Leslie Rijmenams parle de vos initiatives positives sur Nostalgie. Petites idées pour grandes solutions... Pas de fatalisme, que des pistes pour aller de l'avant et des raisons d'espérer.

Aujourd'hui, je vais vous parler des batteries, car oui, on cherche toujours à améliorer ce composant qui est si important dans nos appareils électroniques, mais aussi, évidemment, de plus en plus dans nos voitures.Le plus souvent, les batteries qu'on utilise fonctionnent avec des matières premières rares, le lithium en tête. Elles présentent plusieurs avantages. Elles peuvent stocker beaucoup d'énergie, tenir le coup pendant longtemps, ne pas se décharger rapidement et se recharger à une vitesse raisonnable.Mais le lithium, ce n'est pas top au niveau environnemental – son extraction contribue à la pollution des sols, elles n'aiment pas trop les conditions extrêmes de température et d'humidité et puis il y a toujours un risque d'incendies et d'explosions, en cas de mauvaise utilisation.Est-ce qu'il y a mieux que le lithium ?Des alternatives commencent à voir le jour. Et une semble tenir la corde : à votre avis, quel ingrédient est en passe de remplacer le lithium dans les batteries du futur ?HoublonSelFricadelleSucreLes batteries à l'avenir pourraient troquer le lithium pour le sel. Le sel, une véritable mine d'or pour, notamment, nos voitures.Car, vu que du sodium, on en trouve quand même en quantité assez importante sur notre planète, cela pourrait réduire les coûts de fabrication. Interrogée par nos confrères de la RTBF, Nathalie Job, chercheuse à l'ULiège, estime une économie de 5 000 € sur une voiture électrique qui en coûte 40 000 €.Elles sont plus sûres – elles ne flambent pas et résistent mieux aux conditions météorologiques extrêmes. C'est un plus pour l'automobile, et les progrès dans ce domaine semblent aller très vite.Une poignée de voitures sont commercialisées actuellement avec ce nouveau type de batterie. Mais elle intéresse beaucoup, notamment la Chine et la Corée du Sud, qui semblent vouloir mettre le paquet pour faire en sorte qu'on ait le même niveau de performances par rapport aux batteries lithium. Tant pour son utilisation que pour la recharge.Une idée peut-être pour démocratiser à l'avenir les véhicules électriques et qui pourraient aussi profiter à d'autres appareils fonctionnant sur batterie.

Aujourd'hui, je vous propose de plonger ensemble dans le beau monde de l'intelligence artificielle, parce qu'il n'y a pas que ChatGPT et Gemini dans la vie.À votre avis, qu'est-ce qu'a permis récemment une intelligence artificielle belge ?Découvrir une possibilité de réaliser des divisions par zéroPrédire la date de la fin des travaux du RERComprendre un jeu de société de l'AntiquitéTrouver la solution miracle pour reboucher tous les trous sur nos routesUne IA développée par l'UCLouvain, une équipe internationale de chercheurs a permis de reconstituer les règles d'un jeu de société romain. Un jeu qui était totalement inconnu jusqu'alors. Tout est parti d'une petite plaque de calcaire gravée, trouvée au cœur des Pays-Bas romains et qui dormait depuis des décennies dans un musée.La pierre a été numérisée en trois dimensions et puis les équipes qui ont travaillé sur le sujet ont formulé plein de scénarios possibles en fonction des zones d'usure. Ces scénarios ont été soumis à l'IA qui a permis de décrire, analyser, simuler des milliers de parties afin de comprendre quelles étaient les règles, les mécaniques et les comportements de jeu.Au final, il devait s'agir plus que probablement d'un jeu de blocage, dont le but était de trouver comment immobiliser son adversaire. Si le sujet vous intéresse, je vous conseille l'article de l'UCLouvain sur le sujet. Adresse à retrouver en description de ce podcast sur nostalgie.be.Mais l'IA peut aussi aider dans d'autres domaines, comme à l'école, mais pas forcément là où on pourrait le croire…Là, ce sont nos confrères de TF1 qui rapportent cette initiative lancée en 2024 dans une quinzaine de lycées de Marseille. Ils utilisent l'intelligence artificielle à la cantine.Pourquoi, me direz-vous ? Pour lutter contre le gaspillage. 16 % de la nourriture proposée chaque jour dans les cantines partaient à la poubelle. L'IA est intervenue et le gaspillage a été réduit de 30 %.Grâce à des bornes équipées de caméra, on voit ce que chaque élève a moins apprécié. Cela permet clairement de savoir qui aime quoi et ainsi d'adapter les menus en conséquence. Cela représente une économie, non négligeable de 25 000 €/an.

C'est une idée qui peut sembler complètement folle : supprimer les feux rouges, retirer les panneaux, effacer les marquages au sol… Bref, laisser la route “nue”.Et pourtant, aux Pays-Bas, cette approche porte un nom : les “naked roads”, les routes dénudées.Dans le petit village d'Oosterwolde, dans le centre du pays, cette mesure a été adoptée avec un objectif clair : responsabiliser les conducteurs. Plus de signalisation verticale, très peu de marquages au sol, pas de feux tricolores. Résultat ? Moins d'accidents.Pourquoi ça fonctionne ? Parce que lorsque les repères habituels disparaissent, les conducteurs redoublent d'attention. Ils ne peuvent plus se reposer sur un feu vert ou un panneau pour décider. Ils doivent observer, anticiper, établir un contact visuel avec les autres usagers : piétons, cyclistes, automobilistes.On recrée en réalité un espace partagé où chacun devient acteur de la sécurité collective. La règle reste simple : limitation à 30 km/h, priorité de droite et priorité aux piétons. Mais l'absence de balisage impose une vigilance constante.Et ce n'est pas un cas isolé. Il y a déjà 25 ans, la ville de Drachten avait supprimé une grande partie de ses feux et panneaux. Certaines zones n'ont même plus de trottoirs clairement délimités. On parle d'une diminution des accidents pouvant aller jusqu'à 85 %. Aujourd'hui, entre 150 et 200 communes néerlandaises ont adopté ce principe de circulation partagée.Visuellement, cela peut sembler chaotique. Mais c'est précisément ce léger inconfort qui oblige chacun à ralentir et à faire preuve de prudence.Autre pays, autre stratégie : direction la Chine. Dans la ville de Chongqing, un centre d'essai unique au monde teste les véhicules dans des conditions extrêmes. L'objectif ? Mettre à l'épreuve les systèmes avancés d'aide à la conduite.On y simule des pluies diluviennes, un brouillard dense, des chaussées glissantes. Mais ce n'est pas tout : on recrée aussi des scénarios imprévisibles. Un piéton surgit d'un angle mort. Une voiture recule brusquement. Un obstacle apparaît soudainement.Ces tests permettent d'analyser la réaction des capteurs, des radars, des systèmes de freinage automatique ou d'assistance au maintien de voie. L'idée est d'anticiper les situations les plus critiques pour améliorer la fiabilité des technologies embarquées.Si l'Europe est plutôt en avance sur certaines réglementations liées aux aides à la conduite – plusieurs dispositifs deviendront d'ailleurs obligatoires prochainement – la Chine se distingue ici par l'ampleur et la sophistication de ses infrastructures d'essai.Deux visions donc, très différentes mais complémentaires. Aux Pays-Bas, on mise sur le comportement humain, sur la responsabilité individuelle et l'attention mutuelle. En Chine, on investit massivement dans la technologie et l'anticipation des scénarios extrêmes. Dans les deux cas, le même objectif : réduire les accidents et sauver des vies.Finalement, que ce soit par la sobriété des aménagements ou par la haute technologie, la sécurité routière repose toujours sur un équilibre fragile entre vigilance humaine et innovation. Et peut-être que la vraie solution se trouve quelque part entre les deux.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Facebook, Instagram, X… De plus en plus de personnes décident de quitter les grandes plateformes américaines. Une prise de conscience s'installe : nos données personnelles ont une valeur immense… et nous en abandonnons beaucoup sans toujours le réaliser.Quand on utilise Facebook ou Instagram, qui appartiennent à Meta, on partage bien plus que des photos. Nos goûts, nos opinions, nos déplacements, nos centres d'intérêt sont analysés, croisés, utilisés à des fins publicitaires et soumis au droit américain. Ces données ne dorment pas dans un coffre-fort : elles nourrissent des algorithmes.Et justement, les algorithmes posent problème. Ils enferment. Vous aimez les chats ? Vous ne verrez plus que des chats. Vous cliquez sur un contenu polémique ? Vous voilà happé dans une spirale de contenus similaires. Les publications les plus clivantes, anxiogènes ou sensationnelles sont souvent mises en avant parce qu'elles génèrent de l'engagement. Résultat : une expérience parfois addictive… et épuisante.À cela s'ajoute la concentration du pouvoir numérique. Une poignée d'entreprises américaines comme Google, Amazon ou Meta contrôlent nos recherches, nos emails, nos achats, nos vidéos. Cette dépendance soulève une vraie question de souveraineté numérique : qui détient nos données ? Qui fixe les règles ?Alors peut-on faire autrement ? Oui. Aucune solution n'est parfaite, mais réfléchir à ses usages permet déjà de reprendre un peu de pouvoir.Pour les réseaux sociaux, des alternatives comme Mastodon ou Bluesky existent. Elles fonctionnent différemment, avec moins d'algorithmes intrusifs et souvent une ambiance perçue comme plus apaisée. Ce n'est pas toujours aussi intuitif, mais l'expérience peut être plus saine.Côté messagerie, Signal constitue une alternative à WhatsApp. Les messages y sont chiffrés de bout en bout. Contrairement à WhatsApp, dont les métadonnées peuvent être exploitées par Meta, Signal limite fortement la collecte d'informations. Une option intéressante pour celles et ceux qui veulent davantage de confidentialité.Pour les emails, Proton, basé en Suisse, mise sur le chiffrement renforcé. Là où Gmail peut analyser certaines données pour améliorer ses services ou entraîner ses outils d'intelligence artificielle, Proton met en avant la protection des échanges comme priorité.Même chose pour la navigation. Organic Maps propose un système open source qui fonctionne hors ligne et ne trace pas vos déplacements. Il n'adapte pas l'itinéraire en temps réel comme Waze, mais il respecte davantage votre vie privée. Et chacun peut enrichir la carte en ajoutant des lieux ou des sentiers.On peut aussi revoir son navigateur et son moteur de recherche. Firefox, porté par une fondation à but non lucratif, offre une alternative à Chrome. Le navigateur Vivaldi, développé en Norvège, met l'accent sur la personnalisation et le respect de la vie privée. Quant au moteur de recherche Ecosia, basé en Allemagne, il finance des projets de reforestation grâce à ses revenus publicitaires tout en limitant le pistage.Changer ses habitudes numériques demande un petit effort. Mais chaque ajustement participe à un mouvement plus large : celui d'une technologie plus alignée avec nos valeurs, plus respectueuse de nos données et de notre autonomie.Repenser nos usages, c'est déjà reprendre la main.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Le week-end dernier s'achevait le salon Batibouw, grand rendez-vous des amateurs de construction et d'immobilier. Preuve que la brique reste dans le ventre des Belges. Pourtant, derrière cet engouement, une réalité s'impose : on construit moins.En 2025, le nombre de permis de bâtir a atteint son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans. Plusieurs facteurs expliquent ce recul : la hausse des taux d'intérêt, l'augmentation du prix des matériaux, des procédures administratives longues et complexes, mais aussi des normes environnementales plus strictes. Construire devient plus coûteux, plus encadré… et parfois plus risqué.Acheter du neuf représente aussi un défi psychologique. Se projeter dans un appartement qui n'existe pas encore n'est pas évident. Comment imaginer les volumes ? Les finitions ? L'ambiance ? Et surtout : combien cela coûtera-t-il réellement au final ?C'est précisément pour répondre à ces incertitudes qu'une jeune entreprise basée à Andenne, Accès Habitat, a développé un configurateur 3D inédit en Wallonie. Le principe ? Offrir aux futurs acheteurs la possibilité de personnaliser leur appartement… avant même qu'il ne sorte de terre.Concrètement, le client se connecte en ligne et explore son futur bien en trois dimensions. Il choisit parmi différentes gammes de finitions, modifie la cuisine, les revêtements de sol, les équipements, l'emplacement des prises, les moulures… Chaque modification est visible immédiatement à l'écran. Mais surtout, l'impact financier apparaît en temps réel.Comme pour un configurateur automobile, on visualise le rendu et on voit instantanément le prix évoluer selon les options choisies. Une manière beaucoup plus transparente d'aborder l'achat sur plan. On n'achète plus seulement des mètres carrés : on construit progressivement son projet, en fonction de ses goûts et de son budget.Les avantages sont multiples. Pour l'acheteur, cela réduit les mauvaises surprises et facilite la projection dans son futur chez-soi. Le sentiment de contrôle est renforcé : on sait précisément ce que l'on choisit et combien cela coûtera.Pour le promoteur aussi, l'outil est précieux. Les décisions sont prises plus tôt, les choix sont clarifiés en amont, ce qui permet une meilleure planification des chantiers. Moins d'erreurs, moins de modifications en cours de route, et des livraisons potentiellement plus rapides et plus fluides.Pour l'instant, ce configurateur est appliqué à un projet de 28 appartements à Maizeret. Un autre chantier suivra au printemps à Andenne. D'ici 2028, une centaine de logements devraient être commercialisés via ce système.Cette innovation illustre une évolution plus large du secteur. Les promoteurs immobiliers savent qu'on ne vend plus aujourd'hui comme il y a dix ou vingt ans. Les acheteurs veulent de la transparence, de la personnalisation et une meilleure visibilité sur les coûts.À l'heure où le neuf attire moins et où les permis se raréfient, ce type d'outil pourrait bien redonner confiance et moderniser l'expérience d'achat. Une manière de rendre le rêve immobilier un peu plus concret… avant même la pose de la première brique.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

On prend aujourd'hui la direction de Geel, petite ville de la province d'Anvers, où l'on traite les troubles psychiatriques… à la maison. Oui, à la maison. Une tradition qui remonte au XIIIe siècle et qui existe encore aujourd'hui.Tout commence avec la construction d'une église dédiée à Sainte Dymphne, patronne des personnes souffrant de troubles psychiques. Très vite, des pèlerins affluent, touchés par des maladies mentales. Faute d'institutions spécialisées, ils sont hébergés chez les habitants, principalement des paysans. En échange du gîte et du couvert, ils participent aux tâches quotidiennes.À l'époque, près de 2000 pensionnaires vivaient ainsi chez l'habitant. Aujourd'hui, ils sont environ une centaine à être accueillis dans des familles de Geel. Certaines personnes restent plusieurs années, parfois même toute leur vie.Concrètement, ces patients vivent comme des membres à part entière du foyer. Ils partagent les repas, regardent la télévision, discutent, participent aux tâches ménagères. Ils bénéficient d'un cadre stable, d'une routine, d'une présence rassurante. Et parfois, le simple fait de pouvoir échanger quelques mots suffit à apaiser une angoisse ou rompre l'isolement.On est donc à l'opposé des institutions psychiatriques fermées. Bien sûr, lorsque la situation devient trop complexe ou que des soins spécialisés sont nécessaires, les patients sont orientés vers des structures adaptées. Mais pour des troubles modérés, cette formule familiale offre une alternative plus douce.Les familles d'accueil perçoivent une indemnité d'environ 28 euros par jour. Ce n'est pas un salaire : l'esprit reste avant tout solidaire et humain. Le modèle est d'ailleurs reconnu internationalement puisqu'il est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.Ce système repose sur une intuition forte : le lien social soigne.Et cette intuition fait écho à d'autres recherches, notamment celles consacrées aux “super seniors”. Ces personnes de plus de 80 ans qui conservent une mémoire exceptionnelle.Les neurosciences mettent en lumière deux éléments clés. D'abord, l'importance des interactions sociales. Le fait d'avoir des contacts réguliers aiderait à lutter contre l'atrophie cérébrale liée à l'âge. À l'inverse, l'isolement augmente le cortisol, l'hormone du stress, ce qui peut favoriser inflammation, lésions cérébrales et risque de démence.Ensuite, le cerveau des super seniors contiendrait davantage de neurones dits “de von Economo”, présents chez les mammifères sociaux comme les grands singes, les éléphants ou les baleines. Ces neurones seraient liés à la capacité de nouer et maintenir des relations sociales profondes.Alors, est-ce parce qu'on a de bonnes capacités cognitives qu'on sort et qu'on voit du monde ? Ou est-ce parce qu'on entretient des liens qu'on garde un cerveau en forme ? Le débat reste ouvert. Mais une chose est sûre : maintenir des relations, veiller sur ses voisins, appeler ses proches, aider une personne âgée à ne pas s'isoler… ne peut que faire du bien.À Geel comme ailleurs, le lien reste sans doute l'un des plus puissants remèdes.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Les standards de beauté ont toujours évolué. Et pourtant, ils continuent d'imposer des normes très précises, parfois contradictoires, souvent coûteuses, toujours pesantes. Aujourd'hui, on met le focus sur deux zones du corps particulièrement scrutées : les poils et les fesses.Commençons par les poils. Biologiquement, ils ne sont pas là par hasard. Nous en avons environ 5 millions sur le corps. Pourtant, depuis des décennies, les femmes ont intégré l'idée que moins il y en a, mieux c'est. Une norme largement diffusée par le cinéma, la publicité et l'industrie cosmétique, associant le poil féminin à quelque chose de négligé, voire de « sale », tandis qu'il reste valorisé chez les hommes.Certaines autrices ont décidé d'explorer cette injonction. C'est le cas de Lili Sohn avec sa BD Nos poils : mon année d'exploration du poil féminin chez Casterman. Après près de trente ans d'épilation, elle s'est demandé : pourquoi ? Que se passerait-il si elle arrêtait ? Son roman graphique raconte une année d'expérimentation, d'observation, de remise en question. C'est drôle, documenté, féministe et surtout très éclairant sur la pression sociale qui entoure quelque chose d'aussi banal que… le poil.Et cette pression a un coût. Une femme qui s'épile à la cire toute sa vie peut dépenser jusqu'à 25 000 euros. Au rasoir, on parle d'environ 7 000 euros. Sans oublier le fameux « pink tax » : certains rasoirs féminins sont plus chers que les masculins. Créer un défaut, c'est créer un marché.Heureusement, certaines figures publiques ont contribué à faire bouger les lignes. En 1999, Julia Roberts apparaissait à l'avant-première de Coup de foudre à Notting Hill avec des poils sous les bras. En 2015, Miley Cyrus les colorait en rose. En 2018, le mouvement « Januhairy » invitait les femmes à laisser pousser leurs poils en janvier. Autant de gestes symboliques qui participent à élargir le champ des possibles.Même dynamique du côté des fesses. Dans les années 90, l'idéal était ultra-mince. Les silhouettes filiformes dominaient. Aujourd'hui, les standards ont basculé : les formes sont valorisées, parfois jusqu'à l'excès, avec un recours croissant à la chirurgie esthétique. Là encore, la norme change… mais l'injonction demeure.Le roman graphique Derrière : une étonnante histoire de fesses d'Erell Hannah et Fred Cham aux éditions JC Lattès retrace cette évolution à travers les siècles. On y découvre notamment l'histoire de la cellulite : phénomène physiologique normal chez les femmes, transformé en « problème » dès les années 30 par l'industrie cosmétique. Massages, crèmes, liposuccion… le business est colossal. Pourtant, la cellulite est simplement liée à la structure des tissus féminins et à la répartition naturelle des graisses.À la base, les fesses ont une fonction : elles permettent la marche, l'équilibre, le stockage énergétique. Le corps féminin contient naturellement entre 20 et 30 % de masse grasse. Rien d'anormal. Rien à corriger. La femme est même le 3ème mammifère ayant la plus grande réserve de graisse après les mammifères marins et les ours sur le point d'hiverner. Ces deux ouvrages rappellent une chose essentielle : les normes sont construites. Elles évoluent. Elles ne sont pas des vérités biologiques. Les comprendre, c'est déjà commencer à s'en libérer.Et si le véritable défi n'était pas de correspondre aux standards… mais d'apprendre à les questionner ?Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

À la veille de la Saint-Valentin, on prend le temps de se poser une vraie question : comment aime-t-on aujourd'hui ? Trouver quelqu'un à aimer n'a jamais semblé aussi compliqué, et pourtant, jamais les façons d'aimer n'ont été aussi diverses, visibles et assumées.Les applications de rencontre ont profondément bouleversé nos manières de nous rencontrer. Elles ont ouvert des possibilités immenses… mais aussi généré beaucoup de lassitude. Cette fatigue émotionnelle porte même un nom : la dating fatigue. Face aux enchaînements de discussions sans suite, aux faux espoirs et aux rendez-vous décevants, beaucoup ne renoncent pas à l'amour, mais à la manière dont on leur a appris à le chercher.Parmi les alternatives qui émergent, il y a le « rendez-vous zéro ». Une rencontre courte, sans pression, qui dure environ une heure. Ce n'est pas vraiment un premier rendez-vous, mais plutôt une prise de température. L'objectif : sentir s'il y a l'envie de se revoir, sans s'investir trop vite. Une approche qui s'inscrit dans le courant du slow dating, plus respectueux de son énergie et de ses émotions.Autre tendance étonnante : le contra-dating. Le principe ? Aller à l'encontre de ses critères habituels. Donner une chance à quelqu'un qui, a priori, ne correspond pas à son « type ». L'idée n'est pas de se forcer, mais de sortir de schémas répétitifs qui, parfois, mènent toujours aux mêmes impasses.Côté vie de couple, les modèles traditionnels sont eux aussi questionnés. De plus en plus de couples choisissent de vivre séparément tout en restant ensemble. On parle de célicouple, ou encore de Living Apart Together. Chacun garde son espace, son rythme, son équilibre. Les retrouvailles deviennent un choix, et le manque peut même renforcer le lien. Cela demande évidemment une communication claire, notamment sur les attentes et les besoins de chacun.Autre tabou qui tombe : faire chambre à part. Contrairement aux idées reçues, cela n'a rien à voir avec un manque d'amour. Au contraire, certains médecins estiment que cela peut renforcer le couple : moins de tensions liées au sommeil, aux ronflements ou aux insomnies. En Belgique, entre un couple sur dix et un couple sur cinq vivrait déjà de cette manière. La preuve que les normes évoluent. Un hôtel de Middelkerke a même décidé de surfer sur cette vague.Enfin, il y a la situationship. Une relation volontairement floue, sans engagement clair, sans statut officiel ni projection définie. On se voit, on partage des moments, parfois de l'intimité, mais sans promesse. Un concept qui ne convient pas à tout le monde, mais qui illustre bien cette époque où chacun tente de définir ses propres règles.L'amour ne disparaît pas, il se transforme. Et peut-être que l'essentiel, aujourd'hui, c'est justement d'oser inventer des formes de relations qui nous ressemblent vraiment.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Mise en lumière d'un appel à projets qui remet la solidarité locale au centre de notre attention. Il s'appelle Générations solidaires et cela fait déjà dix ans qu'il soutient celles et ceux qui agissent, concrètement, pour rapprocher les gens et renforcer l'entraide dans nos villages, nos quartiers, nos écoles et nos villes.Chaque année, cet appel est organisé par L'Avenir, en partenariat avec la Fondation Roi Baudouin, qui intervient notamment pour l'attribution des prix. Et le succès est au rendez-vous : plus de 1 130 projets solidaires sont aujourd'hui répertoriés sur la plateforme Générations solidaires. Une véritable mine d'idées qui prouve qu'il n'existe pas de « petite action » lorsqu'elle est porteuse de sens.L'appel s'adresse à un public très large : collectifs citoyens, associations, organisations actives au niveau local ou régional, mais aussi enseignants, directions d'école ou équipes éducatives. Aucun projet n'est jugé trop modeste. Ce qui compte, c'est l'impact humain : créer du lien, aider, connecter, innover dans le champ social.Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 6 mars. Pour celles et ceux qui hésitent ou qui ont des questions, deux séances d'information en ligne sont prévues, les 13 et 25 février. À la clé, si le projet retient l'attention du jury, des prix pouvant aller jusqu'à 7 000 euros, afin de permettre aux initiatives de se développer ou de se consolider.Parmi les projets déjà primés, on retrouve par exemple Tout un village, une ASBL du Brabant wallon qui accompagne des familles fragilisées : mamans solos, familles précarisées ou confrontées à un burn-out parental. Une trentaine de bénévoles y consacrent quelques heures par semaine pour offrir écoute, aide pratique ou soutien administratif.Autre initiative marquante : Come to be, un projet né à Liège en 2023. Son objectif est de fournir gratuitement nourriture, vêtements et livres aux personnes exilées, avec une attention particulière portée aux membres de la communauté LGBTQIA+. L'association organise des permanences sociales, facilite l'hébergement chez des citoyens solidaires, met en place des ateliers d'inclusion et répond aux situations d'urgence.Enfin, la Street Law Clinic en droit social, portée par l'ULB, mêle éducation et soutien juridique. Elle s'adresse notamment aux étudiants en difficulté financière, en répondant à des questions très concrètes liées aux aides sociales, au logement ou aux démarches administratives.Générations solidaires, c'est donc un coup de projecteur sur celles et ceux qui font vivre la solidarité au quotidien. Une invitation à s'inspirer, à agir et, pourquoi pas, à se lancer à son tour.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Quel est le point commun entre la Rue Neuve, une prison, un billet de 200 euros et la commune d'Oupeye ? Le Monopoly. Mais pas n'importe lequel. La commune a décidé de lancer son propre jeu, entièrement personnalisé, avec un objectif clair : mettre en avant les acteurs économiques, culturels et historiques locaux.Sur ce Monopoly version Oupeye, une cinquantaine de commerçants, d'entrepreneurs et de lieux emblématiques prennent place sur le plateau. Les rues, les repères historiques et les symboles de la commune remplacent les traditionnelles cases parisiennes. Une manière ludique de valoriser le territoire, de renforcer le sentiment d'appartenance et de faire parler des commerces locaux autrement qu'à travers une campagne classique.Oupeye n'est pas un cas isolé. En Belgique, plusieurs villes ont déjà sauté le pas : Liège, Bastogne ou encore le circuit de Spa-Francorchamps disposent de leur propre version. La SNCB aussi. Un investissement qui peut être conséquent : à Bastogne, par exemple, on parle d'environ 90 000 euros pour 2 000 boîtes de jeu. Ces versions personnalisées sont réalisées par des entreprises spécialisées, comme Dico Games, qui déclinent non seulement le Monopoly, mais aussi d'autres jeux emblématiques.Car le phénomène dépasse largement le célèbre jeu de Hasbro. On trouve ainsi un Puissance 4 chiens et chats pour un spa à Charleroi, un Risk consacré aux marches folkloriques de l'Entre-Sambre-et-Meuse, un Cluedo version Charleroi ou encore un Trivial Pursuit dédié à Mons. Des objets de communication assumés, qui jouent sur la nostalgie et la convivialité. À côté de ces adaptations locales, il existe aussi plus de 2 000 versions officielles du Monopoly à travers le monde.L'émission s'intéresse ensuite à un autre type de jeu, beaucoup moins anodin : les jeux d'argent en ligne. En Espagne, le gouvernement planche actuellement sur un algorithme destiné à détecter les comportements à risque chez les joueurs. L'objectif serait d'identifier, le plus tôt possible, les usages problématiques : connexions compulsives, mises répétées, habitudes inquiétantes. En cas de signaux d'alerte, un avertissement pourrait être envoyé au joueur et au site concerné, afin de permettre un suivi et une prévention avant que l'addiction ne s'installe durablement.Enfin, retour à un jeu beaucoup plus doux : la lecture. L'émission met en lumière Book Village, une plateforme franco-belge souvent décrite comme le “Vinted du livre”. Le principe est simple : les particuliers fixent eux-mêmes le prix de leurs ouvrages et peuvent, grâce à la géolocalisation, privilégier les circuits courts et la remise en main propre. Résultat : une grande bibliothèque collaborative de plus de 150 000 lecteurs, qui favorise l'économie circulaire, l'accès à la culture et les échanges locaux.Entre jeux de société revisités, technologies de prévention et nouvelles manières de faire circuler les livres, cette émission montre que le jeu n'est jamais anodin. Il peut divertir, bien sûr, mais aussi transmettre des valeurs, créer du lien et ouvrir des pistes concrètes pour une société plus attentive et plus responsable.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Le Festival Alimenterre a débuté et, pendant trois semaines, il propose un regard critique et accessible sur notre manière de produire, de consommer et de penser l'alimentation. Un jeu de mots assumé qui rappelle que ce que nous mettons dans nos assiettes est indissociable de la terre, des humains qui la travaillent et des équilibres environnementaux.Jusqu'au 25 février, ce sont pas moins de 66 projections d'une vingtaine de films qui auront lieu à Bruxelles et en Wallonie. Des documentaires qui interrogent les réalités du monde agricole, les défis écologiques, les rapports de force économiques, mais aussi les résistances et les alternatives qui émergent un peu partout dans le monde.La grande particularité du festival, surtout lors du week-end d'ouverture, c'est le lien très concret entre réflexion et convivialité. Ici, on ne fait pas que regarder des films : on mange aussi. Ciné-dégustations, ciné-repas, ciné-goûters… l'idée est simple mais puissante : prolonger les discussions autour d'un repas, créer du lien et expérimenter d'autres façons de partager la nourriture.Parmi les temps forts, le documentaire Inde, les paysans sèment la révolution. Il revient sur l'un des plus grands mouvements sociaux de ces dernières années : après la crise du Covid, près de 250 millions de paysans indiens se sont mobilisés contre des réformes menaçant les prix minimums garantis, au profit de grands groupes industriels. Une lutte qui résonne fortement avec celles menées ailleurs dans le monde, y compris en Europe.Ces projections sont accompagnées de repas préparés par des acteurs associatifs engagés dans une alimentation durable et solidaire. Parmi eux, l'asbl Occupation du Bonheur ou encore Cassonade, un lieu pas comme les autres. Chez Cassonade, on ne paie pas son repas pour soi, mais pour quelqu'un d'autre. Chaque convive reçoit un repas déjà offert et peut, à son tour, prolonger la chaîne de générosité selon ses moyens.Le festival met aussi à l'honneur d'autres cultures culinaires, avec notamment un repas africain autour du documentaire belge Roots and Plates, qui explore les cuisines afro-descendantes en Belgique. Les plus jeunes ne sont pas oubliés : des animations et un film d'animation, Ordures, permettent d'aborder les questions de déchets et de consommation de manière ludique.Le festival Alimenterre, ce n'est pas seulement un festival de films. C'est une invitation à comprendre les enjeux cachés derrière nos choix alimentaires, à croiser les luttes agricoles d'ici et d'ailleurs, et à imaginer des manières plus justes, plus durables et plus humaines de nourrir le monde. Une expérience à la fois intellectuelle, sensorielle et profondément collective.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Comment trouver les mots justes face à la maladie ? Un livre précieux pour apprendre à soutenir, consoler et être présent sans minimiser la souffrance ni imposer une fausse positivité.

700 000 Belges partent aux sports d'hiver chaque année. Chance qui n'est malheureusement pas offerte à tout le monde... chance aussi qui a un prix. Non seulement pour le portefeuille mais aussi pour la planète. Dans dans le contexte climatique actuel, une question s'impose de plus en plus clairement : peut-on encore aller skier sans aggraver la pression sur la montagne ?Lorsqu'on analyse l'empreinte carbone d'un séjour au ski, on a tendance à pointer du doigt les remontées mécaniques ou les pistes. Pourtant, la principale source d'émissions de gaz à effet de serre n'est pas là. Le premier poste d'impact, et de loin, c'est le transport pour se rendre en station. Il représente environ 60 % des émissions liées à un séjour au ski. Voiture individuelle, avion, longues distances : c'est surtout le trajet qui pèse lourd sur le climat.Dans ce contexte, le train apparaît comme une alternative de plus en plus pertinente. Des liaisons existent déjà, comme des trains de nuit vers les Alpes françaises ou l'Autriche. Le changement demande un peu d'organisation, mais il offre aussi une autre manière de voyager, plus lente et souvent plus confortable sur le long terme.Le deuxième grand poste d'émissions concerne le chauffage des logements en station. On estime qu'environ 38 % des logements sont encore des passoires énergétiques. Ici, l'enjeu dépasse le touriste : ce sont les politiques publiques, les collectivités et les gestionnaires de stations qui ont un rôle clé à jouer en rénovant les bâtiments et en améliorant leur performance énergétique.Contrairement aux idées reçues, les remontées mécaniques ne représentent qu'une part très limitée des émissions, autour de 2%. En revanche, la question de la neige artificielle reste centrale. Les canons à neige sont extrêmement gourmands en énergie et en eau. En France, ils consomment à eux seuls des dizaines de millions de kilowattheures chaque année. À l'échelle européenne, la production de neige artificielle mobilise des volumes d'eau colossaux, équivalents à des milliards de douches. Des lacs artificiels sont parfois créés, ce qui fragilise les sols et les écosystèmes, sans résoudre durablement le problème du manque de neige.Face à ces constats, certaines stations tentent d'évoluer. Des labels comme Flocon vert valorisent les efforts mis en place pour limiter l'impact environnemental, repenser l'aménagement du territoire et diversifier les activités au-delà du ski. Dans certaines stations, comme à Tignes, la fonte accélérée des glaciers a conduit à des concertations citoyennes, où les habitants participent aux décisions sur l'avenir du territoire.À l'échelle individuelle, il reste aussi des leviers d'action. Privilégier les transports collectifs, louer ou acheter du matériel de seconde main, limiter le hors-piste pour ne pas perturber la faune hivernante, et bien sûr ramasser ses déchets. Chaque année, après la fonte des neiges, ce sont des dizaines de tonnes de déchets qui sont récupérées en montagne.Aller skier n'est donc pas un geste neutre. Mais en prenant conscience des enjeux et en adaptant nos pratiques, il est possible de réduire son impact. La montagne est un milieu fragile : s'y rendre, c'est aussi accepter que nous ne sommes qu'une espèce parmi d'autres, invitée sur un territoire qui mérite d'être respecté.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

La Tournée Minérale a débuté cette semaine et, bonne nouvelle, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. Le principe est simple : passer un mois sans alcool afin de faire le point sur sa consommation, de mieux comprendre les effets de l'alcool sur la santé et d'expérimenter, très concrètement, les bénéfices d'une pause. Parmi les effets les plus souvent rapportés : un sommeil de meilleure qualité, plus d'énergie en journée, moins de fatigue au réveil et parfois même une légère perte de poids.En Belgique, la question est loin d'être anodine. 8 Belges sur 10 âgés de plus de 15 ans consomment de l'alcool. L'Europe est déjà la région du monde où l'on boit le plus, et la Belgique figure parmi les pays les plus consommateurs, avec une moyenne proche de deux fois les recommandations de santé publique. Chaque année, l'alcool est responsable d'environ 10 000 décès dans le pays. Il constitue la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac, et la première chez les jeunes de 15 à 29 ans.Dans le même temps, un changement s'opère. La modération n'a jamais été aussi tendance, notamment chez les jeunes générations. Elles boivent moins, ou autrement, et sont plus sensibles aux messages de prévention. Ce mouvement est tel que les grands groupes de l'alcool ont vu leur valeur boursière chuter de plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques années. Un signal fort, qui montre que les habitudes évoluent.Cette prise de conscience est d'autant plus importante que le cerveau continue de se développer jusqu'à environ 25 ans. Avant cet âge, l'alcool a des effets encore plus marqués sur la santé cognitive et émotionnelle. D'où l'intérêt de promouvoir des alternatives, de plus en plus nombreuses : bières sans alcool, vins désalcoolisés, mocktails, boissons fermentées… même si certaines restent encore très sucrées.Pour celles et ceux qui consomment de l'alcool, il existe aussi des repères simples pour réduire les risques. Le message « 10 – 2 – 2 » résume bien l'essentiel : ne pas dépasser 10 unités d'alcool par semaine, réparties sur plusieurs jours ; s'abstenir au moins deux jours par semaine ; et limiter sa consommation à deux unités par jour, ou quatre lors d'une occasion exceptionnelle. Une unité correspond à un verre standard, quelle que soit la boisson.La sobriété trouve aussi de nouveaux terrains d'expression. À Bruxelles, le Jill Hotel a récemment fait un choix inédit : supprimer totalement l'alcool de son bar. Mocktails signatures, jus détox maison, boissons originales et produits locaux composent désormais la carte. L'objectif est clair : montrer qu'un lieu peut être chaleureux, festif et convivial sans servir d'alcool, et inscrire cette démarche dans une vision plus globale du bien-être.La Tournée Minérale n'est donc pas qu'un défi d'un mois. C'est une invitation à questionner nos automatismes, à expérimenter d'autres manières de faire la fête, et à remettre de la conscience dans un geste souvent banal. Un pas de côté, parfois, suffit à ouvrir de nouvelles habitudes plus durables.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Nous les avions rencontrées en 2024 : Gwenny Nurtantio et sa sœur, Yoneko, ont écrit un livre intitulé Il en faut peu pour travailler mieux. Un ouvrage qui propose des pistes concrètes pour retrouver du sens dans son travail, prévenir l'épuisement professionnel et remettre de l'intention dans son quotidien. Le livre rencontre son public, mais Gwenny sent que le message peut aller plus loin. Beaucoup plus loin.Alors elle ose une idée folle : en faire un film. Sans expérience du cinéma, sans réseau dans le milieu, sans avoir jamais mis les pieds sur un plateau de tournage. Juste avec une conviction profonde et une envie irrépressible de raconter une histoire autrement. Cette histoire, c'est celle de L'Ikigai. Découvrez ici la bande annonce.L'Ikigai est un concept japonais qui désigne ce qui donne du sens à la vie, ce pour quoi on se lève le matin. Gwenny s'en empare pour écrire un film qui suit Lynn, une jeune femme de 25 ans, eurasienne, qui se sent souvent en décalage. À travers son parcours, le film pose une question simple mais essentielle : est-ce que nous choisissons notre quotidien, ou est-ce que nous le subissons ?Ce projet, Gwenny le construit de manière artisanale et collective. Elle apprend à écrire un scénario, à penser un storyboard, à structurer un tournage - parfois avec l'aide d'outils d'intelligence artificielle - et elle s'entoure de personnes ressources. Des proches acceptent de jouer, des talents émergents se joignent à l'aventure. La musique du film est signée Clément Corillon, ancien finaliste de The Voice Belgique, contacté simplement… par téléphone. Il dit oui. Comme beaucoup d'autres.Contre toute attente, L'Ikigai est sélectionné au Festival du film d'Ostende. Une reconnaissance énorme pour un premier film, né d'une intuition et porté par une énergie profondément humaine. On y retrouve notamment David Jeanmotte dans son tout premier rôle au cinéma.Au-delà du film, le parcours de Gwenny Nurtantio illustre parfaitement ce qu'elle raconte : écouter ses élans, accepter sa multipotentialité, ne pas s'excuser de vouloir explorer plusieurs chemins. Une démarche inspirante, qui rappelle que parfois, une idée suffit, à condition d'oser la suivre.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

La pénurie d'infirmiers et d'aides-soignantes n'est plus un secret pour personne. Les hôpitaux peinent à recruter, certains lits doivent fermer faute de personnel, et sur le terrain, la fatigue s'accumule. Horaires décalés, nuits, week-ends, rappels de dernière minute… Beaucoup de soignants finissent par quitter l'hôpital, non pas par manque de vocation, mais pour préserver leur santé et leur équilibre de vie.C'est ce constat que partagent Jennifer et Sydney, deux infirmières liégeoises. Après plus de dix ans passés en milieu hospitalier, elles ont vu leurs collègues partir les uns après les autres vers l'indépendance ou le soin à domicile, attirés par plus de flexibilité et de meilleures conditions financières. Plutôt que de regarder le système s'essouffler, elles ont décidé d'agir.Il y a deux ans, elles ont lancé Dynamicare, une plateforme qui fait le lien entre les hôpitaux et les soignants indépendants. L'idée est simple mais puissante : permettre aux infirmiers et aides-soignantes freelances de revenir travailler à l'hôpital, tout en conservant leur statut et leurs conditions. Flexibilité des horaires, meilleure conciliation vie privée-vie professionnelle, sécurité financière… autant d'éléments devenus essentiels pour rester dans le métier.Dynamicare commence par écouter les soignants : leurs contraintes, leurs besoins, leurs priorités. Certains veulent travailler le week-end mais pas pendant les congés scolaires, d'autres préfèrent des missions ponctuelles ou des horaires fixes. La plateforme se charge ensuite de trouver des institutions – hôpitaux publics, privés, maisons de repos – prêtes à accueillir cette main-d'œuvre selon ces conditions.Aujourd'hui, plus de 120 institutions médicales collaborent avec Dynamicare et près de 600 infirmiers et infirmières ont rejoint le réseau. La plateforme s'occupe aussi de toute la partie administrative : planification des missions, facturation, suivi, accompagnement via une application dédiée. Des formations sont également proposées pour permettre aux soignants de continuer à évoluer.Pour les hôpitaux, le modèle est gagnant : en faisant appel à des indépendants, ils peuvent rouvrir des lits, soulager les équipes en place et assurer la continuité des soins. Dynamicare se rémunère via une commission sur les missions, sans frais pour les soignants.Ce qui rend ce projet particulièrement fort, c'est qu'il a été pensé par des femmes de terrain, qui connaissent intimement les réalités du métier. Dynamicare ne promet pas de solution miracle, mais propose une réponse pragmatique et humaine à une crise structurelle. Une manière de remettre du souffle dans un secteur essentiel, en redonnant aux soignants la place et la reconnaissance qu'ils méritent.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Vous connaissez sans doute le « Miracle Morning ». Ce concept, popularisé il y a une quinzaine d'années, repose sur une idée simple : se lever très tôt serait la clé du succès, notamment chez les entrepreneurs et les millionnaires. Pendant une heure – parfois plus – on se consacre exclusivement à soi avant toute obligation : méditation, sport, lecture, écriture, affirmations positives… Une routine cadrée, presque millimétrée.Sur le papier, l'idée peut séduire. Dans la réalité, elle ne fonctionne pas pour tout le monde. Se lever plus tôt ne signifie pas automatiquement être plus en forme. Au contraire : pour certains, rogner sur le sommeil fatigue davantage et peut devenir contre-productif. Et pourtant, ces dernières années, les routines matinales sont devenues de plus en plus extrêmes, largement amplifiées par les réseaux sociaux.Certaines vidéos virales montrent des réveils à des heures improbables, comme 3h52 du matin, suivis de rituels qui s'étendent sur plusieurs heures : sommeil avec la bouche scotchée, immersion du visage dans de l'eau glacée, entraînements intensifs à jeun, bains froids… L'objectif affiché : brûler plus de calories, améliorer la concentration, augmenter la discipline.Que dit la science ? Les médecins reconnaissent que l'exposition au froid ou l'activité physique peuvent stimuler le corps et consommer de l'énergie. Mais dans ces versions extrêmes, les bénéfices sont largement surestimés. Un bain glacé occasionnel ne transforme pas durablement la santé, et surtout, aucun rituel ne compense un manque chronique de sommeil. Dormir moins que ses besoins physiologiques peut perturber l'équilibre hormonal, émotionnel et annuler tous les effets positifs recherchés.Faire du sport le matin peut être bénéfique, oui, à condition que cela respecte le rythme de chacun. L'avantage du matin, c'est souvent l'énergie mentale disponible avant la fatigue accumulée de la journée. Mais cela ne doit jamais se faire au détriment du repos.Derrière ces morning routines, certaines analyses pointent aussi une logique plus large : celle d'un système qui valorise l'optimisation permanente. Se lever tôt, prendre soin de soi, non pas seulement pour aller mieux, mais pour être plus productif ensuite. À l'inverse, d'autres y voient une tentative de reprendre le contrôle dans un monde instable : ritualiser le matin pour sanctuariser un espace de bien-être personnel.La vérité se situe sans doute entre les deux. Une routine peut rassurer, structurer, aider à démarrer la journée. Mais elle ne doit jamais devenir une norme culpabilisante. Le vrai indicateur reste simple : est-ce que cela vous fait du bien ?En résumé : il n'existe pas d'heure idéale universelle, ni de routine parfaite. Le meilleur rythme est celui qui respecte votre sommeil, votre mode de vie et votre énergie. Lumière naturelle au réveil, hydratation, mouvement doux ou intense selon l'envie : parfois, la simplicité est la plus efficace.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Parfois, une rencontre suffit à redonner foi en l'humain. Celle avec Sarah Catoul en fait partie. Il y a une quinzaine d'années, une grave maladie l'oblige à revoir en profondeur son mode de vie. Elle découvre alors à quel point la manière dont les aliments sont produits, transformés et consommés peut influencer le bien-être et même le processus de guérison. Cette prise de conscience devient un tournant.Très vite, une idée s'impose à elle : cette expérience ne peut pas rester personnelle. Il faut agir, transmettre, proposer autre chose. En 2019, en parallèle de son activité principale, elle lance GUS, une petite épicerie située à Gembloux. Un lieu minuscule – à peine 12 m² – mais une ambition immense : rendre les produits sains et naturels accessibles au plus grand nombre.Chez GUS, on trouve des aliments, du vin, mais aussi des cosmétiques, tous sélectionnés avec exigence. L'épicerie ne dispose pas de vitrine classique : tout se commande en ligne et les livraisons se font partout en Belgique. Mais ce qui fait vraiment la singularité du projet, c'est sa politique de prix.Chaque produit est proposé à trois tarifs. Un prix « juste », qui correspond au coût réel. Un prix « réduit », pour les personnes qui traversent une période plus difficile. Et un prix « conscient », légèrement plus élevé, qui permet de compenser la différence et de soutenir le modèle. Un produit affiché à 10 euros peut ainsi être payé 8, 10 ou 12 euros.Aucune justification n'est demandée. Le système repose entièrement sur la confiance. Aujourd'hui on peut avoir besoin d'aide, demain on peut être en mesure de soutenir quelqu'un d'autre. Et contre toute attente, ça fonctionne. Mieux : ça crée du lien et une forme de solidarité discrète mais puissante.Évidemment, économiquement, l'équilibre est fragile. Sarah le reconnaît volontiers : les marges sont faibles, même au prix juste. Mais elle tient à ce modèle, quitte à miser davantage sur la quantité et sur l'adhésion des clients à la démarche. Pour l'instant, l'aventure tient bon, portée par une communauté engagée.Ce système de tarification n'est pas né dans l'alimentaire. Il s'inspire du monde culturel, où les prix conscients existent depuis longtemps pour rendre les spectacles accessibles à tous. Aujourd'hui, ce modèle essaime. À Bruxelles, par exemple, la boulangerie Le Pain Levé applique aussi ce principe pour que chacun puisse accéder à un pain de qualité, quels que soient ses moyens. A Dinant, l'épicerie de la gare de base sur le même principe.Ces initiatives montrent qu'une autre économie est possible. Une économie basée sur la confiance, la dignité et le partage. Des projets modestes en apparence, mais porteurs de transformations profondes. Et franchement, on a besoin de beaucoup plus d'histoires comme celle-là.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

La solitude n'est pas qu'un vague mal-être passager. Elle a des conséquences bien réelles sur la santé mentale et physique, et elle progresse. Selon une étude de Statbel, près de 800 000 personnes en Belgique déclarent se sentir seules. Un chiffre qui rappelle une chose essentielle : il n'existe pas une solitude, mais des solitudes.Certaines sont plus visibles, comme celle des personnes âgées. L'isolement peut être accentué par la perte de mobilité, le veuvage ou encore la fracture numérique. Ne pas savoir utiliser un smartphone, faire un virement en ligne ou chercher une activité près de chez soi peut suffire à se couper progressivement du monde. Face à cela, des bénévoles s'engagent pour accompagner les personnes isolées dans l'apprentissage des outils numériques, soit à domicile, soit lors de permanences dans des maisons de repos ou des structures d'accueil. Des gestes simples qui permettent de regagner en autonomie… et en confiance. Jeune ou moins jeune, vous maitrisez les outils numériques et vous vous voulez donner un peu de votre temps à des personnes qui s'en sortent moins bien ? C'est par ici que ça se passe ! D'autres solitudes sont plus silencieuses, comme celle des jeunes mamans après un accouchement. Peu de gens le savent, mais l'une des principales causes du baby blues est le sentiment d'isolement. Dans certaines cultures, comme en Chine, cette période est entourée de soins et de solidarité. On parle du « mois d'or » : 30 à 40 jours durant lesquels la mère bénéficie d'un repos maximal, d'une alimentation nourrissante, de chaleur et surtout d'un soutien logistique assuré par l'entourage. Une approche qui rappelle à quel point la présence et l'aide concrète peuvent faire toute la différence.La solitude touche aussi fortement les adolescents. Paradoxalement, ils n'ont jamais été aussi connectés… et jamais aussi nombreux à se sentir seuls. En Belgique, 6 jeunes sur 10 déclarent ressentir de la solitude. Un phénomène amplifié depuis la crise du Covid et encore trop tabou. D'où l'importance de recréer des espaces de rencontre hors ligne, de favoriser les échanges réels et de libérer la parole à la maison comme à l'école.Ce qui relie toutes ces situations, c'est la nécessité de recréer du lien. Offrir un repas à une jeune maman, accompagner un senior dans l'usage d'un smartphone, oser parler de solitude avec un ado : ces gestes n'ont rien d'extraordinaire, mais leur impact est immense. La solidarité commence souvent à petite échelle, dans le quotidien, et elle peut transformer durablement des vies.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Après les alligators capables de rester figés sous la glace tout en continuant à respirer, place à d'autres stratégies animales tout aussi impressionnantes pour traverser les périodes froides. Des adaptations parfois extrêmes, mais qui offrent aussi de précieuses pistes à la science.Prenons le cas de certaines grenouilles. Lorsqu'arrivent les grands froids, la grenouille des bois peut littéralement geler. Son cœur s'arrête, son métabolisme ralentit fortement, et une grande partie de l'eau contenue dans son corps se transforme en glace. Pourtant, elle ne meurt pas. Son secret ? La production de molécules protectrices comme le glycérol ou le glucose. Ces substances agissent comme des antigels naturels : elles protègent les cellules contre les dégâts causés par le gel et empêchent l'eau de pénétrer brutalement dans les cellules lors de la décongélation, ce qui éviterait qu'elle éclate. Au printemps, la grenouille dégèle et reprend une vie normale, sans aucune séquelle apparente.Ce mécanisme fascine particulièrement les chercheurs en médecine et en biologie cellulaire. Comprendre comment un organisme peut suspendre temporairement ses fonctions vitales sans dommage ouvre des perspectives majeures, notamment pour la conservation des organes, la cryogénie médicale ou encore les traitements liés aux traumatismes graves.Autre exemple étonnant, cette fois du côté des oiseaux. Durant la période du Covid, des chercheurs ont observé une adaptation extrêmement rapide chez un petit oiseau vivant sur un campus universitaire : le junco ardoisé. Avant les confinements, son alimentation dépendait largement des restes laissés par les étudiants. Une nourriture facile d'accès, qui ne nécessitait pas un grand bec. Mais lorsque les campus se sont vidés, les déchets alimentaires ont disparu. Les oiseaux ont alors dû revenir à un régime plus naturel, composé de graines et d'insectes plus difficiles à attraper.Résultat : en quelques mois à peine, la forme de leur bec a changé. Il s'est allongé, s'adaptant à ce nouveau mode d'alimentation. Plus étonnant encore : lorsque les étudiants sont revenus, le bec a évolué à nouveau. Une démonstration frappante de la rapidité avec laquelle certaines espèces peuvent s'adapter à des changements environnementaux majeurs.Enfin, direction l'océan avec une découverte qui concerne le vieillissement. Chez les dauphins, le secret pour bien vieillir ne se trouve pas dans l'alimentation ou l'exercice, mais dans les relations sociales. Les individus qui entretiennent des liens forts et stables avec quelques compagnons vieillissent biologiquement plus lentement que les dauphins solitaires ou ceux vivant dans des groupes trop nombreux. Ces relations de qualité permettent la coopération, le jeu, la protection mutuelle et réduisent le stress. À l'inverse, les grands groupes augmentent les tensions et l'exposition aux maladies.Ces observations rappellent à quel point le vivant est une source d'inspiration inépuisable. Face au froid, aux changements brutaux ou au temps qui passe, les animaux développent des stratégies fines, efficaces et parfois contre-intuitives. Autant de leçons précieuses qui invitent la science - et peut-être aussi nos modes de vie - à regarder la nature avec un peu plus d'attention.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Il y a quelques jours s'est achevé le CES de Las Vegas, le plus grand salon mondial dédié aux nouvelles technologies. Chaque année, on y découvre des objets futuristes censés transformer notre quotidien : frigos connectés, montres qui analysent le sommeil, lave-linges autonomes… Mais cette année, un objet beaucoup plus intime a particulièrement retenu l'attention. Un objet sur lequel nous passons pourtant tous du temps chaque jour : les toilettes.L'intelligence artificielle s'invite désormais jusque dans la cuvette. Lors du salon, des toilettes coréennes ont même remporté un prix d'innovation. Leur promesse : analyser l'urine à chaque passage afin de suivre différents indicateurs de santé. Grâce à des capteurs intégrés et à un écran mural placé face à l'utilisateur, il devient possible d'obtenir un aperçu immédiat de son état de santé. Certaines pathologies pourraient ainsi être détectées de manière précoce, sans rendez-vous médical ni prise de sang.Mais la fonction la plus étonnante – et peut-être la plus sensible – concerne la surveillance indirecte des personnes vulnérables. Ces toilettes intelligentes peuvent envoyer une alerte à un proche si elles ne sont pas utilisées pendant une période anormalement longue. Un dispositif pensé notamment pour des personnes âgées vivant seules, afin de détecter rapidement un éventuel problème. Une forme de sécurité… à condition d'en accepter le principe. Car cette innovation a aussi un coût : environ 4 300 euros pour ce modèle nouvelle génération.Cette médicalisation des toilettes n'est pourtant pas une nouveauté. Le Japon, pionnier en la matière, développe depuis des années des WC capables d'analyser les selles. Les données sont ensuite centralisées dans une application qui fournit un aperçu de la santé intestinale. L'objectif est toujours le même : collecter des informations de manière continue, automatique et la plus objective possible.Aux États-Unis, des chercheurs vont encore plus loin. Depuis 2021, des dispositifs expérimentaux permettent de suivre des patients souffrant de troubles digestifs sans qu'ils aient à tenir un journal quotidien. Une caméra installée dans les canalisations capture des images qui sont ensuite analysées et transmises aux gastroentérologues. Du sang dans les selles, des inflammations ou des anomalies peuvent être détectés plus rapidement. Là encore, l'idée est de transformer les toilettes en outil de prévention médicale.Il existe même aujourd'hui des « abonnements pipi ». Le dispositif U-Scan Nutrio, par exemple, se fixe directement dans la cuvette. Il analyse l'urine à chaque utilisation et suit plusieurs marqueurs liés à la nutrition. Les résultats sont envoyés sur une application accompagnée de recommandations alimentaires personnalisées. Le module coûte une centaine d'euros, auxquels s'ajoute un abonnement pour les cartouches d'analyse. La prévention devient ainsi un service récurrent… et un nouveau marché.Les toilettes sont donc en train de devenir un espace ultra-connecté, capable de collecter des données parmi les plus intimes qui soient. Reste une question centrale : jusqu'où sommes-nous prêts à être analysés en continu ? Si ces technologies permettent de prévenir des maladies graves, l'intérêt médical est réel. Mais au-delà de l'innovation, c'est surtout une question éthique qui se pose : celle du contrôle, de la confidentialité et de notre rapport aux données personnelles… jusque dans les endroits les plus privés.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Chaque année, le Blue Monday revient comme un rappel un peu lourd : ce serait le jour le plus déprimant de l'année. Même si l'on sait aujourd'hui que ce concept repose avant tout sur une opération marketing, il met quand même le doigt sur une réalité : l'hiver est long, la fatigue s'accumule et le moral peut flancher. Alors plutôt que de s'y résigner, autant s'en servir comme prétexte pour parler de ce qui fait du bien.Première idée toute simple : créer une playlist collaborative avec ses amis. Sur la plupart des plateformes d'écoute, il est possible d'inviter plusieurs personnes à alimenter une même playlist. Chacun y ajoute ses morceaux préférés, ses coups de boost, ses chansons doudou. Ce petit geste anodin crée du lien, permet de découvrir l'univers musical des autres et apporte une dose de surprise et de légèreté dans la journée. En quelques minutes, on transforme un lundi gris en bande-son collective.Deuxième piste : s'exposer volontairement aux bonnes nouvelles. Des études scientifiques l'ont montré : lire régulièrement des informations positives améliore l'humeur sur la durée. Dans une expérience menée sur près de 200 personnes, les participants ont été exposés pendant deux semaines à des nouvelles positives et négatives. Résultat : ceux qui lisaient des informations positives développaient une vision plus optimiste. Ce qui est frappant, c'est que notre cerveau retient plus fortement les mauvaises nouvelles que les bonnes. C'est ce qu'on appelle le biais de négativité. D'où l'importance de contrebalancer volontairement : suivre des médias ou des comptes qui racontent ce qui fonctionne, ce qui progresse, ce qui répare. Les bonnes nouvelles ne sont pas naïves : elles sont nécessaires à notre équilibre mental.Troisième idée : aller marcher dans la nature, même brièvement. Quinze minutes suffisent. Le simple fait d'être au contact du vert, de marcher, de respirer à l'extérieur fait baisser le taux de cortisol, l'hormone du stress, et réduit l'anxiété. Ce n'est pas une question de performance ni de sport intensif, mais de reconnexion. Une promenade, un parc, un chemin, un bout de forêt : le corps se détend, l'esprit aussi.À cela s'ajoute un geste étonnamment puissant : le sourire. Même forcé. Les neurosciences montrent que l'expression du visage envoie un message direct au cerveau. Sourire déclenche une réponse chimique qui favorise les émotions positives et atténue la perception du stress. Devant le miroir, en voiture, dans l'ascenseur : sourire agit comme un petit interrupteur interne. Peu importe le regard des autres.Finalement, le Blue Monday peut devenir un rappel utile : le bien-être n'est pas toujours une grande révolution, mais souvent une accumulation de petits gestes accessibles. Une chanson partagée, une information qui donne de l'espoir, quelques pas dehors, un sourire assumé. Autant d'ancrages simples pour commencer la semaine avec un peu plus de lumière.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

L'hiver est une période particulièrement rude pour les personnes sans-abri. Malgré l'ouverture de centaines de places supplémentaires dans les abris de nuit, les solutions manquent encore, surtout lors des vagues de froid les plus intenses. Face à cette réalité, certains citoyens choisissent de ne pas détourner le regard et inventent de nouvelles formes de solidarité.C'est le cas de Pierre-Yves Loaëc, un entrepreneur breton à l'origine de l'initiative Les Bureaux du Cœur. L'idée lui vient en 2018, lorsqu'il réalise chaque soir, en quittant son entreprise, qu'une femme dort sur une bouche d'aération du parking pour se protéger du froid, tandis que ses bureaux restent chauffés, vides, avec une cuisine et des douches inutilisées. Ce décalage devient impossible à accepter.Le principe des Bureaux du Cœur est aussi simple que puissant : ouvrir les bureaux d'entreprise, le soir et le week-end, pour y accueillir des personnes sans-abri. Une évidence quand on sait que les espaces de bureaux ne sont occupés qu'environ 30 % du temps. Plutôt que de construire toujours plus de structures d'urgence, pourquoi ne pas utiliser ce qui existe déjà ?Depuis cinq ans, l'initiative a pris de l'ampleur. Elle est aujourd'hui active dans une vingtaine de villes en France, mais aussi à Bruxelles, ainsi qu'à Barcelone et Lisbonne. Grâce à l'engagement de près de 300 bénévoles, environ 1 000 personnes ont pu éviter de dormir dans la rue : des femmes ayant fui des violences conjugales, des étudiants en situation de précarité, ou encore des personnes en parcours de réinsertion professionnelle.Concrètement, une entreprise accueille une seule personne, toujours la même, pour une durée de trois à six mois. Le cadre est clair et sécurisé. L'entreprise s'engage à fournir un espace garantissant intimité, accès à une douche, un endroit pour dormir et prendre ses repas. De son côté, la personne accueillie respecte certaines règles : pas d'alcool, pas d'invités, pas d'animaux, et un départ chaque matin avant l'arrivée des équipes.Mais l'initiative ne se limite pas à offrir un toit. Chaque personne est accompagnée par une association partenaire qui assure le suivi social et intervient en cas de difficulté. Au sein même de l'entreprise, une petite équipe reste en lien avec elle pour faire le point sur son parcours, ses démarches, ses avancées. Les échanges informels - un café partagé le matin, une discussion - participent aussi à la reconstruction de l'estime de soi et à la réinsertion progressive.À long terme, les Bureaux du Cœur visent un objectif ambitieux : créer 60 000 solutions d'hébergement d'urgence d'ici dix ans, en faisant de ces lieux temporaires de véritables tremplins vers une stabilité sociale et professionnelle. Une preuve qu'en réinventant l'usage de l'existant, il est possible d'apporter des réponses humaines, efficaces et dignes à l'urgence sociale.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Au début des années 2000, la Norvège fait face à un phénomène qu'elle n'avait pas vraiment anticipé : l'explosion du tourisme de montagne. Chaque année, des milliers de randonneurs affluent vers ses sommets, ses fjords et ses sentiers spectaculaires. Mais à force de passages répétés, les chemins s'érodent, les sols se fragilisent, la montagne souffre. Très vite, une question se pose : comment réparer sans dénaturer ?La solution la plus rapide aurait été de faire appel à des machines lourdes, de couler du béton, de reconstruire à grands coups de bulldozers. Une méthode efficace à court terme, mais désastreuse pour des écosystèmes fragiles. La Norvège choisit alors une voie radicalement différente, presque contre-intuitive : demander de l'aide à ceux qui savent vraiment travailler la montagne.Ceux qu'elle va chercher se trouvent à des milliers de kilomètres : les sherpas népalais. Ce peuple de haute montagne guide depuis des siècles les alpinistes dans l'Himalaya et construit des sentiers dans les reliefs les plus hostiles du monde. Leur savoir-faire ne repose pas sur des plans rigides, mais sur l'observation, le ressenti, la compréhension fine du terrain, de l'eau, de la pente, de la neige.Sur place, les sherpas travaillent pierre par pierre. Ils taillent, ajustent, posent sans béton ni machines lourdes. Le travail est lent, physique, exigeant. Mais les sentiers qu'ils créent épousent le paysage, canalisent l'eau, résistent au temps et au passage. Au départ, certains ingénieurs norvégiens avaient prévu des plans très précis. Les sherpas ont répondu simplement : « nous travaillons avec la montagne, pas contre elle ». La Norvège a accepté de faire confiance.Le résultat est spectaculaire. Depuis le début des années 2000, plus de 200 sentiers ont été restaurés ou transformés. L'érosion a fortement diminué, les chemins sont plus sûrs pour les randonneurs et beaucoup plus durables pour les écosystèmes. La montagne respire à nouveau.Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne s'agit pas de sous-traitance à bas coût. Les sherpas sont rémunérés environ 4 000 euros nets par mois, contre environ 300 euros au Népal. Pour certaines familles, un été de travail en Norvège représente l'équivalent de dix années de salaire dans leur pays. Cet argent permet de scolariser les enfants, de reconstruire des maisons, de sécuriser l'avenir.Cette initiative raconte autre chose qu'un simple chantier. Elle montre qu'une rencontre est possible entre ceux qui ont les moyens financiers et ceux qui détiennent un savoir-faire précieux. Une écologie intelligente, humble, qui accepte de reconnaître l'expertise là où elle se trouve, même à l'autre bout du monde. Une leçon de coopération, de respect et de bon sens, à l'heure où la protection de la nature demande plus que jamais de repenser nos réflexes.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Les méduses dorment huit heures par nuit… et font même une sieste pour régénérer leurs neurones. Une information étonnante, presque amusante, mais qui pose une vraie question : et nous, comment va notre sommeil ? Fatigue chronique, nuits hachées, réveils non réparateurs… Les troubles du sommeil sont devenus monnaie courante, surtout lorsque les rythmes de vie s'accélèrent et que les repères disparaissent.C'est dans ce contexte qu'un rephasage du sommeil a été mis en place, accompagné par une neuropsychologue spécialisée en troubles du sommeil. Le principe est simple, mais exigeant : recréer un cadre strict, comme on le ferait avec un enfant. Des heures fixes de coucher et de lever, même le week-end. Pas de grasse matinée pour éviter de dérégler l'horloge interne. Et surtout, un message clair envoyé au corps : la chambre sert uniquement à dormir. Pas de lecture au lit, pas d'écrans, pas d'activités annexes. Lit = sommeil.Dans ce protocole (et personnel), les horaires idéaux ont été définis entre 22h et 23h pour le coucher, et 6h à 7h pour le réveil, en tenant compte de mon profil de “dormeuse moyenne”. Une régularité qui permet au cerveau de réapprendre quand déclencher les bons mécanismes biologiques.Un autre pilier du rephasage : la mélatonine, l'hormone du sommeil. Prise sous forme de complément pendant deux mois, toujours à heure fixe — 22h pile — elle ne sert pas à endormir artificiellement, mais à réentraîner le corps à produire cette hormone au bon moment. Passé l'horaire, on ne la prend pas, pour éviter d'envoyer un signal contradictoire au rythme circadien. Contrairement au somnifère, la mélatonine n'engendre pas de dépendance. En revanche, comme tout complément alimentaire, elle se prend sur avis médical. Autre outil clé du processus : le journal du sommeil. Chaque matin, noter la durée de la nuit, les réveils nocturnes, le niveau de stress, la consommation d'alcool... avant le coucher Un exercice simple, mais extrêmement révélateur. Il permet d'identifier clairement ce qui perturbe le sommeil — et ce qui l'améliore. Chez beaucoup, le stress et l'alcool, même en petite quantité, apparaissent comme des ennemis silencieux du repos.Enfin, la luminothérapie, via des lunettes spécifiques portées le matin pendant une vingtaine de minutes. Contrairement aux lampes classiques, ces dispositifs envoient la lumière directement vers la partie inférieure de la rétine, la plus sensible à la lumière naturelle du matin. Résultat : la sécrétion de mélatonine s'arrête plus rapidement, le corps comprend que la journée commence, et l'éveil devient plus fluide. À utiliser uniquement le matin, sous peine de perturber à nouveau le rythme. Notons que les Luminettes sont déconseillées aux personnes souffrant de troubles de la vue comme la cataracte ou le glaucome. Ici aussi, demandez l'avis de votre médecin.Ma conclusion : au fil des mois, ces habitudes transforment non seulement les nuits, mais aussi les journées : plus d'énergie, un meilleur moral, une sensation de stabilité retrouvée. La preuve qu'en matière de sommeil, ce sont souvent les bases - simples mais constantes - qui font toute la différence.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Depuis plus de dix ans, l'association Sport2Be accompagne des jeunes en difficulté vers la réinsertion sociale et professionnelle grâce au sport. Des jeunes souvent en décrochage scolaire, sans emploi, parfois isolés, et qui ont perdu confiance en eux et en l'avenir. Là où les discours théoriques ou les ateliers classiques peinent parfois à accrocher, Sport2Be choisit une autre porte d'entrée : le terrain.Football, basket, boxe, fitness… Les activités sont proposées directement dans des quartiers fragilisés, notamment à Anderlecht ou à Molenbeek. Le sport devient alors un prétexte pour créer du lien. Il y a un coach, un cadre, des rendez-vous réguliers. On y transpire, on y rigole, on y parle aussi. Petit à petit, la confiance revient. Et avec elle, l'envie d'aller plus loin.Lorsque les jeunes sont prêts, l'association leur ouvre l'accès à ce qu'elle appelle « la Squad » : des ateliers d'éloquence, de rédaction de CV, de préparation aux entretiens d'embauche. Des outils très concrets auxquels beaucoup n'ont jamais eu accès. Certains vont même jusqu'à passer de vrais entretiens avec des entreprises partenaires. Pour les jeunes en décrochage total, Sport2Be propose également un bootcamp intensif de six semaines, véritable rampe de lancement vers la vie active.En dix ans, plus de 1 600 jeunes ont été accompagnés par Sport2Be. Et certains d'entre eux sont aujourd'hui devenus coachs à leur tour. Une transmission forte, qui montre que la confiance et l'engagement peuvent se multiplier quand on crée les bonnes conditions.C'est dans cette logique que s'inscrit Move2Impact, une course pas comme les autres. Une course où l'objectif n'est ni la performance, ni le classement, mais l'élan collectif. Cette course relais solidaire aura lieu le 11 février à Tour & Taxis, à Bruxelles. Le principe est simple et accessible à tous : pendant 100 minutes, les participants se relaient sur des boucles de 2 kilomètres, chacun à son rythme, quand il le souhaite. On court, on marche, on encourage, on participe.Participer à Move2Impact, c'est soutenir concrètement le travail de Sport2Be et rappeler que le sport peut être un formidable outil d'émancipation, d'égalité des chances et de reconstruction. Une manière de transformer chaque pas en impact réel, au profit des jeunes qui en ont le plus besoin.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

En plein cœur de l'hiver, une image refait surface sur les réseaux sociaux : nous sommes en 1983, à New York. Dans la rue, un artiste américain installe un petit tapis sur le trottoir. Sur ce tapis, il ne vend ni tableaux, ni sculptures, ni objets durables. Il vend… des boules de neige. Petites, grandes, irrégulières, toutes proposées pour un dollar. Cet artiste s'appelle David Hammons.À première vue, l'idée prête à sourire. Mais derrière ce geste se cache une réflexion profonde. En vendant des boules de neige, David Hammons ne propose pas un objet destiné à durer. Il vend un instant, une expérience, un souvenir. Ces œuvres sont vouées à disparaître presque immédiatement, à fondre, à ne rien laisser derrière elles — si ce n'est une trace dans l'esprit de celui ou celle qui les a regardées, achetées ou simplement croisées.C'est une manière de questionner la valeur que l'on accorde aux choses, notre rapport au matérialisme et la place de l'art en dehors des musées. Est-ce qu'une œuvre doit être éternelle pour avoir de la valeur ? Ou peut-elle être précieuse précisément parce qu'elle est fugace ? À l'heure où l'on accumule objets, cadeaux et possessions, cette performance hivernale résonne encore aujourd'hui comme une invitation à privilégier les expériences, les souvenirs et les émotions plutôt que ce qui s'entasse sur des étagères.Et puisque l'hiver est aussi la saison des stratégies de survie les plus étonnantes, la nature elle aussi a ses leçons à nous offrir. Direction les marais et rivières d'Amérique du Nord, où vivent les alligators. Lorsque le froid s'installe et que l'eau commence à geler, ces reptiles adoptent un comportement spectaculaire appelé la « brumation ».Sentant l'arrivée du gel, l'alligator sort doucement son museau de l'eau et le laisse pointer vers le ciel. L'eau se fige autour de son corps, parfois entièrement emprisonné sous la glace, mais son nez reste à l'air libre, lui permettant de respirer. Son organisme passe alors en mode économie d'énergie : le rythme cardiaque ralentit, la digestion s'arrête, et l'animal survit pendant plusieurs mois en puisant dans ses réserves de graisse.Quand le printemps revient et que la glace fond, l'alligator reprend sa vie comme si de rien n'était. Une démonstration impressionnante de résilience et d'adaptation. Là où l'humain lutte souvent contre les saisons, le vivant, lui, s'y adapte, ralentit, attend, puis repart.Entre une œuvre d'art qui fond et un animal qui hiberne sous la glace, l'hiver nous rappelle une chose essentielle : tout ne doit pas être productif, rentable ou durable pour avoir du sens. Parfois, ralentir, accepter l'éphémère et faire confiance aux cycles est déjà une forme de sagesse.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Quand les températures baissent, notre organisme est mis à rude épreuve. Sinusites à répétition, gorge irritée, ganglions gonflés, virus de la grippe… autant de signaux que le corps envoie pour nous rappeler qu'il a besoin de soutien. Sans remplacer un avis médical, certaines approches naturelles peuvent aider à soulager les petits maux de l'hiver et à renforcer nos défenses au quotidien.C'est exactement l'objectif de L'Almanach de la santé naturelle, un livre conçu comme un compagnon de route pour toute l'année. Chaque jour, il propose une astuce, un rituel ou un conseil issu de la naturopathie pour accompagner les saisons et mieux comprendre les réactions de notre corps.Par exemple, dès les premiers jours de l'année, on y trouve des conseils pour soulager la sinusite, souvent liée à une surproduction de mucus lorsque les voies nasales sont obstruées. Parmi les remèdes proposés : des inhalations à base d'ail et de vinaigre, deux ingrédients aux propriétés antiseptiques reconnues, pour dégager les sinus et apaiser les douleurs. Un geste simple, à pratiquer quelques minutes par jour, qui peut déjà apporter un réel soulagement.Autre souci fréquent en hiver : le mal de gorge. Le livre rappelle que les causes ne sont pas toujours locales. Un déséquilibre intestinal peut favoriser la prolifération de bactéries qui remontent vers les chaînes ganglionnaires. D'où l'intérêt de soutenir l'organisme de manière globale, notamment avec la propolis, une résine produite par les abeilles, connue pour ses vertus antiseptiques et légèrement anesthésiantes. Peu agréable au goût, mais souvent efficace.L'ouvrage met aussi en avant des pratiques moins connues, comme le drainage lymphatique du cou. En stimulant doucement les zones où les ganglions se déversent dans la circulation sanguine, on aide le corps à mieux éliminer les toxines et à réduire l'inflammation.Et lorsque la grippe est bien installée, l'almanach rappelle une règle essentielle : les antibiotiques sont inutiles contre les virus. Le repos, l'hydratation et le paracétamol (sous conseil de votre médecin) restent la base, mais certaines plantes peuvent accompagner la récupération. La marjolaine et le romarin, par exemple, sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antiseptiques, antispasmodiques et anti-infectieuses, particulièrement utiles pour les voies respiratoires.Au fil des pages, hiver, printemps, été ou automne, ce livre invite à adopter une approche plus attentive à son corps, à ralentir et à intégrer des rituels simples dans le quotidien. Une manière douce et accessible de traverser l'année avec plus de vitalité.Plus d'infos : Almanach de la santé naturelle d'Anne Portier, Philippe Chavanne, sous la direction de Rodolphe Bacquet, aux éditions Leduc.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Ce 6 janvier, c'est l'Épiphanie. Le jour de la galette des rois, de la fève, de la couronne en carton et de ce moment joyeux que l'on partage en famille, entre amis ou au travail. Mais pour certaines galettes dégustées aujourd'hui, la frangipane a un goût un peu différent : celui de la solidarité.Depuis cinq ans, l'association Nos amis de la rue transforme cette tradition populaire en véritable levier d'entraide. Son principe est simple mais puissant : vendre des galettes des rois afin de financer, tout au long de l'année, des actions de soutien auprès des personnes sans domicile fixe, des personnes précarisées en parcours de reconstruction, mais aussi des enfants placés en institution à la suite de décisions judiciaires.Chaque année, au mois de décembre, particuliers et entreprises sont invités à commander une galette au prix de 20 euros. Les galettes ont été distribuées aux particuliers le week-end dernier, et ce 6 janvier, elles arrivent encore dans de nombreuses entreprises. Derrière ce geste gourmand se cache une réalité essentielle : ces ventes constituent une source de financement cruciale pour permettre à l'association de poursuivre ses actions sur la durée.L'initiative va encore plus loin avec le principe de la "galette suspendue". Le fonctionnement est inspiré du café suspendu : en achetant une galette, il est possible d'en offrir une seconde, destinée à des enfants placés en institution. Un geste simple, mais qui permet à des enfants souvent privés de moments festifs ordinaires de vivre, eux aussi, la magie de l'Épiphanie.Pour cette année, il est trop tard pour commander une galette, mais l'idée peut déjà être notée pour l'an prochain. Et surtout, l'association reste active toute l'année grâce aux dons. Un soutien renforcé par une belle nouveauté : depuis hier, Nos amis de la rue est l'association mise à l'honneur à l'aéroport de Charleroi. Pendant un an, les dons glissés dans l'urne de l'aéroport seront reversés à cette structure locale, au même titre que de grandes ONG internationales.L'association, née à Charleroi, agit aujourd'hui bien au-delà : à Mons, Namur, Philippeville et dans d'autres régions. Elle tisse des liens là où ils manquent le plus, avec une attention particulière portée aux enfants. En décembre, par exemple, des distributions de jouets et de cougnous ont été organisées pour leur offrir un moment de chaleur et de normalité.Enfin, un clin d'œil touchant accompagne cette mobilisation : de nombreux salons de tatouage ont servi de points relais pour la distribution des galettes. Les tatoueurs ont été invités à créer des dessins autour de leur vision de la solidarité. Ces œuvres feront l'objet d'une exposition et d'un livre présentés le 31 janvier, accompagnés notamment d'un texte de la juge Anne Gruwez.La galette des rois, ce n'est qu'un jour dans l'année. Mais derrière cette initiative, c'est une mobilisation continue, humaine et profondément généreuse qui se déploie, pour que la solidarité ne soit jamais saisonnière.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Le mois de janvier n'a pas toujours bonne presse. Après les lumières de Noël, les repas partagés et les moments suspendus des vacances, la reprise peut sembler brutale. Le retour des horaires, des obligations et des plannings laisse parfois un petit vide, voire une forme de mélancolie. Pourtant, il est possible d'adoucir cette période en changeant légèrement notre façon de l'aborder.Un moment symbolique en dit long sur ce passage : enlever le sapin. Pour beaucoup, c'est un mini-deuil. Une astuce toute simple consiste à transformer ce geste en rituel. Mettre une musique qui n'a rien à voir avec Noël — joyeuse, rythmée, un peu décalée — et faire de ce moment quelque chose de vivant. En famille ou entre voisins, ce n'est plus "retirer Noël", mais "passer à autre chose".Certaines personnes vont plus loin en glissant un petit mot dans la boîte des décorations, destiné à être relu l'année suivante. Un souvenir, une phrase, une anecdote… Une façon tendre de créer un fil entre les années et de donner du sens à ce geste répétitif. Et pour éviter le sentiment de vide une fois le sapin parti, une autre astuce consiste à remplacer sa présence : une plante, une lampe, un meuble déplacé. Ce n'est pas une disparition, mais une transformation.Janvier est aussi le mois des grandes résolutions… souvent trop grandes. Sport intensif, changements radicaux, objectifs irréalistes : la pression monte vite. Une alternative plus douce consiste à se créer des "mini-plaisirs planifiés". Des repères simples et réguliers : un lunch hebdomadaire avec une amie, une série réservée à un moment précis, un café pris au calme chaque matin, sans téléphone. Ces petits rendez-vous deviennent des points lumineux dans la semaine, auxquels le cerveau peut se raccrocher.Planifier ces moments rassure. Cela donne une structure émotionnelle, au même titre qu'un agenda professionnel. Et justement, le bien-être mérite lui aussi une place officielle dans l'agenda.Enfin, janvier est souvent très mental : mails, listes, objectifs. Or, le moral passe aussi par le corps. Pas besoin de performances sportives : marcher dix minutes à la lumière du jour, s'étirer au réveil, respirer profondément avant de commencer la journée. Ces gestes simples envoient un signal de sécurité au cerveau et participent à l'équilibre émotionnel.Plutôt que de voir janvier comme un mois à "réussir", on peut le considérer comme un mois de transition. Un temps pour observer ce qui fatigue, ce qui manque, ce dont on n'a plus envie. Un mois pour ajuster, ressentir, ralentir. Et parfois, ce simple changement de regard suffit à transformer la période en opportunité douce et fertile.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

3 nouvelles qui réchauffent le coeur à quelques jours des fêtes !À Dinant, une épicerie pas comme les autres a ouvert ses portes… dans la gare. Son principe est simple - comme son nom : l'épicerie de la gare - et profondément solidaire : chacun paie en fonction de ses moyens. Pour chaque produit, trois prix sont affichés. Un prix plein pour celles et ceux qui le peuvent, un prix réduit pour les personnes disposant de revenus limités — comme les bénéficiaires du CPAS — et un prix encore plus bas pour les personnes en situation d'urgence alimentaire, notamment les personnes sans abri.Ce projet est porté par l'association locale Cyrys, liée à l'abbaye de Leffe, qui développe depuis plusieurs années des projets socio-environnementaux à Dinant et dans sa région. L'idée n'est pas de créer un espace d'aide stigmatisant, mais un lieu ouvert, accessible, où la solidarité se vit de manière discrète et respectueuse.Cette logique se retrouve aussi ailleurs en Wallonie avec les « caisses de solidarité » lancées par la cellule Manger Demain, déjà connue pour le Pass Dalle à destination des étudiants en situation de précarité. Le principe est simple : dans les magasins de circuit court partenaires, les clients peuvent ajouter un euro solidaire — ou davantage — à leur ticket de caisse. Grâce au soutien de la Wallonie, les montants récoltés sont habituellement doublés, mais jusqu'au 31 décembre, ils sont même triplés. Un euro donné devient donc trois euros.Cet argent permet à des structures d'aide alimentaire locales de s'approvisionner directement en produits durables, locaux et de qualité. Les bénéficiaires ne reçoivent plus uniquement des produits ultra-transformés ou low cost, mais des aliments plus nutritifs, plus sains et respectueux de l'environnement. Un cercle vertueux qui profite à la fois aux producteurs, aux commerces de circuit court et aux personnes fragilisées.L'an dernier, cette initiative avait permis de redistribuer plus de 105 000 euros sous forme de chèques à des structures d'aide alimentaire. Un chiffre qui montre qu'additionnées, de petites contributions peuvent avoir un impact très concret.La solidarité ne s'arrête pas à l'alimentation. Elle concerne aussi l'accès à la culture et à la lecture. Environ un enfant sur dix rencontre des difficultés de lecture et n'a pas toujours accès à des livres ou à un accompagnement à la maison. Pour y répondre, la maison d'édition Bayard Jeunesse propose des abonnements solidaires : chacun peut donner le montant qu'il souhaite, et les fonds récoltés permettent d'offrir des abonnements à des enfants en difficulté de lecture. Un magazine reçu régulièrement, c'est du plaisir, de la confiance et un pas de plus vers l'autonomie.Autant d'initiatives qui rappellent qu'une société plus juste se construit aussi par des gestes simples, accessibles à toutes et tous.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Les fêtes approchent et, sur beaucoup de tables, le plateau de fromages occupe une place de choix. En Belgique, selon l'observatoire de la consommation de l'Apaq-W, on consomme en moyenne près de 14 kilos de fromage par personne et par an, preuve que ce plaisir fait partie intégrante de nos habitudes. Mais au-delà de la gourmandise, le fromage peut aussi être un choix engagé, surtout lorsqu'il est produit localement. Selon un sondage d'ailleurs, 36% des Wallons savent où se procurer un fromage wallon près de chez eux et 36% disent en consommer au moins une fois par semaine. Besoin d'inspiration ? En voici trois : Premier arrêt dans le Condroz namurois, à la Fromagerie du Gros Chêne, pour découvrir le Calendroz. Ce fromage à pâte molle et croûte fleurie est élaboré à partir de lait cru bio. Jeune, il est doux et délicat ; plus affiné, il gagne en caractère. Derrière ce fromage, un artisan passionné, Daniel Cloots, qui travaille exclusivement avec des laits de vache, de chèvre ou de brebis issus d'élevages respectueux des animaux et des sols.Direction ensuite le plateau de Herve, mais loin des clichés du fromage à l'odeur redoutée. Ici, place à la Meule du Plateau Réserve, un fromage pressé à pâte cuite, affiné pendant un an et demi. Inspiré des fromages d'alpage, il est produit à partir de lait de vaches nourries au foin. Un fromage de garde, complexe et élégant, qui démontre que le terroir belge peut rivaliser avec les grandes traditions fromagères européennes.Troisième découverte : le Bailli Fermier, une pâte pressée non cuite produite à la Ferme du Bailli à Soignies. Facile à découper, accessible à tous les palais, il se déguste aussi bien sur une tartine qu'en cubes à l'apéritif. Plus savoureux qu'un fromage industriel, mais sans excès, il incarne parfaitement l'équilibre entre plaisir et simplicité.Ces trois fromages ont un point commun essentiel : ils sont locaux. Choisir un fromage de chez nous, c'est soutenir des producteurs passionnés, valoriser une agriculture à taille humaine et réduire l'impact environnemental lié au transport. C'est aussi redécouvrir des goûts authentiques, loin de l'uniformisation industrielle.Contrairement à une idée reçue, le fromage artisanal n'est pas forcément plus cher. Comme le rappelle Pascal Fauville, sacré meilleur fromager de Belgique en 2010, "à qualité égale, le prix que vous trouvez en fromagerie est pareil que des produits que vous trouvez en supermaché. A la place d'avoir un prix à la barquette, le public voit un prix au kg, ce qui change la perception et ce qui lui donne l'impression que c'est plus cher." Ce que le consommateur paie, c'est la qualité du lait, le temps d'affinage et le travail humain. Et surtout, derrière chaque fromage, il y a un visage, une ferme, une histoire.À l'approche des fêtes, composer un plateau de fromages belges, c'est donc bien plus qu'un choix gourmand : c'est un geste concret pour le goût, le terroir et l'économie locale.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Noël approche à grands pas et, soyons honnêtes, il arrive parfois que les cadeaux ne fassent pas plaisir. Pas parce qu'ils sont moches ou inutilisables, mais simplement parce qu'ils ne correspondent pas à nos besoins : un pantalon au lieu d'un pull, un livre en double, un bijou qui ne nous ressemble pas. C'est précisément pour ces cadeaux « mal aimés » qu'existe l'opération Cadeaux pourris.Pour la deuxième année consécutive, cette initiative est lancée par l'association Musées et Société en Wallonie, une fédération qui regroupe depuis près de 30 ans de nombreux musées en Wallonie et à Bruxelles. Le principe est aussi simple qu'astucieux : vous apportez un cadeau que vous venez de recevoir mais que vous n'utiliserez pas… et en échange, un musée vous offre une entrée.Près de 30 musées participent à l'opération. Parmi eux : le Musée du Train à Bruxelles, l'Abbaye de Villers-la-Ville, le SPARKOH! (ancien Pass) à Frameries, la Citadelle de Namur ou encore le Préhistomuseum de Ramioul, où l'on peut découvrir la Préhistoire de manière très immersive. Une visite culturelle en échange d'un objet qui dormait dans une armoire : difficile de faire plus circulaire.Les cadeaux récoltés ne sont évidemment pas jetés. Ils sont redistribués via Les Petits Riens, à condition d'être en bon état et dignes d'intérêt. Les musées se réservent le droit de refuser un objet qui ne pourrait pas faire plaisir à quelqu'un d'autre. L'opération est limitée à un cadeau par famille et par musée, histoire de rester équitable.Et tant qu'à parler de cadeaux, autant réfléchir à ce que l'on offre en amont. De plus en plus de personnes cherchent aujourd'hui à sortir du tout-matériel, et les alternatives ne manquent pas. Parmi les idées qui gagnent du terrain : les abonnements à des bouquets de fleurs de saison, parfois même sous forme d'auto-cueillette directement dans les champs. Une manière poétique et locale de faire plaisir tout au long de l'année.Autre option : les potagers en auto-cueillette, où l'on offre quelques mois d'accès à des légumes frais, locaux et de saison. Utile, sain et économique. Les ateliers chez des artisans rencontrent aussi un succès grandissant : création de parfum, céramique, cuisine, textile… En Belgique, une plateforme centralise ces bons cadeaux auprès de plus de 200 artisans et a déjà séduit des dizaines de milliers de personnes. N'hésitez pas non plus à pousser la porte d'un producteur de votre région pour voir s'il organise ce genre d'ateliers... Côté culture, il existe aussi des abonnements nomades au théâtre, valables dans plusieurs salles, ou encore des abonnements cinéma comme Cineville, qui donnent accès à des salles indépendantes dans différentes villes. Enfin, pour celles et ceux qui aiment changer de style sans surconsommer, les abonnements de location de vêtements permettent de porter des pièces de créateurs, de les échanger régulièrement et de réduire l'impact environnemental de la mode.En résumé : même les cadeaux ratés peuvent devenir de belles expériences, et Noël peut aussi être l'occasion d'offrir du sens, du lien et de la culture.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

À l'approche des fêtes de fin d'année, une réalité revient avec plus d'acuité : celle des personnes qui se retrouvent seules, parfois très seules. Parmi elles, de nombreuses personnes âgées pour qui Noël, le réveillon ou simplement l'hiver peuvent devenir des périodes particulièrement difficiles. Pourtant, des solutions existent, à échelle humaine, basées sur la proximité et la solidarité.Parmi elles, l'association Bras dessus Bras dessous, active notamment à Bruxelles mais aussi à La Louvière, Morlanwelz, Nivelles, Ottignies–Louvain-la-Neuve et Rixensart. Son principe est volontairement simple : créer des binômes entre personnes vivant dans un même immeuble ou un même quartier. Il ne s'agit pas de devenir aidant professionnel, mais de donner un peu de temps : passer dire bonjour, téléphoner de temps en temps, partager une promenade, prendre un café, ou simplement appeler le 24 décembre pour rompre le silence.Bras dessus Bras dessous fait partie d'une plateforme plus large appelée Samen Toujours, qui fédère plusieurs réseaux d'entraide bruxellois spécialisés dans l'accompagnement des personnes âgées isolées. Une plateforme qui se distingue par son approche : ici, pas de regard misérabiliste ni de pitié. L'objectif est au contraire de changer le regard sur la vieillesse.Comme l'explique la coordinatrice Estelle Huchart, l'enjeu est de sortir d'une vision où vieillir serait assimilé à une maladie ou à un déclin inévitable. Vieillir, c'est avant tout continuer à faire société. Et si l'isolement s'installe, ce n'est jamais du jour au lendemain : il progresse lentement, au fil de la perte de liens, de mobilité, de confiance. D'où l'importance d'agir tôt, et surtout de cultiver les relations tout au long de la vie.Ces réseaux jouent aussi un rôle plus large de sensibilisation. Car l'isolement n'est pas qu'une question individuelle : il est aussi lié à l'aménagement de nos villes et de nos communes. Manque de bancs publics, éclairage insuffisant, transports peu accessibles, trottoirs difficiles à emprunter… Autant d'éléments qui peuvent renforcer le sentiment d'insécurité et replier les personnes âgées chez elles.Former un binôme, donner un peu de son temps, c'est donc bien plus qu'un geste de gentillesse. Cela permet de recréer de la mobilité, d'améliorer la santé physique, de lutter contre la dépression et certaines maladies chroniques, mais aussi de renforcer l'autonomie. C'est également un puissant levier contre l'âgisme — cette discrimination fondée sur l'âge - dans les deux sens : les plus jeunes déconstruisent leurs clichés sur les aînés, et inversement.À Bruxelles, la plateforme Samen Ensemble centralise cette expertise depuis sept ans. En Wallonie, un tel réseau structuré n'existe pas encore, mais les portes sont grandes ouvertes. L'équipe se dit prête à partager ses outils, son expérience et ses conseils avec toute association ou collectif souhaitant se lancer. Une invitation à essaimer, encore et toujours, des idées simples qui rendent la société plus solidaire.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Et si les festivals pouvaient guérir la terre au lieu de lui nuire ? C'est le pari un peu fou de Ten Lives, une initiative fondée par trois entrepreneurs belges qui veulent réinventer le festival de musique comme un espace de régénération écologique et humaine.Le constat de départ est alarmant : des millions d'hectares en Europe méditerranéenne sont aujourd'hui menacés par la désertification. Les sols s'appauvrissent, l'eau ruisselle sans pénétrer la terre, les nappes phréatiques ne se rechargent plus et la végétation disparaît. En parallèle, 59 % des jeunes dans le monde souffrent d'éco-anxiété, et 89 % des Européens disent se sentir impuissants face aux défis climatiques.Pour les fondateurs de Ten Lives, ces crises ne sont pas séparées. Elles sont les symptômes d'un même problème — et donc appellent une réponse globale. « Il ne s'agit plus seulement de limiter les dégâts », explique la cofondatrice Nastassia Gumuchdjian. « Il est temps de régénérer, de reconstruire et de protéger. »Concrètement, les solutions existent et sont étonnamment simples. En creusant des bunds (de petites tranchées), en plaçant des pierres de manière stratégique ou en aménageant le terrain, il est possible de ralentir l'eau de pluie pour qu'elle s'infiltre dans le sol. Résultat : les nappes phréatiques se rechargent, l'érosion diminue, la végétation revient et le sol retrouve sa capacité naturelle à stocker l'eau. Un cercle vertueux remplace alors celui de la désertification.Le problème ? Ces solutions nécessitent beaucoup de mains pour être déployées à grande échelle. Et c'est là que Ten Lives innove : attirer des milliers de personnes grâce à la musique pour restaurer la terre, un festival à la fois.Le concept est clair :Le matin, les participants travaillent ensemble sur des chantiers de restauration écologique, encadrés par des experts.L'après-midi, place au repos, aux ateliers, aux conférences et aux rencontres.Le soir, on célèbre : concerts, performances, moments collectifs.À terme, Ten Lives estime pouvoir restaurer jusqu'à 100 hectares de terre avec 1 500 personnes en une semaine. « La plupart des festivals laissent une empreinte », explique Louis De Jaeger, l'un des fondateurs. « Nous voulons laisser un endroit en meilleur état que celui dans lequel nous l'avons trouvé. Et célébrer cet impact positif. »Après un an de préparation, de validation scientifique et de constitution d'une équipe — aujourd'hui composée d'une trentaine de bénévoles — Ten Lives a sécurisé un premier lieu et une première date. Pour tester le concept, une campagne de crowdfunding est lancée afin d'organiser un premier événement pilote en mai, au Portugal.L'objectif est clair : rassembler les pionniers qui croient que la fête et l'engagement écologique ne sont pas incompatibles, que prendre soin de la planète ne doit pas forcément ressembler à un sacrifice. « Nous allons rendre ça joyeux », résume Nathan Stranart, cofondateur. Des festivals qui ne servent pas à fuir les problèmes du monde, mais à les affronter collectivement — avec enthousiasme.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Désormais, lorsqu'on effectue une recherche en ligne, les résultats sont parfois accompagnés d'un résumé généré automatiquement par l'intelligence artificielle. Une aide précieuse ? Pas toujours. L'audit annuel de NewsGuard montre qu'environ 35 % des réponses fournies par les chatbots contiennent des erreurs factuelles. Et ce n'est pas étonnant : l'IA se nourrit d'Internet… et donc de ses imprécisions, de ses approximations et parfois de ses mensonges. Si une information fausse circule largement, l'IA peut la reprendre sans nuance. Alors comment aider les plus jeunes à faire la différence entre un fait vérifié et une intox séduisante ? La réponse se trouve peut-être dans une démarche simple : commencer tôt. Sensibiliser dès l'école primaire permet aux enfants de comprendre comment circulent les informations, pourquoi certaines images sont truquées et comment le cerveau se laisse facilement piéger. En Belgique, un outil précieux existe : les interventions de Journalistes en classe, coordonnées par l'Association des Journalistes Professionnels. Ces professionnels se déplacent dans les écoles—de la maternelle supérieure aux études supérieures—pour expliquer les mécanismes des fake news : pourquoi elles se répandent vite, comment les réseaux sociaux favorisent leur propagation, et comment reconnaître une image manipulée. Les exemples parlent d'eux-mêmes : faux requins dans les rues après un ouragan, crocodiles “photoshopés” dans des métros inondés… Autant d'images qui paraissent crédibles lorsqu'on ne possède pas encore les bons réflexes d'analyse. Cette démarche permet aussi d'aborder une distinction essentielle :La désinformation, volontaire, utilisée pour manipuler ;La mésinformation, involontaire, liée à une erreur ou à un manque de vérification. Comprendre cette nuance aide les enfants à se positionner en citoyens responsables plutôt qu'en relais involontaires de fausses nouvelles.Pour prolonger cet apprentissage, il existe aussi des livres et bandes dessinées ludiques, parfaits pour aiguiser le regard tout en s'amusant.Les parents et enseignants peuvent notamment s'appuyer sur des ouvrages qui décodent les rumeurs, les canulars, la publicité déguisée ou les pièges de l'image. Parmi eux :Le petit livre pour apprendre à s'informer et décrypter les fake news ; Stop à la manipulation : comprendre l'info, décrypter les fake news, Stop à la tyrannie des réseaux sociaux : bien les comprendre, mieux les gérer (tous chez Bayard Jeunesse) ou encore Fake news : tout sur la désinformation de Nereida Carrillo et Alberto Montt aux éditions Les 4 coups. Certaines collections vont encore plus loin en déconstruisant les idées reçues sur l'Histoire.Dans Les Super Mystères de l'Histoire (éd. Quelle Histoire), on enquête par exemple sur le monstre du Loch Ness ou sur la malédiction de Toutankhamon : que disent vraiment les sources ? Que reste-t-il des légendes lorsqu'on examine les faits ?Autre série utile : Les Idées Reçues sur l'Histoire. On y découvre que les Vikings ne portaient pas de casques à cornes, que les gens du Moyen Âge ne vivaient pas tous sales, ou encore que l'apparence de Cléopâtre nous est inconnue, puisque sa dépouille n'a jamais été retrouvée. En apprenant à distinguer mythe et réalité, les enfants acquièrent une compétence essentielle : douter intelligemment, questionner, chercher des preuves.À l'heure où l'IA fabrique du contenu à grande vitesse, où les réseaux sociaux récompensent le sensationnel, où des images plus vraies que nature peuvent être générées en un clic, cette éducation au discernement devient fondamentale. Elle ne vise pas à rendre méfiant, mais à rendre lucide.Former les enfants à l'esprit critique, c'est construire le meilleur antidote contre les intox qui empoisonnent le débat public. C'est aussi les aider à devenir de futurs citoyen.ne.s plus éclairé.e.s et une manière de rendre les adultes d'aujourd'hui moins dupes ! Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

À l'heure de préparer les menus de fête, une question divise parfois les convives avant même de passer à table : peut-on encore manger de la viande rouge sans nuire à la planète ? La question est légitime, surtout dans un contexte où l'alimentation représente environ 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et où 35 % de ces émissions alimentaires sont liées à la viande rouge.Faut-il pour autant bannir totalement le bœuf ou l'agneau de nos assiettes ? Pas nécessairement. Comme souvent, la réalité est plus nuancée que les slogans. Deux critères font toute la différence : l'origine et le mode de production.Premier point clé : les kilomètres parcourus. Une viande maturée importée de l'autre bout du monde n'a évidemment pas le même impact qu'une viande issue d'un élevage local ou européen. Privilégier une production belge ou issue de pays voisins comme la France, l'Écosse ou l'Irlande permet déjà de réduire considérablement l'empreinte carbone liée au transport.Mais le facteur le plus déterminant reste le système d'élevage. Comparer un bœuf élevé en feedlot, nourri au soja importé, consommant de l'eau potable acheminée sur de longues distances, avec un bœuf élevé en prairie n'a pas de sens : leur impact environnemental n'est tout simplement pas comparable. Un animal qui broute de l'herbe, boit de l'eau de pluie et vit sur une prairie permanente s'inscrit dans un modèle bien plus vertueux.Cela permet aussi de remettre en perspective un chiffre souvent cité : les 15 000 litres d'eau nécessaires pour produire 1 kg de bœuf. Ce chiffre est exact dans certains systèmes intensifs, mais dans un élevage à l'herbe, l'eau potable réellement mobilisée descend plutôt autour de 500 à 550 litres par kilo. Autre élément clé : les prairies sont de véritables puits de carbone, capables de stocker du CO₂ dans les sols. Préserver ces espaces verts joue donc un rôle direct dans la lutte contre le réchauffement climatique.Reste la question de la santé. Les recommandations actuelles invitent à ne pas dépasser 300 grammes de viande rouge par semaine, soit environ deux repas. Les projections pour “l'assiette de 2050”, capable de nourrir durablement 10 milliards d'humains, suggèrent même de réduire cette consommation à 100–110 grammes par semaine. L'avenir de notre alimentation serait donc flexitarien : majoritairement végétal, avec une consommation occasionnelle mais mieux choisie de produits animaux.En résumé, la question n'est pas tant de savoir s'il faut ou non manger de la viande rouge, mais comment, combien, et d'où elle vient. Une viande plus rare, locale, bien produite, dégustée lors de moments choisis — comme les fêtes — peut parfaitement trouver sa place dans une alimentation plus responsable, sans excès ni dogmatisme. Plus d'infos ici.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

Récompenser plutôt que sanctionner, encourager plutôt que culpabiliser : c'est l'un des principes de base de l'éducation positive. À Copenhague, cette philosophie a été appliquée… aux touristes. Et le résultat est aussi simple qu'efficace.À l'occasion de la Journée mondiale du climat, la capitale danoise met en lumière CopenPay, une initiative lancée pendant l'été, en 2024 et 2025. Le concept est limpide : chaque bonne action pour le climat donne droit à une récompense. Pas de morale, pas de discours anxiogène, juste des incitants concrets.Vous arrivez en train plutôt qu'en avion ? Une heure de vélo gratuite. Vous marchez au moins 5 000 pas dans la journée ? Un café vous est offert. Vous aidez dans un potager urbain ? Un lunch à prix réduit. Vous ramassez des déchets ? Direction le sauna, gratuitement.Résultat : plus de 25 000 touristes ont joué le jeu lors du dernier été. Le dispositif est ludique, motivant, et transforme l'expérience touristique en une action collective pour le climat. Une manière de montrer que l'écologie peut être attractive, joyeuse, et accessible.Copenhague n'en est pas à sa première bonne idée. Désignée ville la plus agréable au monde en 2025, elle s'inscrit dans une longue liste de métropoles européennes qui tentent de réduire leur empreinte environnementale tout en améliorant la qualité de vie. Londres a instauré un péage urbain dès 2003, Stockholm applique une taxe carbone depuis plus de trente ans, Édimbourg investit massivement dans les énergies renouvelables, et Vienne combine mobilité douce, tri des déchets et vastes espaces verts. Voici le Top 7 des villes les plus écologiques d'Europe.D'autres villes suivent le même chemin. À Bologne, le programme Bella Mossa récompense depuis 2017 les déplacements à pied, à vélo ou en transports publics par des bons culture ou alimentaires. En Angleterre, l'application BetterPoints permet de transformer ses trajets propres en réductions ou en dons à des associations locales.Ce type d'initiatives rappelle une chose essentielle : le tourisme représente environ 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Changer les pratiques est donc indispensable. Mais pour que la transition fonctionne, elle doit donner envie. À Copenhague, le message est clair : faire du bien au climat peut aussi faire du bien au voyage.

En Belgique, 8% de la population - soit 736 000 personnes - donnent de leur temps bénévolement. Sans cette force invisible, mille choses du quotidien s'effondreraient : l'aide aux plus fragiles, les clubs de sport, les festivals, les associations culturelles… Le volontariat tient littéralement debout une grande partie de la société.Et parfois, ce sont des jeunes qui impulsent les projets les plus lumineux.Comme Anaïs, pas encore âgée de vingt ans, qui a fondé l'association Cancer Kids Belgium. Son initiative est portée exclusivement par des jeunes : 16, 17, 18 ans… tous animés par la même conviction qu'on peut agir, même très tôt, lorsqu'on fait face à l'injustice ou à la souffrance. Beaucoup d'entre eux ont été touchés de près par ce qu'ils ont vu à l'hôpital et ont refusé de rester là, impuissants. Ils apportent soutien, présence et symboliquement, un peu de lumière.Dans le mail adressé à idee@nostalgie.be, Anaïs résume parfaitement l'esprit de sa génération : « Ce qu'on porte dépasse la thématique du cancer : c'est celui d'une jeunesse qui refuse l'indifférence et veut prendre sa place dans la société. » Un rappel puissant, particulièrement en ce 5 décembre.Le volontariat prend aussi d'autres formes, partout autour de nous. Cette semaine, les bénévoles du Nostalgie Magic Tour sont mobilisés pour collecter jouets, livres et jeux destinés aux enfants fragilisés, avec l'appui des équipes d'Arc-en-Ciel, qui œuvrent toute l'année pour alléger le quotidien des familles. Leur présence, souvent discrète, produit des effets très concrets.D'un point de vue personnel, ceux qui s'engagent parlent souvent d'un équilibre trouvé : on ne reçoit pas d'argent, mais on gagne en sens, en lien humain, en joie partagée. Donner un peu de son temps, c'est aussi recevoir énormément.Et ailleurs dans le monde ? Les champions du volontariat sont les Danois : 40 % des citoyens de plus de 16 ans s'engagent régulièrement, et même 45 % si l'on inclut l'aide occasionnelle. Un pays où les seniors, nombreux à être en bonne santé, disposent de temps… et choisissent de le mettre au service des autres.Un chiffre, une idée, un sourire : parfois, c'est tout ce qu'il faut pour changer une vie — ou un pays entier.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Entrer dans un projet immobilier, c'est se confronter à une foule de questions auxquelles on n'est pas préparé. Achat ou vente : les enjeux sont importants, les erreurs parfois coûteuses, et les informations essentielles rarement expliquées clairement. Beaucoup découvrent par exemple que la mise en conformité électrique est à charge de l'acheteur, ou qu'oublier le score PEB dans une annonce peut entraîner une amende. Rien d'étonnant à ce que l'immobilier soit perçu comme un univers opaque.Face à ces difficultés, de nouveaux acteurs tentent de rendre ce domaine plus accessible. Parmi eux, Geoffroy Delvaux, agent immobilier qui s'est donné pour mission de vulgariser les étapes clés du processus. Il a créé Immo Skool, une plateforme entièrement gratuite pensée pour aider celles et ceux qui se lancent dans un achat ou une vente. L'ambition est simple : offrir les bons outils au bon moment, et surtout, les rendre compréhensibles.Immo Skool se présente comme un parcours d'apprentissage structuré en deux formations : acheter et vendre. Chaque module détaille les étapes à suivre, les réflexes à adopter, les pièges à éviter. Pour les acheteurs, on y trouve des conseils sur la manière de cibler ses recherches, analyser une visite, poser les bonnes questions, comprendre les documents techniques ou rédiger une offre complète en incluant toutes les clauses indispensables. Pour les vendeurs, la plateforme aborde la préparation du bien, les stratégies pour mettre en valeur un logement, les obligations légales, ou la manière de sécuriser un compromis.L'un des atouts majeurs de l'initiative, c'est ses documents fournis gratuitement : checklists prêtes à l'emploi, modèles de compromis, listes de points à vérifier lors d'une visite, rappels légaux… Le tout accessible gratuitement. Ces ressources permettent à chacun de s'orienter plus sereinement dans un domaine où chaque détail compte.Autre particularité : Immo Skool intègre un volet communautaire, sorte de mini réseau social réservé aux personnes en plein projet immobilier. On peut y poser ses questions, partager son expérience, demander un avis sur un devis, raconter une visite compliquée ou réagir à celles des autres. Geoffroy intervient régulièrement : explication de nouvelles lois, vidéos pédagogiques, conseils techniques donnés “comme à un ami”, sans jargon. Reste une question qui revient souvent : mieux vaut vendre soi-même ou passer par un agent ? Beaucoup hésitent (et on peut les comprendre) en raison des commissions, qui tournent autour de 3 %. Reste à voir si on voit l'agent immobilier comme un coût ou comme un investissement. Car au-delà du coût apparent, l'accompagnement peut être rentable. Grâce à son expertise, un agent parvient souvent à vendre plus cher, plus vite et en sécurisant la vente et les étapes administratives. Cela reste un choix personnel, mais dans bien des cas, cela représente un gain de temps, d'énergie et de sérénité. A vous de vous faire votre avis !À travers ces nouvelles plateformes et cette nouvelle manière de "faire" de l'immobilier, une tendance se confirme : le secteur peut devenir plus transparent, plus accessible et moins anxiogène, à condition de disposer des bons outils. Entre formations, documents pratiques et entraide communautaire, cette plateforme ouvre la voie à une manière plus simple et plus humaine de se lancer dans un projet aussi important qu'un achat ou une vente.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli !Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

Le Pass Dalle est de retour, et c'est une excellente nouvelle : aujourd'hui en Belgique, 1 étudiant sur 10 a littéralement "la dalle", c'est-à-dire qu'il ne mange pas toujours à sa faim. Cette précarité alimentaire impacte évidemment la santé physique, la santé mentale, mais aussi la réussite scolaire. Pour répondre à cette urgence discrète, la cellule Manger Demain - dédiée à la transition alimentaire en Wallonie - remet cette année encore à disposition une carte de réduction permettant aux jeunes de bénéficier de 5 euros de réduction par tranche de 15 euros d'achats.Et pas n'importe où : près de 200 points de vente engagés dans une alimentation saine, durable et locale - fermes, magasins de vrac, coopératives, épiceries bio. De quoi créer un lien concret entre les étudiants et les circuits courts. L'an dernier, 1 500 Pass Dalle avaient été distribués, et un millier de jeunes pourront encore en bénéficier cette année. Le dispositif est financé par la Wallonie et attribué dans la limite des budgets : si vous en avez besoin ou si vous pensez qu'un proche pourrait en profiter, les informations et la demande se font via mangerdemain.be.Et puisqu'on parle solidarité, petite rectification : la semaine dernière, on se demandait si l'arrondi solidaire sur salaire existait… et oui, il existe déjà ! Très implanté en France, il est aussi possible en Belgique, pour l'instant uniquement via le secrétariat social UwPayroll, mais des discussions sont en cours pour l'étendre à d'autres. Le principe est simple : comme dans certains magasins, où l'on arrondit l'addition pour une association, ici l'employé peut arrondir automatiquement son salaire au centime inférieur.Le système permet des dons automatiques entre 1 et 99 centimes. Et mine de rien, ça compte : si 100 entreprises de 100 employés donnaient simplement 1 euro par mois, cela représenterait 120 000 euros par an pour une association. Une solidarité discrète, mais redoutablement efficace. Et surtout, une idée à partager avec votre employeur : parfois, une petite graine suffit pour faire pousser un grand mouvement.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Des rencontres qui apaisent, qui rassemblent et qui nous rappellent qu'on ne traverse rien seuls au menu du jour. Trois rendez-vous très différents verront le jour dans les prochaines semaines, mais tous ont ce point commun : offrir un moment hors du rythme effréné du quotidien, un moment où l'on se pose, où l'on écoute et où l'on partage.Le premier rendez-vous, ce sont les Brunchs Roses organisés par Think Pink. Même si octobre rose est terminé, l'accompagnement autour du cancer du sein continue, et ces brunchs permettent d'aborder la maladie hors des murs de l'hôpital, dans une atmosphère douce et intimiste. Le prochain aura lieu le 11 décembre au Viage à Bruxelles et portera sur le thème “Cancer et travail”. Reconstruction, résilience, tabous persistants en entreprise… Des spécialistes seront là pour informer et des personnes touchées témoigneront. Un espace “entre deux mondes”, entre le médical et le quotidien, où l'on peut déposer ce qu'on vit et entendre les autres.À l'opposé de l'ambiance feutrée des brunchs, place à l'énergie pétillante du Rollercoaster Festival, ce mercredi 3 décembre au Fox d'Auderghem. Plus de 800 participantes (et quelques participants) sont attendues dans cet immense food corner. Ce festival est dédié à l'entrepreneuriat féminin : conférencières, créatrices, artistes, dirigeantes… toutes partageront leur trajectoire, souvent faite de renégociations profondes avec leur vie, leur corps, leur rythme ou leurs origines. L'objectif : montrer un entrepreneuriat plus honnête, loin du mythe de la femme “qui gère tout sans jamais flancher”. Des rencontres, un réseau, des idées… et surtout, une grande bouffée d'inspiration.Troisième rendez-vous, plus discret mais tout aussi précieux : les Rencontres maliss'ieuses imaginées par Valérie Malisse. Pas de programme, pas de conférence, pas d'objectif à atteindre. Juste un café, des chaises, des personnes qui viennent comme elles sont, pour parler, écouter, se découvrir pendant une heure ou un après-midi. Les groupes se forment naturellement, selon les envies et les énergies du moment. Le prochain rendez-vous aura lieu le 18 décembre à Gembloux, chez Rosalie, et Valérie rêve d'y voir 50 personnes réunies autour d'un lunch. Dans un monde structuré, cadré, optimisé, ces rencontres libres ressemblent presque à un acte de résistance douce : créer de la place pour l'imprévu, pour la spontanéité, pour les graines qui se plantent sans qu'on sache encore ce qu'elles deviendront.Trois propositions, trois ambiances, mais une même promesse : celle de renouer avec l'autre, et peut-être un peu avec soi-même.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Le Black Friday s'est imposé comme un rendez-vous incontournable : une journée (ou plutôt une semaine) où les promotions affluent, où les publicités se multiplient et où la tentation d'acheter “parce que ce n'est pas cher” se fait particulièrement forte. Derrière ces offres séduisantes, un constat s'impose pourtant : la majorité des achats réalisés ce jour-là ne répondent à aucun besoin réel. Ils finissent cassés, oubliés, retournés ou rarement utilisés. Une étude montre même que 70 % de ces achats sont impulsifs. Et souvent, ce qui coûte le moins cher à court terme coûte énormément — à la planète, aux travailleurs, à notre espace de vie.Pour garder la tête froide, un outil simple existe : la méthode BISOU. B comme Besoin — en ai-je réellement besoin ? I comme Immédiat — dois-je l'acheter maintenant ? S comme Semblable — ai-je déjà quelque chose qui fait le même usage ? O comme Origine — d'où vient ce produit, dans quelles conditions a-t-il été fabriqué ? U comme Utile — est-ce que cet achat améliore vraiment ma vie ?Poser ces cinq questions change souvent tout. Car derrière les promotions se cache une réalité : la surproduction explose. Dans la mode, depuis les années 2000, la production mondiale de vêtements a doublé. Des acteurs comme Shein mettent en ligne jusqu'à 6 000 nouveaux modèles… par jour. Résultat : l'industrie textile représente environ 4 % des émissions mondiales de CO₂, l'équivalent de quatre milliards de tonnes. Et selon le Hot or Cool Institute, si on veut réellement respecter les limites climatiques, il faudrait limiter nos achats à 5 vêtements neufs par an, maximum. Ce chiffre peut sembler radical, mais il traduit une évidence : on achète aujourd'hui beaucoup plus que ce dont on a besoin.L'ultra-consommation ne se limite pas aux vêtements : elle touche aussi l'ameublement. Chaque année, en Europe, 10 millions de tonnes de meubles sont jetés. Visuellement, c'est l'équivalent d'une forêt géante de meubles, de la taille d'un pays comme le Luxembourg… qui finit à la décharge ou incinérée. Beaucoup de ces meubles proviennent de grandes enseignes de fast-furniture : prix bas, matériaux fragiles, durée de vie limitée — un cercle qui nous pousse à racheter sans cesse.Mais consommer autrement, ce n'est pas renoncer à tout. C'est choisir mieux. Remplacer un bonnet troué ? Oui — mais en privilégiant des matières durables (laine, alpaga, mérinos) ou en soutenant de petits artisans. Besoin d'un meuble ? Les alternatives existent : ressourceries, brocantes, sites de seconde main, magasins solidaires, plateforme de réemploi larecup.be. Envie de faire un cadeau ? Offrir une expérience plutôt qu'un objet — comme un atelier créatif proposé par Wecandoo — fait souvent plus plaisir et ne génère aucun déchet.Et pour résister à la pression commerciale, un geste simple : faire le ménage dans ses écrans.Se désabonner des newsletters qui incitent à acheter, limiter les comptes d'influenceurs axés shopping, supprimer les applications qui poussent à la consommation. Quand on réduit le bruit publicitaire, on réduit automatiquement l'envie d'acheter.Le Black Friday peut devenir un moment utile : celui où l'on reprend conscience de la valeur des objets, de leurs coûts invisibles et de notre capacité à orienter le système par nos choix. Consommer moins mais mieux, ce n'est pas seulement bon pour la planète : c'est bon pour le portefeuille, pour notre espace mental, et pour la place que l'on fait à ce qui compte vraiment.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

C'est une première en Europe et elle est belge : un chèque solidaire est désormais proposé par Monizze, l'entreprise déjà connue pour les chèques repas, écochèques ou chèques sport. L'idée est simple : permettre aux travailleurs de soutenir des associations, directement via un budget que leur entreprise met à disposition.Ce système fonctionne comme un chèque repas, mais destiné à la solidarité. L'employeur choisit un montant et chaque travailleur décide librement de l'association qu'il souhaite soutenir. Pour cela, Monizze s'est associée à Better, l'application qui fonctionne comme un "Tinder de la philanthropie". Better sélectionne des associations variées, engagées dans l'environnement, la précarité, la santé ou la culture, et chacun peut choisir celle qui lui parle le plus. L'idée, cette fois, n'est plus que l'entreprise décide seule : ce sont les travailleurs qui choisissent les causes qui les touchent.Pour les sociétés, c'est aussi un moyen de mesurer leur impact : un rapport annuel détaille les montants donnés et les thématiques privilégiées par leurs équipes. La solidarité devient ainsi un volet concret de la vie professionnelle.Autre innovation en matière d'entraide : Solly, créée par un étudiant lillois. Il s'agit d'une carte dotée d'un QR code, distribuée à des personnes sans abri. Quand on veut aider mais qu'on n'a pas de monnaie, il suffit de scanner le QR code pour verser un don en quelques secondes. La personne peut ensuite utiliser cette cagnotte pour acheter de quoi manger, se vêtir ou payer une nuit à l'abri. Le projet est en phase pilote, avec un millier de cartes distribuées dans plusieurs villes françaises, et les dons sont déductibles fiscalement.Ces initiatives montrent que la générosité trouve toujours de nouvelles voies. Que ce soit via son entreprise ou via un simple scan dans la rue, la solidarité devient plus simple, plus directe… et peut-être plus quotidienne.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.beERRATUM : contrairement à ce qui est mentionné dans la séquence, l'idée d'arrondi solidaire existe déjà dans plusieurs entreprises en France (et on s'en réjouit ! :-)) En revanche, celle du fonds d'entraide interne, pas ;-)

Ce 25 novembre marque la Journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes. Une date pour rappeler que la prévention commence tôt, dans les familles, dans les écoles, dans les quartiers. En Belgique, plusieurs initiatives s'inscrivent déjà dans cette dynamique, dont l'ASBL Educonsent, qui travaille à installer la culture du consentement dès le plus jeune âge.Educonsent anime des ateliers dans les écoles, les maisons de jeunes ou encore les mouvements de jeunesse. Pas de cours magistral : ce sont des jeux, des mises en situation ou des petits débats. Avec les 3–12 ans, on parle d'intimité, de bulle personnelle, de la possibilité de dire non. Chez les ados, on aborde aussi le sexisme ordinaire, le cadre juridique, les premières relations affectives. L'objectif est clair : éduquer aujourd'hui pour prévenir les violences demain. L'association propose également des formations pour les adultes qui entourent les jeunes — enseignants, animateurs, encadrants — afin qu'ils puissent aborder ces sujets sans malaise.La prévention passe aussi par le monde du travail. En Belgique, une vingtaine d'entreprises font partie du réseau CEASE — Companies Against Sexual and Domestic Violence. Elles s'engagent à former et sensibiliser leurs collaborateurs pour repérer les signaux, accueillir la parole et orienter les victimes. Car pour certaines femmes, l'entreprise est le seul espace extérieur qu'elles fréquentent. Selon une étude de l'IEFH (2017), 73 % des victimes affirment que les violences subies à la maison impactent leur travail ; 41 % doivent s'absenter. Le lieu de travail peut donc devenir un refuge, un point d'appui, un premier pas vers la protection.Enfin, une initiative très concrète se développe dans nos villes : les marches exploratoires. Elles permettent aux habitantes de repérer les lieux où elles ne se sentent pas en sécurité et de formuler des recommandations très simples : plus d'éclairage, une rue trop isolée, un passage étroit… Ce jeudi 27 novembre, une marche exploratoire aura lieu à Louvain-la-Neuve, destinée en priorité aux jeunes femmes de 15 à 25 ans. L'idée est que les citoyennes deviennent actrices de l'aménagement urbain, que les autorités s'emparent de leurs constats pour créer une ville pensée par, pour et avec les femmes.Parce que prévenir les violences, c'est aussi transformer nos environnements, nos réflexes… et nos conversations.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

D'un côté, il y a Soprano qui chante le théorème de Thalès. De l'autre, Black M qui explique l'accord du participe passé. Ces extraits ne sortent pas de leurs albums, mais de Studytracks, une plateforme qui transforme les cours scolaires en véritables chansons. Et ça marche : les élèves retiennent leurs leçons comme ils retiennent leurs hits préférés.L'histoire commence en 2019, du côté de Londres. Un producteur de musique, George Hammond-Hagan, voit son fils décrocher à l'école. Il remarque cependant une chose : le garçon oublie ses formules de maths, mais connaît par cœur les paroles des chansons qu'il écoute. Il se dit alors : “Et si on transformait les leçons en morceaux de musique ?” Il commence par créer des titres juste pour lui. Et miracle : son fils raccroche, progresse et finit par décrocher son diplôme. Aujourd'hui, cette méthode d'apprentissage musical aide des milliers d'élèves.Pourquoi ça fonctionne si bien ? Parce qu'une chanson active plusieurs types de mémoire : auditive, émotionnelle et motrice. Le cerveau encode sans effort ce qu'il entend, surtout si le rythme nous plaît. Résultat : une formule ou une règle de grammaire devient aussi facile à retenir qu'un refrain.Et puisqu'on parle de maths : si vous aussi, au fond de la classe, vous vous êtes déjà demandé “Mais à quoi ça sert ?”, un professeur belge a eu la bonne idée d'y répondre. Manu Houdart, créateur du spectacle “Very Math Trip”, vient de sortir un livre réjouissant : Fun Facts – 42 anecdotes pour adorer les maths.On y apprend par exemple que le mot “calcul” vient du latin calculi, qui signifie “petits cailloux”. Il y a 4000 ans, en Mésopotamie, les bergers utilisaient des cailloux pour compter les moutons confiés à leur garde. À leur retour, il suffisait de comparer le nombre de cailloux et le troupeau pour vérifier si tout était exact. Avant même de savoir compter, l'humanité a inventé… la comptabilité ! Ce genre d'histoires, Manu Houdart en raconte 42 : drôles, surprenantes, pleines de sens. Il nous rappelle que les mathématiques ne sont pas qu'une suite de formules : ce sont des outils inventés par les humains pour comprendre le monde.Entre Studytracks et ce livre, un même message : apprendre peut être fun, vivant, incarné. Il suffit parfois d'un bon rythme… ou d'une bonne histoire.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Ce 21 novembre marque le dernier jour de la COP30, la grande conférence mondiale sur le climat qui réunit chaque année près de 200 pays pour tenter de ralentir le réchauffement climatique. L'objectif que les États continuent de viser est clair : limiter la hausse des températures à 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle. C'est un seuil essentiel pour éviter des bouleversements qui rendraient certaines régions du monde très difficiles, voire impossibles à habiter.Parce que lorsque le climat se dérègle, ce n'est pas seulement la nature qui change : c'est notre vie quotidienne, nos maisons, nos villes, notre sécurité. Chez nous, en Belgique, les inondations de 2021 ont marqué un tournant. Beaucoup se demandent s'ils veulent encore vivre en zone inondable, alors que les épisodes climatiques extrêmes se multiplient. D'autres s'interrogent sur l'avenir des régions côtières, de la disponibilité de l'eau ou encore des vagues de chaleur. Bref : “Où habiter demain ?” n'est plus une question théorique.Et justement, ce questionnement est au cœur d'un petit livre très bien conçu : Où habiter demain ? du journaliste Jean-Michel Billioud, publié chez Casterman. Un ouvrage de 48 pages, écrit pour les adolescents mais extrêmement instructif pour les adultes aussi. L'auteur y démonte plusieurs idées reçues et explique de manière simple ce que l'on sait - et ce que l'on imagine - sur les déplacements de populations liés au climat.Par exemple, on y apprend que les migrations climatiques ne sont pas une hypothèse futuriste : elles existent déjà. Des régions du Sahel, de la Louisiane ou du Bangladesh voient des habitants partir parce que la sécheresse progresse, que les tempêtes détruisent, que les sols s'appauvrissent. Autre idée reçue déconstruite : non, ces migrations ne vont pas entraîner un “grand remplacement”. La réalité, c'est que 80 à 90 % des déplacements liés au climat se font à l'intérieur d'un même pays, ou entre pays voisins du Sud.Le livre rappelle aussi une distinction essentielle : la météo, c'est ce qu'il fait aujourd'hui ou demain ; le climat, c'est la moyenne de ces phénomènes sur plusieurs décennies. Cette différence aide à comprendre pourquoi un hiver froid n'est pas une “preuve” contre le réchauffement… et pourquoi une tendance lourde reste indépendante des variations quotidiennes.Enfin, le livre aborde d'autres conséquences souvent méconnues : la montée des eaux n'est pas le seul problème. Les océans se réchauffent, les cyclones se renforcent, les récifs coralliens s'effondrent, les zones côtières s'érodent. Tout cela influence directement notre manière de vivre et les endroits où il sera possible - ou prudent - de s'installer dans les décennies à venir.En bref, Où habiter demain ? est un outil clair, accessible, à mettre entre toutes les mains pour comprendre les enjeux de la COP30 sans jargon ni catastrophisme, mais avec lucidité.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Si vous aimez les jeux de société mais que vous tournez toujours autour des mêmes titres, ou si vous cherchez des idées pour des cadeaux malins, voici quelques pistes parfaites pour les fêtes. D'abord, un compte Instagram incontournable : Le Double Jeu. Derrière ce compte, Alex, vrai passionné, décortique en quelques secondes les jeux du commerce et propose des alternatives intelligentes. Par exemple, si vous adorez Skyjo mais que vous commencez à saturer, il suggère Dekal si vous aimez les labyrinthes, ou Duck and Cover si vous préférez le côté loto. C'est clair, rapide, hyper efficace. Pour des explications un peu plus poussées, la page Facebook Ludochrono fait aussi un super travail en résumant les règles de chaque jeu en cinq minutes top chrono.Mais comment savoir si on va aimer un jeu avant de l'acheter ? C'est là qu'intervient Board Game Arena, une plateforme en ligne qui propose des centaines de jeux de société… jouables gratuitement. Vous pouvez affronter des joueurs du monde entier, découvrir des stratégies, tester les mécaniques, et ainsi construire votre liste au Père Noël en connaissance de cause. Une version payante existe, mais la version gratuite suffit largement pour s'amuser.Autre concept : l'équivalent des réunions Tupperware… mais pour les jeux ! Ça s'appelle Oika Oika. Le principe : un animateur ou une animatrice vient chez vous, vous fait découvrir une sélection de jeux, explique les règles et organise des parties. À la fin, chacun peut acheter ses coups de cœur et l'hôte reçoit un bon d'achat en fonction des ventes. C'est convivial, idéal avant les fêtes, et surtout, ça permet de sortir des sentiers battus. Cette initiative, née en France, vise à démocratiser le jeu et à créer du lien entre personnes qui n'oseraient pas pousser la porte d'une boutique spécialisée.Et si vous préférez tester dans un endroit dédié, la Belgique regorge de bars à jeux. À Bruxelles, il y a La Luck ou Chez Cubitus ; à Liège, Échec et Malt ; aux 3D à Namur ; l'Emporium à Charleroi ; ou encore Le Bol à Dés à Marche-en-Famenne. Sur place, de véritables “sommelier·ère·s du jeu” vous orientent selon vos goûts : stratégie, ambiance, coopération, jeux rapides… Vous essayez avant d'acheter, en famille ou entre amis. Et évidemment, pour les budgets serrés, il reste l'option incontournable : les ludothèques, qui permettent d'emprunter des jeux comme on emprunte des livres.De quoi préparer les fêtes avec une bonne dose de fun, de découvertes et de parties mémorables.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

Les inquiétudes autour de l'eau du robinet se multiplient, notamment depuis le scandale des PFAS. Dans un même tems, vous êtes nombreuses et nombreux à vouloir arrêter les bouteilles en plastique à cause de la pollution qu'elles génèrent… et des nanoplastiques qu'on y retrouve. Entre santé, écologie et confusion, difficile de s'y retrouver. C'est dans ce contexte qu'Éric Delfosse, un Belge passionné par le sujet, s'est mis en quête d'une solution réellement fiable.Il examine pendant des années les purificateurs disponibles sur le marché : filtres classiques, carafes, charbon actif… Rien ne lui semble assez performant. Il finit par se tourner vers une usine italienne spécialisée dans la nanofiltration et crée avec elle My Water, une micro-station d'épuration domestique fondée sur l'osmose inverse. Grâce à une membrane ultra-fine, seuls les molécules d'eau passent : les bactéries, les PFAS, les métaux lourds, le sel, les pesticides ou encore les résidus médicamenteux restent de l'autre côté. Là où une carafe filtre à un micron, My Water filtre à l'échelle nanométrique : 10 000 fois plus fin.L'autre atout est que l'eau reste minéralisée : entre 20 et 45 mg/L, comme une eau de source type Spa. Et on peut même ajuster son goût : plus doux ou plus marqué, selon ses envies. Particularité réjouissante : la majorité des installateurs sont… des installatrices, souvent issues du monde de la santé ou de la thérapie. Elles sont formées pendant six mois pour pouvoir expliquer, informer et sensibiliser.Car leur rôle va bien au-delà de l'installation technique. Elles décodent aussi ce qui se trouve sous notre évier : produits ménagers irritants ou polluants, alternatives plus saines (savon noir, bicarbonate, vinaigre blanc), mais aussi impact écologique de nos consommations. Elles parlent de l'eau comme ressource rare, rappellent par exemple la quantité d'eau nécessaire pour produire un jean ou un kilo de viande, et sensibilisent sans culpabiliser.L'abonnement coûte environ 33 € par mois, auquel s'ajoutent 99 à 149 € pour l'installation selon la configuration du logement. La solution est disponible en Belgique, mais aussi en France, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Déjà 1500 ménages belges sont équipés. Et l'intérêt est particulier pour les jeunes enfants et les femmes enceintes : avant 5 ans, les organes — dont le cerveau — ne sont pas totalement formés, et une eau débarrassée de perturbateurs endocriniens est un vrai plus.Toutes les informations pratiques sont disponibles sur nostalgie.be.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

Qu'est-ce qui peut rassembler des personnes qui, à priori, n'auraient jamais dû se rencontrer ? Pour l'association liégeoise Interra, la réponse tient en un mot : la cuisine. Cette asbl créée il y a 6 ans lance des ponts entre des personnes migrantes fraîchement arrivées en Belgique et des habitants locaux. Et tout est né d'un double constat : d'un côté, une image souvent négative de la migration dans notre société ; de l'autre, un profond sentiment d'isolement chez celles et ceux qui posent leurs valises chez nous.Interra veut renverser la vapeur. Comment ? En multipliant les occasions de rencontre, de partage et de découverte. Première formule : des duos, formés pour six mois, où une personne migrante et une personne locale se voient régulièrement, explorent la ville, apprennent l'une de l'autre et tissent un réseau. Une petite action, mais un immense impact : briser l'isolement, casser les idées reçues, humaniser les histoires de chacun.Deuxième formule, plus collective : les ateliers, près de 400 par an ! Théâtre, danse, yoga… Mais l'un des vecteurs les plus puissants reste la cuisine. Car cuisiner ensemble, c'est beaucoup plus que préparer un repas : c'est raconter une enfance, transmettre un geste, offrir une madeleine de Proust. Les ateliers peuvent être animés par une personne locale ou une personne migrante, peu importe : la magie opère toujours, à partir du moment où les mains s'activent et où les odeurs s'élèvent. On échange, on goûte, on rit, on se découvre.Et Interra va encore plus loin avec un superbe ouvrage : “Une histoire dans l'assiette”. Un livre qui compile 60 recettes venues du Vietnam, du Maroc, du Bénin, de Pologne et d'ailleurs, mais aussi les récits de celles et ceux qui les cuisinent. On y croise un bun thit bo so vietnamien transmis par Hong et Kim, un tajine au citron confit préparé par Assia du Maroc, des talé-talé à la banane proposés par Francine du Bénin, ou un borscht réconfortant venu de Pologne. Chaque plat est une porte ouverte sur une vie, un souvenir, un pays, un voyage intérieur.Ce livre, vendu 25 €, permet de financer l'association. Il n'est pas encore en librairie mais peut être commandé via le site d'Interra, avec une livraison prévue en décembre. Une belle idée pour les fêtes : offrir un voyage culinaire, tout en soutenant un projet profondément humain.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

La sédentarité est le mal du siècle. C'est le constat que dressent Alexandre Dana et Victor Fersing dans leur livre La chaise tue, publié chez Eyrolles. Un titre un peu alarmant, certes, mais qui dit tout : notre chaise, symbole du confort moderne, est en train de nous rendre malades.Rester assis trop longtemps favorise l'obésité, les maladies cardiovasculaires, les maux de dos et même l'anxiété. Bref, c'est un vrai enjeu de santé publique. Mais les auteurs ne s'arrêtent pas au constat : ils partagent surtout des solutions concrètes et accessibles à tous.La plus simple ? Se lever. Les auteurs nous invitent notamment à nous tourner vers le Japon, où près de 20 % de la population pratique chaque jour le “radio taiso” : une courte séance de gymnastique diffusée à la radio et à la télévision.Pendant trois minutes, on s'étire, on sautille, on fait tourner les poignets et la nuque sur une petite musique entraînante. Une habitude ancrée depuis des décennies, encouragée par le gouvernement et devenue un vrai rituel collectif.Résultat : moins de douleurs, une meilleure circulation et surtout une culture du mouvement quotidien.Et chez nous, comment on s'y met ? À notre échelle, il existe plein de gestes simples pour lutter contre la sédentarité :Varier les assises : alterner entre une chaise, un tabouret ou un ballon.Travailler debout : comme Victor Hugo, qui écrivait sur un pupitre pour être plus créatif.Faire des pauses régulières : se lever au moins une fois par heure.Organiser des réunions en marchant : on serait deux fois plus créatifs en mouvement.Mais au-delà des astuces, La chaise tue pose aussi une question de société : et si le mouvement devenait un réflexe collectif, valorisé dans nos entreprises, nos écoles, nos villes ?Parce qu'on a beau acheter le meilleur siège ergonomique, si on ne se lève jamais, on finit par oublier le geste le plus naturel du monde : bouger.Et pour ceux qui ont besoin d'un petit coup de pouce, il existe même une application pour redonner le goût de la marche : Dérive. À l'inverse de Google Maps, qui cherche la route la plus rapide, Dérive vous invite à flâner et explorer. Elle vous lance des défis : “trouve un objet rouge”, “suis le chat que tu croises”, “écoute la musique la plus proche”... Le but n'est plus d'arriver, mais de marcher en étant attentif à notre environnement.Alors oui, la chaise tue… mais la marche, elle, fait revivre.Vous aimez ce contenu ? Alors n'hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaître et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be