confusion when consumers encounter financing offers, rates or promotions that do not apply to a specific brand, vehicle or lender, Fidy says. “The challenge is people are coming more prepared. They're coming with more knowledge, or they think they know more than we do.” — Fun Bike Center Motorsports Finance Manager Samer FidyAffordability and financing options At the same time, longer loan terms, including 72- and 84-month financing options, continue to increase in powersports financing, particularly for higher-priced units such as personal watercraft, side-by-sides and premium motorcycles, Fidy says. Dealers now need to spend more time educating first-time buyers about credit, interest rates and financing structures, especially when a powersports purchase represents their first independent financing experience, he added. As AI adoption grows and consumers keep researching before entering a showroom, education is becoming a larger part of the sales and financing process, Fidy says. “I think this will be the new norm,” he says. “That's why it's important to educate your team on the importance of the dealership.”
Au Mali, cela fait un mois que Mountaga Tall, avocat, ancien ministre et défenseur de la démocratie, a été enlevé par la Sécurité d'État, et qu'il est détenu au secret en dehors de tout cadre légal. Son fils a subi le même sort, ainsi que d'autres militants pro-démocratie, des militaires et des religieux. Ces enlèvements ont commencé après les attaques massives du 25 avril, menées par les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA. Mamadou Ismaïla Konaté est avocat, ancien ministre malien de la Justice et opposant des militaires au pouvoir depuis six ans sans élections. Interrogé par David Baché, il évoque le sort de Mountaga Tall, l'instrumentalisation de la lutte antiterroriste et la soumission de la justice malienne. Il rappelle également son aversion pour le terrorisme jihadiste, la responsabilité du régime de transition et explique les raisons pour lesquelles il n'a pas rallié la Coalition des forces pour la République (CFR), la coalition d'opposition de l'imam Dicko. RFI : Cela fait tout juste un mois que Maître Mountaga Tall a été enlevé et qu'il est détenu dans un lieu inconnu par la Sécurité d'État. Sa famille, ses avocats, la Conférence internationale des barreaux demandent en vain qu'il soit libéré ou présenté à un juge, le respect du droit. Pensez-vous que les autorités de Transition entendent ces appels ? Maître Konaté : Si je suis personnellement sceptique, pour autant, ces autorités doivent entendre raison et loi. Elles doivent se rendre compte que nul ne doit être privé de sa liberté en dehors du cadre de la loi. Même si dans le contexte actuel on n'est pas dans un État de droit, il faut quand même rappeler à ces autorités que l'État de droit se mesure notamment à la manière dont il traite ses opposants, ses critiques et ses avocats. Il est inadmissible qu'un citoyen, politique par ailleurs mais avocat de son état, n'ait jamais été visité, ni par des médecins, encore moins par des avocats et encore moins par le bâtonnier de l'ordre des avocats. Après le communiqué virulent du bâtonnier lui-même, les autorités militaires du Mali n'ont pas trouvé mieux que de s'en prendre à son fils et de l'enlever. C'est une escalade qui n'est pas supportable. Effectivement, après Mountaga Tall, son propre fils et d'autres opposants politiques ont connu le même sort. Des militaires et des responsables religieux aussi. On sait que la Justice militaire enquête sur des soupçons de complicité avec les groupes armés lors des attaques du 25 avril. Aucun lien n'a été fait officiellement entre cette enquête et ces enlèvements, mais la stratégie implicite des autorités, relayée par leurs soutiens, c'est de justifier cette pratique par la lutte antiterroriste… Et ça semble convenir à une partie des Maliens, non ? Il faut expliquer à ces Maliens que la lutte contre le terrorisme ne saurait justifier l'insécurité juridique. Un camp militaire n'est pas une juridiction. La détention régulière se prouve, l'arbitraire, lui, se dissimule et on est dans un contexte d'arbitraire total. Aujourd'hui, il s'agit de Mountaga Tall mais, demain, il s'agira de bien d'autres personnes et c'est bien pour cela que même dans un contexte de lutte contre le terrorisme, il est important que le cadre juridique soit préservé, que la justice soit au début et à la fin. Justement, au-delà de cette affaire, on voit que la justice malienne a condamné l'ancien premier ministre Moussa Mara à un an de prison ferme pour un tweet – il exprimait son espoir que « le jour » succède à « la nuit » –, alors que les soutiens de la Transition peuvent appeler à lyncher des militants pro-démocratie ou à brûler les boutiques tenues par des Mauritaniens. Est-ce que la justice malienne est acquise ou soumise aux autorités de Transition ? Bien évidemment, cette justice, qui doit préserver l'ordre et la sécurité publique, donne l'impression de se coucher et d'être plutôt soumise aujourd'hui. Et cette justice doit prendre conscience qu'elle n'est pas au service d'un régime, fut-il militaire. Elle est au service de l'État, de la nation, des populations. Il ne faut pas que les juges perdent ce principe de vue. Mais est-ce que les juges ont le choix ? Est-ce qu'ils n'ont pas peur, eux aussi ? La loi donne aux juges la possibilité de se mettre en retrait. Au-delà de tout, sous le couvert de la peur, les juges aujourd'hui se laissent aller, jouent un rôle qui est maléfique pour eux, qui est maléfique pour l'idée même de justice. Et de ce point de vue-là, qu'ils se rendent compte simplement qu'aujourd'hui est aujourd'hui, mais demain la justice sera. Après les attaques du 25 avril, la mort du ministre Sadio Camara, la prise de Kidal, certains ont cru les militaires au pouvoir au Mali fragilisés. Finalement le pouvoir ne semble pas vaciller tant que ça ? Il vacille ! Évidemment, le terrorisme n'a pas sa place dans la cité, il constitue la négation même du pacte social, du droit et de la paix civile. Mais il devient difficile aujourd'hui d'ignorer la responsabilité d'un pouvoir qui, lui, est issu de la force et qui se maintient par la force et la terreur. Et l'exposition du pays, de ses citoyens, à des périls grandissants ne saurait être dissociée des décisions qui sont prises par ceux-là qui gouvernent depuis six ans. Vous êtes un opposant, on l'a bien compris, aux autorités maliennes de transition, mais vous n'avez pas rallié la CFR (Coalition des forces pour la République), la coalition de l'imam Dicko. Pourquoi ? Pour la simple raison qu'aujourd'hui, on est entre le képi et la chéchia. Le képi, c'est la prise du pouvoir par la force, c'est l'exercice de ce pouvoir de façon autoritaire. Et en face, nous avons les chéchias, et faut-il leur rappeler, 2012 est passée par là. 2012, c'est quand même des mains et des pieds coupés dans les régions du nord du Mali… Pendant la période d'occupation par les groupes djihadistes… Exactement. Ces pieds et mains coupés sont encore dans l'esprit des gens. Alors, je veux bien qu'au nom de l'unité nationale, au nom du dialogue, on se mette tous ensemble aujourd'hui dans le but ultime de rétablir l'ensemble national. Mais pour moi, il y a des préalables qui sont absolus. On ne peut pas sortir d'un terrain de guerre, muni d'armes et de munitions, pour venir se retrouver autour de la table et faire table rase de tout ce qui s'est passé. De la même manière que je combats avec la dernière vigueur ce régime militaire, violateur de tous les droits et de toutes les libertés, de cette même manière, je ne saurais véritablement accompagner des actes de terreur et les terroristes. Il y a un préalable absolu : il faut que l'on évoque 2012. Il faut que cette jonction maléfique entre le FLA et le Jnim, on l'évoque. Il faut aujourd'hui qu'il y ait des préalables d'adhésion à des principes et des valeurs absolues qui, pour moi, fondent la République, fondent la démocratie, fondent la justice. Les régimes de l'AES, au Mali, au Niger et au Burkina, martèlent que s'opposer à eux, c'est s'opposer à la souveraineté de ces trois pays, c'est être du côté des ennemis de la nation, des terroristes, des ingérences extérieures, de la guerre médiatique… Vous êtes Maliens. Vous en pensez quoi, vous répondez quoi ? Personne ne peut aujourd'hui me décoller le label de Malien d'une part, de patriote d'autre part et de citoyen engagé. Ce qui gêne ces régimes en place, qui eux-mêmes sont issus de l'illégalité et de la fraude, c'est qu'ils ne supportent pas qu'on leur rappelle ce que c'est que le droit. Ils ne supportent pas qu'on leur rappelle leurs propos, leurs engagements. Mais les vrais antipatriotes, c'est ceux qui affament les citoyens et qui aujourd'hui pervertissent les libertés et anéantissent le droit. À lire aussiMali: frappes aériennes de l'armée dans le centre et dans le nord du pays, arrivée de citernes à Bamako
Kicking off a new season of the LINKS Golf Podcast, the hosts are joined by LINKS contributing writer Richard Pennell for a conversation about their favorite clubhouses in golf, making three picks each and throwing in a few honorable mentions. This episode of the LINKS Golf Podcast is presented by FootJoy. Properties mentioned in this episode: Woking Golf Club—Woking, England Winged Foot Golf Club—Mamaroneck, N.Y. Oakmont Country Club—Oakmont, Pa. New Zealand Golf Club—Surrey, England Royal Lytham & St. Annes—Lytham St. Annes, England Indian Creek Country Club—Indian Creek, Fla. Covesea Links—Elgin, Scotland Pinehurst Resort—Pinehurst, N.C. Baltusrol Golf Club—Springfield, N.J. What did you think of the episode? Tell us in the comments below! Also, reach out to us on social media at X, Facebook, or Instagram! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
In June 1988, 24-year-old truck driver David Churchill Jackson walked out of his Pembroke Pines, Florida apartment and completely vanished. He left behind a loving mother, a complicated past, and a young son who would grow up wondering what happened to his father. For fifteen years, David's disappearance remained a frozen mystery—until a cold case detective's vision board caught the eye of an unexpected visitor. In this chapter of The Book of the Dead, I explored the life of David Jackson, the devastating silence left in the wake of his disappearance, and the jaw-dropping twist that finally brought a hidden killer to justice decades later. This isn't just a story about how David died; it is about who he was, the family that never stopped looking for him, and why his memory matters.Connect with us on Social Media!You can find us at:Instagram: @bookofthedeadpodX: @bkofthedeadpodFacebook: The Book of the Dead PodcastTikTok: BookofthedeadpodOr visit our website at www.botdpod.comAFTER 7 YEARS, DISAPPEARANCE STILL MYSTERY. (2021, September 24). Sun Sentinel. https://www.sun-sentinel.com/1995/08/13/after-7-years-disappearance-still-mystery/Ambushed: The murder of David Jackson. (2014, May 11). CBS News. https://www.cbsnews.com/news/ambushed-the-murder-of-david-jackson/David Churchill Jackson (1963-1988). (2013, March 16). FInd a Grave. https://www.findagrave.com/memorial/106814812/david_churchill-jacksonDeutsch, K. (2005, January 22). Ohioian linked to 1988 murder. The Miami Herald, 6B.Elmore, C. (1994, September 14). Missing Pines man topic of TV talk show. Sun Sentinel, 2B.Ex-wife charged with murder after 19 years. (2021, September 26). Sun Sentinel. https://www.sun-sentinel.com/2007/12/15/ex-wife-charged-with-murder-after-19-years/?clearUserState=trueGuilty plea closes 24-year-old murder case. (2021, September 28). Sun Sentinel. https://www.sun-sentinel.com/2012/04/17/guilty-plea-closes-24-year-old-murder-case-2/James, S. (1990, June 25). Disappearance baffles police. Sun Sentinel, 1B.Kamph, S. (2011, June 23). My Father's Bones. Broward Palm Beach New Times, 34, 15–20.Pazdera, D. (1992, July 4). Mom still can't find her son. Sun Sentinel, 13B.Santana, S. (2001, November 3). Man convicted of Miramar murder. Sun Sentinel, 3B.Santana, S., & Marino, J. (2007, December 15). Ex-wife hit with murder charge years after crime. Sun Sentinel, 1B-6B.SUSPECT HELD IN '88 DEATH OF PINES MAN. (2021, September 27). Sun Sentinel. https://www.sun-sentinel.com/2004/10/13/suspect-held-in-88-death-of-pines-man/WOLFE v. STATE, No. 4D07-4555. | Fla. Dist. Ct. App., Judgment, Law, casemine.com. (n.d.). https://www.casemine.com. https://www.casemine.com/judgement/us/59146407add7b04934271346Woman implicated in ex-husband's murder to be released on bail. (2021, September 28). Sun Sentinel. https://www.sun-sentinel.com/2010/09/16/woman-implicated-in-ex-husbands-murder-to-be-released-on-bail/If you enjoyed the episode, consider leaving a review or rating! It helps more than you know! If you have a case suggestion, or want attention brought to a loved one's case, email me at bookofthedeadpod@gmail.com with Case Suggestion in the subject line.Stay safe, stay curious, and stay vigilant.
A review of Kerry Lutz v. Town of Palm Beach challenging QR-code parking stickers and municipal compliance with traffic-device standards. • Case filed April 23 in S.D. Fla. • Plaintiff moved to take judicial notice of sticker facts • MUTCD adopted into Florida law governs device specs • Plaintiff cites 2004 AG opinion and June 2025 FDOT memo • Evidence includes municipal websites and street photos • Vendor ecosystem centered on One Parking is fragmented • Data-privacy and vendor-accountability concerns raised • Issue: privatization of notice and enforcement Find Kerry Here: https://kerrylutz.com Get the book here: No Parking
« Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali et la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois. » C'est du moins ce qu'affirme sur RFI le député français centriste Bruno Fuchs, qui préside à l'Assemblée nationale la commission des Affaires étrangères. La semaine dernière, Bruno Fuchs a accompagné le président français Emmanuel Macron au sommet Afrique-France de Nairobi, au Kenya. Aujourd'hui, il fait une analyse comparée des atouts de la France et de la Russie en Afrique. Et pronostique un prochain duel à Madagascar. RFI : « L'Afrique a besoin d'investissements plutôt que d'aides publiques. Et cela tombe bien, car on n'a plus totalement les moyens », a déclaré Emmanuel Macron la semaine dernière à Nairobi, au Kenya. Mais à l'heure de l'épidémie d'Ebola, comment empêche-t-on la baisse de 37 % des fonds de la chaîne de surveillance des épidémies en Afrique ? Bruno Fuchs : On fait avec 37 % de moins immédiatement, et on fait un plaidoyer auprès de tous les acteurs qui ont de l'influence – des parlementaires, des scientifiques, des ministres, des présidents de la République – pour réaugmenter cette dotation. On voit bien que l'intérêt du monde – pas uniquement d'une partie de l'Afrique, vous parlez d'Ebola, mais il existe d'autres situations – est de multiplier et de renforcer les coopérations, d'avoir une vision multilatérale de la résolution des grands sujets qui touchent l'humanité. La santé, mais également l'environnement, qui est un sujet crucial. Démontrer à ceux qui, délibérément, baissent leurs contributions que ce n'est pas à leur bénéfice. Ils pensent qu'en baissant leur contribution, ils s'avantagent. C'est une erreur, car nous verrons que, sur les épidémies ou sur le climat, les conséquences pour ceux qui baissent sont aussi importantes que pour les autres. On fait avec ce qu'on a, aujourd'hui. C'est vrai pour l'ONU, pour les réfugiés, pour tous les grands budgets d'entraide. Et vite, on fait le plaidoyer pour réaugmenter ces budgets en démontrant que c'est au détriment de tout le monde, notamment de ceux qui baissent leur budget. Le sommet Afrique-France de Nairobi de la semaine dernière, vous y étiez, a mis l'accent sur l'économie. Mais en désertant le terrain politique, la France ne risque-t-elle pas de se banaliser en Afrique et de laisser le champ libre à des concurrents stratégiques comme la Russie ? Non, on n'abandonne pas le champ politique. Je pense qu'on a deux grandes zones : la zone des pays anglophones comme le Kenya et Nairobi, où nous sommes l'un des partenaires en concurrence avec les autres. Et la partie francophone. Là, nos relations sont plus compliquées parce qu'on n'est pas encore sortis complètement – et je pense que le discours de Nairobi nous en fera sortir, j'espère, définitivement – d'une relation coloniale, puis postcoloniale, françafricaine, toutes les étapes que l'on connait. Ces deux situations sont différentes. Ce qu'on a pris comme engagement depuis un moment – et le président à Nairobi l'a clairement dit quand on parlait de relations politiques –, dans l'imaginaire des gens, c'était de l'ingérence : on place des présidents, etc. Il m'est arrivé à Dakar, dans la rue, de croiser des étudiants ou des gens dans la rue qui m'ont dit : « De toute façon, notre président, c'est Macron. » À l'époque de Macky Sall. Je leur ai dit : « Mais vous rigolez. » Mais c'est encore l'imaginaire. Il faut couper entièrement avec cela. Mais cela ne veut pas dire que l'on n'a pas de relations politiques avec les États. Mais des relations politiques en reconnaissant la souveraineté et l'identité des États africains, notamment francophones. Les relations politiques existent, mais l'ingérence est maintenant clairement et définitivement arrêtée. On a également supprimé nos emprises militaires. On supprime l'ingérence, on n'a plus d'emprise militaire et donc les relations deviennent forcément principalement économiques, et également – c'est l'une des grandes forces de la France – culturelles, sportives. Il y a d'autres sources d'influence et de diplomatie. Mais c'est principalement l'économie. C'est un raisonnement assez logique. Maintenant, la question qui se pose : avons-nous les entreprises, la volonté, les entrepreneurs pour aller investir plus fortement en Afrique que l'on ne le fait aujourd'hui ? Auquel cas, ce sont les autres pays concurrents qui rafleront la mise et qui auront des relations privilégiées avec l'Afrique. Donc, la balle est dans le camp des opérateurs économiques français ? Et des politiques qui doivent créer les conditions pour que les chefs d'entreprise aient envie d'y aller. Par exemple, j'ai envoyé une mission parlementaire en RDC à Kinshasa, qui est revenue il y a quelques jours et qui va finaliser la semaine prochaine un traité de coopération économique entre la France et la RDC. La Chine a un traité de coopération [avec la RDC] avec des avantages fiscaux, de stabilité, sociaux, etc. Nous, nous n'avons pas de traité de coopération économique. Voilà typiquement un rôle dans lequel nous, politiques, sommes capables de créer un cadre dans lequel on peut favoriser l'arrivée d'entreprises françaises en sécurisant leurs investissements. Vous parliez du Sénégal. Vous qui étiez à Nairobi la semaine dernière, comment expliquez-vous que des chefs d'États souverainistes comme le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, ou même ouvertement pro-russes comme le Centrafricain Faustin Archange Touadéra, aient fait le déplacement pour ce sommet Afrique-France ? Je pense – j'en suis même certain et je le constate tous les jours quand je me déplace en Afrique – que la France – l'Europe, on va dire, pour ne pas être immodestes non plus – propose le meilleur modèle de partenariat à ses partenaires, notamment africains. Qui fait plus que la France sur la biodiversité ? Qui fait plus que la France sur la santé, les vaccins ? Qui fait plus que la France sur l'enseignement, sur l'entrepreneuriat ? Ce modèle universaliste, ce ne sont pas les Russes qui le font, ce ne sont pas les Américains qui le font, ce ne sont pas les Chinois qui le font. Je pense que ce modèle trouve un écho en Afrique. Là où il y a des problèmes, c'est notre comportement qui date de la colonisation, toute l'histoire qu'on a pas soldée avec l'Afrique francophone, et je pense qu'on est en train de le faire. Mais si on élimine tous les irritants – le franc CFA, la question des visas, etc. – on redeviendra une puissance désirée. Autre facteur : quand vous voyez les crises actuelles dans le monde, qui est fiable dans ses engagements ? Ce ne sont pas les Américains, demandez aux pays du Golfe qui n'ont pas été protégés par les Américains ! Ce ne sont pas les Russes qui sont en train de quitter le Mali parce que cela ne se passe pas bien pour eux, ils ne résistent pas, ils partent. La France est là, la France est fiable et elle fait face à ses engagements, quelles que soient les circonstances. Ce modèle, je pense, les pays africains l'entendent. Concernant la Centrafrique, on a normalisé nos relations, on a retrouvé des relations normales avec le président Faustin Archange Touadéra. Les Russes sont là-bas. Nous aussi. Il faut qu'on apprenne à travailler avec tout le monde. La France – et aucun pays occidental – n'est à l'échelle des besoins des pays africains. La France seule ne peut pas répondre à l'ensemble des besoins d'un pays, et a fortiori de tous les pays africains. Donc, il faut travailler avec tout le monde, il faut apprendre cela. Il y avait une contradiction côté français : les Français sont les chantres du multilatéralisme, c'est vrai, on y croit. Sauf pour un espace dans le monde, l'Afrique francophone, où nous avons été, jusqu'à Nairobi, unilatéraux. On impose nos vérités, on impose nos vues et on ne supporte pas que l'on nous résiste. Je pense que cette contradiction est en train d'être résolue et je pense qu'elle l'a été définitivement à Nairobi. Le 25 avril dernier, le Mali a été frappé par une offensive conjointe des jihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA. La semaine dernière, à Nairobi, Emmanuel Macron a eu cette phrase : « Le départ des militaires français n'est sans doute pas la meilleure décision que les putschistes ont prise pour leur pays. » Est-ce à dire que la France se réjouit de l'échec militaire des Russes au nord du Mali ? Les Sahéliens en général – la situation au Burkina Faso et au Niger n'est pas non plus extraordinaire en termes sécuritaires – s'aperçoivent finalement que d'avoir sorti et chassé le partenaire français, c'est contre-productif. Parce que la junte malienne, je pense, a quelques jours à vivre ou quelques semaines à vivre. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse par rapport au FLA et au Jnim. Et donc le régime au Mali va changer dans quelques semaines, quelques mois, c'est inéluctable. Pour les Maliens, ils ont le choix entre les jihadistes intégristes – pas pour tous, mais ils sont quand même aujourd'hui les plus forts – et les rebelles du FLA, d'un côté, et de l'autre la vie démocratique, les libertés publiques, la vie d'avant au Mali, qui sont en danger. La vie au Mali risque de changer. Bien sûr, le président n'a pas fait la conclusion que vous avez tirée, mais c'est un constat clair. Si les Français étaient restés… Certainement avec une meilleure gouvernance d'Ibrahim Boubacar Keïta, qui faisait défaut parce que son action politique était insuffisante. C'est peut-être l'une des erreurs de Barkhane que d'avoir fait reposer la réussite de l'opération militaire sur un pouvoir politique faible qui n'était pas capable d'assurer les accords d'Alger. C'est l'erreur principale. Mais aujourd'hui, le Mali, dans quelques mois, ne sera plus le Mali d'il y a cinq ou six ans. Quel est, à votre avis, le scénario le plus probable dans les mois qui viennent au Mali ? Il y a plusieurs scénarios, je vais en donner deux pour être rapide. Le premier : si la junte et le président Assimi Goïta sont raisonnables, ils ouvrent les négociations. Il y aurait une période de transition de trois à six mois avec l'un des militaires de la Transition – je ne vais pas donner de noms, mais qui ne serait pas Assimi Goïta –, qui va jusqu'aux élections avec une période électorale dans trois ou six mois. C'est là que la question se pose : dans la gouvernance, dans le travail commun, comment intégrer le Jnim ? Le FLA, c'est peut-être plus facile, mais il faudra intégrer le Jnim. Je pense que le Jnim est prêt à déposer les armes et à arrêter la lutte armée, à condition de participer à la vie politique du pays. Pas de prendre le contrôle du Mali, mais de participer à la vie politique. La question qui va se poser pour nous, Européens ou Français, que fait-on ? Supporte-t-on cette transition dans laquelle le Jnim a un rôle politique ou on ne la supporte pas ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est un vrai problème de conscience et un vrai problème politique. Deuxième scénario : la junte veut résister absolument, ne discute pas et, à un moment ou un autre, se retrouve en position de faiblesse. Les Russes sont en train de négocier leur départ, contrairement à ce qu'ils disent, mais des éléments montrent qu'il y a là les conditions des leur départ. Là, à un moment, la junte tombera. Si ce n'est pas négocié, ce sera certainement pire que s'il y avait eu une négociation. Après, pour prendre des exemples, on peut être dans un schéma à la mauritanienne, c'est-à-dire un régime religieux, un schéma nigérian, c'est-à-dire un État fédéral au Mali dans lequel quelques États ou un État appliquent la charia – c'est le cas au Nigeria – et d'autres non. Donc un État fédéral finalement, avec des régimes différents, qui garantit la représentativité et le rôle de chacune des communautés dans la vie du pays, la vie politique du pays, comme au Nigeria par exemple. C'est un schéma. Et après il y a le schéma ultime qui est celui de l'Afghanistan. Je ne souhaite pas qu'on puisse avoir un Afghanistan en plein cœur du Sahel, parce qu'après cela aura des conséquences sur toute la zone. Vous avez les pays du Sahel, mais vous avez la Guinée, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo. Cela devient compliqué. Vous avez des éléments qui vous indiquent que les Russes sont sur le départ de Bamako ? Ils négocient. Ils ont replié leurs positions. Il y a des négociations actuellement – après, tout dépend du Jnim, tout dépend de la junte – à la faveur desquelles ils seraient prêts à rentrer, moyennant quand même un certain nombre de garanties sur les actifs qu'ils exploitent aujourd'hui au Mali. Les mines d'or, par exemple, pour lesquelles ils n'ont pas très envie de se sentir spoliés, même si leur légitimité à les exploiter, à mon avis, est assez discutable. À Madagascar, où vous vous êtes rendu il y a six mois, le nouveau régime dirigé par le colonel Michael Randrianirina se tourne de plus en plus vers la Russie, notamment vers les militaires de l'Africa Corps et vers les techniciens russes de la Commission électorale de Moscou en vue de la présidentielle de 2027. Qu'en pensez-vous ? J'en pense plusieurs choses. La première, c'est que, avec la perte d'influence, le départ ou en tout cas la minoration des Russes au Sahel, les Russes vont tout jouer sur Madagascar. Cela va être leur modèle, leur laboratoire, parce qu'ils ont des positions là-bas et que c'est une porte sur l'océan Indien. Il y a aussi une volonté et une vision stratégique. Nous, Français, avons intérêt à faire vraiment un gros focus avec beaucoup de moyens sur Madagascar pour contrer cela. Concernant leur influence réelle, les Russes ont très peu d'argent à donner, ils profitent beaucoup, notamment sur la question armée. Si on est très présents, nous, à Madagascar, pas sûr que les Russes réussissent à faire une grosse entrée et à établir une grosse emprise à Madagascar. Pour comprendre cela, il faut se mettre à la place des présidents : le président – Faustin Archange Touadéra, quand il a pris le pouvoir en 2016, ou Michael Randrianirina, ici – est désarmé. Il a besoin de développer son pays. Que fait-il ? Il va voir les uns et les autres. Il va voir le président Poutine qui lui dit : « Je te donne des instructeurs. » Le président Macron qui lui dit : « Je te propose un certain nombre d'actions économiques. » Donc le président Macron, la France en tout cas, n'est pas capable de donner ou de vendre au président Michael Randrianirina l'intégralité de ses besoins. On peut aussi le voir de façon moins conflictuelle, où un président africain, comme tout président, va chercher ses partenaires là où c'est le moins cher et là où il a des besoins. Madagascar, c'est un petit peu différent parce que les Russes, justement, vont vouloir jouer Madagascar comme une sorte de laboratoire de ce qu'ils peuvent faire en Afrique, compte tenu de leurs échecs au Sahel. Ne pensez-vous pas que les Russes vont tenter d'avoir une relation d'exclusivité avec Madagascar ? Les Malgaches ne le souhaitent pas parce que la culture malgache, la culture d'un certain nombre de dirigeants malgaches, n'est pas tournée vers la Russie. Certains le sont, mais majoritairement non. Et l'intérêt du président Michael Randrianirina n'est pas de tout mettre dans le panier russe. On le voit, les Russes sont en Guinée depuis 1960. Ils ont fait zéro route, zéro école, zéro hôpital. Ils ont fait des routes pour les mines, mais pas pour la population. Tout le monde voit l'apport quasi nul, souvent prédateur, des Russes dans les pays africains. Les Russes donnent des armes. Nous, on ne donne pas d'armes, on les vend. Et parfois on ne le fait pas parce que, quand les militaires locaux ne sont pas formés, on ne donne pas d'armes à des gens qui ne sont pas formés. Les Russes le font. On ne donne pas les mêmes services, j'allais dire. Mais si la France prend conscience qu'il y a un enjeu stratégique majeur à Madagascar, notre présence actuelle, économique, politique, culturelle, devrait suffire à limiter en tout cas l'impact des Russes. Mais il faut prendre conscience de cela. Il ne faut pas les laisser faire. À lire aussiMadagascar: l'ambassadeur de l'UE défend le rôle de l'Europe dans un pays qui se rapproche de la Russie
All right college sports fans, wide receiver Jamarin Simmons has committed to the Tigers for Clemson football's 2027 recruiting class. It's a big early win for wide receivers coach Tyler Grisham and offensive coordinator Chad Morris (not to mention head coach Dabo Swinney, a former receivers coach himself). They call Simmons, from Tallahassee, Fla., “Waffle House,” because it seems he's always open! He measures up at 5-11, 165 pounds, and is a consensus four-star prospect out of Godby High School. He is committed to join Clemson before the 2027 season, when current star receivers Bryant Wesco and T.J. Moore will become draft eligible. Longtime sports journalists Daniel Shirley and Bill Zimmerman have analysis of Simmons' game, his importance in the program, the impact he can have on this recruiting class for Swinney, and much more. #clemsonrecruiting #clemsonfootball #daboswinney #jamarinsimmons #footballrecruiting We're glad you found us -- y'all be sure to share your reactions in the comments (keep it family-friendly for the young fans), and find us on social media @ClemsonKickoff!
EPISODE 424 ECU HOF Coach Gary Overton reports on ECU Baseball from Boca Raton, Fla by Pirate Radio 92.7FM Greenville
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les conséquences de la guerre en Iran sur les baleines en Afrique du Sud, le rejet du Sénat en France d'une proposition de loi sur l'aide à mourir et la déportation forcée d'enfants ukrainiens vers la Russie. Mali : l'alliance entre le Jnim et le FLA peut-elle tenir ? Les attaques coordonnées du 25 avril menées par les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), affilié à al-Qaïda, et les rebelles touaregs du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont fragilisé la situation sécuritaire au Mali. Cette alliance a permis au FLA de s'emparer à nouveau de la ville de Kidal, au nord du Mali, et aux Jnim d'imposer un blocus autour de la capitale, Bamako. Alors que les jihadistes cherchent à instaurer un ordre islamique sur l'ensemble du territoire et que les indépendantistes revendiquent l'autodétermination du peuple de l'Azawad, comment expliquer un tel rapprochement ? Sachant que leurs revendications sont différentes, cette alliance peut-elle perdurer ? Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI. Détroit d'Ormuz : pourquoi le blocus menace les baleines en Afrique du Sud ? Au large de l'Afrique du Sud, à des milliers de kilomètres du détroit d'Ormuz, théâtre des tensions entre l'Iran et la coalition israélo-américaine, les baleines sont aussi victimes de la guerre. Selon un rapport scientifique présenté devant la Commission baleinière internationale (IWC), les risques de collision entre navires et cétacés « ont considérablement augmenté » depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Comment la guerre peut-elle avoir un impact sur l'écosystème marin au cap de Bonne-Espérance ? Des solutions sont-elles envisagées pour limiter le phénomène ? Avec Juliette Pietraszewski, journaliste au service environnement-climat de RFI. France : pourquoi le Sénat rejette encore la loi sur l'aide à mourir ? En France, la proposition de loi pour créer un « droit à l'aide à mouri » subit un nouveau revers. Dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai, à 151 voix contre 118, les sénateurs ont rejeté la « clé de voûte » du texte : l'article 2 qui évoquait le principe d'un geste létal en fin de vie. Après le rejet de cet article, le Sénat a préféré supprimer tous les autres articles un par un. C'est la deuxième fois que la chambre haute du Parlement français s'oppose à ce texte. Pourquoi cette proposition de loi pose-t-elle problème aux sénateurs alors qu'elle a été adoptée par deux fois à l'Assemblée nationale ? Désormais, que peut-il se passer ? Avec Charlotte Urien-Tomaka, journaliste au service politique de RFI. Guerre en Ukraine : quel sort pour les enfants ukrainiens déportés en Russie ? « De toutes les horreurs infligées par la guerre en Russie, la déportation et le transfert forcé d'enfants ukrainiens constituent l'un des pires crimes », a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, après une réunion des ministres des Affaires étrangères européens. À l'issue de ces discussions, les 27 ont adopté des sanctions contre seize personnes et sept entités russes accusées d'avoir enlevé des milliers d'enfants ukrainiens pour les envoyer en Russie. Comment le transfert forcé de ces enfants est-il organisé ? Quelles sont leurs conditions de vie sur le territoire russe ? Avec Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur associé chez Euro Créative.
Au Mali, les autorités de transition restent fermement résolues à combattre les groupes armés. Les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, et les rebelles indépendantistes du FLA ont mené le 25 avril une série d'attaques massives et, pour la première fois, conjointes, qui leur ont permis de tuer le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, et de prendre le contrôle de Kidal. Depuis, le Jnim a décrété un blocus sur la capitale Bamako et multiplie les attaques. Pour autant, l'armée malienne et ses partenaires russes de l'Africa Corps poursuivent leurs opérations et affichent leur détermination. Moussa Ag Acharatoumane est membre du Conseil national de transition, qui fait office au Mali, en l'absence d'élections depuis bientôt six ans, d'organe législatif. Il dirige également le MSA, groupe politico-militaire de la région de Ménaka, allié des autorités de transition et qui combat avec l'armée malienne et l'Africa Corps russe dans le Nord. RFI : Depuis les attaques du 25 avril, les opposants au régime de transition estiment que les autorités sont fragilisées. Les soutiens des militaires au pouvoir appellent au contraire à faire bloc. Pour vous, j'imagine qu'Assimi Goïta est toujours le président dont le Mali a besoin ? Moussa Ag Acharatoumane : Bien sûr, Assimi Goïta est toujours le président dont le Mali a besoin. Il continue à gouverner normalement son pays. Je tiens quand même à rappeler que malgré les attaques du 25 avril, le Mali est un État qui est debout, est un État qui agit et les forces de défense et de sécurité ont repoussé les actions terroristes, malgré la complexité des attaques et particulièrement le lot de complices internes et externes. Aujourd'hui, nous avons une armée qui est très soudée, le commandement est ensemble, les soldats sur le terrain ont le moral et les opérations continuent sur l'ensemble du territoire. Les attaques des groupes armés continuent, Bamako est sous blocus, mais le régime est donc solide, prêt à faire face. Le régime est solide, j'irai même plus loin : c'est le peuple malien même qui est solide aujourd'hui. Les Maliens aiment leur armée, les Maliens aiment leur pouvoir et les Maliens aiment leur pays. L'alliance, sur le terrain, entre les jihadistes du Jnim et les indépendantistes du FLA, vous en pensez quoi ? Tout le monde connaît ce qu'on appelle al-Qaïda. Les frères qui ont fait ce choix de s'allier à al-Qaïda n'ont pas tiré les leçons de 2012 parce que, en 2012, il y a eu pratiquement la même tentative et le monde entier est témoin de ce qui s'est passé. Et une partie des frères, pas tous, parce qu'il y a une partie de nos frères, malheureusement, qui ne se sont jamais éloignés de la nébuleuse d'al-Qaïda, mais par contre, certains ont toujours été des grandes victimes de cette organisation, y compris certains de leurs premiers responsables, dont les familles ont été décimées par al-Qaïda. Et c'est le même al-Qaïda qui est là, et c'est le même al-Qaïda aussi qui est auteur de l'assassinat de Ghislain Dupont et Claude Verlon, les journalistes de RFI tués à Kidal (en 2013, assassinat revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique, dont l'un des commanditaires, Seidane Ag Hitta, est aujourd'hui parmi les principaux dirigeants du Jnim, ndlr). On s'en souvient, bien évidemment. Cette alliance, c'est une très mauvaise chose. Je pense que nos frères doivent prendre conscience de l'erreur grotesque qu'ils sont en train de faire et revenir en arrière. Ils doivent faire exactement comme le MSA et le Gatia (deux groupes politico-militaires alliés du régime de transition). Ils se sont alliés à l'armée malienne pour combattre le terrorisme international. Les dirigeants du FLA assurent qu'il ne s'agit que d'une alliance militaire contre leur ennemi commun, l'armée malienne et l'Africa Corps, et qu'il n'y a pas, au-delà, de projet commun. Quand on voit l'organe officiel d'al-Qaïda à l'échelle internationale mentionner son alliance avec le FLA, quand on voit Iyad Ag Ghali (chef du Jnim, ndlr) coordonner lui-même les opérations sur Kidal à côté d'Alghabass Ag Intallah (l'un des dirigeants du FLA, ndlr), quand on voit les défilés qu'ils ont organisés dans les rues de Kidal, avec les drapeaux noirs mentionnant leur projet satanique. Je le répète, nos frères sont dans l'erreur. Ils ont été victimes de ces gens en 2012 et ce sont les mêmes acteurs qui continuent en 2026. Le Jnim et le FLA contrôlent désormais Kidal et Tessalit. L'armée malienne et l'Africa Corps russe restent présents à Aguelhoc et Anéfis. Est-ce qu'il faut s'attendre à une contre-offensive des forces nationales dans la région de Kidal ? Les forces de défense et de sécurité sont en pleine réorganisation et elles sont bel et bien présentes dans la région de Kidal. Ils sont déterminés, ils vont mener des opérations sur l'ensemble du territoire national et ils ne vont pas céder un centimètre de ce territoire à une organisation terroriste. Le général El Hadj Ag Gamou, nommé gouverneur de Kidal par les autorités de transition en 2023 et que vous connaissez bien : on le dit actuellement à Gao. Est-ce que c'est le cas ? Est-ce qu'il pourrait participer à la contre-offensive sur Kidal ? Le général El Hadj Ag Gamou va très bien, je tiens à rassurer tout le monde là-dessus. Il a le moral très haut, il a les pieds sur terre et la tête haute. Il est gouverneur de la région de Kidal. Les offensives, la réorganisation de l'armée, son redéploiement, les opérations, ça c'est l'armée qui s'en occupe. Lui, sa fonction, c'est d'être gouverneur de cette région. Il va très bien et il n'a pas de problème. Dans votre région de Ménaka, l'armée malienne et l'Africa Corps russe ont repoussé fin avril les offensives de l'État islamique, groupe jihadiste rival du Jnim. Depuis, quelle est la situation dans la ville ? Aujourd'hui, la situation est sous contrôle. L'administration a repris son travail, la vie normale a repris, les forces de défense et de sécurité et leurs partenaires contrôlent la ville, mènent des patrouilles régulièrement. Mais ceci étant dit, la menace est toujours là. Il ne faut pas se leurrer, nous sommes en guerre contre l'une des organisations terroristes les plus dangereuses au monde, donc nous restons sur le qui-vive. Mais pour le moment, à Ménaka, la situation est assez calme. Dialoguer, négocier avec le Jnim et le FLA, c'est aujourd'hui ce que prônent notamment des opposants au régime en place, comme la Coalition des forces pour la République (CFR) de l'imam Dicko. Mais c'est depuis une dizaine d'années une recommandation de toutes les concertations nationales, y compris du dialogue inter-malien organisé sous la Transition. Les autorités actuelles s'y refusent catégoriquement. Vous, vous y êtes favorable ou pas ? En fait il n'y a pas à discuter avec des gens qui ont un projet de destruction de notre pays. L'État malien protège sa population, protège son intégrité territoriale et il n'y a absolument rien à négocier avec ces gens-là en l'état actuel, sauf s'ils revoient leurs pensées et leurs projets. Ce sont des Maliens, s'ils reviennent à de meilleurs sentiments, je pense qu'il y a de la place pour tout le monde, mais pas dans ces conditions. À lire aussiAu Mali, «l'externalisation de la sécurité n'a pas fonctionné», selon Bakary Sambe du Timbuktu Institute
Once per quarter, Ben and Sam Rogers with BUILD Coaching Company host The Underground Huddle - an interview with a prominent leader in sports or business with BUILD clients and other select guests present. All attendees live our mission to build an army of Disciplined Leaders and share our vision to be a resource for and a connector of current and aspiring leaders in small business, sports, and other areas of life. For the 14th Underground Huddle, our guest was Chris Vaughn, assistant director of college scouting for the Dallas Cowboys. He joined the Cowboys in 2017 as an area scout after 18 years coaching college football with stops at Texas, Memphis, Ole Miss, and Arkansas. Today he works closely with the Cowboys VP of Player Personnel on talent evaluation. A former linebacker at Murray State, Vaughn is originally from Tallahassee, Fla., and most importantly is a husband to Marquette and a father to three children. Recorded June 2025.
Le sommet Afrique-France de Nairobi, c'est aujourd'hui, lundi 11 mai et demain, mardi 12 mai, avec quelque trente chefs d'État et de gouvernement et quelque deux mille chefs d'entreprise, qui sont attendus dans la capitale du Kenya. Mais après les revers qu'elle a subis ces dernières années, la France a-t-elle encore un rôle stratégique à jouer sur le continent ? Aïssata Tall Sall a été la ministre des Affaires étrangères du Sénégal de 2020 à 2023. Aujourd'hui, elle est députée et dirige le premier groupe de l'opposition à l'Assemblée nationale. En ligne de Dakar, Maître Aïssata Tall Sall répond aux questions de C. Boisbouvier. RFI : Aïssata Tall Sall, pour la première fois dans l'histoire des sommets Afrique-France, une édition se déroule en terre anglophone. Qu'en pensez-vous ? Aïssata Tall Sall : Je pense que c'est inédit et que nous devons lire cela sous le prisme d'une géopolitique africaine. La France, on doit le dire, n'est plus ce qu'elle était, il y a quelques années, en Afrique, pour ce qui est de ses relations, en tout cas avec ses anciennes colonies. Les pays de l'AES [le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui forment l'Alliance des États du Sahel, NDLR] sont là. Les souverainistes sont là, avec de nouveaux pouvoirs. Il y a aussi notre société civile, notre opinion, qui est très très dure et exigeante vis-à-vis de la France. Il y a aussi ces bases militaires qui étaient là – je sais que celles du Sénégal sont déjà parties. Je pense que la France elle-même est en train de revoir sa relation avec l'Afrique. Et tout cela dans ce que les Africains, eux, résument par « ni exclusivité, ni exclusion » : c'est-à-dire dans une relation multilatérale libre, avec tous les États, dont le centre du monde n'est nulle part. Il est seulement là où vont les intérêts des pays africains. Le mot d'ordre de ce sommet de Nairobi, c'est l'économie. Est-ce que la France a encore un rôle à jouer dans le développement économique du continent ? Je pense que oui. C'est un rôle de leader, de conducteur, ou alors d'éveilleur de ce partenariat, sur des questions telles que la sécurité, telles que le climat, les questions de santé – on sort d'une pandémie de Covid. Il y a aussi les questions financières : est-ce que la France peut être ce grand messager qui pourra influer sur ses partenaires dans l'OCDE, dans le G7, pour que toutes ces règles puissent être allégées à la lumière des difficultés et surtout des besoins de financement des économies africaines. L'autre mot d'ordre de ce sommet de Nairobi, c'est la paix et la sécurité en Afrique. Or, les militaires français ont été chassés des trois États de l'AES et du Sénégal. Est-ce que le rôle stratégique de la France en Afrique de l'Ouest est fini ? Pour ce qui est du Sénégal, c'est peut-être trop forcé sur la caricature (elle rit). Les problèmes de sécurité sont prégnants, particulièrement en Afrique de l'Ouest, particulièrement pour moi, la Sénégalaise qui est frontalière du Mali. Donc, aujourd'hui, je pense que nous devons appréhender ces questions de sécurité sous un autre prisme : ce n'est pas celui de la présence de bases militaires qui vont garantir d'ailleurs, la plupart du temps – si on se dit la vérité – la sécurité des régimes en place. Nous, nous voulons la prévention. Et la prévention, c'est par le renseignement, c'est par un vrai échange discret, mais très fort dans le Sahel, et que la France, ainsi que les autres partenaires, puissent nous aider à cela, pour que nous soyons au-devant de la sécurité et pas attendre de subir, pour ensuite appeler à une quelconque intervention. Il y a deux ans, la président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a fait campagne pour l'émancipation de son pays par rapport à la France. Il y a 18 mois, il a annoncé la fermeture de la base militaire française de Dakar. Mais il est toutefois attendu au sommet Afrique-France de Nairobi. Est-ce que vous êtes surprise ? Je ne suis pas surprise et pour moi, ce n'est pas antinomique. Pour moi, le multilatéralisme est vraiment l'axe du partenariat et l'axe de la relation que nous devons avoir avec les États. Je vais vous raconter une anecdote. Il y a deux ans ou un peu plus, en tant que ministre des Affaires étrangères, j'avais accompagné le président Macky Sall au sommet Russie-Afrique [en juillet 2023 à Saint Petesbourg]. Et il y avait bien sûr le président russe Vladimir Poutine, mais il y avait le grand chef de l'Église orthodoxe, Cyril. Le patriarche Cyril s'est adressé aux Africains pour leur dire : « Nous avons les mêmes valeurs. » Et aujourd'hui, nous sommes en train d'implanter de petites églises orthodoxes un peu partout en Afrique. Et j'ai même vu des Africaines, comme des nonnes habillées en orthodoxes. Et j'ai compris que l'influence que la Russie était en train d'exercer dans nos États était une influence multiforme : pas seulement sur la sécurité, pas seulement sur l'économie, mais également sur le religieux. Et c'est à ça aujourd'hui que nous faisons face. Mais je pense que, fondamentalement, la relation historique que nous avons avec la France et avec l'Occident – les valeurs de démocratie, de droits de l'homme, que nous partageons avec la France et avec l'Occident – doit faire que nous puissions être à l'aise avec la France, avec les Occidentaux, bien avant qu'avec tous les autres. Et c'est peut-être la raison pour laquelle le président [Bassirou Diomaye Faye, NDLR] pense que, malgré tout ce qu'il a dit, malgré tout ce qu'il a fait, cette relation doit exister et qu'il doit se rendre là où elle doit s'exprimer : c'est-à-dire aujourd'hui à Nairobi. Est-ce que la présence de militaires russes dans les trois États de l'AES, et notamment au Mali, est bénéfique pour ces pays, selon vous ? Je ne peux pas répondre directement à cette question, parce que seuls ces pays-là peuvent apprécier si la présence leur est bénéfique ou pas. En tout cas, ce que j'observe, c'est que, malgré cela, les jihadistes sont toujours actifs et même très actifs. On a vu ce qui s'est passé le 25 avril [attaques coordonnées des jihadistes du Jnim et des rebelles du FLA, dans la plusieurs villes et localités maliennes, NDLR]. Je pense que le Mali a encore besoin de beaucoup de concours de tous les pays, pour arrêter cette escalade qui ne cesse de monter. Donc les Russes sont là-bas. C'est une appréciation souveraine des dirigeants du Mali. Mais je pense que c'est encore loin d'être suffisant pour garantir la paix et la sécurité dont nous avons besoin dans cette sous-région. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique
Dr. Patrick Frias is a truly unique leader with a truly unique story. Today, he is wrapping up his tenure as Co-President and Chief Executive Officer of Rady Children's Health before heading back to his old stomping grounds in Georgia to lead Children's Healthcare of Atlanta. In episode 209 of the Backstory, Anne Hancock Toomey interviews Dr. Frias about how he became who he is today and the way he thinks about leadership. co-CEO of Rady Children's Health, noting that after their recording he was announced as the next leader of Children's Healthcare of Atlanta. He was born in Chile, raised in Gainesville, Fla., and finished college in Nebraska as a theology major before heading off to medical school to become a pediatric cardiologist. Along the way, he learned from – and was deeply supported by – his family during some tough childhood years. He also learned how to treat people thanks to an early job pumping gas at a local Mobile station. Today, he leads by focusing on mission and people first, and in this conversation he and Anne talk about: How to stay grounded and steady through both success and adversity The importance of surrounding yourself with talented people and empowering them to lead Leading with humility, empathy and a clear sense of purpose, especially in a complex world like healthcare Chapters: 1:57 Roots in Chile and Florida 3:42 Bullying and Empathy 4:29 First Jobs 6:27 Creighton, Theology and Pediatric Cardiology 11:41 Atlanta Career and Leadership Rise 15:07 Healthcare Leadership Realities 17:26 Becoming Rady CEO 24:55 Merger Mission and Stakeholders 30:13 Leadership Traits and Growth Edge 32:07 Lightning Round Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un foyer présumé d'hantavirus à bord d'une croisière, une « guerre civile » entre chimpanzés en Ouganda et le retrait de militaires américains d'Allemagne. Mali : pourquoi Assimi Goïta, déjà chef de la junte, devient ministre de la Défense ? Après la mort du ministre de la Défense Sadio Camara lors des attaques du Jnim et du FLA du 25 avril, le chef de la junte Assimi Goïta reprend le poste du chef des armées. Il a également désigné un ministre délégué pour le seconder, le général Oumar Diarra, qui était jusque-là chef d'état-major de l'armée de terre. Pourquoi le président de la Transition malienne a-t-il décidé de cumuler autant de fonctions ? Des nominations supplémentaires sont attendues dans l'armée. Que pourraient-elles changer dans le contexte actuel du pays ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Hantavirus : quel est ce virus détecté à bord d'une croisière ? Pendant plusieurs jours, le bateau de croisière MV Hondius est immobilisé au large du Cap-Vert. En cause : une suspicion d'un foyer d'apparition de l'hantavirus à bord du navire. En tout cas, trois personnes sont mortes, dont un cas d'hantavirus détecté. Pour l'Organisation mondiale de la santé, il y a un « faible risque de propagation ». Alors pourquoi parle-t-on d'un foyer présumé ? Comment cette maladie se propage-t-elle ? Y a-t-il des raisons de s'inquiéter d'une épidémie d'envergure ? Avec Welly Diallo, journaliste au service Afrique de RFI. Ouganda : que sait-on de la « guerre civile » entre chimpanzés ? En Ouganda, au sein du parc national de Kibale, une « rare » guerre fait rage entre des chimpanzés. Appelé « conflit de Ngogo », ce phénomène a été documenté par une équipe internationale de chercheurs. Pourquoi les experts parlent-ils d'une « guerre civile » ? Comment ces rivalités se manifestent-elles au quotidien ? Quel est l'intérêt d'observer ce phénomène ? Avec Juliette Pietraszewski, journaliste au service environnement-climat de RFI. Allemagne : vers un retrait de 5 000 militaires américains Le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a ordonné le retrait de 5 000 militaires d'Allemagne d'ici un an, soit environ 15% de ses effectifs présents dans ce pays. Comment expliquer cette décision ? Ce retrait peut-il engendrer des conséquences ? Quel est le rôle de ces soldats américains en Allemagne ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin.
Au Mali, Assimi Goïta cumule désormais les fonctions de président et de ministre de la Défense, après la mort de Sadio Camara tué lors des attaques terroristes du 25 avril. Des attaques coordonnées, sans précédent depuis 2012, menées conjointement par les jihadistes du JNIM, affilié à Al-Qaïda, et les rebelles touaregs du FLA. La junte qui avait promis la sécurité, la souveraineté, la dignité tient-elle encore ses promesses ? Assimi Goïta peut-il gouverner et conduire la guerre en même temps ? Est-ce un signe de force ou l'aveu d'un régime à bout de souffle ? Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu
President Donald Trump offered a candid and comedic explanation for why he never owned a dog while in office during the Forum Club of the Palm Beaches' annual dinner in West Palm Beach, Fla. The event, held near Mar-a-Lago, marked Trump's second appearance in Florida on the same day and his first public remarks outside the White House grounds since a recent shooting incident at the White House Correspondents' Association dinner. Trump reflected on the pressure he faced upon entering the White House in 2017 to adopt a dog, noting the long-standing tradition among U.S. presidents. "When I went to the White House, they said, 'Sir, you'll be the first president in 68 years, or something, that doesn't have a dog.'"Advertising Inquiries: https://redcircle.com/brandsPrivacy & Opt-Out: https://redcircle.com/privacy
durée : 00:43:02 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Le Mali vit une offensive coordonnée des djihadistes du JNIM et des rebelles touareg du FLA. La junte peut-elle tenir ? Wassim Nasr, journaliste à France 24, et Djenabou Cissé, chercheuse associée à la Fondation pour la recherche stratégique, nous livrent leur analyse. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Wassim Nasr Journaliste à France 24, spécialiste des mouvements djihadistes; Djenabou Cissé Chercheuse associée à la Fondation pour la Recherche Stratégique, spécialiste du Sahel
Assimi Goïta est le nouveau ministre de la Défense du Mali. Le président de la transition va cumuler ce poste, en remplacement de Sadio Camara, tué lors d'une attaque djihadiste du JNIM et du FLA. Le chef d'état-major de l'armée malienne, le général Oumar Diarra, exercera, quant à lui, les fonctions de ministre délégué à la Défense.
Il y a une semaine au Mali, une série d'attaques simultanées contre des positions stratégiques de l'armée dans plusieurs villes, y compris la capitale Bamako, a fait vaciller la junte au pouvoir. Le numéro 2 du régime, le ministre de la Défense Sadio Camara, a été tué à Kati tandis que la ville symbole de Kidal, dans le nord, tombait aux mains des rebelles. Un camouflet pour la junte et pour les paramilitaires russes contraints de battre en retraite. Des attaques menées conjointement par le Jnim (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à al-Qaïda) et par le FLA, le Front de libération de l'Azawad, cette vaste zone du nord du Mali dont les séparatistes touaregs réclament l'indépendance depuis des décennies. Mardi 28 février 2026, après trois jours de silence, le chef de la junte, Assimi Goïta, a appelé à un sursaut national et déclaré la situation sous contrôle mais les rebelles continuent de progresser : ils se sont emparés hier du camp militaire stratégique de Tessalit dans le nord. Que cherchent le Jnim et le FLA ? Ont-ils les mêmes objectifs ou sont-ils des alliés de circonstance ? La junte, qui ne contrôle qu'à peine 30% du territoire, pourra-t-elle se maintenir au pouvoir après avoir échoué, avec ses partenaires russes, à restaurer la paix et l'autorité de l'État dans tout le pays ? En cas d'effondrement du régime militaire, faut-il craindre un effet domino au Sahel ? Quel rôle joue l'Algérie en coulisses ? Avec : Bakary Samb, directeur du Timbuktu Institute et fondateur de l'Observatoire des radicalismes et conflits religieux Francis Kpatindé, ancien journaliste, spécialiste de l'Afrique, enseignant à Sciences Po Oumar Berté, politologue, avocat associé au barreau de Paris et chercheur associé au Centre d'études juridiques de l'Université de Rouen-Normandie.
Algorithmes, intelligence artificielle agentique, modèle d'apprentissage... La recherche se penche sur le rôle des patrons de la tech, derrière ces innovations technologiques. Des concepteurs animés d'un désir de toute-puissance, aux valeurs fondamentalement contraires au projet démocratique ? La conjonction entre un courant illibéral en pleine croissance et l'accélération technologique interroge. Émanant de la Silicon Valley, les thèses illibérales se propagent jusqu'en Europe. Lauréate de Choose France for Science, qui vise à faire de la France une destination de référence pour la recherche et l'innovation, Marlène Laruelle vient d'inaugurer à l'Inalco à Paris le programme des « Illiberalism studies », qu'elle conduisait jusque-là aux États-Unis, à l'Université George-Washington. L'essor accéléré de l'intelligence artificielle (IA) et de sa mise à disposition du grand public pousse à s'interroger sur son rôle dans la montée des courants illibéraux, ces idéologies qui remettent en cause les fondements des démocraties libérales. L'illibéralisme de la Silicon Valley Marlène Laruelle, historienne et politologue, souligne que les géants de la tech, notamment ceux de la Silicon Valley tels Peter Thiel ou Elon Musk, ont en partage des valeurs illibérales favorisant un pouvoir exécutif fort, à l'encontre des principes d'équilibre des pouvoirs entre le judiciaire, le législatif et l'exécutif. On trouve aussi dans cette famille idéologique un rejet des minorités, une tendance à l'homogénéisation culturelle, teintée de racisme et de xénophobie, et une opposition radicale au progressisme sur les questions de mœurs, de sexualité et de genre. Sur les très grandes plateformes numériques, émanant de ce milieu très particulier qu'est la Silicon Valley, le public se trouve soumis à des algorithmes de recommandation totalement opaques, qui en viennent à amplifier la polarisation de nos sociétés, et qui alimentent la désinformation et l'érosion de la frontière entre réel et fiction. C'est un constat, l'IA semble accélérer la fragmentation du vivre ensemble, tout en servant des intérêts lucratifs plutôt que l'intérêt général. « Toutes les grandes sociétés d'intelligence artificielle sont des sociétés privées. Ce qui pose la question de la transparence et de la responsabilité démocratique de grandes sociétés privées qui travaillent pour le profit et non pour le bien public. » La soi-disant neutralité technologique Contrairement à ce que prétendent les idéologues de la Silicon Valley – tel un Elon Musk qui revendique avec sa société xAI être en mesure de servir la vérité vraie sur un plateau à travers son chatbot Grok – la neutralité de ces outils est loin d'être un fait établi. De nombreux projets de recherche se penchent sur la question en France et en Europe, indique Marlène Laruelle. Il s'agit de tenter de déconstruire l'idée que le modèle d'intelligence artificielle serait neutre parce qu'il est technologique et algorithmique. Au contraire, ces chercheurs tendent à démontrer que la simple création de l'algorithme est biaisée. L'algorithme est entraîné par toutes les bases de données qu'il a pu lire, qui sont pleines de préjugés, explique Marlène Laruelle. Il y a aussi toutes les petites mains qui doivent entraîner la machine, avec leurs propres biais humains, et ensuite, certains projets qui apparaissent eux nettement politiques. Celui d'Elon Musk par exemple, dont l'objectif avoué est un modèle d'intelligence artificielle qui serait idéologiquement détaché de ce qu'il appelle la gauche woke. L'idée que les algorithmes sont neutres est un mensonge technique, puisqu'on sait très bien qu'il y a tout plein de biais qui sont reproduits dans les algorithmes. Cet entretien est le sixième épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro. Nos chroniques de fact-checking Ces nouvelles technologies qui permettent l'accélération de la circulation de l'information favorisent aussi la viralité des contenus mensongers, et l'on s'attache dans cette émission à dévoiler la mécanique de la désinformation. Comme souvent en cas de tensions, les infox pullulent sur les réseaux sociaux. C'est le cas au Sahel. Depuis les attaques menées par le Jnim et le FLA au Mali, de nombreuses infox viennent alimenter les peurs et brouiller la compréhension des faits. La chronique de Grégory Genevrier : Mali: l'armée malienne et l'Algérie voisine au cœur des rumeurs Quant au conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban, il nourrit la désinformation jusqu'en Côte d'Ivoire : La chronique de Kahofi Suy d'AFP factuel : Cette vidéo ne montre pas des Libanais agressant un policier ivoirien, elle a été tournée au Zimbabwe
Le Mali est toujours secoué par les attaques menées samedi dernier par les jihadistes du Jnim et les rebelles du FLA. Kidal est sous leur contrôle. Ils visent désormais Gao et demandent aux Russes de quitter le Mali. Du côté de la capitale, Bamako, les jihadistes ont décrété un blocus mercredi. Dans le même temps, le président de la transition, Assimi Goïta, faisait sa première apparition télévisée depuis samedi.
« Je tiens à reconnaître la qualité de la coopération avec notre partenaire stratégique la Fédération de Russie » : petite phrase remarquée hier lors de la réapparition publique du chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta. Phrase rapportée notamment par le site d'information Bamada. Il n'en reste pas moins que la Russie, au travers de ses paramilitaires d'Africa Corps, n'a été d'aucun secours ce week-end lors des attaques menées par les djihadistes et les indépendantistes. « Après la prise de Kidal par les rebelles du FLA, le Front de libération de l'Azawad, dimanche, au moins 400 paramilitaires russes de l'Africa Corps, ont été évacués sous escorte de la ville », pointe Le Monde Afrique. Un accord de retraite, pour ne pas dire de capitulation, avait été conclu avec le FLA. « La junte a ainsi vu son plus fidèle allié lui tourner le dos », constate encore Le Monde Afrique. Et « de nombreux soldats maliens et russes restaient retranchés au sein de bases militaires, avant-hier, dans le nord et dans le centre du pays, encerclés par des membres du JNIM et du FLA, selon plusieurs sources sécuritaires. » Capitulation… « À Kidal, la vitrine malienne de Moscou se brise », renchérit Afrik.com. « Ce revers dépasse le terrain militaire, estime le site panafricain. Il atteint directement le discours politique construit autour du partenariat russe et propagé par la puissante machine médiatique du Kremlin. Désormais, sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, des voix accusent déjà les forces russes de s'être retirées trop vite, voire d'avoir laissé les soldats maliens exposés. » Ceux-ci, en effet, n'ont pas été évacués de Kidal. Ils sont restés prisonniers… « Pour les régimes africains tentés par le modèle russe, encore récemment Madagascar par exemple, le message est tangible, relève encore Afrik.com : Moscou peut aider à reprendre une ville ou soutenir un pouvoir. Mais stabiliser un pays, reconstruire un État et gagner une guerre asymétrique demandent bien davantage que des mercenaires, des blindés et un discours anti-occidental. » « Au Mali, assiste-t-on au crépuscule de l'"ami" russe ? », s'interroge Le Nouvel Obs à Paris. « Près de quatre ans après l'arrivée en fanfare des paramilitaires russes au Mali, le vernis craque », constate l'hebdomadaire français. « C'est l'effondrement d'un modèle. Bamako avait tout misé sur les paramilitaires russes, 2 500 hommes environ au total, pour restaurer l'intégrité territoriale du Mali. Pour le Kremlin, qui voyait dans le Sahel sa nouvelle vitrine géopolitique, le réveil est brutal. » Qui plus est, souligne encore Le Nouvel Obs, depuis ces 3 dernières années, « faute de victoires militaires probantes, les Russes et l'armée malienne se sont enfoncés dans une politique de la terreur, pratiquant des abus systématiques lors de leurs opérations, notamment contre les Peuls, considérés comme des partisans des djihadistes. Les rapports de l'ONG Human Rights Watch sont accablants : exécutions sommaires, massacres ciblant des populations comme à Douentza, Kayes, Ségou et Tombouctou. » Trop de failles… En tout cas, 4 jours après cette série d'attaques coordonnées, « le Mali tente de reprendre le cours normal des choses, pointe Ledjely à Conakry. Très secouées par l'ampleur inédite du choc, les autorités reprennent progressivement la direction du pays, à mesure que la situation se stabilise notamment à Bamako et ses environs. C'est ainsi que le général Assimi Goïta, invisible et mutique depuis les évènements, s'est adressé hier soir à ses compatriotes, relève le site guinéen. Conscient qu'il devait remonter le moral d'un pays qui a failli toucher le fond, il s'est montré rassurant, tout en appelant les Maliens à ne céder ni à la panique ni à la division. » Et le chef de la junte n'a pas manqué de dénoncer « un vaste plan de déstabilisation du pays, conçu et exécuté par les terroristes, avec le soutien de "sponsors internes et externes". » Toutefois, relève encore Ledjely, rien « ne saurait excuser voire masquer les failles béantes qui ont rendu ces attaques possibles. Ces failles, il faudra les identifier et en retrouver les responsables. Y compris du côté du partenaire russe. Ce diagnostic en forme d'introspection objective et exhaustive, c'est la première tâche qui attend Assimi Goïta. Et il doit s'y atteler avec urgence. »
This week we welcome Dusty May, Head Coach of the 2026 NCAA Champion Michigan Wolverines Men's Basketball team. He was hired in 2024 by Michigan and immediately turned the program around winning 18 more games than 2023 and leading the Wolverines back to the top of the Big 10 and to the NCAA Sweet 16. In 2026 they went 37-3 and defeated UConn in the NCAA final to take their second ever national title. In this incredible conversation, May shares what his non negotiables are, how he creates a player centered environment centered around decision making and a willingness to make the right kind of mistakes. He also speakes to why he has such a calm sideline demeanor, the role of love in coaching, and so much more. Prior to Michigan, may led Florida Atlantic for six straight winning seasons in Boca Raton, Fla. (2018-24), May captured Florida Atlantic's first regular-season and tournament championships while playing in Conference USA in 2023. 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Top headlines for Tuesday, April 28, 2026A shooting at the White House Correspondents' dinner forced Donald Trump and senior officials to evacuate, with a suspect in custody and facing federal charges after a Secret Service agent was struck but survived. In Northern Ireland, pastor Clive Johnston awaits a major ruling after being prosecuted for preaching inside a “safe access zone,” raising international concerns over free speech and religious liberty. Meanwhile, the U.S. Supreme Court declined to hear a case involving parental rights and school gender policies, leaving a controversial lower court decision in place.00:11 5 things about suspected WHCA Dinner shooting suspect Cole Allen00:59 Pastor prosecuted for preaching John 3:16 anxiously awaits ruling01:45 Netanyahu meets with Christian IDF soldiers, thanks them02:37 Nurture promises to help churches care for, engage members03:29 Wesley Huff, Jeremiah Johnston dispute viral Noah's Ark claim04:25 SCOTUS rejects parents complaint over Fla. school trans policy05:13 Top NFL Draft pick Fernando Mendoza praises GodSubscribe to this PodcastApple PodcastsSpotifyGoogle PodcastsOvercastFollow Us on Social Media@ChristianPost on TwitterChristian Post on Facebook@ChristianPostIntl on InstagramSubscribe on YouTubeGet the Edifi AppDownload for iPhoneDownload for AndroidSubscribe to Our NewsletterSubscribe to the Freedom Post, delivered every Monday and ThursdayClick here to get the top headlines delivered to your inbox every morning!Links to the News5 things about suspected WHCA Dinner shooting suspect Cole Allen | U.S.Pastor prosecuted for preaching John 3:16 anxiously awaits ruling | WorldNetanyahu meets with Christian IDF soldiers, thanks them | WorldNurture promises to help churches care for, engage members | BusinessWesley Huff, Jeremiah Johnston dispute viral Noah's Ark claim | U.S.SCOTUS rejects parents complaint over Fla. school trans policy | PoliticsTop NFL Draft pick Fernando Mendoza praises God | Sports
C'est le titre d'un long article de Jeune Afrique qui revient heure par heure, ville par ville, sur les attaques qui ont ensanglanté le pays samedi dernier. « Du nord au centre du Mali, au moins six des plus importantes villes du pays, dont la capitale, Bamako, se réveillent ce samedi 25 avril aux prises avec une offensive massive et coordonnée d'une ampleur inédite depuis le début du conflit, en 2012. Partout, relate le site panafricain, des milliers d'hommes en armes déferlent dans les rues, prenant pour cible les symboles du pouvoir et de l'armée : casernes, commissariats, gouvernorats, aéroports… Les combats se livrent en pleine rue, parfois à l'arme lourde et au mortier. » Kati: au cœur du pouvoir Et les djihadistes du JNIM et les rebelles du FLA, dans une alliance inédite, osent même frapper au cœur du pouvoir militaire, dans Kati, la ville garnison à la lisière de Bamako. « Aux premières lueurs du jour, poursuit Jeune Afrique, un homme au volant d'un véhicule kamikaze bourré d'explosifs fonce sur la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, et enclenche sa charge. Le souffle est si puissant que tout le bâtiment s'effondre, emportant une mosquée attenante et près d'une trentaine d'autres maisons. Le ministre, sa deuxième femme, l'un de ses enfants, son neveu, ainsi que les gardes présents, sont tués. » Les combats feront rage à Kati toute la journée. « C'est dans ce contexte particulièrement instable que Modibo Koné – patron de la Sécurité d'État, les services de renseignement – aurait été blessé », relate encore Jeune Afrique. Et « l'inquiétude ne cesse de grandir au sein de l'armée. Si le décès du général Camara est confirmé, la situation n'en reste pas moins confuse. La même interrogation concerne Assimi Goïta, dont le domicile se trouve à quelques centaines de mètres de celui de Sadio Camara ». Quid d'Assimi Goïta ? En effet, « incertitude sur le sort d'Assimi Goïta », titre Afrik.com. « Depuis le déclenchement des attaques, aucune apparition publique ni communication officielle du chef de la junte n'a été enregistrée. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers un site sécurisé, probablement un camp des forces spéciales à proximité de la capitale. Est-il toujours en vie ? » Hier, c'est le premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, qui s'est exprimé. « Il a expliqué, rapporte Sahel Tribune à Bamako, que les assaillants avaient pour objectif de semer la peur et le doute, de briser la cohésion nationale et d'affaiblir la détermination collective. Selon lui, “ces objectifs ont échoué“, car la population n'a pas eu peur, la cohésion nationale s'est renforcée et la détermination est plus grande que jamais. » Pour sa part, l'AES, l'Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a dénoncé hier un « complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel. » Le communiqué, publié notamment par le site Maliweb, affirme que « le dessein macabre de ces bourreaux de la paix a été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée par les forces armées maliennes ». « Affligeante faillite » Ledjely, à Conakry, s'inscrit en faux : « Les autorités maliennes doivent accepter de voir la réalité en face, s'exclame le site guinéen. Car, au regard de leur affligeante faillite incarnée par la tragédie que le pays a vécu samedi, elles doivent nous épargner les excuses et boucs émissaires habituels. A minima, elles doivent juste admettre leur échec. (…) Un échec qui ne résulte pas nécessairement d'une supériorité militaire de l'ennemi, relève encore Ledjely. Mais qui est aussi et surtout celui de la méthode et de l'approche de la junte malienne. Une junte qui travaille davantage à la confiscation du pouvoir qu'à l'authentique lutte contre l'insécurité. » Vers une guerre civile ? Enfin que peut-il se passer maintenant au Mali ? Pour Michaël Ayari, analyste pour International Crisis Group, interrogé par Le Point Afrique, on pourrait assister à « une progression graduelle de l'emprise djihadiste, à la multiplication d'alliances locales opportunistes et à une tendance des acteurs extérieurs à privilégier des réponses militaires. Cette dynamique pourrait en outre aggraver les fractures communautaires et conduire à une véritable guerre civile ». De plus, poursuit Michaël Ayari, « le principal risque est la régionalisation du conflit malien. Le Mali partage de longues frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ; toute dégradation dans le Nord peut provoquer des déplacements de populations, des incidents transfrontaliers, des frappes mal contrôlées ou des tensions militaires directes ».
durée : 00:12:48 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Le Mali a subi des attaques coordonnées inédites menées par le JNIM et le FLA contre plus de 12 sites. Le ministre de la Défense a été tué, Kidal est tombée et Assimi Goïta reste introuvable. A quelle point la junte militaire est-elle fragilisée ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Anna Sylvestre-Treiner journaliste, cheffe du service Afrique au Monde
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les embouteillages dans le canal de Panama depuis la fermeture du détroit d'Ormuz et la présence d'agents de la CIA au Mexique. Mali : que sait-on de l'offensive conjointe du FLA et du Jnim ? Au Mali, des attaques simultanées dans plusieurs villes, y compris Bamako, par des rebelles touaregs du Front de libération de l'Azawad (FLA), alliés au groupe jihadiste du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) menacent le régime militaire malien. Une offensive qui a causé la mort du n° 2 de la junte, le ministre de la Défense, Sadio Camara, tué dans sa résidence de Kati. Pourquoi l'armée malienne n'a-t-elle pas pu anticiper ces attaques ? Le FLA et le Jnim annoncent avoir pris le contrôle de la ville de Kidal, au nord du pays, et avoir passé un accord avec les Russes d'Africa Corps. Quels sont leurs objectifs ? Les pays de l'AES, le Niger et le Burkina Faso, pourraient-ils intervenir en soutien à la junte malienne ? Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel. Canal de Panama : une nouvelle alternative au détroit d'Ormuz ? Alors que le détroit d'Ormuz est bloqué depuis plusieurs semaines, les compagnies de transport s'organisent comme elles le peuvent. Résultat : le canal de Panama est devenu la destination phase des navires. Conséquence directe : la zone est maintenant victime d'embouteillages, alors que le canal ne peut réaliser qu'une quarantaine de passages par jour. Pourquoi ce canal plutôt qu'un autre ? Cette situation pourrait-elle modifier dans le temps les routes mondiales des hydrocarbures, ou est-ce temporaire ? Avec Aurélien Devernoix, journaliste au service économie de RFI. Mexique : que sait-on de la présence de la CIA dans le pays ? Déjà tendues, les relations entre Washington et Mexique viennent de prendre une nouvelle tournure. La mort accidentelle de deux agents de la CIA, une des agences de renseignement les plus connues aux États-Unis, dans l'État de Chihuaha, au nord du Mexique, devient une affaire d'État, alors que ces deux agents avaient été présentés comme des « employés d'ambassade ». La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a affirmé qu'elle n'était pas au courant de leur présence dans le pays. Que sait-on de la présence de la CIA au Mexique ? Quelles conséquences sur les relations entre les deux pays ? Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine.
Deuil et colère après les attaques simultanées de ce week-end sur plusieurs villes du pays. La presse malienne rend hommage ce matin au général Sadio Camara, numéro 2 du régime, tué samedi dans l'explosion de sa maison de la ville garnison de Kati en lisière de Bamako. « Kati en deuil, le Mali orphelin : le sacrifice ultime de l'architecte de la souveraineté », s'exclame Bamada. Aujourd'hui, le Burkina Faso voisin n'est pas en reste : « que son sang serve de ferment à la lutte pour la souveraineté de l'AES, l'Alliance des États du Sahel ». Pour Sahel Tribune à Bamako, les attaques de ce week-end « s'inscrivent dans une vaste stratégie de déstabilisation politique et psychologique visant le pouvoir de transition. Sahel Tribune qui pointe du doigt l'Algérie et la Mauritanie : « leurs relations avec les groupes armés terroristes évoluant sur le territoire malien ne sont plus à démontrer ». « Ces attaques ne sont pas de simples coups désespérés, renchérit L'Aube. Elles portent la marque d'un "État voyou", qui aurait mobilisé des mercenaires de diverses nationalités, sous tutelle mauritanienne, pour perpétrer un crime contre la République et les populations maliennes. (…) Et nombreux sont les observateurs à voir derrière ce crime la main de l'Algérie, parrain des groupes terroristes ». Désormais, « la situation est sous contrôle » dans le pays, selon l'état-major des armées, dont les communiqués sont repris in extenso notamment par le site Mali 24. Un pouvoir ébranlé Non, rétorque Le Monde Afrique à Paris : « le Mali tient désormais à un fil très mince. Hier, la junte au pouvoir semblait ne pas encore s'être relevée du coup sans précédent qui lui a été porté par les jihadistes du Jnim, alliés aux indépendantistes touareg du FLA. Selon plusieurs témoins, les armes ont continué à crépiter, hier, notamment à Kati, où résident les généraux au pouvoir. » « La situation reste encore floue, renchérit Jeune Afrique. Si les autorités maliennes assurent avoir repris la main, plusieurs localités stratégiques, dont Mopti et Kidal, échappent en partie ou totalement au contrôle de l'État. » Commentaire de WalfQuotidien à Dakar : « Aujourd'hui, les discours souverainistes et les promesses de reconquête territoriale soutenus par la junte malienne avec son paravent russe n'ont plus de fondements solides. » Enfin, pour Le Point Afrique, « le risque d'un Sahelistan, un Mali dirigé par les jihadistes, se rapproche. »
Le Mali est confronté à sa plus grave crise sécuritaire depuis 2012, après l'attaque samedi des jihadistes et des séparatistes touaregs sur la ville-garnison de Kati, près de Bamako, et sur la ville de Kidal, à l'extrême-nord du pays. Quelles sont les conséquences de ces événements pour la junte au pouvoir, dont le numéro 2, le général Sadio Camara, a été tué ? Pour Étienne Fakaba Sissoko, « la junte est déboussolée ». Cet universitaire est le porte-parole de la Coalition des forces pour la République de l'imam Mahmoud Dicko, actuellement en exil à Alger. Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que vous êtes surpris par cette offensive conjointe des jihadistes et des séparatistes touaregs ? Étienne Fakaba Sissoko : Surpris ? Absolument pas. Parce que depuis quelques années, c'est ce que nous disions, le tout militaire n'a pas produit de résultats probants depuis quelques années. Et le fait de sous-traiter également la sécurité du pays à travers des mercenaires russes était un danger qu'il fallait éviter. La mort du numéro deux de la junte, le général Sadio Camara, qu'est-ce que cela représente pour la suite des événements ? C'est tout un symbole. C'était celui qui avait travaillé avec d'autres à la venue de Wagner au Mali. Oui, parce qu'il avait fait ses études en Russie et qu'il parlait russe, c'est ça ? C'est ça. Et parce que, aussi, c'est lui qui était le principal responsable des événements du 21 mai 2021, le second coup d'État qui était intervenu, donc, c'était un maillon important du dispositif de la junte. À lire aussiL'influence russe en Afrique se réinvente après le groupe Wagner, selon All Eyes on Wagner Depuis 48 h, on est sans nouvelles du numéro un de la junte, le général Assimi Goïta. Quelles sont vos informations ? Je ne sais pas plus que vous, mais ce qui est évident, c'est que le fait qu'il ne communique pas, depuis hier à aujourd'hui, montre à quel point il est déboussolé, montre à quel point le pouvoir lui-même est déboussolé. Et le pays est aujourd'hui sans gouvernail, se retrouve dans une désolation totale. Et ce sont les videomen malheureusement, ce sont les activistes à la solde du gouvernement qui aujourd'hui, à coups de propagande, s'amusent sur les réseaux sociaux à balancer toutes sortes de nouvelles. Et de fake news, évidemment… Absolument. La reconquête de Kidal par les séparatistes touaregs du FLA, le Front de libération de l'Azawad, est-ce que c'est un revers stratégique pour le pouvoir de Bamako ? Exactement. C'est l'effet combiné Kati-Kidal qui représente véritablement le symbole de toute la journée du samedi et de ce qui a suivi. Kati, c'est le cœur militaire et politique du régime. Et Kidal, c'est le symbole même du récit officiel de la reconquête du territoire qui a été brandi depuis 2023 par le gouvernement. Donc être frappé le même jour sur ces deux points-là, en présence de ceux qui ont été présentés comme les sauveurs de la République, à savoir Wagner, c'est quelque chose, évidemment, qui est un coup dur pour le Mali, mais qui est un coup dur également pour cette junte. Les rebelles disent qu'ils ont conclu ce dimanche un accord avec Africa Corps pour leur retrait, ce qui semble être confirmé par plusieurs sources internationales. Donc tout indique que le pays est aujourd'hui dans le noir total. On ne sait pas qui gouverne, on ne sait pas qui dirige, qui prend les décisions et comment tout cela fonctionne. Les combattants russes d'Africa Corps qui s'enfuient de la ville de Kidal, est-ce que ce n'est pas humiliant pour Moscou ? Je ne sais pas ce qui est humiliant pour Moscou, mais ce que nous, nous avons toujours dit, c'est que Wagner, d'abord et ensuite Africa Corps, n'ont jamais été la solution de la guerre au Mali. Ils sont venus avec des méthodes très contestables qui ont occasionné énormément de pertes en vies humaines, énormément de bavures, énormément de violations de droits de l'homme. Et ce qui est évident aujourd'hui, c'est que Africa Corps est au Mali parce que les autorités actuelles l'ont permis. Et donc pour nous, le véritable responsable de tout ce qui est en train de se passer, ce sont d'abord les autorités maliennes, c'est d'abord la junte malienne. Et c'est pourquoi nous disons qu'il est important que cette junte-là parte pour justement mettre de l'ordre dans tout cela. À lire aussiTrois organisations portent plainte contre le Mali devant la Cour africaine des droits de l'homme Vous êtes le porte-parole de la Coalition des forces pour la République que dirige l'imam Mahmoud Dicko, qui vit actuellement à Alger. Quelle est pour vous la priorité aujourd'hui pour le Mali ? La priorité, c'est le départ de la junte. Une fois la junte partie, c'est à ce moment-là que de nouvelles voies pourront s'ouvrir avec les différents protagonistes, avec les groupes armés aujourd'hui qui, de par leurs actions malheureusement, sont en train d'affaiblir l'Etat, d'affaiblir le pays. Nous sommes tous Maliens et quelles que soient les pertes que nous avons observées depuis samedi jusqu'à maintenant, qu'ils soient du côté des militaires maliens, qu'ils soient du côté du FLA ou encore du Jnim, ça reste des Maliens. Donc c'est le sang des Maliens qui est en train d'être versé aujourd'hui. Donc notre priorité, c'est d'arrêter ce cycle de violences là et d'ouvrir de véritables dialogues pour bâtir un projet de paix. Dans votre communiqué de ce dimanche, vous dites qu'aucun groupe armé ne peut imposer l'avenir du Mali par la force. Mais ne craignez-vous pas que les jihadistes du Jnim ne mettent le Mali à feu et à sang ? Ce risque est réel, mais c'est pourquoi nous insistons sur le fait que la junte doit partir pour ouvrir de nouvelles perspectives. Parce qu'aujourd'hui, vous avez vu, depuis cinq ans, la junte a fait de la guerre un projet de société. Et la guerre à elle seule dans aucun pays du monde n'est arrivée à circonscrire une crise. C'est pourquoi nous disons aujourd'hui qu'il est important de tendre la main à toutes ces personnes, à toutes ces entités qui sont aujourd'hui impliquées dans cette crise-là. Et le dialogue est possible. Le seul obstacle aujourd'hui au dialogue et à la paix, c'est la junte. À lire aussiMali: la junte confirme la mort du ministre de la Défense et annonce deux jours de deuil national
Situación ahora en Mali – 26 de abril de 2026 (mañana) La tensión sigue muy alta tras la ofensiva coordinada sin precedentes que vivió el país ayer, 25 de abril. JNIM (filial de Al Qaeda) y el Frente de Liberación del Azawad (FLA, separatistas tuareg) lanzaron ataques simultáneos en múltiples frentes: Kati (el corazón militar de la junta, a 15 km de Bamako), el aeropuerto de Bamako, Gao, Kidal, Sévaré y Mopti. Lo que sabemos a esta hora (datos contrastados): - Kati y Bamako: Explosiones fuertes y fuego sostenido durante horas. JNIM reivindicó haber atacado la residencia del ministro de Defensa Sadio Camara (que quedó destruida) y otras instalaciones clave. El ejército maliense (FAMa) reconoce “ataques complejos simultáneos” pero afirma que “la situación está bajo control” y que han eliminado a cientos de atacantes. - Norte y centro: Los tuareg del FLA afirman haber tomado posiciones en Kidal y Gao. Los combates fueron especialmente intensos en Sévaré y Mopti. - Medidas de emergencia: Toque de queda de 72 horas en Bamako (de 21:00 a 06:00 hasta el 28 de abril). Aeropuerto cerrado temporalmente. La ONU y embajadas occidentales mantienen alertas máximas y piden a sus ciudadanos refugiarse. JNIM ha emitido un comunicado reivindicando la operación y coordinada con los tuareg. Analistas de Crisis Group, ACLED y medios como Reuters, Al Jazeera y The New York Times lo califican como “la ofensiva más ambiciosa y coordinada desde 2012”. ¿Y el Afrika Korps ruso? Como siempre en Bellumartis: análisis cercano, riguroso y honesto. ¿Qué opináis vosotros ahora? ¿Es esto el principio de un colapso mayor o la junta conseguirá aguantar? ¿La baja implicación del Africa Korps confirma una retirada rusa en toda regla? ¿Riesgo real de contagio a Burkina Faso y Níger (AES)? ¡Lanzad vuestras preguntas y comentarios! Responderé con datos frescos y contexto histórico. Un abrazo fuerte y gracias por seguir el canal año tras año. Juntos entendemos el mundo tal como es. #Mali #ColapsoMali #JNIM #Tuareg #AfricaCorps #OfensivaIslamista #Sahel #Kati #Bamako #Geopolitica #ActualidadMilitar #Mali2026 SUSCRÍBETE y apoya a Bellumartis Historia Militar: Patreon: https://www.patreon.com/bellumartis PayPal: https://www.paypal.me/bellumartis Bizum: 656 778 825 Síguenos: Instagram: https://www.instagram.com/bellumartis_historia_militar X / Twitter: https://twitter.com/BellumartisHM Compra en Amazon con el enlace de BHM y apóyanos: https://amzn.to/3ZXUGQl Libros de Paco firmados y dedicados: https://franciscogarciacampa.com/ Política de Privacidad https://franciscogarciacampa.com/politica-de-privacidad/
Are you up to date with how to apply for non-molestation orders? Jenny Beck KC (Beck Fitzgerald), and Charlotte Baker (4PB) join us to bring us up-to-date, and discuss Family Law Act Remedies. Jenny was the Chair of the Family Justice Council that wrote the report providing Best Practice Guidance*. She starts by telling us why the guidance was necessary: https://www.judiciary.uk/wp-content/uploads/2025/12/FJC-Best-Practice-Guidance-for-Practitioners-Making-an-Application-for-a-Protective-Injunction-under-the-FLA-1996-with-Annex-1.pdf Charlotte then explains how the President's guidance should change our practice: https://www.judiciary.uk/guidance-and-resources/the-pfds-guidance-2026-non-molestation-orders-under-the-family-law-act-1996-and-the-fjcs-best-practice-guidance-for-practitioners-on-making-an-application-for-a-protective-injuncti/ Charlotte and Jenny talk about the new draft orders. The orders no longer have the standard terms ‘not to use or threaten violence' and ‘not to harass, intimidate and pester'. Jenny tells us they were removed because using and threatening violence is a criminal offence and not what these orders should be about, and it is hard to prove harassing, intimidating and pestering someone. However, she makes clear that these terms can be added back into the draft order if required. Jenny tells us that the respondent's details should be included on the face of the order to make the order effective. Jenny tells us about the procedural change in the President's guidance. Namely, that the initial application should be heard on the papers, if that is not accepted it should be listed within a day for the applicant to make representations. Charlotte tells us that when making an application for a non-molestation order that you need to be able to explain what is happening right now that justifies protection and why it is that an order is required. We discuss high acrimony cases and what to do when an application for a non-molestation order is made, and the respondent attends Court accusing the applicant of being just as bad. Both Charlotte and Jenny raise concerned about the times when Judges have tried to resolve matters by cross-undertakings. We finally discuss whether practitioners should be advising their client to go to the Police for a DAPO, why it is that clients may prefer not to the police and why it is this form of remedy needs to exist for victim-survivors who prefer not to make a complaint to the police. *Although Jenny joined us in her personal capacity today.
Samara was born in in Baltimore, MD and lived in Jacksonville, Fla. till she was 25. At that point, Samara moved to Northwest North Carolina. At a young age, Samara envisioned her life quite differently, especially in the kitchen. This is where the story begins.... "Marilyn didn't talk about her childhood very much because she doesn't have much that's positive to share, continues Samara. "When she was being raised, she was the product of what would be considered an illegitimate relationship. She was treated very much like the black sheep and the role that they found for her in the family was basically as something of a servant. She was always cooking and cleaning up after everybody. And over the years, she says she started making food for the family when she was seven. Over the years, she developed her kraft and honed her techniques and developed an actual love of her process." My guest says that her mother was a rebellious teenager in the early 1940's. Marilyn's mother, Samara's grandmother, did not have a true presence in her daughter's life. "To say that she was emotionally unavailable is pretty accurate," reflects Samara about her mom. "Why are you crying, it's not going to bring them back" is what Marilyn would say to her daughter if she was sad and crying about loosing someone." Samara was drawn to her mom's passion of cooking. At the drop of a hat there'd be anywhere from 10 or more guests for dinner. Unfortunately, Samara would serve as the dish washer and cleaner and not an assistant to the chef. Samara remembers distinctly her mom prepping food for the holidays. "Her Passover Seders, were the meals that stand out to this day. It was because they were never less than an elaborate affair. She'd start cooking days in advance to make the chopped liver and stick it in the fridge and make the Gefilte fish from scratch, you know, it was an ordeal, every year." Today, the relationship is strained between mother and daughter. Marilyn was a stay at home mom and critically ill throughout Marilyn's life. Mom has been bedridden for five years. Both parents are medical professionals but as Marilyn says, "they both hold their cards very close." Samara loves her mom. She says "my mom would give you the shirt off her back, she's was always very generous and a bit of a philanthropist." Despite their differences, Samara truly cares about her mom. Samara's mother is very generous and giving and really a philanthropist with hopes and desires to help others succeed. Despite their differences and challenges in their relationship, Samara truly loves her mother. Samara's current business -"Brew Naturals." It's all about Elderberries and introducing the local community and retail and online sales to the variety of snacks, honey, beer, treats, etc that she's created. Plus she loves collaborating with local businesses including breweries to a chocolatier, local creamery, etc. Hearing Samara talk about her Elderberry Apple Butter just makes my mouth water. In Samara's words: "I am a maker of gourmet elderberry products based in WNC. While nearly everyone familiar with elderberry comes to it by way of health and wellness, I'm endeavoring to change the conversation by highlighting its culinary applications. In this pursuit I have developed recipes using my elderberry syrup and had a number of collaborations with regional businesses from cafes/restaurants, creameries/chocolatiers, and even bars/breweries." WEBSITE: https://www.brewnaturals.com https://www.facebook.com/brewnaturals https://www.instagram.com/brewnaturals "Should Have Listened To My Mother" is an ongoing conversation about mothers/female role models and the roles they play in our lives. Jackie's guests are open and honest and answer the question, are you who you are today because of, or in spite of, your mother and so much more. You'll be amazed at what the responses are.Gina Kunadian wrote this 5 Star review on Apple Podcast:SHLTMM TESTIMONIAL GINA KUNADIAN JUNE 18, 2024“A Heartfelt and Insightful Exploration of Maternal Love”Jackie Tantillo's “Should Have Listened To My Mother” Podcast is a treasure and it's clear why it's a 2023 People's Choice Podcast Award Nominee. This show delves into the profound impact mother and maternal role models have on our lives through personal stories and reflections.Each episode offers a chance to learn how different individuals have been shaped by their mothers' actions and words. Jackie skillfully guides these conversations, revealing why guests with similar backgrounds have forged different paths.This podcast is a collection of timeless stories that highlight the powerful role of maternal figures in our society. Whether your mother influenced you positively or you thrived despite challenges, this show resonates deeply.I highly recommend “Should Have Listened To My Mother” Podcast for its insightful, heartfelt and enriching content.Gina Kunadian"Should Have Listened To My Mother" would not be possible without the generosity, sincerity and insight from my guests. In 2018/2019, in getting ready to launch my podcast, so many were willing to give their time and share their personal stories of their relationship with their mother, for better or worse and what they learned from that maternal relationship. Some of my guests include Nationally and Internationally recognized authors, Journalists, Columbia University Professors, Health Practitioners, Scientists, Artists, Attorneys, Baritone Singer, Pulitzer Prize Winning Journalist, Activists, Freighter Sea Captain, Film Production Manager, Professor of Writing Montclair State University, Attorney and family advocate @CUNY Law; NYC First Responder/NYC Firefighter, Child and Adult Special Needs Activist, Property Manager, Chefs, Self Help Advocates, therapists and so many more talented and insightful women and men.Jackie has worked in the broadcasting industry for over four decades. She has interviewed many fascinating people including musicians, celebrities, authors, activists, entrepreneurs, politicians and more.A big thank you goes to Ricky Soto, NYC based Graphic Designer, who created the logo for "Should Have Listened To My Mother".MORE INFORMATION ABOUT SHLTMM PODCAST:Link to website and show notes: https://shltmm.simplecast.com/ and https://www.jackietantillo.com/Or more demos of what's to come at https://soundcloud.com/jackie-tantillo Listen wherever you find podcasts: https://www.facebook.com/ShouldHaveListenedToMyMotherhttps://www.facebook.com/jackietantilloInstagram:https://www.instagram.com/shouldhavelistenedtomymother/https://www.instagram.com/jackietantillo7/LinkedIn:https://www.linkedin.com/in/jackie-tantillo/YOUTUBE: https://www.youtube.com/@ShouldHaveListenedToMyMother
Erik Kreft, general manager of the new Dune House Hotel & Spa in Atlantic Beach, Fla., talks with James Shillinglaw of insider Travel Report, about his resort, which is inspired by the work of late Jacksonville architect William Morgan, with a design that blends vintage surf influences with a modern, understated approach to luxury. Kreft, who was named national GM of the year by AHLA in 2025, reveals the public spaces, dining options and more of this luxury boutique oceanfront property. For more information, visit www.dunehousehotelandspa.com. All our Insider Travel Report video interviews are archived and available on our Youtube channel (youtube.com/insidertravelreport), and as podcasts with the same title on: Spotify, Pandora, Stitcher, PlayerFM, Listen Notes, Podchaser, TuneIn + Alexa, Podbean, iHeartRadio, Google, Amazon Music/Audible, Deezer, Podcast Addict, and iTunes Apple Podcasts, which supports Overcast, Pocket Cast, Castro and Castbox.
The crew at the University of South Florida put on an excellent clinic in Tampa, Fla this past fall of 2025. Speakers included Sammy Dabbs, Erik Jenkins, Vince Anderson, Chris Korfist, and Dwight Phillips.Today we share part 2 of Vince Anderson's talk on acceleration training. Enjoy!Don't forget to join us over on YouTube for the video version of Monday's Gill Connections Podcast as well as Twitch.TV for 24/7 track/field Gill Connections Podcast interviews.
The crew at the University of South Florida put on an excellent clinic in Tampa, Fla this past fall of 2025. Speakers included Sammy Dabbs, Erik Jenkins, Vince Anderson, Chris Korfist, and Dwight Phillips.Today we share part 1 of Vince Anderson's talk on acceleration training. Enjoy!Don't forget to join us over on YouTube for the video version of Monday's Gill Connections Podcast as well as Twitch.TV for 24/7 track/field Gill Connections Podcast interviews.
This week, David and Marina of FAME Architecture & Design are joined by Ekaterina Solomeina, Creative Director & Co-founder of Future London Academy. The three discussed Ekaterina's background, the creative vs logical brain, working with Michael Wolff, talent vs learning, entrepreneurship as creatives, starting Future London Academy, FLA programs, participant selection process, designing a learning program that works, AI & adaptability of the program, and more. This episode is supported by Chaos • Programa • Future London Academy SUBSCRIBE • Apple Podcasts • YouTube • Spotify CONNECT • Website: www.secondstudiopod.com • Office • Instagram • Facebook • Call or text questions to 213-222-6950 SUPPORT Leave a review EPISODE CATEGORIES • Interviews: Interviews with industry leaders. • Project Companion: Informative talks for clients. • Fellow Designer: Tips for designers. • After Hours: Casual conversations about everyday life. • Design Reviews: Reviews of creative projects and buildings. The views, opinions, or beliefs expressed by Sponsee or Sponsee's guests on the Sponsored Podcast Episodes do not reflect the view, opinions, or beliefs of Sponsor.
Ghislaine Maxwell has been quietly moved from the low-security federal prison in Tallahassee, Florida to a minimum-security facility in Bryan, Texas—a shift that has raised serious questions. The timing of her transfer, which occurred shortly after a closed-door meeting with senior officials at the Department of Justice, is especially suspect. That meeting, reportedly centered on Maxwell providing names connected to Jeffrey Epstein's trafficking network, was followed by this abrupt relocation to a prison camp known for its lighter restrictions and more comfortable conditions. It's not hard to see this for what it looks like: a reward, not a coincidence.The prison camp in Bryan, Texas is a far cry from even the modest constraints of Tallahassee. Dormitory housing, no perimeter fencing, minimal supervision—this is not where you send someone convicted of trafficking girls to billionaires. While survivors continue to fight for accountability and answers, Maxwell is being eased into a facility that resembles a quiet retreat more than a prison. Critics argue this reeks of backroom deals and institutional privilege—further proof that in the American justice system, those with connections can still trade secrets for comfort while the people they helped exploit remain invisible and unheard.to contact me:bobbycapucci@protonmail.comsource:Epstein accomplice Ghislaine Maxwell quietly moved out of Fla. prisonBecome a supporter of this podcast: https://www.spreaker.com/podcast/the-epstein-chronicles--5003294/support.
The crew at the University of South Florida put on an excellent clinic in Tampa, Fla this past fall of 2025. Speakers included Sammy Dabbs, Erik Jenkins, Vince Anderson, Chris Korfist, and Dwight Phillips.Today we share part 2 of Sammy Dabbs' talk on the intermediate hurdles. Enjoy!Don't forget to join us over on YouTube for the video version of Monday's Gill Connections Podcast as well as Twitch.TV for 24/7 track/field Gill Connections Podcast interviews.
//The Wire//2300Z March 31, 2026// //ROUTINE// //BLUF: STARLINK SATELLITE EXPERIENCES "ANOMALY" IN ORBIT. FPV DRONE ATTACKS REPORTED AT RUSSIAN BASE IN MALI. WAR IN MIDDLE EAST INTENSIFIES WITH INCREASE OF AMERICAN BOMBING AND IRANIAN DRONE ATTACKS.// -----BEGIN TEARLINE----- -International Events-Middle East: Several escalations occurred overnight, with substantial strikes being reported throughout the region. Satellite imagery indicates that the strikes within Iran have increased in scope, though most of the targeting efforts remain concentrated in the western part of the country. Last night American forces struck an ammo dump in Isfahan, which resulted in significant secondary explosions at the site. This strike supplements many other strikes throughout the area, which have destroyed most of the military infrastructure throughout Isfahan.In the Persian Gulf itself, Iranian targeting of merchant vessels continued overnight, as two ships reported being targeted. The M/T AL SALMI was struck by an Iranian drone, sustaining damage from the subsequent fire that broke out on board after the strike. Another unidentified vessel reported a close-call, with an unidentified munition landing in the water close to the vessel.Pacific: Yesterday the Marshall Islands declared a state of emergency for at least the next 90 days, due to fuel shortages caused by the reduction of petroleum production in the Middle East and with travel through the Strait of Hormuz being restricted. President Heine signed the declaration yesterday, and various committees have been formed to determine what steps to take as the war continues.Mali: This morning a local insurgent group posted a video claiming credit for a drone attack on a military outpost in the remote town of Anefis. The Azawad Liberation Front (FLA) is a small insurgent group that has been waging war in the region for a while, with combat operations intensifying over the past few weeks.Analyst Comment: While a couple of FPV drone strikes are mostly insignificant on the battlefield, this does indicate that even in the most far-flung regions of the earth, drone warfare is becoming a concern that even large nationstates continue to struggle with. For instance, the site struck by FLA yesterday was also allegedly being used by Russian advisors, and this is the second instance in about a week of FLA militants using munitions attached to FPV drones to carry out attacks.-HomeFront-USA: Starlink announced a malfunction with one of their satellites, with the satellite experiencing some level of breakup in orbit. Satellite imagery from a craft with a higher orbit captured the satellite in orbit, which indicates it's still mostly intact even though hundreds of particles have been detected separating from this platform. The cause of the malfunction has not yet been disclosed, with this incident only being described as an "anomaly".-----END TEARLINE-----Analyst Comments: Indications and warnings are growing that the intensification of the war in Iran might be what is colloquially known in the targeting world as Shaping Fires, in other words blowing up a lot of stuff in preparation for a future objective. Since the start of the war, the United States has been working through a High Payoff Target List (HPTL), which is basically a list of targets arranged by which ones should be struck first. In an air war, the targets at the top of the list are usually missile defense sites, radar arrays, or any other targets which might be more important to take out first. As time goes on, eventually lower-priority targets can be struck.However, in going through this process, the world eventually finds out what targets were on that list. And right now, a month after the war began, the targets that are being struck are probably an indicator of what is being planned for. As an example, the US complet
The crew at the University of South Florida put on an excellent clinic in Tampa, Fla this past fall of 2025. Speakers included Sammy Dabbs, Erik Jenkins, Vince Anderson, Chris Korfist, and Dwight Phillips.Today we share part 1 of Sammy Dabbs' talk on the intermediate hurdles. Enjoy!Don't forget to join us over on YouTube for the video version of Monday's Gill Connections Podcast as well as Twitch.TV for 24/7 track/field Gill Connections Podcast interviews.
Subscribe to Greg Fitzsimmons: https://bit.ly/subGregFitz A limbless man shoots his friend, Melania has a new robot friend, The TSA is back and a FLA woman likes to pee on things. TryMiracle.com/PAPERS, code PAPERS . This show is produced by Gotham Production Studios and part of the Gotham Network. https://www.gothamproductionstudios.com/studios/ Follow Greg Fitzsimmons: Facebook: https://facebook.com/FitzdogRadio Instagram: https://instagram.com/gregfitzsimmons Twitter: https://twitter.com/gregfitzshow Official Website: http://gregfitzsimmons.com Tour Dates: https://bit.ly/GregFitzTour Merch: https://bit.ly/GregFitzMerch “Dear Mrs. Fitzsimmons” Book: https://amzn.to/2Z2bB82 “Life on Stage” Comedy Special: https://bit.ly/GregFitzSpecial Listen to Greg Fitzsimmons: Fitzdog Radio: https://bit.ly/FitzdogRadio Sunday Papers: http://bit.ly/SundayPapersPod Childish: http://childishpod.com Watch more Greg Fitzsimmons: Latest Uploads: https://bit.ly/latestGregFitz Fitzdog Radio: https://bit.ly/radioGregFitz Sunday Papers: https://bit.ly/sundayGregFitz Stand Up Comedy: https://bit.ly/comedyGregFitz Popular Videos: https://bit.ly/popGregFitz About Greg Fitzsimmons: Mixing an incisive wit with scathing sarcasm, Greg Fitzsimmons is an accomplished stand-up, an Emmy Award winning writer, and a host on TV, radio and his own podcasts. Greg is host of the popular “FitzDog Radio” podcast (https://bit.ly/FitzdogRadio), as well as “Sunday Papers” with co-host Mike Gibbons (http://bit.ly/SundayPapersPod) and “Childish” with co-host Alison Rosen (http://childishpod.com). A regular with Conan O'Brien and Jimmy Kimmel, Greg also frequents “The Joe Rogan Experience,” “Lights Out with David Spade,” and has made more than 50 visits to “The Howard Stern Show.” Howard gave Greg his own show on Sirius/XM which lasted more than 10 years. Greg's one-hour standup special, “Life On Stage,” was named a Top 10 Comedy Release by LA Weekly. The special premiered on Comedy Central and is now available on Amazon Prime, as a DVD, or a download (https://bit.ly/GregFitzSpecial). Greg's 2011 book, Dear Mrs. Fitzsimmons (https://amzn.to/2Z2bB82), climbed the best-seller charts and garnered outstanding reviews from NPR and Vanity Fair. Greg appeared in the Netflix series “Santa Clarita Diet,” the Emmy-winning FX series “Louie,” spent five years as a panelist on VH1's “Best Week Ever,” was a reoccurring panelist on “Chelsea Lately,” and starred in two half-hour stand-up specials on Comedy Central. Greg wrote and appeared on the Judd Apatow HBO series “Crashing.” Writing credits include HBO's “Lucky Louie,” “Cedric the Entertainer Presents,” “Politically Incorrect with Bill Maher,” “The Man Show” and many others. On his mantle beside the four Daytime Emmys he won as a writer and producer on “The Ellen DeGeneres Show” sit “The Jury Award for Best Comedian” from The HBO Comedy Arts Festival and a Cable Ace Award for hosting the MTV game show "Idiot Savants." Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
For the past four weeks, soaring gas prices across the United States have become a symbol of the domestic impact of the war in Iran. Cameron Joudi, who owns and manages a gas station in Jacksonville, Fla., discusses how the war is reaching him at home. Guest: Cameron Joudi, the owner of a gas station. Background reading: A state-by-state look at the increases in gas prices and how they could affect you. Gas prices rose more than 30 percent in some states. Photo: Cameron Joudi manages an independent gas station in suburban Jacksonville, Fla. Dustin Miller for The New York Times For more information on today's episode, visit nytimes.com/thedaily. Transcripts of each episode will be made available by the next workday. Subscribe today at nytimes.com/podcasts or on Apple Podcasts and Spotify. You can also subscribe via your favorite podcast app here https://www.nytimes.com/activate-access/audio?source=podcatcher. For more podcasts and narrated articles, download The New York Times app at nytimes.com/app. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.
The crew at the University of South Florida put on an excellent clinic in Tampa, Fla this past fall of 2025. Speakers included Sammy Dabbs, Erik Jenkins, Vince Anderson, Chris Korfist, and Dwight Phillips.Today we share part 2 of Dwight Phillip's talk on coaching the triple jump. Enjoy!Don't forget to join us over on YouTube for the video version of Monday's Gill Connections Podcast as well as Twitch.TV for 24/7 track/field Gill Connections Podcast interviews.
The crew at the University of South Florida put on an excellent clinic in Tampa, Fla this past fall of 2025. Speakers included Sammy Dabbs, Erik Jenkins, Vince Anderson, Chris Korfist, and Dwight Phillips.Today we share part 1 of Dwight Phillip's talk on coaching the triple jump. Enjoy!Don't forget to join us over on YouTube for the video version of Monday's Gill Connections Podcast as well as Twitch.TV for 24/7 track/field Gill Connections Podcast interviews.
The crew at the University of South Florida put on an excellent clinic in Tampa, Fla this past fall of 2025. Speakers included Sammy Dabbs, Erik Jenkins, Vince Anderson, Chris Korfist, and Dwight Phillips.Today we share Chris Korfist's talk on sprint training. Enjoy!Don't forget to join us over on YouTube for the video version of Monday's Gill Connections Podcast as well as Twitch.TV for 24/7 track/field Gill Connections Podcast interviews.
God and Guns Podcast GNG 366 - Remembering Chuck Norris Intro: Welcome back to Episode 366 of the God and Guns Podcast . I'm your host, Troy. (Doug) And I'm your other host Doug. (Troy) We use this podcast to talk about God, guns, and the responsible Christian gun owners' interests. On this week's God and Guns Podcast we will be remembering Chuck Norris. Want to thank our sponsors: Bandwidth Sponsor: Firearms Radio Network - Other Shows - Content Patriot Patch Co This Week's God and Gun activities: Doug: God: Church Sundays, sportsman daily devotional Guns: EDC . Been working long hours this week as we kicked off a huge project at work. Truck is in the shop since monday. May get it back next week. Got a rental car and they gave me a chevy malibu. Now I know why I am a truck guy. Cant do any ham radio since my radio is in the truck and haven't been on HF at all this week. Troy: God: Daily Bible Reading, Church, Church Security Guns: ordered and received some more Magpul AR-15 Mags from PSA and some Black Hill's 5.56 77gr ammo, Also more 300BO 220gr Subsonic. Family: girls bath remodeled We are waiting for them to wrap up so we can return to KY. Farm: Not much right now Ham: Heading to Stuart Hamfest tomorrow. Reprogrammed my SharkRF M1KE EDC Check: Troy: Shadow Systems XR920n a Crossbreed Super-Tuck Holster, using a STOG Enhanced Life Saver, Sof-T Tourniquet, steam light Doug: Sig P365 with Romeo Zero optic . Hornady critical duty ammo. Benchmark OTF. Feedback: ITunes Comedy Best Chuck Norris jokes and sayings Chuck Norris doesn't wear a watch. He decides what time it is. Chuck Norris cannot turn left, because he is always right. Chuck Norris doesn't read books. He stares them down until he gets the information he wants. Chuck Norris doesn't tip the waiter. The waiter tips him. Chuck Norris' tears cure cancer. Too bad he has never cried. Chuck Norris does not own a stove, oven or microwave, because revenge is a dish best served cold. If rock beats scissors, scissors beats paper, and paper beats rock, what beats all 3 at the same time? Chuck Norris. Time waits for no man, unless that man is Chuck Norris. When Chuck Norris left home, he told his father: "Your the man of the house now." Chuck Norris destroyed the periodic table, because Chuck Norris only recognizes the element of surprise. Chuck Norris doesn't do a push up. He pushes the world down. Chuck Norris has to sleep with the lights on because the dark is afraid of him. When the bogeyman goes to sleep, he checks under his bed for Chuck Norris. When Chuck Norris goes swimming, sharks get out of the ocean. Clouds don't rain. They sweat when they see Chuck Norris. Chuck Norris doesn't worry about high gas prices. His vehicles run on fear. When Chuck Norris cooks, he makes the onion cry. Chuck Norris can sneeze with his eyes open. When Chuck Norris looks in a mirror, the mirror shatters. Because not even glass is dumb enough to get in between Chuck Norris and Chuck Norris Ghosts tell Chuck Norris stories at the campfire. Chuck Norris counted to infinity. Twice. Outer space exists because it's afraid to be in the same planet with Chuck Norris. Chuck Norris beat the sun in a staring contest. Once a cobra bit Chuck Norris' leg. After five days of excruciating pain, the cobra died. Chuck Norris can divide by zero. Chuck Norris' calendar goes straight from March 31 to April 2. No one fools Chuck Norris. There is no theory of evolution, just a list of creatures Chuck Norris allows to live. Chuck Norris can start a fire by rubbing two ice cubes together. If you spell Chuck Norris in Scrabble, you win. Forever. Chuck Norris can do a wheelie on a unicycle. Chuck Norris can fold a fitted sheet. When Chuck Norris makes a mistake, the mistake apologizes. Fire doesn't burn Chuck Norris. Chuck Norris burns fire. Chuck Norris doesn't need a keyboard. He tells the computer to write something and it does. Chuck Norris has already been to Mars. That's why there are no signs of life. Chuck Norris doesn't get sun burnt. That would be a foolish thing for the sun to do. There is no chin underneath Chuck Norris's beard. There is only another fist. The sun rises and sets according to Chuck Norris's sleep schedule. Chuck Norris got pulled over by police once. He let the cop go with a warning. Chuck Norris doesn't have to mow his lawn. The grass is afraid to grow. The only time Chuck Norris was wrong was when he thought he made a mistake. When Chuck Norris looks in the mirror there's no reflection, because there's only one Chuck Norris. Chuck Norris had a stunt double. He was used for crying scenes. Chuck Norris didn't dial the wrong number. You picked up the wrong phone. They once named a street after Chuck Norris, but they had to change the name because nobody crosses Chuck Norris and lives to tell about it. Chuck Norris built the hospital he was born in. Chuck Norris caught COVID-19. Now the virus has to quarantine. How many push-ups can Chuck Norris do? All of them. Legends live forever. Chuck Norris lives longer. Chuck Norris didn't die. Death finally had the courage to meet him. Honorable mentions: Nevada-related Chuck Norris jokes Chuck Norris once played blackjack in Reno. The cards folded themselves before he even sat down. Area 51 doesn't hide aliens from the public. The aliens hide there from Chuck Norris. Before Chuck Norris went to Virginia City, it was just called the Bucket Saloon. The Hoover Dam doesn't hold back water. It holds back Chuck Norris's disappointment. Chuck Norris has walked through several Nevada towns. Now they're “ghost towns.” Via Reno Gazette-Journal On this day in History: 1727 Sir Isaac Newton died in London at the age of 40. Newtonian physics Bible Verse 2 Corinthians 4:16-18 ESV So we do not lose heart. Though our outer self is wasting away, our inner self is being renewed day by day. For this light momentary affliction is preparing for us an eternal weight of glory beyond all comparison, as we look not to the things that are seen but to the things that are unseen. For the things that are seen are transient, but the things that are unseen are eternal. Main Topic Remembering Chuck Norris Carlos Ray "Chuck" Norris was born on March 10, 1940, in Ryan, Oklahoma. He was a renowned martial artist, actor, and author, famous for his roles in action films and the television series "Walker, Texas Ranger," and he also founded his own martial arts system called Chun Kuk Do. Oklahoma Historical Society Wikipedia Early Life Carlos Ray "Chuck" Norris was born on March 10, 1940, in Ryan, Oklahoma. He was the eldest of three brothers. His father, Ray Norris, served in World War II and later worked various jobs, while his mother, Wilma, had Irish ancestry. At age 12, Norris moved to Torrance, California, where he later joined the United States Air Force in 1958. Martial Arts Career Norris began training in martial arts while stationed in South Korea, where he learned Tang Soo Do. He became a successful martial artist, winning numerous championships, including the World Professional Middleweight Karate title for seven consecutive years. In 1990, he made history as the first American to achieve the rank of 8th Degree Black Belt Grand Master in Taekwondo. Acting Career Norris made his film debut in "The Wrecking Crew" (1968) and gained fame through action films like "Way of the Dragon" (1972) alongside Bruce Lee, and the "Missing in Action" series starting in 1984. He starred in the popular television series "Walker, Texas Ranger" from 1993 to 2001. Personal Life and Legacy Norris has been married twice and has five children. He is a devout Christian and has written several books on martial arts, philosophy, and self-help. He became a cultural icon with the "Chuck Norris facts" internet meme, which humorously exaggerated his toughness. Norris passed away on March 19, 2026, at the age of 86, leaving behind a legacy as a martial artist, actor, and author. Show Sponsor: Patriot Patch How you can help out the show: Patches and Stickers Using the following links help support our show. Subscribestar GodandGuns you have to set up for repeat donation if you want it monthly. www.subscribestar.com/god-and-guns Powertac Lights - godandguns Crossbreed Holsters - GNG Armed Citizen Armed Citizen® Today On Jan. 23 in St. Petersburg, Fla., around dinnertime, two men were sitting in a vehicle when two other men approached and reportedly tried to rob them at gunpoint. The robbery victims were also armed, however, and one or both of them responded by shooting at the alleged assailants. One of the robbery suspects died and the other was critically wounded. Police detained all involved but said the incident appeared to be self-defense. (fox13news.com, Tampa Bay, Fla., 1/24/26) From the Armed Citizen® Archives – January 1989 An 89-year-old Ft. Wayne, Ind. woman was talking on the phone when the line went dead. Later, she heard noises and thought someone was trying to break in. So she headed out the door to a neighbor's house to call the police. But, as she opened the door, a man wearing a black hood pushed her back into the house. Her 91-year-old husband heard the commotion and grabbed a shotgun. The hooded man told the husband to get back, but when the resident continued to advance, the hooded man fled. “The gun saved us,” the woman said. “Boy, did he run.” (The News Sentinel, Fort Wayne, Ind.) Wrap Up: -Send feedback to GodandGunsTV@gmail.com -Please tell your friends about us,
In this week's Interview Classic podcasts, we jump back to ten years ago this week (3-10-2016) when PWTorch editor Wade Keller welcomes Brian Fritz, who interviewed Vince McMahon this week at the press conference announcing WrestleMania was coming back to Orlando, Fla. next week. He talks about his history in wrestling reporting, his approach to interviewing Vince McMahon, in person impressions of Vince at age 70, Roman Reigns's push, the video game/pro wrestling connection, and speculation on the WM33 line-up and where various returning injured names might land, who among the new crop could be featured, and what's likely for John Cena, Undertaker, and Roman Reigns. A mix of questions via email and phone call were included.Then, in a bonus segment from the previous day, PWTorch columnist Pat McNeill welcomed former WCW star Disco Inferno back to the Livecast for a full-length interview discussing the latest pro wrestling happenings, his philosophy on what's wrong with today's wrestlers, working with upcoming stars, and more topics with live calls and emails.Become a supporter of this podcast: https://www.spreaker.com/podcast/wade-keller-pro-wrestling-podcast--3076978/support.
OA1242 - Ever heard of the “major questions doctrine”? Most lawyers sure hadn't until a few years ago. So how did it get that important-sounding name? Where did it come from? What even is it? How can we call something a “doctrine” or a rule if we don't have a clear rule statement to cite to? (Hint: You can't). If you've been feeling like maybe this is all made up and the points don't matter, you can get your vindication here as we trace back the history of this ever-changing heavily-politicized increasingly-disputed amorphous blob. Jenessa read way too many cases and law review articles to tolerate this nonsense today. Timeline, each citing the one below it: 1. “Major questions doctrine” first appearance in any court case: West Virginia v. Environmental Protection Agency, 597 U.S. 697 (2022) 2. “Major question doctrine” [not plural] in an EPA statement on deregulations: Repeal of the Clean Power Plan, 84 Fed. Reg. 32520, 32529 (proposed Jul. 8, 2019) (to be codified at 40 C.F.R. pt. 60). 3. “Major rules doctrine”: U.S. Telecom Association v. F.C.C., 855 F.3d 381, 422-423 (D.C. Cir 2017), Kavanaugh dissent. (Note: There are many decisions by this name, including one from the D.C. Circuit in 2016, all of which are more prevalent online. Only this exact citation, minus the “422-23” pincite, will get you to the right case. Unfortunately I cannot find it outside the paywall to provide a link). 4. “Economic and political significance” allegedly the first unnamed use of the concept: F.D.A. v. Brown & Williamson Tobacco Co. 529 U.S. 120 (2000) 5. “Major questions” first appears in any legal scholarship… well those words appear in that order, at least: Stephen Breyer, Judicial Review of Questions of Law and Policy, 38 Admin. L. Rev. 363 (1986). Meanwhile, in another timeline: Cass R. Sunstein, There are two “Major Questions” Doctrines, 73 Admin. L. Rev. 475, (2021). First ever use of “major questions rule/exception” in a positive light in legal scholarship. Would become more mainstream around 2013-2016: Abigail Moncrieff, Reincarnating the "Major Questions" Exception to Chevron Deference as a Doctrine of Non-Interference as a Doctrine of Non-Interference (Or Why Massachusetts v. EPA Got It Wrong), 60 Admin L. Rev. 593 (2008). Moncrieff, above, cites this as the original coining of “major questions”, not Breyer's 1986 paper: Cass R. Sunstein, Chevron Step Zero, 92 VA. L. Rev. 187 (2006). Other definitions from legal scholarship: Allison Orr Larsen, Becoming a Doctrine, 76 Fla. L. Rev. 1 (2024). Austin Piatt & Damonta D. Morgan, The Three Major Questions Doctrines, Forward Wis. L. Rev. 19 (2024). Thomas B. Griffith & Haley N. Proctor, Deference, Delegation, and Divination: Justice Breyer and the Future of the Major Questions Doctrine, 132 Yale L.J. F. 693 (2022). Chad Squitieri, Who Determines Majorness?, 44 Harv. J.L. & Pub. Pol'y 463 (2021). Kevin O. Leske, Major Questions about the “Major Questions” Doctrine, 5 Michigan Journal of Environmental & Administrative Law 479 (2016). Jonas J. Monast, Major Questions About the Major Questions Doctrine, 68 Admin. L. Rev. 445 (2016). Other relevant cases: Learning Resources, Inc. v. Trump, 607 U.S --- (2026) Biden v. Nebraska, 600 U.S. 477 (2023) King v. Burwell, 576 U.S. 473 (2015) Utility Air Regulatory Group v. EPA, 573 U.S. 302 (2014) Check out the OA Linktree for all the places to go and things to do!