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Donné ultra-favori à la présidentielle, Nayib Bukele, le président sortant, se déclare vainqueur seulement quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, avec plus de 85% des voix.« Nayib Bukele se dirige vers sa réélection », titre le Times à Londres. À une écrasante majorité, donc. De même qu'à l'Assemblée, note le quotidien britannique : « le parti des Idées Nouvelles du président Bukele pourrait remporter jusqu'à 57 des 60 sièges, rapprochant ainsi le pays d'un système à parti unique. »Pourtant, rappelle le Times, « la candidature de Bukele était controversée, car la constitution salvadorienne interdit deux mandats consécutifs. Mais, en 2021, après avoir remporté la majorité au Congrès, le parti de Bukele avait remplacé plusieurs juges à la Cour suprême, qui a ensuite décidé que si le président prenait un "congé" – ce que Bukele a fait en décembre de l'année dernière – rien ne pouvait l'empêcher de se présenter une nouvelle fois. »À lire aussiSalvador: le président Bukele revendique sa large réélection à la tête d'un pays miné par les gangsUn pouvoir presque monarchique…Au-delà de cette élection jouée d'avance, ce qui suscite l'intérêt des commentateurs envers le Salvador, c'est « l'inquiétante dérive autoritaire » du pays, note El Pais à Madrid. « La militarisation, les prisons et l'ordre sont les obsessions de Bukele et, probablement, la principale raison de sa popularité dans un pays historiquement frappé par la violence. Les images d'exhibitions de prisonniers, membres des cartels de la drogue, détenus dans des conditions inhumaines, ont marqué son mandat. »Autre fait important, poursuit El Pais, le fait que « le président Bukele gouverne depuis les réseaux sociaux, notamment X, ex-Twitter, où il compte près de 6 millions de followers, et où il ordonne, attaque et rassemble. »« Sur TikTok, il compte 7 millions et demi d'adeptes, complète le Wall Street Journal. Et près de 100 vidéos le concernant sont publiées chaque jour. Il jouit d'un véritable culte. Les gens se rassemblent autour de Bukele et, derrière lui, il y a une impressionnante machine de propagande. Après cette élection, il est probable qu'il aura un pouvoir total, presque monarchique. »Quelle démocratie ?Reste que cette victoire écrasante de Bukele à la présidentielle et aux législatives « sonne l'alarme sur l'état de la démocratie au Salvador », s'exclame la Nacion à Buenos Aires. « C'est l'épine dorsale de la "guerre contre les gangs" qui a fait de Bukele le président le plus populaire de la région, mais qui a également suscité l'inquiétude en raison des arrestations arbitraires, et des centaines de morts en prison. »La Nacion, qui rapporte les récents propos au New York Times du vice-président salvadorien, Félix Ulloa : « à ces gens qui disent que la démocratie est en train d'être démantelée au Salvador. Ma réponse est oui. Nous l'éliminons, nous la remplaçons par quelque chose de nouveau. »Des propos très vite atténués par le président Bukele, relève le quotidien argentin : « c'est la première fois que le Salvador connaît une démocratie. Dans ma définition de la démocratie, nous ne la remplaçons pas, nous l'apportons au Salvador qui a vécu sous le contrôle de plusieurs élites corrompues et meurtrières. »En tout cas, pointe encore la Nacion, « une fois la crise sécuritaire résolue, le défi du prochain gouvernement sera l'économie, principale préoccupation des Salvadoriens. Un tiers de la population vit dans la pauvreté. Et l'extrême pauvreté a doublé au cours de ce mandat, dans une économie comptant 70 % de travailleurs informels. »Proche-Orient : la paix se fait attendre…À la Une également, le conflit au Proche-Orient. « Ça chauffe sur le terrain, mais ça bouge en coulisses », relève L'Orient-Le Jour. Le quotidien libanais croit savoir que « les efforts internationaux visant à prévenir l'escalade entre le Hezbollah et Israël ont réalisé quelques percées. (…) Et des efforts sont en cours pour parvenir à une trêve d'une durée relativement longue, pouvant atteindre six semaines voire plus, entre le Hamas et Israël. »Pour sa part, le quotidien israélien Haaretz annonce aussi qu'un « accord de cessez-le-feu serait en cours de négociation. »Mais à quand sa conclusion ? Réponse du conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan, rapportée par Haaretz : « je ne peux pas dire que c'est imminent. Ce genre de négociations se déroule assez lentement jusqu'à une accélération. Il est donc difficile d'établir un calendrier précis sur le moment où quelque chose pourrait se concrétiser. Je ne peux donc pas vous dire que c'est pour bientôt. »À écouter aussiIsraël/Territoires palestiniens: quels projets, quels hommes pour l'après-conflit à Gaza?
Questionnements soulevés par la mort du numéro 2 du Hamas à Beyrouth, mardi 2 janvier. Un événement qui, souligne El Pais, « a accru les tensions dans la région et accru la crainte que la guerre entre Israël et Gaza ne s'étende » au-delà de l'enclave palestinienne. Après le Hamas, qui a prévenu que cette frappe (attribuée à Israël malgré l'absence de commentaire du pays) ne resterait pas impunie, c'est le Hezbollah qui a « lancé un avertissement ce mercredi » : en cas d'agression contre le Liban, la milice chiite « combattra sans limites, sans frontières ».Mais en réalité, analyse L'Orient-Le Jour, « le chef du Hezbollah s'est contenté de manier à nouveau l'arme du suspense ». Le journal libanais va jusqu'à juger Hassan Nasrallah « un peu trop calme ». Une attitude en décalage « avec la nature dramatique des attaques qui ont visé » ce que le titre appelle « l'axe de la résistance ».Le Hezbollah forcé de réagir ?Comme l'explique L'Orient-Le Jour encore, en frappant au sud de Beyrouth, « Israël vient de franchir une ligne rouge que le parti chiite ne peut se permettre, du moins vis-à-vis de sa base populaire, de passer sous silence ». Mais cette riposte « sera bien calculée » et surtout « prendra en considération les intérêts stratégiques du parti » et « de son parrain iranien ».Tout de même, s'alarme Le Soir : Hassan Nasrallah « a multiplié les condamnations et les menaces à l'égard d'Israël » et a semblé « vouloir faire monter le suspense » avant une nouvelle prise de parole demain. D'ici là, les craintes d'une escalade régionale demeurent.La pire attaque armée de l'histoire de l'IranQuatre-vingt-quinze personnes ont perdu la vie hier mercredi, dans une double explosion pendant une cérémonie en mémoire du général Soleimani, et certains s'inquiètent de possibles conséquences dans un contexte régional houleux, comme le Guardian qui estime « qu'il y a un doute quant à l'implication de l'un des principaux adversaires régionaux de Suleimani : Israël ou l'État islamique ».Mais un expert interrogé dans les colonnes du Soir met en garde contre une telle interprétation : « On va évidemment faire des liens avec ce qu'il se passe en ce moment entre Israël et le Hamas, mais il ne faut pas oublier que l'Iran a été frappé à plusieurs reprises par des groupes liés à l'État islamique. » Or, nous sommes, selon ce politologue, « dans un contexte où l'Iran est une cible pour plusieurs groupes terroristes ». Le journal belge exclut donc catégoriquement toute implication de l'État hébreu. Mais l'attaque risque néanmoins d'attiser des tensions déjà au plus haut : El Pais raconte ainsi que « à la tombée de la nuit, une foule est revenue sur les lieux [de l'attaque] en scandant "Mort à Israël !" et "Mort à l'Amérique !" ».Nouveaux éléments dans le scandale Jeffrey EpsteinUn juge américain a dévoilé, ce 3 janvier, une liste de personnes reliées à ce financier américain, accusé de crimes sexuels et pédocriminels : des victimes mais aussi des proches, des contacts, ou des complices présumés. Et ce document est, pour le Guardian, « peut-être le seul à dévoiler la toile extraordinaire » tissée par le milliardaire au fil des années. Bill Clinton, le prince Andrew d'Angleterre, Michael Jackson, le magicien David Copperfield ou le physicien Stephen Hawking figurent sur cette liste et « même si de nombreuses personnes citées dans le document n'ont pas été accusées de mauvaises conduites sexuelles jusqu'à présent, tout rapprochement social avec Epstein (…) est un potentiel trou noir réputationnel ».Ce document fait beaucoup de bruit mais en réalité, pour plusieurs médias américains, il ne contient pas énormément d'informations nouvelles. Le Wall Street Journal prévient ainsi : il ne s'agit pas « d'une liste de clients d'Epstein », certains « sont d'anciens employés, des associés, des journalistes ou des individus qui ne l'ont peut-être jamais rencontré ».Quant au New York Times, il estime que même si « des centaines de pages de documents judiciaires jusque-là scellées » ont été rendues publiques, elles n'ont fourni « que peu, voire pas » de nouvelles informations sur les hommes soupçonnés d'avoir profité du réseau de trafic sexuel de Jeffrey Epstein.En fait, pour plusieurs journaux, dont le Guardian, ces documents soulèvent surtout une question : « Comment a-t-il pu amasser une fortune de près de 600 millions de dollars ? » 18 ans après qu'Epstein a été pointé pour la première fois dans une affaire impliquant des mineurs, « les questions l'entourant sont encore nombreuses ».
Le Premier ministre israélien était, lundi 25 décembre, en déplacement à Gaza, alors que les frappes s'intensifient sur l'enclave palestinienne, et ce malgré les appels pressants à un cessez-le-feu. Le New York Times rapporte ainsi les propos de Benyamin Netanyahu, selon lesquels Israël « ne s'arrêtera pas, continuera de se battre » dans cette « longue bataille, qui n'est pas près de s'arrêter ».La paix ? Avant d'y songer, il y a « trois prérequis », écrit Benyamin Netanyahu lui-même dans les colonnes du Wall Street Journal ce 26 décembre 2023 : « Le Hamas doit être détruit, Gaza doit être démilitarisée, et la société palestinienne doit être déradicalisée », assène le Premier ministre. « Rien de moins », sinon ce sera, prévoit-il, « la garantie de plus de guerres, et de plus de sang versé ».Benyamin Netanyahu qui défend, par ailleurs, la politique israélienne, très critiquée à l'international : d'une part assure-t-il, « dans sa destruction du Hamas, Israël continuera d'agir en totale conformité avec le droit international ». D'autre part, « Israël fait de son mieux pour minimiser les pertes civiles, en larguant des prospectus, en envoyant des messages et en utilisant d'autres moyens pour » amener les Gazaouis à se mettre hors de danger.À lire aussiFamine à Gaza: «Il y a certains endroits où les gens n'ont vraiment plus rien à manger»De moins en moins d'endroits où s'abriterLa bande de Gaza était déjà, avant le déclenchement de la guerre, l'une des zones les plus densément peuplées au monde. Et, de frappes en bombardements, les habitants se massent dans des zones de plus en plus réduites, au point que « la surpopulation devient insupportable », pointe Haaretz. Et le répit n'est nulle part : le journal israélien raconte ainsi l'histoire de ces « 150 000 réfugiés palestiniens, appelés à fuir vers le sud. Jusqu'à ce que le sud soit à son tour frappé par les bombes ».La solution, en fait, est de fuir l'enclave. Mais évidemment, il faut pour cela franchir de nombreux obstacles, raconte le Wall Street Journal : les Palestiniens qui ont décidé de fuir « ont besoin de visas pour un autre pays, et de l'autorisation de quitter Gaza, à la fois des autorités israéliennes et égyptiennes ». Et quand bien même ils disposent des documents nécessaires, ces réfugiés « doivent souvent prendre la décision douloureuse de laisser derrière eux des membres de leur famille ».À lire aussiGaza: l'OMS de plus en plus inquiète face au nombre de patients affamés dans les hôpitauxLa crainte d'un embrasement supplémentaire dans la régionUn haut cadre militaire a été tué dans un tir de missile durant le week-end du 24-25 décembre en Syrie ; un responsable qui aurait, explique le New York Times, « aidé à gérer la livraison de missiles et d'autres armes au Hezbollah, (…) un adversaire fréquent d'Israël ». Téhéran accuse donc l'État hébreu d'être à l'origine de cette mort, mais « les officiels israéliens ont refusé de commenter qui était à l'origine de cette frappe », conformément à l'attitude généralement adoptée par son état-major concernant ses opérations en Syrie. Mais l'Iran en reste persuadé, et « les Gardiens de la révolution ont donc, note L'Orient-Le Jour, prom[is] de venger son assassinat ».Et puis, il y a une autre zone qui fait craindre « une escalade qui enflamme toute la région », pointe El Pais : puisqu' « un point d'allumage se trouve à la frontière avec le Liban » où, précisément, « les affrontements avec la guérilla pro-iranienne du Hezbollah se multiplient chaque jour ». L'apaisement semble encore hors de portée.À lire aussiMgr Pascal Gollnisch: «Dans la paroisse de Gaza, c'est la dévastation»Le rôle des journalistes mis en lumièreRôle mis en avant par El Pais, alors que les journalistes palestiniens sont les seuls, sur le terrain, à rapporter les événements. Depuis le 7 octobre 2023, 68 journalistes sont morts dans ce conflit, dont 61 palestiniens. D'après le Comité pour la protection des journalistes, rapporte El Pais, « plus de vies ont été perdues en dix semaines que dans n'importe quel pays en une année entière ».Loin de bénéficier d'une protection particulière, ces professionnels vivent le conflit au même titre que les civils. Comme eux, « presque tous ont fui le nord vers les zones centrales et méridionales de l'enclave palestinienne ». Comme eux, ils sont contraints de « chercher de la nourriture, de l'eau ou un abri », mais aussi, en tant qu'informateurs, d'« obtenir un moyen de transport, garder les batteries de ses appareils chargées, réussir à se connecter à Internet… ».Surtout, comme eux, ils vivent les bombardements, le deuil, les pénuries, la douleur. Alors, assène un journaliste palestinien interrogé par El Pais, malgré son rôle, lui aussi, comme eux, a « tout à fait le droit d'avoir peur ».À lire aussiLes journalistes, cibles de l'armée israélienne
La résolution destinée à améliorer l'aide humanitaire à Gaza n'a toujours pas été votée, mais, pour la première fois, les États-Unis soutiennent le texte. Un signe des désaccords grandissants entre Washington et Tel Aviv… désaccords particulièrement visibles, écrit le Washington Post, « au sujet de la solution à deux États et de la viabilité de l'autorité palestinienne. » Car, en échange de son soutien jusque-là indéfectible, analyse le journal, Joe Biden a « insisté, de manière répétée, pour que l'autorité palestinienne (…) gouverne la bande de Gaza après l'élimination du Hamas » et pour qu'un État palestinien soit mis en place entre Gaza et la Cisjordanie.Même position du côté de la Chine, rappelle leSouth China Morning Post : courant novembre, le pays a « divulgué un document en 5 points, exhortant le Conseil de sécurité des Nations Unies à établir un calendrier ‘concret' en vue d'une solution à deux États. »Une position à laquelle Israël est opposé Un expert interrogé par le South China Morning Post explique que, « pour Israël, les propositions répétées de la Chine pour un cessez-le-feu sont ‘anti-israéliennes », d'autant que Pékin « n'a toujours pas condamné le Hamas. »Et puis, vis-à-vis des États-Unis, Benyamin Netanyahu « rejette » les exigences de Joe Biden « dans des déclarations publiques de plus en plus véhémentes », pointe le Washington Post. Or ces divergences de vues commencent à se ressentir, juge Ha'aretz : même s'il est vrai que « comparé au Hamas et aux Palestiniens en général, Israël a plus de soutien aux États-Unis », il faut aussi être réaliste, juge le journal : « ce soutien s'amenuise parmi les démocrates et les indépendants. » Et, même si la politique de Benyamin Netanyahu n'est pas l'unique facteur de ce désamour, elle « contribue aux critiques et à l'animosité. »L'Etat hébreu commence à réfléchir à la suite Le pays pense « enfin » au jour d'après, se félicite L'Orient-Le Jour, alors que jusque-là, Israël « se borna[i]t à évoquer plusieurs scénarios pour garantir ses intérêts sécuritaires à court et moyen terme dans la bande de terre. » Mais à présent, « un cap semble avoir été franchi », puisqu' « une équipe officielle chargée de définir les conditions d'une future gouvernance à Gaza (…) semble finalement avoir été mise en place. » Sans doute sous l'influence de Washington, croit savoir le journal libanais, qui « presse de plus en plus les dirigeants israéliens et palestiniens à réfléchir à la suite du conflit à Gaza. »Il faut dire que l'administration américaine n'a pas vraiment le choix, à quelques mois d'une présidentielle dans laquelle Joe Biden joue sa réélection : il est confronté, analyse le Washington Post, « à des pressions grandissantes de sa base démocrate, pour tenir tête à Israël ». Un universitaire interrogé par le Post confirme que « Biden, comme Netanyahu, s'adresse à [son] électorat. »Aux États-Unis, la présidentielle marquée par l'intervention possible de la Cour suprême Cette semaine, Donald Trump, favori de la primaire républicaine, a été banni du vote dans l'Etat du Colorado – la justice l'a considéré comme ayant participé à une insurrection après sa défaite en 2020. Conclusion, écrit le Wall Street Journal : « la Cour Suprême se retrouve à jouer ce qui est peut-être son rôle le plus inconfortable : se prononcer sur une élection présidentielle. » Inconfortable car les juges de la Cour sont nommés, précisément, par des présidents… et en l'occurrence plusieurs d'entre eux ont été désignés par le principal intéressé, Donald Trump.Ce n'est pas la première fois que la Cour suprême est confrontée à cette situation : déjà en 2000, lorsque George W. Bush et Al Gore se sont affrontés, rappelle le WSJ, l'institution avait dû se prononcer sur le recompte des voix en Floride. Et déjà, à l'époque, « le débat s'était déroulé dans un pays profondément divisé, où certains militants rejetaient un processus légal qui risquait de mettre fin à la course de leur candidat vers la Maison-Blanche. » Et comme il y a vingt-trois ans, « quoique fasse la Cour suprême, sa réputation risque d'en souffrir. » Comment cela pourrait-il se passer autrement, alors qu'une moitié de la population (laquelle, on ne le sait pas encore) sera forcément déçue par le résultat ? Quoi qu'il en soit, un avocat interrogé par le WSJ exhorte la Cour suprême à faire vite : en attendant qu'elle se prononce sur la décision prise dans le Colorado, « non seulement la population ne peut pas voter pour Trump ; elle ne peut pas voter contre lui non plus. »
Nous en parlions lundi… la presse est de nouveau penchée sur ces violences aujourd'hui. Hier, mardi, Joe Biden « a appelé les organisations internationales, la société civile et les individus à condamner les violences sexuelles "sans exception" », rapporte le South China Morning Post ; il a aussi repris à son compte les accusations de « viols répétés et de sévices durant les attaques du 7 octobre » - certains témoignages laissant penser à un ciblage spécifique, raconte le New York Times, avec « des mutilations génitales systématiques de certains groupes de victimes » les soldates notamment. Quant au récit – long et précis – des autres sévices subis, que déploie le New York Times, cette revue de presse s'en est déjà fait l'écho.Comme au premier jour, le Hamas, lui, rejette ces affirmations et accuse Israël, pointe le South China Morning Post toujours, « d'essayer de détourner l'attention des crimes de guerre commis à Gaza ».Pourtant, dénoncer les exactions des uns n'empêche pas de pointer celles des autres. C'est le cri du cœur, ce matin, de Ha'aretz. « Si nos petits yeux sont capables d'enregistrer l'ampleur de l'atrocité, est-ce que nos grands cœurs peuvent contenir deux douleurs en même temps ? ». Même accusation du côté du New York Times : quoi qu'il arrive, « le silence est une violence ». Quoi qu'il arrive, « chaque victime de violences sexuelles devrait être entendue ».Les corps des femmes utilisés comme arme en Iran aussiL'Orient – Le Jour met en avant aujourd'hui un rapport de l'ONG Amnesty International, selon lequel « les forces de sécurité ont violé et agressé sexuellement des femmes, hommes, et enfants » pour avoir participé au mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Une manière, s'indigne le titre libanais, « d'intimider et punir ces manifestants » par la « destruction physique et psychologique ». Quarante-cinq témoignages ont été recueillis. Mais en réalité, « l'ampleur géographique des témoignages récoltés » (plus de la moitié des provinces iraniennes sont concernées), « indiquent une tendance générale indéniable ». Les profils des victimes aussi (leur genre, leur âge, la plus jeune ayant 12 ans) ; et les modes opératoires enfin (viols collectifs ou pas, dans des centres de détention ou dans des vans des forces de l'ordre, etc). Pourtant, dénonce L'Orient – Le Jour, à ce stade, « les autorités iraniennes n'ont encore inculpé ou poursuivi aucun officiel pour les cas de viols ou de violence sexuelle documentées ».L'élection présidentielle aussi à la UneVéritable saga qui s'enrichit d'un personnage que personne n'avait vu venir : Liz Cheney, la fille de l'ancien vice-président Dick Cheney, ancienne « superstar républicaine en devenir » se souvient le New York Times, avant que « son futur brillant ne soit brisé par Donald Trump ». Chacun la pensait partie trop loin pour en revenir et pourtant : Liz Cheney a « laissé entendre », rapporte le quotidien, « qu'elle n'a pas abandonné ses ambitions présidentielles » et qu'elle « prendrait une décision définitive dans les mois à venir ».Une perspective qui ne réjouit pas vraiment les journaux. « Pourquoi Liz ? Mais pourquoi ? » se lamente le Washington Post. Si la républicaine se présentait, ce serait sans sa formation, bien partie pour investir Donald Trump. Or, analyse le journal, « il est impossible de trouver un État où Cheney (...) pourrait avoir une chance raisonnable de gagner ». En revanche, « il y a au moins une demi-douzaine d'États où les marges risquent d'être assez serrées pour qu'un candidat de l'extérieur ruine les chances de Biden » et donc, précipite Donald Trump aux portes d'un second mandat, « surtout vu l'humeur morose du pays ». Cette question du moral d'ailleurs est cruciale, souligne le Wall Street Journal : « chaque campagne présidentielle se déroule avec une certaine humeur nationale en filigrane ; et les candidats qui saisissent cette humeur ont l'avantage sur ceux qui n'y arrivent pas ».L'humeur nationale : la peur que tout s'effondreD'après le quotidien économique, les deux tiers des Américains ont le sentiment « que les choses sont "hors de contrôle" » - l'inflation, la hausse de la criminalité, l'instabilité sur la scène internationale.Or, et « malheureusement pour le président Biden » ironise le WSJ, « seuls 38% de l'électorat le voit comme un dirigeant fort » alors que « 55% pensent que c'est le cas » de l'ancien président. Une campagne fondée sur le contrôle et la sécurité – ses thématiques de prédilection – pourrait donc largement jouer en sa faveur. Reste à savoir si les Américains trouvent plus terrifiante la situation actuelle, ou la perspective d'un Donald Trump confortablement installé dans le fauteuil présidentiel.
« La guerre sans fin », titre en Une L'Orient-Le Jour. Sur l'image, un immense panache de fumée qui s'élève de l'enclave, plus haut encore que les immeubles. Un épais nuage de fumée grise fait aussi la Une du Français Le Figaro qui écrit « après la trêve, Gaza replonge dans la guerre ». Les combats ont repris vendredi 1ᵉʳ décembre dans l'enclave palestinienne. L'Orient-Le Jour reprend une enquête de deux magazines israélien et israélo-palestinien, qui explique pourquoi l'opération israélienne, dans ce conflit, est la plus meurtrière depuis la Nakba. Explications en trois points : « l'autorisation élargie de frapper des cibles non militaires, le relâchement des contraintes concernant les pertes civiles anticipées et l'utilisation d'un système d'intelligence artificielle pour générer plus de cibles potentielles ».L'inquiétude des familles des otages israéliens« La reprise des combats, de la violence et l'escalade me font peur », commente dans The Guardian, Shahar Mor Zahiro, dont l'oncle de 78 ans a été enlevé. « À chaque fois qu'une bombe tombe près de mon oncle, on sait qu'on peut l'entendre et nous avons peur pour sa vie ». Le média israélien Haaretz publie, lui, les photos des six otages israéliens « tués en captivité ».Après la guerre à Gaza, « Israël prévoit de tuer les dirigeants du Hamas dans le monde entier », affirme le Wall Street Journal. « Les agences d'espionnage nationales ont une longue tradition d'assassinats ciblés » et, selon les sources du journal américain, ces services récoltent en ce moment des renseignements sur la localisation des dirigeants du Hamas à l'étranger. « La question désormais n'est pas de savoir s'il faut essayer de [les] tuer, mais où et comment », selon ces sources officielles.Vladimir Poutine gagne-t-il la guerre en Ukraine ?The Economist affirme que le président russe, pour l'instant, semble gagner la guerre. Une image en Une, le visage de Vladimir Poutine en noir et blanc, dont la partie haute du crâne est remplacée par des rouages de machine. « Son plus grand atout, écrit le magazine britannique, est le manque de vision stratégique de l'Europe ».Et s'il paraît la gagner, cette guerre, c'est parce qu'il « a mis son pays sur le pied de guerre et renforcé son pouvoir. Il s'est procuré des fournitures militaires à l'étranger et contribue à retourner le sud de la planète contre l'Amérique ». Et surtout, Poutine « sape la conviction de l'Occident que l'Ukraine peut sortir de la guerre sous la forme d'une démocratie européenne florissante ».États-Unis: George Santos expulsé du CongrèsLe républicain s'est illustré par des mensonges répétés et des délits financiers. « Un véritable enfant du mouvement Make America Great Again », commente le New York Times, dont l'éditorialiste se réjouit : « si le jour béni où Trump sera envoyé dans une prison fédérale devait arriver, un seul de ses acolytes a gagné le droit de partager sa cellule, George Santos ». « Des problèmes avant même le premier jour », se souvient USA Today, qui rappelle qu'il avait trafiqué son CV, « en affirmant qu'il avait travaillé à la banque d'investissement Goldman Sachs » et même menti sur sa vie, déclarant que « sa grand-mère avait été victime de l'Holocauste ». Le Washington Post, lui, se souvient que George Santos a « dépensé de l'argent de sa campagne pour des produits Hermès, des abonnements sur OnlyFans et du Botox. » Ses frasques sont racontées dans de nombreux journaux, en Europe, en Amérique latine ... « Après tout, conclut le Washington Post, qui n'aime pas parler de George Santos ? »
La trêve entre Israël et le Hamas entre dans son sixième jour, les échanges d'otages et de prisonniers se poursuivent – le groupe armé palestinien a libéré six personnes supplémentaires hier mardi, et, quoi qu'il advienne par la suite, cette halte dans les hostilités « semble refermer la page du conflit ouverte par les attaques du Hamas le 7 octobre », analyse le Guardian au Royaume-Uni.Faut-il espérer, après cette étape, une extension de la trêve ? Le journal britannique n'y compte pas vraiment, « car les deux parties arrivent à court d'otages et de prisonniers qu'elles peuvent libérer de manière relativement indolore ». Jusqu'à présent, tant le Hamas que l'État hébreu ont relâché, essentiellement, des femmes et des enfants. Pas des militaires, ni des leaders politiques. C'est-à-dire, « selon les calculs brutaux en la matière », explique le quotidien, pas des « individus de "grande valeur" ». « Valeur » étant entendu au sens stratégique.Pour le moment encore, poursuit le New York Times, « les courtes extensions de la trêve servent les intérêts du Hamas et d'Israël ». Mais cette situation finira par changer.Une nouvelle page d'incertitudesLa trêve a tout de même « généré des bénéfices à court terme pour les deux camps », reconnaît le New York Times. D'un côté, des otages retrouvent le sol israélien ; de l'autre, de l'aide humanitaire peut être acheminée. Mais cette pause a aussi « amplifié le doute au sujet de si, comment, et quand Israël va poursuivre son invasion de la bande de Gaza », pointe le quotidien.Car plusieurs points entrent en jeu. Parmi eux : la question économique. « Combien de temps peut encore tenir l'économie israélienne ? », se demande ainsi L'Orient-Le Jour qui note que, « si les autorités israéliennes semblent en mesure de contenir le choc, les premières craquelures ont déjà commencé à se former », avec des coûts très élevés – estimés à un dixième du PIB national – et un déficit qui enfle à vue d'œil. Il faut injecter « des montants exorbitants (…) pour soutenir le shekel », la monnaie israélienne. Et puis, beaucoup d'Israéliens ont dû fuir, « générant aussi bien des coûts pour l'État qu'un manque à gagner pour l'économie ». Sans compter les 350 000 réservistes, dont beaucoup sont issus de la tech, qui génère près de la moitié des exportations israéliennes, explique le journal. Bref, pointe un économiste, « quand on mesure le coût de cette guerre, on se demande pourquoi les parties impliquées ne s'empressent pas de faire la paix ».Des difficultés concernant le terrain des combatsJusqu'à présent, l'armée israélienne s'est concentrée sur le nord de la bande de Gaza. Mais, « si la guerre continue après la fin du cessez-le-feu » comme l'a affirmé Israël, alors « les forces armées risquent une bataille perdue d'avance », prédit Die Welt. Car, « dans le sud de la bande de Gaza, les conditions deviendront bien plus dures », notamment parce que la zone est désormais très densément peuplée, des centaines de milliers de Palestiniens y ayant trouvé refuge.Ce qui amène à la question des civils, de la situation humanitaire et donc, des pressions internationales. Or, sur ce plan, le soutien des partenaires de l'État hébreu s'accompagne, de plus en plus, de mises en garde : « Les États-Unis ont été très clairs sur le fait que, lorsque les opérations militaires reprendront, elles ne pourront pas être menées avec la même force » que ces dernières semaines. Et, signe que Washington compte surveiller ce dossier de près, Antony Blinken devrait bientôt se rendre dans la région, « où l'on s'attend à ce qu'il pousse pour maintenir le flux d'aide humanitaire (…) et qu'il insiste sur le besoin d'établir un État palestinien », expose le Washington Post.L'administration américaine sur le filLe conflit provoque des divisions « à la Maison Blanche et au-delà », raconte le New York Times, Joe Biden faisant face « à une profonde colère de la part de ses soutiens et même de membres de son équipe » concernant sa solidarité avec Israël. Sa base politique souffre même d'une véritable « hémorragie », diagnostique Ha'aretz, particulièrement chez les jeunes, nombreux à soutenir la cause palestinienne, en témoignent les manifestations sur les campus universitaires.Mais le journal israélien met en garde : si certains ne votent pas, « et permettent aux États-Unis de sombrer dans le fascisme prononcé et non-dissimulé de Donald Trump, alors, cela en dira plus sur l'état sinistre de la politique américaine que sur (…) la manière dont Israël conduit sa guerre à Gaza ».
La trêve entre Israël et le Hamas s'étend pour 48h de plus, à compter de ce mardi matin. Un véritable « soulagement, souffle le Washington Post, pour les familles d'otages israéliens qui n'ont pas encore été relâchés ». Vingt d'entre eux devraient être libérés d'ici ce jeudi 30 novembre.Soulagement également pour les civils palestiniens, qui, eux aussi, pointe L'Orient-Le Jour, « nourrissent encore l'espoir de voir leurs proches libérés ». D'un côté, « des pleurs de joie » ; de l'autre, « un bonheur solennel » : dans la bande de Gaza comme en Israël, ce sont les mêmes émotions que partagent ceux qui retrouvent un proche. Le même espoir qui renaît aussi, à chaque jour de trêve supplémentaire, « bien que, reconnaît encore le journal libanais, l'attente soit insoutenable ».Le temps, enjeu crucial du conflitEt les deux parties « l'ont bien compris » analyse, justement, Le Temps. Pour le Hamas, tout particulièrement, « gagner quelques heures, quelques jours », est une question de survie. Pour trois raisons : d'abord car cela lui permet de reconstituer ses forces ; ensuite car cela permet de mettre à vif les nerfs de la population, donc de placer l'État hébreu sous haute tension. Et enfin car, continue le journal suisse, « le Hamas sait que plus la trêve dure, plus Israël subit de pressions internationales pour abandonner les combats ».C'est exactement ce que souligne, en Allemagne, le Süddeutsche Zeitung : plus le conflit se prolonge, « plus le nombre de victimes augmente, plus l'écho des appels de la rue se fait entendre jusqu'à la Maison Blanche », et donc moins le soutien américain à l'État hébreu est inconditionnel, entraînant dans son sillage une partie de la communauté internationale.Questionnements des intellectuelsHa'aretz revient effectivement ce mardi matin sur cette lettre ouverte de plusieurs dizaines de chercheurs et professeurs ; texte dans lequel, raconte le journal israélien, ils relèvent « que les actes moralement aberrants du Hamas donnent le droit à Israël d'agir contre l'organisation ». Mais, à l'inverse, selon ces intellectuels, « penser que les atrocités perpétrées par le Hamas justifient la crise humanitaire qui se déroule à Gaza, c'est approuver un pilier central du terrorisme : que tous les citoyens doivent payer pour les erreurs de leurs gouvernements ».Libre à chacun d'approuver ou non cette réflexion. Ha'aretz de son côté peine à en prendre son parti : « La situation est extrêmement complexe », reconnaît le journal israélien. Et de s'interroger : « D'un point de vue éthique, quelle est la bonne chose à faire lorsque des terroristes se cachent derrière la population civile, et la prive même de recevoir de l'aide ? »Questionnements géopolitiques« Si les guerres sont si terribles, pourquoi continuons-nous à nous y engager ? » Derrière une question qui pourrait sembler naïve, le New York Times soulève en fait un problème de fond : qu'est-ce qui explique une guerre ? Une cause fréquente pointée par le quotidien new-yorkais est « le manque d'engagement », c'est-à-dire que les parties au conflit « ne peuvent pas s'engager de manière fiable à respecter un accord de paix, parce qu'elles sont incitées à renier ce compromis ». En l'occurrence, analyse encore le titre, « Israël rejette la formation de la Palestine comme un État indépendant (…) de peur que ce dernier devienne une base pour attaquer et détruire Israël ». Ce qui explique, conclut le journal, « l'échec long de plusieurs décennies à atteindre une solution à deux États ».Et après ?Depuis le début du conflit le 7 octobre, c'est cette question qui revient, lancinante. Même en imaginant que le Hamas soit entièrement démantelé ; en imaginant que le conflit s'arrête dans les jours, les semaines, les mois à venir : comment faire pour ne pas retomber dans le même schéma ? Le Temps souligne ainsi que « la trêve ne signifie, pour personne, que la guerre prendra fin ». Il y a, d'un côté une population traumatisée par « l'étendue de la destruction ». Et de l'autre, le gouvernement israélien, « convaincu que les avancées militaires l'ont mis en meilleure position face à un Hamas aux abois ».Entre les deux, pas de compromis, pas de place pour un dialogue de fond, et surtout, regrette Le Temps, « pas de résolution sur le long terme ». Alors, demain, après-demain, ou la semaine prochaine, qu'importe, conclut le titre : « Bientôt, les explosions seront de retour. »
Sur les sites internet des journaux, des images qui défilent... la joie des familles des otages libérés, les 4X4 blancs du CICR, le Comité international de la Croix rouge, qui transportent ces femmes et ces enfants... Des images encore : celles des embrassades avec leurs proches des femmes et des adolescents palestiniens libérés par Israël, et puis la détresse des habitants de Gaza qui profitent de la trêve pour retourner dans le Nord de l'enclave palestinienne et découvrent leurs maisons entièrement détruites.Sur le site du journal Haaretz, défilent aussi les photos de ceux qui sont encore otages... Hommes, femmes, enfants. Il en reste 212, selon le décompte du quotidien israélien, qui ne se berce pas d'illusions... « Il faut constamment garder à l'esprit », nous dit-on, « l'identité du partenaire dans cet accord de cessez-le-feu. Yahya Sinwar, le leader du Hamas dans la Bande de Gaza. Il a deux objectifs : prolonger le cessez-le-feu dans l'espoir que les combats ne reprendront pas, et infliger un maximum de violences psychologiques à l'opinion publique israélienne ».« Le Hamas qui, à ce stade, se considère comme victorieux », estime de son côté l'Orient Le Jour, au Liban. Benyamin Netanyahu affirme que l'objectif des responsables israéliens est de « détruire totalement le Hamas », mais pour le moment, ils n'ont pas pu « trouver de cibles de premiers rangs (...) Ils n'ont pas pu donner aux Israéliens de preuves concrètes du départ du Hamas du nord de Gaza. Ils n'ont pas réussi à trouver un otage et à le libérer ».La guerre en Ukraine : bientôt la fin ?Depuis le 7 octobre, le conflit en Ukraine est passé au second plan des préoccupations des médias et de l'opinion publique. La guerre a-t-elle trop duré ? Selon le Times, « Les États-Unis et l'Allemagne font pression sur l'Ukraine, pour qu'elle mette fin à cette guerre. Ils seraient même en pourparlers pour tenter de persuader Kiev de négocier un accord de paix avec la Russie qui s'inspire largement des lignes de front actuelles. » Et cela va même plus loin, selon le quotidien britannique, puisque « les deux plus grands États de l'OTAN et les plus grands soutiens militaires de Kiev limiteraient délibérément les livraisons d'armes pour faire comprendre au président Zelensky que le conflit est désormais « gelé ». « Il y a quelques semaines », ajoute le Times, Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, a déclaré (...) « qu'il y a beaucoup de fatigue de tous les côtés » et que « le moment approche où tout le monde comprendra qu'il existe une issue ».Augmentation des maladies respiratoires en Chine.La question est sur toutes les lèvres... Y a-t-il derrière ce phénomène, un nouveau virus, un nouveau Covid, capable d'ébranler le monde ? Non, répond le China Daily, car « selon les autorités sanitaires chinoises, aucun agent pathogène inconnu n'a été détecté dans le cadre de cette augmentation des maladies respiratoires ». Pas d'inquiétude particulière donc, sur la gravité de ces maladies, mais le China Daily signale tout de même que « les enfants sont parmi les plus touchés cet hiver, les hôpitaux pédiatriques déclarant qu'ils traitent un nombre record de patients et que le temps d'attente dans les services de consultation externe est souvent supérieur à trois heures. »De son côté, The Hindu, en Inde, parle d'une « fausse alerte », mais juge que les autorités chinoises n'ont pas vraiment joué la transparence... « Dans ce qui semble être une répétition des premiers jours de la pandémie de COVID-19 (...) la Commission nationale chinoise de la santé n'a pas signalé à l'OMS le grand nombre de cas de pneumonies non diagnostiquées chez les enfants ». Selon The Hindu, l'Organisation mondiale de la santé, « n'a pris conscience du problème qu'avec les médias », et a été « contrainte de demander à la Chine des informations détaillées ». Or, conclut le journal, « la Chine a le devoir de tenir l'OMS informée à temps, sans qu'on le lui demande ».
« Quels otages seront libérés ? Combien de temps durera le cessez-le-feu avec le Hamas à Gaza ? » C'est le journal israélien Haaretz, qui pose ces questions ce matin, tout en apportant les précisions dont il dispose : « Au moins 50 femmes et enfants devraient être libérés au cours d'une période de quatre jours, avec au moins 10 personnes libérées chaque jour. En échange, Israël libérera 150 femmes palestiniennes et prisonniers mineurs. Cependant, si le Hamas localise davantage d'otages dans la bande de Gaza et les remet à Israël, davantage de prisonniers seront libérés et le cessez-le-feu sera prolongé. »Un cessez-le-feu dont il est également question dans L'Orient Le Jour. Le journal libanais a rencontré les familles de Palestiniens qui devraient être libérés, en échange des otages du Hamas. « J'y croirai quand je pourrai enfin serrer ma fille dans mes bras ». C'est Naïmé, la mère de Rawane, qui s'exprime ainsi. « Rawane », précise l'Orient Le Jour, « a été arrêtée lorsqu'elle avait 21 ans, le 15 juillet 2015, à proximité de la tour militaire en contrebas de son village. Israël l'accuse d'avoir voulu poignarder un soldat. Naïmé n'a pas vu sa fille depuis 2020. Son père, Nafes Abou Ziadé, se dit « confus et troublé », « vu le contexte », dit-il, « je ne me sens pas autorisé à être heureux. Il y a toute cette souffrance à Gaza, tous ces martyrs, tous ces enfants orphelins. Notre peuple souffre, beaucoup ont tout perdu, et la plupart meurent de faim. »La victoire de l'extrême droite aux Pays-BasDans son éditorial, le quotidien belge Le Soir fait part de son inquiétude, après la victoire de Geert Wilders, aux élections. « Il faudra bien tirer les leçons de ce scrutin mais aussi de tous ceux, multiples, qui ont vu ces derniers mois les extrémistes triompher ou gagner spectaculairement des voix dans nombre de pays européens". Et le Soir pose la question : "Comment éviter que le scrutin belge de juin prochain soit lui aussi un dimanche noir ? »Pour El Pais, c'est aussi un « choc ». Mais, souligne le quotidien espagnol, « Geert Wilders a modéré son discours au fur et à mesure de sa montée en puissance dans les sondages (...) Même s'il maintient son idée de ' fermer les frontières nationales à l'immigration ', celle-ci n'est plus une condition stricte. Il affirme qu'il ne parlera pas ' de fermeture des mosquées ou des écoles musulmanes ', même si cela figure dans son programme électoral. Quant à stopper l'arrivée des demandeurs d'asile, c'est devenu une ' régulation nécessaire de leur flux ', car le plus important est ' de gouverner pour tous sans faire de distinctions de croyance ou d'origine '». Selon El Pais, Wilders est « prêt à faire des compromis ». ThanksgivingAux États-Unis, la fête de Thanksgiving est l'occasion de retrouvailles en famille, comme s'en fait l'écho le New York Times, qui ouvre ses colonnes à la journaliste américaine Ruth Marcus. Une commentatrice de la vie politique américaine, qui annonce un Thanksgiving un peu particulier. « Nous sommes une famille juive » dit-elle, « alors, on pourrait penser que l'horreur de l'attaque du Hamas nous rassemblerait. Mais non. Alors, dans l'intérêt de l'harmonie familiale, la table de Thanksgiving a été déclarée de manière préventive zone libre d'Israël. Passez le pudding au maïs et abandonnez les discussions sur le cessez-le-feu »...Comment se manifestent les divisions au sein de cette famille ? Selon Ruth Marcus, « Il s'agit d'un schisme multigénérationnel : plus on est jeune, moins on soutient Israël. » Et la journaliste prend l'exemple de ses enfants. « Ils n'ont guère connu un Israël sans Netanyahu, c'est-à-dire un Israël dont la politique de colonisation agressive rend la solution à deux États de plus en plus inaccessible, et un Israël qui ne parvient pas à traiter les Palestiniens avec équité et dignité ». « En bref », conclut-elle, « c'est un Israël qui s'est rendu difficile à aimer ».
Les autorités israéliennes ont annoncé que l'accord conclu avec le groupe armé palestinien n'entrerait pas en application avant vendredi – un jour plus tard que prévu donc, au minimum. Un retard qui, selon El Pais, « révèle les fragilités de l'accord entre Israël et le Hamas », soupire le journal espagnol.Et ce qui, précisément, affaiblit ce texte, c'est « le manque de mécanismes d'exécution » ainsi que « l'absence d'observateurs indépendants sur le terrain, » qui risque de laisser libre cours aux craintes des uns et des autres. « Typiquement, ce qui se produit, explique un ancien cadre militaire cité par Ha'aretz, c'est que les affrontements s'arrêtent pendant un temps, mais ils reprennent assez vite, car l'un des deux camps se sent menacé. »Et après l'accord ? La trêve n'est censée durer que 4 jours. Et ensuite ? « Israël agira-t-il avec la même intensité à l'issue de la période d'accalmie ? Le Hamas pourra-t-il en sortir renforcé ? » s'interroge L'Orient-Le Jour au Liban, qui croit savoir que, « sur le plan militaire, la situation devrait donner lieu (…) à une guerre de moindre intensité, » « pour conserver le soutien de son précieux allié américain et de ses partenaires occidentaux. »Mais le Guardian n'y croit pas vraiment et reprend les propos d'une source proche du Qatar, médiateur de l'accord : « Tout ceci est probablement irréaliste. (…) Tous ceux à qui nous parlons pensent qu'après cette pause, ce sera bien pire. »Et puis, l'accord ne prévoit la libération que d'une partie des otages détenus par le Hamas. Or, prévient Le Soir, en Belgique, « il n'est pas du tout garanti que l'éventuelle réussite de l'échange programmé serait suivie par d'autres accords semblables. » En clair : ce n'est pas parce que l'accord est couronné de succès que les autres prisonniers du Hamas bénéficieront de la même opportunité. Auquel cas, s'inquiète Ha'aretz, « les familles d'otages seront divisées entre ceux dont les proches sont rentrés […] et ceux dont les proches sont restés sur place : un autre coup insupportable. »L'extrême-droite en tête aux Pays-BasSes cheveux blond platine tirés en arrière, sa traditionnelle cravate rouge autour du cou, il explose de joie : au Pays-Bas, l'extrême-droite de Geert Wilders a gagné les législatives, et de loin, d'après les sondages à la sortie des urnes. « Une victoire à laquelle lui-même ne croyait pas » titre le Süddeutsche Zeitung qui se mord les joues : « il se pourrait – et ce n'est pas facile à écrire – […] qu'il devienne effectivement le nouveau chef du gouvernement du pays voisin de l'Allemagne. »Pourquoi le quotidien allemand se pince-t-il si fort le nez ? Eh bien, car décrit El Pais, Geert Wilders est « xénophobe, » « virulent contre l'islam », tellement « belliqueux » que ses positionnements lui ont valu d'être « l'homme politique le plus protégé du pays, » entouré de gardes du corps. Le Sueddeutsche va encore plus loin, et fustige ce « nationaliste coriace qui veut sortir de l'UE et de l'Otan, xénophobe pur et simple qui veut réduire le nombre de demandeurs d'asile ‘à zéro immédiatement'. »Véritable séisme électoral« Une victoire à laquelle lui-même ne croyait pas » titre le Süddeutsche Zeitung qui considère ces élections comme « parmi les plus surprenantes de l'histoire européenne récente. » De fait, souligne Die Welt, si les spécialistes « ont pu constater que le populiste de droite était récemment en pleine ascension, (…) personne n'avait prédit que son ‘Parti pour la Liberté' finirait aussi loin. »Comment expliquer cette surprise ? Pour El Pais, ce résultat est le signe que « l'immigration et l'asile semblent avoir pris le pas sur les problèmes de logement, de sécurité sociale et de coût de la vie. » Mais il a surtout mis de l'eau dans son vin, selon Die Welt, qui souligne que le politicien a « adopté ces dernières semaines une approche politique et stylistique beaucoup plus douce », moment qui correspond d'ailleurs au moment où les intentions de vote pour son parti ont grimpé.Quelles que soient les raisons de cette élection, qui seront analysées dans les jours à venir, le résultat fait en tout cas craindre au Times « une réaction négative de l'Union européenne face à la crise migratoire, avant les élections qui se tiendront au printemps dans toute l'Europe. »
On ne peut pas encore parler de franche camaraderie entre le président américain et son homologue chinois, mais en tout cas d'un « dégel » comme l'écrit La Repubblica. Les deux hommes se sont accordés, rapporte le Wall Street Journal, pour « rétablir les communications entre leurs armées, coopérer pour réduire la production de fentanyl [une drogue qui fait des ravages aux Etats-Unis, NDLR], et entamer un dialogue sur les dangers de l'intelligence artificielle. »Bref, une forme de nouveau départ, mais sans tambours ni trompettes : cette nouvelle base « sera rapidement mise à l'épreuve par les profonds désaccords » entre les deux pays, prévient le titre économique.Avis partagé par le South China Morning Post, selon qui « les relations bilatérales vont rester cahoteuses » car « des obstacles persistent dans les communications interpersonnelles. » À commencer par la « méfiance qui sous-tend les rapports entre les deux pays. » Et puis, ajoute cette fois le Boston Globe, il y a toujours des différences de vues au sujet de la compétition économique et des menaces sur la sécurité.Washington et Pékin penchés sur la géopolitiqueCe qui correspond en fait aux « questions les plus brûlantes qui ont approfondi [leurs] désaccords ces derniers mois », pointe La Repubblica.Particulièrement la question de Taïwan, sur laquelle Biden a joué les équilibristes, en réitérant que « Washington ne soutenait pas l'indépendance de l'île » tout en disant son souhait que « Pékin ne [prenne] pas d'initiatives unilatérales qui pourrait provoquer des affrontements », comme une invasion de Taïwan.Une attitude qui pourrait renforcer « le risque politique » qu'encourt Joe Biden à l'approche de l'élection présidentielle, juge le Wall Street Journal, avec « des politiciens Républicains selon lesquels il est trop coulant avec Pékin. »On s'en doute, en échange de cette souplesse, les États-Unis ont quelque chose à gagner ; et même si « l'administration n'a pas dit ce qu'elle attendait, […] deux points sautent aux yeux » de La Repubblica. Les relations avec Vladimir Poutine d'une part ; et d'autre part, « aider à stabiliser le Moyen-Orient » en usant de son influence sur l'Iran, particulièrement, complète le Boston Globe, pour éviter « une expansion du conflit entre le Hamas et Israël. »Le rôle clé des États-Unis au Proche-OrientUne chercheuse interrogée par L'Orient-Le Jour estime ainsi que « le dispositif américain de dissuasion a jusqu'à présent eu l'effet escompté », à la fois en décourageant « l'Iran, le Hezbollah et leurs milices affiliées (…) d'ouvrir d'autres front simultanés contre Israël », et en contre-indiquant à « l'aile la plus extrémiste du gouvernement israélien (...) des frappes importantes contre le Hezbollah au Liban. »Mais cette experte convient que « si les États-Unis disposent d'une influence inégalée sur Israël », « ils ont également du mal à le freiner. »L'inquiétude internationale concernant l'hôpital al-Chifa à GazaLe raid israélien sur cet hôpital préoccupe la communauté internationale – Turquie, France, Canada, Nations Unies… de nombreuses instances ont fait savoir leur inquiétude ou leur désapprobation. Y compris les États-Unis, qui, comme le note le Guardian, ont déclaré « qu'ils ne soutenaient pas les frappes aériennes sur l'hôpital » alors même que Washington assure disposer de renseignements sur la présence de membres du Hamas dans l'établissement. Une façon, estime le journal britannique, de se « distancer de cette prise de contrôle militaire. »Avec cette opération, analyse le Sueddeutsche Zeitung, « le conflit à Gaza est entré dans une nouvelle phase » en envoyant « un double message : le Hamas doit être conscient que les troupes israéliennes sont prêtes à avancer dans le cœur, présumer dans leur pouvoir. (…) Dans le même temps, le monde doit savoir qu'Israël ne se laissera pas arrêter par les objections et les critiques. »Mais il y a aussi un autre objectif, pointé par le journal allemand : « documenter la perte de contrôle du Hamas, au moins sur le nord de la bande de Gaza », afin de montrer que « le premier objectif de guerre israélien, à savoir l'expulsion du Hamas des leviers politiques du pouvoir à Gaza, a presque été atteint. » Mais c'est sans compter sur le volet militaire du groupe armé… « il est peu probable » grimace le journal, que les chefs du Hamas « aient attendu sous l'hôpital l'invasion des troupes israéliennes. » Et avec environ 30.000 combattants, l'organisation « semble loin d'être vaincue. » Autant d'éléments qui poussent le Guardian à s'interroger : « pendant combien de temps encore Israël pourra-t-il poursuivre son offensive face à un soutien international déclinant » ?
Plusieurs titres de presse reprennent cette photo : de minuscules nouveau-nés, emmaillotés dans des bâches, allongés côte à côte, à 7 ou 8 dans un même lit pour essayer de les garder au chaud – donc, vivants. Nous sommes dans l'hôpital al-Shifa, le plus grand de la bande de Gaza, qui opère « sous bombardement, sans électricité, eau propre, ni nourriture », décrit le Guardian, pris au piège des affrontements entre le Hamas et l'armée israélienne.Car, rappelle le Guardian, Israël a « répété que le quartier général du Hamas est situé dans des bunkers sous l'hôpital », ce qui en fait « un objectif clé » malgré le « risque diplomatique » entraîné par de telles opérations. Indignation autour du bilan humainDepuis le début du conflit, plus de 11 000 personnes sont mortes à Gaza, selon le gouvernement du Hamas. Et derrière ce chiffre se cachent des réalités individuelles, des histoires personnelles, passées sous silence, regrette le New York Times. « Plus le nombre de morts est élevé, moins nous sommes enclins à nous en préoccuper, car l'ampleur de la souffrance humaine peut nous sembler écrasante, analyse le quotidien, les statistiques ne suscitent ni l'empathie ni l'action. »D'autant plus lorsqu'elles sont sujettes à caution. Le nombre de morts est peut-être plus élevé – le Guardian pointe ainsi que les responsables de l'enclave « n'ont pas pu mettre à jour le bilan samedi en raison des attaques sur les infrastructures médicales ». Mais certains soupçonnent aussi ce chiffre d'être surévalué, comme Die Welt, qui accuse le Hamas d'avoir « fait du mensonge son principe ». Certes, les chiffres du Hamas, des Nations unies et du ministère israélien des Affaires étrangères sont assez proches, ce qui « est souvent cité comme preuve que les informations [du groupe palestinien] sont à peu près correctes ». Il n'empêche, martèle encore Die Welt : « Le Hamas a clairement intérêt à accroître le nombre des victimes en termes de propagande. »Déferlement de violenceDepuis le 7 octobre, les événements ont, « une fois de plus, relancé un cycle de violences qui semble sans fin », s'attriste le Japan Times, qui déplore qu'« en l'état actuel des choses, il n'y a aucun effort sérieux pour briser ce cercle », les deux camps refusant « de prendre réellement en compte leurs expériences passées » respectives.Or, cette « histoire locale » explique les « hostilités » qui habitent la région, pointe L'Orient-Le Jour. Et sert aussi « de terreau à toutes les confusions », véritable « brouillamini dont l'une des conséquences est l'opposition constante entre antisémitisme et islamophobie, comme si chacun était sommé de choisir la condamnation d'un racisme contre l'autre ».Des haines en fait « communes » ?L'Orient-Le Jour encore propose de se replonger dans l'histoire de ces deux haines, qui « répondent à des logiques différentes ». Historiquement, il y a d'un côté un antisémitisme issu d'une « dimension conspiratoire » héritée de la vieille Europe, source de discriminations tout au long du Moyen Âge, et qui s'est « accentué » au Proche-Orient « avec la montée du sionisme ». De l'autre, il y a cette « hostilité vis-à-vis des musulmans (…) présentés comme un bloc monolithique dont les membres réels ou supposés sont réduits à leur islamité ». Un peu de la même façon que l'antisémitisme réduit des personnes à leur judéité. Le journal libanais enfonce le clou : « Comme pour l'antisémitisme, l'islamophobie peut viser des personnes qui ne sont pas musulmanes, mais sont perçues comme telles. » Bref, « ces deux racismes sont complémentaires », estime le titre, et leur constante opposition « est non seulement vaine, elle est dangereuse ».Il faut donc espérer une union face à ces discriminations. C'est la piste défendue par L'Orient-Le Jour : « Tout devrait amener les cibles de l'antisémitisme et de l'islamophobie à s'unir dans des contextes occidentaux marqués par la progression (…) des replis identitaires. »Mais ce serait faire sans ce lourd passé. Or, même si le conflit israélo-palestinien « sert avant tout de caisse de résonance » à ces haines, on « ne peut faire abstraction de l'histoire ». L'Orient-Le Jour se résigne : « On voit mal comment la persistance de la tragédie palestinienne pourrait s'effacer derrière un discours chantant sur un air arabo-andalou l'amitié entre les descendants d'Isaac et d'Ismaël. » Et l'article libanais se referme sur l'obscurité : « Pour l'instant, cela semble sans issue. »
L'Orient-Le Jour analyse le discours très attendu d'Hassan Nasrallah prononcé vendredi 3 novembre : Pour le quotidien libanais, le chef du Hezbollah a suivi « une voie médiane », « en défendant l'action mais aussi l'inaction de son parti » en soutien au Hamas face à Israël...Pour le quotidien libanais si Hassan Nasrallah avait poussé à un engagement « direct » ouvert du Hezbollah contre l'armée israélienne, « il aurait œuvré à provoquer la destruction quasi certaine d'un Liban déjà invalide ».Selon le journal de Beyrouth, les Libanais ont donc « poussé un soupir de soulagement à l'écoute du chef du Hezbollah ».En Israël, les lignes rouges américaines au sujet de l'offensive dans la bande de GazaDes lignes rouges « esquissées lentement et avec précaution » selon le Haaretz. Car la guerre Israël-Hamas « est devenue un sujet de politique intérieure aux États-Unis » alors que le parti démocrate se fracture au sujet de la situation à Gaza.Haaretz rappelle que la présidence américaine « souhaite une pause de l'offensive israélienne pour des raisons humanitaires et pour permettre la libération des otages ».La Maison Blanche s'alarme en outre de la situation en Cisjordanie, en voie de « Gaza-ïfication » d'après The New Yorker, à cause de « la violence de colons extrémistes à l'encontre des Palestiniens ».Des lignes rouges donc, mais la posture de la Maison Blanche, est encore, pour le moment, de « laisser à Israël le choix de stopper son offensive à Gaza » d'après Haaretz.Anthony Blinken est reparti d'Israël les mains vides...Constat d'Al-Monitor, pour qui le chef de la diplomatie américaine « n'est pas parvenu à convaincre Benyamin Netanyahou de faire cette pause humanitaire » dans le conflit Israël-Hamas...C'est même « une rebuffade des attentes de Washington » d'après le New York Times, car « le Premier ministre israélien rejette l'idée d'une trêve temporaire tant que les otages retenus à Gaza n'auront pas été libérés ».La situation toujours plus que précaire à GazaThe Guardian relaie ainsi les propos du diplomate Thomas White. Pour ce responsable de l'agence des Nations unies de soutien aux réfugiés palestiniens, « il n'y a aucun endroit sûr à Gaza actuellement », « c'est une scène de mort et de destruction ». Ainsi, « le bombardement d'une école gérée par l'UNRWA a fait 20 morts » hier vendredi, bilan communiqué par le Hamas et repris par Middle East Eye.Le site publie aussi les propos d'Antonio Guterres ce samedi : le secrétaire général de l'ONU se dit « horrifié » après le bombardement d'un convoi d'ambulances hier près de l'hôpital gazaoui d'Al-Shifa, qui aurait fait 15 morts.Les réactions des Etats d'Amérique Latine face à la guerre à GazaMiddle East Eye estime que plusieurs chefs d'État de la région prennent leurs distances vis-à-vis d'Israël. « La Bolivie a coupé les ponts avec l'État hébreu. La Colombie et le Chili ont rappelé leurs ambassadeurs ».Au Brésil, le président Lula a récemment qualifié « l'offensive israélienne à Gaza de génocide ». Pour Middle East Eye, « ces critiques mettent en évidence l'influence déclinante des Etats-Unis », mais aussi « le soutien populaire à la cause palestinienne » dans les pays latino-américains...Pas de quoi freiner Israël selon une analyste citée par le média : sans surprise « l'Etat hébreu préfère ses relations, même tendues, avec les grandes puissances ».Kate Bush au Rock'n'Roll Hall of FameKate Bush, chanteuse britannique icône des années 80, est revenue en grâce ces dernières années. La presse musicale américaine,Pitchfork , Rolling Stone, salue « son élévation la nuit dernière au Rock'n'Roll Hall of Fame », le « panthéon de la musique aux États-Unis » et ce même si Kate Bush a snobé la cérémonie hier...Depuis trente ans, celle qu'on appelle la sorcière du son « vit loin de l'attention médiatique en Angleterre » selon Vulture...Kate Bush qui va voir une réédition de tous ses albums dans les prochains mois d'après la RTBF.
Alors que le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken est attendu en Israël pour demander une pause humanitaire, Ha'aretz analyse l'évolution « rapide » de l'opinion internationale face à l'opération militaire israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza.Le quotidien de Tel Aviv note ainsi la différence de ton : le mois dernier, Antony Blinken était venu pour offrir le soutien des États-Unis après l'attaque du 7 octobre. Mais cette fois, l'émissaire de Washington vient partager ses inquiétudes autour de la crise humanitaire en cours à Gaza mais aussi demander à Israël la vision de ce que deviendra le territoire assiégé une fois la guerre terminée.Gaza presque entièrement encerclée par les forces israéliennes d'après les images satellites analysées par le New York Times alors que l'armée israélienne déplore, au matin du 3 novembre, quatre nouvelles victimes dans ses rangs, selon Ha'aretz. Au total, 23 militaires ont été tués depuis le début de l'offensive à Gaza.Middle East Eye recense de son côté plus de 9 000 morts et plus de 30 000 blessés côté palestinien, selon les chiffres communiqués par le ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas. Gaza où le désespoir domine, comme en témoigne un journaliste de Palestine TV, relayé par Middle East Eye.Devant l'un des hôpitaux gazaouis, Salman al-Bashir est en larmes après la mort de son confrère Mohammed Abu Hattab. Il raconte son épuisement, sa certitude d'être tué sans savoir quand il va l'être. Pour lui, rien ne protège les journalistes.Menace de coupure d'internetLe média Rest of World s'alarme des coupures d'internet dans le territoire gazaoui. Un pouvoir effrayant selon ce site américain spécialisé dans les technologies numériques. Rest of World donne la parole à Access Now, pour qui la coupure d'internet est plus menaçante que la présence des armes. Car selon cette ONG, les réseaux sociaux permettent de documenter et donc de prévenir les violations des droits humains. À l'image de cette vidéo montrant un véhicule de l'armée israélienne en train de traîner le cadavre d'un Palestinien au bout d'une corde, sur plusieurs dizaines de mètres près de la bande de Gaza. La vidéo a par la suite été authentifiée par les observateurs de France 24.L'attention de la presse se tourne désormais vers le sud du Liban, et plus précisément vers Hassan Nasrallah. Pour Ha'aretz, le discours très attendu du chef du Hezbollah « pourrait dicter le futur du conflit » en cours « déjà plus long que la guerre du Kippour il y a trente ans ». Mais selon le quotidien israélien, il est probable qu'Hassan Nasrallah, et derrière lui l'Iran, soient prudents étant donné la présence militaire américaine renforcée dans la zone.Vu du Liban, L'Orient-Le Jour estime toutefois que le discours du secrétaire général du Hezbollah devrait ressembler à une déclaration de guerre sans en être une. Pour le journal de Beyrouth, Hassan Nasrallah va devoir électriser ses partisans tout en les contenant, expliquer les récents accrochages entre le Hezbollah et Israël sans les qualifier de guerre, s'adresser donc à Israël pour que l'offensive n'aille pas trop loin à Gaza, et enfin avertir les États-Unis du coût d'une escalade régionale du conflit.Rivalité entre la Chine et les États-UnisEn marge du conflit à Gaza, le quotidien de Hong Kong le South China Morning Post raconte comment les États-Unis ont torpillé les liens commerciaux très étroits entre Israël et Pékin, en marge du conflit à Gaza jusqu'au tournant des années 2000. L'État hébreu a exporté des armements de pointe comme des missiles ou des systèmes de détection aérienne. De peur d'un transfert de technologie non voulu, Washington a fait pression sur Israël pour mettre un terme à ces exportations, selon le journal. Dernier épisode dans cette rivalité au Proche-Orient : la vente du port de Haïfa. Initialement promis à une société de Shanghai, le site a été finalement cédé en 2021 à un consortium Inde-Émirats-États-Unis.Le South China Morning Post constate aussi la disparition des Instituts Confucius en Amérique. Ils étaient 96 en 2019, quatre ans plus tard, il n'y en a plus que cinq. Une disparition programmée par l'arrêt des financements fédéraux à ces centres d'apprentissages de la langue chinoise vus comme des outils d'influence et d'ingérence par le FBI entre autres.
Israël a bombardé mardi le quartier de Jabaliya dans la bande de Gaza. Il est très difficile d'établir un bilan précis, et après les doutes qui ont entouré l'explosion dans un hôpital gazaoui il y a deux semaines, la plupart des journaux se montrent prudents. À l'image de Die Welt qui rappelle qu'à ce stade, « les informations n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante ». Ce qui est sûr, c'est qu'Israël a reconnu avoir frappé ce camp de réfugiés, avec pour cible, plusieurs chefs du Hamas.Un Hamas qui, précisément, se frotte les mains de ces victimes civiles, dénonce Die Welt encore : le journal allemand accuse le groupe armé d'être « tout à fait prêt à sacrifier des millions de Palestiniens pour sa propre cause idéologique ». Et ce en vertu d'une logique selon laquelle « plus les gens meurent, plus les combattants du Hamas sont disposés et déterminés à échanger des coups avec Israël ». Cette dialectique a, pour Die Welt, au moins un mérite : elle révèle que « même après une quinzaine d'années au pouvoir, [le Hamas] continue de se considérer comme un mouvement idéologique et non comme un gouvernement ».Situation humanitaire catastrophiqueDans un Gaza « isolé et affamé, nous vivons comme des animaux », lâche un Palestinien interrogé par El Pais. L'eau manque, la farine aussi, et il faut, décrit le titre espagnol, « faire du feu » avec le bois ramassé çà et là pour « cuisiner du pain ».Le tout sous les bombardements de plus en plus intenses d'Israël, et sur les ruines où « les corps se décomposent » malgré les tentatives de dégager les gravats, raconte le Times britannique. Car le travail des secouristes est « entravé par le manque de carburant » et par « les coupures de connexions téléphoniques et internet » vendredi : « pendant 36 heures, souligne le Times, les ambulances et autres véhicules de secours ne savaient pas où aller, puisque personne ne pouvait les appeler à l'aide ».Les violences en hausseLa hausse du climat de violences inquiète de nombreux titres… à commencer par le New York Times qui voit dans cette « atmosphère de peur si palpable (...) un changement fondamental dans l'existence des juifs d'Europe ». Dessins d'étoiles de David sur les portes, alertes à la bombe dans des magasins juifs, augmentation de près de 250% des actes antisémites en Allemagne. Qu'elles sont loin, « les veillées à la bougie, calmes et paisibles, du début du mois » d'octobre, regrette le Washington Post.Aux États-Unis, ce climat de peur est particulièrement visible sur les campus universitaires. Et dans un pays où la liberté d'expression est entendue au sens très large, érigée en droit intouchable, « c'est un vrai défi pour les dirigeants d'université qui doivent trouver l'équilibre entre autoriser les étudiants à énoncer leurs idées tout en faisant en sorte que les différentes communautés du campus se sentent en sécurité ». Un véritable casse-tête car rappelle le Washington Post, « même quand la haine des juifs est évidente [dans un propos], ce dernier reste généralement légal ».Les communautés musulmanes ciblées aussiIl y a d'abord ces vidéos d'influenceurs, de plus en plus nombreuses sur TikTok, rapporte L'Orient-Le Jour. Des blogueurs qui se griment en victimes palestiniennes, à grands renforts de farine censée représenter la poussière des débris et de ketchup. « Un nouveau fond de cynisme et de complaisance dans l'horreur », dénonce le quotidien libanais.Et cela ne s'arrête pas à des vidéos de (très) mauvais goût. Depuis le 7 octobre, rapporte le New York Times, plusieurs femmes portant le hijab ont été agressées dans différentes villes, et divers signalements ont été faits auprès d'associations de la société civile. Surtout, un petit garçon d'origine palestinienne a été poignardé à mort, 26 fois. Une situation qui, selon le quotidien new-yorkais, n'est pas sans rappeler les années post-11-Septembre, durant lesquelles « l'image des musulmans aux États-Unis a chuté à des niveaux inédits » sans jamais se relever.Bref, les braises sont attisées de part et d'autre, et je vous mets au défi de savoir à quel côté s'adresse cette conclusion du New York Times : « Nous sommes déjà passés par là, nous n'avons pas besoin de recommencer. »
Vào lúc Israel chuẩn bị mở cuộc tấn công vào dải Gaza, mọi ánh mắt lo lắng hướng về Liban. Các cuộc đụng độ ở biên giới phía bắc Israel với Liban làm dấy lên nỗi lo ngại mặt trận thứ hai sẽ nổ ra. Một kết quả có nguy cơ dẫn đến một cuộc chiến tranh toàn diện trong khu vực. Một ngày sau khi Hamas tấn công Israel hôm 07/10/2023, giao tranh đã xảy ra giữa Israel và Hezbollah ở phía bắc biên giới Israel khi tổ chức bán quân sự Liban này nhanh chóng nã pháo rốc-kết và tên lửa dẫn đường nhắm vào ba vị trí của Israel tại một khu vực có tranh chấp. Thứ Hai, 09/10, « binh đoàn Al – Qods », nhánh quân sự của Thánh chiến Hồi giáo (Jihad) Palestine, bên đã yểm trợ phe Hamas, lên tiếng thừa nhận tiến hành chiến dịch thâm nhập lãnh thổ Israel từ phía Liban.Tình hình đáng lo đến mức cộng đồng quốc tế từ Washington đến Paris, qua cả Bắc Kinh và Liên Hiệp Quốc phải lên tiếng báo động nguy cơ xung đột « tràn bờ ». Cũng trong ngày thứ Hai, một quan chức cao cấp quốc phòng Mỹ cảnh báo Hezbollah không nên có « quyết định tồi » mở một mặt trận thứ hai chống Israel ở biên giới với Liban. Bộ Quốc Phòng còn đi xa hơn khi cho điều tổ hợp hàng không mẫu hạm Gerald R. Ford đến vùng Đông Địa Trung Hải, khẳng định sự hậu thuẫn với Israel, và gởi đi một thông điệp mạnh mẽ đến Iran và phe Hezbollah.Liệu rằng Hezbollah có mở cuộc tấn công trên bộ nhắm vào Israel ? Đây là câu hỏi được giới truyền thông phương Tây nhiều ngày qua đề cập đến. Cho đến nay, mô hình bạo lực dọc theo Đường Xanh, ranh giới giữa Israel và Liban do Liên Hiệp Quốc phân định, tương đối có thể dự đoán được với những cuộc pháo kích và các cuộc xâm nhập nhỏ. « Những vụ bắn lẻ tẻ này gần như chuyện thường tình trong khu vực, vì vậy, chưa có một lằn ranh đỏ nào bị vượt qua », ông Didier Leroy, nhà nghiên cứu trường quân sự hoàng gia Bỉ, lưu ý khi trả lời nhật báo Le Figaro.Các mặt trận thống nhấtTuy nhiên, những sự kiện này gợi nhắc đến những cuộc tranh luận về điều gọi là « các mặt trận thống nhất » từ nhiều tháng qua, theo đó, dường như có một sự phối hợp chặt chẽ giữa các nhóm chống Israel như Hezbollah ở Liban, Hamas và Thánh Chiến Hồi Giáo Palestine (PIJ) cùng với nhiều nhóm khác được Iran hậu thuẫn ở Syria, Iraq và Yemen.Trang mạng L'Orient-Le-Jour, ngày 09/10/2023 còn chạy tít : « Hamas, Hezbollah và Iran đã lập kế hoạch tỉ mỉ tấn công Israel từ Beyruth như thế nào ? ». Theo nhật báo Liban bằng tiếng Pháp, « nhiều cuộc họp » đã diễn ra từ nhiều tháng qua giữa Hamas, Hezbollah, Iran và Thánh chiến Hồi giáo để tiến hành một chiến dịch chung với mục tiêu rất rõ ràng : Xâm nhập lãnh thổ Israel để gieo rắc kinh hoàng. Vậy sau cuộc tấn công của Hamas, bước kế tiếp của Hezbollah là gì ?Nhà nghiên cứu về Trung Đông, Nicholas Blanford, trên trang mạng Atlantic Council cho rằng Hezbollah có nhiều lựa chọn để gây áp lực lên Israel dọc theo Đường Xanh. Từ việc phục kích người Israel bằng các thiết bị nổ tự chế, tấn công bằng súng cối hoặc tên lửa vào vùng Trang trại Shebaa, vùng sườn núi chạy dọc theo biên giới phía đông nam Liban nhưng bị Israel chiếm đóng từ năm 1967 hay tổ chức đưa người thâm nhập lãnh thổ Israel.Những hoạt động đó có thể được thừa nhận công khai nhưng cũng có thể là ẩn danh… Israel cũng có nguy cơ phải đối mặt với các cuộc tấn công từ bên trong Syria tại các khu vực thuộc cao nguyên Golan, khu vực mà Hezbollah và nhiều nhóm thánh chiến khác được Iran hậu thuẫn cũng có sự hiện diện.Ở giai đoạn này, dường như Hezbollah muốn giữ các hành động của mình dưới một ngưỡng nhất định để không buộc Israel có hành động trả đũa mạnh mẽ hơn và tránh một chu kỳ leo thang ngoài ý muốn. Về điểm này, nhà nghiên cứu về Trung Đông Pierre Berthelot, giám đốc tạp chí « Phương Đông Chiến Lược », trên kênh truyền hình France 24 còn nhận định rằng, có một sự phối hợp tối thiểu giữa Hezbollah và phe Hamas.« Chí ít ở đây có một sự phối hợp hành động giữa Hezbollah và Hamas. Điều đó không có nghĩa là Hezbollah sẽ tham chiến mà vấn đề ở đây là đặt binh sĩ Israel trong thế bị động. Chúng ta cũng không thể đánh một cược lớn rằng Hezbollah sẽ không tham chiến (…) Mục tiêu của Hezbollah là duy trì một áp lực mạnh nhằm "giữ chân" các nhóm lính ở phía bắc, và như vậy quân đội Israel rõ ràng là sẽ không thể sử dụng các đội quân này để chống Hamas. Đây là thực tế của những căng thẳng ở biên giới phía bắc Israel. »Iran, bên cầm trịch ?Trong cuộc xung đột này, Iran dường như đóng vai trò chủ chốt. Việc Hezbollah có tham chiến hay không Iran mới là bên có tiếng nói sau cùng. Với Iran, Hezbollah là cánh tay vũ trang nối dài của Vệ Binh Cộng Hòa ra ngoài biên giới, thành phần cốt lõi trong cơ cấu răn đe của nước này trước một cuộc tấn công tiềm tàng của Israel hay Mỹ. Do vậy, theo ông Nicholas Blanford, khó có khả năng Iran lãng phí Hezbollah trong một cuộc chiến toàn diện vô ích với Israel vì mục đích hỗ trợ Hamas ở dải Gaza.Đây cũng là quan điểm của ông Pierre Berthelot với France 24 khi cho rằng Iran cũng không muốn bị « gậy ông đập lưng ông ». Một mặt nước Cộng hòa Hồi giáo bày tỏ ủng hộ cuộc tấn công của Hamas nhưng mặt khác Iran bác bỏ mọi cáo buộc vai trò của Teheran trong cuộc tấn công.« Ở đây có một dạng "mập mờ" và điều đó sẽ được duy trì. Iran sẽ tiếp tục cung cấp hỗ trợ cho hành động của Hamas khi nói rằng tất nhiên họ không phải là kẻ chủ mưu dù rằng chúng ta có thể nghi ngờ điều đó. Nhưng Iran vẫn luôn có lập trường này trong khuôn khổ sự hậu thuẫn của nước này trước lý lẽ của người Palestine. Vì vậy, chẳng có lý do gì để họ thay đổi cả nhưng trong mọi trường hợp tôi nghĩ rằng có một sự khác biệt giữa cuộc khủng hoảng lần này và những lần trước. Nếu một ngày nào đó người ta muốn có hòa bình cho khu vực, một hội nghị quốc tế theo kiểu của Madrid cách nay 30 năm sau khi chiến tranh vùng Vịnh kết thúc là cần thiết. Lần này Iran sẽ phải hiện diện trong bàn đàm phán, điều không hề có trước đây. Các bậc thang tiêu chí đã thay đổi và giờ Iran là bên đàm phán không thể thiếu. »Làm thế nào tiêu diệt « tận gốc rễ » Hamas mà không đi đến chiến tranh toàn diện với Hezbollah, đây sẽ là một bài toán khó cho Tel Aviv. Chiến sự ở Gaza càng tăng, Hezbollah buộc phải đẩy nhịp độ hoạt động của mình càng gần đến ngưỡng không nên vượt qua, và như vậy khả năng tính toán sai lầm càng cao, có nguy cơ dẫn đến một cuộc chiến mà hiện chưa bên nào mong muốn.Trả lời đài RFI, ông Joseph Bahout, giám đốc Viện Issam Farès, trường đại học Mỹ ở Beyruth lưu ý : « Một cuộc xung đột với Liban lúc này có lẽ sẽ là một sự tàn phá ở cấp độ chính trị nội bộ Liban. Quốc gia này đang bị kiệt quệ về kinh tế : Họ sẽ không thể nào chịu nổi một cuộc chiến chống Israel. Nếu như có một chiến dịch trên bộ của Israel, cuộc di tản của cộng đồng người Hồi giáo hệ phái Shia ở miền nam Liban sẽ là một thảm họa cho Hezbollah, bên sẽ phải xử lý thảm họa nhân đạo đó. »Hezbollah, bậc thầy chống phản giánCũng theo ông Joseph Bahout, Israel cũng không thể mở thêm mặt trận thứ hai với Hezbollah. Đây cũng có thể là một thảm họa cho thủ tướng Benjamin Netanyahu và quân đội Israel. Một cuộc chiến với Hezbollah cũng có thể sẽ là cuộc chiến khu vực với việc mở rộng mặt trận từ Syria và khả năng tấn công từ Iraq, Yemen và thậm chí cả Iran.Trong toàn cảnh này, nhà nghiên cứu người Bỉ Didier Leroy cho rằng điều Hezbollah có thể trông đợi là sự vùng lên của những phong trào bất tuân dân sự tại Cisjordani và những thành phố có đông cộng đồng người Ả Rập và Do Thái chung sống. Phe Hamas kêu gọi một cuộc tổng đình công, một intifada – phong trào ném đá mới – với hy vọng làm suy yếu bộ máy an ninh Israel khi mở ra nhiều mặt trận.Sau cùng, đà đi lên mạnh mẽ của Hamas trong cuộc tấn công vừa qua đã cho thấy một hiện tượng « Hezbollah » hóa của Hamas. Theo ông Pierre Berthelot, sự kiện làm nổi rõ có một sự xích lại gần hơn giữa Hamas và Hezbollah trong cách thức vận hành. Tổ chức bán quân sự Liban này đã hỗ trợ cho Hamas làm chủ được hệ thống viễn thông chống xâm nhập mạng điện tử từ Israel, một nhược điểm lớn của Hamas trước đây.« Hamas đã có nhiều tiến bộ vượt bậc, họ đã học được từ Hezbollah những điều đó. Tôi xin nhắc lại, Hezbollah đã tiến hành một cuộc đảo chính tháng 5/2008 và nắm quyền kiểm soát khu vực có đông người Hồi giáo hệ phái Sunni. Đây cũng là lần đầu tiên họ quay vũ khí chống lại những người Liban khác bởi vì họ nói rằng bất kỳ ai chạm vào hệ thống cáp quang riêng của họ thì sẽ bị trừng phạt. Nói là làm và điều đó đã xảy ra cho bộ trưởng Viễn Thông của Liban thời đó. Ông này đã nói rằng không muốn có một mạng riêng cạnh tranh với hệ thống công. Do vậy, chúng ta thấy rõ là thế mạnh của Hamas là đã phát triển trong một lĩnh vực từng là điểm yếu của họ. Ở đây tôi muốn lưu ý một điểm để so sánh với Hezbollah, dù rằng Hamas vẫn còn xa mới đạt được, nhưng Hezbollah là tổ chức bán quân sự duy nhất hay phong trào chính trị duy nhất chưa bao giờ bị thâm nhập ở cấp cao tại Liban.Tất cả các phong trào khác, các phân nhánh Hồi giáo khác, đã bị thâm nhập nhưng riêng Hezbollah thì không. Bằng chứng là người ta đã không thể nào tiêu diệt được phần lớn các thủ lãnh của phe này. Hezbollah rất mạnh trong lĩnh vực phản gián và rất có thể là Hamas đã học hỏi được điều này. »
Tình trạng đập phá, quấy rối dịp Quốc khánh Pháp 14/07 năm nay đã giảm đi rõ rệt so với năm trước nhờ lực lượng cảnh sát, hiến binh hùng hậu được huy động, 45.000 người mỗi tối 13 và 14/07/2023 trên cả nước. Chính phủ không muốn lặp lại tình trạng bạo động kéo dài khoảng một tuần sau vụ thiếu niên Nahel bị một cảnh sát bắn chết do không tuân lệnh dừng xe : Hơn 3.200 người đã bị bắt giam, trong đó 1/3 là thiếu niên, người trẻ nhất bị bắt mới có 11 tuổi. Dù sau đó, tình hình lắng xuống nhưng trong cuộc họp trước 300 thị trưởng ngày 04/07, tổng thống Pháp Emmanuel Macron cho rằng “không thể làm như không có chuyện gì xảy ra”. Theo ông, nguyên nhân là “khuôn khổ gia đình đã bị phá vỡ, bị tan rã”. Các vụ bạo loạn đều xảy ra vào ban đêm. Câu hỏi đặt ra là tại sao trẻ vị thành niên lại ở ngoài đường vào giờ đó ? Tại sao cha mẹ và gia đình không quản lý được con cái ? Ngoài việc kêu gọi “trách nhiệm” của các bậc phụ huynh, chính phủ tính đến hai khả năng : Phạt tài chính hoặc hình sự cha mẹ của những thiếu niên phạm tội hoặc cắt trợ cấp xã hội cho những gia đình đó.Phạt tài chính hoặc hình sự cha mẹ của những thiếu niên phạm tộiNgay sau những đêm bạo loạn đầu tiên, bộ trưởng Tư Pháp Eric Dupond-Moretti đã nhấn mạnh : “Những bậc phụ huynh không quan tâm đến con của họ và để chúng nhởn nhơ vào ban đêm mà biết rằng chúng sẽ đi đâu (…) thì họ có thể lĩnh án 2 năm tù và bị phạt 30.000 euro”. Theo ông, “nhà nước không chịu trách nhiệm nuôi dạy con cái. Nhà nước có thể hỗ trợ các bậc phụ huynh nhưng không thể thay thế họ”.Trong công văn ngày 30/06 gửi đến các viện công tố, bộ trưởng Tư Pháp nêu rõ “mỗi lần các bậc phụ huynh có khả năng thi hành quyền cha mẹ mà họ không làm, thì sẽ chịu trách nhiệm hình sự”. Ví dụ, nếu cha mẹ không có mặt khi con bị triệu tập trước pháp luật thì có thể huy động đến lực lượng cảnh sát để dẫn họ đến, hoặc trực tiếp phạt họ, hoặc buộc họ phải theo một khóa giáo dục công dân.Nhìn chung rất khó chứng minh mối quan hệ nhân - quả giữa việc trẻ vị thanh niên phạm tội và việc thiếu giáo dục từ cha mẹ, theo luật sư hình sự Florence Rouas, đoàn luật sư Paris. Do đó sẽ phải xem xét từng trường hợp tùy theo hoàn cảnh mỗi gia đình. Nếu bị quy trách nhiệm liên đới, các bậc phụ huynh phải bồi thường thiệt hại. Nếu họ có bảo hiểm trách nhiệm dân sự thì hãng bảo hiểm sẽ bồi thường theo hạn định mức trần của hợp đồng. Tuy nhiên, hầu hết các vụ chỉ dừng ở mức đe dọa, cảnh cáo. Trong số khoảng 200 vụ truy tố các bậc phụ huynh hàng năm, phần lớn là về tội “không cho con đi học”.Trả lời đài Franceinfo ngày 01/07, thẩm phán Jean-Pierre Rosenczveig, nguyên chủ tịch tòa án trẻ em Bobigny, nhận định :“Bộ trưởng và tổng thống có lý khi kêu gọi người lớn phải có trách nhiệm hơn, nhưng áp dụng các án phạt đối với phụ huynh thì hơi giống quả bom nổ chậm. Khi anh kết án một phụ huynh ở tòa hình sự, anh biến họ thành tội phạm và người đó trở nên phạm pháp với chính đứa con của mình, mà lẽ ra người đó không phải là tội phạm. Nên đe dọa thì hơn, để buộc họ nhận thức được, để họ chú tâm nhiều hơn vào con cái, phải đồng hành với họ, nhưng không phải kết án họ theo đúng nghĩa mà phải gây dựng lại được uy quyền cha mẹ của họ”.Vẫn theo thẩm phán Jean-Pierre Rosenczveig, cần phải tập trung vào 2/3 “những người biểu tình, gây bạo động hơn 18 tuổi. Đó là những thanh niên mà bố mẹ đã bất lực từ nhiều năm qua và để chúng tự tung tự tác… Chúng ta đang trả giá cho việc đã để tình trạng đó kéo dài suốt nhiều năm”.Ngừng trợ cấp cho các gia đình có con phạm phápNgoài biện pháp phạt tiền và bồi thường hậu quả, tổng thống Emmanuel Macron cũng nêu khả năng “trừng phạt về tài chính”, như “ngừng chuyển tiền trợ cấp gia đình”, nhưng phải xem xét từng trường hợp.Biện pháp cắt trợ cấp gia đình đối với các bậc phụ huynh có con thường xuyên trốn học đã được thông qua năm 2010 dưới thời tổng thống Nicolas Sarkozy, nhưng bị người kế nhiệm François Hollande, thuộc đảng Xã Hội, bãi bỏ. Trong suốt giai đoạn vận động tái tranh cử năm 2012, ông Nicolas Sarkozy hứa sẽ áp dụng biện pháp này đối với cả thiếu niên phạm pháp. Từ đó, đảng cánh hữu Những Người Cộng Hòa - LR nhiều lần đề xuất dự thảo luật về vấn đề này ở Hạ Viện lẫn Thượng Viện, nhưng đều không thành.Tuy nhiên, đề xuất “cắt các khoản trợ cấp gia đình” gây rất nhiều tranh cãi. Trước tiên là do không được áp dụng rộng rãi, nên chưa chứng minh được hiệu quả, theo giải thích trên đài RFI của nhà xã hội học Thomas Sauvadet, giảng viên Đại học Paris-Est Créteil, chuyên gia về bạo lực đô thị và hiện tượng băng đảng :“Biện pháp này hiếm khi được áp dụng ở Pháp, chỉ có vài trường hợp và là những ca rất cá biệt, nên không có bất kỳ dữ liệu hoặc nghiên cứu nào về chủ đề này để đánh giá hiệu quả nhìn từ quan điểm chất lượng so với các nghiên cứu của tôi. Đúng là có nhiều trường hợp, trong một số gia đình, tiền trợ cấp không được dành cho con và được cha mẹ sử dụng hoàn toàn cho những hoạt động khác. Nhưng trừng phạt em gái vì tội của anh trai thì cũng là một rủi ro”.Ngoài ra, biện pháp được cho là để thể hiện cứng rắn nhưng lại cũng có phần phi nhân bản. Hầu hết trẻ tham gia các vụ báo động xuất thân từ các khu phố bình dân, tập trung đông người nhập cư. Các khoản trợ cấp là “một phần trong nguồn thu nhập tối thiểu giúp các gia đình sinh sống”, theo ông François Bayrou, chủ tịch đảng Modem, một người thân cận với tổng thống Macron. Dân biểu Fabien Roussel, thuộc đảng Cộng Sản Pháp, cũng cho rằng “hủy các khoản trợ cấp và hỗ trợ xã hội sẽ đổ thêm khốn khó vào nghèo khổ”. Đây cũng là nhận định của nhà xã hội học Thomas Sauvadet :“Có nhiều trường hợp đặc biệt. Ví dụ có những trường hợp người cha nhận tiền trợ cấp gia đình, nhưng lại không sống chung nhà. Các nhân viên xã hội đôi khi biết hoàn cảnh đó, trong trường hợp này thì dễ chứng minh là cha mẹ không sống cùng hoặc thỉnh thoảng có mặt. Cũng có những trường hợp người mẹ 2, 3 ngày mới về, anh chị em trong nhà tự chăm nhau. Trong trường hợp cha mẹ nhận tiền trợ cấp gia đình nhưng lại không có mặt ở nhà, không chăm sóc con, nên uy quyền của cha mẹ, mối quan hệ giữa con cái và cha mẹ bị cắt đứt.Một quyết định hợp lý trong các trường hợp khác có thể gây ra nhiều vấn đề kinh tế và đẩy một số bậc phụ huynh vào cảnh khó khăn hơn và như vậy sẽ ảnh hưởng đến tất cả các anh chị em trong gia đình”.Một số địa phương đưa ra quyết định triệt để, chấp nhận bị chỉ trích, để đánh động ý thức tập thể. Ví dụ, thành phố Blanc-Mesnil, ở ngoại ô Paris, nơi có nhiều cơ sở công bị phá hủy trong các vụ bạo động, đã hủy sự kiện “Beach Mesnil” (Bãi biển Mesnil) được tổ chức hàng năm, để bù đắp phần nào cho các gia đình không thể đi nghỉ hè. Thành phố cũng hủy lễ bắn pháo hoa và dạ tiệc Ngày Quốc Khánh 14/07. “Số tiền tiết kiệm sẽ giúp chi trả thiệt hại do những kẻ bạo động gây ra”, dù chỉ bù được khoảng 1/5 thiệt hại, theo ông thị trưởng. Những vụ đập phá như vậy đã vượt qua khỏi khuôn khổ “nghịch dại”, theo ông Thomas Sauvadet :“Chúng ta đối mặt với những vụ bạo động, những vụ tấn công vào tài sản công, nhắm vào người ở mức độ nghiêm trọng. Đó không còn đơn thuần là nghịch dại nữa. Vấn đề nằm ở chỗ là hiện tượng băng đảng, các mạng lưới buôn bán ma túy hoành hành ở nhiều khu phố, rất khó xử lý đối với các bậc phụ huynh. Có nghĩa là khi con em họ ra ngoài đường, chúng bị lôi vào một nhóm, kiểu băng đảng hay mạng lưới buôn bán. Rất khó cho cha mẹ kéo được con họ ra khỏi đó”.40 thất bại trong chính sách hội nhập ? Khu dân cư Picasso ở thành phố Nanterre, nơi bắt nguồn các vụ bạo động sau khi thiếu niên Nahel bị một cảnh sát bắn chết, nằm trong số những dự án còn được gọi là “chung cư ký túc xá” dành cho người nhập cư, được xây ở ven các thành phố lớn như Paris, Marseille, Lyon, Nice. Năm 1973, chính phủ chấm dứt những dự án nhà chọc trời, “ít phù hợp” với mong muốn, thậm chí là lối sống của người dân, nhưng cũng nhằm tránh “phân biệt xã hội” như ở Hoa Kỳ trong thập niên 1950-1960.Những năm tiếp theo là hàng loạt kế hoạch để “tái hòa nhập xã hội các khu chung cư cao tầng đã xuống cấp ở 53 vùng ngoại ô, bằng cách cải thiện cảnh quan kiến trúc, tiện nghi của những khu đó và phát triển đời sống xã hội trong các khu phố”, đầu tư phát triển giáo dục với kế hoạch “vùng giáo dục ưu tiên” (ZEP), hoặc dự án các doanh nghiệp đỡ đầu thanh niên ở những khu vực này trong cuộc sống hàng ngày, tìm việc làm, hoặc hội nhập qua con đường thể thao.Dưới thời tổng thống Jacques Chirac, “kế hoạch Marshall các khu ngoại ô” đầy tham vọng được triển khai với mong muốn người dân các khu ngoại ô có thể hội nhập vào kết cấu kinh tế và xã hội của đất nước. Sau đó, “cảnh sát khu phố” được thành lập để lắng nghe, thấu hiểu những trăn trở của thanh niên khu bình dân. Mục đích thực sự là chống “bạo lực đô thị”. Nhưng lực lượng được coi là “cầu nối” giữa chính quyền và thanh niên bị xóa gần như hoàn toàn năm 2003 khi ông Nicolas Sarkozy làm bộ trưởng Nội Vụ.Nhìn chung, những nỗ lực của các đời chính phủ Pháp vẫn không mang lại kết quả như mong muốn, điển hình là những vụ bạo loạn, đập phá, đối đầu giữa thanh niên ngoại ô và cảnh sát trong thời gian vừa qua. Năm 2023 lẽ ra Pháp kỉ niệm tròn 40 năm thực hiện kế hoạch hội nhập người nước ngoài. Theo báo mạng L'Orient-Le Jour của Liban, “Pháp gặp vấn đề nghiêm trọng về hội nhập dù không bị quá tải về người nhập cư như các đảng cánh hữu, cực hữu vẫn than phiền”. Một thanh niên da đen hoặc gốc Bắc Phi khó có cơ hội tuyển dụng như một người da trắng và thường bị cảnh sát kiểm tra hơn.Tờ báo của Liban cho rằng vấn đề không phải do luật hay do các chính sách phân biệt mà là hệ quả của ít nhất ba yếu tố : sự xói mòn của mô hình Cộng hòa không còn hội nhập được người khác theo bản chất của chính họ, chứ không phải như người đó muốn trở thành ; sự thiếu suy nghĩ tập thể ; cảm giác khá phổ biến về việc liên hệ trực tiếp giữa thanh niên các khu bình dân với cảm giác bất an. Không phải chính phủ không làm gì, nhưng chưa hẳn là đã làm đủ để xóa bỏ những bất công đó.
« Entre la guerre en Ukraine et les querelles internes, l'Otan cherche à montrer son unité », résume le Wall Street Journal. Le quotidien américain qui s'interroge sur ce que va donner ce rendez-vous, alors que les membres de l'Alliance se querellent sur « ce qu'il faut offrir à l'Ukraine, qui n'en est pas membre ». Ce sommet « s'annonce donc tendu », souligne Le Devoir. Le quotidien québécois qui anticipe des « discussions musclées » et des « décisions cruciales à prendre ». À commencer par celle de l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan. Une question qui remonte à 2008, rappelle El País, en Espagne. « Il y a 15 ans, les dirigeants de l'Alliance ont officiellement ouvert la porte à l'Albanie et à la Croatie, mais l'ont fermée à l'Ukraine et à la Géorgie. » « L'histoire est bien connue », ajoute le quotidien : « Les États-Unis ont poussé à l'élargissement, mais la France et l'Allemagne, réceptives aux plaintes et aux menaces russes, l'ont empêché. De cette déclaration découlait un engagement suffisamment vague pour donner un espoir perpétuel et suffisamment concret pour provoquer plus tard la colère de Moscou », conclut El País.Une adhésion « prématurée »Les mots de Joe Biden hier, cités par le New York Times. Le journal rapporte la position du président : « Le processus d'adhésion ne pourra avoir lieu qu'après la signature d'un accord de paix avec la Russie ». Le locataire de la Maison Blanche veut ainsi « éviter que l'Otan ne rentre en guerre contre Moscou », rappelle le New York Times.Mais l'Ukraine a aussi ses soutiens pour une adhésion accélérée, selon le Wall Street Journal : « Les membres de l'Alliance qui étaient autrefois sous la coupe de Moscou poussent pour une adhésion rapide ». À commencer par la Pologne, dont le président était en Ukraine hier, observe L'Orient-Le Jour. Un soutien qui pourrait ne pas suffire... Le Wall Street Journal rappelle d'ailleurs que Volodymyr Zelensky pourrait ne pas venir à Vilnius « si l'Ukraine n'obtient pas les engagements qu'elle recherche ». Le quotidien parle même « d'une campagne de pression sans vergogne de Kiev », et cite le ministre ukrainien de la Défense qui résume la position de Kiev : « L'Ukraine accomplit la tâche pour laquelle l'Otan a été créée ».Alors pour rassurer Volodymyr Zelensky, Joe Biden a un plan selon Der Spiegel. Une solution qualifiée de provisoire par le journal allemand, en l'occurrence : « Une alliance de sécurité comme pour Israël ». En Espagne, El Mundo avance qu'« il existe un consensus tacite pour continuer à aider économiquement et militairement Kiev autant que nécessaire, en commençant par 500 millions d'euros supplémentaires ». De quoi décevoir le président ukrainien, affirme le quotidien, qui constate donc « qu'il va falloir mettre par écrit un pacte d'assistance permanente qui satisfasse toutes les parties ».La candidature de la SuèdeEn cause, l'opposition de la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan. Au Royaume-Uni, le Guardian se fait l'écho de la rencontre de la dernière chance aujourd'hui entre le président turc et le Premier ministre suédois : « Dernière tentative pour sceller l'adhésion ». « Tous les regards sont tournés vers Erdoğan », titre le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, alors que Le Soir en Belgique constate qu'« Erdoğan marchande jusqu'au bout son feu vert à la Suède dans l'Otan ». Et pourtant, souligne le quotidien, « la Suède a fait des concessions. Elle a levé son embargo sur les ventes d'armes à la Turquie. Elle a durci sa législation antiterroriste vis-à-vis du PKK », constate Le Soir. « Pas assez, peut mieux faire »… C'est en substance ce que répondent les autorités turques, note le quotidien belge qui constate que Recep Tayyip Erdoğan « marchande tant qu'il peut, ajoute des conditions ». Dernière en date, relaye Le Soir : « Furieux que les autorités suédoises aient autorisé, en janvier puis en juin, des autodafés du Coran, il se pose en défenseur de l'islam et laisse entendre que Stockholm peut oublier ses prétentions dans de telles conditions ».Et au-delà de l'adhésion de la Suède, le Süddeutsche Zeitung pose clairement la question : « Quelle est la véritable position du président turc sur l'Ukraine et la Russie ? » Le quotidien de conclure, peu optimiste : « Un engagement clair de la Turquie sur le front occidental de l'Ukraine est peu probable : comme d'habitude, Erdoğan essaiera probablement de monter les pays membres les uns contre les autres ».Joe Biden déjà sur le Vieux ContinentÀ Londres plus précisément… « Un trait de faste et une dose de politique au programme de la visite de Joe Biden au Royaume-Uni », titre le Times of India. Le faste avec Charles III, mais avant tout la politique puisque le locataire de la Maison Blanche a rencontré le Premier ministre britannique. Une rencontre qui « a plus d'importance que les visites précédentes à la lumière des récents désaccords », souligne le Guardian. Dernier en date, constate le quotidien britannique : « Le désaccord ouvert sur la décision américaine vendredi de fournir des armes à sous-munitions à Kiev ». En Suisse, Le Temps se fait aussi l'écho de la visite de Joe Biden au château de Windsor où « le président américain prendra le thé avec Charles III ». « Les deux chefs d'État devraient surtout parler d'environnement, sujet sur lequel le roi est engagé de longue date. »
We're with Marie Jo Sader & Monika Borgmann for Episode 348 of The Beirut Banyan. Click to watch: https://youtu.be/wh2lH3z3vBc We discuss the two year anniversary of Lokman Slim's assassination, the role of investigative journalism in pursuing accountability and justice, and whether the written word is a challenge to the criminals committing political violence. We also talk about the Lokman Slim prize, a demand for an international investigation and a generations-long challenge against impunity. Marie Jo Sader is an investigative and video journalist, and Monika Borgmann is the director of UMAM and Lokman Slim Foundation. Click below for a link to the referenced L'Orient-Le Jour piece: https://www.lorientlejour.com/article/1289613/comment-lokman-slim-a-ete-assassine.html Help support The Beirut Banyan by contributing via PayPal: https://www.paypal.me/walkbeirut Or donating through our Patreon page: https://www.patreon.com/thebeirutbanyan Subscribe to our podcast from your preferred platform. Follow us on Facebook, Instagram & Twitter: @thebeirutbanyan And check out our website: www.beirutbanyan.com
Ả Rập Xê Út khiến các nước phương Tây phải tự đối mặt với những mâu thuẫn của chính mình. Triều đại Saoud đã xây dựng các mối liên minh chính trị, kinh tế, quân sự với Mỹ, châu Âu, hay như Pháp chẳng hạn. Tuy nhiên, các nền dân chủ tự do bị chỉ trích vì những hoạt động giao thương với một Nhà nước bản chất là phi tự do, và truyền bá một phiên bản đạo Hồi sản sinh ra những phong trào thánh chiến lan rộng trên thế giới. Chủ Nhật ngày 16/10/2022, cố vấn an ninh Nhà Trắng Jake Sullivan cho biết « tổng thống Biden không có ý định gặp thái tử Ả Rập Xê Út tại thượng đỉnh G20 diễn ra trong tháng 11 ở Indonesia ». Ông xác nhận việc hòa giải không nằm trong chương trình nghị sự giữa hai nước. Tuyên bố trên của Nhà Trắng được đưa ra ngay sau khi OPEC quyết định cho giảm sản lượng khai thác dầu hai triệu thùng mỗi ngày, nhằm duy trì mức giá cao trên thị trường, bất chấp những đề nghị của tổng thống Mỹ Joe Biden trong cuộc gặp với hoàng thái tử Ben Salman hồi giữa tháng 7/2022 tại Ả Rập Xê Út. Theo đó, Hoa Kỳ mong muốn Ả Rập Xê Út tăng sản lượng dầu nhằm bình ổn giá cả trên thị trường thế giới, vốn tăng vọt mạnh do việc Nga phát động cuộc chiến xâm lược Ukraina, khiến lạm phát tăng cao, nhất là tại Mỹ, vào thời điểm Joe Biden đang chuẩn bị cho cuộc bầu cử giữa kỳ tháng 11/2022. Trong nỗi tức giận này, chủ nhân Nhà Trắng còn thông báo sẽ xem xét lại mối quan hệ với Ả Rập Xê Út. Nhưng, đây không phải là lần đầu tiên hai nước bất hòa. Trên báo Pháp Les Echos, Steven Ekovich, giáo sư ngành Quan hệ Quốc tế, trường đại học Mỹ tại Paris, nhắc lại : « Liên minh giữa Mỹ và Ả Rập Xê Út là cũ xưa, và có lợi cho cả hai bên. Người ta đã có quá nhiều ảo ảnh về cuộc gặp nổi tiếng ngày 14/02/1945 trên chiếc tuần dương hạm "USS Quincy" giữa quốc vương Abdelaziz Ibn Saoud, và tổng thống Mỹ Franklin Roosevelt, khi trên đường trở về từ hội nghị Yalta, nhưng ý nghĩa ẩn dụ vẫn còn rất mạnh mẽ ». « Hiệp ước Quincy », kết nối hai nước bằng một loạt các bảo đảm an ninh và quân sự cho Ả Rập Xê Út, chính thức có hiệu lực từ những năm 1950, đổi lại Hoa Kỳ được dễ dàng tiếp cận nguồn dầu khí dồi dào của vương quốc Ả Rập. Kể từ đó, phương Tây, đi đầu là Mỹ, xem mối liên minh này với Ả Rập Xê Út như là một trong số các cột trụ cho chính sách Trung Đông của mình, cả trên bình diện kinh tế lẫn chính trị : Bình ổn giá dầu trên thế giới, đấu tranh chống chủ nghĩa Hồi giáo cực đoan, Ngăn chặn đà mở rộng ảnh hưởng của Iran, Hợp đồng bán vũ khí trên phương diện quốc phòng. Quả thật, trong suốt nửa cuối thế kỷ XX, Riyad được xem như là một « đồng minh tốt » của Washington trong khu vực, từ cuộc chiến chống chủ nghĩa bành trướng Xô Viết trong những năm 1960-1970, Afghanistan trong những năm 1980 và cuộc chiến vùng Vịnh năm 1991. Trong cuộc xung đột Israel – Palestine, Ả Rập Xê Út đóng một vai trò dung hòa trong thế giới Ả Rập. Riyad và chính sách ngoại giao hai mặt Nhìn chung, phương Tây đánh giá mối quan hệ với Riyad là tích cực. Ả Rập Xê Út trong suốt những thập niên đó đã cố gắng đưa ra hình ảnh một đồng minh trung thành và dung hòa, một đối tác không thể thiếu tại một khu vực có nhiều biến động. Cả cú sốc dầu hỏa do chính Ả Rập Xê Út gây ra năm 1973, cũng như những bất đồng sâu sắc nhất về hồ sơ Israel – Palestine đều không ảnh hưởng đến mối quan hệ này. Nhưng liệu Ả Rập Xê Út có thật sự là một đồng minh tốt ? Cuộc tấn công khủng bố tòa tháp đôi ở Mỹ ngày 11/09/2001 gây chấn động thế giới đã cho thấy một gương mặt khác của Riyad. Trong vụ việc này, 15 trong số 19 thủ phạm tấn công tự sát, là người Ả Rập Xê Út. Quan hệ giữa Mỹ và Ả Rập Xê Út cũng rạn nứt từ đó. Và sau này, các vụ tấn công khủng bố đẫm máu trên lãnh thổ châu Âu như tại Pháp, Bỉ… trong những năm sau nửa thập kỷ 2010, đã làm dấy lên mối nghi ngờ về quan hệ chặt chẽ giữa Riyad với các phong trào Hồi giáo cực đoan. Pierre Conesa, tác giả tập sách « Dr Saoud et Mr Djihad, la diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite », nói về chính sách ngoại giao tôn giáo, trong một chương trình phỏng vấn truyền hình trên kênh France 24 hồi năm 2016, từng lưu ý rằng, nếu muốn hiểu rõ Ả Rập Xê Út, thì tuyệt đối phải biết rõ chính sách hai mặt mà vương quốc này kiến tạo ngay từ ngày đầu lập quốc. « Khi Vương quốc được cấu trúc như một quốc gia, điều đó dựa trên tính chính đáng kép, lẽ đương nhiên là tính chính đáng triều đại với dòng tộc Saoud, nhưng trên hết là tính chính đáng tôn giáo, có được nhờ sự hậu thuẫn mà nhà thần học Abdelwahab đã trao cho bộ tộc Saoud (thế kỷ XVIII), khi họ chinh phục lãnh thổ. Điều bị hiểu sai ở đây chính là, các lợi ích của cả hai điều đó hoàn toàn gắn chặt với nhau, nghĩa là, mỗi khi dòng tộc Saoud cần đến phương Tây để cứu lấy vương triều, đặc biệt là trong những năm gần đây, thì mỗi lần như thế, họ lại phải có những biện minh với hàng giáo sĩ. Đổi lại, những người này, mỗi lần như vậy, lại có thêm chút quyền lực trong việc kiểm soát xã hội, ngoại giao tôn giáo. Thế nên, trên thực tế, nền ngoại giao của Ả Rập Xê Út là mang tính hai mặt : Một chính sách ngoại giao chính trị và thứ đến là ngoại giao tôn giáo, có một sứ mệnh và được thể hiện rõ trong các phát ngôn chính trị nhằm phổ biến trào lưu Hồi giáo chính thống Wahhabism, mà Wahhabisme cũng chính là Salafism. » Hồi giáo Wahhabite – « đứa con lai » giữa Mỹ và Liên Xô Điều này phương Tây biết rõ, nhưng vẫn nhắm mắt làm ngơ vì những lợi ích kinh tế và chiến lược trong khu vực. Phương Tây cho rằng đề cập đến việc vương quốc Hồi giáo hệ phái Wahhabit không có cùng các giá trị với phương Tây là không cần thiết, và cũng chẳng màng đặt câu hỏi về vai trò mờ ám của Ả Rập Xê Út trước đà phát triển mạnh Hồi giáo cực đoan bằng cách cho phép truyền bá hệ tư tưởng Hồi giáo hà khắc của mình. Trong một ghi chú của Michel Duclos, cựu đại sứ Pháp tại Syria, cố vấn địa chính trị cho Viện Montaigne, được báo L'Orient-Le-Jour trích dẫn, « từ các vụ tấn công khủng bố của Nhà nước Hồi giáo, tại châu Âu phát triển một mối ngờ vực rằng hệ tư tưởng Wahhabit là một phần trong đà đi lên mạnh mẽ của thánh chiến Hồi giáo. » Về điểm này, ông Pierre Conesa, cũng trong chương trình phỏng vấn năm 2016, dành cho France 24, mô tả một cách chi tiết rằng trong suốt những thập niên đó, Ả Rập Xê Út đã có một chiến lược gây ảnh hưởng thật sự và phương Tây đã sai lầm khi đánh giá thấp tham vọng này của Ả Rập Xê Út, vốn không chỉ đơn giản là nhằm chống lại ảnh hưởng của Iran. « Điều gây ấn tượng cho tôi là sự thông minh của hệ thống. Nghĩa là, hệ thống ngoại giao tôn giáo của Ả Rập Xê Út là một dạng hỗn hợp, đó là một "đứa con lai" giữa hệ thống kiểu Mỹ và Liên Xô. Hệ thống của Mỹ bởi vì, họ có hẳn một chính sách quốc gia. Chế độ có thiên triều là phải truyền bá rộng rãi phiên bản Hồi giáo Wahhabite, hầu như khắp nơi trên khắp địa cầu. Rồi bên cạnh đó, còn có các quỹ với những nguồn tài chính dồi dào từ các đại gia tộc, cũng có kiểu hoạt động giống như các tổ chức phi chính phủ, trao tặng học bổng cho các trường đại học. Tóm lại, họ có cả một hệ thống nhiều tầng lớp tương tự như là ở Hoa Kỳ. Và cùng lúc, chúng ta có hệ thống kiểu Xô Viết bởi vì quý vị có cùng hệ tư tưởng toàn trị, hệ phái Wahhabit cũng chính là chủ nghĩa toàn trị mà tôn giáo là nền tảng cơ bản. Điển hình là hệ thống đại học Medine, giống như mô hình đại học Lumumba tuyệt vời mà quý vị biết đến ở Matxcơva, nơi để đào tạo các quan chức, khách mời, những người có học bổng, hay được trả công… rồi sau đó những người này được gởi trở về nước của chính họ để phổ biến phiên bản này của đạo Hồi. Ở đây, chúng ta có một hệ thống uyển chuyển, rất độc đáo, nhưng chưa bao giờ được nghiên cứu như vậy. » Phương Tây và sự giả dối Cũng theo ông Pierre Conesa, sự linh hoạt uyển chuyển này được Ả Rập Xê Út áp dụng một cách rất kín đáo nhưng rất hiệu quả. Tùy theo bản chất của từng quốc gia, khu vực, mà Riyad có một đối sách riêng biệt. Ông đơn cử vài trường hợp : « Chẳng hạn như tại Ấn Độ, quốc gia đông cộng đồng Hồi giáo hệ pháp Shia thứ hai trên thế giới. Ấn Độ có một chính sách chống người Hồi giáo Shia rất hiệu quả và đây cũng là một trục chính quan trọng trong chính sách ngoại giao của Ả Rập Xê Út chính là làm thế nào chống người theo hệ phái Shia trên khắp thế giới. Rồi Riyad còn thực hiện một chính sách tại các nền dân chủ lớn mà Liên minh Hồi giáo Thế giới là một cánh tay vũ trang. Ả Rập Xê Út có một chiến lược rất khác biệt tại các nước theo chủ nghĩa cộng đồng như tại Vương quốc Anh, Bỉ v.v… Yêu cầu của Liên minh này là người Hồi giáo cũng phải những quyền tương tự như bao cộng đồng khác, do vậy, họ đòi phải có trường dạy kinh Coran và tòa án Hồi giáo. Đó là những gì đã diễn ra ở Canada và người ta bất ngờ phát hiện ra rằng những tòa án Hồi giáo này có thể đưa ra những phán quyết trái với luật pháp Canada. Còn tại những quốc gia như Pháp chẳng hạn, mà sự thế tục là nguyên tắc thì những lời lên án bị xem như là bài Hồi giáo. Điều này cho phép phổ biến tư tưởng Hồi giáo hệ phái Salafi gần như khắp nơi ». Chỉ có điều, như nhận xét cay đắng của ông Pierre Conesa, nhờ vào thế mạnh « dầu hỏa – đô la » mà Ả Rập Xê Út giờ có thể vươn chiếc vòi « Hồi giáo cực đoan » đến nhiều vùng lãnh thổ mà châu Âu khó thể tiệt trừ. Không như mong đợi từ giới chính trị gia phương Tây, cuộc chiến chống Hồi giáo cực đoan chưa bao giờ kết thúc, ngược lại, phiên bản Hồi giáo mà Ả Rập Xê Út đang lan truyền là một hệ tư tưởng « kỳ thị sắc tộc nhất, bài Do Thái nhất, bài đồng tính nhất, bài phụ nữ nhất, và bè phái nhất » của đạo Hồi, theo như lời giải thích từ một nhà thần học với tác giả tập sách « Dr Saoud et Mr Djihad, la diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite ».
durée : 00:34:47 - L'Invité(e) de Et maintenant ? - par : Quentin Lafay - Le retour du choléra, après une épidémie de braquages de banques a frappé les esprits. Le Liban va de crise en crise. Alors que le pouvoir est vacant, que deviennent les promesses de soutien international ? - invités : Karim Emile Bitar Professeur à l'Ecole normale supérieure de Lyon et à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, spécialiste du Proche et Moyen-Orient.; Caroline Hayek Journaliste à L'Orient-Le Jour
L'Afghanistan, ce « nouveau Moyen-Âge ». Voilà qui plante le décor et avec ces mots, en Italie, La Stampa livre probablement l'un des meilleurs résumés de la situation. « Il y a un an, les talibans ont pris Kaboul, restauré la terreur et détruit les droits civils. Les femmes n'étudient pas et disparaissent de la vie publique, la moitié de la population souffre de la faim ». Témoignage dans The Independent en Grande-Bretagne : « Nous avions peur que les choses se passent mal, mais pas à ce point ». Le sort des femmes inquiète tout particulièrement Sombre tableau dépeint aussi par La Repubblica. Deux jours après la répression à balles réelles d'une manifestation de femmes à Kaboul, le journal italien nous explique pourquoi « la question des droits fondamentaux et des libertés individuelles est l'un des sujets les plus brûlants et les plus douloureux pour la population, en particulier pour les femmes afghanes ». Pourquoi n'ont-elles plus accès à l'éducation depuis 300 jours ? Eh bien, parce que « les talibans et les groupes religieux extrémistes en général ont peur de la prise de conscience et de l'éveil des femmes », peut-on lire. Car « dans une société où les femmes sont plus conscientes et attentives, il est plus facile de résister au conditionnement de groupe et à la pression des extrémistes sur les membres de la famille. C'est pour cela que les talibans s'opposent à l'éducation des femmes ». Des leçons à tirer du dossier afghan Et certains journaux déplorent encore la manière dont cette crise afghane a été gérée. En Espagne, El Mundo souligne qu'un an après, « les Européens continuent d'en tirer des leçons ». Après la surprise du départ américain, l'Union européenne désormais « cherche son autonomie stratégique dans un monde volatile et imprévisible », analyse le quotidien. Au Canada, The Globe and Mail estime qu'un an après, « les Afghans se sentent trahis, et craignent pour leurs vies ». Le quotidien déplore que les interprètes militaires aient été « battus alors qu'ils attendaient l'aide d'Ottawa ». Ceux qui demandent le statut de réfugiés sont « frustrés par les barrières de l'immigration, le manque de réponse », explique encore The Globe and Mail. Au point qu'un major-général à la retraite se demande : « Qu'est-ce qui ne va pas avec notre bureaucratie canadienne ? ». L'Allemagne, elle, a accueilli plus de 15 700 Afghans, ayant travaillé pour Berlin ou des membres de leurs familles, nous dit le Frankfurter Allgemeine, mais le gouvernement affirme vouloir « accueillir des milliers d'Afghans supplémentaires » et « reproche aux talibans » la lenteur du processus. Un éditorial du Frankfurter invite pour sa part à « aider l'Afghanistan » sur place. « Après le retrait des troupes occidentales et des donateurs, l'économie afghane s'est effondrée. L'aide humanitaire d'urgence et un minimum de projets de développement devraient [donc] offrir à nouveau une perspective ». Après un an de règne des talibans, « la souffrance de la population a atteint un tel niveau que le monde ne doit pas détourner le regard, mais doit agir », exhorte le Frankfurter Allgemeine. Les racines de l'attaque sur Salman Rushdie À la Une dans les kiosques également, la tentative d'assassinat sur Salman Rushdie, poignardé vendredi 12 août. L'auteur des Versets sataniques va mieux. « Il a toujours le sens de l'humour », titre The Times. Le journal anglais relaie ainsi les mots du fils de l'écrivain, « soulagé » évidemment. Mais la route du rétablissement sera longue, précise The Guardian, qui affiche en Une les mots de Margaret Atwood, l'écrivaine canadienne, connue notamment pour son roman La Servante écarlate (les plus jeunes connaissent au moins son adaptation en série). Cette affaire montre selon elle que « si nous ne défendons pas la liberté d'expression, nous vivons en tyrannie ». L'Orient-Le-Jour, de son côté, remet en perspective et nous plonge dans les racines de cette tentative d'assassinat avec un petit saut dans le temps. Il nous explique comment le Moyen-Orient « a changé de visage et de trajectoire en 1979 », avec la révolution iranienne et la naissance de la république islamique. L'Orient-Le-Jour nous explique ainsi comment l'islam chiite de l'ayatollah Khomeini a cherché à s'imposer face à l'islam sunnite. Cette « logique expansionniste » nous aide à comprendre notamment la naissance du Hezbollah en 1982, mais aussi pourquoi, en 1989, l'ayatollah Khomeini a levé une fatwa sur Salman Rushdie, « dans une volonté de s'imposer comme une référence spirituelle au-delà du monde chiite ». Salman Rushdie est donc « la victime d'une compétition qui doit déterminer qui est le plus rigoriste et le plus légitime à faire respecter la parole divine », analyse L'Orient-Le-Jour. Pour la première fois de l'histoire, affirme-t-il, l'islamisme était devenu « une question globale ». L'affaire Rushdie « a changé la donne » : « pour un écrit, pour un dessin, pour une pensée, n'importe qui et d'où qu'il vienne, peut devenir la cible d'un appel au meurtre commandité par un mouvement se revendiquant de l'islam radical. La mondialisation ne connaît aucune limite et l'islamisme ne fait pas exception ». 75 ans d'indépendance en Inde Autre sujet dans les kiosques : l'Inde célèbre le 75e anniversaire de son indépendance. La presse indienne en fait évidemment sa Une. The Pioneer par exemple, dans sa version papier, juste au-dessus d'une pub d'Airbus souhaitant un bon jour de l'indépendance aux indiens. Il affiche les mots de la présidente indienne Droupadi Murmu qui s'est exprimée pour l'occasion, comme le veut la tradition. « L'Inde a aidé le monde à découvrir le vrai potentiel de la démocratie », en retient notamment The Pioneer. The Hindu retient également son message lancé pour défendre la démocratie indienne, critiquée. Aux États-Unis, 75 ans après l'indépendance, le New York Times replonge dans les conséquences de « la partition sanglante » de l'Inde et du Pakistan. Et si les « fantômes » de cette partition « s'estompent », écrit le New York Times, la tournure des relations peut inquiéter. « Au fil des décennies, la ferveur nationaliste et la méfiance mutuelle ont largement remplacé les souvenirs des morts et des déplacements massifs qui ont marqué la séparation chaotique » des deux pays. Une page de l'Histoire qui n'est pas complètement tournée.
Du 17 au 19 mars se tenaient à Tunis des Assises internationales du journalisme. L'atelier des médias était sur place et y a tendu son micro à Syrine Attia de Brut Tunisie et Caroline Hayek du quotidien libanais L'Orient-Le Jour. Pendant trois jours, 700 personnes, pour la plupart des journalistes, venus d'une trentaine de pays, ont participé à la deuxième édition des Assises internationales du journalisme de Tunis dont le thème était « L'urgence du journalisme ». Au cours de débats et d'ateliers, ils a été question de pratiques éditoriales, de modèles économiques mais aussi des menaces qui pèsent sur le journalisme. Ce numéro de L'atelier des médias fait entendre : Syrine Attia, rédactrice en chef Tunisie de Brut, média vidéo né en France fin 2016 qui poursuit sont développement à l'international. Caroline Hayek, grand reporter au quotidien francophone libanais L'Orient-Le Jour. Elle a fait la fierté de son journal en remportant le prix Albert-Londres en 2021 et raconte les défis de son titre dans un Liban toujours en crise. Mondoblog audio parle de la pollution plastique. Chaque année, des millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans les océans. Le Pacifique et les mers d'Asie sont particulièrement touchés. Adrien Coron, mondoblogueur français qui a longtemps vécu en Asie du Sud-Est, en a été le témoin.
80% des Libanais et des Libanaises vivent actuellement en dessous du seuil de pauvreté. Depuis deux ans, le pays traverse une crise profonde qui va en s'aggravant. Dans le Point J, l'analyse d'Emilie Sueur, co-rédactrice en cheffe du quotidien libanais L'Orient-Le Jour. Caroline Stevan Réalisation : Ludovic Labra Nous écrire : pointj@rts.ch
Notre Grand Invité en ce 24 décembre est la lauréate 2021 du prix Albert Londres. La franco-libanaise Caroline Hayek, journaliste au quotidien “L'Orient Le Jour", a été récompensée au mois de novembre pour son travail sur la crise politique et économique que traverse le Liban. Pauline de Torsiac l'a rencontré à Beyrouth
This is a conversation with Shareah Taleghani, Assistant Professor of Middle East Studies and Arabic at Queens College at the City University of New York and the author of the book "Readings in Syrian Prison Literature: The Poetics of Human Rights" published by Syracuse University Press. Support: Patreon.com/firethesetimes Website: TheFireThisTi.Me Twitter + Instagram @ firethesetimes Topics Discussed: Background and context, Syrian prison literature Poetics of human rights, and how Syrian prison literature affected her view of human rights On Tadmor military prison On censorship, arbitrariness and tanfis in Syria Arab critics, literature and human rights Effects of truth Universality of prison literature Syrian prison literature and the 2011 revolution Selective solidarity and global prison abolitionism (US, Iran, Syria) Also Mentioned: Faraj Bayrakdar Human Rights, Inc by Joseph Slaughter Supreme Court Justices Make a Surprising Proposal in Torture Case Hasiba Abdelrahman Mustapha Khalifa Rosa Yassin Hassan Malek Daghestani Ali Abu Dahan Heba Al-Dabbagh Tadmor film by Monica Borgmann & Lokman Slim Memory, violence and fear: Why Lokman Slim's murder must not be depoliticized - my L'Orient Le Jour piece Ambiguities of Domination: Politics, Rhetoric, and Symbols in Contemporary Syria by Lisa Wedeen Miriam Cooke The Politics of Love: Sexuality, Gender, and Marriage in Syrian Television Drama & Mediating the Uprising: Narratives of Gender and Marriage in Syrian Television Drama by Rebecca Joubin Nazih Abu Nidal Ghassan al-Jaba'i Maher Arrar 'Anticipating' the 2011 Arab Uprisings: Revolutionary Literatures and Political Geographies by Rita Sakr Recommended Books: The Shell by Mustafa Khalifa A Dove in Free Flight by Faraj Bayrakdar Forced Passages by Dylan Rodríguez
Au Liban, pas de bus mais des idées ! Entre les suites de l'explosion du port de Beyrouth en 2020, l'épidémie de Covid et la hausse du prix des carburants, les Libanais affrontent un automne difficile. Dans un pays où 90% des transports se font en voiture, les transports en commun n'ont jamais été la priorité. Aujourd'hui à Beyrouth on voit même arriver des scooters et des tuk-tuks. C'est du jamais vu ! Au journal télévisé la ministre de l'Energie est venue dire aux Libanais d'éviter de prendre leur voiture. Pas de lumière sur les routes, peur des agressions dans les bus Le pays est plongé dans une grave crise économique, il n'y a plus de carburant ou il est devenu très cher, alors on fait quoi ? demande le jeune Salah Hijazi... Son article dans le journal L'Orient Le Jour, a eu du succès. Oui, comme toute la population il souffre du manque de transports en commun. Pas de tramways, pas de trains, pas de bus fiables : le cocktail, dit-il, du manque de volonté ajouté au copinage politique : « A Beyrouth, les Libanais comme moi, limitent leurs transports au minimum. Les seules voitures que l'on voit circuler sont des véhicules de gens qui reçoivent de l'argent de leur famille à l'étranger ou des employés d'entreprises qui ont les moyens d'acheter de l'essence ! Nos politiques ont échoué à installer des transports publics. La faute au lobby de l'automobile, des assureurs, des banquiers. Des sociétés privées ont essayé de s'installer mais elles ont vu leurs véhicules aussitôt vandalisés. » Un plein d'essence pour un mois de salaire minimum Changement de prix, changement d'habitudes et changement de moteurs : en dehors de la capitale, on voit des vélos, des scooters, et des tuk-tuk libanais, sorte de petites motos avec banquette abritée. Ils ont tellement la cote que selon les observateurs des politiques urbaines, comme Petra Samaha, chercheuse à Science Po, ils concurrencent vraiment les taxis. « Malheureusement, nous avons toujours les mêmes gouvernants depuis quarante ans ! Ces dernières années, ils ont toujours préféré investir dans les routes et les autoroutes. Il y a eu des volontés de développer le train et même un métro à Beyrouth, mais chaque fois, les projets ont avorté. Je ne vois vraiment pas pourquoi ils changeraient maintenant, aucun indicateur ne semble prouver de volonté politique. » Hadeer, l'avenir en Ethiopie et en République Démocratique du Congo Un problème une solution ! C'est la devise d'Hadeer ! Une entreprise de location de mini bus. Le principe : travailler avec et non contre les chauffeurs existants. Une réservation sur son ordinateur ou téléphone et le petit bus vient vous chercher pour vous déposer à un arrêt de bus public identifié. Michel Feghaly, qui en est le co-fondateur, nous en explique le principe. « En 2019, la crise économique a commencé et elle nous a permis de nous développer en tant que startup. La majorité de nos clients sont des jeunes, la majorité des femmes qui se sentent en sécurité avec ce moyen de pré-réservation sur internet. Hadeer, notre société, marche si bien que nous allons nous développer ailleurs en Afrique, notamment en Ethiopie et République démocratique du Congo.» L'argent de la Banque mondiale ira à l'essence Pour ne rien arranger, le gouvernement s'apprête à utiliser le prêt de la Banque mondiale - 300 millions de dollars initialement destinés au développement de transports en commun- pour combler les pertes dues à la hausse du carburant et à l'augmentation du coût de la vie.
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Siamo andati a Cuba, dove fame, economia a picco e restrizioni delle libertà stanno provocando le più vaste proteste degli ultimi trent'anni contro il regime castrista: ne abbiamo parlato con Lucia Capuzzi (giornalista della redazione Esteri di Avvenire ed esperta di America Latina), con padre Donezio Borsani (sacerdote della diocesi di Milano e missionario a Cuba), e con Fabio Laurenzi (responsabile dell'Onlus COSPE a L'Avana). Subito dopo siamo andati in Libano, dove il paese è ormai allo stremo tra rincaro dei prezzi, scarsità di carburante e black out continui: ne abbiamo parlato con Medea Azouri (editorialista del quotidiano L'Orient Le Jour, ha ideato e conduce "Sarde After Dinner", uno dei podcast più ascoltati del paese), con Roberto Bongiorni (inviato del Sole 24 Ore), e con Stephanie Daher (dottore di ricerca in Relazioni Internazionali alla Scuola Sant'Anna di Pisa, research fellow per il centro di ricerca indipendente "Lebanon Support").
L'Orient-Le Jour columnist Gilles Khoury has a keen eye for the lives and aspirations of Beirut's citizens. He took The Trip to The Egg, the heart of Beirut's popular uprising and anti-corruption campaign. Show notes: Tripoli Ka’akeh bread--a favorite dish of the revolution L’Orient Le Jour The Assassination of Malcom Kerr Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
L'Orient-Le Jour columnist Gilles Khoury has a keen eye for the lives and aspirations of Beirut's citizens. He took The Trip to The Egg, the heart of Beirut's popular uprising and anti-corruption campaign. Show notes: Tripoli Ka’akeh bread--a favorite dish of the revolution L’Orient Le Jour The Assassination of Malcom Kerr Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Cette semaine, Rania Massoud, journaliste web à Radio-Canada et correspondante pour L'Orient-Le Jour
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l'actualité du jour. Rapide, facile, accessible. Sources : PASS SANITAIRE : Le Monde, Ouest France PROPOSITION CONFINEMENT PARIS : Franceinfo, Le Figaro, BFMTV PANDÉMIE ET RESTRICTION DES LIBERTÉS : Le Figaro, L'Orient-Le Jour, La Libre SALAIRE MINIMUM USA : Le Monde EMMA WATSON : LCI Écriture : Blanche Vathonne - Benjamin Aleberteau - Hugo Travers Montage : Camille Paulet See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
0:00 L'Orient Today & Intro 2:40 The Lifeline for Traditional Media 9:03 Subscribers Abroad 13:24 Timing 23:11 Digital-Friendly Content 27:06 Fact-Checking 35:33 Objectivity 47:14 Principles 57:46 Intimidation 1:03:54 Aspirations We're with Michel Helou for Episode 220 of The Beirut Banyan. Click to watch: https://youtu.be/e6qiNvERtbs We discuss L'Orient-Le Jour's place in the Lebanese media landscape, and the newspaper's evolution with the digital age. Our conversation includes the recent launch of L'Orient Today - an English-edition alternative - and why paid subscriptions are the financial backbone for traditional outlets. We also talk about recent security intimidation against reporters and the newspaper's commitment to free expression in Lebanon. Michel Helou is the Executive Director of L'Orient-Le Jour. Check out L'Orient Today and subscribe by clicking here: https://today.lorientlejour.com Help support The Beirut Banyan by contributing via PayPal: https://www.paypal.me/walkbeirut Or donating through our Patreon page: https://www.patreon.com/thebeirutbanyan Subscribe to our podcast from your preferred platform. Follow us on Facebook, Instagram & Twitter: @thebeirutbanyan And check out our website: www.beirutbanyan.com Music by Marc Codsi. Graphics by Sara Tarhini.
4:03 Tipping Point 18:12 Paralysis 31:50 Accountability 42:05 Get them Out 47:48 Reporting on the Ground Click to watch: https://youtu.be/HDdoKkgyf_U We're with Julie Kebbi for Episode 205 of The Beirut Banyan. We reflect on the Beirut blasts last week and whether this is the tipping point for systemic change in Lebanon. We also discuss state paralysis and protestor frustrations, and the durability of corrupt political figures. Julie shares her thoughts on widespread desperation for accountability and justice, the long-term role of civil society and the inability to force more political figures to resign. Our conversation wraps up with the challenges facing reporters on the ground covering the multiple crises facing Lebanon. Julie Kebbi works at L'Orient-Le Jour's international news desk. The article referenced in the episode is accessible below: https://www.lorientlejour.com/article/1229221 Click below to donation links for NGOs involved in the aftermath of Tuesday's Beirut blasts. Lebanese Red Cross: https://www.supportlrc.app/donate/ Impact Lebanon / Just Giving: https://www.justgiving.com/crowdfunding/lebanon-relief?utm_term=re7R78DA2/ Ahla Fawda: https://www.just-help.org/c/AhlaFawda/ Beit El Baraka: https://beitelbaraka.net/donation/pay/ Lebanese Food Bank https://lebanesefoodbank.org/donate/ Live Love Lebanon: https://www.givingloop.org/livelove/ Caritas Lebanon: http://www.caritas.org.lb/get_involved/donate/ Lebanon Needs: https://www.lebanonneeds.org/donate/ Embrace Lebanon: https://embracelebanon.org/donors-and-partners/ Center for Arab American Philanthropy: http://www.centeraap.org/funds/view-our-funds/seeds-of-opportunity-fund/support-lebanon-in-its-time-of-need-through-the-lebanon-relief-campaign/?fbclid=IwAR34BkKa5gI3QYq-4y_1Wy6aIoOTg3KTgEsBH4_sxF1u7dHMhS7mCpOAoec Help support The Beirut Banyan by contributing via PayPal: https://www.paypal.me/walkbeirut Or donating through our Patreon page: https://www.patreon.com/thebeirutbanyan Watch these episodes via our YouTube channel: www.youtube.com/c/thebeirutbanyan Subscribe to our podcast from your preferred platform. Follow us on Facebook, Instagram & Twitter: @thebeirutbanyan And check out our website: www.beirutbanyan.com Music by Marc Codsi. Graphics by Sara Tarhini.