Burkinabé revolutionary leader and President
POPULARITY
À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages… En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi. Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible. Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout ! En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière.
À l'âge de 82 ans, s'est éteint en France, le 9 mai 2026, un grand nom du voyage en Afrique en la personne de Maurice Freund. Hommage en voyages… En Mauritanie, on l'a surnommé « le frère du désert » ou « le pilier de la tente, la khayma ». Ici ou ailleurs, on l'appelait parfois « Momo » ou « Monsieur Maurice ». Dans la presse, il était « le Robin des airs », « le pirate des airs » aussi. Celles et ceux qui ont un jour voyagé au Sahel et dans le Sahara connaissent l'empreinte profonde que Maurice Freund, né en Alsace en 1943, et disparu récemment, a laissé derrière lui. À l'annonce de son décès, les hommages ont d'ailleurs plu sur le désert et la toile, venus du Mali, du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie, d'Algérie, du Niger ou de France ; mais aussi les récits des nombreux voyages, échanges et rencontres qu'il aura permis, rendu possible. Entrepreneur baroudeur et militant, Maurice Freund aura donc fait voyager des milliers d'Occidentaux sur le continent africain, en particulier dans le Sahel. Mais ce proche de Thomas Sankara et ami de Pierre Rabhi, une figure de l'agroécologie, aura surtout fait du tourisme solidaire, de la démocratisation de l'aérien et du désenclavement des zones subsahariennes, le combat de sa vie. Et ce, en dépit d'un contexte politique, économique et sécuritaire compliqué, qui a beaucoup changé depuis la création de sa coopérative de voyageurs Point Afrique en 1995. Maurice Freund mènera ce combat jusqu'au bout, puisqu'en février 2026, il était encore au Tchad pour évaluer, promouvoir une relance du tourisme dans le nord du pays… Maurice, on le connaissait bien à Si loin si proche, pour avoir déjà retracé sa trajectoire de pionnier des vols charters, de son vivant, dans une série en deux épisodes, mais aussi pour avoir voyagé à de nombreuses reprises grâce à lui et ses avions, via sa coopérative Point Afrique qui a succédé au Point Mulhouse fondé en 1964. Aujourd'hui, pour lui rendre hommage, on vous emmène sur certains de ces voyages au Tchad, au Maroc ou en Mauritanie, auprès de peuples du désert qu'il aimait tant… Un hommage à travers enfin, des paroles de certains de ses proches qui reviennent sur l'héritage laissé par Maurice Freund, et que beaucoup entendent défendre, perpétuer… Le 28 mai 2026, la coopérative Point Afrique et ses membres réunis en AG ont annoncé vouloir continuer l'œuvre de Maurice, afin de défendre une certaine idée du voyage : engagé, durable et équitable. Que cela soit dit… Un point c'est tout ! En savoir plus : - Sur Point Afrique Voyages, la coopérative de voyageurs fondé par Maurice Freund - Sur Maurice Freund et l'épopée du Point Mulhouse puis du Point Afrique. Un podcast Si loin si proche en deux épisodes - Sur le Festival « Le Sahara s'invite à Fort Barraux » les 24, 25 et 26 juillet 2026. Avec des délégations venues du Mali, de la Mauritanie, du Tchad, d'Algérie, de Libye et du Niger. Par l'association 20 Degrés Nord dont Jade Mietton - Sur le témoignage livré par Maurice Freund lui-même dans « Est-ce ainsi que les hommes volent ? Mémoires d'un Robin des airs » et paru aux Éditions La Martinière.
Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock), il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ». Programmation musicale : Amakhamandela - BCUC Sankara - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.
Cette semaine, dans ce numéro d'Idées, Pierre-Édouard Deldique reçoit le journaliste Pierre Haski. Avec lui, cinquante ans de reportages au long cours nous contemplent. Il est aujourd'hui un des plus fins analystes du monde qui vient. Dans son livre qui s'intitule La fin d'un monde (Stock), il revient sur son parcours, les lieux, les visages, les événements qui ont façonné sa compréhension du monde. Il analyse les soubresauts du monde hérité de l'après-guerre. « Je suis né en un lieu et à une époque qui ont sans doute décidé du reste de ma vie : Tunis, en 1953… » écrit-il. Sa vie est un roman. On le constate en l'écoutant, Pierre Haski écrit depuis une position enviable : celle d'un journaliste qui a traversé la fin de l'apartheid, la transition post‑maoïste en Chine, les guerres du Moyen‑Orient, l'effondrement des régimes communistes, la mondialisation triomphante puis sa remise en question aujourd'hui. Ses souvenirs ne sont pas des anecdotes : ils constituent des points d'observation privilégiés pour saisir les lignes de force du présent et du passé. Ainsi, raconte-t-il, par exemple, son arrivée à Zanzibar dans les années 1970, jeune reporter découvrant un pays marqué par les séquelles du colonialisme et les tensions de la guerre froide. Son expérience sud‑africaine est l'un des fils rouges du livre. Il y observe la chute de l'apartheid, la transition démocratique, puis les désillusions. Ces souvenirs nourrissent une réflexion plus large. Les transitions sont longues, fragiles, souvent décevantes. D'ailleurs le continent africain est fort présent dans son livre et dans ses propos tenus au micro où il nous parle par exemple de Thomas Sankara, l'ancien président du Burkina-Faso. Correspondant à Pékin dans les années 2000, Haski voit la Chine passer du statut « d'usine du monde » à celui de puissance technologique et stratégique. Il raconte les illusions occidentales, les erreurs d'analyse, la fascination mêlée d'aveuglement. Ses souvenirs personnels — conversations, scènes de rue, rencontres avec des dissidents — donnent chair à une idée force. La Chine donne le ton dans le monde d'aujourd'hui. « Pour guetter l'avenir, regarder vers la Chine ». De la Roumanie à la Russie, Haski décrit les espoirs de 1989, puis les dérives autoritaires, les nationalismes, les frustrations économiques. Ses souvenirs montrent comment les promesses non tenues ont nourri les populismes actuels. Fervent européen, il précise que l'Europe n'est pas réductible à l'UE : « On ne tombe pas amoureux d'une structure politique », lance-t-il. Son constat est d'une implacable lucidité : l'ordre international né en 1945 — multilatéralisme, droit international, leadership occidental — est remis en question. Au fil de ce numéro du magazine Idées et des pages du livre, Pierre Haski se livre aussi à une méditation sur le journalisme : la transformation des médias par le numérique, la difficulté croissante de « voir » le monde derrière les propagandes, les réseaux sociaux, les récits nationaux. Il cite Hannah Arendt qui soulignait qu'avec les mensonges, un peuple ne croit plus en rien, ne peut se faire une opinion, et se trouve placé sous la menace de quiconque veut le manipuler. Malgré le titre, le journaliste - qui tient à préciser que son livre ne s'intitule pas La fin du monde mais La fin d'un monde - ne cède ni au catastrophisme ni à la nostalgie, il croit encore à la possibilité d'un monde commun — à condition de repenser nos institutions, nos alliances et notre façon de voir les peuples. Pierre Haski a créé sa chaîne sur YouTube : « Le Monde de Pierre Haski ». Programmation musicale : Amakhamandela - BCUC Sankara - Gabin Dabiré Karma Code - Skai Isyourgod Mopti - Ray Lema ; Ensemble Partage.
L'exposition Africa Fashion, c'est une occasion pour célébrer et montrer la richesse de la mode africaine, entre autres le « streetwear afro-diasporique ». Une nouvelle génération de la diaspora africaine tente, à travers l'habillement, de réinventer les codes du streetwear classique en alliant tradition africaine et modernité. Un moyen pour eux de se reconnecter et de maintenir le lien avec leurs origines. Un reportage d'Habib Diao. T-shirt brodé, baskets colorées, un décor assez chargé de symboles occupe la table installée au milieu de cette salle d'exposition du musée du Quai Branly. Ces pièces caractérisent le « streetwear afro-diasporique ». Pour Marina Wilson, surnommée Cheetah, organisatrice de l'exposition, ce style est à la croisée des cultures africaines et du hip-hop. « C'est un streetwear qui est porté par les enfants des diasporas africaines qui sont influencés à la fois par les cultures américaines, dont notamment la culture hip-hop, et qui se servent aussi de leur ancrage dans les cultures africaines pour créer un nouveau langage culturel et esthétique, explique-t-elle. Par des vêtements avec des figures comme Thomas Sankara pour l'Afrique, Malcolm X aux États-Unis, etc., il y a une envie de véhiculer un message, il y a une envie de diffuser une culture, il y a une envie de faire connaître des choses propres aux cultures africaines, qu'on peut aussi raconter par le biais du streetwear et par le biais du vêtement. » Vêtue d'un t-shirt noir à l'effigie de figures africaines, Chimène, d'origine guadeloupéenne, est venue visiter l'exposition. Elle revendique une relation assez particulière avec l'Afrique. « L'énergie, on la porte avec nous. Donc, je m'inspire beaucoup de tout ce qui est traditionnel, confie-t-elle. En Guadeloupe, on a tout ce qui est traditionnel, comme les mikas que je porte. J'adore tout ce qui est coloré. Moi, je porte l'Afrique en moi, et nous, ça nous permet de nous reconnecter, même si on est à 8 000 kilomètres, avec la Terre-Mère, nos racines. » À lire aussiImane Ayissi, le grand couturier amoureux du patrimoine textile africain Modernité et tradition Un peu plus loin, Fatima se distingue par sa coiffure afro qu'elle dit porter fièrement. Créatrice d'une marque de bijoux, elle allie inspirations contemporaines et références héritées de ses origines ivoiriennes. « Pour moi, c'est assez important de pouvoir représenter ses origines. Je pense que c'est possible d'avoir justement toujours ce côté un petit peu, on va dire, moderne et traditionnel, à travers des vêtements, des accessoires, des bijoux, souligne-t-elle. Justement, c'est aussi pour ça que j'ai créé cette marque de bijoux Nafolo. Donc, c'est vraiment ça, c'est l'héritage de ma mère, de mes parents en Côte d'Ivoire, des bijoux à porter au quotidien comme pour les grandes occasions. Et c'est une fierté. » Toujours dans le cadre de l'exposition Africa Fashion, d'autres activités sur les influences de la mode africaine se déroulent au musée du Quai Branly, notamment des activités de création pour enfants. L'exposition Africa Fashion est à voir au musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris jusqu'au 12 juillet prochain. À écouter dans Sur le pont des arts« Africa Fashion » : la mode africaine enfin à l'honneur à Paris
Max Pearson presents a collection of the week's Witness History interviews from the BBC World Service.This week, the moment when Irish writer Roddy Doyle discovered he'd won one of the most prestigious honours in fiction: The Booker Prize. And our guest, Merritt Moseley, emeritus professor of English at the University of North Carolina in Asheville, discusses the history of the award.Plus, we look back at the assassination of radical African leader Thomas Sankara in 1987, and find out more about the Indonesian province that introduced Sharia law. Also, how Hans Christian Andersen's 'lost fairytale' was discovered in Danish archives, and the female rollerblader who beat the men to grab X Games glory.Finally, the story behind the creation of the children's playtime favourite, My Little Pony, in 1983.Contributors:Roddy Doyle – author of Paddy Clarke Ha Ha Ha.Merritt Moseley - emeritus professor of English at the University of North Carolina in Asheville.Paul Sankara – brother of Captain Thomas Sankara.Bonnie Zacharle – toymaker.Azwar Abubakar - acting governor of Aceh.Ejnar Askgaard - curator and senior researcher, Museum Odense.(Photo: Roddy Doyle with his prize winning book, 1993. Credit: PA Images)
In October 1987, one of Africa's most radical leaders, Captain Thomas Sankara, was gunned down in a coup in Burkina Faso. His overthrow was orchestrated by his old friend, Blaise Compaore. Thomas Sankara's brother, Paul, spoke to Alex Last in 2013.Eye-witness accounts brought to life by archive. Witness History is for those fascinated by and curious about the past. We take you to the events that have shaped our world through the eyes of the people who were there. For nine minutes every day, we take you back in time and all over the world, to examine wars, coups, scientific discoveries, cultural moments and much more. Recent episodes explore everything from how the Excel spreadsheet was developed, the creation of cartoon rabbit Miffy and how the sound barrier was broken.We look at the lives of some of the most famous leaders, artists, scientists and personalities in history, including: the moment Reagan and Gorbachev met in Geneva, Haitian singer Emerante de Pradines' life and Omar Sharif's legendary movie entrance in Lawrence of Arabia.You can learn all about fascinating and surprising stories, like the invention of a stent which has saved lives around the world; the birth of the G7; and the meeting of Maldives' ministers underwater. We cover everything from World War Two and Cold War stories to Black History Month and our journeys into space.(Photo: Thomas Sankara at the international press conference in Paris 1986. Credit: Langevin Jacques via Getty Images)
Send us Fan MailAs part of our Motivational March series this week's episode Exceptional Men features the journeys and words of Thomas Sankara, Dr Sebi & Dick Gregory.There are so many men we could have featured in this episode, let us know men you think are exceptional and why. You never know we may feature them in a future episode and give you a shout out for your suggestion! Of coarse we will be featuring Reggae selections to complement their stories. Please ensure to support the artists & channels featured by subscribing, sharing and supporting their works.Please see featured below: Garnet Silk - Give I Strength - https://youtu.be/bnJsqXvjskA?si=WDlIhghTNuQIU8s0A Brief History of Thomas Sankara - https://youtu.be/8EC-WjzR7zE?si=te2kzUkDKJ5gOv7hPeter Tosh - Not Gonna Give it Up - https://youtu.be/g7hOzAoK9bg?si=sJVMlpM6FeiwVTTEDr Sebi Documentary - https://youtu.be/xFqRV21tbl4?si=euATC34KnY1EmlfADr Sebi Speaks on the Laws of Life - https://youtu.be/0qTpJmA_f_s?si=yO5uJcfh1Tp5LaHaMidnite - Love The Life You Live - https://youtu.be/wJChuPvdrHs?si=9Ko4_NV4fMqJdkYAHow Dick Gregory Almost Became US President - https://youtu.be/fdg5N6DLqhw?si=-60HNflCInxvh7mLBob Marley - Get Up Stand Up - https://youtu.be/X2W3aG8uizA?si=98HFv27oKOhR1qGhSupport the showDisclaimer : The views and opinions expressed are those of guests featured and do not necessarily reflect the views or opinions of Reggae Uprising Podcast or its representatives. Reggae Uprising Podcast does not own any of the rights to any of the music or extracts featured. It is used only as a tool of education, upliftment and empowerment for and of people of Africa and its diaspora.Subscribe & Connect : www.danieal.live/podcastOfficial Merch : www.dgarms.com
Reflecting on the flooding of the timeline with Bafta's N-word coverage Kehinde opens by saying that we've missed the point. We focus on the spectacle and not the real issue. Of course the BBC shouldn't have aired the N-word and the Bafta's should have showed more care... but we expect too much from a racist system. Speaking of a racist system, Kehinde addresses the Green Party's win in the Gorton and Denton by election. Thankfully, Reform's less than mediocre White male candidate Matthew Goodwin lost out but the far right party remains a threat, particularly if they make a coalition with the next Prime Minister of the UK....Kemi Badenoch He is then joined by the Dr Wandia Njoya is a prominent Kenyan scholar, public intellectual, and social commentator known for her critical analysis of education, culture, and politics in Africa. She is an Associate Professor of Literature at Daystar University in Kenya, where she has also served as the Head of the Department of Language and Performing Arts. Wandia holds a PhD in French from Pennsylvania State University. Her scholarly work focuses on French and African literature, film, gender issues, and the interrogation of "what it means to be human" in the modern world. Dr Njoya is one of the most vocal critics of Kenya's Competency-Based Curriculum (CBC). She argues that the system prioritizes "practicality" and neoliberal productivity over genuine critical thinking and the arts. She frequently writes about decolonising the African mind and the academy, drawing inspiration from figures like Ngũgĩ wa Thiong'o, Thomas Sankara, and Malcolm X. Her blog, Wandia Njoya, has won multiple awards from the Bloggers Association of Kenya (BAKE) for its commentary on social issues. She is a regular contributor to The Elephant, where she publishes analyses on political elite culture, gender, and education Support Make it Plain: https://make-it-plain.org/support-us/ Join Harambee OBU https://www.blackunity.org.uk/ Find out about the Convention for Afrikan People: https://make-it-plain.org/convention-of-afrikan-people/ Written and hosted by Kehinde Andrews Produced by Kadiri Andrews Artwork by Assata Andrews
In this episode, you will hear about the history and present of one of the most unknown and fascinating countries in Africa: Burkina Faso. A country that gave the world one of the most famous leaders of socialist anti-colonialism, Thomas Sankara—who is now regarded as a key reference and inspiration by the country's current dictator, Ibrahim Traoré. It is also a crucial player in the geopolitical struggle for the Sahel, while facing one of the most severe jihadist crises in the region.
2025 Theme: “Community Engagement & the Grassroots of Change.” Throughout the year we have explored stories, strategies, and successes of community-driven movements making a difference. In our last show for 2025 we recap the year with our most inspiring episodes and introduce the theme for 2026. Throughout 2025 we have stimulating discussions between Anita, Mavis, and Gail. We have also had an awe-inspiring group of guests, handpicked to reflect the theme of community engagement and the grassroots of change. We honor our guests and the works they have done and continue to do in the name of transformation, empowerment, engagement across the multiple sectors of our society.Is It Possible to Build Trust in Community-Police Relations? Conversation with Shadae McDaniel Senior Vice President/Programs and Strategic Initiatives/Director, All Stars Project (ASP) of New Jersey. Beginning in February we hosted an in-depth exploration of the All Stars-Project and its signature program "Operation Conversation Cops and Kids." Among many accolades, Shadae was ranked among the ROI-NJ “2023 Influencers: People of Color." NJUrbanNews.com Article: “Shadae McDaniel Builds Bridges, Provides Opportunities for Youth Through the Power of Performance.” Founded in 1981, All Stars Project (ASP) is a 501(c)3 national nonprofit that uses a performance-based approach to help tens of thousands of inner-city youths and their families create success in their lives. Operation Conversation: Cops & Kids (OCCK) is an innovative police–community relations model program run by ASP in partnership with the New York City Police Department (NYPD) and the Newark Police Division (NPD). This award-winning program uses performance, improvisation, and conversation to help inner-city teenagers and police officers build trust and improve their relationship.Until We Are All Free Movement, a human rights organization led by formerly incarcerated criminal justice experts. In March our case study focused on the Until We Are All Free Movement with guest Kevin Reese, Co-Founder/Co-Executive Director of UWAAF and Co-Founder/CEO of Until We Are All Free Consulting Group.Question: God, what is it that you're working on in my life? What do you do when the answer is build a bridge of people and be a bridge through and with people? Kevin is the answer. Kevin grew up in Minneapolis, Minnesota. He spent 14 years incarcerated inside of the criminal justice system. During that time, he founded the BRIDGE, a grassroots group of directly impacted criminal justice experts whose mission is to abolish mass incarceration and to find a path to true transformative criminal justice. Kevin says,“My idea was to create a program that builds a bridge between people like me, mostly men in prison but women, too, and the community. That bridge and this work is actually revolutionary. Because I'm not supposed to be able to make a connection to people on the outside. Prison is all about preventing that. But the BRIDGE partnership we've been working on gives light to an entire caste of people who are incarcerated.”Youth Empowerment Services, of Pittsburgh PA: “Ahead of its time and punching above its weight, Youth Enrichment Services (YES) formed in 1994...The heart of YES is a spirit of mentorship...By leveraging their unique skills and abilities and centering their voices, YES has created a formula for success that influences community growth, economic prosperity, and student-driven leadership." In our case study of the YES organization we invited Denise Jones, Educational Consultant at Youth Enrichment Services into the studio. Denise Jones is the daughter of two passion-driven educators. She attended Allegheny College, majored in Economics and minored in Black Studies. Later Denise applied for Teach for America and came to understand the joys and limitations of teaching, particularly in bureaucratic systems. Eventually she agreed to work at her father's community-based non-profit organization, Youth Enrichment Services (YES), to help young people become their own best resource. She is now pursuing a PhD in education and psychology from the University of Michigan.Ujamaa Collective, Pittsburgh PA: A Unique Cultural Enriching Experience! Ujamaa Collective is a 501(c)3 non-profit artisan boutique. We (Anita is a member!) serve Africana women providing cultural, artistic, and entrepreneurial exchange in the historic Hill District of Pittsburgh. Our passion for cooperatives is rooted in our values of Fair Trade, meaningful work, creativity, community, and wellness. Two Sisters from the Ujamaa Collective shared their wisdom, community engagement practice, and the cooperation with our audiences — Lakeisha Wolf, Executive Director, and Alana Griffin, Ambassador. LaKeisha is a cultural worker, creative entrepreneur, and teaching artist with an emphasis on identity, racial justice, community connection, and whole-body wellness. She is a founding member of the Ujamaa Collective and has served as Executive Director since 2013. Alana lives out the organization's mission to empower Africana women through cooperative economics, cultural expression, and community healing. Economic Sovereignty in Burkina Faso: From Thomas Sankara to Ibrahim Traoré | Guest: Leontine Osuagwu. In this episode we dig into the role of sovereign psyche in leadership, particularly in the African nation of Burkina Faso under the past leadership of Thomas Sankara (1949-1987) and current leader, President Ibrahim Traoré. The home country of our guest, Leontine Osuagwu, is Burkina Faso. With over 20 years of leadership experience across corporate, nonprofit, for-profit sectors, she helps leaders cultivate the mindset, strategy, and emotional intelligence to lead with excellence in creating sustainable impact. She's brings honor and soulful insight into the events unfolding in her home country.Mental Health, NAEP and Coach Bradley: A Unique Blend of Mentorship, Empathy, and Strategic Insight In His Work as a Transitional Life Coach. Coach Bradley specializes in guiding adolescents through the transition from high school to adulthood while also supporting adults navigating career changes and life pivots. Ed integrates emotional intelligence, active listening, and values-based goal setting to create a safe, supportive coaching environment. Whether preparing students for life's next step or helping adults embrace new opportunities, Ed equips people to create lasting, meaningful change. In a second episode featuring Coach Bradley he provided an understanding of NAEP (National Assessment of Educational Progress), explaining its purpose and how it differs from state tests, and the role it plays in systemic racism, accountability, and test-based reforms in education.Case Study ShiftWorks Community+Public Works | Guest: Sallyanne Kluz, Executive Director. Sallyann Kluz is a Pittsburgh-based arts administrator, architect, and urban designer whose practice is situated at the intersection of art and community development. Her practice includes public art programs and strategies, community engagement, design education, public space design, and neighborhood development strategies. In her leadership role, Sallyann is focused on providing technical assistance to artists and clients, and expanding the role of artists in community development, civic design, and community engagement.Why Community and Public Arts? Sally led us into a meaningful discussion pondering this question. The short answer is this: "Shiftworks Community+Public Arts envisions a region in which the creative practices of artists are fully engaged to collaboratively shape the public realm and catalyze community-led change." The work is designed to expand the range of possibilities for artists to engage communities. We applaud our guests who have made this year meaningful, insightful, and engaging!
2025 Theme: “Community Engagement & the Grassroots of Change.” Throughout the year we have explored stories, strategies, and successes of community-driven movements making a difference. In our last show for 2025 we recap the year with our most inspiring episodes and introduce the theme for 2026. Throughout 2025 we have stimulating discussions between Anita, Mavis, and Gail. We have also had an awe-inspiring group of guests, handpicked to reflect the theme of community engagement and the grassroots of change. We honor our guests and the works they have done and continue to do in the name of transformation, empowerment, engagement across the multiple sectors of our society.Is It Possible to Build Trust in Community-Police Relations? Conversation with Shadae McDaniel Senior Vice President/Programs and Strategic Initiatives/Director, All Stars Project (ASP) of New Jersey. Beginning in February we hosted an in-depth exploration of the All Stars-Project and its signature program "Operation Conversation Cops and Kids." Among many accolades, Shadae was ranked among the ROI-NJ “2023 Influencers: People of Color." NJUrbanNews.com Article: “Shadae McDaniel Builds Bridges, Provides Opportunities for Youth Through the Power of Performance.” Founded in 1981, All Stars Project (ASP) is a 501(c)3 national nonprofit that uses a performance-based approach to help tens of thousands of inner-city youths and their families create success in their lives. Operation Conversation: Cops & Kids (OCCK) is an innovative police–community relations model program run by ASP in partnership with the New York City Police Department (NYPD) and the Newark Police Division (NPD). This award-winning program uses performance, improvisation, and conversation to help inner-city teenagers and police officers build trust and improve their relationship.Until We Are All Free Movement, a human rights organization led by formerly incarcerated criminal justice experts. In March our case study focused on the Until We Are All Free Movement with guest Kevin Reese, Co-Founder/Co-Executive Director of UWAAF and Co-Founder/CEO of Until We Are All Free Consulting Group.Question: God, what is it that you're working on in my life? What do you do when the answer is build a bridge of people and be a bridge through and with people? Kevin is the answer. Kevin grew up in Minneapolis, Minnesota. He spent 14 years incarcerated inside of the criminal justice system. During that time, he founded the BRIDGE, a grassroots group of directly impacted criminal justice experts whose mission is to abolish mass incarceration and to find a path to true transformative criminal justice. Kevin says,“My idea was to create a program that builds a bridge between people like me, mostly men in prison but women, too, and the community. That bridge and this work is actually revolutionary. Because I'm not supposed to be able to make a connection to people on the outside. Prison is all about preventing that. But the BRIDGE partnership we've been working on gives light to an entire caste of people who are incarcerated.”Youth Empowerment Services, of Pittsburgh PA: “Ahead of its time and punching above its weight, Youth Enrichment Services (YES) formed in 1994...The heart of YES is a spirit of mentorship...By leveraging their unique skills and abilities and centering their voices, YES has created a formula for success that influences community growth, economic prosperity, and student-driven leadership." In our case study of the YES organization we invited Denise Jones, Educational Consultant at Youth Enrichment Services into the studio. Denise Jones is the daughter of two passion-driven educators. She attended Allegheny College, majored in Economics and minored in Black Studies. Later Denise applied for Teach for America and came to understand the joys and limitations of teaching, particularly in bureaucratic systems. Eventually she agreed to work at her father's community-based non-profit organization, Youth Enrichment Services (YES), to help young people become their own best resource. She is now pursuing a PhD in education and psychology from the University of Michigan.Ujamaa Collective, Pittsburgh PA: A Unique Cultural Enriching Experience! Ujamaa Collective is a 501(c)3 non-profit artisan boutique. We (Anita is a member!) serve Africana women providing cultural, artistic, and entrepreneurial exchange in the historic Hill District of Pittsburgh. Our passion for cooperatives is rooted in our values of Fair Trade, meaningful work, creativity, community, and wellness. Two Sisters from the Ujamaa Collective shared their wisdom, community engagement practice, and the cooperation with our audiences — Lakeisha Wolf, Executive Director, and Alana Griffin, Ambassador. LaKeisha is a cultural worker, creative entrepreneur, and teaching artist with an emphasis on identity, racial justice, community connection, and whole-body wellness. She is a founding member of the Ujamaa Collective and has served as Executive Director since 2013. Alana lives out the organization's mission to empower Africana women through cooperative economics, cultural expression, and community healing. Economic Sovereignty in Burkina Faso: From Thomas Sankara to Ibrahim Traoré | Guest: Leontine Osuagwu. In this episode we dig into the role of sovereign psyche in leadership, particularly in the African nation of Burkina Faso under the past leadership of Thomas Sankara (1949-1987) and current leader, President Ibrahim Traoré. The home country of our guest, Leontine Osuagwu, is Burkina Faso. With over 20 years of leadership experience across corporate, nonprofit, for-profit sectors, she helps leaders cultivate the mindset, strategy, and emotional intelligence to lead with excellence in creating sustainable impact. She's brings honor and soulful insight into the events unfolding in her home country.Mental Health, NAEP and Coach Bradley: A Unique Blend of Mentorship, Empathy, and Strategic Insight In His Work as a Transitional Life Coach. Coach Bradley specializes in guiding adolescents through the transition from high school to adulthood while also supporting adults navigating career changes and life pivots. Ed integrates emotional intelligence, active listening, and values-based goal setting to create a safe, supportive coaching environment. Whether preparing students for life's next step or helping adults embrace new opportunities, Ed equips people to create lasting, meaningful change. In a second episode featuring Coach Bradley he provided an understanding of NAEP (National Assessment of Educational Progress), explaining its purpose and how it differs from state tests, and the role it plays in systemic racism, accountability, and test-based reforms in education.Case Study ShiftWorks Community+Public Works | Guest: Sallyanne Kluz, Executive Director. Sallyann Kluz is a Pittsburgh-based arts administrator, architect, and urban designer whose practice is situated at the intersection of art and community development. Her practice includes public art programs and strategies, community engagement, design education, public space design, and neighborhood development strategies. In her leadership role, Sallyann is focused on providing technical assistance to artists and clients, and expanding the role of artists in community development, civic design, and community engagement.Why Community and Public Arts? Sally led us into a meaningful discussion pondering this question. The short answer is this: "Shiftworks Community+Public Arts envisions a region in which the creative practices of artists are fully engaged to collaboratively shape the public realm and catalyze community-led change." The work is designed to expand the range of possibilities for artists to engage communities. We applaud our guests who have made this year meaningful, insightful, and engaging!
This is a fully remastered episode, which originally came out in April 2022 In this episode of Guerrilla History, we bring back Africana studies scholar, Professor Takiyah Harper-Shipman, to continue our conversation! This time, the discussion focused on the paradigm of ownership of development, China's role in Africa, and AFRICOM! If you haven't already listened to part 1 of the conversation, you should do so first, it will be a good primer for this episode. Takiyah Harper-Shipman is an Assistant Professor in the Africana Studies Department at Davidson College. Her courses include Africana political economy, gender and development in sub-Saharan Africa, African feminisms, international development: theory and praxis, and research methods in Africana Studies. Her book Rethinking Ownership of Development in Africa is available from Routledge: https://www.routledge.com/Rethinking-Ownership-of-Development-in-Africa/Harper-Shipman/p/book/9780367787813. We also highly recommend checking out her chapter La Santé Avant Tout: Health Before Everything in the excellent A Certain Amount of Madness The Life, Politics and Legacies of Thomas Sankara https://www.plutobooks.com/9780745337579/a-certain-amount-of-madness/. Help support the show by signing up to our patreon, where you also will get bonus content: https://www.patreon.com/guerrillahistory
An interview with Amber Murrey, author of A Certain Amount of Madness. Published on the 30th anniversary of his assassination, the book illustrates how Thomas Sankara's legacy continues to provide lessons and hope for decolonisation struggles today.
This is a fully remastered episode, which originally came out in April 2022 In this episode of Guerrilla History, we bring on the fantastic Africana studies scholar, Professor Takiyah Harper-Shipman, to talk about West African women's development, Sankara, AFRICOM, and more! Due to time constraints, this episode will act as an introduction to these topics for our next conversation with Professor Harper-Shipman, which will take place soon and will be a longer, more in-depth discussion. We really enjoyed the conversation, and are already looking forward to diving into the minutiae with the Professor very soon! Takiyah Harper-Shipman is an Assistant Professor in the Africana Studies Department at Davidson College. Her courses include Africana political economy, gender and development in sub-Saharan Africa, African feminisms, international development: theory and praxis, and research methods in Africana Studies. Her book Rethinking Ownership of Development in Africa is available from Routledge: https://www.routledge.com/Rethinking-Ownership-of-Development-in-Africa/Harper-Shipman/p/book/9780367787813. We also highly recommend checking out her chapter La Santé Avant Tout: Health Before Everything in the excellent A Certain Amount of Madness The Life, Politics and Legacies of Thomas Sankara https://www.plutobooks.com/9780745337579/a-certain-amount-of-madness/. Help support the show by signing up to our patreon, where you also will get bonus content: https://www.patreon.com/guerrillahistory
What to look out for at Frieze London and Frieze Masters and we look back on the overthrow and execution of Thomas Sankara in Burkina Faso.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Dave Rubin of “The Rubin Report” talks about Cheryl Hines' tense on-air fight with The View's Sunny Hostin and Joy Behar over her husband Robert F. Kennedy Jr.'s role leading the HHS; Zohran Mamdani's bizarre rally in support of Letitia James, after she was indicted on mortgage fraud; likely NYC Mayor Zohran Mamdani openly quoting Marxist and Pan-Africanist leaders like Thomas Sankara who took over the leadership of Burkina Faso in a coup before being assassinated; Ilhan Omar formally endorsing Democratic Socialist Omar Fateh making him likely to become the next mayor of Minneapolis; Cincinnati Police Chief Teresa Theetge coming under fire for her leadership during recent high profile crimes and her bizarre message for criminals considering violence in the downtown Cincinnati area; and much more. Dave also does a special “ask me anything” question-and-answer session on a wide-ranging host of topics, answering questions from the Rubin Report Locals community. Today's Sponsors: Balance of Nature - Make sure you are getting all the positive effects from a wide variety of fruits and vegetables. Rubin Report viewers get 35% off their first order plus a FREE Fiber & Spice supplement when you use Code RUBIN. Go to: http://balanceofnature.com/ Morgan & Morgan - Morgan & Morgan is America's Largest Injury Law Firm, with over 1,000 attorneys operating in all 50 states. Go to: https://ForThePeople.com/Rubin Perplexity AI - Use the Comet web browser, the new AI-web browser from Perplexity, that will completely change the way you are able to interact with your browser. Download Perplexity's new AI-web browser, Comet, by heading to: https://pplx.ai/RUBIN Plus, right now when you download Comet - you get a month of Rumble Premium for free!
We inaugurate (and conclude) our coverage of Senegalese master Ousmane Sembène with a discussion of his 1992 feature Guelwaar, the late filmmaker's only work of the decade. In essence a minor comedy of errors revolving around the misplaced body of a departed community leader and political agitator, Guelwaar transforms several times over into a profound and moving chronicle of national identity, religious conflict, and the material politics required to resist colonial rule. We begin with an explication of Sembène's politics and how his Marxism informs the social milieu of his works. Then, we praise the film's feminism, its many nuanced women characters, and the director's progressive standpoint on sex work . Finally, we relate Sembène's invocation of aid as a tool of imperial oppression to current situations ongoing in Gaza.Get access to all of our premium episodes and bonus content by becoming a Hit Factory Patron for just $5/month.....Our theme song is "Mirror" by Chris Fish
Voici le récit de l'assassinat de Thomas Sankara, chef de l'État de la république de Haute-Volta - rebaptisée Burkina Faso - de 1983 à 1987. soit durant la période de la première révolution burkinabè. Marxiste-léniniste, anti-impérialiste, révolutionnaire, écologiste, féministe, panafricaniste et tiers-mondiste, le souvenir de Sankara reste vivace dans la jeunesse burkinabé mais aussi plus généralement en Afrique, qui en a fait une icône, un « Che Guevara africain », aux côtés notamment de Patrice Lumumba.
This week on The Long Form, I sit down with Dr. Lassina Zerbo — former Prime Minister of Burkina Faso and current Chairman of the Rwanda Atomic Energy Board. In this high-stakes conversation, we explore why Dr. Zerbo believes that Africa's development depends on nuclear energy — and why Rwanda is betting big on atomic power.We also discuss his brief but historic tenure as PM, the legacy of Thomas Sankara, the geopolitical risk of nuclear conflict, and the role of African innovation in the global energy transition.From coups in Burkina Faso to Kigali's nuclear future — this is one of our most urgent conversations yet.Paid partnership with: Waka Fitness: Go to https://waka.fitbase.rw/thelongform and get 20% off your gym membership. Offer lasts until August 2025!Listen to the Long Form with Sanny Ntayombya podcast on Apple Podcasts https://podcasts.apple.com/rw/podcast/the-long-form-with-sanny-ntayombya/id1669879621Listen to the Long Form with Sanny Ntayombya podcast on Spotify: https://open.spotify.com/show/7HkkUi4bUyIeYktQhWOljcFollow Long Form with Sanny Ntayombya on Twitter: https://x.com/TheLongFormRwFollow Long Form with Sanny Ntayombya on Instagram: https://www.instagram.com/thelongformrw/Follow Long Form with Sanny Ntayombya on TikTok: https://www.tiktok.com/@longformrwFollow Sanny Ntayombya on Twitter: https://x.com/SannyNtayombya About Long Form with Sanny Ntayombya:The Long Form with Sanny Ntayombya is a weekly podcast intent on keeping you up to date with current affairs in Rwanda. The topics discussed range from politics, business, sports to entertainment. If you want to share your thoughts on the topics I discuss use the hashtag #LongFormRw on Twitter and follow us on Twitter and Instagram on our handle @TheLongFormRwBe a part of the conversation.
Voici le récit de l'assassinat de Thomas Sankara, chef de l'État de la république de Haute-Volta - rebaptisée Burkina Faso - de 1983 à 1987. soit durant la période de la première révolution burkinabè. Marxiste-léniniste, anti-impérialiste, révolutionnaire, écologiste, féministe, panafricaniste et tiers-mondiste, le souvenir de Sankara reste vivace dans la jeunesse burkinabé mais aussi plus généralement en Afrique, qui en a fait une icône, un « Che Guevara africain », aux côtés notamment de Patrice Lumumba.Quelques heures après la tuerie du 15 octobre 1987, l'homme qui annonce à la radio la dissolution du Conseil national de la Révolution n'est autre que Blaise Compaoré. Derrière lui, se tiennent les officiers de l'OMR, Henri Zongo et Jean-Baptise Boukari Lingani : ensemble, ils prennent le pouvoir et plongent le Burkina Faso dans la période dite de la rectification. Rectification d'une révolution soi-disant devenue déviante, déficitaire, et nécessitant une intervention d'un pan de l'armée réfractaire.
Voici le récit de l'assassinat de Thomas Sankara, chef de l'État de la république de Haute-Volta - rebaptisée Burkina Faso - de 1983 à 1987. soit durant la période de la première révolution burkinabè. Marxiste-léniniste, anti-impérialiste, révolutionnaire, écologiste, féministe, panafricaniste et tiers-mondiste, le souvenir de Sankara reste vivace dans la jeunesse burkinabé mais aussi plus généralement en Afrique, qui en a fait une icône, un « Che Guevara africain », aux côtés notamment de Patrice Lumumba.Les premières actions de la révolution de Thomas Sankara, dit le PF, président du Faso, s'alignent sur celles impulsées du temps de son court mandat en tant que premier ministre : réformer le pays de long en large, lutter contre le sous-développement, les carences dans le domaine de la santé, de l'éducation. Pour financer ses ambitions, il s'attelle à réduire de façon drastique, 18 % en deux ans, les dépenses de l'État, coupant ci et là les indemnités perçues par les fonctionnaires, les frais superflus, lissant les salaires des membres de son gouvernement et appliquant une taxe sur chaque revenu généré au profit d'un effort commun.
Voici le récit de l'assassinat de Thomas Sankara, chef de l'État de la république de Haute-Volta - rebaptisée Burkina Faso - de 1983 à 1987. soit durant la période de la première révolution burkinabè. Marxiste-léniniste, anti-impérialiste, révolutionnaire, écologiste, féministe, panafricaniste et tiers-mondiste, le souvenir de Sankara reste vivace dans la jeunesse burkinabé mais aussi plus généralement en Afrique, qui en a fait une icône, un « Che Guevara africain », aux côtés notamment de Patrice Lumumba.Une chape de plomb s'est abattue sur Ouagadougou, ce jeudi 15 octobre 1987. A 16h30, le temps s'est arrêté, fracturé par une fusillade dont les échos ont résonné aux quatre coins de la capitale du Burkina Faso. Les enfants sont rappelés à la maison par leurs parents, les commerces abaissent leurs rideaux de fer, et l'armée mobilisée se répand dans les avenues et boulevards abandonnés. Les troupes barricadent les entrées des institutions, montent des barrages sur les routes, et gardent l'entrée du Conseil de l'entente, soit le siège du gouvernement implanté au coeur de la ville. À en croire certains, c'est là que les coups de feu auraient été tirés.
In this profound special edition of Geopolitics with Ghost, General Steven Kwast joins Ghost to expose how Africa's hero system was dismantled and what it will take to restore it. Drawing from his upbringing in Cameroon and deep military and academic experience, Kwast examines the collapse of sovereign leadership in places like Burkina Faso, highlighting how revolutionary leaders like Thomas Sankara were undermined by globalist interests and replaced by foreign-aligned regimes. General Kwast introduces his “Hero System” theory, which argues that a functioning society must inspire its youth to stay, serve, and thrive. He outlines how U.S. military programs, though well-intentioned, often inadvertently train future coup leaders, and how a lack of cultural understanding at the highest levels of American policy leads to failure abroad. The conversation spans technology-based solutions like atmospheric water generation, the role of culture in sustainable leadership, and how tribal traditions hold the keys to rebuilding trust and purpose. With insights into oral history, spiritual leadership, and geopolitical missteps, this episode is a blueprint for how America, and humanity, can help rebuild sovereign civilizations by respecting their unique cultural roots and restoring the path to authentic leadership.
Educator and journalist Inemesit Richardson—co-founder of the Thomas Sankara Center in Burkina Faso and contributor to African Stream—joins us for a powerful conversation on the revolutionary history of the Sahel, the legacies of Thomas Sankara and Ibrahim Traoré, and the rise of a multipolar world order. This is a compelling interview you won't want to miss! Follow The Thomas Sankara Center IG: @burkinabooks Support the Thomas Sankara Center on Patreon: patreon.com/BurkinaBooks Follow African Stream: http://africanstream.media/ Support African Stream on Patreon: patreon.com/AfricanStream Support Probably Cancelled on Patreon to get early access to episodes or submit your questions to the new PC Pod advice column!: https://www.patreon.com/probablycancelledpod Subscribe to PC Pod on Rumble & Telegram: t.me/pcpod
As South Africa releases its latest crime statistics. Who are the main victims of violent crime and why does the country have such a reputation?Is there "democratic backsliding" in East Africa? What does this mean? We hear from a human rights activist.And talk to the man behind a lasting tribute to Thomas Sankara's memory.Presenter: Audrey Brown Producers: Bella Hassan, Patricia Whitehorne and Yvette Twagiramariya in London. Frenny Jowi in Nairobi Technical Producer: Pat Sissons Senior Producer: Paul Bakibinga. Editors: Andre Lombard and Alice Muthengi.
Recorded On May 5th, 2025 The Carl Nelson Show covers a range of critical issues, starting with the aftermath of devastating fires in Pasadena and Altadena. Highlights include the quick restoration of power in the region, debris clearance efforts, and the challenges involved. Residents face a choice between using Los Angeles County’s debris removal services or hiring private contractors, though delays or high costs could result in property liens. The dangers associated with hazardous materials, particularly heavy metals seeping into water tables, are also emphasized. Some residents are sifting through debris themselves, fully equipped with hazmat suits, while FEMA and LA County continue to assist in the recovery process at a slower than normal pace. The discussion shifts to supply chain disruptions impacting essential goods like medical supplies and auto parts, which has slowed to one-third of its usual operation. Transitions into political commentary address Marco Rubio consolidating dual roles in government, raising legal and ethical concerns about officials holding multiple positions. Internationally, the show reflects on Libya in the 1980s, discussing US airstrikes against Gaddafi, his focus on an independent African currency, and broader geopolitical implications. Attention is also drawn to Burkina Faso’s transformation under Thomas Sankara, changing from Upper Volta to Burkina Faso, meaning “land of upright men.” The country’s move toward controlling and leveraging its gold, oil, and other resources signals a shift in the global chessboard that warrants attention. The program provides a compelling mix of local crises, political analysis, and global developments.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Send us a textWhat if the dreams of Africa's greatest liberators were not just echoes of the past, but a living blueprint for the future? In this electrifying episode of the Self Reflection Podcast, host Lira Ndifon channels the urgent voice of a new generation, igniting a firestorm of hope and a powerful call to action for the youth of Africa, with a laser focus on the pivotal moment for Cameroon. Prepare to be moved, inspired, and galvanized by a message that transcends borders and speaks to the very soul of a continent yearning for true liberation.Lira doesn't just share a message; she amplifies a potent awakening. Through the impassioned words of a young African, she unpacks the burning desire for unity and self-determination that is surging through the continent's veins. This isn't a nostalgic look back, but a vibrant connection to the unfinished work of pan-African giants like Kwame Nkrumah, the revolutionary spirit of Thomas Sankara, the unwavering conviction of Patrice Lumumba, and the enduring legacy of Nelson Mandela. Their sacrifices, Lira powerfully argues, were seeds planted for this very moment – a moment where the youth are rising to claim their inheritance.With palpable excitement, Lira dissects the profound mindset shift that is reshaping the African landscape. She celebrates the growing consciousness and unwavering determination of young Africans to not just envision, but actively build a better future, free from the shackles of external influence and internal stagnation. This episode is a clarion call, urging the youth to tap into their inherent power, reclaim their resources, and forge a united front towards a prosperous and self-reliant Africa – a continent where pride and progress go hand in hand. The conversation fearlessly confronts the lingering vestiges of neocolonialism and underscores the critical importance of rewriting African narratives from an African perspective.Turning her attention directly to the critical juncture facing Cameroon, Lira speaks with urgency about the upcoming 2025 elections. She underscores the undeniable link between genuine change, tangible development, and a fundamental shift in leadership. This isn't just about casting a vote; it's about seizing an opportunity to redefine the nation's trajectory. Lira paints a compelling vision of a revitalized Cameroon – a nation where education flourishes, clean water flows freely, accessible healthcare is a right, not a privilege, and the nation's immense wealth serves its people. Through a personal anecdote, she poignantly captures the growing awareness and fervent desire for transformation among young Cameroonians, emphasizing that this is their Kairos moment.Beyond the immediate political horizon, Lira delivers a powerful and deeply personal message of self-belief and resilience to every young African listener. She champions the courage to trust one's journey, to embrace setbacks as invaluable lessons, and to relentlessly pursue personal aspirations. In a world saturated with external opinions and potential discouragement, Lira passionately emphasizes the unwavering importanSupport the showCall to Action: Engage with the Self-Reflection Podcast community! Like, follow, and subscribe on Spotify, Apple Podcasts, YouTube (Self-Reflection Podcast by Lira Ndifon), and all major podcast platforms. Share your insights and feedback—we value your contributions! Suggest topics you'd like us to explore. Your support amplifies our reach, sharing these vital messages of self-love and empowerment. Until our next conversation, prioritize self-care and embrace your journey. Grab your copy of "Awaken Your True Self" on Amazon. Until next time, be kind to yourself and keep reflecting.
In this episode of the Teach Different Podcast, hosts Dan and Steve Fouts explore a thought-provoking quote attributed to Thomas Sankara, former president of Burkina Faso: “He who feeds you controls you." They discuss the claim of the quote—the idea that dependence on others for survival can lead to manipulation and control. They also explore the counterclaim—that dependency does not always lead to control and can sometimes offer stability and mutual benefit. The discussion raises essential questions about the balance between self-reliance and interdependence.Image source: https://citaty-slavnych.sk/autori/thomas-sankara/
Casi ningún dictador se ha resistido al atractivo de un buen coche. De alguna manera es una forma de exponer y expresar su poder. Vamos a hacer un repaso a los coches de unos cuantos dictadores muy conocidos y, como siempre en Garaje Hermético, habrá sorpresas y curiosidades. El Bonus Track… te va a sorprender. Antes un par de aclaraciones: No voy a hablar de colecciones privadas ni cosas así, sino de los coches que usaban en eventos públicos. Y como los coches son lo importante, en este listado primero van los coches y luego, el personaje. Aurus Senat. Kim Jong-Un. Esta limusina Aurus Senat de fabricación rusa fue regalo de Vladimir Putin, y el mismo utilizado una igual como coche presidencial. El líder norcoreano acude a todos los actos públicos con este modelo, ya que sus diseñadores aseguran que “podrás sentirte tan seguro en un vehículo militar blindado”. Chevrolet Bel Air 1957. Rafael Leónidas Trujillo. En realidad, el coche de Trujillo no fue un Chevrolet, sino un Packard pintado de rojo llamado por los habitantes de la República Dominicana, “El carro de la muerte”. Trujillo era muy aficionado a los coches y tenía una buena colección, incluidos coches americanos y algún Ferrari. ¿Por qué hemos elegido este? Porque fue el coche en el que un confiado Trujillo sufrió un atentado desde una motocicleta, desde la que dispararon más de 60 balas… HongQi CA770. Mao Tse Tung. A pesar de que Stalin le regalo uno de los exclusivos SIZ soviéticos, Mao quiso que se le viese en un coche chino, el HongQi, en castellano “bandera roja” CA770. ¿Fabricado en China?, pues sí, pero era una copia, en realidad otra copia, del Chrysler Imperial con motor V8 de 215 CV. Lancia Astura “Presidenziale”. Benito Mussolini. El líder italiano conto con un Alfa Romeo 6C 2300 B Lungo Torpedo B y un Lancia Astura azul, diseñado por Sergio Pininfarina en exclusiva para el “Duce", que fue el más usado, aunque Mussolini prefería el Alfa. El Lancia contaba con un motor V8 de 3 litros de cilindrada y 82 CV a 4.000 revoluciones y el exclusivo interior estaba revestido de cuero azul. Como curiosidad, este coche ha estado en la colección privada de Bernie Ecclestone. Mercedes-Benz 600 Pullman. Pol Pot. Nada impidió a este personaje disfrutar del lujo de un buen coche capitalista. Nada menos que una limusina Mercedes-Benz 600 Pullman de 1973, un coche extraordinario y que fue la limusina preferida por muchos jefes de estado durante dos décadas. Solo se fabricaron 428 con motor V8 de 6.23 litros y 250 CV, su peso superaba las 2,5 toneladas y superaba los 200 km/h de velocidad máxima. Mercedes-Benz 770. Adolf Hitler. O como algunos lo llamaban, el Großer Mercedes (en alemán "Gran Mercedes"). Por supuesto hablamos del coche de Hitler, aunque tanto el español Francisco Franco como el italiano Benito Mussolini tuvieron uno por regalo del propio Hitler. El coche contaba con un motor de 8 cilindros en línea casi 8 litros y 150 CV. Con el blindaje el peso alcanzaba los 5.420 kilos totales y el consumo nada menos que 50 litros a los 100 km. Rolls-Royce Phantom IV. Francisco Franco. Se supone que el “Caudillo”, como él mismo se autoproclamó, era hombre bastante austero en su vida privada. Pese a ello y a que tampoco tenía carné de conducir, contó con un garaje espectacular con coches como un Cadillac Fleetwood, un Chrysler Imperial o el super exclusivo Mercedes 770 regalo de Hitler. Pero… su favorito fue siempre el Rolls Royce Phantom IV del que solo se fabricaron 18 unidades entre 1959 y 1956, estas fueron vendidas únicamente a miembros de la realeza y jefes de Estado. España adquirió tres unidades, que se conservan en el parque móvil de la Casa Real y son las mismas que ahora emplea el Rey Felipe VI en sus desplazamientos oficiales. Cuentan con matrículas militares: ET-42926-O, ET-42927-O y ET-42928-O. El motor es un 8 cilindros en línea de 5.675 cm3 y algo menos de 200 CV. Rolls-Royce Phantom VIII. Teodoro Obiang. Os hablo de la nación africana que fuese una colonia española, Guinea Ecuatorial, antes llamada Guinea Española. Ahora es un régimen dictatorial mandado desde 1982 por Teodoro Obiang, que cuenta como coche de estado con un impresionante Rolls-Royce Phantom VIII. ZIS 115. Lósif Stalin. Stalin, que había usado coches occidentales decidió hacer uno “Made in Rusia” pero a medida. Así que encargó a la SIZ rusa que se inspirase… por no decir que copiase un Packard Custom Super Eight. El coche fue entregado en 1949 y este 115 era un verdadero carro blindado, de 5 toneladas, capaz de soportar el impacto de cualquier tipo de proyectil y con motor de 8 cilindros, 6 litros y 162 CV. La velocidad máxima, debido al peso, apenas era de 120 km/h. Se construyeron varias unidades, porque Stalin era un paranoico respecto a su seguridad personal y nunca viajaba dos días seguidos en el mismo coche. ZIL 115. Fidel Castro. El revolucionario cubano tuvo diferentes coches: Un viejo Oldsmobile, incluso un Alfa Romeo, un Mercedes-Benz “Adenauer” que le encantó, motivo por el cual compró un Mercedes 560 SEL para desplazamientos particulares. Cuando Fidel se, digamos, “asoció” al régimen comunista de la extinta URSS, rápidamente cambió a un ZIL 115 soviético regalo del Kremlin. Castro llegó a tener tres ZIL115 completamente blindados, coche de 6 metros de largo y 2 de ancho, motor V-8 de 7.6 litros y que, debido a su blindaje, alcanzaban las 3.6 toneladas de peso. Bonus Track: Renault 5 GTL. Thomas Sankara. Rodrigo: “¿No te habrás equivocado?”. Pues no… y todo tiene explicación. Los habitantes de Burkina Faso, antes llamada Alto Volta, utilizan la palabra “Wabenzi” para referirse a los políticos corruptos que utilizan coches de la marca Mercedes-Benz… y es que “Wabenzi” significa literalmente “gente de Benz”, en referencia al coche. Sankara tomó el poder en 1983 en Burkina Faso y para demostrar que él no era un “Wabenzi” se deshizo de todos los Mercedes-Benz y convirtió a su modesto y abollado Renault 5 verde en el coche presidencial. El 15 de octubre de 1987 Sankara fue derrocado y más tarde asesinado. Conclusión. Ya la hemos dicho al comenzar: Los coches son para todos los gobernantes, y sobre todo para los dictadores, un verdadero escaparate… para bien y para mal. Os advierto que me he dejado unos cuantos en el tintero…
Jonneke Koomen discusses her two articles, “International Relations/Black Internationalism” and “Madness in the Classroom: Thomas Sankara's Disobedient International Relations.” Professor Koomen shows how introducing W.E.B. du Bois' essays and speeches by Thomas Sankara places teaching about international relations into conversation with its critics. Colonialism, white supremacy, and race based economic systems served as the foundations […]
In this episode I'm addressing the article that The Grio wrote entitled, Trump Abolishing Education Department spells doom for Black America. I'm reminding us of how we should not be surprised or scared not one iota of what the president elect and his cabinet plan to put in place and take away because their actions are aligned with the white supremacist values that America holds so near and dear to their devlish hearts. The question is what are we going to do about it?!Are we going to curl up in a corner, be scared and talk about how we're doomed or are we going to get back to the mindset that our ancestors like Thomas Sankara, Marcus Garvey and Harriet Tubman had when fighting back against a system that has always intended to destroy our humanity. We can wait no longer. The Time Is Now! https://abcread.org/ https://abclearntutoring.com/ https://readingisfreedomshop.com/
Journée spéciale sur RFI avec le chanteur de reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly que vous retrouverez tout au long de la journée sur notre antenne. À l'occasion de son Acoustic Tour, Tiken Jah Fakoly est en concert ce mercredi soir à la salle Pleyel de Paris, concert que vous pourrez entendre en direct sur notre antenne. Cette figure majeure du reggae est réputée pour dénoncer les maux de l'Afrique et les travers de certains de ses dirigeants. Militant du panafricanisme, le natif d'Odienné qui vit au Mali revient à notre micro sur le dérèglement climatique qui touche le continent, la souveraineté africaine et la situation politique et sécuritaire au sein de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Il répond aux questions de Frédéric Garat. RFI : Vous êtes de nationalité ivoirienne, mais il est de notoriété publique que vous vivez au Mali depuis presque 20 ans maintenant où vous avez trouvé refuge. Comment va le Mali de 2024 ? Tiken Jah Fakoly : Je pense que le Mali va « à la malienne » parce que chaque peuple mérite son dirigeant. Et donc, je pense que ce qui se passe au Mali aujourd'hui, c'est parce que cela convient aux Maliens. Ce que je peux vous dire, c'est que le Mali va à la malienne. Depuis 30 ans que vous prônez l'Union des pays africains, la scission de l'AES ( l'Alliance des États du Sahel), qui sort entre autres de la Cédéao, est-ce que c'est clairement une désunion ? Et ça va faire mal à qui ? Disons que, moi, j'ai salué la solidarité entre ces trois pays qui sont en guerre contre le terrorisme. Se mettre ensemble pour chercher les solutions, c'est une bonne idée. Voilà, mais moi je prône l'unité africaine, les États-Unis d'Afrique, donc 54 pays. Donc, moi, je ne fais pas la fête quand il y en a trois qui se mettent ensemble. C'est une belle solidarité, mais qui n'est pas sans conséquence puisque dans ces pays-là, il y a des gens qui sont considérés comme des bons patriotes, et puis d'autres qui sont considérés comme des ennemis de la nation parce qu'ils ne sont pas d'accord avec les idées de ceux qui sont en place. Et……il y a des voix dissonantes….Oui. C'est ce que je déplore dans cette situation. J'aurais voulu que tout le monde soit associé.Pour que tout le monde soit associé, encore faudrait-il qu'on écoute les autres, même si ce sont des voix dissonantes ou des voix qui ne font pas plaisir. Et on a l'impression qu'en ce moment, tout le monde n'a pas le droit à la parole.Je pense que, je parle de liberté d'expression avalée par la révolution. J'aurais voulu que tout le monde s'exprime. Parce que vous voyez, si une personne ne peut pas dire ce qu'elle pense, elle va l'avaler, elle va gronder à l'intérieur. Elle peut même aller jusqu'à composer avec l'ennemi, elle peut souhaiter tous les jours après ses prières que ce qui en marche ne fonctionne pas. Et donc voilà, c'est ce qui est déplorable dans la situation. Mais le fait que des Africains décident aujourd'hui de prendre leur destin en main, moi, c'est quelque chose que je salue.On connaît les principes de la démocratie. Vous avez chanté et vous continuez à chanter la Mangercratie. Est-ce que, en ce moment, on n'arrive pas à une sorte de résurgence de la « militarocratie » ? Écoutez, c'est ça qui est un peu déplorable, parce que je pense qu'après les combats pour la démocratie, le combat contre le multipartisme, etc, et qu'il y a eu des morts au Mali, des morts en Côte d'Ivoire... pour la démocratie. Même si elle n'est pas top, la démocratie, même si elle a des failles, mais je pense qu'on n'a pas encore mieux...Elle est perfectible…Voila ! Et je pense que le fait que le peuple s'exprime, pour moi, c'est ça qui est intéressant. Que ce soient des bonnes élections ou pas, mais le fait que les gens se mobilisent pour aller voter, pour avoir leur mot à dire, je pense que c'est ce qui est intéressant. Donc moi, ce que je peux dire, c'est qu'aujourd'hui, au lieu d'être là tout le temps sous tension ou sous pression des coups d'États, etc, je pense qu'il faut tout faire pour être légitime. Il faut organiser des élections, quitte à se présenter.Je pense qu'on ne peut pas dire : « Non, c'est des militaires, ils n'ont pas le droit ». Il y a des militaires qui ont été le père de la démocratie dans leur pays : Jerry Rawlings, c'est pour le Ghana, Mathieu Kérékou pour le Bénin. On pourrait même dire ATT [Amadou Toumani Touré] pour le Mali. Donc, c'est possible, mais je pense qu'au lieu de rester dans un truc où on est toujours soucieux de « est-ce qu'il va avoir un coup d'État encore ? Est-ce qu'on va nous laisser ? », je pense que le mieux, c'est de se légitimer et puis en passant par les élections. Comme ça le peuple…Mais quand ? Quand ces élections ? Les militaires, on a l'impression, jouent un peu la montre quand même.Bon, tout ça dépendra du peuple malien, du peuple burkinabè, du peuple du Niger. Je pense que c'est à eux de fixer les objectifs aux dirigeants. Pas en restant derrière les écrans, parce qu'aujourd'hui malheureusement la lutte se passe derrière les écrans maintenant. Il n'y a plus de pratique. T'es pas d'accord ? Tu prends [ton téléphone], tu dis « bon, c'est comme ça, c'est comme ça », il n'y a plus de « retrouvons-nous sur la place ». Et donc je pense que tout ça dépend des peuples de ces pays-là.Il y a un titre et un clip qui ont beaucoup fait parler d'eux ces derniers temps. C'est Actualités brûlantes qui est un titre du chanteur togolais Amen Jah Cissé. Chacun en prend un peu pour son grade... Le Togo, le Cameroun, le Tchad, la Côte d'Ivoire aussi. Qu'est-ce que vous reprochez, dans ce titre, à l'Alliance des Etats du Sahel (AES) ? Écoutez, il y a eu 26 secondes dans cette chanson consacrées à l'AES et qui ont fait un tollé. Voilà, je pense que les gars de l'AES pensaient que j'allais être le griot de l'AES, c'est-à-dire que j'allais chanter Assimi Goïta, capitaine Traoré et Tiani. Je pense que c'est à cela qu'ils s'attendaient. Mais moi, je suis Tiken Jah Fakoly, je fais du reggae, mon rôle, c'est de tenir compte un peu de tout le monde, d'être impartial. Donc, je ne pouvais pas...C'est le propre du reggae.Voilà ! Moi, je fais du reggae. Je fais du reggae et c'est ce que j'ai toujours fait. Donc, venir m'attaquer parce que j'ai dit que la liberté d'expression a été avalée par la révolution. Moi, j'ai été surpris de la réaction de mes fans, mais en même temps, on s'est... Une réaction violente, c'était quel genre de réaction ?Ouais, c'était assez violent quand même. Assez violent, on m'a traité de tout. On m'a dit que la France m'a payé. Et on m'a dit que...C'est-à-dire que vous avez le droit de critiquer Faure Gnassingbé pour sa révision de la Constitution ou un quatrième mandat éventuel pour Ouattara en Côte d'Ivoire, mais vous n'avez pas le droit de vous attaquer à l'AES, c'est ça ? Non, je n'ai pas le droit ! Je n'ai pas le droit de m'attaquer à l'AES. C'est parce que je pense que dans l'esprit du soutien de l'AES, c'était Tiken Jah, c'est notre voix, voilà ! Mais moi, je suis aussi la voix des sans-voix, c'est ça qu'ils ont oublié. C'est que moi, je n'ai jamais chanté pour un pouvoir en place.Donc, chaque critique voit midi à sa porte en ce qui vous concerne.Exactement.Mais le Burkina Faso, c'est quand même un pays où, en ce moment, on voit quelqu'un que vous devez bien connaître : Guy-Hervé Kam, qui est l'un des fondateurs du Balai citoyen, qui est actuellement en prison. On voit des journalistes qui sont arrêtés, on voit des syndicalistes qui sont obligés de fuir sinon on va les envoyer au front. Il y a même des vieux pères comme un ex-ministre des Affaires étrangères, Ablassé Ouédraogo, 70 ans, qu'on a envoyé à Kaya. Ça, vous en avez parlé avec Traoré ? Vous en pensez quoi, vous, qui suivez aussi l'actualité au Burkina Faso ?J'ai même fait une interview à la télé burkinabè pour parler de liberté d'expression quand j'étais en concert là-bas. Seulement, les manipulateurs n'étaient pas rentrés dans le jeu. Parce que ce qui s'est passé, c'est que quand Actualités Brulantes sort, alors, les gens, ils prennent la partie AES, ils balancent sur le net, et puis ils disent que je demandais 83 millions aux dirigeants de l'AES et comme ils ont refusé de me donner……vous avez critiqué…Que j'ai critiqué. Donc, je pense que, non, si on empêche les gens de s'exprimer, eh bien, ils vont rentrer dans le complot parce que, voilà, s'ils ne peuvent pas dire ce qu'ils pensent, ils vont l'avaler, mais ils vont l'exprimer autrement. Malheureusement, moi, c'est ce que je craignais. Bon, aujourd'hui, on a parlé d'union des trois pays, mais je le dis franchement, le Burkina n'a jamais été aussi divisé à ma connaissance. Le Mali n'a jamais été aussi divisé. Puisqu'il y a des « bons Burkinabè » aujourd'hui et des « mauvais Burkinabè ». Et les mauvais Burkinabè, ceux qui sont accusés d'être des mauvais Burkinabè aujourd'hui, vont se battre pour être des bons Burkinabè, parce que ça y va de leur survie, et puis leurs descendants, etc., il faut qu'ils soient Burkinabè. Donc, malheureusement, on parle d'unité, mais moi, je pense qu'on n'a jamais été, malheureusement, aussi divisé.Moi, je souhaite – comme je l'ai toujours fait –, durant toute ma carrière, je souhaite qu'on laisse les gens s'exprimer, que ceux qui soutiennent les militaires s'expriment, mais ceux qui ne sont pas d'accord avec les militaires aussi s'expriment. Et tout ce que je peux souhaiter, c'est que l'armée burkinabè, que je salue ici, l'armée malienne et nigérienne arrivent au bout de cette tâche qui n'est pas facile. Surtout que faire la révolution avec les terroristes aux fesses, ça ne doit pas être facile. Je pense que Thomas Sankara n'avait pas les terroristes aux fesses. Je veux dire, le terrorisme, c'est une gangrène, c'est des gars invisibles. C'est une guerre pas facile, même les pays les plus développés ont eu du mal à s'en remettre.Mais est-ce qu'on peut tout faire au nom de cette lutte contre le terrorisme ? On ne peut pas tout faire, il faut tenir compte des Droits de l'Homme. Il ne faut pas tuer n'importe comment. Enfin, je veux dire, il faut tenir compte de l'humanité quand même. Je pense que... Mais bon, malheureusement, toutes les guerres sont sales. Il y a eu des guerres, ici, en Europe, c'était très sale. Malheureusement, toutes les guerres sont sales. Malheureusement...Justement, à une heure où l'on parle beaucoup du conflit en Israël ou du conflit en Ukraine, où toute la communauté internationale semble focalisée par ces conflits-là, vous avez l'impression qu'on oublie un peu ce qui se passe au Sahel, par exemple ?Oui, nous, on a toujours été oubliés. Je pense que des pays comme le Congo-Kinshasa sont en guerre tout le temps, parce que c'est des pays riches. Donc, pour les manipuler, il faut créer des situations pour que pendant que ça se tue, ça s'entretue, on puisse piller les richesses. Je n'accuse pas directement, mais je dis qu'à chaque fois qu'il y a des problèmes en Afrique, c'est minimisé. Mais c'est à nous de nous faire respecter. Je pense qu'il faut se rapprocher, il faut être unis pour représenter un gros bloc, pour que quand il y a des problèmes, les gens en tiennent compte aussi.La perspective d'avoir l'Union africaine ou un pays africain au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, comme il en est question en ce moment, c'est une bonne chose d'après vous ? Ah oui ! Oui, il faut que l'Afrique ait une voix. Vous savez, nous sommes dans une chaîne mondiale, le monde ne peut pas fonctionner totalement sans l'apport de l'Afrique. Les matières premières de l'Afrique représentent beaucoup dans le fonctionnement du monde. Donc, si on apporte, il faut qu'on nous donne aussi la parole. Le fait de nous donner la parole, ça permettra de nous mettre au même niveau que les autres.Tiken Jah Fakoly, vous qui avez créé des écoles au Mali, en Guinée, en Côte d'Ivoire, la rentrée scolaire malienne, cette année, a été retardée à cause des intempéries et des inondations. À une heure où l'on a une COP29 à Bakou en Azerbaïdjan, est-ce que vous avez le sentiment que, une fois de plus, l'Afrique paye les pots cassés du dérèglement climatique ? Ah oui ! L'Afrique paye les pots cassés du dérèglement climatique alors qu'elle contribue moins au réchauffement climatique. Mais c'est la lutte commune qui va changer tout cela. Il faut qu'on se mette ensemble, faire un bloc, et puis dire « voilà, on ne peut plus accepter, on ne peut plus accepter que les choses se passent comme ça ». Il faut qu'on se mette ensemble pour représenter ce gros bloc avec une seule voix qui dira aux pays occidentaux : « C'est à vous d'arrêter vos usines et nous donner la possibilité de rattraper un peu ». Puis, je pense que dans cette affaire de climat, il y a une grande hypocrisie.Laquelle ?Personne ne veut s'attaquer à la Chine, alors que c'est l'un des plus gros pollueurs. Personne ne veut faire des reproches à l'Inde, parce qu'ils sont puissants. Et, malheureusement, tant qu'on ne dira pas les choses comme il faut, tant que chacun ne se rendra pas compte de sa responsabilité et ne changera pas de comportement, je pense que les choses iront toujours mal dans notre maison commune qui est la planète.Le fait qu'il y ait un climato-sceptique qui soit réélu à la présidence américaine ces jours-ci, Donald Trump, ça vous inquiète, vous, pour l'Afrique ?Au niveau du climat, ça m'inquiète. Je pense qu'il faut être fou pour ne pas voir ça, pour ne pas prendre des mesures. Mais bon, c'est la course à l'argent. L'argent, l'argent, l'argent, l'argent... Donc, je pense que c'est ce qui rend les gens fous. Moi, je pense qu'il est temps d'écouter la planète.L'un des autres arguments de campagne de Donald Trump, c'était la politique migratoire. On assiste aussi en Europe à un durcissement de cette politique, en France. Là aussi, c'est un motif d'inquiétude pour vous ? Un motif d'inquiétude pour tous mes compatriotes qui sont aux États-Unis. Je respecte, je veux qu'il y ait la liberté de mouvement, mais franchement, je ne fais pas partie des Africains qui veulent encourager les gens à partir. Je dis « tout le monde a le droit, mais notre place, c'est en Afrique ».Et vous respectez d'autres pays, d'accord, mais le respect, c'est une réciprocité aussi. Est-ce que vous ne pensez pas qu'il faudrait qu'il y ait peut-être une réciprocité aussi ? Mais bien sûr, bien sûr, c'est ce que j'ai dit dans mes chansons, comme quand je chante Ouvrez les frontières, ce n'est pas pour encourager, mais c'est pour défendre un droit. Parce que les Occidentaux, ils viennent en Afrique où ils veulent, quand ils veulent, faire ce qu'ils veulent, prendre ce qu'ils veulent et rester s'ils veulent. Donc, je pense qu'il serait important qu'on nous laisse aussi ce droit-là d'aller où on veut, quand on veut, faire ce qu'on veut.Mais pour que le message passe, est-ce qu'il ne faudrait pas faire, comme le Sénégal a fait une époque, du temps d'Abdoulaye Wade, où justement des visas avaient été imposés aux étrangers, notamment aux Européens qui voulaient vivre au Sénégal.Mais je pense que c'est ce qu'il faut faire. De toute façon, tôt ou tard, ça viendra. Je pense que nous, c'est nous qui allons demander un jour à ce que les choses soient limitées de notre côté. Parce que l'Afrique, c'est le continent - une fois qu'il y aura la stabilité totale dans les pays africains - l'Afrique sera le pays le plus sollicité. Et, je pense que, l'avenir nous le dira, je pense que c'est nous qui allons choisir quel Français va venir en Afrique ou bien quel Américain va venir. Je pense que c'est important qu'il y ait cette réciprocité, c'est ça qui va nous permettre de nous respecter les uns et les autres.À lire aussiTiken Jah Fakoly en live sur RFI
Le 31 octobre 2014, au Burkina Faso, une insurrection populaire contraignait à la démission le président. Cela fait donc dix ans que « le peuple burkinabè s'est dressé héroïquement contre le pouvoir autocratique que Blaise Compaoré a instauré au lendemain de l'assassinat de son frère d'arme le capitaine Thomas Sankara », écrit Le Faso. Le journal se rappelle d'une mobilisation « monstrueuse et historique », avec « plus d'un million de personnes dans les rues de Ouaga », criant des slogans comme « Blaise Ebola! » ou « Blaise dégage! ».L'insurrection du 31 octobre 2014 est aussi en Une du journal Aujourd'hui au Faso, avec cette question : « Pourquoi transition sur transition au Burkina? » Pour son éditorialiste, « l'opposant en démocratie se fie aux urnes pour arriver au pouvoir, ici, il s'appuie sur l'armée. [...] Le peuple endosse donc l'habit d'arbitre majeur et s'impose ». Pour Aujourd'hui au Faso, « la refondation de l'État est une œuvre longue » et, pour ce faire, « il faut la participation de tous les Burkinabè. Et la volonté de quitter l'éternel recommencement ».En RDC, les rebelles du M23 progressent dans l'EstJeune Afrique raconte que « les combats se sont intensifiés ces dix derniers jours après plusieurs semaines d'accalmie ». Les rebelles s'approchent de Pinga, « un verrou sur la route de l'ouest, au cœur d'une zone minière riche », décrit le mensuel sur son site, avant de décrire l'impuissance de l'Angola, médiateur dans ce conflit.« Les réponses internationales restent incohérentes pour stopper l'escalade du conflit », écrivent un chercheur et un universitaire dans une tribune publiée dans Le Monde Afrique. Ils regrettent qu'il y ait « peu de pression exercée sur Kinshasa au sujet de la collaboration de l'armée congolaise avec des groupes armés non étatiques. Idem pour l'implication militaire des groupes voisins ». La tribune dénonce enfin une « hypocrisie des intervenants étrangers » et des réponses qui « s'inspirent de lectures simplistes sur les causes de la guerre ».Au Nigeria, un long retour à la normale après une panne de courant géanteDix-sept États, sur les 36 que compte le pays, ont été touchés par une importante panne. En cause : une attaque d'un groupe armé sur des lignes à haute tension, qui a privé d'électricité des millions de personnes dans le Nord. Le Nigérian The Guardian affirme que « l'électricité a été rétablie dans quatre États », mercredi soir, « provoquant la liesse dans les zones touchées ». Au Burkina, Wakat Sera remarque que ces pannes sont « plus qu'un épiphénomène » : « c'est la triste réalité que subissent beaucoup de pays africains ». Le journal analyse les causes : en plus des actes malveillants, il y a « le fossé de la demande et de l'offre [qui] devient abyssal », « les installations faites pour la plupart depuis Mathusalem ne répondent plus aux besoins des nombreux consommateurs ». Wakat Sera se demande alors « comment avec autant de soleil, une richesse naturelle que leur envient les autres continents, les Africains ne peuvent-ils pas se mettre ensemble pour construire de grandes centrales solaires ? » et appelle à prendre le Maroc comme exemple, car le pays a entrepris des projets en ce sens.
Il y a dix ans, jour pour jour, Blaise Compaoré s'enfuyait de son pays, le Burkina Faso, après 27 ans de pouvoir sans partage. Aujourd'hui, il vit en exil en Côte d'Ivoire, et ne s'exprime quasiment jamais. Que répond-il à ceux qui l'accusent d'avoir été un dictateur sanguinaire ? Pour sa défense, son ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, René Émile Kaboré, a publié Et si enfin on se disait la vérité, aux éditions Jets d'encre. Comme il vit, lui aussi, à Abidjan, et qu'il voit régulièrement l'ancien président, sans doute dit-il tout haut ce que Blaise Compaoré dit en privé. René Émile Kaboré est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : Vous êtes nostalgique du régime de Blaise Compaoré, mais est-ce que ce n'était pas une dictature ?René Émile Kaboré : Je ne le pense pas… La preuve, on peut prendre ce que j'ai appelé « le printemps de la presse ». Tout ce que nous voyons qui fleurit aujourd'hui au niveau de la presse date de l'époque de l'ère de Blaise Compaoré.Mais il y a eu beaucoup d'assassinats sous le régime de Blaise Compaoré : en 1987 celui de Thomas Sankara, en 1989 ceux de Jean-Baptiste Lingani et de Henri Zongo, en 1991 celui de l'universitaire Clément Ouédraogo… En 1998, vous parlez de la presse, le journaliste Norbert Zongo. Est-ce que Blaise Compaoré n'a pas beaucoup de morts sur la conscience ?Je commence par la mort du journaliste Norbert Zongo, la commission d'enquête conduite par Monsieur Robert Ménard [pour RSF], je pense, n'a jamais cité le nom du président Compaoré. Alors je crois que la révolution elle-même est porteuse de violence. C'est cette révolution-là qui a instauré la violence politique dans notre pays. On passe sous silence tout ce qui s'est fait sous cette étape-là, parce que, bien sûr, on veut sanctifier quelqu'un, mais il y a quelqu'un qui a porté des responsabilités.Vous parlez de Thomas Sankara ?Bien sûr. C'est lui qui était le chef de la révolution et toutes les violences sont nées de cette époque. Alors, je n'exclus pas la possibilité que cette violence ait engendré des miasmes qui se sont poursuivis même après le départ de Thomas Sankara. Donc il y a eu des traînées jusqu'à l'adoption de la Constitution en 1991. Et je pense qu'à partir de 1991, nous sommes rentrés progressivement en démocratie.Quel est à vos yeux le principal point positif qui restera de la période Blaise Compaoré ?Sur le plan sécuritaire, je note que, pendant les 27 ans où le président Compaoré est passé, notre pays n'a jamais été attaqué. Les terroristes, ils étaient contenus, c'est-à-dire qu'on avait un service de renseignements puissant.La paix relative qui existait du temps de Blaise Compaoré, n'était-ce pas le fruit d'une connivence entre lui et les groupes terroristes ? « Je vous tolère et en échange vous n'attaquez pas le territoire du Burkina » ?Je pense que la force du renseignement, ce n'était pas un compromis avec les terroristes. De surcroît, je pense que, quand on est chef d'État, on prête serment de protéger notre pays dans son intégralité territoriale. Mais nulle part dans la Constitution ni dans le serment, on ne demande au président de dire comment il va faire. Donc je ne vois pas pour quelle raison le président burkinabé n'aurait pas le droit de passer des accords. Il a la responsabilité du Burkina.Blaise Compaoré était très proche du colonel Kadhafi. Est-ce que la chute du chef d'État libyen en 2011 est l'une des causes de celle du président burkinabé en 2014 ?Je ne saurais le dire. Ce que je sais, c'est qu'il y a eu un grand complot international pour faire partir le président Compaoré. Le président Compaoré avait fini par déranger des intérêts étrangers. Il y a Monsieur Bourgi qui disait que le président Sarkozy a donné l'ordre de « vitrifier » le président Gbagbo. Le président Hollande, François Hollande n'a pas fait autre chose vis-à-vis du président Compaoré. Quand il lui fait même une lettre pour lui proposer d'être le secrétaire général de la Francophonie, ça veut dire au minimum qu'il n'était pas d'accord avec son maintien.Mais n'était-ce pas une provocation politique de la part de Blaise Compaoré de vouloir modifier la Constitution afin de pouvoir se présenter à un cinquième mandat ?Mais ceux qui ont fait lever le verrou de la limitation, ce sont les mêmes : les Simon Compaoré, les Salif Diallo et les Roch Marc Christian Kaboré. Voilà.Dans votre livre « Et si enfin on se disait la vérité ? », vous êtes sévère avec le régime de Roch Marc Christian Kaboré, qui a tenu un peu plus de six ans, de 2015 à 2022. Mais est-ce que la situation sécuritaire d'aujourd'hui n'est pas encore pire que celle du temps de Roch Marc Christian Kaboré ?Oui, mais quand vous tombez dans un trou, vous y allez jusqu'au fond et c'est après qu'on essaie de ressortir. Je ne sais pas si on a déjà touché le fond ou si c'est un fond qui va continuer. Je ne connais pas les réalités du terrain, donc je ne peux pas m'avancer. Mais sinon, depuis 2014, le Burkina a commencé sa chute dans un trou.Vous qui habitez à Abidjan depuis dix ans comme Blaise Compaoré, comment va-t-il ?Je trouve que le président va bien.La dernière fois que vous l'avez vu, c'était quand ?Hier.Et alors ? Comment ça s'est passé ?Ça va. Il aura 74 ans bientôt. Je pense qu'il a la santé de son âge.À lire aussiBurkina Faso: il y a dix ans, une insurrection mettait fin au règne de Blaise Compaoré
L'activiste béninois a été interpellé lundi à Paris par des agents de la direction générale de la sécurité intérieure. Selon son avocat Juan Branco, Kemi Seba a été depuis placé en garde à vue pour « intelligence avec une puissance étrangère » – sans plus de précisions – et « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». Il risquerait jusqu'à 30 ans de prison.Le Monde Afrique précise : « Contempteur virulent de la politique française en Afrique, très présent sur les réseaux sociaux, où il dispose d'une audience importante en Afrique et dans les diasporas issues du continent, Kemi Seba serait, d'après son avocat, retenu par la DGSI en "représailles de son engagement contre le néocolonialisme et contre les abus que les régimes françafricains ont produit, notamment en Afrique de l'Ouest". »Déchu de sa nationalité françaiseEn effet, rappelle le site Afrik.com, « Kemi Seba est l'une des voix les plus opposées à la politique française en Afrique. Cette position constante lui a valu la déchéance de sa nationalité française, en juillet dernier. Les autorités françaises lui reprochant de porter “atteinte aux intérêts“ de leur pays. Tout juste quelques semaines après, Kemi Seba s'était vu dresser un tapis rouge au Niger d'Abdourahamane Tiani. Le général-président lui avait délivré un passeport diplomatique assorti de la mention “Conseiller spécial“ du président du CNSP. Avec ce document, l'activiste panafricaniste pouvait continuer à voyager à travers le monde. »Financé par la RussieOn revient au Monde Afrique qui s'interroge : « que faisait Kemi Seba en France ? Arrivé d'Espagne, l'activiste devait rencontrer des opposants au président béninois Patrice Talon, croit savoir le journal. En mai dernier, Kemi Seba, ancien chef de la Tribu Ka – groupuscule ouvertement antisémite et ségrégationniste dissous par les autorités françaises en 2006 – avait accusé Paris de chercher à déstabiliser le Niger depuis le Bénin. (…) Le Béninois est aussi une des cartes du jeu d'influence que mène la Russie sur le continent africain, souligne encore Le Monde Afrique. Certaines de ses opérations ont été financées à hauteur de plusieurs centaines de milliers d'euros par le groupe russe Wagner, selon des révélations de Jeune Afrique, de la chaîne Arte et du quotidien allemand Die Welt. Parmi ses objectifs : organiser des manifestations antifrançaises et anti-occidentales, et identifier ou soutenir les associations et personnalités locales prêtes à relayer la propagande russe dans leur pays au moment le plus opportun. »Un « héros à peu de frais » ?« Mais qu'est allé chercher Kemi Seba en France ? », s'exclame en écho Le Pays à Ouagadougou. « Que lui reproche-t-on ? Y a-t-il un lien de cause à effet entre son interpellation et les derniers soubresauts sociopolitiques au Bénin, notamment l'affaire de tentative avortée de coup de force dans laquelle son nom est cité ? On a de bonnes raisons de le penser surtout que certaines sources affirment qu'il séjournait en France dans le but de rencontrer des opposants au régime de Patrice Talon. Tant qu'à faire, s'interroge encore Le Pays, pourquoi n'a-t-il pas donné rendez-vous à ses compères à Moscou dont il est devenu l'allié depuis quelque temps ? Ou bien pensait-il que le passeport diplomatique nigérien, dont il dispose, pouvait lui permettre de narguer la France au point d'y mener des activités "subversives" ? »Pour le quotidien Aujourd'hui, « en arrêtant cet ex-Français anti-français, la France fait un héros à peu de frais. Pain bénit pour celui qui aime endosser la tunique de martyr, cette arrestation mousse davantage l'égo et les vœux de Kemi Seba. (…) Ce coup de pub donc est un cadeau pour le proscrit qui ne manquera pas de l'exploiter à fond. »Au Niger, la « défrancisation » des noms de rues et de bâtimentsPas ou peu de commentaires dans la presse nigérienne sur l'arrestation de Kemi Seba. Les médias niaméyens font leur Une sur le changement de nom de certaines rues et monuments de la capitale. « Le Niger tourne le dos à la françafrique en purgeant la capitale des noms évoquant la France », s'exclame L'Evènement Niger.« Les héros africains remplacent les colons », lance pour sa part TamTam Info. « Finis les noms Monteuil, De Gaule et autres tartempions français de triste mémoire, commente le site nigérien, et place à Djibo Bakary, Thomas Sankara, etc. (…) Le Niger revalorise ainsi ses valeurs ancestrales et africaines. »
There is one body and one Spirit, just as you were called to one hope when you were called. . . . — Ephesians 4:4 On August 4, 1983, Thomas Sankara, a young military captain, and his supporters took power in the country of Upper Volta and renamed it Burkina Faso. Four years later he was assassinated. He left no property or money. His legacy was the example of one who loved his country, served it with self-sacrifice, and treated women, children, and farmers with dignity. Today he is still an example for millions of young people in Africa: a leader who wanted to serve his brothers and sisters. He loved his country with all his heart. He also fought for African unity. In some ways this young leader's example reminds me of the only man who lived to serve, Jesus Christ. Our Lord prayed that his church would be united, that all who believe in him would be one. In that way the church can be a unified body. Even though it has many members, it is one because all have the same Spirit and the same hope. The unity of the church is the foundation for serving one another. Just as all the parts of a physical body work together for the good of the whole body, so the members of the church serve each other. We don't reject or compete with each other; we complement one another. What obstacles might your congregation be facing in terms of unity? How can you and your family promote the unity of the body of Christ? Lord of the church, we thank you for giving your life so that we can have life. Help us to promote unity in the church today, serving you and one another. Amen.
Qui a commandité l'assassinat de Thomas Sankara en 1987 ? Qui a donné l'ordre de bombarder le camp militaire français de Bouaké en 2004 ? Quel rôle éventuel a joué Pascaline Bongo dans le putsch qui a renversé son frère il y a un an au Gabon ? Avec l'aide du journaliste Frédéric Lejeal, Robert Bourgi publie ses mémoires sous le titre Ils savent que je sais tout, ma vie en Françafrique, aux éditos Max Milo. Au micro de RFI, Robert Bourgi témoigne d'abord sur l'attitude qu'a eu Jacques Foccart, le conseiller Afrique des dirigeants français, dans les mois qui ont précédé l'attentat contre le capitaine Sankara, mais également sur les transferts de fonds gabonais envers Jacques Chirac dont Robert Bourgi était responsable. RFI : Robert Bourgi, dans votre livre, vous racontez votre longue amitié avec Laurent Gbagbo, ancien président de Côte d'Ivoire. En novembre 2004, deux avions ivoiriens bombardent une caserne française à Bouaké, 9 soldats français sont tués, puis les 2 pilotes biélorusses essaient d'évacuer par le Togo, où ils sont interceptés. Pourquoi le président français Jacques Chirac a-t-il refusé que le chef de l'État togolais Gnassingbé Eyadema lui livre ces 2 pilotes pour la justice française ?Robert Bourgi : Vraiment, j'ignore tout de cet épisode. Mais, je me suis retrouvé avec Laurent un soir au moment de ce tragique événement. Et Dominique de Villepin [qui a été successivement ministre des Affaires étrangères, ministre de l'Intérieur et Premier ministre, sous Jacques Chirac, NDLR] m'avait dit : « Essayez de savoir s'il y a du Laurent Gbagbo dans cette affaire. » Et je lui dis : « Laurent, vraiment, es-tu mêlé de près ou de loin ? ». Il dit : « Je t'assure Robert, dis à Dominique, de ma part, que je ne suis en rien mêlé à cette affaire. » Laissant entendre à un moment donné de la conversation : « Mais, il n'est pas impossible que l'entourage de Simone [qui était alors l'épouse de Laurent Gbagbo et Première dame du pays, NDLR] soit mêlé ». Cette phrase, il me l'a prononcée.Sous-entendu les extrémistes de son camp ?Il a dit ça. Je ne sais pas à qui il faisait allusion. Est-ce que c'est l'officier Séka Séka, comme on l'appelait ? Je ne sais pas.Alors pour vous, à cette époque, entre la France et la Côte d'Ivoire, c'est très compliqué, parce que vous êtes amis à la fois avec Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré, le président burkinabè qui soutient la rébellion pro-Alassane Ouattara, devenu président de Côte d'Ivoire depuis. Blaise Compaoré, vous l'avez rencontré dès 1986, du vivant de Thomas Sankara (président de 1983 à 1987). Pourquoi, à votre avis, a-t- il décidé d'éliminer son compagnon d'armes en 1987 ?Je ne sais pas quels sont les sentiments qui ont animé Blaise, je les ignore. Mais ce que je puis vous dire, c'est Monsieur Foccart, tout puissant conseiller Afrique de Monsieur Chirac, m'avait dit, car il me savait proche de Thomas : « Faites savoir à Thomas d'être très prudent. » Je dis : « Qu'est-ce que ça veut dire, doyen ? Il me dit : « Il est en danger et ça peut venir du plus près. » À ce moment-là, il y a eu un deuil dans ma famille. Et Thomas, l'ayant appris, m'appelle et il me présente ses condoléances. Je lui dis : « Thomas, ça tombe bien, le vieux m'a dit qu'il fallait que tu sois très prudent. Le coup peut venir du plus proche de toi. ». Il me dit : « Remercie le vieux de ma part. » C'était un nom de code pour Foccart. « Je vais être prudent. » Il est arrivé ce que vous savez [assassinat le 15 octobre 1987 à Ouagadougou, NDLR].Quel rôle a joué Félix Houphouët-Boigny, premier président de l'histoire de la Côte d'Ivoire, dans cette affaire ?Je pense qu'il a été très actif par la grâce, si je puis dire, de Chantal.L'épouse de Blaise Compaoré, qui était ivoirienne ?Exactement : elle était la fille d'un administrateur des colonies qui était très proche du président Félix Houphouët-Boigny. Et ce que n'a pas supporté Houphouët-Boigny, c'est que lorsque Thomas allait le voir, il avait toujours le pétard [un pistolet, NDLR] et il avait refusé de venir en tenue civile. Le courant ne passait pas entre eux.Donc, vous pensez que la Côte d'Ivoire est dans le complot ?J'en suis même certain.Autre pays que vous connaissez bien, c'est le Gabon. Dans votre livre, vous dites que le vrai dauphin qui était en capacité en 2009 de succéder à Omar Bongo, chef de l'État de 1967 à sa mort, ce n'était pas son fils Ali mais sa fille Pascaline. Est-ce que vous pensez que celle-ci a approuvé l'année dernière l'élimination politique de son frère Ali Bongo ?Je n'ai plus de contacts avec Pascaline depuis des années. Donc, je ne peux pas donner une réponse à cela. Mais je puis vous dire, connaissant Brice Clotaire Oligui Nguema, l'actuel président du Gabon –je connais Brice depuis 25 ans – que c'est un homme d'autorité, un homme de caractère. Je ne pense pas que quelqu'un ait pu lui susurrer à l'oreille qu'il fallait faire un coup d'État.Depuis son arrivée au pouvoir, vous avez revu Brice Clotaire Oligui Nguema. Est-ce que vous lui avez prodigué des conseils ?Nous avons passé, lui et moi, un peu plus de deux heures ensemble à Dakar. Il m'a dit : « Comment vois-tu les choses, grand frère ? » Je lui ai dit : « Écoute, fais souffler un air de démocratie dans ton pays comme tu le fais, et essaie de te dégager du reproche qu'on pourrait te faire, que c'est la famille Bongo qui continue. » Et je crois que c'est ce qu'il est en train de faire. Et il ne m'étonnerait pas qu'il soit candidat à la présidentielle si y en a une.L'année prochaine ?L'année prochaine, ou peut-être même avant.Michel Barnier, le nouveau Premier ministre français, vous l'avez évidemment connu quand il était le ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, il y a 20 ans. Quel souvenir vous en avez gardé ?C'est un homme qui a de l'autorité, qui a un certain charisme et c'est un têtu.Dans le bon sens du terme ?Absolument, et j'espère qu'il aura son mot à dire, pour ce qui concerne la politique africaine de la France. Parce que la France a besoin d'un homme qui porte haut sa voix, dans les relations avec l'Afrique. Et surtout ne pas faire preuve d'arrogance.C'est une critique en creux du président français ?Non, pas du tout. Je fais remonter les reproches que font les Africains à notre pays.À lire aussiJacques Foccart, l'homme de l'ombre, à la lumière de ses archives
In this episode of Guerrilla History, we first provide a small bit of information about the retribution that friend (and future guest) of the show Momodou Taal is facing from Cornel University for standing in solidarity with Palestine in the face of the ongoing Genocide, before releasing a fully remastered edition of one of our very first episodes, the nearly 4 year old survey on African revolutions and decolonization movements we did. We still have our ~35 part series on African Revolutions and Decolonization upcoming imminently, so this past episode can serve as a sort of a first precursor/prelude to those coming episodes, and we can call back to this episode for the broader regional/continental historical context. For this herculean task, we brought on Leo Zeilig, an editor of the Review of African Political Economy, a senior research fellow at the Institute of Commonwealth Studies at the School of Advanced Study University of London, and an Honorary Research Associate at the Society, Work and Development Institute (SWOP) at the University of the Witwatersrand, South Africa. Leo's books include Thomas Sankara, Frantz Fanon: Philosopher of the Third World, African Struggles Today: Social Movements Since Independence, and Congo: Plunder and Resistance. You can find his website at https://leozeilig.com/ and follow him on twitter @LeoZeilig. Also, follow the Review of African Political Economy on twitter @ROAPEJournal and their website https://roape.net/ . Help support the show by signing up to our patreon, where you also will get bonus content: https://www.patreon.com/guerrillahistory
In this episode of Guerrilla History, we first provide a small bit of information about the retribution that friend (and future guest) of the show Momodou Taal is facing from Cornel University for standing in solidarity with Palestine in the face of the ongoing Genocide, before releasing a fully remastered edition of one of our very first episodes, the nearly 4 year old survey on African revolutions and decolonization movements we did. We still have our ~35 part series on African Revolutions and Decolonization upcoming imminently, so this past episode can serve as a sort of a first precursor/prelude to those coming episodes, and we can call back to this episode for the broader regional/continental historical context. For this herculean task, we brought on Leo Zeilig, an editor of the Review of African Political Economy, a senior research fellow at the Institute of Commonwealth Studies at the School of Advanced Study University of London, and an Honorary Research Associate at the Society, Work and Development Institute (SWOP) at the University of the Witwatersrand, South Africa. Leo's books include Thomas Sankara, Frantz Fanon: Philosopher of the Third World, African Struggles Today: Social Movements Since Independence, and Congo: Plunder and Resistance. You can find his website at https://leozeilig.com/ and follow him on twitter @LeoZeilig. Also, follow the Review of African Political Economy on twitter @ROAPEJournal and their website https://roape.net/ . Help support the show by signing up to our patreon, where you also will get bonus content: https://www.patreon.com/guerrillahistory
This is a preview, for full 3 hour episode: patreon.com/contain Writer/journalist James Pogue comes on to discuss his recent stint in central Africa as it undergoes one of the biggest gold rushes in human history plus: contracting Malaria in a CAR prison and your hotel getting shot up, diamond heists, geiger counters, JD Vance and the Anti-American NatCon right, the Wagner groups activities in the Sahel, the strange reconfiguration of the political spectrum, the return of gold, pastoral industrial policy, Bernard DeVoto and the end of the Wild West, the American Experiment from a left wing anarchist perspective, the legacy of Thomas Sankara, + much more Continuing on the subject of natural resources and geopolitics Read James's recent articles here
durée : 00:52:16 - Affaires sensibles - par : Fabrice Drouelle, Franck COGNARD - Aujourd'hui dans Affaires sensibles : l'assassinat de Thomas Sankara, une exécution - réalisé par : Helene Bizieau
We discuss the life and death of Marxist revolutionary and Pan-Africanist Thomas Sankara. Watch the 2006 documentary Thomas Sankara: The Upright Man Subscribe to our Patreon for access to a bonus episode every week and access to the entire Out For Smokes archive.
TMBS 120 aired on Dec 23, 2019 Episode summary: First, happy birthday to Thomas Sankara. Lula and the difference between sympathy and solidarity. Ana Kasparian (@AnaKasparian) on why impeachment is important and how Pelosi is blowing it. Then, Richard Wolff on struggle and austerity in France. The end of reform possibilities. TMBS ReAirs come out every Tuesday here and on The Michael Brooks Show YouTube Channel. This program has been put together by The Michael Brooks Legacy Project. To learn more and rewatch the postgame and all other archived content visit https://www.patreon.com/TMBS - The TMBS ReAir project was created to give people who discovered Michael's work towards the end of his life or after his passing a weekly place to access his work without feeling overwhelmed by the volume of content they missed, as well as continuing to give grieving friends, family and fans their Tuesday evenings with Michael. While the majority of the content and analysis on TMBS has stayed relevant and timeless, please remember some of the guest's work and subject matter on the show is very much linked to the time when the show first aired. The appearance of some guests on TMBS does not constitute an endorsement of those guests' current work.
TMBS 110 aired on October 16th, 2019 Episode summary: Tonight, Ryan Grim (@RyanGrim), Washington Bureau Chief of the Intercept and author of We've Got People, joins us to break down the Dem debate, Bernie vs. Warren. Bernie vs. IMF austerity, Haiti and Ecuador protests, remembering Thomas Sankara, Darth Trump, Bernie hits Biden, and Kamala's weird "ban Trump from twitter" gambit. TMBS ReAirs come out every Tuesday here and on The Michael Brooks Show YouTube Channel. This program has been put together by The Michael Brooks Legacy Project. To learn more and rewatch the postgame and all other archived content visit https://www.patreon.com/TMBS - The TMBS ReAir project was created to give people who discovered Michael's work towards the end of his life or after his passing a weekly place to access his work without feeling overwhelmed by the volume of content they missed, as well as continuing to give grieving friends, family and fans their Tuesday evenings with Michael. While the majority of the content and analysis on TMBS has stayed relevant and timeless, please remember some of the guest's work and subject matter on the show is very much linked to the time when the show first aired. The appearance of some guests on TMBS does not constitute an endorsement of those guests' current work.