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Invité Afrique
RDC: «Il est important que le pays ne rate pas un cycle électoral»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 12:33


En République démocratique du Congo, la Commission électorale nationale indépendante vient de publier son rapport annuel. Il dresse un tableau financier préoccupant : la Céni dit manquer de moyens pour préparer sereinement les élections de 2028. Elle évoque des dettes héritées du cycle électoral de 2023, mais aussi son positionnement sur l'organisation d'un éventuel référendum pour changer la Constitution. Son président est notre Grand invité Afrique ce matin. Denis Kadima répond aux questions de Patient Ligodi. RFI : Des cadres de l'Union sacrée évoque publiquement un glissement du calendrier. Est-ce que vous, président de la Céni, vous excluez un glissement du calendrier électoral ? Denis Kadima : Comme en 2023, moi je ne travaille jamais en fonction d'un report. J'ai été nommé à ce poste pour organiser les élections et je n'ai jamais voulu avoir dans mon vocabulaire le mot « glissement ». Pourtant, vous n'avez pas d'argent ? Il est important que le pays ne rate pas un cycle parce qu'il n'y a pas eu diligence du côté de la Céni. Chacun doit jouer sa partition parce que dès l'instant, où on commence à reporter les élections, vous connaissez le pays, il y a beaucoup de tensions, il y a beaucoup de violence qui s'ensuivent. Et puis ce n'est pas bien pour la consolidation de la démocratie dans notre pays. Et pourtant, la feuille de route que vous avez élaborée est aujourd'hui hors délai pour certaines opérations notamment ? Cela est vrai. Mais n'oublions pas quand même que le pays fait face à une guerre qui dure et une guerre très sévère, très intense. Et les moyens sont orientés vers les efforts pour préserver l'intégrité territoriale de la RDC. Et si cela entraîne que le gouvernement ait moins de moyens pour s'occuper des questions électorales, nous comprenons, mais cela ne nous empêche pas de chaque fois qu'on a l'occasion, d'attirer l'attention du gouvernement sur le fait qu'il y a lieu de commencer déjà les préparatifs pour les élections, sinon nous risquons de rater l'échéance. Une année est même déjà perdue ? Une année est perdue. C'est vrai. Mais nous devons faire des ajustements. Je ne pense pas qu'il soit déjà trop tard, donc nous pouvons faire des ajustements et avancer un peu plus vite. Mais ça peut aussi signifier avoir un peu plus de moyens que ce que nous aurions pu demander si les choses avaient commencé bien avant. Votre première recommandation au gouvernement, c'est de garantir des décaissements réguliers. C'est aussi la recommandation de votre rapport de 2023 et probablement le rapport de 2022. Qu'est-ce qui vous permet de croire que cette fois ça sera différent ? Je suis mal placé pour répondre à cette question. Je pense que le ministre des Finances pourrait mieux vous expliquer la situation. Évidemment, nous, nous sommes parmi ceux qui demandent l'argent, et évidemment, le gouvernement ne peut nous les donner qu'en fonction de ses priorités et d'autres considérations, peut être que nous ne maîtrisons pas. L'actualité en RDC aujourd'hui, c'est aussi ce projet de référendum pour éventuellement changer la Constitution. Quel est le positionnement de la Céni ? La Céni a le mandat et là je parle de la Constitution. La Constitution nous donne le mandat d'organiser les élections et les référendums. Nous sommes tenus à être toujours prêts pour les élections et pour les référendums. Evidemment, c'est une question politique. S'il faut un référendum ou pas, ça, on laisse aux politiciens. Mais une fois qu'ils se sont mis d'accord, la Céni est tenue d'être prête pour pouvoir organiser. Je pense que l'expertise est là, mais il faut que on ait assez de temps. Techniquement, c'est quelque chose qu'on peut faire. D'ailleurs, un référendum est plus facile qu'une élection. Il n'y a que deux choix c'est oui ou non. C'est beaucoup plus facile. Référendum évidemment facile à faire. Mais il y a toujours cette question d'argent, des conflits armés, ces épidémies ? Bon, évidemment, là, je risque de glisser dans un champ qui n'est pas totalement le mien. Nous, la façon de voir les choses, c'est que, bon, il y a une élection qui est prévue et nous allons faire une analyse des risques. Quels sont les risques, la sécurisation, le financement et les réformes ? Enfin, ça, ce n'est pas un risque, mais c'est une contrainte parce qu'il faut améliorer toujours. Oui, ça nous pouvons le faire. Mais, évidemment, l'épidémie c'est aussi une réalité. Ça ce sont des choses à prendre en considération. Mais il reste que le Congolais, ça c'est mon analyse, le Congolais tient beaucoup à ses élections, à son cycle électoral. Le Congolais n'accepterait pas un glissement parce que ça sera perçu comme de la manipulation politique pour peut-être éterniser un groupe de gens au pouvoir. Donc il faut quand même que nous fassions notre part. L'épidémie est quand même assez localisée. Le pays a l'expérience dans cette matière-là. Mais il y a certes, je reconnais, il y a des contraintes, l'insécurité à l'est, c'est aussi un problème majeur. Et là, la Céni seule ne peut pas se prononcer. Il faut que les autres et la défense, la santé, tout le monde entre dans la danse. Mais chacun doit faire sa part. Et nous, nous nous préparons toujours, mais en tenant compte de tout ce que vous avez énuméré là comme contraintes. On tient compte de tout cela. Mais l'essentiel c'est d'avancer, parce que le Congolais veut des élections. Le Congolais n'acceptera pas que des élus restent au pouvoir au-delà de leur mandat.

Visionary Marketing Podcasts
IA générative dans l’enseignement supérieur, état des lieux

Visionary Marketing Podcasts

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 64:29


Alain Goudey est directeur de l’innovation numérique à Neoma Business School et co-auteur d’une étude académique à comité de lecture sur l’IA générative dans l’enseignement supérieur. Cette enquête porte sur la façon dont les étudiants, les enseignants et les doyens perçoivent la légitimité de l’IA générative dans les établissements français de formation au management. Ses conclusions sont à la fois rassurantes et dérangeantes. Enseignement supérieur et IA générative : légitimité, paresse intellectuelle et la fin de l’examen traditionnel Le portrait qui se dégage d’une étude sur l’IA générative dans l’enseignement supérieur évoque ces attractions foraines qu’on appelle palais des glaces, où chaque partie prenante voit un problème différent et cherche une solution qui lui est propre. Toutes les illustrations de cet article ont été réalisées avec Midjourney. Lorsqu’Alain Goudey et ses collègues ont commencé à enquêter sur l’enseignement supérieur français début 2024, ils ne cherchaient pas à trancher le débat sur l’IA générative bonne ou mauvaise. Ils voulaient comprendre quelque chose de plus précis : comment le même outil pouvait être simultanément valorisé, redouté, accepté et dénoncé, parfois par la même personne. Leur étude, publiée dans Communications of the Association for Information Systems (CAIS), s’appuie sur des enquêtes menées auprès de 668 étudiants, 204 enseignants et 29 directeurs d’établissement (les « deans » du système anglo-saxon), complétées par 22 entretiens approfondis avec des enseignants ayant adopté l’IA en avance de phase. Ce qui en ressort évoque ces attractions foraines qu’on appelle palais des glaces : chaque partie prenante voit un problème différent et cherche une solution qui lui est propre. Le point de départ est un chiffre qui aurait dû clore le débat. Entre 80 et 92 % des étudiants, selon l’établissement, utilisent déjà des outils d’IA générative dans leur travail universitaire. Ce chiffre a été atteint en à peine dix-huit mois après le lancement public de ChatGPT. L’outil n’a pas attendu l’autorisation des institutions. Il s’est déployé de lui-même. Et dans bien des cas, l’enseignement supérieur est encore en train de rédiger sa note de cadrage. Le piège de la productivité Alain met le doigt sur le fond du sujet d’emblée. Les étudiants apprécient l’IA générative pour sa rapidité, sa capacité à générer des idées et son rôle d’appui à l’apprentissage. Mais ils craignent aussi, et leurs établissements avec eux, ce que les chercheurs appellent la « paresse métacognitive » : l’érosion progressive de l’effort cognitif qui produit un apprentissage réel. Pour lui, ce n’est pas une contradiction à résoudre, c’est un défi de conception pédagogique. « La résolution de ce problème passe par la conception des cours, où il faut réintroduire délibérément l’effort cognitif et la réflexion dans l’usage de l’IA générative en tant qu’outil, et non en tant que substitut à la cognition humaine ». Un problème de posture Le problème n’est pas la technologie, mais la posture que l’utilisateur adopte face à elle. Celui qui formule ce qu’Alain appelle une « requête naïve » obtient une réponse naïve : bien mise en forme, parfaitement médiocre. L’outil est capable de bien davantage, à condition que l’utilisateur apporte suffisamment de connaissances métier et d’esprit critique à l’échange. « Il faut cultiver sa propre réflexion plutôt que de déléguer l’ensemble du processus à la machine ». C’est, je l’ai souligné durant notre entretien, moins une question de prompt engineering que de discipline intellectuelle de base : savoir interroger la question avant de la poser. Les départements de philosophie enseignent cela depuis des siècles, sans se soucier de la mode. IA générative dans l’enseignement supérieur : les enseignants doivent former les étudiants aux outils d’IA générative et à leurs limites. Ils enseignent aussi l’Odyssée d’Homère et Frankenstein de Shelley dans le cadre du cursus de management. Image réalisée avec Midjourney. Une autre vision de la culture numérique Cette observation a conduit Alain à formuler une vision de la culture numérique qui tranche avec ce qu’on entend généralement. Le débat ne porte pas seulement sur la maîtrise technique des outils, il porte autant sur la connaissance suffisante du sujet pour juger si le résultat produit a une quelconque valeur. L’IA générative ne remplace pas l’expertise : elle amplifie celle que l’utilisateur porte déjà en lui. Ce qui soulève une question dérangeante pour les établissements qui forment des diplômés sans leur donner l’occasion de développer cette expertise. À Neoma, la réponse est délibérément double. Les enseignants forment les étudiants aux outils d’IA générative et à leurs limites. Ils enseignent aussi l’Odyssée d’Homère et Frankenstein de Shelley dans le cadre du cursus de management. L’objectif n’est pas l’enrichissement culturel pour lui-même : il s’agit de donner aux étudiants des modèles mentaux pour se représenter ce que peut être le leadership, ou ce qui arrive quand une création échappe aux intentions de son créateur. Alain appelle cela « construire une infrastructure cognitive » : « Nous devons permettre aux étudiants d’appréhender le monde à travers différents modèles, différents types de processus et cadres théoriques, afin de développer une véritable pensée critique sur ce que produit l’IA ». Une école de management qui fait l’impasse sur ces fondements produit des diplômés capables de manier l’outil, mais incapables d’en évaluer les résultats. Des examens qui mesuraient la mauvaise chose C’est dans le domaine de l’évaluation que le problème apparaît le plus clairement. Un enseignant capable de produire un examen de deux heures en trois minutes fait face à des étudiants qui peuvent y répondre en un temps tout aussi court. La valeur de diagnostic de l’exercice s’est ainsi évaporée. « Si ChatGPT ou n’importe quel outil d’IA générative peut réussir un examen, il faut repenser cet examen ». La réponse d’Alain n’est pas un retour au papier-crayon, même s’il reconnaît que l’évaluation écrite en présentiel reste la solution la plus simple à portée de main. Si un outil d’IA générative peut réussir un examen, il faut repenser cet examen. La valeur diagnostique de l’exercice traditionnel a disparu. Image réalisée avec Midjourney. Sa réponse est structurelle : évaluer les compétences tout au long du cours plutôt que de mesurer l’acquisition de contenus en fin de parcours, via des évaluations plus fréquentes et à moindres enjeux. Une solution ? La résolution de problèmes en situation réelle, l’évaluation par le processus et les examens oraux en présentiel préservent une partie de ce que l’examen traditionnel était censé mesurer. Mais Alain est honnête sur les limites : aucun format n’est totalement à l’abri. Les modèles d’IA évoluent trop vite pour qu’une solution unique reste valable durablement. La bonne réponse n’est pas de trouver une formule définitive, mais de considérer la refonte des évaluations comme un travail permanent. La conclusion de l’article va plus loin : ce que l’enseignement supérieur vend réellement devra peut-être changer. Si des contenus peuvent être récupérés, synthétisés et restitués à coût quasi nul par un outil accessible à quiconque dispose d’un navigateur, un diplôme qui certifie la maîtrise de ces contenus certifie quelque chose dont la valeur s’érode. Ce qui résiste à cette érosion, ce sont les compétences que l’IA ne peut pas encore reproduire de façon crédible : le jugement contextuel, le raisonnement éthique, la capacité à construire des cadres d’analyse et à les confronter à la réalité. C’est aussi, en substance, la manière dont j’aborde l’enseignement de l’IA, que ce soit avec des étudiants d’écoles d’ingénieurs ou de commerce, notamment dans le cadre de mon cours à Omnes Education (qui en est désormais à sa quatrième année consécutive). IA générative dans l’enseignement supérieur : une institution fragmentée La réponse institutionnelle de l’enseignement supérieur à l’IA générative a été, pour le dire avec ménagement, inégale. Sciences Po a interdit ChatGPT en janvier 2023, avant de changer d’avis. Trente-cinq universités publiques françaises se sont associées à Mistral AI. Les établissements élaborent une charte nationale. Neoma, où Alain est directeur de l’innovation numérique, a été l’une des premières écoles de commerce françaises à formaliser son approche, en lançant un programme de formation des enseignants, du personnel et des étudiants autour d’un socle commun initial, avant de passer à des ateliers spécialisés sur la conception des cursus, l’évaluation et la refonte des expériences d’apprentissage. Ce que la recherche révèle, c’est que cette activité institutionnelle ne résout pas un problème unique. Trois groupes de parties prenantes tentent chacun de résoudre leur propre version du problème sous le même intitulé. Les étudiants veulent des règles et une formation à la culture de l’IA. De leur côté, les enseignants développent leurs propres approches pédagogiques via des ateliers entre pairs. Les doyens définissent les politiques et négocient les infrastructures souveraines. Les préoccupations s’échelonnent dans une direction prévisible : la performance académique individuelle pour les étudiants, l’intégrité des évaluations pour les enseignants, la réputation institutionnelle pour les doyens. Ces trois groupes ne sont pas toujours en dialogue. L’objectif, tel que Neoma l’a mis en pratique, est de réunir les trois publics autour de la technologie sous un cadrage partagé, suffisamment tôt pour qu’aucun groupe ne puisse s’enfermer dans une position rendant toute coordination ultérieure impossible. La question de l’équité La question de l’équité traverse ces trois niveaux. L’accès aux modèles d’IA haut de gamme n’est pas gratuit. Lorsque j’ai soulevé la question de l’écart entre les abonnements de base et les offres professionnelles, la réponse d’Alain est révélatrice : le problème d’infrastructure est réel, mais secondaire. « La plus grande inégalité ne porte pas sur l’accès à l’outil, mais sur la capacité à l’utiliser correctement ». À Neoma, le partenariat institutionnel avec Mistral donne à tous les étudiants accès à un outil de niveau professionnel. Ce que montrent les données, même à accès égal, c’est un fossé important entre les étudiants qui utilisent l’IA générative pour obtenir la réponse la plus rapide possible et ceux qui s’en servent pour approfondir leur réflexion. Ce fossé ne se comble pas par l’égalisation des abonnements. Même si je partage l’essentiel de ce qu’Alain avance, je pense que la hausse des prix des modèles haut de gamme est prévisible. Elle tient à l’écart entre les investissements consentis et les retours commerciaux obtenus. Cela conduira quasi inévitablement à une fracture économique entre ceux qui ont les moyens et ceux qui ne les ont pas. Il suffit de regarder la grille tarifaire de Claude d’Anthropic pour s’en convaincre. Au-delà du modèle Pro, très limité en termes d’usage de tokens, notamment si l’on utilise le modèle Opus 4.6 plus sophistiqué, les tarifs atteignent déjà 1 200 € par an. Ce n’est pas une somme négligeable, d’autant plus préoccupante à l’heure où Claude s’impose rapidement comme la référence pour les utilisateurs soucieux de qualité. Quel sera l’impact des prix vertigineux de l’IA générative sur l’enseignement supérieur ? Le problème des « héros de l’IA » L’une des formulations les plus frappantes qui ressort des travaux d’Alain est ce qu’il appelle le phénomène des « héros de l’IA ». Dans les établissements d’enseignement supérieur français, certains enseignants font un travail pédagogique excellent et innovant avec l’IA générative : ils conçoivent de nouveaux formats d’évaluation, animent des ateliers, repensent des modules entiers autour de l’apprentissage augmenté par l’IA. Ils produisent des résultats. Et ils le font en grande partie seuls, sans reconnaissance institutionnelle, sans incitations de carrière, sans aucun mécanisme pour partager ce qu’ils ont appris. Les incitations sont mal calibrées. Dans l’enseignement supérieur, c’est la production de recherche qui est récompensée, pas la conception pédagogique, du moins pas de la même façon. Un enseignant pionnier qui repense entièrement un programme autour des compétences liées à l’IA générative recevra peut-être moins de reconnaissance professionnelle qu’un collègue qui publie un seul article dans une revue. « Nous devons aider tous ces héros de l’IA à obtenir davantage de considération pour l’innovation pédagogique, ce qui n’est pas nécessairement le cas par défaut dans l’enseignement supérieur ». Le risque, si rien n’est fait, est l’émergence d’un système à deux vitesses : une minorité d’enseignants à l’aise avec le numérique qui tirent leurs étudiants vers l’avant, tandis que la majorité reste à la traîne, ni formée ni encouragée à s’engager. L’innovation de terrain est réelle et précieuse. Sans structures institutionnelles pour la reconnaître, la valoriser et la reproduire, elle reste une exception plutôt qu’un modèle. IA générative dans l’enseignement supérieur : quand la légitimité s’effrite L’armature théorique de l’étude repose sur le modèle triadique de légitimité de Suchman, qui distingue la légitimité pragmatique (l’outil sert-il mes intérêts ?), la légitimité morale (est-il conforme à mes valeurs ?) et la légitimité cognitive (est-il tenu pour acquis dans la façon dont les choses fonctionnent ?). Ce modèle a été conçu pour des technologies adoptées progressivement. L’IA générative l’a mis à l’épreuve dans des conditions d’adoption massive quasi instantanée. Alain et ses co-auteurs n’y voient pas une raison de rejeter le cadre, mais une occasion de l’enrichir : ils introduisent un continuum légitimité-illégitimité plutôt qu’une simple alternative binaire. Ce que révèlent les étudiants Le résultat qu’Alain décrit comme l’asymétrie la plus notable dans les données concerne la dimension morale chez les étudiants. Les plus grands utilisateurs d’IA générative n’accordent aucune légitimité morale à ces outils dans un contexte académique. Ils les associent, avec une forte fréquence, à la triche, au plagiat, à la dévaluation des diplômes et à l’injustice. Ils utilisent un outil qu’ils considèrent comme éthiquement compromis. Ce n’est manifestement pas tenable. Sur ce point, Alain a une opinion très différente. « Utiliser l’IA générative ne constitue pas nécessairement de la triche. Cela dépend entièrement de la façon dont on l’utilise et à quelle fin ». L’échec institutionnel, selon lui, tient au fait que les établissements n’ont pas fait suffisamment pour modifier la perception que les étudiants ont de la technologie. Ce que révèlent les enseignants Les enseignants offrent un tableau plus complet. Les six dimensions de légitimité et d’illégitimité sont présentes dans leurs réponses. Ils reconnaissent l’utilité de ces outils tout en mettant en doute leur fiabilité, les jugent professionnellement nécessaires tout en trouvant leur architecture opaque, et invoquent leur potentiel inclusif tout en signalant la paresse intellectuelle et l’érosion de la pensée critique comme leur préoccupation la plus fréquemment citée : 58 occurrences dans le corpus qualitatif. Ce que révèlent les directions pédagogiques Pour les directions de ces institutions, le thème dominant est stratégique. La pression concurrentielle, la crainte de se laisser distancer et les gains d’efficacité dans les flux administratifs génèrent une légitimité pragmatique et cognitive. Ce qui introduit de l’illégitimité, ce sont les risques liés à la gouvernance : protection des données, surconfiance dans les résultats produits par l’IA, menace pour l’intégrité des évaluations à l’échelle institutionnelle. Le mouvement théorique le plus significatif de l’article consiste à traiter l’illégitimité comme une catégorie analytique à part entière, et non comme la simple absence de légitimité. L’argument, emprunté à la théorie du changement, est que les signaux d’illégitimité doivent être lus comme des signaux d’alerte qui appellent une réaction rapide. Un établissement qui interprète le malaise moral des étudiants vis-à-vis de l’IA générative comme un simple problème de communication passe à côté du signal. Ce malaise dit quelque chose sur ce que le cursus enseigne réellement, et sur ce que l’évaluation mesure effectivement. Lorsque les étudiants associent l’IA générative à la triche, à l’injustice et à la dévaluation des diplômes, ils ne sont pas irrationnels. Ils se trouvent dans les phases de déni et de résistance du modèle de changement de Scott et Jaffe. Les établissements ne peuvent pas se contenter d’étouffer ce signal : ils doivent traiter ce qu’il révèle. Source : adapté de Scott & Jaffe, « Survive and Thrive in Times of Change », tracé avec Claude. Voir : expertprogrammanagement.com/2018/05/scott-and-jaffe-change-model/ France, souveraineté et course mondiale Le contexte français ajoute une couche de complexité que la recherche saisit avec précision statistique et nuance qualitative. Sur le plan quantitatif, l’analyse n’a révélé aucune différence statistiquement significative dans la dynamique d’adoption de l’IA générative entre les universités publiques et les écoles de commerce. Sur le plan qualitatif, les choses diffèrent. Les écoles de commerce évoluant dans un marché très concurrentiel, ont avancé plus vite. Les universités publiques se sont mobilisées de façon plus systématique autour de la gouvernance, de la souveraineté et des infrastructures collectives, comme en témoigne l’alliance de 35 établissements avec Mistral AI et EdTech France. Alain n’y voit pas une contradiction, mais une division du travail qui, bien gérée, pourrait constituer un véritable atout. « Nous devons jouer collectif, parce que la compétition est mondiale ». La question de l’infrastructure d’IA souveraine, notamment la fédération ILaaS et le partenariat du ministère de l’Enseignement supérieur avec Mistral, déployé dans 26 universités pilotes depuis septembre 2025, n’est pas simplement symbolique. Il s’agit de permettre aux établissements français d’exploiter, de gouverner et d’adapter leurs outils d’IA sans dépendance envers des fournisseurs dont la tarification, les conditions et les capacités peuvent évoluer à tout moment. Encore faut-il que l’effet d’entraînement vers tel ou tel outil ne devienne pas trop fort. En ce moment, il est difficile de résister à l’envie d’utiliser Claude d’Anthropic quand tout le monde loue la qualité de son code et de ses résultats. Et le reste du monde ? La comparaison internationale est difficile à ignorer. Singapour, la Corée du Sud et les Émirats arabes unis intègrent la maîtrise de l’IA comme compétence nationale fondamentale dès le secondaire. Le regard d’Alain est direct : les décideurs publics français ne sont pas encore suffisamment préparés à l’ampleur de ce qui vient. « Avoir moins de personnes compétentes en IA que dans d’autres parties du monde est très dangereux pour notre économie et pour l’ensemble de nos organisations ». Le réflexe réglementaire, profondément ancré dans la culture politique européenne, n’est pas sans fondement. Prendre le temps de réguler de façon responsable a de la valeur. Mais cela ne peut pas se substituer à la rapidité d’adoption au niveau des compétences et des cursus. La question qui encadre la recherche L’entretien se termine, comme il se doit, par la méta-question : qu’est-ce que cela signifie d’étudier la légitimité de l’IA générative en utilisant l’IA générative ? L’équipe d’Alain a utilisé ChatGPT, Perplexity, NotebookLM et OpenAI O3 dans le processus de recherche, et l’a indiqué explicitement dans la déclaration d’utilisation de l’article. Sa réponse à la question des biais est prudente. Chaque étape de l’analyse a impliqué un codeur humain. L’équipe a confronté le codage assisté par IA à une analyse indépendante préalable des mêmes données, réalisée pour un rapport institutionnel français, puis comparé les deux séries. « Il faut être transparent sur l’usage que l’on fait de ces outils, pour quel objectif, à chaque étape ». Cette déclaration était un choix délibéré, précisément parce que le sujet de l’article rendait toute autre approche intenable. Utiliser l’IA pour améliorer la qualité d’un texte et l’utiliser pour en générer un que l’on présente ensuite comme le sien sont deux choses différentes. Techniquement, c’est une question de degré. Dans les faits, c’est la différence entre un travail assumé et une abdication. L’équipe d’Alain a su naviguer entre les deux pour publier. La plupart des étudiants de son corpus cherchent encore à tracer cette ligne, dans un environnement où personne ne l’a clairement expliquée et où les outils d’évaluation n’ont pas encore été reconstruits pour lui donner du sens. Trois recommandations, une par partie prenante Lorsqu’on lui a demandé une recommandation concrète par groupe de parties prenantes, les réponses d’Alain ont été sans ambiguïté. Pour les étudiants : associer la culture technique de l’IA, comprendre le fonctionnement des outils et connaître leurs modes de défaillance, à une réflexion critique et éthique authentique sur les résultats produits. Ni l’une ni l’autre de ces dimensions ne suffit seule. Un étudiant capable de formuler des requêtes avec fluidité mais incapable d’évaluer le résultat n’a rien appris d’utile. Pour les enseignants : ces enseignants pionniers, que lui-même appelle les « héros de l’IA », ne peuvent pas être laissés à opérer seuls. Les établissements doivent créer les conditions du partage des bonnes pratiques au sein de la communauté enseignante, et accorder à l’innovation pédagogique la reconnaissance professionnelle qui lui fait actuellement défaut. Un enseignant qui repense de fond en comble son dispositif d’évaluation mérite au moins autant de crédit institutionnel qu’un collègue qui soumet une communication à un colloque. Pour les dirigeants institutionnels : un cadre politique à plusieurs niveaux n’est pas une option. Les étudiants, les enseignants et le personnel administratif n’abordent pas l’IA générative depuis le même angle, et une politique unique imposée de haut en bas ne satisfera aucun d’eux. La direction doit gérer ces trois dimensions en même temps, et ouvrir un dialogue véritable entre les groupes avant qu’une crise ne force la main. « Les doyens doivent penser à toutes ces dimensions en même temps, et c’est là la partie difficile de l’histoire autour de l’intelligence artificielle ». Des trois niveaux, Alain identifie le niveau institutionnel comme le plus urgent. Les étudiants et les enseignants s’adaptent déjà, imparfaitement, en temps réel. Les cadres institutionnels qui permettraient de donner un sens et une direction à ces adaptations restent, dans la plupart des cas, à construire. L’urgence n’est pas exagérée. La complexité non plus. Le défi d’intégrer l’IA générative de façon responsable dans l’enseignement supérieur est un défi qu’aucun établissement ne peut se permettre d’ignorer, ni de relever seul. LIRE LE DOCUMENT DE RECHERCHE SUR LE SITE CAIS Alain Goudey est professeur et directeur de l’innovation numérique à Neoma Business School. Il est co-auteur de « Legitimacy and Illegitimacy of Generative Artificial Intelligence in Higher Education: Perceptions from the French Management Context », publié dans les Communications of the Association for Information Systems. 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Choses à Savoir TECH VERTE
La Chine stocke son hydrogène dans une grotte de sel ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later May 26, 2026 2:22


Dans la transition énergétique, l'hydrogène est souvent présenté comme une solution prometteuse, notamment pour les secteurs difficiles à électrifier, comme l'industrie lourde ou certains transports. Mais un obstacle majeur persiste : son stockage. L'hydrogène est une molécule extrêmement légère et très petite, capable de s'échapper facilement des matériaux classiques. Autrement dit, le contenir en grande quantité reste un défi technique.En Chine, une entreprise pourrait avoir trouvé une piste crédible. Le groupe China Pingmei Shenma travaille actuellement sur un projet de stockage à très grande échelle, dans la ville de Pingdingshan, dans la province du Henan. L'idée : utiliser une caverne naturelle de sel pour y stocker de l'hydrogène. Ce choix n'est pas anodin. Le sel possède des propriétés particulièrement intéressantes pour ce type d'usage. Il est dense, peu perméable et capable de se déformer légèrement pour combler les fissures, ce qui limite les fuites. En clair, il agit comme une barrière naturelle efficace.Le projet prévoit une capacité impressionnante : un million de mètres cubes. Une première étape, selon les ingénieurs, qui pourrait ouvrir la voie à des infrastructures encore plus vastes si les résultats sont concluants. Pour Yang Chunhe, de l'Académie chinoise d'ingénierie, ces cavernes de sel pourraient devenir une solution clé pour stocker et transporter l'hydrogène à grande échelle. Techniquement, le système repose aussi sur un processus de compression. L'hydrogène, généralement produit à partir d'énergies renouvelables, est injecté dans la cavité à haute pression, environ 15 mégapascals, soit 150 fois la pression atmosphérique. Deux compresseurs assurent un flux constant, permettant de stabiliser le gaz dans cet espace confiné.Ce type de stockage souterrain n'est pas totalement nouveau, il est déjà utilisé pour le gaz naturel, mais son adaptation à l'hydrogène représente une avancée importante. Reste à vérifier la fiabilité du système dans le temps, notamment sur plusieurs mois d'exploitation. Si l'expérience s'avère concluante, elle pourrait changer la donne. Disposer de grandes réserves d'hydrogène stables et accessibles est une condition essentielle pour faire de ce gaz une véritable alternative énergétique. Et dans cette course, les cavernes de sel pourraient bien jouer un rôle stratégique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH VERTE
Faire de l'électricité avec des gaz polluants ? C'est possible !

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later May 25, 2026 2:29


Transformer la pollution en électricité : l'idée peut sembler ambitieuse, mais elle prend forme dans les laboratoires. En Corée du Sud, une équipe de l'Université Sungkyunkwan a mis au point un dispositif baptisé GCEG, pour « Gas Capture and Electricity Generator ». Une innovation présentée dans la revue Energy & Environmental Science, qui pourrait, à terme, alimenter de petits appareils électroniques tout en capturant des gaz polluants.Aujourd'hui, la lutte contre le changement climatique repose en partie sur des technologies de captage du carbone, appelées CCUS – pour « capture, utilisation et stockage du CO₂ ». Ces systèmes permettent de récupérer des gaz à effet de serre dans l'air ou à la sortie des usines, puis de les stocker ou de les transformer. Mais ils ont un inconvénient majeur : ils consomment eux-mêmes beaucoup d'énergie.Le dispositif GCEG propose une approche différente. Il ne se contente pas de capturer les gaz : il transforme directement leur présence en électricité. Autrement dit, il convertit une réaction physico-chimique, ici, l'adsorption, c'est-à-dire la fixation des molécules de gaz sur une surface, en courant électrique. Techniquement, le système repose sur une structure en deux couches. La première est constituée d'un hydrogel, un matériau capable d'absorber des substances tout en conservant sa structure. La seconde est faite de papier de mûrier, une fibre naturelle riche en cellulose, recouverte de noir de carbone, un matériau conducteur qui sert d'électrode.Lorsque des gaz comme le dioxyde de carbone ou le dioxyde d'azote entrent en contact avec ce dispositif, ils provoquent un déplacement de charges électriques à l'intérieur du matériau. Ce mouvement d'ions génère alors un courant, sans aucune source d'énergie externe. En résumé, la pollution devient une forme de carburant. Le système est très sensible, capable de fonctionner même à faible concentration de gaz. Lors des tests, il a produit une tension de 0,8 volt avec un courant de 55 microampères. En combinant plusieurs modules, les chercheurs ont atteint près de 4 volts. Ces performances restent modestes, mais suffisantes pour envisager des usages concrets, notamment pour alimenter des capteurs ou des petits dispositifs électroniques. À plus long terme, l'enjeu sera d'améliorer le rendement pour passer à une échelle industrielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Star Citizen L'actualité Jeux Vidéo Science Fiction
Star Citizen 4.8 : Pourquoi le WIPE était techniquement inévitable ?

Star Citizen L'actualité Jeux Vidéo Science Fiction

Play Episode Listen Later May 17, 2026 6:29


Pourquoi CIG nous impose-t-il un reset total avec le patch 4.8 ? On le sait, un "Wipe" est souvent synonyme de frustration pour les joueurs. Pourtant, derrière cette décision se cachent des enjeux majeurs. En tant que Chef de Projet IT, je décrypte pour vous les coulisses techniques de Star Citizen.Ce n'est pas juste un redémarrage, c'est une étape critique vers la version 1.0.

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#394 Ce que l'on refuse de comprendre sur l'énergie avec Julien Villeret (partie 1)

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Play Episode Listen Later May 12, 2026 47:27


Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuance Suggestion d'autres épisodes à écouter : #391 L'indépendance énergétique est-elle sous nos pieds? Avec Pierre Brossolet (https://audmns.com/fcRUEpN) #187 Energy Observer: envisager le futur de l'énergie avec Louis Noel Viviès (https://audmns.com/vJdRdXI) Vlan #131 Transition énergétique: ce qu'un adulte devrait savoir avec Matthieu Auzanneau (https://audmns.com/SPHszOf)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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#394 Ce que l'on refuse de comprendre avec l'énergie avec Julien Villeret (partie 2)

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Julien Villeret dirige l'innovation du groupe EDF, on s'est retrouvés un jour de pluie, ce qui tombait plutôt bien pour parler d'énergie. Julien est l'un de ces rares interlocuteurs capables de parler du mix énergétique français sans perdre la nuance ni tomber dans le discours institutionnel. Il connaît le sujet de l'intérieur, et il n'a pas peur d'aller là où ça grince.Dans cet épisode, nous parlons de nucléaire, bien sûr, mais aussi de ce qu'on ne comprend pas sur l'électricité en général. J'ai questionné Julien sur les déchets nucléaires (leur volume réel vous va surprendre), sur les compétences qu'on a perdues en arrêtant de construire des centrales, sur pourquoi une voiture électrique en Allemagne, c'est techniquement une voiture au charbon, et sur l'hydrogène, qu'on nous vend comme la grande révolution alors que la réalité est beaucoup plus complexe.On parle aussi de fusion nucléaire, de SMR, de la panne en Espagne, du compteur Linky, de l'IA et de sa consommation d'énergie, et des SAF, ces carburants d'aviation qui permettent de voler à neutralité carbone dès aujourd'hui.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est la posture. Julien ne survend pas, il ne minimise pas. Il essaie juste de remettre des faits là où il y a trop souvent des fantasmes.CITATIONS MARQUANTES1. "Si on n'a plus d'énergie, on n'a plus de plastique. Et si on n'a plus de plastique, on n'a plus d'hôpitaux." (Julien Villeret, ~0:03:44)2. "Tous les déchets nucléaires produits par le parc français depuis les années 60, c'est en gros deux piscines olympiques en volume." (Julien Villeret, ~0:17:25)3. "Une centrale nucléaire, ça ne peut pas exploser. C'est un fantasme." (Julien Villeret, ~0:36:26)4. "Les plus grandes batteries du monde aujourd'hui, ce sont des barrages." (Julien Villeret, ~0:11:15)5. "On a arrêté de construire des centrales pour des raisons idéologiques. Les gens qui savaient faire sont partis à la retraite." (Julien Villeret, ~0:26:25)IDÉES MARQUANTES1. L'énergie est consubstantielle à la civilisation, pas optionnelle Timestamp : ~0:02:51 L'énergie n'est pas un confort ou un luxe, c'est le socle de tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle, la vie moderne dans son entier. Le rejet d'une écologie radicale par les populations vient en partie de là : on leur demande de renoncer à quelque chose qui est aussi fondamental que l'air qu'ils respirent. Pourquoi c'est important : tant qu'on ne pose pas ce cadre, on ne peut pas avoir un débat énergétique honnête.2. L'électricité propre ou sale dépend de comment elle est produite, pas de comment elle est consommée Timestamp : ~0:07:00 Une voiture électrique en France est l'une des plus propres au monde. La même voiture en Allemagne fonctionne au charbon. Ce n'est pas l'usage qui définit l'empreinte carbone, c'est la chaîne de production entière. Pourquoi c'est important : ça remet en question beaucoup de discours simplistes sur la mobilité électrique et force à penser en systèmes.3. Les barrages hydrauliques sont les plus grandes batteries du monde Timestamp : ~0:10:18 L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. On ouvre ou on ferme selon le besoin. C'est une batterie géante, naturelle, disponible immédiatement. La France l'utilise pour réguler son réseau depuis des décennies. Pourquoi c'est important : cette réalité physique remet en question l'idée que le stockage d'électricité est un problème sans solution.4. Les compétences nucléaires se perdent quand on arrête de construire Timestamp : ~0:26:08 La France a arrêté de construire des centrales pour des raisons politiques. Résultat : les ingénieurs et soudeurs spécialisés ont vieilli et pris leur retraite, et les jeunes ne se sont pas formés sur des métiers qu'on disait sans avenir. Aujourd'hui, EDF recrute 10 000 personnes par an pour rattraper le retard. Pourquoi c'est important : les décisions politiques sur l'énergie ont des conséquences industrielles qui prennent des décennies à corriger.5. Penser l'énergie en statique est une erreur de raisonnement Timestamp : ~0:47:53 Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers représenteraient 10% de la consommation mondiale d'électricité. Aujourd'hui on est à 2,2%. Pourquoi ? Parce que les technologies deviennent plus efficaces au fur et à mesure. Tirer la droite et extrapoler lineairement est une erreur systématique dans tous les grands débats énergétiques. Pourquoi c'est important : c'est le même réflexe qu'on applique aujourd'hui à l'IA, et probablement avec les mêmes erreurs de projection.6. La fusion nucléaire : entre le Graal et la promesse impossible Timestamp : ~1:01:58 La fusion produirait une énergie presque illimitée, décarbonée, peu coûteuse et quasi sans déchets. C'est la centrale nucléaire idéale sur le papier. Sauf qu'on ne sait pas encore si on arrivera à la construire, et que les horizons varient de 2035 (optimistes) à 2070 (scientifiques). Les premières centrales en production : probablement 2080-2100. Pourquoi c'est important : ça relativise les discours apocalyptiques sur l'énergie et rappelle qu'on a des décennies pour construire, pas juste quelques années.7. L'hydrogène vert : trop cher, trop dangereux pour la mobilité légère Timestamp : ~1:07:41 EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières. Trop cher à produire, trop dangereux à stocker sous pression, infrastructure à construire from scratch. En revanche, pour les bus et les camions approvisionnés depuis une station centralisée, ça peut faire du sens. Les avions, eux, se tournent vers les SAF (Sustainable Aviation Fuels), qui sont opérationnels dès aujourd'hui. Pourquoi c'est important : l'hydrogène est massivement sur-promu dans le débat public, et la réalité industrielle est beaucoup plus about de niche use cases que de révolution générale. QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWQu'est-ce que les gens ne comprennent pas sur l'énergie, et ce serait bien qu'ils comprennent ?Est-ce que le rejet de l'écologie radicale vient du fait qu'on demande aux gens d'arrêter quelque chose de consubstantiel à leur vie ?Comment chez EDF observez-vous l'évolution de la consommation d'énergie, notamment la tension entre développement des usages et efficacité énergétique ?Quelle est l'intermittence réelle des éoliennes et des panneaux solaires, en chiffres concrets ?Qu'est-ce que le compteur Linky exactement, et pourquoi a-t-il généré autant de fantasmes ?Où en est-on de l'innovation sur les déchets nucléaires, et peut-on les recycler ?La France a-t-elle perdu des compétences nucléaires en arrêtant de construire ? Lesquelles ?Est-ce que les SMR (Small Modular Reactors) peuvent accélérer le déploiement du nucléaire ?Est-ce que l'IA et la blockchain vont créer une pénurie d'électricité, ou est-ce une projection trop statique ?Pourquoi l'hydrogène ne fonctionnera probablement pas pour la mobilité légère, et où peut-il avoir du sens ?RÉFÉRENCES CITÉESSites / DonnéesOur World in Data (mentionné comme "The World in Data") : site recommandé par Julien pour visualiser l'évolution du bien-être mondial sur 100-300 ans. (~1:16:20)Agence mondiale de l'énergie (AIE) : citée sur les prévisions de consommation électrique liée à l'IA. (~0:49:30)Institutions / OrganismesANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) : gestion des déchets nucléaires en France. (~0:17:25)Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) : régulation et surveillance du parc nucléaire français. (~0:17:25)ITER : projet international de fusion nucléaire basé en France. (~1:03:30)Enedis : opérateur du réseau de distribution électrique, gestionnaire du compteur Linky (distinct d'EDF). (~0:14:44)RTE : réseau de transport d'électricité française. (~0:44:12)ANSI / ANSSI : agence nationale de sécurité des systèmes d'information, mentionnée pour la cybersécurité des infrastructures. (~0:46:45)Projets / TechnologiesCIGEO : projet d'enfouissement des déchets nucléaires dans des couches géologiques profondes, mené par l'ANDRA. (~0:18:30)Flamanville 3 : prochain réacteur nucléaire français, sur le point d'être raccordé au réseau. (~0:21:03)Hinkley Point C : réacteur en construction au Royaume-Uni par EDF. (~0:28:18)Sizewell : projet de réacteur au Royaume-Uni. (~0:28:18)New World (projet EDF) : SMR développé par EDF. (~0:42:17)SAF / e-fuel (Sustainable Aviation Fuels) : carburant d'aviation bas carbone, obligation réglementaire croissante en Europe. (~1:12:32)ÉvénementsAccident de Fukushima : analysé en détail comme tsunami avant d'être un accident nucléaire, utilisé comme base d'apprentissage mondial. (~0:19:00)Panne électrique en Espagne et Portugal : analysée comme "orage parfait" lié à la nature analogique de l'électricité. (~0:51:33)Record d'exportation d'électricité EDF : 90 TWh exportés, record historique. (~0:48:11)Découverte scientifiqueHydrogène blanc : gisement potentiellement record découvert en France, hydrogène naturel présent dans le sol. (~1:06:40)TIMESTAMPS CLÉS (YouTube)00:00 Introduction : et si on se réjouissait à nouveau du futur ? 01:55 Présentation de Julien Villeret, directeur de l'innovation EDF02:05 L'énergie, c'est quoi au fond ? Ce que les gens ne comprennent pas L'énergie est consubstantielle à la civilisation depuis toujours. Sans électricité aujourd'hui, on perd tout : la santé, la nourriture, la fabrication industrielle. C'est le cadre que pose Julien avant d'aborder quoi que ce soit.04:18 Pourquoi l'écologie radicale ne passe pas dans l'opinion publique Le rejet du discours radical vient d'une réalité simple : on ne peut pas demander aux gens d'arrêter quelque chose d'aussi fondamental que l'énergie. La vraie question n'est pas d'arrêter, c'est comment produire et consommer différemment.06:29 Le pic du charbon et la réalité du mix énergétique mondial On continue de brûler beaucoup de charbon pour produire de l'électricité, notamment en Allemagne et en Pologne. Ce qui explique directement le sujet suivant.06:51 Voiture électrique en Allemagne = voiture au charbon ? Si l'électricité est produite au charbon, une voiture électrique n'est pas vertueuse. La chaîne complète de production compte, pas seulement le mode de transport. La France à 98% sans CO2 est une exception mondiale.08:37 Peut-on imaginer 100% d'énergie renouvelable ? Techniquement oui, économiquement non. Le problème de l'intermittence (les renouvelables produisent environ 25-30% du temps) et du coût du stockage rendrait la facture 10 à 20 fois plus élevée qu'aujourd'hui.10:18 Les barrages : les plus grandes batteries du monde L'eau stockée dans un barrage, c'est de l'électricité en réserve. Un lac, c'est une batterie géante naturelle. Les barrages hydroélectriques sont aussi des outils de régulation du réseau, activés ou coupés selon les besoins du moment.13:30 L'intermittence des renouvelables en chiffres concrets Éoliennes et panneaux solaires produisent à pleine puissance environ 25 à 30% du temps. Le pic de production solaire est autour de midi, soit rarement au moment des pics de consommation (matin, soir).14:34 Le compteur Linky : derrière les fantasmes, la réalité Linky ne surveille personne. Il envoie l'index de consommation une fois par jour, pendant 10 secondes, via les fils électriques, sans aucune émission d'ondes. Le détail au quart d'heure est opt-in. Ce sont surtout des fraudeurs que Linky a gênés.17:05 Les déchets nucléaires : vraiment deux piscines olympiques depuis les années 60 Tout le parc nucléaire français depuis le début des années 60 a produit environ 4 000 m3 de déchets à longue vie, soit deux piscines olympiques. Ils sont stockés à La Hague dans de l'eau (meilleur protecteur contre les radiations), avec un projet d'enfouissement géologique profond (CIGEO).21:47 Peut-on recycler les déchets nucléaires ? Oui, une partie du combustible usé est retraitée et réinjectée dans les centrales. Des recherches sont en cours pour fermer complètement le cycle : des réacteurs qui réutilisent en permanence le même combustible sans presque générer de déchets. Horizon : 2050-2070.22:53 Dépendances géopolitiques : uranium, gaz, pétrole, panneaux solaires Le pétrole et le gaz viennent du Moyen-Orient, de Russie et des États-Unis. Les panneaux solaires viennent quasi-exclusivement de Chine. L'uranium, lui, est présent dans de nombreux pays, n'est pas cher, et est stocké sur plusieurs années par sécurité.26:08 Les compétences nucléaires perdues et les 10 000 recrutements par an En arrêtant de construire des centrales pour des raisons politiques, la France a perdu des savoir-faire spécifiques : béton nucléaire, générateurs de vapeur, soudure qualifiée. EDF recrute maintenant 10 000 personnes par an pour reconstruire ces compétences. Un soudeur nucléaire gagne entre 3 000 et 4 000 euros par mois.32:04 Où seront construits les 6 nouveaux réacteurs français ? Sur les terrains déjà acquis à côté des centrales existantes (ex : Penly). Les riverains d'une centrale sont généralement très favorables : emplois, taxes locales, vie locale développée. Une centrale qui ne tourne pas, c'est un million d'euros de pertes par jour.36:21 Une centrale peut-elle exploser ? Les accidents nucléaires démystifiés Non, les centrales françaises ne peuvent pas exploser. Fukushima était d'abord un tsunami, pas un accident nucléaire au sens strict. Depuis, toutes les centrales françaises ont été équipées de générateurs diesel en hauteur et de récupérateurs (les "cendriers") pour le cas où le coeur fondrait.41:42 Les SMR (Small Modular Reactors) : l'avenir du nucléaire ou juste une promesse ? Aucun SMR n'est encore construit à ce jour. L'idée : des petits réacteurs plus rapides à déployer, moins coûteux, qui peuvent remplacer une centrale charbon en plug and play. Les Américains y croient surtout pour décarboner leur vieux parc charbon.45:13 Cybersécurité des centrales : isolées d'internet par principe physique Les systèmes qui font fonctionner les centrales nucléaires ne sont pas connectés à internet. C'est une barrière physique, pas logicielle. EDF mobilise plusieurs centaines de personnes à temps plein sur la cybersécurité.46:45 IA et consommation d'énergie : une vraie menace ou un raisonnement trop statique ? Il y a 15 ans, on prédisait que les data centers allaient représenter 10% de la consommation mondiale d'électricité. On en est à 2,2%. Les projections en ligne droite tombent toujours à côté parce qu'elles ignorent les gains d'efficacité technologique. En France, la marge est très large : EDF a exporté un record historique de 90 TWh l'année dernière.51:33 La panne en Espagne-Portugal : l'analogique contre le numérique L'électricité est analogique : production doit en permanence égaler consommation. Un écart provoque l'effondrement. En Espagne, une suite de problèmes improbables arrivés en même temps (un "orage parfait") a déstabilisé le réseau. La France s'est déconnectée pour éviter d'être entraînée dans la chute.56:41 Géothermie : pourquoi elle n'a pas décollé en France La géothermie dépend des choix de subvention publique. L'Allemagne l'a financée, la France non. En France, l'électricité est peu chère et faiblement carbonée, donc l'incentive est quasi nul. Installer de la géothermie en retrofit exige de tout creuser. La géothermie profonde pose en plus des risques sismiques.1:01:58 Fusion nucléaire : le Graal énergétique, entre 2035 et 2070 La fusion produirait une énergie quasi-illimitée, décarbonée, peu coûteuse et presque sans déchets. Les scientifiques parlent de premiers prototypes vers 2060-2070, les start-ups d'une dizaine d'années plus tôt. On a récemment réussi pour la première fois à produire plus d'énergie qu'on n'en consomme dans une réaction de fusion. Même si ça arrive, les premières centrales en production seront probablement vers 2080-2100.1:06:40 Hydrogène : blanc, vert, gris. Ce que chacun veut dire vraiment L'hydrogène gris (produit industriellement) est très polluant. Le vert (via électrolyse) est très cher. Le blanc (naturel, dans le sol) est encore expérimental. EDF ne croit pas à l'hydrogène pour les voitures particulières : trop dangereux, trop cher, réseau à construire from scratch. Pour les bus et camions sur station centralisée, ça peut avoir du sens.1:11:23 Aviation à hydrogène et SAF : ce qu'on peut espérer vraiment Airbus a repoussé son projet d'avion hydrogène à 2050. L'aviation mise aujourd'hui sur les SAF (Sustainable Aviation Fuels) : des carburants produits à partir de CO2 capté dans l'air, déjà présents dans les réservoirs des avions Air France. C'est l'horizon réaliste, avant peut-être un avion électrique pour les courtes distances (Paris-Berlin, lignes régionales), d'ici 2030.1:15:50 Pourquoi il y a quand même des raisons d'espérer Julien conclut sur une conviction : en regardant sur le temps long, le monde va mieux. The World in Data le montre sur 200 ans. Dans l'énergie, on est passé des voitures à particules des années 50 à l'électricité bas carbone d'aujourd'hui, en 60-70 ans. Et on surestime toujours les transformations à court terme tout en les sous-estimant à long terme.1:19:44 Clap de fin : ouvrir la porte à la nuanceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage France
Taekwondo: Zakia Khudadadi, naturalisée Française, combat au nom des femmes afghanes

Reportage France

Play Episode Listen Later May 10, 2026 3:35


Les championnats d'Europe de taekwondo et de para-taekwondo démarrent lundi 11 mai à Munich. Un moment fort pour une para-athlète, Zakia Khudadadi, née en Afghanistan, pays qu'elle a dû fuir en 2021 à la reprise du pouvoir des talibans. Installée en France, la médaillée de bronze aux Jeux paralympiques de Paris avec l'équipe des réfugiés, dans la catégorie des moins de 47 kg, a obtenu la nationalité française l'été dernier. Une naturalisation qui lui a rouvert le chemin des tatamis en compétition, ce qu'elle attendait avec impatience. RFI l'a suivi à l'entraînement avant son départ pour l'Allemagne. Séance matinale studieuse à l'INSEP, sur fond musical. Zakia Khudadadi répète ses gammes avant ses grands débuts en bleu La fin d'une longue attente, une frustration évacuée fin octobre 2025 lorsqu'elle obtient le droit de voyager et de concourir de nouveau librement. « Quand j'ai récupéré mon passeport, c'était une surprise parce que je ne m'attendais pas à le recevoir en 2025. Il y a beaucoup d'amour. Tout ce que j'attendais depuis quatre ans et demi en France. J'ai enfin récupéré mon passeport, je n'ai plus de stress pour le côté visa, et en plus je suis en équipe de France », se réjouit-elle. Une intégration à part entière, une appartenance à un pays, mais aussi l'expression d'une reconnaissance. « C'est la France qui m'a aidé quand j'étais à Kaboul, quand j'étais vraiment menacée. Depuis mon arrivée en France, j'ai progressé vraiment 100 % dans mon sport et j'ai gagné plusieurs médailles. Bien évidemment, les médailles aux Jeux paralympiques de Paris me donnent une motivation pour l'Afghanistan et pour la France. Cela veut dire que j'ai deux pays dans mon cœur et que je me donne à fond pour les deux », explique-t-elle. Paris 2024, le 29 août. Premier moment de bonheur dans sa carrière, sous la bannière de l'équipe de réfugiés. Sitôt sa victoire acquise sur la Turque Nurcihan Ekinci, Zakia Khudadadi se retrouve plongée dans les bras de son entraîneuse Haby Niaré. La vice-championne olympique 2016 et championne du monde 2013 poursuit plus que jamais l'aventure avec sa protégée, qu'elle a vue s'affirmer : « Au départ, c'était une gentille petite fille qui ne parlait pas trop. Il y avait la barrière de la langue, ce n'était pas évident pour elle. Elle a appris le français en peu de temps. Elle nous partage des petites expressions qui nous font rire de temps en temps. Elle sait blaguer, mais lorsqu'il s'agit du travail et qu'on est à l'entraînement, elle met un pied sur le tapis et c'est la transformation. Elle est née avec cette facilité. Elle a un don qui fait qu'elle apprend vite les choses. En une séance, elle peut être capable de retenir une stratégie complète. Techniquement, c'est une athlète qui sait tout faire, sans exagérer. Elle a cette intelligence dans le combat, cette lucidité. C'est quelqu'un qui a vraiment énormément de qualités en tant qu'athlète. » Un potentiel pour le très haut niveau qu'il a fallu libérer durant ces longs mois sans compétition internationale, notamment dans l'état d'esprit de la combattante. « En Afghanistan, elle a été peu confrontée à la réalité de compétition, au combat, à l'affrontement. On a fait un gros travail depuis trois ans, et elle y répond parfaitement. Elle se découvre à ce niveau. Cela veut dire que ses qualités physiques et techniques peuvent s'exprimer parce qu'il y a ce moteur de combativité, d'agressivité et surtout d'esprit de compétitrice affirmé. Elle se découvre. La marge était là et elle l'a dépassée. Maintenant, il va falloir la développer », détaille Louis Lacoste, le directeur de la performance paralympique à la fédération française de taekwondo. Zakia Khudadadi s'est préparée à ces championnats d'Europe à raison de 5 heures par jour, 5 jours par semaine. Première étape vers l'objectif suprême, la médaille d'or à Los Angeles en 2028. Mais elle n'oubliera jamais pour qui elle a d'abord changé de vie et fait tant de sacrifices : « En mon fort intérieur, ce sont les femmes afghanes. Chaque podium est une lutte contre les talibans, contre tous les problèmes politiques de mon pays. Cela veut dire que je ne lâche pas et que je n'abandonne pas. J'avance. Je continue et j'espère que la paix va se réaliser dans notre pays. »  Sur le tatami de Munich, les lettres inscrites au dos du dobok – le kimono du taekwondo – ont changé, l'hymne national sur les podiums résonne différemment, mais Zakia Khudadadi poursuit le combat : celui du droit d'exister et de choisir son destin. À lire aussiZakia Khudadadi, championne de para-taekwondo: «à chaque tatami, je pense aux femmes afghanes»

Choses à Savoir TECH
Qu'est-ce que « l'œil de Sauron » chinois ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 2:36


C'est une avancée technologique qui pourrait bouleverser l'équilibre stratégique en mer. La Chine a récemment publié des images radar montrant le suivi d'un navire… depuis l'orbite géostationnaire, à près de 36 000 kilomètres au-dessus de la Terre. Une première mondiale. Le satellite en question a réussi à suivre le Towa Maru, un pétrolier japonais de 340 mètres, alors qu'il naviguait en mer de Chine méridionale, près des îles Spratleys. Particularité de cette orbite : le satellite reste fixe par rapport à une zone donnée. Contrairement aux satellites en orbite basse, qui passent rapidement au-dessus d'un point, celui-ci permet une observation continue. Techniquement, il s'agit d'un radar à synthèse d'ouverture, ou SAR. Ce type de radar utilise les ondes pour « voir » à travers les nuages, de jour comme de nuit. Jusqu'ici, les spécialistes estimaient qu'un tel système était inefficace à très haute altitude, car le signal se dégrade fortement et les échos des vagues perturbent la détection.Mais selon les chercheurs chinois, une nouvelle architecture de traitement permettrait d'isoler les signaux faibles émis par les navires, malgré le bruit de fond maritime. Résultat : une précision de quelques kilomètres, environ trois pour le Towa Maru, et jusqu'à 1,6 kilomètre pour d'autres cibles. L'intérêt stratégique est considérable. Trois satellites positionnés à 120 degrés pourraient, en théorie, surveiller l'ensemble des océans en continu. À titre de comparaison, il faudrait des centaines, voire des milliers de satellites en orbite basse pour obtenir une couverture équivalente. Cela remet en cause une tactique clé des marines militaires : profiter des « trous » de surveillance entre deux passages satellites. Avec une observation permanente, ces marges de manœuvre disparaissent.Dans des zones sensibles comme Taïwan ou la mer de Chine méridionale, cela pourrait réduire fortement les délais d'alerte. Couplé à d'autres systèmes, drones, radars longue portée ou missiles antinavires, ce type de surveillance renforce considérablement les capacités de suivi. Mais il faut rester prudent. Suivre un pétrolier de grande taille ne garantit pas la détection de navires militaires, souvent plus discrets et équipés de contre-mesures électroniques. La constellation complète n'existe pas encore, et aucun calendrier précis n'a été annoncé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Culture
Osam : fusion futuriste et oud en apesanteur sur «Mars», son nouvel EP

Invité Culture

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 4:13


Il nous emmène en voyage entre la Terre et l'espace. Le oudiste franco-palestinien Osam dévoile son nouvel EP intitulé Mars. À la fois au oud électrique, aux machines électroniques mais aussi pour la première fois au chant, Osam déploie une musique cosmique et futuriste inspirée par Björk et Radiohead. Une fusion de rock, de musiques électroniques et de métal menée par un oud qui défie à la fois l'Orient et l'Occident. RFI : Vous êtes issu d'une famille palestinienne. Vous portez forcément en vous cet héritage familial, fait d'exil et de résilience. En quoi cette histoire influence-t-elle votre musique ? Osam : J'ai grandi comme cela, avec cette culture, avec cet instrument traditionnel que je joue, qui m'a été un peu "imposé". Je n'avais pas beaucoup de choix parce qu'on n'apprend pas la musique à l'école là où j'ai grandi. J'ai grandi au Qatar avec ma famille palestinienne d'exil, donc j'étais toujours à la recherche d'une clé pour m'ouvrir une porte, pour m'échapper, aller un peu ailleurs, chercher autre chose. Et c'était le oud, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de choix. Aujourd'hui, le mélange entre ma vie à Paris et mes origines se fait naturellement dans ma musique. Je pense que cela s'entend dans la modernité, la manière dont je joue mon instrument traditionnel oriental, comment j'essaie de le twister, l'emmener vers autre chose, un peu plus électrique, plus moderne, chercher un peu plus loin et un peu plus poussé. Le faire accompagner par d'autres sonorités un peu plus électroniques, parfois rock, métal, etc. Vous dites que vous n'avez pas vraiment choisi le oud. Comment êtes-vous tombé sur cet instrument ? C'est l'instrument que l'on voit tout le temps. J'ai grandi au Qatar, on ne voit que cet instrument. Quand on fait de la musique, on a l'impression qu'il n'y a que cet instrument à faire. Je suis tombé sur cet instrument dans des petites rues, notamment en Jordanie, en vacances avec ma famille, en centre-ville, il y a toujours ces petits oud-jouets. J'ai commencé à m'entraîner dessus comme un jouet et cela a grandi petit à petit. Vous chantez parfois d'une voix assez grave et sombre, mystérieuse. Et parfois vous montez dans quelque chose de beaucoup plus clair, mélodique, touchant. Qui vous inspire vocalement ? Vers quoi tendez-vous ? C'est drôle car je pense à beaucoup d'inspirations. J'écoute beaucoup Björk. Pour les tonalités graves et aigues, je m'inspire pas mal de Woodkid. Il a cette capacité de changer entre graves et aigus en peu de temps. Je ne prétends pas être chanteur, mais je voulais relever ce défi d'essayer d'accompagner mon instrument. Parfois, je sentais qu'il fallait de la voix, parfois je voulais rajouter du texte, etc. Petit à petit, cela s'est fait naturellement. Je ne m'attendais pas à chanter dans mon album et c'est une nouveauté pour moi, mais j'en suis assez content. Cet EP est un voyage initiatique entre la Terre et l'espace. Comment cette idée vous a-t-elle été inspirée ? Je n'avais pas du tout cette image en tête et petit à petit, j'ai commencé à voir cet EP un peu comme une œuvre, comme un film qui se construit au fur et à mesure, comme un court-métrage. Cela vient de ma culture cinématographique. L'EP va se compléter par la suite du projet, qui va raconter la continuité de l'histoire, de ce voyage. Sur le morceau « Space Rider », vous êtes en featuring avec le saxophoniste français Rémi Fox. Pourquoi lui ? Qu'est-ce qui vous a plu dans son univers, que vous avez trouvé compatible avec le vôtre ? Déjà humainement on s'entend super bien, et musicalement c'est quelqu'un de très ouvert à plein d'univers musicaux. Techniquement, il est incroyable. Ce que j'essaye de faire avec le oud, il le fait avec le saxophone, avec ses pédales, la modernité, la recherche de son son. Il est venu chez moi enregistrer, en cinq minutes on a enregistré un solo. C'était le plus beau solo de ma vie. Incroyable, j'ai trop kiffé. Osam Mars (Mad Rabbit) 2026 Facebook / Instagram / YouTube

Invité culture
Osam : fusion futuriste et oud en apesanteur sur «Mars», son nouvel EP

Invité culture

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 4:13


Il nous emmène en voyage entre la Terre et l'espace. Le oudiste franco-palestinien Osam dévoile son nouvel EP intitulé Mars. À la fois au oud électrique, aux machines électroniques mais aussi pour la première fois au chant, Osam déploie une musique cosmique et futuriste inspirée par Björk et Radiohead. Une fusion de rock, de musiques électroniques et de métal menée par un oud qui défie à la fois l'Orient et l'Occident. RFI : Vous êtes issu d'une famille palestinienne. Vous portez forcément en vous cet héritage familial, fait d'exil et de résilience. En quoi cette histoire influence-t-elle votre musique ? Osam : J'ai grandi comme cela, avec cette culture, avec cet instrument traditionnel que je joue, qui m'a été un peu "imposé". Je n'avais pas beaucoup de choix parce qu'on n'apprend pas la musique à l'école là où j'ai grandi. J'ai grandi au Qatar avec ma famille palestinienne d'exil, donc j'étais toujours à la recherche d'une clé pour m'ouvrir une porte, pour m'échapper, aller un peu ailleurs, chercher autre chose. Et c'était le oud, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de choix. Aujourd'hui, le mélange entre ma vie à Paris et mes origines se fait naturellement dans ma musique. Je pense que cela s'entend dans la modernité, la manière dont je joue mon instrument traditionnel oriental, comment j'essaie de le twister, l'emmener vers autre chose, un peu plus électrique, plus moderne, chercher un peu plus loin et un peu plus poussé. Le faire accompagner par d'autres sonorités un peu plus électroniques, parfois rock, métal, etc. Vous dites que vous n'avez pas vraiment choisi le oud. Comment êtes-vous tombé sur cet instrument ? C'est l'instrument que l'on voit tout le temps. J'ai grandi au Qatar, on ne voit que cet instrument. Quand on fait de la musique, on a l'impression qu'il n'y a que cet instrument à faire. Je suis tombé sur cet instrument dans des petites rues, notamment en Jordanie, en vacances avec ma famille, en centre-ville, il y a toujours ces petits oud-jouets. J'ai commencé à m'entraîner dessus comme un jouet et cela a grandi petit à petit. Vous chantez parfois d'une voix assez grave et sombre, mystérieuse. Et parfois vous montez dans quelque chose de beaucoup plus clair, mélodique, touchant. Qui vous inspire vocalement ? Vers quoi tendez-vous ? C'est drôle car je pense à beaucoup d'inspirations. J'écoute beaucoup Björk. Pour les tonalités graves et aigues, je m'inspire pas mal de Woodkid. Il a cette capacité de changer entre graves et aigus en peu de temps. Je ne prétends pas être chanteur, mais je voulais relever ce défi d'essayer d'accompagner mon instrument. Parfois, je sentais qu'il fallait de la voix, parfois je voulais rajouter du texte, etc. Petit à petit, cela s'est fait naturellement. Je ne m'attendais pas à chanter dans mon album et c'est une nouveauté pour moi, mais j'en suis assez content. Cet EP est un voyage initiatique entre la Terre et l'espace. Comment cette idée vous a-t-elle été inspirée ? Je n'avais pas du tout cette image en tête et petit à petit, j'ai commencé à voir cet EP un peu comme une œuvre, comme un film qui se construit au fur et à mesure, comme un court-métrage. Cela vient de ma culture cinématographique. L'EP va se compléter par la suite du projet, qui va raconter la continuité de l'histoire, de ce voyage. Sur le morceau « Space Rider », vous êtes en featuring avec le saxophoniste français Rémi Fox. Pourquoi lui ? Qu'est-ce qui vous a plu dans son univers, que vous avez trouvé compatible avec le vôtre ? Déjà humainement on s'entend super bien, et musicalement c'est quelqu'un de très ouvert à plein d'univers musicaux. Techniquement, il est incroyable. Ce que j'essaye de faire avec le oud, il le fait avec le saxophone, avec ses pédales, la modernité, la recherche de son son. Il est venu chez moi enregistrer, en cinq minutes on a enregistré un solo. C'était le plus beau solo de ma vie. Incroyable, j'ai trop kiffé. Osam Mars (Mad Rabbit) 2026 Facebook / Instagram / YouTube

Le témoin de l'actu dans les Landes
L'affaire qui a marqué leur carrière - "Une scène de crime intéressante techniquement" : le major Pascal Rougerie

Le témoin de l'actu dans les Landes

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 5:13


durée : 00:05:13 - L'invité de 8h15 de "ici Gascogne" - Chaque jour pendant les vacances de Pâques, un gendarme landais raconte l'affaire, l'intervention qui a marqué sa carrière. Ce vendredi matin, le major Pascal Rougerie, chef de la cellule identification criminelle, raconte ses analyses sur une scène de crime particulière, à Besançon. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Visionary Marketing Podcasts
Souveraineté numérique et logiciels de vente

Visionary Marketing Podcasts

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 102:40


Tout le monde parle de souveraineté numérique, mais le sujet est plus complexe qu’on croit. Telle est la leçon que j’ai retenue d’un récent webinaire sur le sujet auquel j’ai eu le plaisir de participer. Si des acteurs comme Salesforce ou HubSpot dominent leurs marchés quelque chose a pourtant changé. Sous l’effet conjugué des tensions géopolitiques, du Cloud Act et d’une prise de conscience progressive des directions informatiques, la question de la souveraineté numérique s’est invitée au cœur des décisions logicielles. Des éditeurs français solides existent, encore faut-il être capable de les évaluer, et savoir ce que l’on cherche vraiment à protéger, et déjouer les pièges du « sovereignty washing ». Voici mon compte-rendu de ce passionnant débat qui ne clot certainement pas la discussion sur ce sujet éminemment complexe. La souveraineté numérique s’invite dans le choix du CRM Souveraineté numérique : où donc sont stockées les précieuses données de votre entreprise. Et qui a le droit de les consulter sans même demander votre accord ? Image réalisée avec Midjourney La question n’est plus théorique. Alors que la tension géopolitique entre l’Europe et les États-Unis s’intensifie, que les câbles sous-marins appartiennent majoritairement aux géants du numérique américains et que les dépendances technologiques s’accumulent depuis des décennies, de plus en plus d’entreprises et d’organisations publiques françaises se demandent si leurs outils de gestion de la relation client les exposent à des risques qu’elles ne maîtrisent pas. C’est dans ce contexte que Tech Ethic a réuni, le 12 mars 2026, un panel d’experts autour de la question centrale : quelles alternatives de confiance à Salesforce et HubSpot ? Animée par Thierry Bayon, fondateur de Tech Ethic, la table ronde a réuni une avocate spécialisée en droit numérique, un ancien haut fonctionnaire de la DINUM, des éditeurs de CRM français, un spécialiste de l’intelligence économique et des observateurs du marché. Voir la liste des participants en fin de billet. Ce compte-rendu en restitue les échanges dans leur densité. Souveraineté numérique : vos données sont sécruisées dans le cloud, c’est bien, mais qui détient la clé du cadenas ? Image réalisée avec Midjjourney L’extraterritorialité du droit américain : bien plus qu’un détail juridique Maître Olivia Flipo, avocate et docteure en droit spécialisée dans le conseil aux entreprises fournisseurs et utilisatrices de technologies, a posé d’emblée le cadre juridique dans toute sa brutalité. L’extraterritorialité du droit américain, dont le Cloud Act n’est qu’une expression parmi d’autres, désigne la capacité très réelle pour des autorités étrangères de peser sur les décisions des entreprises européennes, d’accéder à leurs données et de les sanctionner au détriment des intérêts économiques et stratégiques locaux. « En l’occurrence, pour ce qui concerne la technologie et le numérique, nos entreprises doivent respecter à la fois le droit européen, le droit français et le droit américain », a-t-elle précisé. La discrétion de l’accès Ce qui est particulièrement préoccupant tient à la discrétion de l’accès : une entreprise ayant un lien avec les États-Unis peut recevoir une injonction des autorités américaines sans que l’entreprise cliente ni la personne concernée n’en soient averties. « Le droit devient un outil de puissance économique et un outil de compétition géopolitique », a-t-elle conclu. Le RGPD, aussi ambitieux soit-il, ne constitue pas un bouclier suffisant face à cette réalité. Philippe Vrignaud, juriste de formation et cadre de la Direction interministérielle du numérique (DINUM), a rappelé que la question de la souveraineté numérique est ancienne dans les administrations françaises. La DGFIP emploie des milliers de développeurs et héberge ses données sensibles sur un réseau physique dédié, le Réseau interministériel de l’État (RIE). Mais dès que l’on descend dans les couches applicatives, on retrouve du Windows, du Microsoft, du Salesforce. « Cette question est d’autant plus prégnante que ce sont les données des citoyens qui sont manipulées par l’État », a-t-il souligné. Augmenter sa capacité à créer un rapport de force La hausse des licences VMware suite au rachat par Broadcom illustre une autre facette du problème : les contrats initialement négociés peuvent être remis en cause par une acquisition, exposant les organisations à des hausses tarifaires brutales sans recours efficace. La Caisse nationale de l’Assurance maladie a cependant réussi à faire pression sur un éditeur pour qu’il revienne sur ses tarifs — preuve que le rapport de force peut, parfois, basculer. L’État a pour nécessité d’augmenter sa capacité à créer un rapport de force en sa faveurMe Olivia Flipo Données, portabilité et hébergement : les trois axes structurants David Fayon, spécialiste du numérique et fondateur de Numerikissimo, a structuré le débat autour de trois axes qu’il juge préalables à tout choix logiciel : la donnée elle-même et sa gouvernance, sa portabilité d’une solution à une autre, et l’hébergement. « Les données, ce sont nos assets, c’est là où il y a la plus grosse valeur. Il faut les protéger », a-t-il rappelé. La portabilité constitue un enjeu souvent négligé : se retrouver prisonnier d’une solution dont les clauses deviennent défavorables après une fusion-acquisition est un risque systémique. Il a cité l’exemple de l’outil Hyperion, racheté par Oracle, dont les clients ont subi des hausses de licences sans avoir contracté avec Oracle à l’origine. La stabilité juridique du pays hébergeur : l’exemple criant de la Suisse Sur la question de l’hébergement, j’ai eu l’occasion d’apporter une nuance que plusieurs participants ont relevée. Il ne suffit pas en effet que les données soient en Europe. Elles peuvent l’être dans un datacenter européen opéré par un acteur américain soumis au Cloud Act. Par ailleurs, la stabilité juridique du pays d’hébergement est une variable aussi importante que sa localisation. La souveraineté numérique est un bel objet de discussion mais quand on gratte la surface, tout devient extrêmement complexe. Voir à ce sujet notre proposition de méthodologie pour rechercher des alternatives logicielles européeennes. Le CRM, miroir de la donnée structurée : pourquoi la sensibilité est maximale Christophe Alvès, dirigeant de Scal-e, plateforme de marketing cloud née comme spin-off de Bouygues Telecom, a mis le doigt sur ce qui distingue le CRM dans le débat de souveraineté numérique : la nature de la donnée qu’il porte. « Le CRM va avoir de la donnée structurée sur de la connaissance de personnes morales et physiques. Des données potentiellement disponibles si on se retrouve dans le cadre de l’extraterritorialité du Cloud Act ». À la différence de la bureautique qui traite de la donnée non structurée, un CRM consolidé constitue une base de connaissance clients dont la sensibilité est maximale. Yoram Szternberg, directeur commercial d’Efficy, éditeur d’un CRM présent depuis vingt-cinq ans sur le marché européen, a précisé la ligne de différenciation des acteurs souverains : « La souveraineté numérique, ce n’est pas que l’éditeur de logiciel. C’est l’éditeur, la proximité des équipes, une R&D maîtrisée localement, et un hébergeur souverain. Être hébergé en France avec Microsoft Azure, c’est perdre cette identité souveraine ». Efficy revendique une co-construction de sa roadmap avec ses clients et une présence forte dans le secteur public (collectivités, BRGM, ANSM) où la gestion de la relation usager (GRU) et la gestion de la relation citoyen (GRC) génèrent des données personnelles à très haute sensibilité. « Dans un marché public, la seule conformité demandée était souvent d’avoir les données en Europe. Or la donnée en Europe peut être portée par un cloud américain — elle ne répond pas à la contrainte du Cloud Act ». Yoram Sztenberg, Efficy PME et ETI industrielles : la souveraineté numérique comme critère métier Yohann Roussel Ciquard, directeur commercial de Soeman Group, éditeur et intégrateur CRM dédié au mid-market, notamment industrie et négoce B2B, représentait son président Michel Gramusset, qui n’avait pu se rendre disponible. Sa perspective est celle du terrain : face aux PME et ETI, les arguments de Salesforce et HubSpot trouvent vite leurs limites. « Très vite, Salesforce ou HubSpot, c’est fait pour du gros et ça se voit. Le besoin de chercher un éditeur typé sur l’accompagnement métier, la proximité, n’est pas un point secondaire, mais déterminant ». Depuis plus de dix ans, Soeman construit sa proposition autour de la souveraineté numérique comme ligne directrice : hébergement indépendant d’AWS ou d’Azure, capitalisme français, équipes françaises. Dans des secteurs comme le nucléaire, l’aéronautique ou la santé, la confidentialité des données n’est pas un argument commercial, c’est une exigence réglementaire. « Nos clients recherchent un partenaire, pas un fournisseur ». NB : notons avec un peu de facétie assumée, que Soeman ne sonne pas très français. Pourtant, il s’agit d’un mot valise signifiant « solution de e-management ». Pour des noms (faussement) français, se tourner vers les sociétés américaines comme Anthropic. Le Score de souveraineté numérique (SEAL), récemment voté par l’UE, représente à cet égard une avancée concrète. Il permettra d’inclure dans les marchés publics un critère de souveraineté au-delà de la seule conformité RGPD, en prenant en compte la localisation de l’entreprise et de son hébergeur. Une évolution que tous les participants ont saluée, tout en reconnaissant que son impact restera limité sans une volonté politique affirmée de préférence européenne. Les différents niveaux de souveraineté numérique selon le SEAL de l’Union européenne. Attention, c’est scientifique. C’est peut-être là le problème, car les décisions humaines le sont rarement, même et surtout en B2B. Image produite avec Gemini sur la base de ce document de l’UE sur le score de souveraineté numérique. Intelligence économique et CRM : deux univers qui se rejoignent Valéry Mainjot, fondateur et CEO de Cikisi, solution européenne de market and competitive intelligence, a apporté une perspective originale. L’intelligence économique possède une double dimension, défensive et offensive : détecter des menaces, des changements législatifs, des mouvements concurrentiels, mais aussi anticiper et agir. Les données traitées par une solution de veille stratégique sont, à l’instar du CRM, structurées et sensibles : les thématiques de recherche des clients sont confidentielles et stratégiques. Cikisi a fait le choix d’un modèle de souveraineté numérique cohérent de bout en bout (crawler web propriétaire de deux milliards de documents orientés business, hébergement européen, indépendance vis-à-vis des LLM américains pour les traitements critiques). « Nous accompagnons l’entreprise vers un modèle « human in the loop », où l’humain supervise et valide pendant que l’IA traite à l’échelle. » L’articulation entre veille concurrentielle et CRM est aussi un axe que Christophe Alvès a confirmé être en cours de développement chez Scal-e. Il s’agit d’intégrer des signaux concurrentiels dans la connaissance client pour adapter les campagnes et les stratégies en temps réel. Une convergence qui souligne que la souveraineté numérique de la donnée ne peut pas être pensée en silo. Architecture hybride et dissociation données/applicatif : la voie technique Sur le plan technique, Christophe Alvès a défendu une approche qui gagne du terrain : le modèle zéro copie, dans lequel la donnée reste hébergée chez le client ou chez son hébergeur de confiance, tandis qu’un ou plusieurs applicatifs viennent l’interroger sans la déplacer. « On peut avoir des modèles LLM qui tournent uniquement en base de données et qui ne copient pas la donnée. Techniquement, c’est possible aujourd’hui ». Cette dissociation entre donnée et applicatif rejoint un principe fondamental de la souveraineté numérique : les couches données et applicatives doivent pouvoir évoluer indépendamment, afin d’éviter le vendor lock-in. Philippe Vrignaud a souligné l’importance de la gouvernance de l’accès à la donnée, citant le dispositif ProConnect mis en place pour sécuriser l’authentification des agents publics, ainsi que les enjeux liés aux moteurs d’API — comme en témoigne la faille qui a exposé les données de la CAF. L’exemple indien a été cité en référence : le gouvernement indien a investi dans les règles d’interopérabilité, laissant aux acteurs privés la liberté d’offrir les services, mais en maîtrisait publiquement les standards d’échange pour ne pas dépendre d’acteurs extraterritoriaux. A noter cependant qu’en ce moment, qu’il existe de nombreuses zones sombres dans le modèle indien. Sovereignty washing et critères de choix : comment ne pas se laisser abuser La table ronde a permis de nommer une réalité que le marché commence à observer, le sovereignty washing. Certains acteurs se revendiquent souverains en s’appuyant sur un hébergement localisé en Europe, sans que la chaîne de valeur complète — capital, R&D, infrastructure — ne soit véritablement souveraine. Pour naviguer dans ce brouillard, j’ai partagé un outil de travail en cours d’élaboration : une matrice d’évaluation des solutions sales tech et martech, intégrant des critères fonctionnels, techniques, et de souveraineté numérique (portabilité des données, vendor lock-in, localisation du capital, statut juridique de l’hébergeur). Cette dernière dimension est souvent sous-estimée : il ne suffit pas qu’un éditeur soit basé en France pour être souverain, pas plus qu’un hébergement en Europe ne garantit l’immunité face au Cloud Act. L’exemple suisse est, à cet égard, éclairant : un projet de loi en cours d’examen y autoriserait le gouvernement à installer des backdoors sur les systèmes des hébergeurs. Proton, éditeur helvète renommé pour sa protection des données, a menacé de quitter le pays. La leçon est claire : la souveraineté numérique est un état mobile, pas une propriété acquise une fois pour toutes. Enfin, il faut noter que Proton, est dirigée par un Taïwanais, Andy Yen, ancien du CERN, passé par les Etats-Unis pour ses études. La société n’est épargnée ni par les controverses (suppressions de comptes, soutien présumé à l’administration Trump…), ni par les critiques techniques. J’ai aussi rappelé un principe entendu d’Antoine Parizot, co-CEO de Splio : avant de parler de souveraineté, il faut d’abord atteindre l’excellence fonctionnelle. Choisir une solution moins performante au seul motif qu’elle est française n’est pas une stratégie, c’est au mieux un pari risqué. La souveraineté ne peut pas être un alibi pour l’approximation. Ce qui ne jette en aucun cas le discrédit sur les éditeurs français dont j’ai soutenu quelques uns au cours de ma carrière. Mais ce qui prime avant tout est la compétence et l’excellence. A l’inverse de cela, toutefois, quand l’excellence est de notre côté, pourquoi aller à contre courant ? C’est sur ce plan que Christophe Alvès a formulé la conclusion la plus tranchante de cette table ronde. Si la souveraineté numérique est un critère obligatoire, pourquoi laisser des éditeurs non souverains répondre à des appels d’offres publics sans que ce critère soit éliminatoire ? « Quand on a les meilleurs critères fonctionnels et techniques, et qu’on perd parce qu’on n’a pas assez de notoriété, parce que le décideur sait qu’il sera moins critiqué s’il prend Salesforce plutôt qu’un acteur français moins connu, c’est exactement ça qu’il faut combattre ». Il a rappelé l’adage hérité de l’ère IBM : personne n’a jamais été licencié pour avoir choisi le leader du marché. Ce réflexe, transposé à Salesforce, freine de façon structurelle l’émergence d’une alternative européenne crédible. « Si on accepte le diktat selon lequel [les géants du numérique] ont imposé leur vision parce qu’ils sont les plus connus, et que de notre côté on n’impose pas que les critères obligatoires soient réellement obligatoires, la partie est perdue d’avance. »Christophe Alvès, Scal-e Small Business Act, commande publique et écosystème : jouer collectif Le Small Business Act européen, plusieurs fois évoqué, démontre une aspiration commune. Réserver une partie de la commande publique aux acteurs locaux, comme les États-Unis le font sans états d’âme sous couvert de libéralisme affiché. Valéry Mainjot a mis les choses en perspective. Les acteurs américains bénéficient d’un marché domestique qui est le plus grand du monde, d’un accès à des capitaux disproportionnés, et peuvent vendre en dessous du coût de production pour acquérir des parts de marché. « Le prix est quelque chose d’assez fictif quand on voit comment les Américains achètent des usages avec l’IA. » Dans ce contexte, les startups et PME européennes ne peuvent rivaliser sans un soutien structurel, réglementaire, fiscal, ou par la commande publique. David Fayon a conclu le débat en plaçant la question à un niveau plus systémique : « La France et l’Europe, sont une colonie américano-chinoise à 80 %. Pour inverser la tendance, il faut dès le berceau créer des habitudes d’usage. Cela passe par l’éducation, les outils pédagogiques, et le choix par défaut dans les administrations ». Il a aussi mis en garde contre la sur-réglementation : le RGPD pèse paradoxalement plus lourd sur les entreprises européennes que sur les américaines, qui savent mieux en contourner l’esprit tout en respectant la lettre. Une sorte d’arroseur arrosé, qui ne nous protège même pas, comme cela a été confirmé par Me Olivia Flipo. Conclusion : la souveraineté numérique est un choix, pas une contrainte Cette table ronde aura démontré que la question des alternatives à des solutions comme Salesforce et HubSpot (hélas, leurs représentants n’étaient pas là pour se défendre), ne se réduit pas à un comparatif de fonctionnalités. Elle engage des choix sur la localisation des données, la nature juridique de l’opérateur d’hébergement, la structure du capital de l’éditeur, et la capacité à migrer et archiver sans perte. Les acteurs présents — Scal-e, Efficy, Soeman — ont montré que des solutions françaises solides, capables d’adresser aussi bien le secteur privé que le secteur public, existent et se développent. Le défi n’est plus technologique. Il est culturel, politique et économique. Comme l’a formulé Maître Flipo en guise de mot de la fin : l’offre existe, mais le travail de sensibilisation reste immense. Trop d’organisations considèrent encore que des données stockées en Europe garantissent leur souveraineté numérique. C’est une incompréhension fondamentale de ce qu’implique réellement le Cloud Act. On pourrait ajouter à tout cela que si l’immense majorité des parties prenantes sont d’accord sur le problème, elles sont bien moins à même de s’accorder sur la solution. La prochaine table ronde Tech Ethic portera sur la cybersécurité. Un sujet connexe, et tout aussi urgent. Replay de ce webinaire sur la souveraineté numérique Les intervenants de ce débat sur la souveraineté numérique Christophe Alvès est dirigeant de Scal-e, plateforme de marketing cloud européenne née comme spin-off de Bouygues Telecom. Scal-e accompagne des entreprises européennes et internationales dans la gestion de la connaissance client et de la communication multicanale. Thierry Bayon est fondateur de Tech Ethic, initiative dédiée à la promotion du numérique de confiance en France. Il anime une série de tables rondes trimestrielles sur les enjeux de souveraineté numérique et de conformité dans les technologies d’entreprise. David Fayon est consultant, conférencier et auteur spécialisé dans la transformation numérique, fondateur de Numérikissimo. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les enjeux du numérique et la souveraineté des données. Maître Olivia Flipo est avocate et docteure en droit, spécialisée dans le conseil aux entreprises fournisseurs et utilisatrices de technologies numériques. Elle intervient régulièrement sur les questions de RGPD, extraterritorialité et conformité numérique. Yann Gourvennec est fondateur de Visionary Marketing, média B2B spécialisé en marketing digital, intelligence artificielle et transformation numérique. Il a exercé des responsabilités marketing et systèmes d’information chez plusieurs grands groupes informatiques et opérateurs français. Valéry Mainjot est co-fondateur et CEO de Cikisi, solution européenne de market and competitive intelligence. Polytechnicien, il a débuté sa carrière dans les forces spéciales belges avant de co-fonder Cikisi, dont le crawler web propriétaire indexe deux milliards de documents orientés business, hébergés en Europe. Yohann Roussel Ciquard est directeur commercial de Soeman Group, éditeur et intégrateur CRM dédié au mid-market industriel et négoce B2B, positionné sur la souveraineté numérique comme critère fondateur depuis plus de dix ans. Yoram Szternberg est directeur commercial d’Efficy, éditeur européen d’un CRM présent depuis vingt-cinq ans sur le marché, avec une forte implantation dans les grands comptes, les ETI et les organismes du secteur public. Philippe Vrignaud est cadre de la Direction interministérielle du numérique (DINUM), où il était notamment chargé des dispositifs d’échange de données et de la relation usager dans les systèmes d’information de l’État. The post Souveraineté numérique et logiciels de vente appeared first on Marketing and Innovation.

Les matins
Projet Rés0Pest : une agriculture sans pesticide est techniquement possible et économiquement viable

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 5:27


durée : 00:05:27 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Une étude menée pendant dix ans montre qu'une agriculture sans pesticides n'est pas utopique. Les rendements varient selon les années, les espèces et les territoires, mais ils restent globalement satisfaisants, même pour des cultures réputées très dépendantes des produits phytosanitaires. - invités : Jean-Noël Aubertot Agronome et directeur de recherche à l'INRAE dans le laboratoire AGIR à Toulouse

Choses à Savoir TECH VERTE
Une puce plus rapide et moins énergivore signée du MIT ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 2:10


Et si la prochaine révolution de l'intelligence artificielle ne venait pas d'un nouvel algorithme… mais d'une puce électronique repensée de fond en comble ? Au MIT, des ingénieurs viennent de présenter une architecture qui pourrait changer la donne. Leur idée : empiler directement les composants d'une puce les uns sur les autres, plutôt que de les étaler côte à côte. Un détail en apparence, mais qui bouleverse tout.Jusqu'ici, la partie chargée des calculs et celle qui stocke les données étaient physiquement séparées. Résultat : les informations passaient leur temps à voyager d'un point à l'autre du circuit, consommant du temps… et surtout beaucoup d'énergie. En rapprochant ces deux fonctions, les chercheurs réduisent drastiquement ces allers-retours. Les échanges deviennent plus rapides et nettement moins gourmands en électricité. Un enjeu crucial à l'heure où l'IA explose. Pour y parvenir, l'équipe a mis au point un composant hybride : un transistor à mémoire. Autrement dit, un seul élément capable à la fois de calculer et de conserver des données. À l'échelle nanométrique, ce dispositif présente très peu de défauts électriques, ce qui améliore à la fois la vitesse d'exécution et l'efficacité énergétique, selon les chercheurs.Ce type d'innovation arrive au bon moment. Les applications d'apprentissage profond et de vision artificielle se multiplient, et les centres de données engloutissent toujours plus d'électricité. L'Agence internationale de l'énergie estime même que leur demande pourrait presque doubler d'ici 2030. Or, une grande partie de cette consommation ne sert pas à calculer, mais simplement à déplacer des données à l'intérieur des puces. « Nous devons absolument réduire l'énergie utilisée par l'IA, ce modèle n'est pas soutenable », rappelle Yanjie Shao, auteur principal de l'étude. Techniquement, les chercheurs ont utilisé de l'oxyde d'indium, un matériau qui peut être déposé à basse température sans abîmer les autres couches. Ils y ont ajouté une fine mémoire ferroélectrique. Le transistor change d'état en dix nanosecondes et fonctionne à une tension plus faible que les technologies actuelles. Pour l'instant, le système n'a été testé que sur prototype. Mais l'intégration dans de vraies puces semble désormais à portée de main. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

True Story
[FORMAT POCHE] Ralph Baer, le père du jeu-vidéo

True Story

Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 15:13


[REDIFFUSION] Dans cet épisode, Andréa Brusque vous raconte l'histoire d'un inventeur de génie. Passionné d'électronique et de technologie, visionnaire, enfant dans l'âme jusqu'à ses vieux jours, il a révolutionné l'industrie du divertissement. Aujourd'hui, on le considère tout simplement comme le père du jeu-vidéo. Son nom : Ralph Baer. De ses premières idées, à l'élaboration d'un prototype de console commercialisable, découvrez son Fabuleux destin. Le début d'une idée Août 1966. Les rues de Manhattan sont bondées en cet après-midi d'été. Au milieu des passants qui défilent par milliers, un homme d'une quarantaine d'années desserre sa cravate pour respirer un peu. Soudain, un frisson lui parcourt l'échine, comme une impression aussi familière que lointaine. Celle des pensées qui trottent dans la tête depuis des années sans vraiment faire surface ni disparaître pour autant. Il avait eu une idée, quinze ans auparavant. « Un téléviseur, un boîtier électronique, un fil de raccordement… Avec les bons réglages, les bonnes instructions, ça pourrait fonctionner… ! Techniquement réalisable. Peut-être pas si cher à produire ! » Les nouvelles idées affluent par dizaines. « Avec un tel appareil, n'importe quel jeu devient possible : des jeux de plateau, de sport, de cartes, des jeux pédagogiques ou même d'action ! » Un podcast Bababam Originals Ecriture : Elie Olivennes Voix : Andréa Brusque Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir SANTE
Pourquoi le bruit rose aide-t-il à bien dormir ?

Choses à Savoir SANTE

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 2:03


Le “bruit rose”, c'est un son un peu comme une pluie douce, un souffle régulier, ou des vagues lointaines. Techniquement, c'est un bruit dont l'énergie diminue quand la fréquence augmente : les sons graves sont plus présents, les aigus moins agressifs. Contrairement au bruit blanc (type “radio mal réglée”, très riche en aigus), le bruit rose est plus chaud, plus naturel, et souvent mieux toléré par le cerveau.Mais pourquoi certains disent qu'il aide à dormir ? Pour deux raisons très concrètes.D'abord, il masque les bruits parasites. Le sommeil est extrêmement sensible aux sons imprévisibles : une moto qui passe, une porte qui claque, une voix dans la rue. Même si ça ne vous réveille pas complètement, ça provoque des micro-éveils et fragmente le sommeil. Le bruit rose sert de “rideau sonore” stable : il réduit les contrastes sonores et rend l'environnement plus uniforme. Résultat : moins de sursauts et un sommeil plus continu.Ensuite — et c'est le point le plus fascinant — le bruit rose peut aussi agir directement sur les rythmes du cerveau, surtout lorsqu'il est diffusé d'une manière très précise.Pendant la phase la plus réparatrice du sommeil, le sommeil profond, le cerveau produit des ondes lentes (slow waves). Or, si on envoie de très brèves impulsions de bruit rose au bon moment, parfaitement synchronisées avec ces ondes, on peut amplifier l'activité des ondes lentes, donc renforcer la qualité du sommeil profond.C'est exactement ce qu'a montré une étude de référence publiée dans Frontiers in Human Neuroscience : chez des adultes plus âgés, des impulsions de bruit rose synchronisées en temps réel avec les ondes cérébrales ont augmenté l'activité des ondes lentes, et les participants avaient aussi de meilleures performances de mémoire le lendemain. Cette stimulation est appelée “closed-loop auditory stimulation”. Donc, le bruit rose n'est pas juste un son relaxant : utilisé correctement, il peut stabiliser le sommeil et même renforcer le sommeil profond en soutenant les rythmes naturels du cerveau.Conclusion : si le bruit rose aide à mieux dormir, ce n'est pas de la magie. C'est une double action : moins de perturbations… et, dans certains protocoles, un vrai effet physiologique sur le sommeil profond. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Esprits Libres
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : « Une censure techniquement impossible qui de plus ôte la responsabilité des parents » selon Luc Ferry

Esprits Libres

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 14:13


Notre traditionnel Esprit libre du lundi, Luc Ferry, nous détaille son point de vue sur ce projet de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Selon lui, c'est injouable étant donné qu'il est très facile de contourner la loi en installant un VPN. De plus, le rôle de sensibilisation des enfants au sujet des grands dangers des réseaux sociaux relève des parents et non de l'État.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir HISTOIRE
Qu'est-ce qu'Atlantropa, le projet fou d'assécher la Méditerranée ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 2:59


Atlantropa, c'est l'un des projets les plus vertigineux — et les plus inquiétants — jamais imaginés au XXᵉ siècle : faire baisser le niveau de la Méditerranée pour relier physiquement l'Europe et l'Afrique, tout en produisant une énergie gigantesque. Une utopie technologique, née dans l'entre-deux-guerres, à une époque où l'on croyait que l'ingénierie pouvait remodeler la planète.L'idée vient d'un architecte allemand : Hermann Sörgel. Dès la fin des années 1920, il propose un plan titanesque baptisé Atlantropa. Son principe est simple… sur le papier : construire un barrage colossal au détroit de Gibraltar. Comme l'eau de l'Atlantique n'alimenterait plus la Méditerranée librement, l'évaporation naturelle ferait progressivement baisser le niveau de la mer. Sörgel imagine une baisse d'environ 100 à 200 mètres, ce qui ferait émerger d'immenses terres nouvelles : des zones côtières actuelles deviendraient des plaines, et des ports comme Marseille, Barcelone ou Gênes se retrouveraient très loin du rivage.Mais Atlantropa ne se limitait pas à Gibraltar. Sörgel envisageait aussi un barrage aux Dardanelles pour contrôler la mer Noire, et un autre entre la Sicile et la Tunisie, afin de séparer et réguler les bassins méditerranéens. Il rêvait d'un réseau de chantiers pharaoniques, mobilisant des centaines de milliers d'ouvriers pendant des décennies.Pourquoi faire tout ça ? Officiellement, pour trois objectifs. D'abord, produire de l'énergie : le barrage de Gibraltar devait fonctionner comme une centrale hydroélectrique gigantesque, utilisant la différence de niveau entre l'Atlantique et la Méditerranée. Ensuite, créer des terres cultivables : les nouvelles surfaces émergées devaient servir à l'agriculture et à l'installation de populations européennes. Enfin, construire une paix durable : Sörgel imaginait qu'un continent euro-africain uni, autosuffisant en énergie, deviendrait stable et puissant.Mais derrière l'utopie, Atlantropa porte aussi une vision très problématique : celle d'une Europe dominatrice, qui “réorganise” l'Afrique comme un espace à exploiter et à aménager selon ses besoins. Le projet s'inscrit dans une logique coloniale : relier les continents… mais surtout mettre l'Afrique au service de l'Europe.Techniquement, Atlantropa était presque irréalisable. Les impacts auraient été immenses : bouleversement du climat, perturbation des écosystèmes marins, modification des courants, crise pour la pêche, déplacement des populations côtières, destruction de ports. Sans parler du risque géopolitique : qui contrôlerait Gibraltar ? Qui déciderait du niveau de la mer ?Atlantropa n'a jamais vu le jour. Mais il reste un symbole fascinant : celui d'une époque où certains pensaient que l'humanité pouvait “corriger” la géographie. Une folie grandiose… et un avertissement historique sur les limites du rêve technocratique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Maintenant, vous savez
Pourquoi aime-t-on tant les potins ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Jan 11, 2026 4:49


52 minutes. C'est le temps qu'on passerait chaque jour à faire des commérages, selon une étude du Social Psychological and Personality Science.. Ces 52 minutes révèlent aussi quelque chose d'important: les potins, aussi futiles qu'ils paraissent, ont en fait une vraie fonction sociale.  Les ragots ne sont pas toujours négatifs. Techniquement, c'est simplement le fait de parler de quelqu'un qui n'est pas là. Et ça peut être gentil, indifférent ou… un peu plus piquant. C'est quoi l'intérêt des ragots ? Cela veut dire que l'on passe près d'une heure par jour à critiquer les autres ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin Première diffusion : mai 2025 À écouter ensuite : ⁠Comment savoir si on est radin ?⁠ ⁠Éjaculation féminine : quelles sont les 3 choses à savoir ?⁠ ⁠Pourquoi cuisiner améliore-t-il notre santé mentale ?⁠ Retrouvez tous les épisodes de ⁠"Maintenant vous savez".⁠ Suivez Bababam sur ⁠Instagram⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

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Chronique des Matières Premières
Les miniers Glencore et Rio Tinto en pourparlers pour une mégafusion

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Jan 11, 2026 2:03


Le mariage est encore loin d'être scellé mais le géant suisse des matières premières Glencore et le minier anglo-australien Rio Tinto ont confirmé être en pourparlers pour une éventuelle fusion. Si elle se concrétise, l'opération pourrait aboutir à la création de la plus grande compagnie minière au monde.  Si elle aboutit, la méga-transaction entre Glencore et Rio Tinto donnerait naissance à la plus grande compagnie minière au monde, valorisée à plus de 260 milliards de dollars - l'équivalent de 225 milliards d'euros -, selon le Financial Times. Le groupe BHP perdrait alors le titre de premier producteur mondial de cuivre qu'il détient depuis longtemps.  Le métal rouge est l'un des métaux clés du futur en raison de son importance pour la transition énergétique : on en trouve dans les câbles électriques, les batteries des voitures électriques, les éoliennes ou encore les panneaux solaires.  Pour rester dans le jeu, les compagnies minières se sont donc lancées dans une course effrénée en vue de s'assurer d'en avoir assez. Or, Rio Tinto est moins bien doté en la matière que son concurrent. Ce serait donc pour le géant minier un moyen efficace de s'assurer une place à long terme dans le secteur. Techniquement, cette fusion pourrait se faire par un échange d'actions. Rio Tinto doit dire d'ici le 5 février au plus tard s'il souhaite ou non soumettre une offre de rachat de Glencore, qui exploite différents minerais en plus de son activité de négoce international. À lire aussiAnglo American veut recentrer son activité sur le cuivre et le minerai de fer Un précédent échec Une tentative de rapprochement avait déjà eu lieu il y a un an, mais elle s'était soldée par un échec. La question est donc de savoir si les divergences d'hier pourront être dépassées aujourd'hui, d'autant plus que certaines sont structurelles : les deux groupes ont la réputation d'avoir des cultures d'entreprise très différentes, Rio Tinto étant plus conservatrice, et Glencore plus agressive et audacieuse dans sa stratégie de développement.  Il y a aussi la question du charbon : Glencore en est le plus grand exportateur et entend bien conserver ses mines, alors que Rio Tinto a abandonné l'activité en 2018. Le groupe anglo-australien serait-il prêt à racheter la totalité de son concurrent et à payer y compris pour acquérir son activité charbon ? C'est ce qui se murmure, mais cela reste l'une des questions qui sera déterminante. Depuis l'échec des précédentes discussions, Rio Tinto s'est choisi un nouveau directeur général, tandis que le britannique Anglo American est en passe de fusionner avec le canadien Teck Resources pour créer Anglo Teck, un autre géant minier du cuivre. Des évolutions qui pèseront peut-être dans les discussions...  13 000 dollars la tonne Ces nouveaux pourparlers entre les deux miniers ont lieu dans un contexte de prix qu'il est difficile de ne pas évoquer. Ces derniers ont atteint, la semaine dernière, 13 000 dollars la tonne à la bourse aux métaux de Londres (LME), un sommet inégalé. Liée à des arrêts de production dans plusieurs mines et à la politique de stockage en vigueur aux États-Unis pour anticiper de nouvelles taxes sur le cuivre, cette hausse a fait s'effondrer la demande chinoise - qui représente la moitié de la demande mondiale - ces dernières semaines, les raffineries n'étant plus capables de dégager des marges. S'ils confortent la logique de cette opération de fusion, selon l'agence Bloomberg, ces prix pourraient cependant pousser aussi les actionnaires de Glencore à vouloir profiter encore un peu plus de l'empire du cuivre qu'ils possèdent, ou inciter le géant BHP à jouer les trublions en déposant une offre concurrente.  À lire aussiAnglo American et Teck Ressources, un mariage taillé pour le marché du cuivre

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Fini les adresses Gmail qu'on regrette, Google s'apprête enfin à autoriser un changement historique

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 3:21


Voici une bonne nouvelle qui pourrait soulager bon nombre d'entre vous. Il s'agit de la fin potentielle des adresses Gmail embarrassantes ou obsolètes que l'on traîne parfois depuis des années.D'après des documents techniques repérés récemment, Google s'apprêterait enfin à permettre la modification d'une adresse email existante sans avoir à recréer un compte de zéro.La fin d'une règle gravée dans le marbreCe changement, qui n'a pas encore fait l'objet d'une annonce officielle, a été découvert de manière assez inattendue.Une mise à jour de la documentation, visible uniquement sur la version en langue hindi pour le moment, indique explicitement que la possibilité de changer son adresse de compte Google est en cours de déploiement progressif pour tous les utilisateurs.Jusqu'à présent, la règle d'or chez Google était la rigidité. Une fois une adresse Gmail créée, elle était gravée dans le marbre. La version anglaise du site continue d'ailleurs d'afficher l'ancien avertissement stipulant que l'adresse ne peut "pas être modifiée".Si cette modification se confirme à l'échelle mondiale, elle marquera un tournant majeur dans la gestion de l'identité numérique chez le géant du web.Continuité de serviceConcrètement, comment ce système va-t-il fonctionner pour conserver votre patrimoine numérique ? L'enjeu principal pour les professionnels est de ne pas perdre ses données en changeant de nom.Selon le document, la transition se fera en douceur. Vous conserverez l'accès à tous vos services associés, que ce soit vos fichiers sur Drive, vos photos, vos messages ou vos achats sur le Google Play Store.Techniquement, Google assurera donc une continuité de service. Vous pourrez vous connecter avec l'ancienne ou la nouvelle adresse, et surtout, vous recevrez les emails envoyés aux deux identifiants.Cependant, il y a des garde-fous. Une contrainte importante est en effet à noter. Si vous optez pour ce changement, vous ne pourrez pas créer une autre nouvelle adresse Gmail pour ce compte pendant une période de 12 mois. Cela vise sans doute à éviter les abus et les changements d'identité trop fréquents.Enfin, pourquoi est-ce une nouvelle stratégique ?Pour beaucoup d'utilisateurs pro ou semi-pro qui utilisent Gmail, c'est l'opportunité de professionnaliser une adresse créée durant leurs études, sans la lourdeur administrative d'une migration de données manuelle.Google rattrape ici son retard, car la plupart de ses concurrents offrent déjà cette flexibilité depuis longtemps.Il reste toutefois une inconnue. Le fait que la fuite provienne d'une page en hindi suggère que le déploiement pourrait commencer par ce marché spécifique avant d'arriver en Europe. Il faudra donc surveiller vos paramètres de compte dans les semaines à venir, mais l'espoir est permis pour ceux qui souhaitent enfin aligner leur adresse email avec leur image professionnelle actuelle.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Google Maps trop intrusif ? Cette appli GPS sans pub ni tracking fait un carton pendant les fêtes

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 3:04


Abordons un sujet qui a suscité beaucoup d'intérêt parmi les lecteurs cette année : comment s'affranchir de Google Maps sans perdre le nord.Alors que beaucoup d'entre vous prennent la route pour rejoindre leur famille en cette fin d'année, c'est l'occasion idéale de briller lors des discussions au coin du feu en présentant une alternative crédible, respectueuse de la vie privée et capable de préserver la batterie de votre smartphone pour les photos du réveillon.Le constat de départ est simple et partagé par beaucoup : l'omniprésence du géant de la recherche peut devenir oppressante, même sur la route.Solution de remplacement sérieuseEntre les rapports mensuels détaillant vos moindres déplacements et une consommation énergétique souvent excessive sur des terminaux pourtant récents comme le Pixel 9 Pro, l'expérience utilisateur peut laisser à désirer.C'est ici qu'intervient CoMaps. Cette application gratuite s'est imposée cette année comme une solution de remplacement sérieuse. Elle promet non seulement de vous guider vocalement, mais surtout de le faire sans siphonner vos données personnelles ni votre batterie.Techniquement, il est intéressant de comprendre d'où vient cet outil. CoMaps n'est pas sorti de nulle part : c'est un "fork", une déclinaison d'Organic Maps, elle-même héritière de MapsWithMe. L'application repose sur la philosophie de l'open-source et utilise les données d'OpenStreetMap.CoMaps vous demande de télécharger en amont la carte de la région visitéeLa différence majeure avec son concurrent de Mountain View réside dans son fonctionnement hors ligne. Contrairement au streaming de cartes constant, CoMaps vous demande de télécharger en amont la carte de la région visitée.Cela offre deux avantages immédiats : l'application fonctionne parfaitement sans aucune connexion réseau, ce qui est crucial en zone blanche, et un mode "extérieur" très poussé pour les randonneurs, affichant sentiers et points d'eau potable.Pour les professionnels et les entreprises soucieux de la confidentialité des données, l'impact est significatif. Là où les solutions grand public traditionnelles monétisent la localisation, CoMaps garantit une absence totale de suivi, d'identification des personnes et de collecte de données.L'application est transparente, sans publicité et communautaire. Disponible sur Android et iOS depuis début juillet, elle représente une option robuste pour les flottes d'entreprise ou les collaborateurs qui ont besoin de fiabiliser leurs déplacements sans compromettre la sécurité de leurs informations ni l'autonomie de leurs appareils mobiles.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Des géants de la tech envisagent d'installer des data centers dans l'espace pour répondre aux besoins explosifs de l'IA, en misant sur l'énergie solaire et des infrastructures orbitales inédites mondiales.Interview : Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDFEn partenariat avec EDFPourquoi l'idée d'installer des data centers dans l'espace séduit-elle les géants de la tech ?Un data center, ce n'est pas seulement de l'informatique et des serveurs : c'est avant tout une question d'énergie, et de beaucoup d'énergie. Même si les puces et les modèles d'IA deviennent plus sobres, les usages explosent, notamment avec l'IA générative et l'inférence. Résultat : les besoins en calcul augmentent de façon exponentielle, et donc la consommation électrique aussi. La vraie question, aujourd'hui, c'est comment fournir une énergie massive, fiable et au coût le plus bas possible à ces infrastructures. C'est là que l'espace commence à faire rêver les grands acteurs du numérique comme Google, Amazon ou Tesla.En quoi l'espace apporterait-il un avantage décisif par rapport à la Terre ?Sur Terre, raccorder un data center au réseau électrique prend des années. Il faut des autorisations, creuser des tranchées, poser des câbles à très haute tension : c'est lourd, long et peu compatible avec le rythme du numérique. Dans l'espace, l'idée est de se rapprocher du Soleil. L'énergie solaire y est quasi permanente et beaucoup plus intense qu'au sol : en orbite géostationnaire, on capte jusqu'à 20 à 50 fois plus d'énergie. Il n'y a quasiment pas de cycle jour-nuit, ce qui permet une production continue. Sur le papier, c'est une source d'énergie abondante, puissante et presque illimitée.Comment communiquer avec des data centers situés en orbite ?Les technologies existent déjà. On fait exactement comme avec des constellations de satellites type Starlink : des communications à très haut débit entre l'espace et la Terre. Certes, la latence est un peu plus élevée qu'avec des infrastructures terrestres, mais pour des services d'IA, quelques dizaines de millisecondes ne posent aucun problème. Ce n'est pas idéal pour le gaming ultra-réactif, mais pour le traitement de données ou l'IA, c'est tout à fait acceptable et déjà opérationnel.Est-ce réellement faisable aujourd'hui, ou est-ce encore de la science-fiction ?Techniquement, c'est crédible. Économiquement, c'est encore un énorme pari. Des acteurs comme la startup StarCloud, soutenue par NVIDIA, ont déjà lancé un premier satellite avec des GPU embarqués, mis en orbite par SpaceX, capable d'exécuter des modèles d'IA comme Gemma de Google. C'est encore très symbolique, mais ça fonctionne réellement.Les défis restent immenses : rayonnements cosmiques, températures extrêmes, usure accélérée des composants et surtout le refroidissement, très complexe dans le vide spatial. Sans parler du coût des lancements, encore élevé malgré les progrès. Si les promesses de lanceurs comme Starship ou New Glenn se concrétisent, avec des coûts divisés par dix, l'équation pourrait changer. Pour l'instant, on est clairement sur un moonshot, comme le projet Suncatcher développé par Google au sein de sa division X, ambitieux et audacieux… mais encore loin d'un déploiement massif.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don

Culture en direct
Critique cinéma : "Bugonia" de Yórgos Lánthimos, un huis clos de séquestration techniquement superbe

Culture en direct

Play Episode Listen Later Nov 26, 2025 16:19


durée : 00:16:19 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Dans "Bugonia", le réalisateur de "Pauvres créatures", Yórgos Lánthimos signe un thriller psychologique aussi noir que corrosif, où deux complotistes persuadés d'enlever une PDG « extraterrestre », campé par Emma Stone, basculent dans une folie de plus en plus déroutante. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Charlotte Garson Rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma; Philippe Azoury Journaliste, critique et auteur

Choses à Savoir TECH
L'UE donne un outil puissant et inédit pour contrecarrer l'IA ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Nov 23, 2025 2:32


C'est officiel : depuis ce 24 novembre 2025, chaque citoyen européen dispose d'un pouvoir inédit. Bruxelles vient de lancer une plateforme qui permet de signaler anonymement toute dérive liée à l'intelligence artificielle. Une première en Europe, portée par le Bureau européen de l'IA, le nouvel organisme chargé de faire respecter l'AI Act.L'objectif est clair : offrir un canal ultra-sécurisé, facile d'accès, pour dénoncer les manquements présumés à la législation sur l'IA — sans risquer de représailles. Que vous soyez salarié, partenaire, prestataire… ou simple témoin, il est désormais possible d'alerter l'Union européenne en quelques minutes. Et surtout, sans laisser la moindre trace. Techniquement, l'outil coche toutes les cases. Le signalement est chiffré de bout en bout, avec des protocoles certifiés qui garantissent un anonymat absolu. L'interface accepte toutes les langues officielles de l'Union, et permet de joindre des documents dans la majorité des formats existants. Mais la vraie nouveauté se trouve ailleurs : une boîte postale sécurisée intégrée au système permet un dialogue continu avec le Bureau européen de l'IA. Une fois le signalement déposé, les enquêteurs peuvent demander des précisions, accuser réception ou tenir le lanceur d'alerte informé de l'avancée du dossier — sans jamais pouvoir l'identifier.Cette approche transforme l'alerte anonyme en processus collaboratif, un peu à la manière des cellules de lanceurs d'alerte anticorruption, mais à l'échelle du continent. Pour rappel, l'AI Act, entré en vigueur cet été, vise à encadrer les systèmes d'intelligence artificielle tout en encourageant l'innovation. Le texte protège la santé, la sécurité, les droits fondamentaux et même la démocratie. Mais une loi sans contrôle reste une coquille vide. Grâce aux signalements citoyens, l'Europe espère détecter très tôt les dérives — qu'il s'agisse d'un modèle d'IA dangereux, d'un usage illicite de données ou d'un système “à haut risque” déployé sans autorisation. La Commission promet de traiter chaque alerte avec « soin, diligence et intégrité ». Au-delà de la formule, cette plateforme marque un tournant : pour la première fois, la surveillance des technologies d'IA devient aussi l'affaire des Européens eux-mêmes.https://ai-act-whistleblower.integrityline.app/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rothen s'enflamme
Younès Belhanda "Il y a un beau vivier dans ce milieu de terrain. Techniquement c'est pas si mal, Manu Koné apporte une touche technique dans ce milieu donc je suis emballé" – 13/11

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Nov 13, 2025 1:36


Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

Rothen s'enflamme
Christophe Dugarry sur l'OM : "J'ai préféré le match de Madrid, mais ils doivent encore s'améliorer techniquement" – 24/09

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 5:36


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Choses à Savoir TECH
600 000 pétaflops, le plus gros supercalculateur japonais ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 2:21


Le Japon prépare un nouveau géant du calcul. Baptisé FugakuNEXT, ce projet vise une puissance de 600 000 pétaflops en FP8, une mesure taillée pour l'intelligence artificielle. Concrètement, il s'agit de marier deux mondes longtemps séparés : le calcul scientifique classique et les modèles génératifs. Une même machine capable à la fois de simuler des phénomènes physiques complexes et d'exploiter l'IA pour des usages concrets, de la découverte de médicaments à la prévention des catastrophes naturelles.La référence aux 600 exaflops FP8 peut prêter à confusion. Elle n'équivaut pas aux traditionnels FLOPS en double précision utilisés par les supercalculateurs scientifiques. Mais elle traduit un débit colossal optimisé pour l'IA, où la précision 8 bits est désormais la norme. Selon le centre de recherche RIKEN, FugakuNEXT pourrait offrir un gain d'efficacité jusqu'à 100 fois supérieur à son prédécesseur, tout en restant dans une enveloppe énergétique voisine de 40 mégawatts. Techniquement, le projet repose sur une architecture hybride. D'un côté, Fujitsu développe de nouveaux processeurs, les Monaka-X, dotés d'unités matricielles et d'extensions SIMD pour accélérer les calculs. De l'autre, NVIDIA fournit ses accélérateurs et son interconnexion NVLink Fusion, qui permettra de relier CPU et GPU et de partager la mémoire à très haute vitesse. Cette approche devrait maximiser la bande passante et réduire les goulets d'étranglement.Côté logiciel, l'accent est mis sur la précision mixte : l'IA exploitera massivement le FP8 et le FP16 pour accélérer les calculs, mais conservera des étapes critiques en précision plus élevée afin de garantir la fiabilité scientifique. Au-delà de la course aux records, FugakuNEXT s'inscrit dans une stratégie nationale. Le Japon veut démontrer que l'union du calcul intensif et de l'intelligence artificielle peut répondre à des enjeux sociétaux majeurs : mieux anticiper les risques naturels, améliorer la santé, optimiser l'industrie. Avec FugakuNEXT, le supercalcul ne se contente plus de chiffres vertigineux : il devient une promesse d'applications concrètes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
Apple lance une IA pour décrire le monde en temps réel ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Sep 9, 2025 2:01


Apple avance ses pions dans l'intelligence artificielle, mais comme souvent, sans faire de bruit. Plus tôt cette année, la firme a présenté FastVLM, un modèle vision-langage, désormais disponible sur la plateforme Hugging Face. Son principe est simple : analyser une image et la décrire en texte. Autrement dit, l'inverse d'un générateur d'images.Pour les curieux, plusieurs versions sont proposées. La plus complète compte 7 milliards de paramètres, mais il existe aussi des modèles allégés à 1,5 et 0,5 milliard, ce dernier pouvant même être testé directement depuis son navigateur, sans rien installer. Par défaut, FastVLM décrit en une phrase ce qu'il voit via la webcam, mais il peut aller plus loin : identifier une émotion sur un visage, lire le texte d'une affiche ou reconnaître un objet précis.Techniquement, FastVLM peut tourner sur différents ordinateurs, mais il a été optimisé pour les processeurs Apple. Résultat : sur un Mac, il est annoncé 85 fois plus rapide que d'autres modèles équivalents. Reste la grande question : pourquoi Apple développe-t-il ce type d'IA ? Les usages potentiels sont multiples. Dans un casque Vision Pro, elle pourrait enrichir l'expérience en réalité mixte. Sur iPhone, elle servirait à scanner le contenu d'un frigo pour proposer des recettes, ou encore à traduire des panneaux à l'étranger. Mais la vraie révolution se joue peut-être ailleurs : combinée à des lunettes intelligentes, cette technologie pourrait transformer le quotidien des personnes malvoyantes, en leur décrivant en temps réel ce qui les entoure. Apple travaillerait déjà sur ses propres lunettes connectées, prévues pour 2026 ou 2027. Avec FastVLM, la marque prépare discrètement le terrain pour une IA capable de voir… et de rendre nos vies un peu plus simples. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH VERTE
Des panneaux solaires sur les drones russes en Ukraine ?

Choses à Savoir TECH VERTE

Play Episode Listen Later Sep 7, 2025 2:20


Symbole de la guerre moderne, le drone s'impose comme un outil incontournable sur les champs de bataille. En Ukraine, il a permis de compenser en partie l'asymétrie militaire face à la Russie. Mais Moscou innove à son tour : ses forces expérimentent désormais des drones équipés de panneaux solaires, une adaptation qui pourrait changer la donne.Une vidéo récente montre ces engins modifiés avec de petits panneaux solaires de camping, coûtant une cinquantaine d'euros. L'idée est simple mais redoutable : l'énergie solaire, même limitée, suffit à alimenter capteurs et transmissions vidéo, sans puiser dans la batterie principale. Résultat : ces drones peuvent rester en embuscade plus longtemps, surveiller discrètement une zone et préparer une attaque au moment opportun. Techniquement, les panneaux ajoutent seulement 200 à 300 grammes pour une puissance d'environ dix watts. Pas assez pour recharger complètement l'appareil, mais suffisant pour maintenir les systèmes de surveillance actifs. Cette approche de « bricolage militaire » illustre parfaitement la capacité d'une armée à détourner des technologies civiles bon marché pour un usage stratégique.Les implications sont considérables. Des drones capables de patienter des heures, voire des jours, deviennent l'équivalent aérien des mines terrestres : des menaces invisibles, difficiles à neutraliser, pouvant surgir à tout moment. Les armées devront désormais intégrer ce paramètre dans leurs stratégies défensives. Cette innovation soulève aussi des questions plus larges. Si de simples panneaux de camping permettent déjà de prolonger une mission, que se passera-t-il lorsque des technologies solaires plus performantes seront intégrées directement à la conception des drones ? On pourrait voir émerger une nouvelle génération d'engins quasi autonomes, réduisant la dépendance aux bases de contrôle et aux opérateurs humains. Mais avec cette autonomie croissante viennent aussi des enjeux éthiques. Jusqu'où laisserons-nous les machines surveiller, décider, voire frapper sans contrôle humain direct ? Une chose est sûre : l'expérimentation russe montre que la course à l'armement technologique, déjà bien lancée, vient de franchir une nouvelle étape. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Accents d'Europe
Les scientifiques au chevet des océans

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 10, 2025 19:29


Plus de soixante chefs d'État au chevet des océans à Nice, dans le sud de la France... et les sujets d'inquiétude ne manquent pas : du réchauffement climatique à la pollution en passant par la surpêche et l'acidification des eaux, l'océan souffre,  et les scientifiques sont les premiers à le constater.  Dans le nord de l'Espagne, le centre océanographique de Gijon travaille sur le pythoplancton, lui aussi victime du réchauffement... c'est un acteur-clé de l'absorption du carbone, une vraie pompe biologique, et aussi un aliment pour les poissons... mais sa qualité laisse aujourd'hui à désirer... Reportage auprès des scientifiques de Diane Cambon.   «Les grands fonds ne peuvent pas devenir un far west»La lutte contre le chalutage, ou l'exploitation des fonds marins, l'ouverture du sommet de Nice a été l'occasion de dire haut et fort ses inquiétudes... «les grands fonds ne peuvent pas devenir un far west», a ainsi lancé le secrétaire général de l'ONU, référence à peine masquée aux projets prédateurs du président américain.Techniquement, l'exploitation des galets de nickel et autres métaux précieux à plus de 6 000 mètres de profondeur est déjà possible... un navire Le hidden gem de la société suisse Allseas a déjà testé un équipement ad hoc Laxmi Lota.   L'Europe synthétise sa position sur les océans Et face au traité mondial de protection de la haute mer, qui devrait entrer en vigueur à la fin de l'année 2025, l'Europe a voulu aussi faire entendre sa voix. La présidente de la Commission européenne a ainsi fait un arrêt à Nice pour présenter son pacte européen pour les Océans. On retrouve à Nice Agathe Cherki qui suit ce sommet pour le média en ligne Contexte avec lequel nous sommes partenaires.Les étudiants serbes toujours mobilisés Et direction la Serbie pour cette fin d'émission, le mouvement étudiant contre la corruption et l'autoritarisme du régime Vucic, ne faiblit pas. Voilà six mois que les universités sont bloquées. C'est le cas à Belgrade, où les professeurs qui sont solidaires du mouvement ne sont plus payés depuis plusieurs mois. Louis Seiller est allé rencontrer profs et élèves du département de musique, où se pose la question de la forme que doit prendre la suite du mouvement.

Accents d'Europe
Les scientifiques au chevet des océans

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jun 10, 2025 19:29


Plus de soixante chefs d'État au chevet des océans à Nice, dans le sud de la France... et les sujets d'inquiétude ne manquent pas : du réchauffement climatique à la pollution en passant par la surpêche et l'acidification des eaux, l'océan souffre,  et les scientifiques sont les premiers à le constater.  Dans le nord de l'Espagne, le centre océanographique de Gijon travaille sur le pythoplancton, lui aussi victime du réchauffement... c'est un acteur-clé de l'absorption du carbone, une vraie pompe biologique, et aussi un aliment pour les poissons... mais sa qualité laisse aujourd'hui à désirer... Reportage auprès des scientifiques de Diane Cambon.   «Les grands fonds ne peuvent pas devenir un far west»La lutte contre le chalutage, ou l'exploitation des fonds marins, l'ouverture du sommet de Nice a été l'occasion de dire haut et fort ses inquiétudes... «les grands fonds ne peuvent pas devenir un far west», a ainsi lancé le secrétaire général de l'ONU, référence à peine masquée aux projets prédateurs du président américain.Techniquement, l'exploitation des galets de nickel et autres métaux précieux à plus de 6 000 mètres de profondeur est déjà possible... un navire Le hidden gem de la société suisse Allseas a déjà testé un équipement ad hoc Laxmi Lota.   L'Europe synthétise sa position sur les océans Et face au traité mondial de protection de la haute mer, qui devrait entrer en vigueur à la fin de l'année 2025, l'Europe a voulu aussi faire entendre sa voix. La présidente de la Commission européenne a ainsi fait un arrêt à Nice pour présenter son pacte européen pour les Océans. On retrouve à Nice Agathe Cherki qui suit ce sommet pour le média en ligne Contexte avec lequel nous sommes partenaires.Les étudiants serbes toujours mobilisés Et direction la Serbie pour cette fin d'émission, le mouvement étudiant contre la corruption et l'autoritarisme du régime Vucic, ne faiblit pas. Voilà six mois que les universités sont bloquées. C'est le cas à Belgrade, où les professeurs qui sont solidaires du mouvement ne sont plus payés depuis plusieurs mois. Louis Seiller est allé rencontrer profs et élèves du département de musique, où se pose la question de la forme que doit prendre la suite du mouvement.

Maintenant, vous savez
Pourquoi aime-t-on tant les potins ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later May 30, 2025 4:49


52 minutes. C'est le temps qu'on passerait chaque jour à faire des commérages, selon une étude du Social Psychological and Personality Science.. Ces 52 minutes révèlent aussi quelque chose d'important: les potins, aussi futiles qu'ils paraissent, ont en fait une vraie fonction sociale.  Les ragots ne sont pas toujours négatifs. Techniquement, c'est simplement le fait de parler de quelqu'un qui n'est pas là. Et ça peut être gentil, indifférent ou… un peu plus piquant. D'ailleurs, les chercheurs de cette même étude les ont classés de la même façon : les potins positifs, négatifs ou neutres. Résultat : ¾ des ragots sont neutres. Ce qu'on raconte le moins en revanche, ce sont les choses sympas. Les potins positifs sont deux fois moins fréquents que les négatifs !  Mais… c'est quoi l'intérêt des ragots ? Ça veut dire qu'on passe près d'une heure par jour à critiquer les autres ? Ecoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez" À écouter ensuite : Comment savoir si on est radin ? Éjaculation féminine : quelles sont les 3 choses à savoir ? Pourquoi cuisiner améliore-t-il notre santé mentale ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

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On n'est pas obligé d'être d'accord - Sophie Durocher
Découvrabilité - Marc Boilard trouve ça super fantastique: «c'est extrêmement simple techniquement»

On n'est pas obligé d'être d'accord - Sophie Durocher

Play Episode Listen Later May 21, 2025 8:27


Projet de loi sur la découvrabilité du contenu francophone: bonne idée et si oui, de quelle façon? Discussion avec Marc Boilard, chroniqueur Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi la Chine déploie-t-elle des satellites sur une orbite rétrograde lointaine ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later May 11, 2025 2:30


Dans un relatif silence médiatique, la Chine vient d'accomplir une première mondiale majeure : le déploiement de la première constellation de satellites sur une orbite rétrograde lointaine (Distant Retrograde Orbit, ou DRO) entre la Terre et la Lune. Cette avancée technologique représente un tournant dans l'exploration de l'espace profond et annonce une redéfinition potentielle des stratégies de communication, de navigation et de soutien logistique pour les futures missions lunaires.Qu'est-ce qu'une orbite rétrograde lointaine ?Une orbite rétrograde lointaine est une trajectoire gravitationnelle stable qui entoure la Lune dans le sens opposé à sa rotation (d'où "rétrograde") et à une altitude très élevée, généralement située entre 60 000 et 70 000 kilomètres au-dessus de la surface lunaire. Cette orbite tire parti des équilibres gravitationnels complexes entre la Terre et la Lune, offrant une stabilité exceptionnelle avec peu de corrections nécessaires. Elle a été choisie par la NASA pour la future station spatiale lunaire Gateway, mais jusqu'à présent, aucun pays n'avait réussi à y déployer une constellation complète de satellites.C'est précisément ce que la Chine a accompli. Selon les informations fournies par l'agence spatiale chinoise (CNSA), plusieurs petits satellites ont été positionnés avec succès sur cette orbite au moyen d'une mission automatisée, conçue pour tester des capacités de communication, d'observation et de navigation dans un environnement cislunaire complexe. Les satellites peuvent se coordonner entre eux, former un maillage dynamique, et relayer des données vers la Terre et vers d'autres engins spatiaux.Techniquement, ce déploiement est une démonstration impressionnante de maîtrise de la mécanique orbitale et du contrôle autonome dans l'espace profond. Il pourrait permettre à la Chine d'assurer des liaisons stables et durables avec des missions habitées ou robotiques opérant à la surface de la Lune, ou même sur sa face cachée, où les communications directes avec la Terre sont impossibles.Au-delà de la prouesse technologique, cette mission marque l'entrée dans une nouvelle ère de l'exploration lunaire, dans laquelle les infrastructures orbitales joueront un rôle central. Les orbites rétrogrades lointaines pourraient devenir les futurs axes de circulation logistique pour les modules habités, les véhicules automatisés et les relais de communication.Alors que la NASA et l'ESA finalisent leurs plans pour Artemis et Gateway, la Chine prend une longueur d'avance discrète mais stratégique. Le déploiement de cette constellation sur orbite DRO ne vise pas seulement à soutenir des missions lunaires : il prépare le terrain pour une présence permanente dans l'espace cislunaire. Une étape de plus vers une colonisation rationnelle et géopolitiquement compétitive de notre satellite naturel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SCIENCES
Comment créer un .pdf plus grand que l'Univers ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 20, 2025 2:32


Créer un fichier plus grand que l'univers : cela semble absurde, voire impossible. Et pourtant, c'est précisément le défi qu'Alex Chan, un ingénieur logiciel britannique, a tenté de relever, avec une pointe d'humour mais aussi une solide démonstration des limites et bizarreries de l'informatique moderne.Tout commence par une idée un peu folle : peut-on créer un fichier informatique dont la taille dépasse celle de l'univers observable ? Pour situer, l'univers visible contiendrait environ 108010^{80} atomes. Un fichier de cette taille, en octets, serait donc littéralement inconcevable à stocker dans le monde réel. Mais Alex Chan ne cherche pas à le stocker… juste à le déclarer.Il utilise un format bien connu des informaticiens : le format ZIP. Les fichiers ZIP permettent de compresser des données, mais surtout, ils reposent sur une structure logique qui référence les fichiers contenus. En d'autres termes, on peut indiquer qu'un fichier compressé contient un fichier de plusieurs zettaoctets (ou plus), sans réellement inclure les données correspondantes. Cette astuce est connue sous le nom de "zip bomb", une forme d'attaque qui consiste à piéger un fichier compressé pour qu'il occupe une taille gigantesque une fois extrait, mettant ainsi à genoux les logiciels ou systèmes qui tentent de le lire.Mais Alex Chan pousse l'idée plus loin : il s'appuie sur les spécificités du format ZIP64, une extension du format ZIP qui permet de dépasser les limitations initiales de 4 Go par fichier. Grâce à une manipulation astucieuse des en-têtes ZIP (qui décrivent les tailles et emplacements des fichiers à l'intérieur de l'archive), il crée une structure vide mais déclarée comme contenant un fichier de 4,5 yottaoctets – soit plus que la quantité totale d'information pouvant être contenue par tous les atomes de l'univers.Techniquement, le fichier ne contient pratiquement rien. Il est extrêmement léger. Mais les métadonnées décrivent un fichier gigantesque, bien au-delà de ce que la physique pourrait permettre. C'est donc un exploit purement conceptuel : Alex Chan ne crée pas un fichier gigantesque, mais une sorte de "mensonge bien formaté". Il démontre ainsi que les systèmes informatiques peuvent être poussés dans leurs retranchements logiques, que les limites ne sont pas toujours physiques, mais parfois uniquement liées aux conventions des formats ou des logiciels.En somme, son défi est à la fois une blague geek, une leçon de conception logicielle, et un clin d'œil aux absurdités possibles dans l'univers numérique. Une preuve brillante qu'avec un peu d'imagination, même le vide peut peser plus lourd que l'univers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Le journal de la nuit
Didier Leschi, directeur général de l'OFII sur la proposition de Laurent Wauqiuez «d'enfermer les OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon» : «Une proposition techniquement infaisable»

Le journal de la nuit

Play Episode Listen Later Apr 9, 2025 15:36


Tous les soirs à 20h30, Pierre de Vilno reçoit un invité qui fait l'actualité politique. Ce soir, c'est Didier Leschi, directeur général de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration qui est reçu dans le studio d'Europe 1 Soir. L'occasion de revenir sur les propos chocs de Laurent Wauquiez qui propose d'envoyer les personnes sous rétention administrative à Saint-Pierre-et-Miquelon. Il est aussi question des tensions diplomatiques entre Paris et Alger et quelles solutions peuvent trouvés pour trouver une issue.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'entrepreneuriat, c'est du sport !
[RUSH] : Clément BERGON - Pourquoi être bon techniquement ne fait pas de vous un bon manager ?

L'entrepreneuriat, c'est du sport !

Play Episode Listen Later Feb 27, 2025 4:41


Brillant, expert, performant… et après ? Un as du terrain devient-il un bon coach ? Non. Pas toujours.Les entreprises font souvent la même erreur. Elles promeuvent les meilleurs… mais sans filet. On te dit : "

Afrique Économie
En Tunisie, la colère des pêcheurs et des transporteurs

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Oct 3, 2024 2:20


En Tunisie, le taux de chômage stagne à 16%, l'inflation est à 9,3%. À cela s'ajoute la persistance de la précarité dans de nombreux secteurs non régulés. Malgré une volonté affichée par le président de lutter contre la petite corruption, les intermédiaires ou la spéculation, beaucoup de corps de métiers y sont encore exposés. À l'approche des élections, les Tunisiens n'hésitent pas à faire part de leurs difficultés, mais préfèrent rester anonyme.  De notre correspondante à Tunis,À Radès, en banlieue sud de Tunis, les pêcheurs vendent leur poisson directement sur place, mais Hassan Saïd, l'un d'entre eux, explique que normalement, il devrait avoir une petite boutique pour écouler sa pêche. « Moi, je passe parfois quatorze heures en mer et quand je rentre au port, je dois vendre mon poisson sur un emplacement miteux que l'on nous a attribué. Les gens viennent s'y saouler, donc évidemment qu'aucun client ne vient », se désole ce pêcheur. « Du coup, à qui je dois vendre ? Des intermédiaires, car il n'y a personne d'autre pour acheter », assure-t-il.Pour Boubaker, son collègue, c'est une angoisse permanente que d'être dépendant de ces intermédiaires. « Eux, ils s'en foutent de la loi, dénonce-t-il. Ils revendent notre poisson le double et nous arnaquent. Je suis pêcheur, je ne devrais pas avoir à angoisser et à me demander à qui et à combien je vais brader ma marchandise en rentrant de la mer. »Problèmes administratifsÀ quelques mètres, Kais Chebli vend son poisson dans un cabanon. Lui a d'autres problèmes. La longueur de son bateau a été mal enregistrée auprès de l'administration. Techniquement, il n'a plus le droit d'aller en mer, car son autorisation de pêche n'a pas été renouvelée à cause de cette erreur. Depuis deux ans, il n'arrive pas à régler le problème.« Moi, par exemple, je ne peux pas aller en eaux profondes, parce que si je me fais contrôler, et vu que je n'ai plus d'autorisation, c'est normal que les garde-côtes me questionnent et me demandent de rentrer au port », détaille-t-il. Ce genre de blocage administratif arrive souvent dans le pays, Kaïs espère que le président va changer les choses s'il est réélu. « Je sais que lui s'intéresse aux problèmes des citoyens des plus défavorisés. Il faut le laisser travailler », plaide-t-il.La corruption au quotidienLes transporteurs comptent de nombreux désabusés de la politique. Stationnés sur un terrain à Bhar Lazreg en banlieue nord de Tunis, ils disent n'avoir que des problèmes dans leur métier, comme Mohamed, transporteur depuis une vingtaine d'années. « Les problèmes commencent dès que l'on prend la route avec la petite corruption de la police. Le billet que l'on doit glisser par-ci et par là comme droit de passage. C'est sans arrêt », se plaint-il.Tous refusent de parler de l'élection présidentielle. Pour eux, leur métier manque tellement de régulation et d'encadrement qu'aucune solution n'est possible si ce n'est la débrouillardise au quotidien.

Aujourd'hui l'économie
L'Ukraine, sous la menace du défaut de paiement, bataille avec ses créanciers privés

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 3, 2024 3:08


L'Ukraine parviendra-t-elle à échapper au défaut de paiement ? Il ne lui reste plus qu'un mois pour trouver un accord avec ses créanciers privés. Une négociation particulièrement ardue sous la pression de la guerre. Au lendemain de l'offensive de la Russie, plusieurs fonds, dont l'américain Black Rock et le français Amundi, acceptent de bon gré un moratoire sur les remboursements. Ils deviennent alors des alliés de l'Ukraine, mais ils restent des financiers, ils ont besoin de revenus à court terme pour satisfaire leurs clients, ceux qui leur ont confié leur argent. Le moratoire expirant le premier août prochain, ils veulent récupérer leur mise, pas question pour eux de le repousser une deuxième fois, comme le demande l'Ukraine. Ce qu'ont accepté les créanciers bilatéraux, c'est-à-dire les États. En plus du nouveau moratoire, Kiev leur demande d'effacer 60% de cette ardoise à 20 milliards de dollars. Au maximum ils renonceront à 20% seulement de leurs créances.L'aide occidentale insuffisante ?L'Ukraine a aujourd'hui l'assurance de recevoir une aide substantielle de ses alliés. Les 50 milliards de dollars promis en juin par le G7, plus le prêt américain à 60 milliards enfin voté par le congrès, lui donnent de l'oxygène mais cet argent n'est pas encore versé et il sera fléché vers les dépenses militaires. L'Ukraine a donc dans l'immédiat un sérieux problème pour boucler son budget. Elle est à court de cash selon le FMI. Donner la priorité aux créanciers dans cette crise de trésorerie revient à sacrifier les salaires des fonctionnaires, ou des dépenses sociales, voire militaires. Impensable pour le président Zelensky. La dette publique de l'Ukraine a augmenté de 50% depuis le début de la guerre, elle représentera l'équivalent de son PIB d'ici la fin de l'année.Des créanciers chouchoutés en temps de guerre.Techniquement, il ne se passera pas grand-chose si l'Ukraine est acculée au défaut car elle ne se finance plus sur les marchés depuis le début de l'offensive russe. Mais en termes de réputation ce serait du plus mauvais effet. Un pays en guerre soigne en général la relation avec ses créanciers. Il est très rare qu'il fasse défaut note l'universitaire Patrick Shea dans une analyse publiée par The conversation. La Russie l'a fait en 2022 mais c'était un défaut technique, entrainé par les sanctions occidentales. Dans les années 80, l'Irak alors en guerre contre l'Iran a aussi fait défaut. Ces deux pays disposent de ressources abondantes, du pétrole, qui rassurent les prêteurs. Ce n'est pas le cas de l'Ukraine. Elle voit au contraire son économie se rabougrir à cause des destructions de ses infrastructures ciblées par l'armée russe. Son PIB a perdu un quart de sa valeur en deux ans. Pas très sécurisant pour les créanciers qui en temps de paix se basent sur les perspectives de croissance pour prêter de l'argent.Le contribuable américain à la rescousse ?L'Ukraine dit vouloir aboutir à une solution dans les prochaines semaines. Mais à ce jour aucune solution ne parait satisfaisante. On voit mal les États occidentaux payer pour l'Ukraine, cela signifierait que les contribuables américains ou européens renfloueraient un créancier privé. Une option politiquement indéfendable. Mais si l'Ukraine fait défaut, cela veut dire que les États alliés de l'Ukraine font désormais peser le coût de la guerre sur le privé. Pas vraiment rassurant sur la solidité de leur soutien.

Rothen s'enflamme
Faites entrer l'accusé : L'attaque des Bleus, accusé d'être trop pauvre techniquement – 18/06

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 18, 2024 9:18


Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

Choses à Savoir TECH
Laver son linge gratuitement grâce à un hack ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 27, 2024 2:13


Aux Etats-Unis, CSC ServiceWorks se décrit comme le principal fournisseur de services de blanchisserie commerciale aux États-Unis, au Canada et en Europe. Ses machines à laver équipent des résidences, des hôtels et universités dans le monde entier… mais visiblement, la sécurité de ses appareils laisse à désirer. Car au mois de janvier, deux étudiants de l'université de Californie, Alexander Sherbrooke et Iakov Taranenko, sont parvenus à activer une machine en exécutant un script de code, sans dépenser un dollar ! Mieux, ils se sont même ajouté un solde virtuel de plusieurs millions de dollars sur l'un de leurs comptes de blanchisserie, accessible via l'application CSC Go.Selon les deux étudiants, la vulnérabilité des machines trouve dans l'API utilisée par l'application mobile, qui offre la possibilité de recharger son compte, payer et commencer une lessive sur une machine à proximité. Dans le détail, les serveurs de la société peuvent en effet être trompés et accepter des commandes qui modifient le solde du compte, car les contrôles de sécurité sont effectués par l'application via l'appareil de l'utilisateur, puis sont automatiquement approuvés par les serveurs. Techniquement, n'importe qui peut activer une machine de l'entreprise sans payer ou créer un faux compte chez CSC Go, car les serveurs ne vérifient pas non plus si les nouveaux utilisateurs sont propriétaires de leur adresse électronique. Les étudiants ont donc souhaité alerter l'entreprise par messages et appels téléphoniques. Si leurs requêtes sont jusqu'à aujourd'hui restées sans réponse, la firme a pris soin de retirer le solde de plusieurs millions de dollars de leur compte.La possibilité d'activer une machine gratuitement semble inoffensive, mais la vulnérabilité de tels appareils présente tout de même des dangers. Par exemple, l'envoi de commandes par l'intermédiaire de l'API est susceptible de contourner les restrictions de sécurité dont sont équipées les machines à laver pour éviter les surchauffes et les incendies. De façon plus générale, cette affaire souligne la nécessité d'apporter des contrôles de sécurité suffisants aux objets connectés. Il est déjà arrivé que des hackers parviennent à activer des caméras depuis l'étranger ou même à accéder à des prises intelligentes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Top de L'After foot
Le Top de l'After Foot : Daniel Riolo : "Il y avait Kroos, Gundogan, Musiala, Kimmich, Wirtz et Havertz côté allemand. Citez-moi un joueur français qui s'approche de ça techniquement" – 25/03

Le Top de L'After foot

Play Episode Listen Later Mar 25, 2024 12:09


Chaque jour, écoutez le Best-of de l'Afterfoot, sur RMC la radio du Sport ! L'After foot, c'est LE show d'après-match et surtout la référence des fans de football depuis 15 ans ! Les rencontres se prolongent tous les soirs avec Gilbert Brisbois et Nicolas Jamain avec les réactions des joueurs et entraîneurs, les conférences de presse d'après-match et les débats animés entre supporters, experts de l'After et auditeurs. RMC est une radio généraliste, essentiellement axée sur l'actualité et sur l'interactivité avec les auditeurs, dans un format 100% parlé, inédit en France. La grille des programmes de RMC s'articule autour de rendez-vous phares comme Apolline Matin (6h-9h), les Grandes Gueules (9h-12h), Estelle Midi (12h-15h), Super Moscato Show (15h-18h), Rothen s'enflamme (18h-20h), l'After Foot (20h-minuit).

Choses à Savoir TECH
Mickey Mouse libre de droit depuis le 1er janvier ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Jan 7, 2024 2:32


Le 1er janvier 2024 a marqué un tournant historique pour Mickey, l'un des symboles principaux de la culture américaine. En fait, les trois premiers dessins animés de Walt Disney représentant le personnage sont désormais dans le domaine public. Un événement a immédiatement inspiré les fans d'IA comme Pierre-Carl Langlais, responsable de recherche à l'Opsci (Organisme de placement collectif en immobilier) qui a déjà développé un modèle d'IA entraîné spécifiquement pour créer des images dans le style des premiers dessins animés. Les curieux pourront s'amuser à créer des images de Mickey et Minnie version 1930 en utilisant le modèle, disponible en libre accès sur la plateforme Hugging Face, dont le lien est dans la description de cet épisode.Dans le détails, Langlais n'a pas créé son modèle de toutes pièces. Il s'agit en fait d'une version "sophistiquée" de Stable Diffusion XL qui a donc été constitué à partir d'images des trois premiers dessins animés datant de 1928 : « Steamboat Willie », « Plane Crazy » et « Gallopin' Gaucho ». Étant donné que le nombre d'images utilisées pour entraîner l'IA est d'à peine 96 au total, le résultat est, à ce stade, assez peu abouti. Un écueil qu'admet volontiers Pierre-Carl Langlais, je cite « ce projet est encore en cours d'élaboration : tant que le modèle est en développement, il est important de vérifier que les images générées respectent effectivement les designs tombés dans le domaine public » fin de citation. Mais une fois de plus, cette situation soulève des questions juridiques assez intéressantes. Plusieurs expériences utilisant des images de 1928 sont actuellement en cours, dans le but d'évaluer comment ces images peuvent être utilisées pour entraîner les modèles d'IA. Car, l'utilisation de Stable Diffusion XL (y compris les images protégées par le droit d'auteur) ne garantit pas la totale légalité des images nouvellement créées par l'IA. Techniquement parlant, les images générées par l'IA appartiennent au domaine public. Cependant, si vous utilisez certains éléments protégés d'une image (dessin, personnage) sans autorisation, il s'agit déjà d'une violation du droit d'auteur. Bref, la situation autour de l'utilisation de Mickey 1928 n'est pas claire, mais l'imagination des internautes est déjà bouillante... comme Mickey attaquant la capitale américaine, se faisant clouer sur une croix, ou en train de fumer de la drogue. Une chose est sûre, en matière de parodie, les créateurs n'ont bien souvent aucune limite, si ce n'est celle de leur imagination. Modèle IA :  https://huggingface.co/Pclanglais/Mickey-1928  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir TECH
Mickey Mouse libre de droit depuis le 1er janvier ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Jan 7, 2024 3:02


Le 1er janvier 2024 a marqué un tournant historique pour Mickey, l'un des symboles principaux de la culture américaine. En fait, les trois premiers dessins animés de Walt Disney représentant le personnage sont désormais dans le domaine public. Un événement a immédiatement inspiré les fans d'IA comme Pierre-Carl Langlais, responsable de recherche à l'Opsci (Organisme de placement collectif en immobilier) qui a déjà développé un modèle d'IA entraîné spécifiquement pour créer des images dans le style des premiers dessins animés. Les curieux pourront s'amuser à créer des images de Mickey et Minnie version 1930 en utilisant le modèle, disponible en libre accès sur la plateforme Hugging Face, dont le lien est dans la description de cet épisode. Dans le détails, Langlais n'a pas créé son modèle de toutes pièces. Il s'agit en fait d'une version "sophistiquée" de Stable Diffusion XL qui a donc été constitué à partir d'images des trois premiers dessins animés datant de 1928 : « Steamboat Willie », « Plane Crazy » et « Gallopin' Gaucho ». Étant donné que le nombre d'images utilisées pour entraîner l'IA est d'à peine 96 au total, le résultat est, à ce stade, assez peu abouti. Un écueil qu'admet volontiers Pierre-Carl Langlais, je cite « ce projet est encore en cours d'élaboration : tant que le modèle est en développement, il est important de vérifier que les images générées respectent effectivement les designs tombés dans le domaine public » fin de citation.  Mais une fois de plus, cette situation soulève des questions juridiques assez intéressantes. Plusieurs expériences utilisant des images de 1928 sont actuellement en cours, dans le but d'évaluer comment ces images peuvent être utilisées pour entraîner les modèles d'IA. Car, l'utilisation de Stable Diffusion XL (y compris les images protégées par le droit d'auteur) ne garantit pas la totale légalité des images nouvellement créées par l'IA. Techniquement parlant, les images générées par l'IA appartiennent au domaine public. Cependant, si vous utilisez certains éléments protégés d'une image (dessin, personnage) sans autorisation, il s'agit déjà d'une violation du droit d'auteur. Bref, la situation autour de l'utilisation de Mickey 1928 n'est pas claire, mais l'imagination des internautes est déjà bouillante... comme Mickey attaquant la capitale américaine, se faisant clouer sur une croix, ou en train de fumer de la drogue. Une chose est sûre, en matière de parodie, les créateurs n'ont bien souvent aucune limite, si ce n'est celle de leur imagination.  Modèle IA :  https://huggingface.co/Pclanglais/Mickey-1928  Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Le Super Daily
Youpi, c'est lundi et l'actu social media est ensoleillée !

Le Super Daily

Play Episode Listen Later May 22, 2023 16:36


Episode 978 : Youpi, c'est lundi et on a de la news social media bien fraîche; Vente de voitures sur Linkedin, Application Chat GPT, Stories Insta et projet P92 sont au menu !On peut désormais commenter avec des gifs animés sous les posts InstagramJusqu'à présent, il était possible de réagir avec des GIF uniquement dans les Stories et les DM sur Instagram. On va désormais pouvoir répondre directement au coeur des commentaires d'un post en gif animé.Pendant longtemps Instagram a datif de la résistance. Alors que Twitter et Facebook proposent la réponse en gif depuis longtemps, Instagram préférait rester sur une version sobre, efficace et 100% textuelle.Quel impact sur l'engagement des posts Instagram ?Linkedin, meilleure place pour vendre des bagnolesQuand on te parle Vente de voiture et où tu es susceptible de te faire séduire pour en acheter une , tu pense probablement Télévision, bannières web, Radio, 4X3 ou encore Pré-roll Youtube et bien il en manque un dans la Liste : LINKEDIN !Tout part d'une étude Nielsen commandée par Linkedin pour évaluer la performance des annonceurs du secteur automobiles sur leur plateforme.L'objectif de cette étude était de confirmer que les marques étaient susceptibles d'améliorer leur notoriété et d'augmenter les ventes en allouant plus de budget à Linkedin Ads.L'étude a été menée sur 2 ans entre Octobre 2020 et Octobre 2022 auprès d'un panel de marques auto, le constat est puissant :LinkedIn est 3 fois plus efficace pour générer des ventes que la télévision et d'autres grandes plateformes sociales, et 2 fois plus efficace que la vidéo en ligne.LinkedIn est 2 fois plus efficace pour accroître la notoriété de la marque  que la télévision, l'affichage et les autres grandes plateformes socialesLa publicité sur LinkedIn est 4 fois plus  efficace  pour générer des ventes en dollars que les canaux de médias traditionnels Pour comparer avec d'autres supports :139 % plus performant que le search206% + performant que la radio477% plus performant que l'affichage Pour aller plus loin, quelques sur les utilisateurs: 75% des utilisateurs Linkedin se disent prêts à cliquer sur une publicité si elle est pertinente: 63% des utilisateurs Linkedin font partie du marché potentiel des véhicules de luxe: 73 % des utilisateurs font partie du marché des véhicules « standard »sourceMeta ouvre l'API d'Instagram et autorise la programmation des stories depuis les applications tiercesHootsuite, Agorapulse, Buffer… d'ici quelques semaines, toutes ces applications tierces pourront aussi gérer la publication et la planification de vos stories Instagram.Pratique et sans aucun doute salvateur pour nombre de CM qui peinent aujourd'hui à publier sur Instagram faute de temps.Le tentions, toute fois. La publication via l'API ne permettra pas d'utiliser les stickers et autres outils d'engagements qui font aujourd'hui la force du format story. Vous ne pourrez que poster des photos ou vidéos.Chat gpt lance son applicationUn peu d'intelligence Artificielle pour bien commencer la semaine : Chat GPT lance son appli mobile.Pour le moment elle est en test uniquement aux US et sur Apple . Le déploiement monde et Android est déjà envisagé.Que va nous apporter cette App ?Techniquement, les fonctionnalités proposées sont les mêmes que sur la version web desktop MAIS la formule mobile devrait garantir un lancement plus rapide du contenu, la génération plus rapide des réponses car pas besoin d'attendre l'o verrière du navigateur ou le lancement des pages.La dictée vocale whisper est toujours de la partie mais pas d'intégration avec siri pour le momentLa où c'est limitéPour le moment sur cette appli , n'est pas capable d'aller interroger le web meme si vous êtes abonné. Elle est donc plus limitée que la version web pour les abonnements payant.Là où on doit toujours faire attentionl'appli ChatGPT pour iPhone collecte les informations privées renseignées par les utilisateurs a but statistiques. Pas ouf pour la vie privée ou le RGPD.La nouvelle a été annoncée par Mira Murati la CTO D'OPEN AID'ailleurs petit virage, il est intéressant de suivre cette dame, c'est un peu la Adam Mosseri d'insta et elle communique fréquemment sur les News et releases.Des nouvelles du projet P92 d'InstagramLe Pew research center vient de publier une étude sur l'usage de Twitter. Selon cette étude, 25% des utilisateurs de Twitter envisage de se barrer dans les 12 prochains mois. Ce qui laisse de la place à d'autres… Notamment à Meta ! Instagram est en effet en train de travailler à sa propre version d'un réseau de micro blogging 100% textuel, à la twitter.Nom de code : projet 92.Des infos additionnelles ont fuité sur ce nouveau réseau. On a pu apercevoir une capture d'écran.On y a apprend aussi que ce nouveau projet pourrait être lancé en Beta courant du mois de Juin.Qu'il s'agira d'une app indépendante d'Instagram mais connecté à voter base d'audience. Votre pseudo, votre bio et même vos followers seront issus d'Instagram.Vous pourrez publier des contenus textes allant jusqu'à 500 caractères. Vous pourrez joindre des liens, des photos et des vidéos d'une durée maximale de 5 minutes.. . .Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs.Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs.

True Story
Ralph Baer, le père du jeu-vidéo

True Story

Play Episode Listen Later Apr 4, 2023 15:43


Dans cet épisode, Andréa Brusque vous raconte l'histoire d'un inventeur de génie. Passionné d'électronique et de technologie, visionnaire, enfant dans l'âme jusqu'à ses vieux jours, il a révolutionné l'industrie du divertissement. Aujourd'hui, on le considère tout simplement comme le père du jeu-vidéo. Son nom : Ralph Baer. De ses premières idées, à l'élaboration d'un prototype de console commercialisable, découvrez sa True Story. Le début d'une idée Août 1966. Les rues de Manhattan sont bondées en cet après-midi d'été. Au milieu des passants qui défilent par milliers, un homme d'une quarantaine d'années desserre sa cravate pour respirer un peu. Soudain, un frisson lui parcourt l'échine, comme une impression aussi familière que lointaine. Celle des pensées qui trottent dans la tête depuis des années sans vraiment faire surface ni disparaître pour autant. Il avait eu une idée, quinze ans auparavant. « Un téléviseur, un boîtier électronique, un fil de raccordement… Avec les bons réglages, les bonnes instructions, ça pourrait fonctionner… ! Techniquement réalisable. Peut-être pas si cher à produire ! » Les nouvelles idées affluent par dizaines. « Avec un tel appareil, n'importe quel jeu devient possible : des jeux de plateau, de sport, de cartes, des jeux pédagogiques ou même d'action ! » Pour découvrir d'autres récits passionnants, cliquez ci-dessous : Charles Manson, le gourou criminel qui fascine encore aujourd'hui Elena Ferrante, la plus mystérieuse des romancières Louise Weiss, la pionnière méconnue de l'Europe Un podcast Bababam Originals Ecriture : Elie Olivennes Voix : Andréa Brusque Production : Bababam (montage Célia Brondeau, Antoine Berry Roger) Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Choses à Savoir VOYAGE
Qu'est ce que le lait de poule ?

Choses à Savoir VOYAGE

Play Episode Listen Later Dec 18, 2022 3:14


A la fin de cet épisode, vous saurez enfin ce qu'est ce fameux lait de poule, mais mieux encore, vous pourrez en faire chez vous. Ceux qui pensent qu'il s'agit d'une crème anglaise ne sont pas loin de la vérité. Le lait de poule se sert traditionnellement en période des fêtes de fin d'année mais bien sûr, vous en consommez quand vous voulez. Il n'est a priori pas à base d'alcool et peut s'acheter tout fait. Néanmoins, il est plus traditionnel de le faire soi-même et de taper de la gnole dedans. Les alcools qu'on y ajoute sont assez classiques pour un cocktail lacté, rhum, Bourbon, Brandy, whisky moins classique mais tout aussi savoureux, on peut penser à l'amaretto, le baileys ou à la mandarine Napoléon. Au niveau des épices, c'est au goût mais la vanille, la cannelle ou la muscade sont en tête de classement. Ça se boit pur mais en analysant la recette, on se rend compte que le lait de poule peut servir à imbiber des pains perdus ou servir dans un pudding de pain par exemple. Mais du coup, quelle est cette recette ? Historiquement,  il s'agissait d'un mélange sans cuisson d'œufs, de lait de crème de sucre, d'épices, principalement de la muscade et beaucoup d'alcool. C'est la quantité incroyable d'alcool qu'il contenait qui lui permettait de se conserver jusqu'à une semaine malgré que le mélange était cru. Aujourd'hui, un lait de poulet se prépare en cuisant à la nappe un ruban blanchi dans un lait chaud aromatisé à la vanille ou à la cannelle. Suivant les régions, soit on y incorporera les blancs en neige à la fin, soit on battra le ruban avec des œufs entiers. Donc, dans un langage moins technique, vous fouettez des jaunes d'oeufs et du sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Cette base s'appelle un ruban et comme vous l'avez blanchi, c'est un ruban blanchi. Vous chauffez du lait et l'infusez à la vanille ou à la cannelle ou à la muscade ou la combinaison de votre choix. Vous versez un tiers du lait dans le ruban, donc dans les jaunes d'oeufs sucré, vous mélangez bien et vous remettez le tout dans la casserole qui contient encore les ⅔ de lait restant. Et là, vous cuisez à la nappe, c'est-à-dire à feux doux en remuant en permanence, en fait, le but est de ne jamais dépasser 85 degrés, températures à laquelle les œufs vont coaguler et nous ne voulons pas ça. On cuit quelques minutes jusqu'à ce que la préparation nappe votre spatule. d'où le nom “cuire à la nappe”. Techniquement, vous avez là une crème anglaise. Une fois fait, deux école, la première école estime que c'est prêt, l'autre va ajouter les blanc d'oeufs en neige pour un peut enrichir le tout. Je vous laisse juger par vous même. N'oubliez pas la troisième école qui aura battu les œufs entiers avec le sucre au tout début. Et enfin, à la toute fin, on ajoute le tord boyaux, la quantité variant suivant l'ambiance désirée de la soirée. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Passion Médiévistes
Épisode 71 - Terry et les Mayas

Passion Médiévistes

Play Episode Listen Later Dec 9, 2022 40:42


Pourquoi parler des Mayas dans un podcast sur le Moyen Âge ? Techniquement, les Mayas ont en partie vécu pendant cette période, selon les bornes temporelles classiques 500-1500, et même si ces bornes sont européennes, pourquoi pas les utiliser pour d'autres espaces géographiques ? Mon invité Terry David a a soutenu en 2022 un mémoire de recherches à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne sur « Les halls à colonnade dans les basses terres mayas à l'époque classique (250-1000)« . Donc bien sûr nous n'allons pas parler d'une société médiévale mais cet épisode, mais pour la première fois dans ce podcast nous parlons d'Amérique du sud ! ▪ Infos sur le podcast Créé et produit par Fanny Cohen Moreau depuis 2017. ➡ Soutenir le podcast > https://passionmedievistes.fr/soutenir/ ➡ Instagram > https://instagram.com/passionmedievistes/ ➡ Facebook > https://facebook.com/PassionMedievistes ➡ Twitter > https://twitter.com/PMedievistes ➡ Plus d'infos sur cet épisode > https://passionmedievistes.fr/ep-71-terry-mayas