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Leslie Rijmenams parle de vos initiatives positives sur Nostalgie. Petites idées pour grandes solutions... Pas de fatalisme, que des pistes pour aller de l'avant et des raisons d'espérer.

Nostalgie Belgique


    • Apr 20, 2026 LATEST EPISODE
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    Tourisme décalé : l'Islande recrute le pire photographe et la Suède mise sur les visiteurs curieux

    Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 3:18


    Une compagnie islandaise recherche… le pire photographe du monde. Oui, vous avez bien entendu. Le but ? Montrer que les paysages d'Islande sont si spectaculaires qu'ils restent incroyables, même en photos ratées.À la clé : un voyage de 10 jours tous frais payés, vols, hébergement, argent de poche… pour une valeur de plus de 50 000 dollars. Le profil recherché ? Surtout pas un pro. Ici, on privilégie les clichés flous, les cadrages douteux et même, pourquoi pas, un doigt devant l'objectif.Pour participer, il faut candidater sur reallybadphotographer.com avant le 30 avril, répondre à quelques questions (dont une très honnête sur votre niveau catastrophique en photo) et, si vous voulez marquer des points, envoyer une vidéo. Une campagne marketing brillante, qui casse les codes et rappelle qu'un voyage, ce n'est pas que du contenu parfait pour les réseaux.Dans un tout autre registre, direction la Suède, et plus précisément la ville d'Uppsala, qui lance une initiative baptisée "tourisme de QI". Derrière ce nom intriguant, une volonté claire : attirer des visiteurs curieux, intéressés par l'histoire, la culture et la connaissance… plutôt que des touristes venus uniquement pour prendre LA photo Instagram.Porté par Destination Uppsala, le projet propose une soixantaine d'expériences immersives. Par exemple : débloquer des recommandations de livres dans une librairie indépendante grâce à des mots de passe, partir à la recherche d'un monde miniature caché dans la ville, ou encore observer des lieux méconnus depuis une tour mobile installée à différents endroits.Ici, pas de course aux spots "instagrammables". L'idée est de ralentir, de ressentir, de comprendre. Une approche en cohérence avec l'histoire d'Uppsala, grande ville universitaire, tournée vers le savoir et l'innovation.Deux initiatives très différentes, mais un même message : voyager autrement, c'est possible. Que ce soit en lâchant prise sur la perfection… ou en prenant le temps d'explorer en profondeur.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    HERA Awards : les solutions de demain se pensent aujourd'hui à l'univ avec les générations futures

    Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 3:25


    Cette semaine avaient lieu les HERA Awards, des prix remis chaque année par la Fondation pour les Générations Futures. Pour cette 14ème édition, 35 projets ont été récompensés. Leur point commun ? Une volonté forte de contribuer à un monde plus durable, plus juste… et surtout, de manière concrète.Ce qui distingue ces travaux, c'est leur approche systémtique. Autrement dit, les étudiants ne réfléchissent plus en silo : ils croisent les enjeux, les relient, les décloisonnent. Et ça change tout.Prenez le mémoire de Camille Tarrate. Son objectif : rendre le tri des déchets plus accessible dans les logements collectifs, notamment dans les immeubles. Mais au lieu de s'arrêter à une solution technique, elle a élargi son regard. Elle s'est intéressée aux réalités sociales, aux contraintes économiques, aux freins culturels et même psychologiques. Parce que face aux gestes écologiques, nous ne sommes pas tous égaux.Elle est allée sur le terrain, notamment dans des logements sociaux à Saint-Gilles et Forest. Résultat : son travail a permis d'améliorer concrètement les outils de sensibilisation de Bruxelles Environnement, avec notamment la création de jeux coopératifs. On est loin du mémoire qui reste sur une étagère : ici, la recherche devient action.Autre exemple inspirant : celui de Loïc Gras, 27 ans, diplômé de l'ULB / La Cambre. Lui s'est attaqué à un problème majeur dans les zones de conflit : les structures de soins d'urgence. Aujourd'hui, elles reposent souvent sur des générateurs diesel, lourds, polluants et longs à installer.Sa réponse ? Une structure médicale autonome, rapide à déployer et alimentée par des énergies renouvelables. Un projet qu'il a notamment simulé pour Gaza, mais qui pourrait s'adapter à de nombreux contextes. Pour l'instant, c'est encore un concept… mais un prototype est en préparation, avec déjà des perspectives d'incubation pour en faire une solution réelle.À travers ces projets, deux grands enjeux se dessinent : la transition écologique et la justice sociale. Et surtout, leur interdépendance.Les HERA Awards nous rappellent une chose essentielle : les solutions de demain ne tombent pas du ciel. Elles se construisent dès aujourd'hui, dans les universités, dans les réflexions de jeunes qui osent penser autrement… et surtout, agir.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Dorothée : bien plus que le Club Dorothée, une pionnière engagée pour les enfants et l'écologie

    Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 4:31


    Le Club Dorothée, c'est toute une époque. Mais aujourd'hui, on avait envie d'aller un peu plus loin que la nostalgie.Parce que Dorothée, ce n'était pas "juste" une animatrice jeunesse. C'était une pionnière. Dans les années 80 et 90, elle a profondément transformé la manière de parler aux enfants à la télévision.Avec elle, le ton devient plus direct, plus humain, plus respectueux. Elle ne s'adressait pas "à" des enfants…elle leur parlait vraiment.Il y a d'abord eu l'ouverture culturelle. Grâce au Club Dorothée, toute une génération découvre les dessins animés japonais. Un univers totalement nouveau, qui a parfois été critiqué à l'époque… mais qui a surtout ouvert les portes d'une autre réalité..Mais ce que l'on oublie souvent, c'est que Dorothée ne s'est pas arrêtée au divertissement. En 1993, elle lance Des millions de copains, une émission entièrement dédiée à la solidarité. Pendant plusieurs années, elle y met en lumière des associations, des initiatives, des histoires humaines.Des anonymes viennent présenter leurs projets, parfois aux côtés de personnalités engagées. On y retrouve par exemple Sœur Emmanuelle, figure emblématique de l'aide aux plus démunis.Et surtout, Dorothée implique directement les enfants. Elle leur demande d'écrire, d'envoyer des dessins, de participer. Elle les rend acteurs de la solidarité.Dans le même esprit, elle crée aussi le Noël de l'amitié. Un événement annuel destiné à récolter des jouets pour les enfants défavorisés. Le 24 décembre, toute l'équipe d'AB Productions se mobilise.Les enfants appellent, laissent des messages… à d'autres enfants. Un moment simple, mais profondément marquant.Et ce n'est pas tout ! Dorothée a aussi été l'une des premières à parler d'écologie aux plus jeunes, avec l'émission Terre Attention Danger. Aux côtés du vétérinaire Michel Klein, elle sensibilise à la pollution, à la disparition des espèces, à l'impact humain sur la nature.Des sujets qui peuvent sembler évidents aujourd'hui…mais qui, à l'époque, étaient presque avant-gardistes.Et il faut le dire : les messages étaient parfois très directs. Sans détour. Sans filtre. Alors quand on entend aujourd'hui que l'écologie est trop moralisatrice…on se dit que, dans les années 90, c'était déjà bien engagé !Au fond, Dorothée a fait bien plus que divertir. Elle a ouvert des horizons, elle a éveillé des consciences. Elle a donné aux enfants une place, une voix, un rôle.Et peut-être que si toute une génération est aujourd'hui sensible à ces enjeux… ce n'est pas un hasard.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Les Trophées européens de la mode circulaire : un appel à projets pour réinventer l'industrie textile

    Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 3:33


    L'objectif des Trophées européens de la mode circulaire : mettre en lumière et récompenser les entreprises qui repensent complètement notre manière de produire, consommer… et prolonger la vie des vêtements.Car aujourd'hui, l'industrie textile est l'une des plus polluantes au monde. Elle représente entre 8 et 10 % des émissions mondiales de CO2. C'est plus que l'ensemble du trafic aérien et maritime combiné.Chaque année, ce sont environ 100 milliards de vêtements qui sont produits à travers le monde. Et une grande partie finit incinérée ou en décharge, parfois sans avoir été portée plus de quelques fois.Face à ce constat, de plus en plus d'acteurs cherchent à faire autrement. C'est justement ce que veulent valoriser les Trophées européens de la mode circulaire : des solutions concrètes, innovantes et durables, qui repensent toute la chaîne textile — de la production à la réparation, en passant par la distribution et le recyclage.Et les initiatives ne manquent pas. Par exemple, la marque belge Mamé, basée à Liège, a remporté le Prix du Public lors d'une précédente édition. Son idée ? Proposer des vêtements évolutifs pour enfants, capables de s'adapter à leur croissance… jusqu'à 12 ans. Une manière simple mais efficace de limiter le renouvellement constant des garde-robes.Autre exemple avec Recyc'Elit. Cette entreprise française a développé un procédé capable de recycler des textiles complexes, notamment les mélanges de fibres : un défi majeur aujourd'hui, car la majorité des vêtements sont difficiles à recycler.Dans un autre registre, Refurbaskets s'attaque à l'univers des sneakers. L'entreprise collecte, nettoie, répare et revend des baskets usagées, prolongeant leur durée de vie dans un secteur particulièrement gourmand en ressources.Et puis il y a aussi des projets à fort impact social, comme L'adaptelier. Cet atelier propose d'adapter les vêtements pour les rendre plus faciles à enfiler : ajout de scratchs, aimants, fermetures adaptées…Une solution précieuse pour les personnes âgées, en situation de handicap ou en perte de mobilité, qui souhaitent conserver leurs vêtements tout en gagnant en autonomie. Ces projets ont un point commun : ils ne se contentent pas de dénoncer un problème. Ils apportent des réponses concrètes. Et c'est exactement ce que recherchent les Trophées : des modèles économiques nouveaux, alignés avec les enjeux environnementaux et sociaux.Concrètement, les entreprises intéressées peuvent déposer leur candidature jusqu'au 11 mai sur la plateforme dédiée. Un jury international sélectionnera ensuite 15 finalistes, qui seront exposés au Musée de La Manufacture pendant plusieurs semaines. Le public pourra également voter, avant la remise des prix prévue en décembre.À la clé : un soutien financier, un accompagnement stratégique… et surtout une visibilité précieuse pour ces initiatives encore émergentes.Car derrière cet appel à projets, il y a une idée simple : la mode peut être autre chose qu'un modèle jetable.Elle peut devenir circulaire, durable… et porteuse de solutions.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Une pâte à tartiner 100% belge : avec "Agronuts", Benoit Genin lance la première filière noisette chez nous

    Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 4:02


    C'est un incontournable de nos petits-déjeuners : la pâte à tartiner. Mais derrière ce produit qu'on adore, se cache une réalité souvent méconnue. La grande majorité des noisettes utilisées dans le monde provient… de Turquie, qui représente à elle seule environ 70 % de la production mondiale.Alors forcément, quand on ouvre un pot, il y a de fortes chances que les ingrédients aient parcouru des milliers de kilomètres avant d'arriver sur notre tartine.Mais ça, c'est peut-être en train de changer.En Belgique, un entrepreneur a décidé de relocaliser la production de noisettes. Il s'appelle Benoit Genin et il est à la tête de Agronuts, une entreprise basée à Fosses-la-Ville, dans le Namurois.Son ambition ? Créer une véritable filière noisette en Wallonie.Pour y parvenir, il est allé chercher l'ADN des meilleures variétés, notamment celles du Piémont italien, réputées pour leur goût. Ces noisettes ont ensuite été adaptées et plantées en Belgique, avec un objectif clair : produire localement ce que l'on importait jusqu'ici massivement.Et le résultat ne se limite pas à la culture.Agronuts propose aussi une pâte à tartiner bien de chez nous. Avec une composition qui interpelle : environ 30 % de noisettes, contre à peine 13 % pour certaines grandes marques bien connues.Côté sucre aussi, la différence est notable : environ 30 %, contre plus de 50 % pour les produits industriels classiques.Et surtout : pas d'huile de palme. Ici, elle est remplacée par de l'huile de colza belge, accompagnée de fibres de chicorée, elles aussi produites localement, qui apportent une texture onctueuse.Mais au-delà du produit, c'est tout un modèle qui se dessine.Car développer la noisette en Belgique, ce n'est pas seulement proposer une alternative plus saine. C'est aussi une opportunité pour le monde agricole.Dans un contexte où de nombreux agriculteurs cherchent à diversifier leurs activités, le noisetier offre une piste intéressante. Il permet de sortir des monocultures classiques et d'ouvrir de nouvelles sources de revenus.Et pour sécuriser cette transition, Agronuts s'engage à racheter les récoltes à un prix minimum garanti. Un élément clé pour rassurer les producteurs et encourager les plantations.Sur le plan écologique aussi, le noisetier a des atouts. Son système racinaire, très dense en surface, permet de retenir les sols et de limiter l'érosion, notamment lors de fortes pluies. Il contribue également à la captation de carbone.Autrement dit : une culture qui fait du bien à la terre… et à ceux qui la travaillent.L'aventure est encore jeune, mais elle avance vite. Partie d'un hectare test, la filière compte aujourd'hui environ 200 hectares cultivés en Belgique. L'objectif ? Atteindre entre 400 et 500 hectares dans les prochaines années.Derrière ces chiffres, ce sont aussi des emplois qui se créent : dans les champs, mais aussi dans la transformation, avec un centre déjà installé à Fosses-la-Ville.Un petit pas pour nos tartines… mais un grand pas pour notre agriculture.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Santé et biodiversité : le pollen, ce super-aliment… indispensable aussi à la survie des abeilles

    Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 3:28


    Ces petits grains dorés, croquants, au goût délicatement floral, sont souvent présentés comme un super-aliment. Et pour cause : ils sont riches en protéines, en vitamines et en antioxydants. Mais avant même d'arriver dans nos assiettes, le pollen joue surtout un rôle absolument vital… pour les abeilles.Quand les abeilles butinent, elles ne récoltent pas uniquement du nectar. Elles se couvrent aussi de pollen, que l'on voit parfois aggloméré en petites pelotes sur leurs pattes. Ce pollen est essentiel : il sert à nourrir les larves dans la ruche. Sans lui, les jeunes abeilles ne peuvent pas se développer. Autrement dit, sans pollen… pas de nouvelle génération.Chez nous, une veille est active dans la préservation des pollinisateurs : Beelgium. Leur technique est simple mais ingénieuse : une petite trappe placée à l'entrée de la ruche permet de récupérer une partie du pollen ramené par les abeilles. Celui-ci est ensuite déshydraté et proposé à la consommation humaine. Aucun risque que les abeilles en manquent par la suite : dès le lendemain, les abeilles ramènent de plus petites poelotes pour passer dans la trappe et l'amener aux larves. La colonie s'adapte aussi très rapidement vu qu'elle va envoyer plus de butineuse pour ramener plus de pelotes... la nature est si fascinante ! Mais la mission de Beelgium va bien au-delà de la vente de miel ou de pollen. L'entreprise travaille activement à renforcer les populations d'abeilles en Belgique. Et c'est crucial. Car les pollinisateurs, abeilles, insectes, oiseaux, chauves-souris, sont responsables d'environ un tiers de ce que nous mangeons. Sans eux, moins de plantes, moins de diversité… et une alimentation beaucoup plus pauvre.Or, ces populations sont en déclin, notamment à cause des pesticides, du changement climatique et de certains parasites. Parmi eux, le redoutable Varroa. Cet acarien s'attaque aux larves en consommant leurs réserves, ce qui empêche leur développement et affaiblit toute la colonie.Pour faire face à cette menace, Beelgium mise sur une approche innovante : identifier les reines naturellement résistantes au parasite, afin de favoriser une descendance plus robuste. Une forme de sélection naturelle assistée, qui vise à renforcer durablement les colonies.Autre enjeu majeur : relocaliser l'apiculture. Aujourd'hui, il est encore difficile en Belgique de se procurer des reines ou des colonies nées localement. L'objectif est donc de gagner en autonomie et de ne plus dépendre de l'étranger.Enfin, la sensibilisation fait aussi partie du projet. Des formations sont proposées aux apiculteurs, mais aussi aux particuliers, pour mieux comprendre le rôle des abeilles et apprendre à les protéger. La miellerie de Beelgium, située à Jemeppe-sur-Sambre, ouvrira d'ailleurs ses portes au public lors des journées Fermes ouvertes les 27 et 28 juin 2026.En Belgique, on compte plus de 11 000 apiculteurs. Un chiffre encourageant… mais qui rappelle aussi l'importance de soutenir ces acteurs essentiels.Car derrière une simple cuillère de pollen se cache une réalité bien plus vaste : celle d'un équilibre fragile, dont dépend directement notre alimentation.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Chanter pour vivre ensemble : quand la musique ouvre les possibles aux enfants de Molenbeek

    Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 3:21


    Chanter pour vivre ensemble, c'est une initiative née en 2015 à Molenbeek. À l'époque, la commune est sous le feu des projecteurs après les attentats, souvent décrite de manière caricaturale dans certains médias.Face à cette image réductrice, des artistes décident de réagir. Leur idée ? Montrer une autre réalité. Montrer que Molenbeek, c'est aussi la jeunesse, la culture… et l'excellence.C'est ainsi qu'est né le projet, cofondé par Zeno Popescu et Julien Libert. Leur ambition est simple, mais puissante : offrir un accès à la musique dès le plus jeune âge.Concrètement, les enfants, de la 3e maternelle à la 6e primaire, suivent des cours de chant et de musique directement à l'école, parfois même pendant les récréations.Ils apprennent à chanter, à lire la musique, à jouer d'un instrument… et surtout, ils sont accompagnés par des professionnels.Au départ, ils étaient 125 et le projet s'appelait Singing Molenbeek. Aujourd'hui, près de 1000 enfants participent au projet, qui s'est étendu à d'autres communes comme Anderlecht et Evere.Mais au-delà de la musique, l'objectif est profondément social. Il s'agit de lutter contre le décrochage scolaire, de renforcer l'inclusion… et surtout de faire passer un message essentiel : la culture est accessible à tous.Car beaucoup de ces enfants viennent de milieux où l'accès à la culture n'est pas évident. Des lieux comme BOZAR, La Monnaie ou Flagey peuvent sembler lointains, voire intimidants. Grâce au projet, ces portes s'ouvrent. Les enfants découvrent ces salles, rencontrent des artistes, montent sur scène… et surtout, ils commencent à se dire : « Moi aussi, j'ai ma place ici. »Et c'est là que tout change. Parce que derrière chaque note, il y a une transformation. - Une confiance qui naît. Une fierté qui s'installe. Un sentiment d'appartenance. Le projet ne forme pas seulement des chanteurs. Il forme des enfants qui osent, qui se projettent, qui élargissent leur horizon.Comme le souligne Laurent Kubla, ancien chanteur d'opéra et aujourd'hui directeur administratif du projet, il s'agit avant tout de créer des ponts. Entre les mondes, entre les cultures, entre les possibles.Chanter pour vivre ensemble, c'est finalement bien plus qu'un programme musical. C'est une manière d'ouvrir des portes et d'offrir des perspectives. Une manière aussi de rappeler à chaque enfant que le monde lui appartient.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Le retour des lettres manuscrites : pourquoi les jeunes redécouvrent le plaisir d'écrire

    Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 3:39


    On aurait pu croire que c'était définitivement dépassé. Et pourtant… elle fait son grand retour : la lettre manuscrite.Et le plus surprenant, c'est que ce sont les jeunes qui s'en emparent. Certains s'écrivent entre amis, d'autres correspondent avec des inconnus, recréant des liens à distance, un peu comme à l'époque des petites annonces dans les magazines.Un fonctionnement qui rappelle les anciennes correspondances… mais remis au goût du jour. Aujourd'hui, cette tendance se voit même sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, des millions de vues s'accumulent autour d'un geste tout simple : ouvrir une enveloppe. Mais attention, pas n'importe comment. Les lettres deviennent de véritables objets créatifs : stickers, dessins, calligraphie soignée, petits cadeaux glissés à l'intérieur…On est presque entre le courrier et l'œuvre d'art. Cette tendance a même un nom : #snailmail ("le courrier escargort, le courrier lent).Et c'est justement ça, le cœur du phénomène. Dans un monde où tout va vite - messages instantanés, notifications permanentes, réponses immédiates - la lettre impose un autre rythme.Écrire à la main, ça prend du temps. On réfléchit davantage. On choisit ses mots. On structure sa pensée.On n'écrit pas sous le coup de l'émotion comme dans un message envoyé à la va-vite. On écrit moins… mais mieux.Certains philosophes expliquent d'ailleurs que la lenteur agit comme un filtre : elle nous oblige à trier nos idées, à aller à l'essentiel.Et puis il y a quelque chose qu'on a presque oublié aujourd'hui : l'attente. Quand on envoie une lettre, il faut patienter. Quelques jours. Parfois plusieurs semaines. Mais cette attente change tout. Elle rend l'échange plus rare… et donc plus précieux. Recevoir une lettre devient un petit événement. Un moment qu'on prend le temps de savourer.Et surtout : une lettre, ça reste. On peut la relire, la garder, la ranger. Elle devient un souvenir tangible. La preuve que quelqu'un, quelque part, a pris du temps pour nous. Et ce retour ne s'arrête pas aux échanges individuels. Des clubs de correspondance réapparaissent un peu partout dans le monde.Comme Postcrossing, qui permet d'envoyer et de recevoir des cartes postales avec des inconnus aux quatre coins de la planète. Ou encore Global Penfriends, qui met en relation des personnes souhaitant renouer avec l'écriture papier. Même logique pour PenPal World.Des plateformes qui, au fond, recréent une chose simple : du lien humain… sans écran. Ce retour à la lettre manuscrite, ce n'est pas juste une mode rétro. C'est un besoin. Le besoin de ralentir. De créer. De se reconnecter à soi… et aux autres. De prêter de l'attention... Et si, finalement, le futur de la communication passait aussi… par un stylo et une feuille de papier ?Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Boissons sans alcool : nos alternatives belges (ou vraiment proches), naturelles et pas trop sucrées

    Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 4:07


    Trop sucrées, pas assez complexes… bref, pas très excitantes. Pendant longtemps, les boissons sans alcool ont eu mauvaise réputation. Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, même des grands chefs s'y mettent. Et notamment Sang Hoon Degeimbre. Ce chef doublement étoilé au L'Air du Temps, a décidé de créer ses propres boissons sans alcool. "Ni de l'eau, ni un soft drink, ni un vin sans alcool, mais une boisson gourmet" pour accompagner le repas.Son objectif ? Sortir du sucre à tout prix. Parce que le sucre, il le dit lui-même, ça masque les arômes. Résultat : une gamme baptisée Osan, composée de boissons sans sucre ajouté, avec un apport calorique minime (à peine 4 kcal pour 100 ml). Et surtout… du goût. Ses boissons, il les veut délicates, végétales, qui changent complètement des infusions classiques souvent trop sucrées. Aujourd'hui, beaucoup d'alternatives sans alcool reposent sur des jus fermentés, des thés glacés ou des infusions… qui finissent par être très sucrés et assez simples en bouche.Mais Osan n'est pas seul sur le marché à vouloir proposer des alternatives aux boissons alcoolisées.Du côté de Bruges, la marque Buloo propose une alternative pétillante très intéressante. Un mélange de kombucha et de rooibos, avec des notes de citron, de cerise et d'épices. C'est frais, léger, et bien moins sucré que la moyenne.En France, Symples mise sur des infusions glacées pétillantes à base de plantes locales. Chaque recette a une fonction : relaxante, énergisante… avec toujours cette volonté de rester léger en sucre.Même philosophie chez Jardins et ses apéritifs sans alcool : on ne cherche pas à imiter l'alcool, mais à créer une nouvelle expérience gustative à base de fruits, de plantes et de baies. Uniquement de France.Et puis il y a Cul-Sec, aux Pays-Bas, qui reprend les codes du vin… sans alcool. On utilise les techniques de vinification, mais sans fermentation alcoolique, pour obtenir une vraie structure en bouche.Ce qu'on voit à travers toutes ces initiatives ? C'est que le sans alcool est en train de changer de dimension. On n'est plus dans la boisson « par défaut » ou la solution de secours. On est dans une expérience à part entière, plus saine, plus subtile… et parfois même plus intéressante.L'objectif n'est pas de cracher sur les personnes qui veulent un apéro ou un accompagnement alcoolisé mais simplement proposer des alternatives à ceux qui ne le souhaitent pas. Pour que chacun fasse comme il le sent...

    Lutte contre le décrochage scolaire : Bozar ouvre ses portes aux jeunes issus de milieux défavorisés

    Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 3:08


    Pousser les portes du Bozar comme si c'était chez soi. Pour beaucoup de jeunes issus de milieux défavorisés, cette idée semble encore aujourd'hui inaccessible.Les musées, les salles de spectacle, les institutions culturelles… sont souvent perçus comme des lieux réservés à une élite. Des espaces éloignés de leur quotidien, parfois même intimidants.Mais cette perception est en train d'évoluer.À Bruxelles, Bozar lance un projet pilote inédit baptisé “Perspective”, en collaboration avec l'asbl Odyssée. Une association qui, depuis plus de 25 ans, accompagne des jeunes de 12 à 30 ans en situation de décrochage scolaire pour les aider à redevenir acteurs de leur avenir.Sa devise résume tout : "ne plus rester indifférent à l'indifférence".L'objectif du projet est clair : montrer à ces jeunes qu'ils ont leur place partout, y compris dans des lieux qu'ils pensaient inaccessibles.Et ici, on ne parle pas d'une simple visite guidée. Perspective, c'est une immersion.Dès le mois de septembre, des groupes de jeunes se rendront à Bozar une à deux fois par mois. Mais au lieu de rester spectateurs, ils vont entrer dans les coulisses du lieu.Ils pourront participer à l'accueil du public, assister aux répétitions d'orchestres, découvrir des avant-premières, observer le travail des ingénieurs du son, ou encore aider au montage d'expositions.Car Bozar, ce n'est pas seulement un musée ou une salle de concert. C'est un écosystème culturel complet, imaginé par l'architecte Victor Horta, où se croisent artistes, techniciens, créateurs et publics.Et c'est précisément cette richesse que le projet veut rendre accessible. Au-delà de la découverte culturelle, l'enjeu est profondément humain.Le décrochage scolaire est souvent lié à une perte de repères, de confiance, de projection dans l'avenir. Une forme de souffrance invisible, difficile à exprimer.C'est là qu'intervient l'approche de l'asbl Odyssée. Une approche dite systémique, qui ne se concentre pas uniquement sur le jeune, mais sur tout son environnement.Parents, enseignants, éducateurs, professionnels de la santé… tous sont impliqués. Tous sont sensibilisés, notamment à l'intelligence émotionnelle, pour mieux comprendre et accompagner ces parcours fragilisés.Chaque année, environ 1500 jeunes bénéficient de cet accompagnement, entourés par près de 1000 adultes eux-mêmes soutenus par l'association.Avec Perspective, une nouvelle dimension s'ajoute : celle de la culture comme levier de transformation. Car ici, on ne demande pas à ces jeunes de consommer la culture passivement.On les invite à y prendre part. À se découvrir des compétences, des envies, des talents. À se projeter. Redonner de la dignité là où il y avait de la rupture.Redonner de l'élan là où il y avait du doute. Et faire valoir, surtout, que la culture n'est pas un luxe. C'est un droit.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Partir un an à l'étranger ou accueillir un étudiant : comment faire et quelle formule privilégier ?

    Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 3:38


    On parle souvent des jeunes qui rêvent de partir à l'étranger pour apprendre une langue, découvrir une culture, vivre une expérience marquante. Mais on oublie parfois qu'il existe l'autre versant de cette aventure : accueillir.Aujourd'hui, plusieurs organismes lancent un appel aux familles en Belgique pour héberger des étudiants étrangers pendant quelques mois ou une année scolaire. Parmi eux, YFU, AFS, le Rotary International ou encore WEP.Le principe est simple, mais l'expérience est profonde. Il ne s'agit pas seulement de loger un jeune. Il s'agit de l'intégrer pleinement à la vie de famille. Partager les repas, les activités, les moments du quotidien. L'emmener voir les grands-parents le dimanche, faire les courses ensemble, discuter, rire… bref, vivre une véritable immersion.Car l'objectif dépasse largement l'apprentissage d'une langue. Il s'agit de créer du lien, de découvrir une autre culture de l'intérieur et, souvent, de tisser des relations qui durent bien au-delà du séjour.Les profils des jeunes sont variés. Certains viennent pour une année complète, d'autres pour quelques mois. Certaines organisations permettent même à des adolescents dès 15-16 ans de vivre cette expérience, que ce soit en partant… ou en étant accueillis.Mais face à la diversité des offres, pas toujours évident de s'y retrouver. Le secteur de l'échange linguistique est assez large, avec plusieurs modèles.D'un côté, il y a les organisations associatives, comme YFU ou AFS. Ici, on est dans une démarche citoyenne. D'ailleurs, YFU est né dans les années 50, après la guerre, avec l'idée de former des jeunes “ambassadeurs de la paix”.Les participants sont fortement encadrés, avant, pendant et après le séjour. Et surtout, les familles d'accueil sont bénévoles. Cela garantit un esprit d'échange sincère, basé sur l'ouverture et le partage.La contrepartie, c'est que les places sont limitées. Des quotas sont fixés pour assurer un accompagnement de qualité.À côté de ça, il existe des structures plus commerciales, comme WEP ou Information Planet. Ici, la logique est différente : on répond à la demande. Si de nombreux jeunes souhaitent partir dans un pays précis, l'organisation tente de suivre, sans contrainte de quota.Mais cela a un coût. Une année à l'étranger peut atteindre 5000 euros en Flandres, jusqu'à plus de 20 000 euros pour le Canada... Le tarif varie en fonction de la destination et des services. Et si on n'a pas de budget ? Il existe des alternatives.Certaines bourses peuvent être accordées. Et il y a aussi des modèles plus solidaires, comme celui du Rotary International. Ici, on parle d'un échange pur : le jeune part à l'étranger, mais la famille doit accueillir un étudiant en retour. Une formule plus accessible financièrement, mais basée sur le principe du donnant-donnant.Dans tous les cas, une chose est sûre : il faut s'y prendre à l'avance. Pour les départs, les inscriptions se préparent souvent un an à l'avance. Pour la prochaine rentrée, il est déjà un peu tard… mais rien n'empêche de tenter.En revanche, pour accueillir, il est encore temps de se manifester. Et c'est peut-être là que réside la plus belle opportunité.Car ouvrir sa porte, c'est aussi ouvrir son esprit. Et parfois, c'est toute une famille qui en ressort transformée.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Animal Disaster Team de Gaia : ces héros belges qui sauvent les animaux en situation d'urgence

    Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 3:14


    On connaît tous la Pat' Patrouille, cette brigade de chiens qui vient en aide aux animaux en difficulté. En Belgique, il existe désormais son équivalent… version bien réelle. Mais ici, ce sont des humains qui sauvent des animaux en difficulté.Leur nom : l'Animal Disaster Team.Créée par l'organisation GAIA, cette unité d'intervention a été officiellement lancée en octobre 2023. Sa particularité ? Être disponible 24h/24 et 7j/7, partout en Belgique, pour intervenir lorsque des animaux se retrouvent en situation de danger immédiat.Mais attention, leur rôle est bien précis. Contrairement à d'autres services qui traitent les cas de maltraitance, la Disaster Team se concentre uniquement sur le sauvetage technique. Concrètement, cela signifie intervenir lorsque des animaux sont coincés, piégés ou incapables de se sortir seuls d'une situation critique.Et les situations sont parfois impressionnantes. Un cheval tombé dans une piscine ou coincé dans une mangeoire, un chevreuil bloqué dans un jardin en contrebas, des animaux à évacuer lors d'un incendie ou d'une catastrophe...Chaque intervention demande du matériel spécifique, des compétences techniques… et beaucoup de sang-froid.L'équipe travaille toujours en collaboration avec les autorités : pompiers, police ou gouverneurs. Elle intervient en appui, notamment lorsque les services classiques ne disposent pas du matériel ou de la formation adaptée pour ce type de sauvetage.Parmi les interventions marquantes, certaines restent gravées. Notamment celle de l'incendie de la Tour Kennedy à Liège, en juin 2024. Dans ce gigantesque immeuble, il a fallu non seulement gérer l'urgence humaine, mais aussi prendre en charge les animaux présents sur place. Un travail de coordination intense, qui illustre bien la complexité de leur mission.Et une fois l'urgence passée, le travail ne s'arrête pas là.L'Animal Disaster Team assure aussi un suivi : prise en charge, coordination avec les vétérinaires, accompagnement… L'objectif est de garantir la sécurité et le bien-être de l'animal sur le long terme.Alors évidemment, on pourrait être tenté de les appeler directement pour un chat coincé dans un arbre… mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.Pour activer cette équipe, il faut passer par les services de secours classiques (police ou pompiers), qui décideront de faire appel à eux si nécessaire.Aujourd'hui, l'équipe compte environ 70 bénévoles répartis dans toute la Belgique. Et tous les profils sont les bienvenus : professionnels du monde animal, vétérinaires, mais aussi citoyens motivés, sportifs ou non. Car ce qui compte avant tout, c'est l'engagement.Les volontaires sont formés directement par GAIA pour intervenir en toute sécurité. Mais il faut aussi accepter une réalité : les interventions peuvent tomber à n'importe quel moment. Tôt le matin, tard le soir, le week-end… et sans savoir quand cela se terminera.Un investissement exigeant. Mais pour celles et ceux qui aiment les animaux, la motivation est toute trouvée.Il est aussi possible de soutenir l'initiative autrement : dons, événements solidaires, marches parrainées… Par exemple, un jogging de Pâques est organisé le 26 avril à Gembloux au profit de l'association.Au fond, l'Animal Disaster Team incarne une chose simple : l'idée que chaque vie compte.Et que même dans les situations les plus improbables, il y aura toujours quelqu'un pour venir à la rescousse.Psssst : une petite coquille s'est glissée dans la séquence sonore : nous y avons évoqué la GAIA Disaster Team mais il s'agit bien de "l'Animal Disaster Team" ;-)Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Parentalité : ateliers de coiffure dans des pubs londoniens et congé de naissance égalitaire

    Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 3:47


    Pints and Ponytails : lttéralement : "pintes et queues de cheval". Voilà un concept aussi étonnant que révélateur qui émerge à Londres.Le principe ? Des pères se retrouvent dans un pub, autour d'une bière, pour apprendre à coiffer leurs enfants. Tresses, chignons, queues de cheval… tout y passe. Et comme ces ateliers ont lieu en soirée, les petites filles ne sont pas présentes : les participants s'entraînent sur des têtes de mannequins équipées de perruques.Derrière cette idée originale, il y a bien sûr des professionnels pour apprendre les gestes techniques. Mais l'essentiel se joue ailleurs. Ces soirées ont été lancées par une communauté britannique appelée Secret Life of Dads, qui organise des rencontres autour de la paternité. Leur objectif ? Impliquer davantage les pères dans le quotidien des enfants, casser les stéréotypes et créer un espace de parole.Car oui, pendant longtemps, certaines tâches, comme coiffer, préparer, s'occuper des détails du quotidien, ont été associées aux mères. Ici, on déconstruit ces idées. Et on montre qu'un père peut, lui aussi, tresser, coiffer, prendre soin.Mais ce n'est pas tout. Ces ateliers deviennent aussi des lieux d'échange. Des endroits où les hommes peuvent parler de parentalité, partager leurs expériences, leurs doutes, sans pression ni jugement. Une manière de rendre la paternité plus visible, plus assumée, plus collective.Pour l'instant, ces événements restent encore rares. Le concept est tout récent, né il y a seulement quelques semaines dans un pub londonien. Mais il commence déjà à se répandre. Sur les réseaux sociaux, des initiatives similaires apparaissent un peu partout en Angleterre. Certains proposent même d'organiser ces rencontres dans des cafés ou chez des particuliers.Une idée simple… mais qui pourrait bien faire des petits.Et pendant que ces initiatives émergent sur le terrain, d'autres avancées se jouent à un niveau plus structurel. Direction l'Espagne.Depuis 2021, le pays a instauré un congé de naissance strictement égal pour tous les parents. Même durée, même rémunération, mêmes droits. Chaque parent bénéficie aujourd'hui de 19 semaines de congé, payées à 100 % et non transférables.Un choix fort. Car cela signifie que le second parent — souvent le père — ne peut pas céder ses semaines à la mère. Il doit les prendre. Et donc, s'impliquer dès le départ. Ce modèle vise à casser les rôles traditionnels. Mais aussi à répondre à un enjeu démographique : le pays affiche l'un des taux de natalité les plus faibles d'Europe.Et les effets semblent déjà visibles. Cinq ans après la réforme, de nombreux pères prennent pleinement ce congé. Ils gagnent en confiance, développent leur autonomie et construisent une relation plus équilibrée avec leur enfant.Le dispositif est aussi flexible. Il faut prendre au moins 6 semaines juste après la naissance, les 11 suivantes peuvent être prises jusqu'au 12 mois de l'enfant [et non 12 ans, comme dis dans la séquence, petite coquille ;-)] et les 2 restantes jusqu'à ses 8 ans. Une manière de rappeler que la parentalité ne s'arrête pas aux premiers mois.Finalement, qu'il s'agisse d'apprendre à faire une tresse dans un pub ou de repenser les politiques familiales à l'échelle d'un pays, une même dynamique est à l'œuvre. Redéfinir la place des pères. Partager les responsabilités. Et construire une parentalité plus équilibrée, plus consciente… et plus moderne.Si vous voulez plus d'info à ce sujet, fonce lire le dossier très complet qui lui est consacré dans le Ligueur en ce mois de mars 2026.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Upcycling textile : à Bouge, Repair and Wear Studio transforme les vêtements usés en pièces désirables

    Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 3:46


    L'upcycling a de plus en plus la cote. Le principe est simple : récupérer un objet ou un matériau usé pour lui donner une nouvelle vie, mais pas n'importe laquelle. Il ne s'agit pas seulement de recycler, mais d'améliorer, de rehausser, de transformer l'existant en quelque chose de plus désirable, plus créatif, plus durable. Dans le textile, cette approche séduit de plus en plus de créateurs, d'ateliers et de consommateurs.C'est notamment le cas de Repair and Wear Studio, une boutique-atelier installée à Bouge, près de Namur. Derrière ce projet, il y a Julie Delhauteur, couturière belge, qui a imaginé un lieu où les vêtements usés peuvent être triés, lavés, réparés, customisés, déconstruits… puis remis en circulation sous une nouvelle forme.Le lieu est vaste : environ 350 mètres carrés. Quand on pousse la porte, on découvre d'abord la boutique, qui occupe un tiers de l'espace. Mais derrière, il y a tout un atelier vivant, avec des piles de tissus, des vêtements de seconde main, des machines à coudre, du repassage, du tri… et même, plus loin encore, des sacs entiers remplis de pièces en attente d'une seconde chance.Tous les vêtements qui arrivent ne subissent pas le même sort. Certains sont en bon état et peuvent être revendus tels quels. D'autres ont besoin d'une petite réparation : remplacer un bouton, changer une tirette, recoudre une couture. Et puis il y a ceux qui sont trop abîmés, trop troués ou trop tachés pour être simplement réparés. C'est là que l'upcycling entre véritablement en jeu.Deux options s'ouvrent alors. Soit le vêtement est customisé : on ajoute une broderie pour masquer une tache, on transforme un défaut en détail singulier. Soit il est complètement reconstruit. Des morceaux de jeans peuvent par exemple être assemblés pour créer un sac. Une vieille chemise peut devenir une nouvelle pièce, unique, avec une autre coupe, une autre allure, une autre histoire.Ce travail demande du temps, du savoir-faire et de la main-d'œuvre. C'est aussi ce qui explique le prix de certaines pièces upcyclées. Une jupe transformée peut coûter une centaine d'euros, non pas parce qu'on “surfe sur une tendance”, mais parce que le temps humain a un coût. Et dans ce projet, il est assumé : l'idée est de payer correctement celles et ceux qui travaillent.Pour rendre cette logique circulaire encore plus cohérente, Julie Delhauteur a mis en place un système particulièrement malin. Chaque vêtement upcyclé vendu en boutique possède un QR code. Si, un an ou deux plus tard, l'acheteur s'en lasse, il peut le rapporter au magasin et récupérer 20 % de son prix initial. La pièce est alors reprise, lavée, réparée ou transformée à nouveau, puis remise en vente. Une boucle vertueuse, poussée à l'infini.Repair and Wear Studio est une coopérative, une société à finalité sociale. Cela signifie que le projet place l'humain et l'utilité collective avant le profit. Le bénéfice sert à faire vivre et durer l'initiative, mais le cœur du projet est ailleurs : créer de l'emploi, transmettre des compétences, redonner confiance.À côté des équivalents de deux temps pleins et demi qui y travaillent, une dizaine d'autres personnes sont accueillies dans le cadre d'un parcours de réinsertion socioprofessionnelle. Pour ces personnes parfois fragilisées par la vie, l'atelier devient un lieu où l'on apprend, où l'on reprend confiance, où l'on retrouve de l'autonomie.Au fond, ce projet raconte beaucoup plus qu'une simple histoire de vêtements. Il parle de circularité, bien sûr, mais aussi de dignité, de création, de travail juste et de seconde chance. Pour les habits comme pour les humains.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Emploi : ces initiatives belges qui accompagnent autrement les chercheurs d'emploi

    Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 3:30


    Trouver un emploi aujourd'hui peut s'avérer particulièrement complexe. Entre les exigences d'expérience, les parcours atypiques et le manque de confiance, de nombreux candidats se retrouvent bloqués.Face à cette réalité, certains Belges ont décidé d'agir.Parmi les solutions qui ont fait leurs preuves, il y a le mentorat. Le principe est simple : être accompagné par une personne plus expérimentée qui partage ses conseils, son vécu et parfois même son réseau.C'est notamment le cas de Team4Job ou Duo for a Job, une structure qui met en relation des jeunes issus de l'immigration avec des mentors de plus de 50 ans. Depuis sa création en 2013, plus de 70 % des femmes accompagnées ont trouvé un emploi ou une formation.Mais à côté de ces grandes structures, il existe aussi des initiatives plus discrètes, tout aussi inspirantes.C'est le cas de l'ASBL Parcours de Motivation, fondée par Luc-Antoine Sambou.Son point de départ est très concret : les entreprises demandent souvent plusieurs années d'expérience… que les candidats n'ont pas encore eu l'occasion d'acquérir.Mais en réalité, ce que recherchent les employeurs, ce sont surtout des compétences transversales : la capacité à apprendre rapidement, à s'adapter, à gérer ses émotions ou à communiquer efficacement.Pour répondre à ce besoin, cette ASBL propose une formation intensive de cinq jours, présentée comme un « accélérateur de performances ». L'objectif n'est pas d'enseigner un métier technique en quelques jours, mais plutôt d'apprendre à apprendre.Les participants découvrent comment fonctionne leur cerveau, comment activer leur mémoire, comprendre leurs blocages et gérer leur stress, notamment dans des situations comme la prise de parole ou un entretien d'embauche.Ce programme, soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, a déjà montré des résultats impressionnants. Sur un public pourtant éloigné de l'emploi, près de 80 % des participants ont retrouvé une activité professionnelle en moins d'un mois.Autre initiative inspirante : Your Colors celle de Carole Mawet. Sa spécialité ? Accompagner exclusivement les femmes dans leurs transitions professionnelles.Que ce soit pour se reconvertir, lancer un projet ou rebondir après un burn-out, son approche repose sur un principe clé : partir des talents naturels de chaque personne.Elle invite ses clientes à identifier ce qu'elle appelle leurs « zones de génie » — ce qu'elles font naturellement bien, ce qui les anime profondément.L'objectif est de construire un projet professionnel aligné avec leurs valeurs, leur rythme et leurs aspirations. Car au-delà de la recherche d'un emploi, l'enjeu est aussi de trouver un équilibre durable entre vie professionnelle et personnelle.Et bonne nouvelle : cet accompagnement est accessible financièrement. Grâce aux chèques-formation de la Région wallonne, les participantes peuvent être entièrement remboursées après une avance administrative.Ces chèques sont accessibles à tous, quel que soit l'âge ou le statut professionnel, y compris pour les seniors.Toutes ces initiatives ont un point commun : elles replacent l'humain au centre.Elles rappellent que derrière un CV, il y a une personne, avec des compétences, des doutes, des talents… et surtout un potentiel.Et parfois, il suffit d'un coup de pouce, d'un regard extérieur ou d'un accompagnement adapté pour relancer toute une trajectoire.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Mariage d'amitié : ces amis qui célèbrent leur lien sans être en couple

    Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 3:49


    Juliet et Romain, Elfée et Lise, Louis-Philippe et Marine…Tous ces duos ont un point commun : ils sont « mariés ». Et pourtant, ils ne sont pas en couple.Ce qui les unit ? Une amitié.On appelle cela un mariage d'amitié.Le principe est simple : deux amis décident d'officialiser leur relation à travers une cérémonie qui ressemble, en tout point, à un mariage classique. Il y a des discours, des alliances, une fête, parfois même une robe et un lancer de bouquet.À une différence près : il n'y a pas de relation amoureuse entre les deux personnes.L'objectif n'est pas de former un couple, mais de célébrer un lien fort, durable et choisi.Ce phénomène, encore marginal, commence doucement à émerger dans plusieurs pays. En Europe, certains parlent même d'« amiriage » — contraction entre amitié et mariage.Au Japon, la tendance est encore plus structurée : des agences proposent ce type d'union, avec des règles bien définies. Pas de romance, pas de relation sexuelle, mais un engagement à se soutenir sur le long terme, parfois même à partager un quotidien.Pourquoi ce modèle attire-t-il de plus en plus ?Parce que notre rapport aux relations évolue profondément.Le nombre de célibataires ne cesse d'augmenter. En Belgique, on en compte aujourd'hui près de 2,5 millions. Dans le même temps, les divorces restent nombreux : environ 20 000 par an, avec près d'un mariage sur trois qui se termine par une séparation.Les périodes les plus fragiles se situent souvent entre 35 et 45 ans, après une quinzaine d'années de vie commune. L'usure du quotidien, les attentes, les frustrations… autant de facteurs qui peuvent fragiliser les relations amoureuses.Face à ce constat, certains se tournent vers une évidence souvent oubliée : l'amitié.Les amitiés, elles, sont parfois plus stables, plus durables, moins soumises à des attentes implicites. Elles reposent souvent sur une forme de liberté et de confiance qui peut sembler plus simple à préserver.Se « marier » avec un ami devient alors une manière de sécuriser un lien important, de lui donner une place officielle et de le célébrer publiquement.Bien sûr, ce type d'union n'a aucune valeur juridique. Contrairement au mariage civil, il ne donne pas de droits spécifiques et n'est pas reconnu par l'État.Il s'agit avant tout d'un acte symbolique.Mais c'est aussi ce qui fait sa force : il permet de réinventer les codes, de sortir du modèle traditionnel du couple et de questionner ce que signifie réellement « s'engager ».Dans une société où les schémas évoluent, où les relations deviennent plus multiples et plus flexibles, ces initiatives traduisent une envie de redéfinir les liens qui comptent.Et au fond, célébrer une amitié de cette manière, c'est aussi reconnaître que toutes les relations importantes ne sont pas forcément amoureuses.Petit clin d'œil au passage : pour celles et ceux qui tournent une page — qu'elle soit amicale ou amoureuse — une autre tendance émerge : la bague de divorce. Le principe est simple : faire fondre son ancienne alliance pour en créer une nouvelle, symbole d'un nouveau départ.Comme quoi, même les ruptures peuvent se transformer en renaissance.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    C'est quoi le bonheur pour vous ? Un jeu de cartes pour réfléchir et percer ses secrets ensemble

    Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 3:36


    Ce 20 mars, c'est la Journée mondiale du bonheur. L'occasion de se poser une question simple… mais pas si évidente : "c'est quoi le bonheur, pour vous ?"Cette question, un homme a décidé d'en faire le fil conducteur de sa vie pendant plusieurs années. Il s'appelle Julien Peron. Pendant 4ans, il a parcouru le monde à la rencontre de centaines de personnes pour tenter de comprendre ce qui rend vraiment heureux.De ce voyage est né un projet complet : un film, un livre, un podcast… et aujourd'hui, un jeu de cartes..Ce jeu se présente sous la forme d'un jeu de cartes, pensé pour être joué en famille ou entre amis. L'objectif ? Réfléchir ensemble à la notion de bonheur, de manière ludique et accessible.Le principe repose sur une métaphore simple : celle d'une graine de bonheur qu'il faut faire grandir.Au début du jeu, les participants reçoivent des cartes "graines". Ces cartes représentent le cycle de la vie et contiennent des actions concrètes ou des questions qui invitent à la réflexion.Pour faire pousser cette graine, il faut réunir quatre éléments essentiels : la terre, l'eau, le soleil et l'amour.Chaque élément correspond à un type de carte. La terre symbolise le fait de planter la graine, l'eau permet de l'arroser, le soleil la fait grandir, et l'amour l'aide à s'épanouir.Les joueurs lancent un dé pour avancer. Selon la couleur obtenue, ils piochent une carte correspondant à l'un de ces éléments. Et à chaque tirage, une surprise : soit un défi, soit un moment de partage.Par exemple, une carte peut proposer de sourire sans s'arrêter pendant une minute, ou inviter à partager un souvenir heureux. L'idée est de créer des échanges, de susciter des émotions et de prendre conscience de ce qui nous fait du bien.Comme dans la vie, tout ne se déroule pas toujours comme prévu. Le jeu intègre aussi des cartes "aléas" qui viennent perturber le parcours. Perdre une carte, faire face à un imprévu… Ces éléments rappellent que le bonheur n'est pas linéaire et qu'il se construit aussi avec les obstacles.Au-delà du jeu lui-même, il existe également des cartes d'approfondissement intitulées "21 jours pour tendre vers le bonheur". Elles reposent sur une idée bien connue : il faut environ 21 jours pour ancrer une nouvelle habitude.Ces cartes proposent des petits défis du quotidien, comme faire rire quelqu'un chaque jour ou prendre le temps de remercier une personne. Des gestes simples, mais qui peuvent avoir un impact réel sur notre bien-être.Ce jeu offre donc une approche originale du bonheur : il ne s'agit pas d'une recette magique, mais d'un chemin, d'une réflexion et d'une pratique quotidienne.Et si, finalement, le bonheur n'était pas quelque chose à atteindre… mais quelque chose à cultiver ?Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Nature et enfants : astuces simples pour leur donner envie de sortir et aimer la forêt

    Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 3:51


    Comment donner envie aux enfants d'aimer la nature et de profiter des balades en forêt ? La question se pose souvent, surtout à une époque où les écrans prennent beaucoup de place dans leur quotidien.La première piste est peut-être la plus simple : les laisser expérimenter.Jouer dans la boue, faire de la "miche popote", manipuler la terre… ce sont des expériences essentielles pour créer un lien avec le vivant. Même si cela implique parfois des vêtements tachés — et c'est souvent ce qui freine certains parents — ces moments sont précieux.Être dehors a aussi de nombreux bénéfices : cela favorise un meilleur sommeil, peut apaiser certains troubles comme l'hyperactivité et permet de se déconnecter des écrans. Bref, tout le monde y gagne.Mais que faire lorsque les enfants ne sont pas motivés à l'idée de sortir ?Dans ce cas, c'est souvent aux adultes de faire preuve d'un peu de créativité. Une astuce efficace consiste à donner un objectif à la balade.Pas besoin d'organiser une grande chasse au trésor à chaque sortie, mais on peut par exemple proposer de créer un herbier. L'idée est simple : ramasser ce qui est déjà tombé au sol — feuilles, fleurs, petites branches — sans arracher les plantes vivantes. Une fois rentrés à la maison, on fait sécher les trouvailles entre les pages de livres, puis on les classe.Cela donne du sens à la promenade et transforme la sortie en véritable activité.Autre idée qui fonctionne très bien avec certains enfants : introduire une part d'imaginaire. Par exemple, inventer une "petite fée" qui cacherait des surprises le long du chemin. Un petit bonbon derrière un rocher, sous une feuille… et voilà la balade transformée en aventure.C'est une manière ludique de motiver les enfants et de leur faire parcourir des kilomètres presque sans s'en rendre compte.Avant même de partir en balade, il est aussi possible de préparer une activité : fabriquer des bombes de graines.Le principe est simple : on mélange deux tiers d'argile avec un tiers de terre, puis on y ajoute des graines — de coquelicot, de bleuet ou d'autres plantes mellifères. Une fois formées, ces petites boules peuvent être dispersées au fil de la promenade.C'est une activité à la fois ludique et utile, puisqu'elle contribue à favoriser la biodiversité. Il faut simplement veiller à utiliser des espèces locales et non invasives.Autre piste : cultiver quelque chose chez soi. Même avec un simple balcon, il est possible de faire pousser quelques plantes comestibles. Pour un enfant, manger un légume qu'il a lui-même vu grandir est souvent une expérience très valorisante.Enfin, il est aussi important de sensibiliser les enfants au respect de la nature.En Forêt de Soignes, une campagne de sensibilisation est actuellement menée pour rappeler les bons gestes à adopter au printemps.Car cette saison est une période particulièrement sensible : les oiseaux nichent, les faons naissent, et la faune a besoin de calme.Les recommandations sont simples : rester sur les sentiers, ne pas cueillir les fleurs et tenir son chien en laisse.Pour encourager ces comportements, des citoyens engagés distribuent symboliquement des œufs en chocolat aux visiteurs qui respectent ces règles. Une manière ludique de sensibiliser petits et grands.Finalement, reconnecter les enfants à la nature ne demande pas forcément de grands moyens. Un peu de temps, un peu d'imagination… et beaucoup de liberté suffisent souvent à éveiller leur curiosité.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Éco-anxiété, anxiété, burn-out : comprendre ces troubles pour mieux préserver sa santé mentale

    Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 3:42


    Parler de santé mentale n'a jamais été aussi important. Les crises se succèdent, l'actualité est souvent anxiogène et beaucoup de personnes ressentent une inquiétude profonde face à l'avenir de la planète. Ce phénomène porte un nom : l'éco-anxiété.Il s'agit d'une angoisse liée aux changements environnementaux et climatiques. La perspective du réchauffement, de la perte de biodiversité ou des catastrophes naturelles peut générer un sentiment d'impuissance, de peur ou de tristesse.Pour certaines personnes, ce n'est pas une simple inquiétude passagère. L'éco-anxiété peut devenir un véritable trouble émotionnel.Face à une situation perçue comme dangereuse, les psychologues expliquent que nous avons généralement trois réactions instinctives :L'évitement : on prend la fuite, on détourne le regard ou on préfère ne plus penser au problème.La paralysie : on se sent dépassé par la situation et on ne sait plus quoi faire.L'action : et c'est souvent cette dernière qui peut aider à canaliser l'angoisse.Agir, même à petite échelle, permet de retrouver un sentiment de contrôle et de transformer une inquiétude en énergie constructive.C'est justement l'une des idées développées dans le livre Dépasser son éco‑anxiété du Dr Arnaud Gauthier et Elodie Georges (éd. Eyrolles). Écrit par un médecin et un psychologue, l'ouvrage propose des pistes concrètes pour comprendre ce que l'éco-anxiété révèle de nos pensées et de nos valeurs.Les auteurs expliquent notamment comment observer ses propres schémas de pensée, identifier les sources d'angoisse et mettre en place des actions progressives.Ces actions peuvent être très simples : prendre soin de soi, mieux comprendre les politiques environnementales, s'entourer de personnes engagées ou encore modifier certaines habitudes de vie.Changer de banque, choisir un fournisseur d'énergie plus responsable, repenser sa manière de se déplacer… Ces gestes ne résolvent pas tout, mais ils permettent de transformer l'inquiétude en mouvement.Et ces outils ne servent pas uniquement pour l'éco-anxiété.Un autre ouvrage propose également d'explorer les différents troubles liés à la santé mentale : L'anxiété et la dépression : comprendre les mécanismes émotionnels des troubles pour s'apaiser en profondeur de Gwénaëlle Persiaux et Yoanna Micoud, illustré par Johanna Crainmark (éd. Eyrolles). Ce livre illustré aide à distinguer des termes souvent confondus.Le burn-out, par exemple, est souvent décrit comme la maladie du trop. Il correspond à un épuisement généralisé, souvent lié à une surcharge prolongée. On ne manque pas forcément d'envie : on n'a simplement plus la capacité d'agir.La dépression, elle, est différente. Elle se caractérise par une perte de désir et de motivation. La tristesse s'installe durablement et les pensées restent souvent tournées vers le passé.L'anxiété, en revanche, est tournée vers l'avenir. C'est la maladie de l'anticipation. On imagine des scénarios catastrophes qui n'arriveront peut-être jamais, mais qui occupent pourtant tout l'espace mental.Comprendre ces nuances est essentiel pour mieux identifier ce que l'on traverse, mais aussi pour mieux soutenir un proche.Bien sûr, ces livres ne remplacent pas un accompagnement professionnel. Mais ils peuvent aider à mettre des mots sur ce que l'on ressent et à reconnaître certains signaux.Et parfois, comprendre ce qui nous traverse est déjà un premier pas vers l'apaisement.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Rendre l'art plus accessible en recréant les odeurs du passé

    Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 3:25


    Pour comprendre le passé, nous disposons déjà de nombreuses traces : des photos, des œuvres d'art, des objets, des livres, des ossements ou encore de la musique. Toutes ces sources mobilisent certains de nos sens : la vue, le toucher et parfois même l'ouïe.Mais il y a un sens qui manque souvent lorsque l'on tente de reconstituer le passé : l'odorat. Et pourtant, les odeurs jouent un rôle essentiel dans notre mémoire et notre perception du monde. Elles permettent une immersion très forte dans une époque ou un lieu. C'est d'ailleurs pour cette raison que des chercheurs s'intéressent aujourd'hui à ce que l'on appelle le patrimoine olfactif.L'idée est simple mais fascinante : préserver et recréer les odeurs du passé pour enrichir notre compréhension de l'histoire.Le magazine Knowable Magazine (repris dans Courrier International) a mis à l'honneur le chimiste analytique Matija Strlič. Basé aujourd'hui en Slovénie et ancien chercheur à Londres, il s'est notamment intéressé à une odeur très particulière : celle de la bibliothèque de St Paul's Cathedral à Londres.Pour y parvenir, les chercheurs ont analysé les composés organiques volatils libérés par les livres anciens et les meubles de la bibliothèque. Ces molécules ont été identifiées et mesurées grâce à des techniques de chimie analytique.Mais la science ne suffit pas toujours à décrire une odeur. Les chercheurs ont donc fait appel à des « renifleurs » : des volontaires chargés de décrire les odeurs qu'ils percevaient dans la bibliothèque.Les participants ont utilisé des mots comme « terreux », « fumé », « vert », « amande » ou encore « gras ». À partir de ces descriptions et des analyses chimiques, l'équipe scientifique a pu reconstituer une formule représentant l'odeur typique d'une bibliothèque ancienne.Ces formules sont désormais enregistrées dans des bases de données numériques. En théorie, un chimiste pourrait donc reproduire l'odeur de vieux livres datant de plusieurs siècles.Mais les bibliothèques ne sont pas les seules sources d'inspiration.Dans les prochaines années, certains musées pourraient proposer des expériences olfactives encore plus surprenantes. Au Musée du Caire, par exemple, les visiteurs pourraient bientôt sentir… l'odeur des momies. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, ces odeurs ne sont pas désagréables. Les analyses ont révélé des effluves plutôt boisées, épicées et légèrement sucrées.Ces parfums proviennent des substances aromatiques utilisées par les Égyptiens pour embaumer les corps : des résines, des huiles et des plantes odorantes.Des échantillons d'air prélevés à l'intérieur de certains sarcophages ont permis d'identifier les molécules responsables de ces odeurs. À partir de ces données, les chercheurs pourraient même créer un parfum inspiré de ces senteurs pour accompagner les expositions.Mais une question se pose : comment recréer les odeurs lorsque celles-ci n'existent plus physiquement ?Dans ce cas, les chercheurs se tournent vers les archives historiques. Les textes anciens peuvent parfois décrire l'odeur de certains lieux, de matériaux ou d'événements.À terme, ces recherches pourraient transformer notre manière de visiter les musées. Une exposition consacrée au Moyen Âge pourrait par exemple recréer l'atmosphère d'une ruelle d'époque.L'odorat deviendrait alors un nouvel outil pour comprendre l'histoire… et pour la ressentir pleinement.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Vélo en Belgique : la petite reine a le vent en poupe, un salon lui est dédiée

    Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 3:26


    Le printemps revient, les journées s'allongent… et l'envie de se remettre en selle aussi.Faire du vélo, c'est bon pour la santé, pour le moral, et de plus en plus accessible grâce aux vélos électriques. Aujourd'hui, un vélo sur deux vendu en Belgique est électrique, ce qui facilite grandement les trajets, notamment dans les zones vallonnées ou pour les longues balades.Mais ce que beaucoup de Belges ignorent encore, c'est que notre pays dispose de l'un des réseaux cyclables les plus denses d'Europe.Au total, on compte environ 30 000 kilomètres de réseau cyclable à travers le territoire. Un maillage impressionnant qui permet de découvrir villes, campagnes et paysages naturels en toute sécurité.Pour s'orienter facilement, il existe un système particulièrement pratique : les points-nœuds.Ces carrefours numérotés sur les pistes cyclables permettent de créer son propre itinéraire sans avoir besoin de carte détaillée. Il suffit de suivre une succession de numéros pour tracer sa balade. Un système simple, intuitif et très populaire auprès des cyclistes.Aujourd'hui, de nombreux outils numériques permettent aussi de préparer ses trajets. Des plateformes comme RouteYou, Fietsknooppunt ou Fietsnet proposent des planificateurs d'itinéraires qui permettent d'organiser des balades, des week-ends ou même de véritables vacances à vélo.Car oui, de plus en plus de Belges se lancent dans l'aventure du voyage à vélo.Certaines entreprises se sont même spécialisées dans ce type d'escapades. C'est le cas de Bike Packer, une structure qui fonctionne un peu comme un tour-opérateur version cycliste.Leur mission est double : louer des vélos adaptés au voyage et proposer des itinéraires à travers la Belgique. Même sans équipement ou sans expérience particulière, il devient ainsi possible de tenter un week-end ou une petite aventure à vélo.Des formations sont également proposées pour apprendre à préparer son voyage. On y aborde plusieurs éléments essentiels : le dénivelé du parcours, la distance quotidienne, les supports de navigation, les réseaux existants comme les points-nœuds, les RAVeL, la Promenade verte ou encore les grands itinéraires européens comme EuroVelo.Sans oublier une question importante : l'hébergement.Il existe par exemple des solutions originales comme les tentes sur cyclo-remorques. Il s'agit d'une remorque que l'on transporte derrière son vélo et qui se transforme en tente gonflable une fois dépliée. En Belgique, ce type d'équipement peut être loué pour une trentaine d'euros par jour chez Jabiru.Et si vous voulez découvrir tout l'univers du vélo en un seul endroit, un rendez-vous est à noter : le salon Bike Brussels, qui se tient jusqu'à dimanche à Tour & Taxis, à Bruxelles.C'est un événement très convivial où l'on peut découvrir toutes les catégories de vélos : urbains, cargos, pliants, gravel… et même tester certains modèles.Le salon propose également des stands dédiés aux équipements — casques connectés, vêtements techniques, accessoires — mais aussi à la protection des vélos et aux voyages à deux roues.Nouveauté cette année : un espace spécialement dédié aux enfants avec une piste d'essai.Bike Brussels est aussi l'occasion de découvrir les métiers du secteur : mécanique, vente, entretien ou encore conseil en mobilité.Car l'économie du vélo est en plein essor. Aujourd'hui, le secteur emploie près de 20 000 personnes en Belgique. Et la tendance continue de s'accélérer : depuis 2019, l'usage du vélo a augmenté de 35 % dans le pays.Preuve que la petite reine n'a jamais aussi bien porté son nom.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Alimentation durable : un appel à projets pour soutenir les startups qui veulent changer notre assiette

    Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 3:16


    Bonne nouvelle pour les startups qui se lancent dans le secteur alimentaire : un appel à projets vient d'être lancé pour soutenir les entrepreneurs qui imaginent l'alimentation de demain.Ce concours s'appelle le Deli Innove Challenge 2026. Il est organisé par l'enseigne belge Deli Traiteur, bien connue pour ses magasins spécialisés dans les plats préparés et les produits gourmands.Les jeunes entreprises ont jusqu'au 26 avril pour déposer leur candidature. L'objectif est de repérer des projets innovants capables de faire évoluer notre manière de produire, de cuisiner ou de consommer.Les startups sélectionnées pourront bénéficier de plusieurs types de soutien. D'abord une aide financière : 15 000 euros pour finaliser le développement de leur projet. Mais surtout un accompagnement stratégique pour les aider à passer de l'idée au produit commercialisé.Car le véritable enjeu, pour une jeune entreprise alimentaire, est souvent là : transformer une bonne idée en produit concret capable d'arriver jusque dans les rayons.Cet appel à projets s'adresse particulièrement aux initiatives qui cherchent à concilier alimentation et durabilité. Les projets liés à la cuisine zéro gaspillage, à l'utilisation responsable des ressources ou encore à l'alimentation plus respectueuse de la planète sont particulièrement encouragés.Et parmi les partenaires impliqués dans cette initiative figure une organisation belge qui mérite d'être connue : Funds For Good.Cette structure a été créée il y a une dizaine d'années par deux associés qui avaient auparavant été bénévoles à la Croix-Rouge. En accompagnant des personnes migrantes aux parcours difficiles, ils se sont posé une question simple : comment créer un modèle économique capable de soutenir concrètement celles et ceux qui ont moins de chances ?De cette réflexion est née une organisation au fonctionnement original, construite autour de deux structures complémentaires : La première est une société d'investissement appelée Funds For Good Invest. Elle propose des fonds de placement éthiques destinés aux investisseurs, comme une entreprise classique du secteur financier.La seconde est une association : Funds For Good Impact. Et cette ASBL fonctionne grâce à une partie des profits générés par la société d'investissement.Ce modèle permet de financer directement des projets à impact social. L'association soutient notamment la création d'entreprises en accordant des prêts à taux zéro et en proposant un accompagnement personnalisé aux entrepreneurs.En 10 ans, plus de 1 400 projets ont ainsi été soutenus.Parmi eux, on retrouve par exemple Freddy Met Curry, un traiteur durable spécialisé dans les lunchs d'entreprise et les événements. Les repas sont bio, locaux et livrés dans des bocaux consignés… à vélo.Autre exemple inspirant : Refoodgees, un restaurant d'insertion socioprofessionnelle présent à Saint-Gilles et dans la Villa Empain à Bruxelles. Comme son nom l'indique, il permet à des personnes réfugiées ou primo-arrivantes de se former aux métiers de l'Horeca afin de faciliter leur insertion professionnelle.Des initiatives qui montrent qu'un modèle économique peut aussi générer un impact social positif.Pour les jeunes entreprises du secteur alimentaire, participer au Deli Innove Challenge peut donc constituer un véritable tremplin. Même sans remporter le concours, cela permet de se faire remarquer, de rencontrer des partenaires et de donner de la visibilité à son projet.Une opportunité intéressante pour toutes celles et ceux qui veulent imaginer une alimentation plus durable.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Biomimétisme : et si la colle d'huitre pouvait aider une fracture à mieux cicatriser ?

    Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 3:41


    La nature n'a pas fini de nous inspirer. Depuis des millions d'années, elle a développé des mécanismes incroyablement efficaces pour survivre, s'adapter et se réparer. Aujourd'hui, les scientifiques observent ces stratégies naturelles pour tenter de résoudre certains défis médicaux.Prenons une situation très concrète : une fracture du poignet. Dans certains cas, la chirurgie est nécessaire pour repositionner correctement les fragments d'os. Les chirurgiens utilisent alors des vis ou des plaques métalliques pour stabiliser l'os pendant la cicatrisation.Mais cette technique n'est pas toujours simple. Les fragments osseux peuvent être difficiles à repositionner, certains petits morceaux peuvent se déplacer pendant l'opération et la cicatrisation peut parfois être compliquée. De plus, les vis doivent souvent être retirées quelques mois plus tard, ce qui implique une seconde intervention chirurgicale.Et si une simple colle pouvait remplacer ces dispositifs ?La piste pourrait venir… des huîtres. Contrairement aux moules, qui s'attachent aux rochers grâce à des filaments, les huîtres utilisent une véritable colle naturelle pour se fixer solidement aux surfaces marines. Cette substance est capable de résister aux vagues, au sel et aux conditions extrêmes de l'océan.Cette colle naturelle est composée à environ 90 % de calcaire et à 10 % de protéines. Une combinaison étonnante qui lui permet d'adhérer efficacement même dans un environnement humide.Des chercheurs en Chine ont décidé d'étudier ce mécanisme de près. Leur objectif : reproduire ces protéines adhésives pour créer une colle capable de réparer les os humains.Le résultat est prometteur. Cette colle biomédicale peut durcir à l'intérieur du corps malgré l'humidité, le sang et la chaleur. Dans certains tests, elle a permis de fixer des fragments osseux sans utiliser de vis ni de plaques métalliques.Des essais ont déjà été menés sur environ 150 patients avec des résultats encourageants. L'un des grands avantages de cette colle est qu'elle est biodégradable : elle est progressivement absorbée par l'organisme environ 6 mois après la cicatrisation, ce qui évite toute seconde opération.Dans certains cas, l'intervention pourrait même être extrêmement rapide. Un patient souffrant d'une fracture du poignet a ainsi été opéré en seulement trois minutes, avec une incision de trois centimètres. Trois mois plus tard, il avait retrouvé un usage complet de sa main.À terme, les chercheurs imaginent même réparer certaines fractures par simple injection, ce qui réduirait fortement la durée des interventions et la période de récupération.Mais les huîtres ne sont pas les seules à inspirer la médecine.Les requins pourraient également jouer un rôle dans la lutte contre les infections hospitalières. Ces infections, appelées maladies nosocomiales, touchent environ un million et demi de patients dans le monde chaque année.Or la peau du requin possède une particularité étonnante : elle retient très peu les bactéries. Sa surface est recouverte de microstructures très spécifiques qui empêchent les microbes de s'accrocher et de se développer.Des chercheurs ont donc reproduit ces microstructures pour créer des revêtements inspirés de la peau du requin. Ces surfaces peuvent être appliquées sur les murs ou les sols dans les hôpitaux.Les résultats sont impressionnants : on observe jusqu'à 94 % de bactéries en moins sur ces revêtements par rapport aux surfaces classiques.Ces innovations illustrent un domaine scientifique en plein essor : le biomimétisme. L'idée est simple mais puissante : observer les solutions inventées par la nature et s'en inspirer pour concevoir des technologies plus efficaces, plus durables et parfois même plus simples.Parfois, les réponses aux défis les plus complexes se trouvent déjà autour de nous.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Des écoliers en pyjama et un humoriste qui est devenu fermier

    Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 3:05


    Plusieurs rendez-vous inspirants sont à noter dans les prochains jours. Des initiatives qui mêlent solidarité, éducation et réflexion sur l'avenir de notre agriculture.Premier événement : la Journée pyjama. Elle aura lieu ce vendredi dans de nombreuses écoles. Le principe est simple : élèves, professeurs et éducateurs viennent en pyjama en classe.Derrière ce geste symbolique se cache une cause importante : soutenir les enfants qui, eux, suivent réellement les cours en pyjama depuis leur maison ou leur chambre d'hôpital, en raison de problèmes de santé.Ces élèves peuvent continuer à suivre leur scolarité grâce à ClassContact. Ce service gratuit permet aux enfants malades de rester connectés à leur classe, d'assister aux cours à distance et de garder un lien avec leurs camarades.L'association fête d'ailleurs ses vingt ans cette année. Elle a été fondée par 3 anciens collègues de l'entreprise IBM qui ont décidé d'utiliser leurs compétences informatiques pour lutter contre l'isolement des enfants malades.Depuis sa création, plus de 1 500 élèves ont pu bénéficier de ce dispositif, en collaboration avec 14 hôpitaux et environ 600 écoles. Et les résultats sont encourageants : 90 % des élèves qui suivent les cours à distance réussissent leur année. Une preuve de l'importance de maintenir la continuité scolaire, mais aussi les liens sociaux avec les amis et la classe.Autre rendez-vous à inscrire à l'agenda : la journée JAGROS, qui se tiendra le 11 mars à Gembloux. Pour vous inscrire, c'est par ici.Plus de 500 étudiants en agronomie sont attendus pour réfléchir aux grands enjeux agricoles et alimentaires de demain. L'objectif est de sensibiliser les futurs ingénieurs et professionnels du secteur aux défis environnementaux, agricoles et alimentaires.La journée sera rythmée par des ateliers, des discussions et des rencontres. Et l'idée est aussi d'aborder ces sujets avec un peu de légèreté.Parmi les invités figure notamment Nicolas Meyrieux. Humoriste engagé, il parle depuis une dizaine d'années des enjeux climatiques, agricoles et écologiques avec humour et second degré.Connu pour sa chaîne La Barbe, qu'il a arrêtée en 2019, il a décidé d'aller plus loin que la simple critique en changeant lui-même de vie : il est devenu agriculteur. Une démarche qui lui permet aujourd'hui de raconter le monde agricole de l'intérieur.Il a également lancé un projet original appelé le Farm Tour. Pendant l'été 2024 et 2025, il a sillonné les fermes françaises. Le soir, il y jouait son spectacle devant les habitants de la région, et la journée, il tournait un documentaire pour mettre en lumière les agriculteurs qui l'accueillaient.Une manière différente de parler agriculture, de valoriser le terroir et de réfléchir à la souveraineté alimentaire.Enfin, dernier rendez-vous : le 12 mars à Mons se tiendra le Salon de la transmission agricole.Cet événement s'adresse aux agriculteurs et agricultrices en fin de carrière, aux jeunes candidats à la reprise, ainsi qu'à tous les acteurs concernés par le renouvellement des générations dans le monde agricole.Car l'un des grands défis du secteur aujourd'hui est là : assurer la relève et permettre aux fermes de continuer à vivre et à produire.3 rendez-vous très différents donc, mais avec un point commun : créer du lien et préparer l'avenir.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Droits des femmes : pourrez-vous reconnaitre ces 4 héroïnes qui ont fait bouger les lignes ?

    Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 4:45


    4 femmes, 4 combats. L'une a changé la loi. L'autre défend l'éducation. La 3ème a transformé l'art en manifeste. Et la dernière a relié les luttes entre elles. Parce qu'on ne peut pas défendre les droits des femmes sans parler aussi de racisme, de pauvreté et de justice sociale... on revient aujourd'hui sur 4 héroïnes qui ont fait bougé les lignes.Première figure incontournable : Simone Veil. Nous sommes le 26 novembre 1974 à l'Assemblée nationale française. La ministre de la Santé prend la parole pour défendre un texte explosif : la légalisation de l'avortement. Dans l'hémicycle, la situation est impressionnante : seulement neuf femmes pour 481 hommes. Le débat est extrêmement violent. Simone Veil est interrompue, insultée, attaquée personnellement. Mais elle tient bon. Sa phrase restera célèbre : « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement ». Après plus de vingt-quatre heures de débat, la loi est adoptée. La loi Veil marque un tournant majeur : elle permet aux femmes de disposer de leur corps et transforme une réalité clandestine et dangereuse en un droit reconnu.Autre combat, autre génération : celui de Malala Yousafzai. En 2014, elle reçoit le prix Nobel de la paix à seulement 17 ans. Son histoire commence au Pakistan. En 2009, les talibans interdisent aux filles d'aller à l'école. Malala n'a alors que 12 ans. Malgré les menaces, elle continue d'étudier et raconte son quotidien dans un blog. En 2012, elle est attaquée et grièvement blessée par balle. Elle survit, est soignée au Royaume-Uni et décide de poursuivre son combat. Sa voix devient mondiale. Elle crée une fondation pour soutenir l'éducation des filles. Son message est clair : l'éducation est l'une des clés de l'émancipation. Aujourd'hui encore, environ 10 % des filles dans le monde n'ont pas accès à l'école.Direction ensuite le Mexique avec Frida Kahlo. À 18 ans, elle est victime d'un grave accident qui la laisse immobilisée pendant des mois. C'est depuis son lit qu'elle commence à peindre. Mais Frida Kahlo ne cherche pas à plaire. Elle peint son corps blessé, ses douleurs, ses fausses couches, son identité mexicaine. Dans un monde artistique dominé par les hommes, elle s'impose comme une artiste libre et radicale. Son œuvre devient un manifeste : celui d'une femme qui refuse les normes et revendique son identité.Enfin, impossible de parler de luttes féministes sans évoquer Angela Davis.Dans les années 1970, la philosophe et militante américaine devient une figure mondiale. Proche des Black Panthers, elle est accusée de complicité dans une prise d'otages. Son procès devient international. Des artistes comme The Rolling Stones ou John Lennon lui apportent leur soutien. En 1972, elle est finalement acquittée. Angela Davis développe l'idée d'un féminisme intersectionnel : un féminisme qui reconnaît que les discriminations peuvent se croiser — sexisme, racisme, inégalités sociales. Une vision qui influence encore aujourd'hui de nombreux mouvements.4 femmes, 4 combats différents. Mais un point commun : chacune a contribué à élargir le champ des possibles.Le 8 mars est l'occasion de s'en souvenir. Et de rappeler que les droits dont nous bénéficions aujourd'hui sont souvent le résultat de luttes longues, courageuses et parfois solitaires.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Tourisme : promenades à dos d'éléphants, spectacles d'orques, atomic parties… ces pratiques autrefois normales désormais interdites

    Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:12


    L'Indonésie vient de prendre une décision forte : interdire les promenades touristiques à dos d'éléphant.Une mesure saluée par de nombreuses associations de protection animale, qui parlent d'un tournant historique pour le bien-être des pachydermes. Mais cette interdiction suscite aussi des inquiétudes parmi certains acteurs locaux. Pour eux, ces activités constituaient une ressource économique importante, notamment pour financer des centres de conservation d'une espèce protégée.Ce débat illustre une évolution plus large : certaines pratiques touristiques, autrefois considérées comme normales, sont aujourd'hui devenues difficilement acceptables.Prenons par exemple les spectacles de dauphins et d'orques dans les parcs aquatiques. Pendant longtemps, ces shows étaient l'une des attractions phares du tourisme familial. Mais le regard a changé.De plus en plus de pays légifèrent pour limiter ou interdire ces pratiques. Le Mexique, qui abrite environ 10 % des quelque 3 000 dauphins vivant en captivité dans le monde, impose désormais des conditions plus strictes : les animaux ne peuvent plus être maintenus dans des bassins en béton et doivent vivre dans des enclos marins.En Belgique aussi, la question avance. Le delphinarium de Bruges, dernier du pays, devra fermer au plus tard en 2037. Le ministre flamand du Bien-être animal, Ben Weyts, a même évoqué la possibilité d'une fermeture anticipée.Ces évolutions sont le fruit de décennies de mobilisation. Dès les années 1990, des campagnes dénonçaient déjà la captivité des cétacés. Un film a d'ailleurs marqué les esprits à cette époque : Sauvez Willy. L'histoire d'une amitié entre un garçon et une orque captive dans un delphinarium.Le succès du film a contribué à sensibiliser le public. Une fondation a même été créée pour sauver l'orque qui incarnait Willy à l'écran, Keiko, et lui permettre de retrouver l'océan.Autre domaine où les mentalités ont changé : les cirques. En Belgique, les animaux sauvages y sont désormais interdits. Une avancée obtenue après des années de campagne menées notamment par l'association GAIA, qui dénonce depuis longtemps l'exploitation animale dans les spectacles.Le tourisme animalier a lui aussi connu des dérives spectaculaires. Pendant des années, certains visiteurs se rendaient en Thaïlande pour se faire photographier aux côtés de tigres dans un temple devenu célèbre.Mais en 2016, le site a été fermé par les autorités. Les enquêteurs ont découvert que les tigres étaient sédatés pour rester calmes devant les touristes. L'enquête a aussi révélé l'existence d'un trafic d'espèces sauvages.Toutes ces pratiques témoignent d'une époque où la question du bien-être animal était beaucoup moins prise en compte.Mais les changements ne concernent pas seulement les animaux.Certaines formes de tourisme humainement ou culturellement problématiques ont aussi disparu. Dans les années 1950, par exemple, Las Vegas était surnommée la capitale du “tourisme atomique”. Les hôtels et casinos organisaient des “atomic parties” sur leurs toits pour permettre aux visiteurs d'observer les champignons nucléaires provoqués par les essais atomiques dans le désert du Nevada.Aujourd'hui, cette idée paraît totalement absurde.Dans un autre registre, certaines pratiques touristiques autrefois tolérées sont désormais interdites pour protéger des sites patrimoniaux ou sacrés. Il est par exemple interdit aujourd'hui d'escalader les pyramides en Égypte ou au Mexique.Même chose en Australie, où l'ascension du célèbre rocher d'Uluru est interdite depuis 2019. Ce site est sacré pour les peuples aborigènes, qui considèrent que le piétiner constitue un manque de respect.Les mentalités évoluent, et le tourisme aussi.Ce qui semblait normal hier peut devenir impensable aujourd'hui. Et à bien des égards, c'est peut-être le signe d'un monde qui apprend — lentement mais sûrement — à voyager avec davantage de respect.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Gaspillage de livres : My Fair Book sauve des ouvrages neufs menacés de destruction

    Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 2:54


    C'est un projet dont on aimerait parler plus souvent : une initiative brillante, concrète, qui lutte contre le gaspillage culturel.Il y a trois ans, on vous parlait déjà de My Fair Book. À l'époque déjà, le concept était fort. Aujourd'hui, il a grandi.Le constat est brutal : en France, près de 140 millions de livres neufs sont détruits chaque année avant même d'avoir été lus. Cela représente environ un livre sur quatre. Des ouvrages parfaitement neufs, stockés chez les éditeurs, qui n'ont simplement pas trouvé leur place en librairie ou qui ont été dépassés par l'arrivée des nouveautés.Ces livres sont alors menacés de "pilon" / destruction.Face à cette réalité, deux Françaises ont décidé d'agir. Leur idée : sélectionner ces livres issus des stocks dormants des éditeurs et leur offrir une seconde chance via une plateforme de vente en ligne. C'est ainsi qu'est né My Fair Book.Leur démarche s'inscrit au nom de la "bibliodiversité". Derrière ce mot, une volonté : préserver la diversité éditoriale, mettre en lumière des ouvrages qui ne sont plus en tête de gondole mais qui ont toute leur valeur.Ce ne sont pas des invendus bradés à la va-vite. Les livres proposés sont lus et choisis par un comité de lecture. Ce sont souvent des titres plus intimistes, moins médiatisés, mais portés par de vrais talents.Pour les auteurs, c'est une opportunité précieuse. Voir son livre détruit quelques mois après sa sortie est une épreuve difficile. Grâce à My Fair Book, ces ouvrages retrouvent des lecteurs.Pour les éditeurs aussi, c'est un coup de projecteur supplémentaire.Et sur le plan écologique, le bénéfice est évident : on privilégie le réemploi plutôt que le recyclage. On évite la destruction pure et simple d'objets qui ont nécessité du papier, de l'encre, de l'énergie et du transport. C'est une manière concrète de questionner la surproduction dans le secteur du livre.Depuis sa création en 2022, My Fair Book a déjà sauvé environ 5 000 livres. Les stocks d'une dizaine de titres ont pu être totalement écoulés.Et l'aventure continue. Le site a récemment développé un catalogue jeunesse. Un comité de lecture dédié sélectionne désormais des ouvrages pour enfants, dès l'âge de 3 ans. Albums illustrés, bandes dessinées, petits romans, polars jeunesse… Une nouvelle manière de sensibiliser aussi les plus jeunes à la diversité éditoriale.Les livres sont vendus au prix normal, pas à prix cassé. L'objectif n'est pas de dévaloriser l'objet livre, mais de lui redonner sa place.La plateforme propose également des coffrets, des abonnements, organise des ateliers thématiques et des cafés littéraires en entreprise. Elle installe aussi des bibliothèques en milieu professionnel et met en place des ventes physiques pour valoriser certains titres.Au-delà de la simple vente, c'est tout un écosystème qui se construit autour de la lecture et de la lutte contre le gaspillage.My Fair Book ne prétend pas résoudre à lui seul le problème de la surproduction éditoriale. Mais il apporte une réponse concrète, positive, inspirante.Donner une seconde vie à des livres neufs menacés d'oubli, soutenir les auteurs, limiter la destruction… C'est une belle manière de rappeler que derrière chaque ouvrage, il y a du temps, du travail, et une histoire qui mérite d'être lue.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Mobilité urbaine : cette célèbre rue de Londres deviendra bientôt piétonne

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:26


    L'une des rues les plus célèbres et les plus fréquentées de la capitale britannique, Oxford Street, va devenir piétonne. Cette artère emblématique du shopping londonien, située entre Marble Arch et Tottenham Court Road, longue de plus d'un kilomètre et bordée de près de 300 magasins, accueille jusqu'à un demi-million de visiteurs par jour lors des périodes de fêtes.Et pourtant, elle reste aujourd'hui traversée par la circulation automobile.Cela pourrait changer dès l'été 2026. Après deux consultations publiques ayant recueilli plus de 2 700 avis, la majorité des participants s'est prononcée en faveur de la fermeture à la circulation. Même certains commerçants, initialement réticents, soutiennent désormais le projet.Car les craintes des commerces face aux piétonniers reposent souvent sur une perception biaisée. Plusieurs études montrent que les commerçants surestiment largement la proportion de clients venant en voiture.Pourquoi cette erreur d'appréciation ?D'abord parce que beaucoup de commerçants eux-mêmes se déplacent en voiture. Ensuite parce qu'ils entendent régulièrement des automobilistes se plaindre du manque de stationnement. Ces remarques, répétées, finissent par influencer leur vision.Mais les chiffres racontent souvent une autre histoire. À Nancy, par exemple, des commerçants pensaient que 77 % de leurs clients venaient en voiture. En réalité, ils n'étaient que 35 %. La majorité des visiteurs arrivait à pied, en transports en commun ou à vélo.La perception ne correspond donc pas toujours aux faits.À Bruxelles, le piétonnier du boulevard Anspach illustre bien cette évolution. Chaque jour, il attire environ 35 000 personnes, soit 6 000 de plus qu'en 2024. Il est devenu la deuxième artère la plus fréquentée de la capitale après la Rue Neuve.En dix ans, la population du centre-ville a augmenté de 20 %. Les étages de nombreux commerces ont été réaménagés en logements, contribuant à redynamiser le quartier.Bien sûr, les piétonniers ne sont pas exempts de critiques. On évoque parfois la propreté, la mendicité ou un sentiment d'insécurité. Mais là encore, il est important de distinguer les impressions des données objectives.Les bénéfices, eux, sont tangibles : Moins de bruit. Moins de pollution. Plus d'espace pour flâner, se rencontrer, découvrir les commerces autrement.Cette tendance ne concerne pas que Londres ou Bruxelles. Namur prévoit d'étendre son piétonnier cette année, tout comme Liège. En province de Luxembourg, Marche-en-Famenne développe des projets intégrant davantage la mobilité douce.Le gouvernement wallon a même adopté un “Plan d'action Wallonie piétonne 2030”, visant à encourager les déplacements à pied, notamment pour les trajets courts de 2 à 5 kilomètres.Au fond, transformer une rue en espace piéton, ce n'est pas simplement interdire les voitures. C'est repenser la manière dont on habite la ville. Redonner la priorité aux humains plutôt qu'aux moteurs.Oxford Street sans voitures ? L'idée semblait impensable il y a quelques années. Elle pourrait bientôt devenir une réalité. Et peut-être, à terme, un nouveau modèle urbain.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Avec le printemps, revient le piégeage du frelon asiatique…

    Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 3:20


    Aujourd'hui, on va parler de petites bêtes qui volent et qui ne sont pas forcément très très sympathique. Mais de quelles bêtes vais-je parler ce matin ?Si je vous parle d'un insecte qui vient majoritairement d'Asie, qui peut mesurer 45 mm de longueur, que mon nom latin est Vespa, et sa piqûre est douloureuse, je suis…C'est bien sûr du frelon dont on va parler ce matin. Un insecte qui comme je disais peut causer de douloureuses piqûres, mais qui se veut quand même pacifique. Ce n'est qu'en dernier recours qu'il se décide à piquer.Mais il n'est pas forcément la bienvenue dans nos campagnes et jardins…Non, et on entend surtout parler de la lutte contre le frelon asiatique qui viendrait remplacer petit à petit notre frelon européen. Et la question à 1 000 € que vous allez probablement me poser, c'est « mais comment fait-on pour distinguer frelon asiatique et européen ? »Il y a quelques différences physiques : le frelon asiatique est plus petit que l'européen : 2-3 cm pour l'un, 3-4 cm pour l'autre. L'asiatique est plus noir, l'européen plus coloré. Et il y a surtout une différence de comportement : notre frelon vole de nuit, attaque peu ; le frelon asiatique vole en journée et peut rester sur place et surtout il s'attaque aux abeilles. Et c'est ça le nœud du problème.Que peut-on faire alors ?Déjà si on veut s'attaquer au nid, là aussi, il y a une différence. Nos frelons forment des nids en cloche avec une large ouverture dans des greniers, des garages ou des arbres creux. Chez le frelon asiatique, on est plutôt sur des sphères, à petites ouvertures, en hauteur.Du côté de l'Union des villes et communes, on préconise le piégeage de printemps des fondatrices. Le printemps n'est plus qu'à quelques encablures, donc c'est totalement le moment d'y penser. Le but : capturer chaque femelle fondatrice afin d'éviter qu'elle ne fonde un nouveau nid et ainsi limiter leur prolifération. Car un nid, c'est plusieurs milliers d'individus, dont plusieurs fondatrices qui peuvent recréer de nouveaux nids au printemps suivant et ainsi de suite.Comment fait-on et quand est-ce que c'est la meilleure période ?Le Centre wallon de Recherches agronomiques préconise le mélange 1/3 grenadine, 1/3 bière, 1/3 vin blanc. La période : entre mars et fin mai. Et préconisez les zones fleuries, les haies, les points d'eau, les tas de bois encore les ruchers.Tout ça est à retrouver sur le site de l'Union des villes et communes donc. Le lien se retrouve en description du podcast sur nostalgie.be !

    Plutôt du matin ou du soir ? C'est en fait bien plus complexe que ça !

    Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 2:35


    Aujourd'hui, c'est de cycle du sommeil dont on va parler ce matin. Bonjour ou bonsoir, selon l'heure à laquelle vous lisez ceci. Une petite question pour commencer : est-ce que vous êtes plutôt du matin ou du soir ?Si je vous pose cette question, c'est parce qu'une étude s'est penchée sur le sujet. Elle nous provient des chercheurs de l'Université McGill, située à Montréal. Et elle nous dit quoi cette étude ? Qu'en fait c'est beaucoup plus compliqué que ce qu'on ne pense. Il n'y a pas que ces deux types de cycles biologiques : il y en a plus.Comment ça se définit ?Ils ont étudié le comportement de 27 000 adultes britanniques. Et alors que les chercheurs s'attendaient à trouver deux chronotypes, c'est-à-dire les moments dans la journée où on se sent plus éveillé ou plus somnolent. Ils en trouver cinq.À quoi correspondent-ils et comment les déterminer ?Il y a tout d'abord deux types de lève-tôt. Il y a celui qui, globalement, ne boit pas – ou rarement, ne fume pas, prend peu de risques.Et puis, il y a un type qui est surtout féminin, plutôt lié à des troubles menstruels, des symptômes dépressifs ou encore la prise d'antidépresseurs ou d'antalgiques.Il y a ensuite trois types de couche-tard. Ceux qui ont notamment des scores élevés dans les tests cognitifs, mais qui ont en contrepartie du mal à gérer leurs émotions, les comportements à risque et qui ont un faible taux de vitamine D.Un autre type de couche-tard « à haut risque », correspond à des personnes faisant peu d'activité physique ; il y a souvent aussi du tabac, du diabète, de l'hypertension ou encore des maladies cardiovasculaires liés à ce type.Et puis enfin, le troisième type de couche-tard est, lui, très masculin avec plus de testostérone, de la calvitie, de l'hypertension ou encore une grande propension à la prise de risques.Bref, il y a plus de profils variés que ce qu'on ne le pensaitCela explique pourquoi il y a immensément de facteurs qui jouent sur le fait qu'on apprécie un rythme de vie qui ne conviendra peut-être pas forcément à votre voisin ou votre moitié. Et c'est clairement ce que disent les chercheurs : « Comprendre cette diversité biologique pourrait à terme aider à proposer des approches plus personnalisées du sommeil, des horaires de travail et du soutien en santé mentale. »Bref, comme je vous le disais en ouverture : bon réveil ou bonne nuit, c'est selon.

    Le sodium : solution parfaite pour les batteries du futur ?

    Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 3:00


    Aujourd'hui, je vais vous parler des batteries, car oui, on cherche toujours à améliorer ce composant qui est si important dans nos appareils électroniques, mais aussi, évidemment, de plus en plus dans nos voitures.Le plus souvent, les batteries qu'on utilise fonctionnent avec des matières premières rares, le lithium en tête. Elles présentent plusieurs avantages. Elles peuvent stocker beaucoup d'énergie, tenir le coup pendant longtemps, ne pas se décharger rapidement et se recharger à une vitesse raisonnable.Mais le lithium, ce n'est pas top au niveau environnemental – son extraction contribue à la pollution des sols, elles n'aiment pas trop les conditions extrêmes de température et d'humidité et puis il y a toujours un risque d'incendies et d'explosions, en cas de mauvaise utilisation.Est-ce qu'il y a mieux que le lithium ?Des alternatives commencent à voir le jour. Et une semble tenir la corde : à votre avis, quel ingrédient est en passe de remplacer le lithium dans les batteries du futur ?HoublonSelFricadelleSucreLes batteries à l'avenir pourraient troquer le lithium pour le sel. Le sel, une véritable mine d'or pour, notamment, nos voitures.Car, vu que du sodium, on en trouve quand même en quantité assez importante sur notre planète, cela pourrait réduire les coûts de fabrication. Interrogée par nos confrères de la RTBF, Nathalie Job, chercheuse à l'ULiège, estime une économie de 5 000 € sur une voiture électrique qui en coûte 40 000 €.Elles sont plus sûres – elles ne flambent pas et résistent mieux aux conditions météorologiques extrêmes. C'est un plus pour l'automobile, et les progrès dans ce domaine semblent aller très vite.Une poignée de voitures sont commercialisées actuellement avec ce nouveau type de batterie. Mais elle intéresse beaucoup, notamment la Chine et la Corée du Sud, qui semblent vouloir mettre le paquet pour faire en sorte qu'on ait le même niveau de performances par rapport aux batteries lithium. Tant pour son utilisation que pour la recharge.Une idée peut-être pour démocratiser à l'avenir les véhicules électriques et qui pourraient aussi profiter à d'autres appareils fonctionnant sur batterie.

    Quand une IA belge permet de ressuciter un jeu de l'Antiquité… mais pas que !

    Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 3:06


    Aujourd'hui, je vous propose de plonger ensemble dans le beau monde de l'intelligence artificielle, parce qu'il n'y a pas que ChatGPT et Gemini dans la vie.À votre avis, qu'est-ce qu'a permis récemment une intelligence artificielle belge ?Découvrir une possibilité de réaliser des divisions par zéroPrédire la date de la fin des travaux du RERComprendre un jeu de société de l'AntiquitéTrouver la solution miracle pour reboucher tous les trous sur nos routesUne IA développée par l'UCLouvain, une équipe internationale de chercheurs a permis de reconstituer les règles d'un jeu de société romain. Un jeu qui était totalement inconnu jusqu'alors. Tout est parti d'une petite plaque de calcaire gravée, trouvée au cœur des Pays-Bas romains et qui dormait depuis des décennies dans un musée.La pierre a été numérisée en trois dimensions et puis les équipes qui ont travaillé sur le sujet ont formulé plein de scénarios possibles en fonction des zones d'usure. Ces scénarios ont été soumis à l'IA qui a permis de décrire, analyser, simuler des milliers de parties afin de comprendre quelles étaient les règles, les mécaniques et les comportements de jeu.Au final, il devait s'agir plus que probablement d'un jeu de blocage, dont le but était de trouver comment immobiliser son adversaire. Si le sujet vous intéresse, je vous conseille l'article de l'UCLouvain sur le sujet. Adresse à retrouver en description de ce podcast sur nostalgie.be.Mais l'IA peut aussi aider dans d'autres domaines, comme à l'école, mais pas forcément là où on pourrait le croire…Là, ce sont nos confrères de TF1 qui rapportent cette initiative lancée en 2024 dans une quinzaine de lycées de Marseille. Ils utilisent l'intelligence artificielle à la cantine.Pourquoi, me direz-vous ? Pour lutter contre le gaspillage. 16 % de la nourriture proposée chaque jour dans les cantines partaient à la poubelle. L'IA est intervenue et le gaspillage a été réduit de 30 %.Grâce à des bornes équipées de caméra, on voit ce que chaque élève a moins apprécié. Cela permet clairement de savoir qui aime quoi et ainsi d'adapter les menus en conséquence. Cela représente une économie, non négligeable de 25 000 €/an.

    Sécurité routière : routes sans panneaux aux Pays-Bas et crash-tests extrêmes en Chine

    Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 2:58


    C'est une idée qui peut sembler complètement folle : supprimer les feux rouges, retirer les panneaux, effacer les marquages au sol… Bref, laisser la route “nue”.Et pourtant, aux Pays-Bas, cette approche porte un nom : les “naked roads”, les routes dénudées.Dans le petit village d'Oosterwolde, dans le centre du pays, cette mesure a été adoptée avec un objectif clair : responsabiliser les conducteurs. Plus de signalisation verticale, très peu de marquages au sol, pas de feux tricolores. Résultat ? Moins d'accidents.Pourquoi ça fonctionne ? Parce que lorsque les repères habituels disparaissent, les conducteurs redoublent d'attention. Ils ne peuvent plus se reposer sur un feu vert ou un panneau pour décider. Ils doivent observer, anticiper, établir un contact visuel avec les autres usagers : piétons, cyclistes, automobilistes.On recrée en réalité un espace partagé où chacun devient acteur de la sécurité collective. La règle reste simple : limitation à 30 km/h, priorité de droite et priorité aux piétons. Mais l'absence de balisage impose une vigilance constante.Et ce n'est pas un cas isolé. Il y a déjà 25 ans, la ville de Drachten avait supprimé une grande partie de ses feux et panneaux. Certaines zones n'ont même plus de trottoirs clairement délimités. On parle d'une diminution des accidents pouvant aller jusqu'à 85 %. Aujourd'hui, entre 150 et 200 communes néerlandaises ont adopté ce principe de circulation partagée.Visuellement, cela peut sembler chaotique. Mais c'est précisément ce léger inconfort qui oblige chacun à ralentir et à faire preuve de prudence.Autre pays, autre stratégie : direction la Chine. Dans la ville de Chongqing, un centre d'essai unique au monde teste les véhicules dans des conditions extrêmes. L'objectif ? Mettre à l'épreuve les systèmes avancés d'aide à la conduite.On y simule des pluies diluviennes, un brouillard dense, des chaussées glissantes. Mais ce n'est pas tout : on recrée aussi des scénarios imprévisibles. Un piéton surgit d'un angle mort. Une voiture recule brusquement. Un obstacle apparaît soudainement.Ces tests permettent d'analyser la réaction des capteurs, des radars, des systèmes de freinage automatique ou d'assistance au maintien de voie. L'idée est d'anticiper les situations les plus critiques pour améliorer la fiabilité des technologies embarquées.Si l'Europe est plutôt en avance sur certaines réglementations liées aux aides à la conduite – plusieurs dispositifs deviendront d'ailleurs obligatoires prochainement – la Chine se distingue ici par l'ampleur et la sophistication de ses infrastructures d'essai.Deux visions donc, très différentes mais complémentaires. Aux Pays-Bas, on mise sur le comportement humain, sur la responsabilité individuelle et l'attention mutuelle. En Chine, on investit massivement dans la technologie et l'anticipation des scénarios extrêmes. Dans les deux cas, le même objectif : réduire les accidents et sauver des vies.Finalement, que ce soit par la sobriété des aménagements ou par la haute technologie, la sécurité routière repose toujours sur un équilibre fragile entre vigilance humaine et innovation. Et peut-être que la vraie solution se trouve quelque part entre les deux.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Souveraineté numérique : alternatives éthiques pour quitter Meta et les géants américains du web

    Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 3:56


    Facebook, Instagram, X… De plus en plus de personnes décident de quitter les grandes plateformes américaines. Une prise de conscience s'installe : nos données personnelles ont une valeur immense… et nous en abandonnons beaucoup sans toujours le réaliser.Quand on utilise Facebook ou Instagram, qui appartiennent à Meta, on partage bien plus que des photos. Nos goûts, nos opinions, nos déplacements, nos centres d'intérêt sont analysés, croisés, utilisés à des fins publicitaires et soumis au droit américain. Ces données ne dorment pas dans un coffre-fort : elles nourrissent des algorithmes.Et justement, les algorithmes posent problème. Ils enferment. Vous aimez les chats ? Vous ne verrez plus que des chats. Vous cliquez sur un contenu polémique ? Vous voilà happé dans une spirale de contenus similaires. Les publications les plus clivantes, anxiogènes ou sensationnelles sont souvent mises en avant parce qu'elles génèrent de l'engagement. Résultat : une expérience parfois addictive… et épuisante.À cela s'ajoute la concentration du pouvoir numérique. Une poignée d'entreprises américaines comme Google, Amazon ou Meta contrôlent nos recherches, nos emails, nos achats, nos vidéos. Cette dépendance soulève une vraie question de souveraineté numérique : qui détient nos données ? Qui fixe les règles ?Alors peut-on faire autrement ? Oui. Aucune solution n'est parfaite, mais réfléchir à ses usages permet déjà de reprendre un peu de pouvoir.Pour les réseaux sociaux, des alternatives comme Mastodon ou Bluesky existent. Elles fonctionnent différemment, avec moins d'algorithmes intrusifs et souvent une ambiance perçue comme plus apaisée. Ce n'est pas toujours aussi intuitif, mais l'expérience peut être plus saine.Côté messagerie, Signal constitue une alternative à WhatsApp. Les messages y sont chiffrés de bout en bout. Contrairement à WhatsApp, dont les métadonnées peuvent être exploitées par Meta, Signal limite fortement la collecte d'informations. Une option intéressante pour celles et ceux qui veulent davantage de confidentialité.Pour les emails, Proton, basé en Suisse, mise sur le chiffrement renforcé. Là où Gmail peut analyser certaines données pour améliorer ses services ou entraîner ses outils d'intelligence artificielle, Proton met en avant la protection des échanges comme priorité.Même chose pour la navigation. Organic Maps propose un système open source qui fonctionne hors ligne et ne trace pas vos déplacements. Il n'adapte pas l'itinéraire en temps réel comme Waze, mais il respecte davantage votre vie privée. Et chacun peut enrichir la carte en ajoutant des lieux ou des sentiers.On peut aussi revoir son navigateur et son moteur de recherche. Firefox, porté par une fondation à but non lucratif, offre une alternative à Chrome. Le navigateur Vivaldi, développé en Norvège, met l'accent sur la personnalisation et le respect de la vie privée. Quant au moteur de recherche Ecosia, basé en Allemagne, il finance des projets de reforestation grâce à ses revenus publicitaires tout en limitant le pistage.Changer ses habitudes numériques demande un petit effort. Mais chaque ajustement participe à un mouvement plus large : celui d'une technologie plus alignée avec nos valeurs, plus respectueuse de nos données et de notre autonomie.Repenser nos usages, c'est déjà reprendre la main.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Immobilier neuf : un configurateur 3D révolutionne l'achat d'appartements en Wallonie

    Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 3:01


    Le week-end dernier s'achevait le salon Batibouw, grand rendez-vous des amateurs de construction et d'immobilier. Preuve que la brique reste dans le ventre des Belges. Pourtant, derrière cet engouement, une réalité s'impose : on construit moins.En 2025, le nombre de permis de bâtir a atteint son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans. Plusieurs facteurs expliquent ce recul : la hausse des taux d'intérêt, l'augmentation du prix des matériaux, des procédures administratives longues et complexes, mais aussi des normes environnementales plus strictes. Construire devient plus coûteux, plus encadré… et parfois plus risqué.Acheter du neuf représente aussi un défi psychologique. Se projeter dans un appartement qui n'existe pas encore n'est pas évident. Comment imaginer les volumes ? Les finitions ? L'ambiance ? Et surtout : combien cela coûtera-t-il réellement au final ?C'est précisément pour répondre à ces incertitudes qu'une jeune entreprise basée à Andenne, Accès Habitat, a développé un configurateur 3D inédit en Wallonie. Le principe ? Offrir aux futurs acheteurs la possibilité de personnaliser leur appartement… avant même qu'il ne sorte de terre.Concrètement, le client se connecte en ligne et explore son futur bien en trois dimensions. Il choisit parmi différentes gammes de finitions, modifie la cuisine, les revêtements de sol, les équipements, l'emplacement des prises, les moulures… Chaque modification est visible immédiatement à l'écran. Mais surtout, l'impact financier apparaît en temps réel.Comme pour un configurateur automobile, on visualise le rendu et on voit instantanément le prix évoluer selon les options choisies. Une manière beaucoup plus transparente d'aborder l'achat sur plan. On n'achète plus seulement des mètres carrés : on construit progressivement son projet, en fonction de ses goûts et de son budget.Les avantages sont multiples. Pour l'acheteur, cela réduit les mauvaises surprises et facilite la projection dans son futur chez-soi. Le sentiment de contrôle est renforcé : on sait précisément ce que l'on choisit et combien cela coûtera.Pour le promoteur aussi, l'outil est précieux. Les décisions sont prises plus tôt, les choix sont clarifiés en amont, ce qui permet une meilleure planification des chantiers. Moins d'erreurs, moins de modifications en cours de route, et des livraisons potentiellement plus rapides et plus fluides.Pour l'instant, ce configurateur est appliqué à un projet de 28 appartements à Maizeret. Un autre chantier suivra au printemps à Andenne. D'ici 2028, une centaine de logements devraient être commercialisés via ce système.Cette innovation illustre une évolution plus large du secteur. Les promoteurs immobiliers savent qu'on ne vend plus aujourd'hui comme il y a dix ou vingt ans. Les acheteurs veulent de la transparence, de la personnalisation et une meilleure visibilité sur les coûts.À l'heure où le neuf attire moins et où les permis se raréfient, ce type d'outil pourrait bien redonner confiance et moderniser l'expérience d'achat. Une manière de rendre le rêve immobilier un peu plus concret… avant même la pose de la première brique.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Santé mentale et lien social : à Geel, des patients psychiatriques vivent en famille d'accueil

    Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 3:06


    On prend aujourd'hui la direction de Geel, petite ville de la province d'Anvers, où l'on traite les troubles psychiatriques… à la maison. Oui, à la maison. Une tradition qui remonte au XIIIe siècle et qui existe encore aujourd'hui.Tout commence avec la construction d'une église dédiée à Sainte Dymphne, patronne des personnes souffrant de troubles psychiques. Très vite, des pèlerins affluent, touchés par des maladies mentales. Faute d'institutions spécialisées, ils sont hébergés chez les habitants, principalement des paysans. En échange du gîte et du couvert, ils participent aux tâches quotidiennes.À l'époque, près de 2000 pensionnaires vivaient ainsi chez l'habitant. Aujourd'hui, ils sont environ une centaine à être accueillis dans des familles de Geel. Certaines personnes restent plusieurs années, parfois même toute leur vie.Concrètement, ces patients vivent comme des membres à part entière du foyer. Ils partagent les repas, regardent la télévision, discutent, participent aux tâches ménagères. Ils bénéficient d'un cadre stable, d'une routine, d'une présence rassurante. Et parfois, le simple fait de pouvoir échanger quelques mots suffit à apaiser une angoisse ou rompre l'isolement.On est donc à l'opposé des institutions psychiatriques fermées. Bien sûr, lorsque la situation devient trop complexe ou que des soins spécialisés sont nécessaires, les patients sont orientés vers des structures adaptées. Mais pour des troubles modérés, cette formule familiale offre une alternative plus douce.Les familles d'accueil perçoivent une indemnité d'environ 28 euros par jour. Ce n'est pas un salaire : l'esprit reste avant tout solidaire et humain. Le modèle est d'ailleurs reconnu internationalement puisqu'il est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.Ce système repose sur une intuition forte : le lien social soigne.Et cette intuition fait écho à d'autres recherches, notamment celles consacrées aux “super seniors”. Ces personnes de plus de 80 ans qui conservent une mémoire exceptionnelle.Les neurosciences mettent en lumière deux éléments clés. D'abord, l'importance des interactions sociales. Le fait d'avoir des contacts réguliers aiderait à lutter contre l'atrophie cérébrale liée à l'âge. À l'inverse, l'isolement augmente le cortisol, l'hormone du stress, ce qui peut favoriser inflammation, lésions cérébrales et risque de démence.Ensuite, le cerveau des super seniors contiendrait davantage de neurones dits “de von Economo”, présents chez les mammifères sociaux comme les grands singes, les éléphants ou les baleines. Ces neurones seraient liés à la capacité de nouer et maintenir des relations sociales profondes.Alors, est-ce parce qu'on a de bonnes capacités cognitives qu'on sort et qu'on voit du monde ? Ou est-ce parce qu'on entretient des liens qu'on garde un cerveau en forme ? Le débat reste ouvert. Mais une chose est sûre : maintenir des relations, veiller sur ses voisins, appeler ses proches, aider une personne âgée à ne pas s'isoler… ne peut que faire du bien.À Geel comme ailleurs, le lien reste sans doute l'un des plus puissants remèdes.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Standards de beauté : poils, fesses et injonctions, comment nos corps se libèrent des normes

    Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 3:34


    Les standards de beauté ont toujours évolué. Et pourtant, ils continuent d'imposer des normes très précises, parfois contradictoires, souvent coûteuses, toujours pesantes. Aujourd'hui, on met le focus sur deux zones du corps particulièrement scrutées : les poils et les fesses.Commençons par les poils. Biologiquement, ils ne sont pas là par hasard. Nous en avons environ 5 millions sur le corps. Pourtant, depuis des décennies, les femmes ont intégré l'idée que moins il y en a, mieux c'est. Une norme largement diffusée par le cinéma, la publicité et l'industrie cosmétique, associant le poil féminin à quelque chose de négligé, voire de « sale », tandis qu'il reste valorisé chez les hommes.Certaines autrices ont décidé d'explorer cette injonction. C'est le cas de Lili Sohn avec sa BD Nos poils : mon année d'exploration du poil féminin chez Casterman. Après près de trente ans d'épilation, elle s'est demandé : pourquoi ? Que se passerait-il si elle arrêtait ? Son roman graphique raconte une année d'expérimentation, d'observation, de remise en question. C'est drôle, documenté, féministe et surtout très éclairant sur la pression sociale qui entoure quelque chose d'aussi banal que… le poil.Et cette pression a un coût. Une femme qui s'épile à la cire toute sa vie peut dépenser jusqu'à 25 000 euros. Au rasoir, on parle d'environ 7 000 euros. Sans oublier le fameux « pink tax » : certains rasoirs féminins sont plus chers que les masculins. Créer un défaut, c'est créer un marché.Heureusement, certaines figures publiques ont contribué à faire bouger les lignes. En 1999, Julia Roberts apparaissait à l'avant-première de Coup de foudre à Notting Hill avec des poils sous les bras. En 2015, Miley Cyrus les colorait en rose. En 2018, le mouvement « Januhairy » invitait les femmes à laisser pousser leurs poils en janvier. Autant de gestes symboliques qui participent à élargir le champ des possibles.Même dynamique du côté des fesses. Dans les années 90, l'idéal était ultra-mince. Les silhouettes filiformes dominaient. Aujourd'hui, les standards ont basculé : les formes sont valorisées, parfois jusqu'à l'excès, avec un recours croissant à la chirurgie esthétique. Là encore, la norme change… mais l'injonction demeure.Le roman graphique Derrière : une étonnante histoire de fesses d'Erell Hannah et Fred Cham aux éditions JC Lattès retrace cette évolution à travers les siècles. On y découvre notamment l'histoire de la cellulite : phénomène physiologique normal chez les femmes, transformé en « problème » dès les années 30 par l'industrie cosmétique. Massages, crèmes, liposuccion… le business est colossal. Pourtant, la cellulite est simplement liée à la structure des tissus féminins et à la répartition naturelle des graisses.À la base, les fesses ont une fonction : elles permettent la marche, l'équilibre, le stockage énergétique. Le corps féminin contient naturellement entre 20 et 30 % de masse grasse. Rien d'anormal. Rien à corriger. La femme est même le 3ème mammifère ayant la plus grande réserve de graisse après les mammifères marins et les ours sur le point d'hiverner. Ces deux ouvrages rappellent une chose essentielle : les normes sont construites. Elles évoluent. Elles ne sont pas des vérités biologiques. Les comprendre, c'est déjà commencer à s'en libérer.Et si le véritable défi n'était pas de correspondre aux standards… mais d'apprendre à les questionner ?Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Amour et relations : comment nos façons de nous aimer et de nous rencontrer se réinventent

    Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 3:21


    À la veille de la Saint-Valentin, on prend le temps de se poser une vraie question : comment aime-t-on aujourd'hui ? Trouver quelqu'un à aimer n'a jamais semblé aussi compliqué, et pourtant, jamais les façons d'aimer n'ont été aussi diverses, visibles et assumées.Les applications de rencontre ont profondément bouleversé nos manières de nous rencontrer. Elles ont ouvert des possibilités immenses… mais aussi généré beaucoup de lassitude. Cette fatigue émotionnelle porte même un nom : la dating fatigue. Face aux enchaînements de discussions sans suite, aux faux espoirs et aux rendez-vous décevants, beaucoup ne renoncent pas à l'amour, mais à la manière dont on leur a appris à le chercher.Parmi les alternatives qui émergent, il y a le « rendez-vous zéro ». Une rencontre courte, sans pression, qui dure environ une heure. Ce n'est pas vraiment un premier rendez-vous, mais plutôt une prise de température. L'objectif : sentir s'il y a l'envie de se revoir, sans s'investir trop vite. Une approche qui s'inscrit dans le courant du slow dating, plus respectueux de son énergie et de ses émotions.Autre tendance étonnante : le contra-dating. Le principe ? Aller à l'encontre de ses critères habituels. Donner une chance à quelqu'un qui, a priori, ne correspond pas à son « type ». L'idée n'est pas de se forcer, mais de sortir de schémas répétitifs qui, parfois, mènent toujours aux mêmes impasses.Côté vie de couple, les modèles traditionnels sont eux aussi questionnés. De plus en plus de couples choisissent de vivre séparément tout en restant ensemble. On parle de célicouple, ou encore de Living Apart Together. Chacun garde son espace, son rythme, son équilibre. Les retrouvailles deviennent un choix, et le manque peut même renforcer le lien. Cela demande évidemment une communication claire, notamment sur les attentes et les besoins de chacun.Autre tabou qui tombe : faire chambre à part. Contrairement aux idées reçues, cela n'a rien à voir avec un manque d'amour. Au contraire, certains médecins estiment que cela peut renforcer le couple : moins de tensions liées au sommeil, aux ronflements ou aux insomnies. En Belgique, entre un couple sur dix et un couple sur cinq vivrait déjà de cette manière. La preuve que les normes évoluent. Un hôtel de Middelkerke a même décidé de surfer sur cette vague.Enfin, il y a la situationship. Une relation volontairement floue, sans engagement clair, sans statut officiel ni projection définie. On se voit, on partage des moments, parfois de l'intimité, mais sans promesse. Un concept qui ne convient pas à tout le monde, mais qui illustre bien cette époque où chacun tente de définir ses propres règles.L'amour ne disparaît pas, il se transforme. Et peut-être que l'essentiel, aujourd'hui, c'est justement d'oser inventer des formes de relations qui nous ressemblent vraiment.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Solidarité locale : l'appel à projets Générations solidaires soutient celles et ceux qui créent du lien

    Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 3:07


    Mise en lumière d'un appel à projets qui remet la solidarité locale au centre de notre attention. Il s'appelle Générations solidaires et cela fait déjà dix ans qu'il soutient celles et ceux qui agissent, concrètement, pour rapprocher les gens et renforcer l'entraide dans nos villages, nos quartiers, nos écoles et nos villes.Chaque année, cet appel est organisé par L'Avenir, en partenariat avec la Fondation Roi Baudouin, qui intervient notamment pour l'attribution des prix. Et le succès est au rendez-vous : plus de 1 130 projets solidaires sont aujourd'hui répertoriés sur la plateforme Générations solidaires. Une véritable mine d'idées qui prouve qu'il n'existe pas de « petite action » lorsqu'elle est porteuse de sens.L'appel s'adresse à un public très large : collectifs citoyens, associations, organisations actives au niveau local ou régional, mais aussi enseignants, directions d'école ou équipes éducatives. Aucun projet n'est jugé trop modeste. Ce qui compte, c'est l'impact humain : créer du lien, aider, connecter, innover dans le champ social.Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 6 mars. Pour celles et ceux qui hésitent ou qui ont des questions, deux séances d'information en ligne sont prévues, les 13 et 25 février. À la clé, si le projet retient l'attention du jury, des prix pouvant aller jusqu'à 7 000 euros, afin de permettre aux initiatives de se développer ou de se consolider.Parmi les projets déjà primés, on retrouve par exemple Tout un village, une ASBL du Brabant wallon qui accompagne des familles fragilisées : mamans solos, familles précarisées ou confrontées à un burn-out parental. Une trentaine de bénévoles y consacrent quelques heures par semaine pour offrir écoute, aide pratique ou soutien administratif.Autre initiative marquante : Come to be, un projet né à Liège en 2023. Son objectif est de fournir gratuitement nourriture, vêtements et livres aux personnes exilées, avec une attention particulière portée aux membres de la communauté LGBTQIA+. L'association organise des permanences sociales, facilite l'hébergement chez des citoyens solidaires, met en place des ateliers d'inclusion et répond aux situations d'urgence.Enfin, la Street Law Clinic en droit social, portée par l'ULB, mêle éducation et soutien juridique. Elle s'adresse notamment aux étudiants en difficulté financière, en répondant à des questions très concrètes liées aux aides sociales, au logement ou aux démarches administratives.Générations solidaires, c'est donc un coup de projecteur sur celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien. Une invitation à s'inspirer, à agir et, pourquoi pas, à se lancer à son tour.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Pourquoi Oupeye lance son Monopoly et comment l'Espagne lutte contre l'addiction aux jeux en ligne

    Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 3:26


    Quel est le point commun entre la Rue Neuve, une prison, un billet de 200 euros et la commune d'Oupeye ? Le Monopoly. Mais pas n'importe lequel. La commune a décidé de lancer son propre jeu, entièrement personnalisé, avec un objectif clair : mettre en avant les acteurs économiques, culturels et historiques locaux.Sur ce Monopoly version Oupeye, une cinquantaine de commerçants, d'entrepreneurs et de lieux emblématiques prennent place sur le plateau. Les rues, les repères historiques et les symboles de la commune remplacent les traditionnelles cases parisiennes. Une manière ludique de valoriser le territoire, de renforcer le sentiment d'appartenance et de faire parler des commerces locaux autrement qu'à travers une campagne classique.Oupeye n'est pas un cas isolé. En Belgique, plusieurs villes ont déjà sauté le pas : Liège, Bastogne ou encore le circuit de Spa-Francorchamps disposent de leur propre version. La SNCB aussi. Un investissement qui peut être conséquent : à Bastogne, par exemple, on parle d'environ 90 000 euros pour 2 000 boîtes de jeu. Ces versions personnalisées sont réalisées par des entreprises spécialisées, comme Dico Games, qui déclinent non seulement le Monopoly, mais aussi d'autres jeux emblématiques.Car le phénomène dépasse largement le célèbre jeu de Hasbro. On trouve ainsi un Puissance 4 chiens et chats pour un spa à Charleroi, un Risk consacré aux marches folkloriques de l'Entre-Sambre-et-Meuse, un Cluedo version Charleroi ou encore un Trivial Pursuit dédié à Mons. Des objets de communication assumés, qui jouent sur la nostalgie et la convivialité. À côté de ces adaptations locales, il existe aussi plus de 2 000 versions officielles du Monopoly à travers le monde.L'émission s'intéresse ensuite à un autre type de jeu, beaucoup moins anodin : les jeux d'argent en ligne. En Espagne, le gouvernement planche actuellement sur un algorithme destiné à détecter les comportements à risque chez les joueurs. L'objectif serait d'identifier, le plus tôt possible, les usages problématiques : connexions compulsives, mises répétées, habitudes inquiétantes. En cas de signaux d'alerte, un avertissement pourrait être envoyé au joueur et au site concerné, afin de permettre un suivi et une prévention avant que l'addiction ne s'installe durablement.Enfin, retour à un jeu beaucoup plus doux : la lecture. L'émission met en lumière Book Village, une plateforme franco-belge souvent décrite comme le “Vinted du livre”. Le principe est simple : les particuliers fixent eux-mêmes le prix de leurs ouvrages et peuvent, grâce à la géolocalisation, privilégier les circuits courts et la remise en main propre. Résultat : une grande bibliothèque collaborative de plus de 150 000 lecteurs, qui favorise l'économie circulaire, l'accès à la culture et les échanges locaux.Entre jeux de société revisités, technologies de prévention et nouvelles manières de faire circuler les livres, cette émission montre que le jeu n'est jamais anodin. Il peut divertir, bien sûr, mais aussi transmettre des valeurs, créer du lien et ouvrir des pistes concrètes pour une société plus attentive et plus responsable.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Festival Alimenterre : des films, des docus et de repas engagés pour repenser notre alimentation

    Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 3:19


    Le Festival Alimenterre a débuté et, pendant trois semaines, il propose un regard critique et accessible sur notre manière de produire, de consommer et de penser l'alimentation. Un jeu de mots assumé qui rappelle que ce que nous mettons dans nos assiettes est indissociable de la terre, des humains qui la travaillent et des équilibres environnementaux.Jusqu'au 25 février, ce sont pas moins de 66 projections d'une vingtaine de films qui auront lieu à Bruxelles et en Wallonie. Des documentaires qui interrogent les réalités du monde agricole, les défis écologiques, les rapports de force économiques, mais aussi les résistances et les alternatives qui émergent un peu partout dans le monde.La grande particularité du festival, surtout lors du week-end d'ouverture, c'est le lien très concret entre réflexion et convivialité. Ici, on ne fait pas que regarder des films : on mange aussi. Ciné-dégustations, ciné-repas, ciné-goûters… l'idée est simple mais puissante : prolonger les discussions autour d'un repas, créer du lien et expérimenter d'autres façons de partager la nourriture.Parmi les temps forts, le documentaire Inde, les paysans sèment la révolution. Il revient sur l'un des plus grands mouvements sociaux de ces dernières années : après la crise du Covid, près de 250 millions de paysans indiens se sont mobilisés contre des réformes menaçant les prix minimums garantis, au profit de grands groupes industriels. Une lutte qui résonne fortement avec celles menées ailleurs dans le monde, y compris en Europe.Ces projections sont accompagnées de repas préparés par des acteurs associatifs engagés dans une alimentation durable et solidaire. Parmi eux, l'asbl Occupation du Bonheur ou encore Cassonade, un lieu pas comme les autres. Chez Cassonade, on ne paie pas son repas pour soi, mais pour quelqu'un d'autre. Chaque convive reçoit un repas déjà offert et peut, à son tour, prolonger la chaîne de générosité selon ses moyens.Le festival met aussi à l'honneur d'autres cultures culinaires, avec notamment un repas africain autour du documentaire belge Roots and Plates, qui explore les cuisines afro-descendantes en Belgique. Les plus jeunes ne sont pas oubliés : des animations et un film d'animation, Ordures, permettent d'aborder les questions de déchets et de consommation de manière ludique.Le festival Alimenterre, ce n'est pas seulement un festival de films. C'est une invitation à comprendre les enjeux cachés derrière nos choix alimentaires, à croiser les luttes agricoles d'ici et d'ailleurs, et à imaginer des manières plus justes, plus durables et plus humaines de nourrir le monde. Une expérience à la fois intellectuelle, sensorielle et profondément collective.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Mots justes et présence : un livre pour mieux soutenir une personne malade sans la blesser

    Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 2:53


    Comment trouver les mots justes face à la maladie ? Un livre précieux pour apprendre à soutenir, consoler et être présent sans minimiser la souffrance ni imposer une fausse positivité.

    Vacances au ski, montagne et planète : peut-on encore partir aux sports d'hiver ?

    Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 3:27


    700 000 Belges partent aux sports d'hiver chaque année. Chance qui n'est malheureusement pas offerte à tout le monde... chance aussi qui a un prix. Non seulement pour le portefeuille mais aussi pour la planète. Dans dans le contexte climatique actuel, une question s'impose de plus en plus clairement : peut-on encore aller skier sans aggraver la pression sur la montagne ?Lorsqu'on analyse l'empreinte carbone d'un séjour au ski, on a tendance à pointer du doigt les remontées mécaniques ou les pistes. Pourtant, la principale source d'émissions de gaz à effet de serre n'est pas là. Le premier poste d'impact, et de loin, c'est le transport pour se rendre en station. Il représente environ 60 % des émissions liées à un séjour au ski. Voiture individuelle, avion, longues distances : c'est surtout le trajet qui pèse lourd sur le climat.Dans ce contexte, le train apparaît comme une alternative de plus en plus pertinente. Des liaisons existent déjà, comme des trains de nuit vers les Alpes françaises ou l'Autriche. Le changement demande un peu d'organisation, mais il offre aussi une autre manière de voyager, plus lente et souvent plus confortable sur le long terme.Le deuxième grand poste d'émissions concerne le chauffage des logements en station. On estime qu'environ 38 % des logements sont encore des passoires énergétiques. Ici, l'enjeu dépasse le touriste : ce sont les politiques publiques, les collectivités et les gestionnaires de stations qui ont un rôle clé à jouer en rénovant les bâtiments et en améliorant leur performance énergétique.Contrairement aux idées reçues, les remontées mécaniques ne représentent qu'une part très limitée des émissions, autour de 2%. En revanche, la question de la neige artificielle reste centrale. Les canons à neige sont extrêmement gourmands en énergie et en eau. En France, ils consomment à eux seuls des dizaines de millions de kilowattheures chaque année. À l'échelle européenne, la production de neige artificielle mobilise des volumes d'eau colossaux, équivalents à des milliards de douches. Des lacs artificiels sont parfois créés, ce qui fragilise les sols et les écosystèmes, sans résoudre durablement le problème du manque de neige.Face à ces constats, certaines stations tentent d'évoluer. Des labels comme Flocon vert valorisent les efforts mis en place pour limiter l'impact environnemental, repenser l'aménagement du territoire et diversifier les activités au-delà du ski. Dans certaines stations, comme à Tignes, la fonte accélérée des glaciers a conduit à des concertations citoyennes, où les habitants participent aux décisions sur l'avenir du territoire.À l'échelle individuelle, il reste aussi des leviers d'action. Privilégier les transports collectifs, louer ou acheter du matériel de seconde main, limiter le hors-piste pour ne pas perturber la faune hivernante, et bien sûr ramasser ses déchets. Chaque année, après la fonte des neiges, ce sont des dizaines de tonnes de déchets qui sont récupérées en montagne.Aller skier n'est donc pas un geste neutre. Mais en prenant conscience des enjeux et en adaptant nos pratiques, il est possible de réduire son impact. La montagne est un milieu fragile : s'y rendre, c'est aussi accepter que nous ne sommes qu'une espèce parmi d'autres, invitée sur un territoire qui mérite d'être respecté.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Mois sans alcool : connaissez-vous la technique du 10-2-2 pour une consommation à moindre risque?

    Play Episode Listen Later Feb 2, 2026 3:42


    La Tournée Minérale a débuté cette semaine et, bonne nouvelle, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. Le principe est simple : passer un mois sans alcool afin de faire le point sur sa consommation, de mieux comprendre les effets de l'alcool sur la santé et d'expérimenter, très concrètement, les bénéfices d'une pause. Parmi les effets les plus souvent rapportés : un sommeil de meilleure qualité, plus d'énergie en journée, moins de fatigue au réveil et parfois même une légère perte de poids.En Belgique, la question est loin d'être anodine. 8 Belges sur 10 âgés de plus de 15 ans consomment de l'alcool. L'Europe est déjà la région du monde où l'on boit le plus, et la Belgique figure parmi les pays les plus consommateurs, avec une moyenne proche de deux fois les recommandations de santé publique. Chaque année, l'alcool est responsable d'environ 10 000 décès dans le pays. Il constitue la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac, et la première chez les jeunes de 15 à 29 ans.Dans le même temps, un changement s'opère. La modération n'a jamais été aussi tendance, notamment chez les jeunes générations. Elles boivent moins, ou autrement, et sont plus sensibles aux messages de prévention. Ce mouvement est tel que les grands groupes de l'alcool ont vu leur valeur boursière chuter de plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques années. Un signal fort, qui montre que les habitudes évoluent.Cette prise de conscience est d'autant plus importante que le cerveau continue de se développer jusqu'à environ 25 ans. Avant cet âge, l'alcool a des effets encore plus marqués sur la santé cognitive et émotionnelle. D'où l'intérêt de promouvoir des alternatives, de plus en plus nombreuses : bières sans alcool, vins désalcoolisés, mocktails, boissons fermentées… même si certaines restent encore très sucrées.Pour celles et ceux qui consomment de l'alcool, il existe aussi des repères simples pour réduire les risques. Le message « 10 – 2 – 2 » résume bien l'essentiel : ne pas dépasser 10 unités d'alcool par semaine, réparties sur plusieurs jours ; s'abstenir au moins deux jours par semaine ; et limiter sa consommation à deux unités par jour, ou quatre lors d'une occasion exceptionnelle. Une unité correspond à un verre standard, quelle que soit la boisson.La sobriété trouve aussi de nouveaux terrains d'expression. À Bruxelles, le Jill Hotel a récemment fait un choix inédit : supprimer totalement l'alcool de son bar. Mocktails signatures, jus détox maison, boissons originales et produits locaux composent désormais la carte. L'objectif est clair : montrer qu'un lieu peut être chaleureux, festif et convivial sans servir d'alcool, et inscrire cette démarche dans une vision plus globale du bien-être.La Tournée Minérale n'est donc pas qu'un défi d'un mois. C'est une invitation à questionner nos automatismes, à expérimenter d'autres manières de faire la fête, et à remettre de la conscience dans un geste souvent banal. Un pas de côté, parfois, suffit à ouvrir de nouvelles habitudes plus durables.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Quête de sens : "L'Ikigai", le film belge inspirant présenté au Festival d'Ostende

    Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 3:33


    Nous les avions rencontrées en 2024 : Gwenny Nurtantio et sa sœur, Yoneko, ont écrit un livre intitulé Il en faut peu pour travailler mieux. Un ouvrage qui propose des pistes concrètes pour retrouver du sens dans son travail, prévenir l'épuisement professionnel et remettre de l'intention dans son quotidien. Le livre rencontre son public, mais Gwenny sent que le message peut aller plus loin. Beaucoup plus loin.Alors elle ose une idée folle : en faire un film. Sans expérience du cinéma, sans réseau dans le milieu, sans avoir jamais mis les pieds sur un plateau de tournage. Juste avec une conviction profonde et une envie irrépressible de raconter une histoire autrement. Cette histoire, c'est celle de L'Ikigai. Découvrez ici la bande annonce.L'Ikigai est un concept japonais qui désigne ce qui donne du sens à la vie, ce pour quoi on se lève le matin. Gwenny s'en empare pour écrire un film qui suit Lynn, une jeune femme de 25 ans, eurasienne, qui se sent souvent en décalage. À travers son parcours, le film pose une question simple mais essentielle : est-ce que nous choisissons notre quotidien, ou est-ce que nous le subissons ?Ce projet, Gwenny le construit de manière artisanale et collective. Elle apprend à écrire un scénario, à penser un storyboard, à structurer un tournage - parfois avec l'aide d'outils d'intelligence artificielle - et elle s'entoure de personnes ressources. Des proches acceptent de jouer, des talents émergents se joignent à l'aventure. La musique du film est signée Clément Corillon, ancien finaliste de The Voice Belgique, contacté simplement… par téléphone. Il dit oui. Comme beaucoup d'autres.Contre toute attente, L'Ikigai est sélectionné au Festival du film d'Ostende. Une reconnaissance énorme pour un premier film, né d'une intuition et porté par une énergie profondément humaine. On y retrouve notamment David Jeanmotte dans son tout premier rôle au cinéma.Au-delà du film, le parcours de Gwenny Nurtantio illustre parfaitement ce qu'elle raconte : écouter ses élans, accepter sa multipotentialité, ne pas s'excuser de vouloir explorer plusieurs chemins. Une démarche inspirante, qui rappelle que parfois, une idée suffit, à condition d'oser la suivre.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Pénurie de soignants : Dynamicare, la plateforme qui rend le milieu hospitalier plus attractif

    Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 3:11


    La pénurie d'infirmiers et d'aides-soignantes n'est plus un secret pour personne. Les hôpitaux peinent à recruter, certains lits doivent fermer faute de personnel, et sur le terrain, la fatigue s'accumule. Horaires décalés, nuits, week-ends, rappels de dernière minute… Beaucoup de soignants finissent par quitter l'hôpital, non pas par manque de vocation, mais pour préserver leur santé et leur équilibre de vie.C'est ce constat que partagent Jennifer et Sydney, deux infirmières liégeoises. Après plus de dix ans passés en milieu hospitalier, elles ont vu leurs collègues partir les uns après les autres vers l'indépendance ou le soin à domicile, attirés par plus de flexibilité et de meilleures conditions financières. Plutôt que de regarder le système s'essouffler, elles ont décidé d'agir.Il y a deux ans, elles ont lancé Dynamicare, une plateforme qui fait le lien entre les hôpitaux et les soignants indépendants. L'idée est simple mais puissante : permettre aux infirmiers et aides-soignantes freelances de revenir travailler à l'hôpital, tout en conservant leur statut et leurs conditions. Flexibilité des horaires, meilleure conciliation vie privée-vie professionnelle, sécurité financière… autant d'éléments devenus essentiels pour rester dans le métier.Dynamicare commence par écouter les soignants : leurs contraintes, leurs besoins, leurs priorités. Certains veulent travailler le week-end mais pas pendant les congés scolaires, d'autres préfèrent des missions ponctuelles ou des horaires fixes. La plateforme se charge ensuite de trouver des institutions – hôpitaux publics, privés, maisons de repos – prêtes à accueillir cette main-d'œuvre selon ces conditions.Aujourd'hui, plus de 120 institutions médicales collaborent avec Dynamicare et près de 600 infirmiers et infirmières ont rejoint le réseau. La plateforme s'occupe aussi de toute la partie administrative : planification des missions, facturation, suivi, accompagnement via une application dédiée. Des formations sont également proposées pour permettre aux soignants de continuer à évoluer.Pour les hôpitaux, le modèle est gagnant : en faisant appel à des indépendants, ils peuvent rouvrir des lits, soulager les équipes en place et assurer la continuité des soins. Dynamicare se rémunère via une commission sur les missions, sans frais pour les soignants.Ce qui rend ce projet particulièrement fort, c'est qu'il a été pensé par des femmes de terrain, qui connaissent intimement les réalités du métier. Dynamicare ne promet pas de solution miracle, mais propose une réponse pragmatique et humaine à une crise structurelle. Une manière de remettre du souffle dans un secteur essentiel, en redonnant aux soignants la place et la reconnaissance qu'ils méritent.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Bien-être et morning routines : entre injonction à la performance et respect de son propre rythme

    Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 3:11


    Vous connaissez sans doute le « Miracle Morning ». Ce concept, popularisé il y a une quinzaine d'années, repose sur une idée simple : se lever très tôt serait la clé du succès, notamment chez les entrepreneurs et les millionnaires. Pendant une heure – parfois plus – on se consacre exclusivement à soi avant toute obligation : méditation, sport, lecture, écriture, affirmations positives… Une routine cadrée, presque millimétrée.Sur le papier, l'idée peut séduire. Dans la réalité, elle ne fonctionne pas pour tout le monde. Se lever plus tôt ne signifie pas automatiquement être plus en forme. Au contraire : pour certains, rogner sur le sommeil fatigue davantage et peut devenir contre-productif. Et pourtant, ces dernières années, les routines matinales sont devenues de plus en plus extrêmes, largement amplifiées par les réseaux sociaux.Certaines vidéos virales montrent des réveils à des heures improbables, comme 3h52 du matin, suivis de rituels qui s'étendent sur plusieurs heures : sommeil avec la bouche scotchée, immersion du visage dans de l'eau glacée, entraînements intensifs à jeun, bains froids… L'objectif affiché : brûler plus de calories, améliorer la concentration, augmenter la discipline.Que dit la science ? Les médecins reconnaissent que l'exposition au froid ou l'activité physique peuvent stimuler le corps et consommer de l'énergie. Mais dans ces versions extrêmes, les bénéfices sont largement surestimés. Un bain glacé occasionnel ne transforme pas durablement la santé, et surtout, aucun rituel ne compense un manque chronique de sommeil. Dormir moins que ses besoins physiologiques peut perturber l'équilibre hormonal, émotionnel et annuler tous les effets positifs recherchés.Faire du sport le matin peut être bénéfique, oui, à condition que cela respecte le rythme de chacun. L'avantage du matin, c'est souvent l'énergie mentale disponible avant la fatigue accumulée de la journée. Mais cela ne doit jamais se faire au détriment du repos.Derrière ces morning routines, certaines analyses pointent aussi une logique plus large : celle d'un système qui valorise l'optimisation permanente. Se lever tôt, prendre soin de soi, non pas seulement pour aller mieux, mais pour être plus productif ensuite. À l'inverse, d'autres y voient une tentative de reprendre le contrôle dans un monde instable : ritualiser le matin pour sanctuariser un espace de bien-être personnel.La vérité se situe sans doute entre les deux. Une routine peut rassurer, structurer, aider à démarrer la journée. Mais elle ne doit jamais devenir une norme culpabilisante. Le vrai indicateur reste simple : est-ce que cela vous fait du bien ?En résumé : il n'existe pas d'heure idéale universelle, ni de routine parfaite. Le meilleur rythme est celui qui respecte votre sommeil, votre mode de vie et votre énergie. Lumière naturelle au réveil, hydratation, mouvement doux ou intense selon l'envie : parfois, la simplicité est la plus efficace.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Alimentation solidaire : cette épicerie de Gembloux propose trois prix pour rendre le sain accessible à tous

    Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 3:20


    Parfois, une rencontre suffit à redonner foi en l'humain. Celle avec Sarah Catoul en fait partie. Il y a une quinzaine d'années, une grave maladie l'oblige à revoir en profondeur son mode de vie. Elle découvre alors à quel point la manière dont les aliments sont produits, transformés et consommés peut influencer le bien-être et même le processus de guérison. Cette prise de conscience devient un tournant.Très vite, une idée s'impose à elle : cette expérience ne peut pas rester personnelle. Il faut agir, transmettre, proposer autre chose. En 2019, en parallèle de son activité principale, elle lance GUS, une petite épicerie située à Gembloux. Un lieu minuscule – à peine 12 m² – mais une ambition immense : rendre les produits sains et naturels accessibles au plus grand nombre.Chez GUS, on trouve des aliments, du vin, mais aussi des cosmétiques, tous sélectionnés avec exigence. L'épicerie ne dispose pas de vitrine classique : tout se commande en ligne et les livraisons se font partout en Belgique. Mais ce qui fait vraiment la singularité du projet, c'est sa politique de prix.Chaque produit est proposé à trois tarifs. Un prix « juste », qui correspond au coût réel. Un prix « réduit », pour les personnes qui traversent une période plus difficile. Et un prix « conscient », légèrement plus élevé, qui permet de compenser la différence et de soutenir le modèle. Un produit affiché à 10 euros peut ainsi être payé 8, 10 ou 12 euros.Aucune justification n'est demandée. Le système repose entièrement sur la confiance. Aujourd'hui on peut avoir besoin d'aide, demain on peut être en mesure de soutenir quelqu'un d'autre. Et contre toute attente, ça fonctionne. Mieux : ça crée du lien et une forme de solidarité discrète mais puissante.Évidemment, économiquement, l'équilibre est fragile. Sarah le reconnaît volontiers : les marges sont faibles, même au prix juste. Mais elle tient à ce modèle, quitte à miser davantage sur la quantité et sur l'adhésion des clients à la démarche. Pour l'instant, l'aventure tient bon, portée par une communauté engagée.Ce système de tarification n'est pas né dans l'alimentaire. Il s'inspire du monde culturel, où les prix conscients existent depuis longtemps pour rendre les spectacles accessibles à tous. Aujourd'hui, ce modèle essaime. À Bruxelles, par exemple, la boulangerie Le Pain Levé applique aussi ce principe pour que chacun puisse accéder à un pain de qualité, quels que soient ses moyens. A Dinant, l'épicerie de la gare de base sur le même principe.Ces initiatives montrent qu'une autre économie est possible. Une économie basée sur la confiance, la dignité et le partage. Des projets modestes en apparence, mais porteurs de transformations profondes. Et franchement, on a besoin de beaucoup plus d'histoires comme celle-là.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Journée mondiale des solitudes : comment aider les jeunes mamans, les ados et les personnes âgées

    Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 3:09


    La solitude n'est pas qu'un vague mal-être passager. Elle a des conséquences bien réelles sur la santé mentale et physique, et elle progresse. Selon une étude de Statbel, près de 800 000 personnes en Belgique déclarent se sentir seules. Un chiffre qui rappelle une chose essentielle : il n'existe pas une solitude, mais des solitudes.Certaines sont plus visibles, comme celle des personnes âgées. L'isolement peut être accentué par la perte de mobilité, le veuvage ou encore la fracture numérique. Ne pas savoir utiliser un smartphone, faire un virement en ligne ou chercher une activité près de chez soi peut suffire à se couper progressivement du monde. Face à cela, des bénévoles s'engagent pour accompagner les personnes isolées dans l'apprentissage des outils numériques, soit à domicile, soit lors de permanences dans des maisons de repos ou des structures d'accueil. Des gestes simples qui permettent de regagner en autonomie… et en confiance. Jeune ou moins jeune, vous maitrisez les outils numériques et vous vous voulez donner un peu de votre temps à des personnes qui s'en sortent moins bien ? C'est par ici que ça se passe ! D'autres solitudes sont plus silencieuses, comme celle des jeunes mamans après un accouchement. Peu de gens le savent, mais l'une des principales causes du baby blues est le sentiment d'isolement. Dans certaines cultures, comme en Chine, cette période est entourée de soins et de solidarité. On parle du « mois d'or » : 30 à 40 jours durant lesquels la mère bénéficie d'un repos maximal, d'une alimentation nourrissante, de chaleur et surtout d'un soutien logistique assuré par l'entourage. Une approche qui rappelle à quel point la présence et l'aide concrète peuvent faire toute la différence.La solitude touche aussi fortement les adolescents. Paradoxalement, ils n'ont jamais été aussi connectés… et jamais aussi nombreux à se sentir seuls. En Belgique, 6 jeunes sur 10 déclarent ressentir de la solitude. Un phénomène amplifié depuis la crise du Covid et encore trop tabou. D'où l'importance de recréer des espaces de rencontre hors ligne, de favoriser les échanges réels et de libérer la parole à la maison comme à l'école.Ce qui relie toutes ces situations, c'est la nécessité de recréer du lien. Offrir un repas à une jeune maman, accompagner un senior dans l'usage d'un smartphone, oser parler de solitude avec un ado : ces gestes n'ont rien d'extraordinaire, mais leur impact est immense. La solidarité commence souvent à petite échelle, dans le quotidien, et elle peut transformer durablement des vies.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Coeur qui gèle, bec qui s'allonge : les animaux, sources inépuisables d'inspiration

    Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 3:22


    Après les alligators capables de rester figés sous la glace tout en continuant à respirer, place à d'autres stratégies animales tout aussi impressionnantes pour traverser les périodes froides. Des adaptations parfois extrêmes, mais qui offrent aussi de précieuses pistes à la science.Prenons le cas de certaines grenouilles. Lorsqu'arrivent les grands froids, la grenouille des bois peut littéralement geler. Son cœur s'arrête, son métabolisme ralentit fortement, et une grande partie de l'eau contenue dans son corps se transforme en glace. Pourtant, elle ne meurt pas. Son secret ? La production de molécules protectrices comme le glycérol ou le glucose. Ces substances agissent comme des antigels naturels : elles protègent les cellules contre les dégâts causés par le gel et empêchent l'eau de pénétrer brutalement dans les cellules lors de la décongélation, ce qui éviterait qu'elle éclate. Au printemps, la grenouille dégèle et reprend une vie normale, sans aucune séquelle apparente.Ce mécanisme fascine particulièrement les chercheurs en médecine et en biologie cellulaire. Comprendre comment un organisme peut suspendre temporairement ses fonctions vitales sans dommage ouvre des perspectives majeures, notamment pour la conservation des organes, la cryogénie médicale ou encore les traitements liés aux traumatismes graves.Autre exemple étonnant, cette fois du côté des oiseaux. Durant la période du Covid, des chercheurs ont observé une adaptation extrêmement rapide chez un petit oiseau vivant sur un campus universitaire : le junco ardoisé. Avant les confinements, son alimentation dépendait largement des restes laissés par les étudiants. Une nourriture facile d'accès, qui ne nécessitait pas un grand bec. Mais lorsque les campus se sont vidés, les déchets alimentaires ont disparu. Les oiseaux ont alors dû revenir à un régime plus naturel, composé de graines et d'insectes plus difficiles à attraper.Résultat : en quelques mois à peine, la forme de leur bec a changé. Il s'est allongé, s'adaptant à ce nouveau mode d'alimentation. Plus étonnant encore : lorsque les étudiants sont revenus, le bec a évolué à nouveau. Une démonstration frappante de la rapidité avec laquelle certaines espèces peuvent s'adapter à des changements environnementaux majeurs.Enfin, direction l'océan avec une découverte qui concerne le vieillissement. Chez les dauphins, le secret pour bien vieillir ne se trouve pas dans l'alimentation ou l'exercice, mais dans les relations sociales. Les individus qui entretiennent des liens forts et stables avec quelques compagnons vieillissent biologiquement plus lentement que les dauphins solitaires ou ceux vivant dans des groupes trop nombreux. Ces relations de qualité permettent la coopération, le jeu, la protection mutuelle et réduisent le stress. À l'inverse, les grands groupes augmentent les tensions et l'exposition aux maladies.Ces observations rappellent à quel point le vivant est une source d'inspiration inépuisable. Face au froid, aux changements brutaux ou au temps qui passe, les animaux développent des stratégies fines, efficaces et parfois contre-intuitives. Autant de leçons précieuses qui invitent la science - et peut-être aussi nos modes de vie - à regarder la nature avec un peu plus d'attention.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    Santé connectée : quand les toilettes deviennent intelligentes et analysent notre urine au quotidien (et le reste)

    Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 3:44


    Il y a quelques jours s'est achevé le CES de Las Vegas, le plus grand salon mondial dédié aux nouvelles technologies. Chaque année, on y découvre des objets futuristes censés transformer notre quotidien : frigos connectés, montres qui analysent le sommeil, lave-linges autonomes… Mais cette année, un objet beaucoup plus intime a particulièrement retenu l'attention. Un objet sur lequel nous passons pourtant tous du temps chaque jour : les toilettes.L'intelligence artificielle s'invite désormais jusque dans la cuvette. Lors du salon, des toilettes coréennes ont même remporté un prix d'innovation. Leur promesse : analyser l'urine à chaque passage afin de suivre différents indicateurs de santé. Grâce à des capteurs intégrés et à un écran mural placé face à l'utilisateur, il devient possible d'obtenir un aperçu immédiat de son état de santé. Certaines pathologies pourraient ainsi être détectées de manière précoce, sans rendez-vous médical ni prise de sang.Mais la fonction la plus étonnante – et peut-être la plus sensible – concerne la surveillance indirecte des personnes vulnérables. Ces toilettes intelligentes peuvent envoyer une alerte à un proche si elles ne sont pas utilisées pendant une période anormalement longue. Un dispositif pensé notamment pour des personnes âgées vivant seules, afin de détecter rapidement un éventuel problème. Une forme de sécurité… à condition d'en accepter le principe. Car cette innovation a aussi un coût : environ 4 300 euros pour ce modèle nouvelle génération.Cette médicalisation des toilettes n'est pourtant pas une nouveauté. Le Japon, pionnier en la matière, développe depuis des années des WC capables d'analyser les selles. Les données sont ensuite centralisées dans une application qui fournit un aperçu de la santé intestinale. L'objectif est toujours le même : collecter des informations de manière continue, automatique et la plus objective possible.Aux États-Unis, des chercheurs vont encore plus loin. Depuis 2021, des dispositifs expérimentaux permettent de suivre des patients souffrant de troubles digestifs sans qu'ils aient à tenir un journal quotidien. Une caméra installée dans les canalisations capture des images qui sont ensuite analysées et transmises aux gastroentérologues. Du sang dans les selles, des inflammations ou des anomalies peuvent être détectés plus rapidement. Là encore, l'idée est de transformer les toilettes en outil de prévention médicale.Il existe même aujourd'hui des « abonnements pipi ». Le dispositif U-Scan Nutrio, par exemple, se fixe directement dans la cuvette. Il analyse l'urine à chaque utilisation et suit plusieurs marqueurs liés à la nutrition. Les résultats sont envoyés sur une application accompagnée de recommandations alimentaires personnalisées. Le module coûte une centaine d'euros, auxquels s'ajoute un abonnement pour les cartouches d'analyse. La prévention devient ainsi un service récurrent… et un nouveau marché.Les toilettes sont donc en train de devenir un espace ultra-connecté, capable de collecter des données parmi les plus intimes qui soient. Reste une question centrale : jusqu'où sommes-nous prêts à être analysés en continu ? Si ces technologies permettent de prévenir des maladies graves, l'intérêt médical est réel. Mais au-delà de l'innovation, c'est surtout une question éthique qui se pose : celle du contrôle, de la confidentialité et de notre rapport aux données personnelles… jusque dans les endroits les plus privés.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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