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“Face au ciel” Paul Huet en son tempsau Musée de la Vie romantique, Parisdu 14 février au 30 août 2026Entretien avec Gaëlle Rio, conservatrice générale du Patrimoine, directrice du Musée de la Vie Romantique, et co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 24 février 2026, durée 40'22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/25/3693_paul-huet_musee-de-la-vie-romantique/Communiqué de presseCommissariat :Gaëlle Rio, conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée de la Vie romantiqueDominique Lobstein, commissaire scientifique de l'exposition« Face au ciel, Paul Huet en son temps » présente l'œuvre de l'artiste Paul Huet (1803-1869) à travers le motif pictural du ciel. Peintre encore peu connu du grand public, ce proche d'Ary Scheffer est souvent considéré comme l'un des précurseurs du paysage romantique en France. Inspiré par les grands maîtres anglais comme Constable et Turner, il exprime dans ses œuvres les émotions et la puissance de la nature en rompant avec la tradition classique.Qualifié de « pré-impressionniste », Paul Huet a marqué son temps et influencé de nombreux artistes paysagistes comme Camille Corot. Son œuvre et son expérience de la peinture de ciel sont mises en regard de celles de ses contemporains afin de mieux apprécier sa singularité et son rôle dans cette époque foisonnante. Grâce à de nombreux prêts issus des collections publiques françaises, ses ciels sont ainsi présentés aux côtés de ceux de Paul Flandrin, Eugène Delacroix, Théodore Rousseau, Georges Michel, Eugène Isabey ou Eugène Boudin.À la découverte du paysageLongtemps, la peinture de paysage a été considérée comme un genre mineur, simple décor dépourvu de véritable sujet. À la fin du XVIIIe siècle, sous l'impulsion du peintre Pierre-Henri de Valenciennes et de ses publications, la pratique du paysage évolue et attire l'attention d'un nombre croissant d'artistes. En 1816, grâce à son influence, l'Académie des beaux-arts crée le prix de Rome de paysage historique. Organisé tous les quatre ans, ce concours reflète l'enseignement de l'École des beaux-arts et les traités alors en vigueur, qui imposent des compositions très codifiées. Ces règles strictes – intégration obligatoire d'un sujet historique ou mythologique, structure du paysage normée, usage des couleurs défini – sont de plus en plus perçues comme un frein à l'invention. Jugé trop rigide, le prix est finalement supprimé en 1863. Plusieurs événements contribuent également à faire évoluer la peinture de paysage. Les artistes découvrent d'abord la peinture anglaise – celle de Constable, Turner ou Bonington –, admirée pour sa lumière et sa spontanéité bien avant sa présentation remarquée au Salon de 1824. Par ailleurs, les artistes dits « réalistes » s'éloignent des traditions académiques et proposent une nouvelle approche de la représentation de la nature. Ils travaillent sur le motif, directement face au paysage, et s'inspirent des observations scientifiques sur la lumière et les phénomènes atmosphériques.[...]Réouverture du Musée de la Vie RomantiqueAprès 17 mois de travaux, le musée de la Vie romantique s'apprête à rouvrir ses portes au public le 14 février prochain. Depuis septembre 2024, le musée — accompagné par Basalt Architecture et l'atelier àkiko Designers — mène une opération majeure de restauration de la maison et des ateliers du peintre Ary Scheffer.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Igor Chelkovski” Dessins dans l'airà la galerie Alina Pinsky, Parisdu 14 février au 11 avril 2026Entretien avec Alina Pinsky, galeriste,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 février 2026, durée 18'40,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/25/3692_igor-chelkovski_galerie-alina-pinsky/Communiqué de presseAlina Pinsky Paris présente une exposition d'Igor Chelkovski (né en 1937), figure majeure de l'art russe contemporain, installé en France depuis 1976.Chelkovski est connu pour ses sculptures, ses reliefs et ses oeuvres dans l'espace public. Il explore depuis plusieurs décennies le langage plastique, en abordant des thèmes universels et abstraits tels que la nature, la ville ou l'homme.Cette exposition, conçue avec le concours de Bernard Blistène, directeur honoraire du Musée national d'art moderne-Centre Pompidou, est une rétrospective de son travail. Elle réunit les cycles majeurs depuis les oeuvres des années 1970, tout en incluant ses oeuvres les plus récentes.Depuis 1961, Igor Chelkovski examine de manière systématique les possibilités et le potentiel de la sculpture, en alliant un langage minimal et abstrait à une imagerie romantique. Dans ses œuvres l'abstrait naît paradoxalement du réel, lequel se révèle comme un ensemble d'abstractions.Dans les années 1960, après une formation en peinture et en dessin puis dans le domaine théâtral (Moscow State Academic Art College in Memory of 1905), Chelkovski travaille à la restauration d'icônes et de fresques.À la même période, passionné par la sculpture, il travaille à l'élaboration de son propre langage plastique et s'intègre au cercle moscovite des artistes « non-conformistes ».L'utilisation du bois comme matériau idéal devient le point de départ des séries qui se développent tout au long des sept décennies suivantes.Reliefs, Nuages, Arbres, Vases de fleurs, Tours ainsi que des cycles anthropocentriques —Profils, Têtes, Personnes—volontairement épurés ou anguleux, monochromes ou peints à l'émail industriel, témoignent d'une approche singulière de la forme et de la texture, où le bois devient l'équivalent de la ligne ou du geste pictural.La réduction du concept jusqu'à l'extrême sobriété révèle, d'une part, l'héritage revendiqué des avant-gardes et du constructivisme, et d'autre part, une pensée poétique où métaphore et oxymore structurent l'image : nuage solide, dessin dans l'air, fleurs de bois.Après son installation en France en 1976 en tant que dissident, Chelkovski s'intègre activement à la vie socio-culturelle du pays. Durant la décennie suivante, il devient l'éditeur du légendaire magazine sur l'art soviétique non officiel — A-YA.Huit numéros ont suffi pour révéler au monde l'espace méconnu de l'underground artistique soviétique, qui deviendra par la suite une découverte majeure pour les institutions et maisons de ventes internationales.Grâce à A-YA, le grand public découvre pour la première fois de grandes figures telles qu'Erik Boulatov, Ilia Kabakov et bien d'autres.Dans les années 1990, Igor Chelkovski revient à ses propres expérimentations artistiques. Il expose son travail dans des galeries en France et en Allemagne. Plus tard, la reconnaissance en Russie s'affirme —prix pour sa contribution au développement de l'art contemporain (2009) et série de grands projets muséaux.Outre la sculpture, il continue de travailler à partir de divers médiums : peinture, graphisme, relief, céramique.L'un des principes clés de sa pensée plastique demeure l'invariance de la forme face à l'échelle : presque chaque oeuvre peut ainsi être agrandie ou réduite sans perdre son énergie interne ni sa force expressive.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Une journée au XVIIIe siècle”Chronique d'un hôtel particulierau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 18 février au 5 juillet 2026Entretien avec Sophie Motsch,attachée de conservation, collection XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de Camondo, et co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 février 2026, durée 29'19,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/19/3690_une-journee-au-xviiie_musee-des-arts-decoratifs/Communiqué de presseCommissariat :Ariane James-Sarazin, conservatrice générale du patrimoine en charge des collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoSophie Motsch, attachée de conservation, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoAssistées de :Léo Thune, assistant pour l'exposition et le catalogue, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoJosépha Caumont-Carpentier, chargée de production pour l'exposition, direction de la production et du développement internationalViolette Lafond-Grellety, assistante pour la programmation culturelle, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoAurélien Mathé, assistant pour l'exposition, collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de CamondoMarion Ortiz, documentaliste, collections historiques, département Bibliothèque-Archives- DocumentationCoralie Derrieux, assistante de conservation, collection Nissim de CamondoDu 17 février au 5 juillet 2026, le musée des Arts décoratifs vous invite à plonger dans l'intimité d'une demeure aristocratique du xviiie siècle et de ses habitants : maîtres, domestiques et animaux familiers. Avec plus de 550 pièces originales issues essentiellement des collections du musée, et pour la plupart rarement montrées, l'exposition « Une journée au XVIIIe siècle. Chronique d'un hôtel particulier » convoque tous les domaines d'expression des arts décoratifs – boiseries et papiers peints, mobilier, céramique, orfèvrerie, vêtements et accessoires de mode, jouets, bijoux – pour redonner vie à un hôtel particulier parisien dans les années 1780. Dans une ambiance cinématographique, sonore et olfactive, le visiteur est invité à déambuler de pièce en pièce, comme s'il était un proche, un ami ou un invité privilégié de la famille. Le commissariat de l'exposition est assuré par Ariane James-Sarazin, conservatrice générale du patrimoine, en charge des collections XVIIe – XVIIIe siècle et Nissim de Camondo, et par Sophie Motsch, attachée de conservation. La scénographie de l'exposition est réalisée par FREAKS architecture.« Qui n'a pas vécu dans les années voisines de 1789 ne sait pas ce que c'est que le plaisir de vivre. » TalleyrandComment l'art de vivre à la française s'illustre-t-il dans sa forme la plus aboutie au XVIIIe siècle ? Certes, il est avant tout le privilège d'une élite, qu'elle soit de naissance, d'argent ou de talent, et ne peut être le reflet des conditions de vie de la population entière. Néanmoins, il exprime à la perfection les modes, les goûts, les valeurs et les usages vers lesquels tous les yeux convergent alors en Europe, et par‑delà depuis la jeune Amérique. Car Paris s'affirme au XVIIIe siècle comme la capitale d'un luxe, toujours en quête d'innovation, un environnement favorable à l'éclosion des arts, en quête d'agrément et de commodité, autrement dit du beau dans l'utile qui est la devise du musée des Arts décoratifs.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“L'argument du rêve”Exposition en duo d'Amie Barouh et de Chloé Quenumà la Fondation Pernod Ricard, Parisdu 17 février au 18 avril 2026Entretien avec Elodie Royer,commissaire d'exposition indépendante, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 février 2026, durée 14'01,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/18/3689_l-argument-du-reve_fondation-pernod-ricard/Communiqué de presse Commissariat :Elodie Royer, commissaire d'exposition indépendanteExposition en duo d'Amie Barouh et de Chloé Quenum avec la participation de Mohamed Amer MezianeIntroduction par Elodie Royer, Commissaire de l'expositionTrès tôt l'humanité s'est pensée dans ses rêves.Il s'agit du lien vital, du récit dans la constitutiond'une conscience collective, d'une communauté.Que raconter pour accepter d'être ensemble ?Des songes, précisément.Anne Dufourmantelle, Intelligence du rêve, 2012, Editions Payot.Cette exposition prend comme point de départ une hypothèse, celle de re-convoquer aujourd'hui le rêve pour ce qu'il peut raconter de nos modes d'existence, de relation et de représentation.Si nos rythmes de vie contemporains, souvent dé-corrélés de l'imaginaire, nous éloignent de nos rêves et de ce qu'ils déposent en nous (des présences et des présages, des êtres vivants et des fantômes, des lumières et des sensations), on pourrait tout autant affirmer qu'ils ne nous quittent jamais : ils nous veillent, faisant dialoguer le réel, avec d'autres lieux ou temporalités.Mais davantage qu'un lieu-refuge, poétique et doux, qui serait à l'abri du réel, le rêve – dans un ensemble d'oeuvres spécialement produites pour cette exposition – surgit tel un espace traversé de tensions, de violences et de désirs, où peuvent également se jouer certains enjeux contemporains, politiques et collectifs. Quelle place accordons-nous à nos nuits, avec ou sans sommeil, là où nos sens s'ouvrent à d'autres formes de connaissance ? À ce temps du repos, en marge de l'accélération continue d'une société, toujours plus connectée et fragmentée ? À cet espace du rêve, comme lieu où s'élaborent autrement nos vies éveillées, et leur magie ?L'argument du rêve s'inscrit ainsi dans un double mouvement, à la fois physique et réflexif, en rassemblant à la fois deux artistes, Amie Barouh et Chloé Quenum, et un philosophe, Mohamed Amer Meziane, avec pour trait commun de mobiliser de façon critique cet espace onirique dans leurs pratiques. Dans une mise en dialogue et en espace inédite et immersive, chacun·e à sa manière semble ainsi y convoquer le rêve, tel un argument, non pour déceler ce qu'il comporte de réel ou d'illusion, mais bel et bien pour sa capacité à dépasser de telles séparations, en partie héritées de la pensée occidentale, et à créer d'autres formes d'interactions.À travers une installation vidéo immersive entremêlant ses propres images à celles d'une archive vidéo initiée et réunie par un activiste rom albanais, Gim Furtuna, Amie Barouh recompose un rêve. À partir de ces images d'auteurs inconnus et de sa propre histoire, celui-ci se déploie physiquement dans un montage fait de collages et de surimpressions, où les temporalités se chevauchent, les lieux se multiplient, les sons s'enchevêtrent, l'ensemble guidé par une voix interprétant ce songe, à la fois personnel et collectif.Faisant également appel à nos sens par une intervention lumineuse et sonore qui vient étirer le temps, Chloé Quenum déploie un nouvel ensemble de sculptures et d'images animées autour de l'architecture du sommeil et de la matérialité du rêve – l'appui-tête, parfois nommé « support de rêve », y est ici par exemple convoqué sous différentes formes, en tant qu'objet ou signe d'un certain rapport à l'invisible.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Dana Lixenberg” American Imagesà la Maison Européenne de la Photographie, Parisdu 11 février au 24 mai 2026Entretien avec Laurie Hurwitz, commissaire d'exposition senior – MEP, et co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 10 février 2026, durée 23'38,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/12/3688_dana-lixenberg_maison-europeenne-de-la-photographie/Communiqué de presse Commissaires :Laurie Hurwitz, MEPMarcel Feil, MAPFREChargée de profuction :Elisa Monteillet, MEP.La MEP est fière de présenter American Images, une première rétrospective consacrée à l'artiste néerlandaise Dana Lixenberg. L'exposition explore plus de trente ans d'un travail exigeant et profondément humain : ces images composent un portrait pluriel de l'Amérique contemporaine, où célébrités et sujets moins connu·es sont abordé·es avec la même considération et représenté·es avec dignité.Née à Amsterdam, Dana Lixenberg s'installe à New York en 1989 et développe une approche photographique fondée sur la lenteur, l'écoute et l'attention portée à la relation. Artiste étrangère observant les Etats-Unis avec une distance lucide, nourrie par son éducation progressiste, Lixenberg interroge avec délicatesse les mythes du rêve américain. Ses portraits constituent un contre-récit aux représentations dominantes de l'Amérique – un regard dont l'actualité demeure frappante.Au centre de son oeuvre, l'humain demeure le sujet premier. Lixenberg construit un récit vivant de différentes communautés – des figures publiques aux personnes reléguées aux marges – en honorant la pleine humanité de chacun·e, au-delà de leur condition. Ses portraits, souvent dépourvus d'indices contextuels, empêchent les lectures réductrices : les célébrités y apparaissent avec une présence mesurée, tandis qu'ils offrent aux personnes moins connues un espace où s'affirme leur singularité. Par une attention constante aux détails et aux nuances, elle se tient à distance des stéréotypes et atteint une justesse visuelle qui confère à son travail une dimension d'acte de soin. Au coeur de son travail se trouve la « danse lente » avec ses sujets. Son approche posée et son respect profond permettent d'établir un véritable lien, inscrit sur la durée. L'usage de la chambre 4×5 pouces transforme chaque séance en moment de dialogue intime, ancré dans l'instant partagé.À partir des années 1990, ses commandes pour Vibe, The New York Times Magazine, Interview, i-D, The New Yorker, Newsweek ou Rolling Stone donnent naissance à de nombreux portraits de figures de la culture populaire, parmi lesquels John McEnroe, Isaac Hayes, Whitney Houston, Iggy Pop ou Kate Moss. Certaines de ces images, notamment celles de Biggie Smalls ou encore Tupac Shakur, ont depuis devenues iconiques.Parallèlement à son travail éditorial, Dana Lixenberg a développé plusieurs projets personnels, parmi lesquels Imperial Courts occupe une place centrale. Entamé au début des années 1990, ce projet au long cours se concentre sur les habitant·es d'un ensemble de logements sociaux à South Central Los Angeles. Au fil de plus de trois décennies, elle y est retournée à de nombreuses reprises, développant un corpus complexe qui se déploie à distance des récits familiers et des représentations médiatiques. L'installation vidéo Imperial Courts (2015) prolonge cette immersion dans le quotidien.D'autres projets élargissent encore son exploration de l'Amérique contemporaine : auprès de familles sans-abri à Jeffersonville, dans l'Indiana, ou dans le village iñupiaq de Shishmaref en Alaska, menacé par la fonte du pergélisol. L'exposition comprend également des images réalisées avec des Polaroids 4×5 pouces. Lixenberg les utilise comme des outils de travail et de partage, instaurant un climat de confiance et constituant aujourd'hui un témoignage intime de plusieurs années de rencontres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Martin Parr” Global Warningau Jeu de Paume, Parisdu 30 janvier au 24 mai 2026Entretien avec Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 9 février 2026, durée 20'52,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/12/3687_martin-parr_jeu-de-paume/Communiqué de presse Commissaires :Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume,avec la collaboration de Martin Parr et de Clémentine de la FéronnièreCette exposition propose de revisiter l'oeuvre de Martin Parr à l'aune du désordre généralisé de notre époque, à travers différentes séries réalisées depuis la fin des années 1970 jusqu'à aujourd'hui. Tout au long de sa carrière, sans militantisme mais avec constance, aux quatre coins du globe, Martin Parr dresse un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie. À travers ses nombreuses séries, commencées dans les îles britanniques et en Irlande, puis étendues dès les années 1990 aux cinq continents, émergent des thèmes récurrents : les turpitudes et les ravages du tourisme de masse, la domination de la voiture, les dépendances technologiques, la frénésie consumériste, ou encore notre rapport ambivalent au Vivant. Toujours avec son regard singulier et décalé Parr aborde indirectement plusieurs causes majeures identifiées des bouleversements climatiques de l'Anthropocène : usage effréné des transports, consommation d'énergies fossiles, surconsommation globale, dégâts environnementaux. Cet oeuvre, en apparence plaisant, se révèle, avec le temps et l'évolution des mentalités, peut-être plus grave qu'il n'y paraissait initialement. À la lumière de l'ensemble de son oeuvre, l'usage du décalage et de la dérision place Martin Parr dans une lignée satirique britannique, attentive à révéler les paradoxes de notre société.En quelque 180 oeuvres traversant plus de cinquante ans de production, de ses débuts en noir et blanc à des oeuvres récentes, l'exposition aborde, en 5 sections, nos turpitudes contemporaines, à travers des thèmes, des motifs, des obsessions récurrentes. La façon dont les loisirs modifient l'environnement – du motif de la plage à celui des déchets, Parr a saisi les mutations que l'évolution de nos modes de vie modernes apporte aux paysages, où le plaisir et le gaspillage, le naturel et l'artificiel coexistent et s'entremêlent sans cesse. « Tout doit disparaître » aborde l'univers consumériste qui est le nôtre, Parr dressant un inventaire cru et drôle de nos objets de désirs et nos modes de consommation, envisagé comme une forme de religion nouvelle.. Sous son objectif, supermarchés, centres commerciaux, foires et salons deviennent le théâtre d'une course effrénée partagée par toutes les classes sociales et impliquant les biens les plus divers, dans lequel l'humain lui-même devient parfois marchandise. « Petite Planète », du nom de l'un de ses ouvrages les plus célèbres, traite du tourisme, sujet de prédilection qu'il avait exploré, sur tous les continents, tant dans ses plaisirs que dans ses contradictions, voire ses impasses. Dans les lieux les plus emblématiques du phénomène, il s'est intéressé aux habitudes et aux comportements de ce touriste global, réalisant également, en filigrane, une étude des déséquilibres Nord/Sud. Dans « Le règne animal », c'est, la cohabitation parfois difficile entre l'humain et l'animal qui est étudié et décrit, entre indifférence et fascination, négligence et surattention, violence et affection.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Huma Bhabha / Alberto Giacometti”Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d'une idole – avant que tes articulations se détachent…à l'Institut Giacometti, Parisdu 6 février au 24 mai 2026Entretien avec Emilie Bouvard, directrice scientifique et des collections – Fondation Giacometti, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 3 février 2026, durée 24'03,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/08/3686_bhabha-giacometti_institut-giacometti/Communiqué de presseCommissaire : Émilie Bouvard, directrice scientifique et des collections, Fondation GiacomettiL'Institut Giacometti présente une exposition inédite mettant l'oeuvre de l'artiste pakistano-américaine, Huma Bhabha (née à Karachi, 1962, vit et travaille à Poughkeepsie, États-Unis), en résonance avec l'oeuvre d'Alberto Giacometti.Conçue spécifiquement pour l'Institut Giacometti, l'exposition présente de nouvelles créations réalisées par Bhabha pour l'occasion, ainsi qu'un ensemble de pièces majeures de son travail : deux figures debout, des têtes sculptées, des fragments de corps, ainsi que des dessins et des photographies. Toutes ces oeuvres dialoguent, non sans humour, avec des oeuvres emblématiques de Giacometti, parmi lesquelles l'Homme qui marche (1960), la Jambe (1958), les Femmes de Venise (1956) ou encore la Grande Tête (1960).Cette exposition fait suite à un premier dialogue entre les deux artistes au Barbican Centre en 2025, «Nothing is behind Us».Inviter Huma Bhabha à créer face à Giacometti fut une évidence, celle-ci manifestant depuis longtemps un profond intérêt pour son travail. Se revendiquant « expressionniste », Bhabha construit des assemblages, travaille l'argile, le liège et le bronze pour faire émerger des formes humaines qui expriment des émotions. La rencontre entre les deux artistes se joue dans un face à face autour de la figure, à la fois fragile et forte, féminine et masculine, drôle et mélancolique, résistante. Singulière parmi ses contemporains, Bhabha rejoint Giacometti dans la conviction que « tout se résout autour du corps humain ».Obsédées par le mouvement de la vie à la mort et de la mort à la vie, leurs oeuvres témoignent à la fois de la force et du caractère périssable des êtres humains, de leur violence et de leur tendresse. L'humour, caustique, noir, grinçant, traverse l'exposition. On en trouve un écho dans le titre de l'exposition, « Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d'une idole – avant que tes articulations se détachent… », extrait d'un quatrain du poète persan Omar Khayyam* (1048-1131).Enfin, tous deux puisent dans l'art de toutes les époques et de toutes les civilisations – de l'art de la Grèce antique à la Renaissance, en passant par les arts africains ou encore par le cinéma -, pour créer de nouvelles formes et de nouveaux modes de perception, d'autres visions de l'humanité. Passionnée de science-fiction, Bhabha prolonge ici le dialogue avec Giacometti, familier des milieux de cinéma étrange et surréaliste.*Poème d'Omar Khayyam, Quatrain 71. Traduction de Claude Anet et Myrza Muhammad (1920)Catalogue sous la direction d'Emilie Bouvard Co-édité par la Fondation Giacometti, Paris / Fage éditions, Lyon Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Romain Bernini” Voyages à Giphantieà la Fondation Henri Cartier-Bresson, Parisdu 28 janvier au 3 mai 2026Entretien avec Clément Chéroux,Directeur, Fondation Henri Cartier Bresson, et commissaire de l'expositionet Romain Bernini, artiste peintre (à partir de 23'25),par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 27 janvier 2026, durée 29'02,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/02/01/3685_romain-bernini_fondation-henri-cartier-bresson/Communiqué de presse Commissaire de l'expositionClément Chéroux, Directeur, Fondation Henri Cartier-BressonLorsqu'en 2003, Henri Cartier-Bresson et Martine Franck créent la Fondation, ils souhaitent en faire un lieu dédié aux photographes de toutes tendances et générations, mais aussi aux « peintres, aux sculpteurs et aux dessinateurs ». Après l'exposition des sculptures d'Alberto Giacometti en 2005, puis des dessins de Saul Steinberg trois ans plus tard, la Fondation renoue aujourd'hui avec cette tradition d'ouverture en faisant découvrir au public les peintures de Romain Bernini. Depuis une vingtaine d'années, cet artiste français, né en 1979, élabore une oeuvre imposante, à la croisée de la figuration et d'une forme d'ésotérisme urbain. Il saisit des moments qui sont autant d'hypothèses. Ses compositions décrivent des situations latentes où des personnages en quête de sens incarnent des sortes d'énigmes vivantes.La série de tableaux présentée ici pour la première fois est inspirée d'un curieux petit ouvrage du XVIIIe siècle, Giphantie, de Charles Tiphaigne. Guidé par un « préfet », ce voyage dans un pays imaginaire peuplé « d'esprits élémentaires » s'inscrit dans la tradition des récits utopiques. Il permet à son auteur de critiquer la société de son époque, tout en donnant libre cours à son imagination. Publié en 1760, cet opuscule est surtout connu parce qu'il prédit l'avénement de technologies modernes comme la transmission à distance des images et du son, les techniques de télésurveillance, les lentilles de contact, la nourriture lyophilisée, et bien d'autres encore. Mais sourtout il décrit, plus d'un demi-siècle avant les tout premiers travaux de Nicéphore Niépce en 1816, et avec près de huit décennies d'avance sur l'annonce officielle de l'invention de Louis Daguerre en 1839, un mode de production d'images qui ressemble déjà à la photographie – on y revient.Publication Giphantie – Texte de Charles Tiphaigne augmenté de vingt-quatre peintures de Romain Bernini. Postface de Clément Chéroux. Éditeurs : Atelier EXB et Fondation Henri Cartier-Bresson. Date de parution : 29 janvier 2026.https://exb.fr/fr/home/689-giphantie.html Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Juliette Agnel” La lenteur des règnesà la galerie Clémentine de la Féronnière, Parisdu 15 janvier au 7 mars 2026Entretien avec Juliette Agnel, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 27 janvier 2026, durée 28'50,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/31/3684_juliette-agnel_galerie-clementine-de-la-feronniere/Communiqué de presseL'exposition présente le travail de la photographe Juliette Agnel, dont la pratique explore la frontière entre visible et invisible. À travers ses images, elle interroge les forces qui traversent la matière — minérale, végétale ou cosmique — et en révèle une dimension sensible. L'artiste ne cherche pas à reproduire le réel, mais à dévoiler ce qui l'habite : énergies, mémoires et présences discrètes.Des nécropoles soudanaises au Groenland, en passant par la Martinique, Juliette Agnel saisit la puissance géologique et végétale des paysages et la manière dont l'humain s'y inscrit.Les séries présentées — Fôret-Ancêtres, Dahomey Spirit, Grotte de glace, La Main de l'enfant — ainsi qu'une série inédite, dont de nouvelles images issues d'une collection minéralogique, prolongent cette exploration en montrant comment la matière conserve les traces du temps.En réunissant ces ensembles, l'exposition révèle la cohérence d'une démarche qui questionne notre place dans le vivant. Juliette Agnel nous invite à ralentir, à écouter les vibrations du monde et à reconnaître, dans les formes les plus modestes comme dans les paysages les plus vastes, la présence d'un invisible qui traverse la terre et le cosmos.À cette occasion Maison CF publie, avec le soutien de Van Cleef & Arpels, le livre d'artiste Roches, qui s'inscrit dans la suite de Juliette Agnel, Silex (éd. Maison CF, 2022). Ce livre en forme de leporello a été publié à la suite de l'exposition de Juliette Agnel, « La susceptibilité des Roches », organisée par Photo Days, du 6 au 30 novembre 2025, en parallèle de l'exposition « Rêveries de pierres, poésie et minéraux de Roger Caillois » du 6 novembre 2025 au 29 mars 2026, à L'École des Arts Joailliers, Hôtel Merci-Argenteau, 16 bis, boulevard Montmartre, 75009 Paris. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Dis, quand reviendras-tu ?” Barbara et son publicà la BnF I François-Mitterrand, Parisdu 27 janvier au 5 avril 2026Entretien avec Coline Arnaud,coordinatrice du développement des publics, département de la Musique, BnF,et Emilie Kaftan, chargé de collections au département de la Musique, BnF, et commissaires de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 26 janvier 2026, durée 21'17,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/31/3683_barbara_bnf-francois-mitterrand/Communiqué de presse Commissariat :Coline Arnaud, coordinatrice du développement des publics, département de la Musique, BnFÉmilie Kaftan, chargée de collections au département de la Musique, BnFLa Bibliothèque nationale de France célèbre Barbara, icône de la chanson française dont la voix, les textes et les mélodies résonnent encore aujourd'hui, près de trente ans après sa disparition. S'appuyant sur le fonds donné en 2023 à la Bibliothèque par l'association Barbara Perlimpinpin, l'exposition présentée dans la galerie des Donateurs évoque à travers une centaine de documents les méthodes de travail de Barbara, son rapport à la scène et la relation d'amour que la chanteuse a toujours entretenue avec son public.Barbara débute comme interprète avant de devenir autrice-compositrice d'une centaine de chansons. Elle enregistre 15 albums studio entre 1955 et 1996. Mais c'est la scène – véritable lieu de retrouvailles entre la chanteuse et son public – qui l'anime tout au long de sa carrière.L'exposition présente le fonds donné en 2023 par l'association Barbara Perlimpinpin au département de la Musique de la BnF. Ces archives, acquises en partie lors des ventes aux enchères qui ont suivi le décès de l'artiste, rassemblent des documents de travail provenant de son domicile, et couvrent pour l'essentiel la fin de sa carrière (1981-1997). Elles ont été complétées par une importante documentation rassemblée par l'association (affiches, photographies, partitions imprimées, lettres d'admirateurs, coupures de presse, programmes). L'exposition évoque ainsi l'histoire d'amour unique qui lie Barbara à son public de son vivant ; et salue en même temps la démarche archivistique et patrimoniale de ce même public, après la disparition de la chanteuse.Au fil de ces documents, les visiteurs suivront le parcours de Barbara, depuis ses débuts modestes dans les cabarets belges jusqu'à ses dernières apparitions en 1993. Ils découvriront sa méthode singulière de travail, mais aussi son rapport au corps et à la scène, son engagement dans la lutte contre le sida ou encore ce lien toujours passionné avec son public – résumé dans la fameuse formule prononcée sur la scène de Bobino en 1966 : « Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.» Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Transparences liquides”Anne-Camille Allueva, Matan Mittwoch, Laure Tiberghien, Emmanuel Van der Auweraau Centre Photographique d'Île-de-France, Pontault-Combaultdu 25 janvier au 22 mai 2026Entretien avecNathalie Giraudeau,directrice du Centre Photographique d'Île-de-France,et Francesco Biasi,chargé de coordination artistique et de projet au Centre Photographique d'Île-de-France, commissaires de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Pontault-Combault, le 20 janvier 2026, durée 25'36,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/24/3682_transparences-liquides_centre-photographique-ile-de-france-pontault-combault/Communiqué de presse
“Delacroix” Un lieu, un artisteau Musée national Eugène Delacroix, Parisdu 10 janvier au 6 septembre 2026Entretien avecClaire Bessède,conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée Delacroix, et commissaire de l'accrochage,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 13 janvier 2025, durée 28'48,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2026/01/17/3681_delacroix-un-lieu-un-artiste/Communiqué de presse Commissariat : Claire Bessède, conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée national Eugène DelacroixVenez découvrir une nouvelle présentation de la collection qui cherche à répondre à trois questions : que nous disent de Delacroix ses relations amicales et professionnelles ? Comment ses admirateurs lui ont-ils rendu hommage ? Comment travaillait-il dans le secret de son atelier ?Grâce à des archives, des affiches anciennes et des photographies rarement exposées au public, l'ancienne chambre de l'artiste présente les deux vies d'un lieu de mémoire, appartement puis atelier devenu musée.À son ouverture au public en 1932, « l'atelier Delacroix » est voulu par le premier président de la Société des Amis, le peintre Maurice Denis, comme « une illustration idéale du Journal. », un moyen de pénétrer dans les pensées du maître et dans les secrets de son atelier comme on le fait en lisant son journal intime. Le Delacroix que l'on découvre encore aujourd'hui au musée est celui des esquisses et des croquis qu'il conservait dans son atelier sans les exposer, celui des réseaux amicaux et des admirateurs.De son vivant comme après sa mort, les admirateurs d'Eugène Delacroix sont nombreux et les manières de lui rendre hommage multiples : peindre des copies de ses tableaux les plus célèbres, créer des peintures, sculptures ou écrits le représentant ou évoquant son œuvre… Parmi ces admirateurs on peut citer des artistes aussi différents que William Bouguereau, Henri Fantin-Latour, Hippolyte Poterlet, Odilon Redon ou Charles Baudelaire.Qui étaient les familiers de Delacroix ? Famille, amis, ou simples relations, des hommes et des femmes se présentent dans les cartels et évoquent leur lien avec Eugène Delacroix.Même si le peintre paraissait parfois plus préoccupé par ses propres pensées que par le monde autour de lui, il allait visiter sa famille et ses amis, répondait à des invitations mondaines et a notamment voyagé en Angleterre et au Maroc.Eugène Delacroix travaillait essentiellement dans son atelier. Il trouvait son inspiration dans ses propres œuvres dessinées ou peintes, dans les copies et estampes d'après les maîtres qu'il conservait mais aussi dans sa mémoire et son imagination.Ce n'est pas le Delacroix public des grands décors ou celui des œuvres qu'il exposait au Salon que l'on découvre dans cette nouvelle présentation mais l'homme privé, celui des esquisses, des familiers et des admirateurs.#DelacroixLieu Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un beau jour, M. Corberaux, homme influent, rencontre Agathe, qui vit dans la rue. Pour la sortir de la pauvreté, il lui propose un hébergement et du travail. La jeune femme accepte avec soulagement, avant de le suivre sur l'île où il vit avec son épouse. Elle découvre alors le superbe manoir dans lequel ils habitent et qui deviendra – pour un temps – sa maison. L'histoire commence comme un conte de fées, mais très vite la corne de brume qui sonne au loin prend des airs d'avertissement. Par Ellen Ichters
“Dessins sans limite”Chefs-d'oeuvre de la collection du Centre Pompidouau Grand Palais [Centre Pompidou – Constellation], Parisdu 16 décembre 2025 au 15 mars 2026Entretien avecAnne Montfort-Tanguy,conservatrice, Cabinet d'art graphique, Centre Pompidou – Musée national d'Art Moderne, et co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 décembre 2025, durée 25'54,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/12/24/3680_dessins-sans-limite_grand-palais/Communiqué de presse Commissaires :Claudine Grammont, Cheffe de service, Cabinet d'art graphique, Centre Pompidou – Musée national d'Art ModerneAnne Montfort-Tanguy, Conservatrice, Cabinet d'art graphique, Centre Pompidou – Musée national d'Art ModerneCommissaires associées :Valérie Loth et Laetitia Pesenti, Attachées de conservation, Cabinet d'art graphique, Centre Pompidou – Musée national d'Art ModerneAvec plus de 35 000 dessins, la collection du cabinet d'art graphique du Centre Pompidou est l'un des plus importants ensembles au monde d'oeuvres sur papier des XXe et XXIe siècles. Ce fonds exceptionnel par sa richesse et sa diversité n'a jamais fait l'objet d'une exposition d'une telle ampleur. Dessins sans limite est donc l'occasion de révéler pour la première fois les trésors inestimables de cette collection qui offre l'opportunité unique de comprendre comment ce medium s'est totalement réinventé au XXe siècle.Nombreux sont les artistes qui se sont emparés de ce mode d'expression originel et cathartique afin de transgresser les limites de l'art. Au-delà de la feuille ou du traditionnel carnet, le dessin a investi l'espace du mur et de l'installation. Il s'est ouvert à de nouvelles pratiques, étendant son champ à d'autres formes d'expression, photographiques, cinématographiques, ou encore numériques, ce qui rend ses frontières toujours plus mouvantes et ouvertes. Le regain d'intérêt porté par les jeunes générations d'artistes pour ce medium simple et accessible est bien la preuve de sa grande actualité. S'il faut faire évoluer la notion même de dessin à l'aune des enjeux esthétiques et plastiques du XXIe siècle, cela n'exclut pas de se replonger dans les fondements d'une pratique qui, demeure par essence ouverte à l'invention et à l'expression de la pensée, qu'elle soit consciente ou inconsciente.L'exposition Dessins sans limite met à l'honneur des pièces majeures de la collection rarement montrées notamment des oeuvres de Balthus, Marc Chagall, Willem de Kooning, Sonia Delaunay, Jean Dubuffet, George Grosz, Vassily Kandinsky, Paul Klee, Fernand Léger, Henri Matisse, Amedeo Modigliani, Pablo Picasso, mais aussi Karel Appel, Jean-Michel Basquiat, Roland Barthes, Robert Breer, Trisha Brown, Marlene Dumas, William Kentridge, Robert Longo, Giuseppe Penone, Robert Rauschenberg, Kiki Smith ou encore Antoni Tàpies. Elle ne s'interdit pas d'aller au-delà du champ de la feuille de papier pour considérer le dessin en tant que performance, installation, ou bien encore dans sa formeanimée.Avec une sélection de près de 400 dessins de 120 artistes, l'exposition Dessins sans limite n'a pas pour ambition de dresser une histoire du dessin aux XXe et XXIe siècles – une entreprise que la nature même de ce fonds rendrait impossible – mais propose une exploration subjective de la collection du Cabinet d'art graphique. Sans ordre chronologique, le parcours est fondé sur une approche sensible où les oeuvres se succèdent et se répondent dans un effet domino. Articulée autour de quatre séquences – étudier, raconter, tracer et animer -, l'exposition offre une plongée inédite dans un art fragile, inventif et toujours actuel.Publications #DessinsSansLimite – catalogue de l'exposition, coédition GrandPalaisRmnÉditions / Éditions du Centre Pompidou Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“La photographie à tout prix” Une année de prix photographiques à la BnF – 5e éditionà la BnF François Mitterrand, Parisdu 16 décembre 2025 au 29 mars 2026Entretien avecHéloïse Conésa,cheffe du service de la photographie, chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie, BnF, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 décembre 2025, durée 16'31,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/12/22/3679_photographie-a-tout-prix_bnf-francois-mitterrand/Communiqué de presseCommissariat : Héloïse Conésa, cheffe du service de la photographie, chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie, BnFLa Bibliothèque nationale de France marque son implication auprès des photographes, des tireurs et des éditeurs à travers son soutien aux grands prix photographiques qui structurent par leur action une part importante de la création dans ce champ artistique : le prix Niépce, le prix Nadar, la Bourse du Talent et le prix Camera Clara.Pour la cinquième année consécutive, la Bibliothèque présente, en collaboration avec Gens d'images, la Fondation Grésigny et Picto Foundation, une sélection des tirages des lauréats de ces prix partenaires, dans l'exposition « La photographie à tout prix » qui s'inscrit comme un rendez-vous annuel des amateurs de photographie, offrant ainsi l'occasion de s'immerger dans l'effervescence de la création photographique contemporaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Chine. Empreintes du passé”Découverte de l'antiquité et renouveau des arts 1786-1955au musée Cernuschi, Parisdu 7 novembre 2025 au 15 mars 2026Entretien avecEric Lefebvre,directeur du musée Cernuschi et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 2 décembre 2025, durée 20'39,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/12/04/3677_chine-empreintes-du-passe_musee-cernuschi/Communiqué de presseCommissariat : Éric Lefebvre, directeur du musée CernuschiCo-commissariat : Wang Yifeng, chercheur du musée provincial du ZhejiangLe musée Cernuschi présente l'exposition Chine. Empreintes du passé, une invitation à suivre des lettrés et moines archéologues qui parcouraient montagnes et sanctuaires en quête d'inscriptions antiques gravées sur la pierre ou coulées dans le bronze. Ces signes et formes archaïques ont inspiré des oeuvres dont la modernité repose alors sur l'association inédite entre calligraphie, peinture et estampage : une rencontre témoignant de la révolution visuelle en cours dans la Chine du XIXème siècle.Exposition organisée en collaboration avec le musée provincial du Zhejiang (Chine) et avec le soutien de la Société des Amis du musée Cernuschi dans le cadre d'un mécénat exceptionnel.145 oeuvres seront exposées : peintures, calligraphies, sceaux, estampages, livres, photographies, bronzes, céramiques, miroirs et monnaies.Parmi les artistes à retrouver tout au long du parcours : 黄易 Huang Yi,阮元 Ruan Yuan,六舟 Liuzhou,陳洪壽 Chen Hongshou,費丹旭 Fei Danxu,何紹基 He Shaoji,陳玉忠 Chen Yuzhong,吳昌碩 Wu Changshuo,姚華 Yao Hua,潘天壽 Pan Tianshou,黃賓虹 Huang Binhong.Les lettrés de la dynastie Qing sont les héritiers d'une tradition de collectionneurs qui ont fait de l'étude des vases rituels et des stèles antiques une vraie science. Ce domaine de connaissance, appelé étude des métaux et des pierres (jinshixue) s'intéresse en premier lieu aux inscriptions anciennes. Au XVIIIème et au XIXème siècle, les recherches des lettrés les amènent à se tourner vers les vestiges les plus modestes, ou les moins accessibles, comme les fragments de stèles ou les calligraphies inscrites au flanc des montagnes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Marie Quéau” FuryLauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la jeune création 2025LE BAL, Parisdu 28 novembre 2025 au 8 février 2026Entretien avecMarie Quéau,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 1er décembre 2025, durée 20'09,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/12/04/3676_marie-quea_le-bal/Communiqué de presse Direction du BALDiane Dufour, fondatrice, directrice artistiqueChristine Vidal, directriceJulie Héraut, directrice adjointeMarie Quéau est la cinquième lauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la Jeune Création, qui a été décerné en 2023. Ce prix a pour vocation d'accompagner pendant deux ans la réalisation d'un projet de création s'inscrivant dans le spectre large de l'image-document, fixe et en mouvement, articulant enjeux sociétaux et esthétiques.Le projet de Marie Quéau FURY fait l'objet d'une installation au BAL et d'un livre co-édité par Roma Publications et LE BAL.Comment apprend-on à tomber, se jeter par une fenêtre, tout casser sur rendez-vous ? Marie Quéau expose dans FURY des corps confrontés à des états extrêmes : cascadeurs défenestrés à répétition, acteurs en transe dans des studios de motion capture, apnéistes en immersion statique au bord de la dérive, individus donnant libre cours à leur rage dans une fury room. Mêlant expériences réelles et machineries du faux, son travail emprunte à la science-fiction sa dimension spéculative pour éprouver le réel et ses limites.Ces univers disparates ont en commun de fabriquer du vraisemblable. Ainsi, documenter une probabilité pourrait parfaitement résumer la démarche de Marie Quéau ou photographier la possibilité qu'une chose a d'être « vraie ». Cadrages serrés, noir-et-blanc saturé et couleurs artificielles lui permettent de construire un espace indéterminé, menaçant, opaque, où pointe une violence sourde et où seuls les corps et leurs gestes comptent.Face à un monde où la logique échappe, Marie Quéau s'attache aux figures poétiques du renversement : la chute comme un envers de l'envol, un corps qui encaisse la blessure ou l'accident pour un autre, un état de transe converti en données par la machine, la violence théâtralisée pour assurer sa survie. Loin de se contenter de capturer ces instants de bascule, elle en expose aussi les mécanismes : protocoles, capteurs, instruments, autant d'outils qui transforment l'expérience limite en performance maîtrisée, en récit mesurable. En juxtaposant ces fragments – corps tendus vers l'extrême, dispositifs de contrôle et gestes calculés – son travail met au jour une contradiction fondamentale : l'humain cherche sans cesse à dompter ce qui, par définition, le dépasse.Le Prix LE BAL/ADAGP de la Jeune Créationa reçu le soutien du ministère de la Culture.La publication est co-éditée avec Roma Publications, avec un texte inédit de Guillaume Blanc-MarianneLe projet a bénéficié du soutien à la photographie documentaire du Centre national des arts plastiques (Cnap). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Isabel De Obaldia” Et nous voici, déchirésà la Maison de l'Amérique Latine, Parisdu 26 novembre 2025 au 26 février 2026Entretien avecIsabel De Obaldia,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 25 novembre 2025, durée 19'38,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/26/3675_isabel-de-obaldia_maison-de-l-amerique-latine/Communiqué de presseCommissariat : Nadeije Laneyrie-DagenSculpteure et peintre franco-panaméenne, formée aux États-Unis et en France, Isabel De Obaldia est invitée à partir de fin novembre 2025 par la Maison de l'Amérique latine à Paris. Son installation, faite de grands dessins et de corps de verre colorés, de son et de vidéo, témoigne de la catastrophe humaine et écologique de la région du Darién, qui sépare le Panama de la Colombie. Observatrice attentive des violences propres à notre temps, la plasticienne rend compte du désastre occasionné par un flux migratoire, transit du désespoir qui fut un temps massif et dont l'assèchement brutal actuel a, à son tour, des conséquences violentes.« De ce côté de l'Atlantique, le Darién est une région mal connue. L'Europe a sa Méditerranée, traversée par des migrants qui risquent leur vie à tenter de la franchir ; l'Amérique a cette mer végétale, un « bouchon » qui sépare l'isthme de Panama de la Colombie, et plus généralement de l'Amérique du Sud. Dans cette région humide et montagneuse où le risque d'être détroussé s'ajoute à ceux de la nature, entre 2021 et 2023, un demi-million de migrants ont souffert et beaucoup sont morts avant d'atteindre le petit village de Bajo Chiquito, peuplé de pêcheurs et de paysans indigènes, dont l'équilibre économique s'est trouvé bouleversé de façon éphémère par leur arrivée.» explique Nadeije Laneyrie-Dagen, commissaire de l'exposition.« Celles et ceux qui ont vécu là l'enfer et se voient forcés à présent d'emprunter le chemin du retour, les natifs pris au piège de mouvements incohérents qui les ont fait otages plutôt que bénéficiaires, et la jungle, prolifique, admirable, et défigurée, sont les héros de l'installation immersive » que propose Isabel De Obaldia pour la Maison de l'Amérique latine.Un catalogue (français-espagnol), avec des textes de Nadeije Laneyrie-Dagen et Mónica E. Kupfer accompagne l'exposition. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Zadkine Art déco” au musée Zadkine, Parisdu 15 novembre 2025 au 12 avril 2026Entretien avecCécilie Champy-Vinas,conservatrice en chef et directrice du musée Zadkine,et co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 24 novembre 2025, durée 20'15,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/26/3674_zadkine-art-deco_musee-zadkine/Communiqué de presseCommissariat :Cécilie Champy-Vinas, conservatrice en chef et directrice du musée ZadkineEmmanuel Bréon, conservateur en chef honoraire et président d'Art déco de FranceAvec la collaboration d'Anne-Cécile Moheng, attachée de conservation au musée ZadkineEn 2025, le musée Zadkine célèbre les cent ans de l'Art déco en mettant en lumière les liens qu'a noués le sculpteur Ossip Zadkine avec les arts décoratifs dans les années 1920-1930. À travers plus de 90 oeuvres – des sculptures, mais également des objets et du mobilier – l'exposition évoque, pour la première fois, les relations que Zadkine entretenait avec certains grands décorateurs de la période Art déco, tels Eileen Gray ou Marc du Plantier. Elle met aussi en évidence la parenté d'inspiration qui unit leurs créations.Grâce à de nombreux prêts – provenant tant de collections privées que d'institutions prestigieuses, comme le musée des Beaux-Arts d'Anvers, la Manufacture de Sèvres, le Mobilier national ou le musée des Années 30 à Boulogne – l'exposition permet de mesurer l'étendue du talent de Zadkine, artiste complet, passionné par la beauté et la variété des matières.Celui qui entendait se comporter « comme un ébéniste des XIIIe et XIVe siècles qui se fiait toujours à son instinct », comme il l'écrit dans ses mémoires, garde un intérêt constant pour les savoir-faire empruntés à l'artisanat. Au début des années 1920, lorsque Zadkine, revenu du cubisme, cherche une voie nouvelle, il expérimente différentes techniques : il colore, dore et laque ses sculptures, donnant naissance à certains de ses chefs-d'oeuvre comme l'Oiseau d'or, un plâtre doré à la feuille, ou le Torse d'hermaphrodite, laqué avec la collaboration du décorateur André Groult. C'est cependant sa maîtrise de la taille-directe qui lui vaut d'être sollicité pour l'Exposition internationale des arts décoratifs en 1925. Au côté de sculpteurs comme Pompon ou les frères Martel, il participe au décor de la Pergola de la Douce France, un monumental édifice érigé sur l'esplanade des Invalides et qui entend remettre au goût du jour la technique ancestrale de la taille directe de la pierre, perçue comme plus authentique que le modelage.L'exposition, conçue en cinq sections, explore dans un premier temps le « tournant décoratif » qui s'opère chez Zadkine dans les années 1920, moment où le sculpteur se passionne pour la couleur en sculpture et expérimente des techniques comme la dorure et la laque.Une deuxième section met en avant les sculptures de Zadkine conçues pour l'architecture : Zadkine collabore en effet à plusieurs reprises avec des architectes pour décorer des monuments, à Paris comme à Bruxelles.Les sections trois et quatre sont consacrées aux expositions de 1925 et 1937, auxquelles Zadkine a, par deux fois, contribué. En cette année du centenaire, l'accent est mis sur l'Exposition de 1925 et sur la Pergola de la Douce France, l'un des rares monuments de 1925 encore conservé. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Manga, Tout un art !” au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 19 novembre 2025 au 9 mars 2026Entretien avecEstelle Bauer,conservatrice des collections Japon – musée Guimet,et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 18 novembre 2025, durée 21'22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/22/3672_manga_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/Communiqué de presseCommissariat :Estelle Bauer,conservatrice des collections Japon au musée Guimet.Didier Pasamonik, éditeur et journaliste.Avec MANGA, TOUT UN ART !, les héros mondialement célébrés de la bande-dessinée japonaise affluent place d'Iéna dans une exposition qui replace les mangas dans le contexte culturel où ils sont nés, dans un face-à-face étonnant avec les oeuvres du musée. Exceptionnelle par son ampleur, MANGA, TOUT UN ART ! investie les trois galeries d'exposition du musée Guimet.MANGA, TOUT UN ART ! lève le voile sur la naissance et l'évolution complexe de la bande dessinée japonaise de la fin du 19e siècle à nos jours. Après avoir exploré les influences occidentales, la presse satirique, les premiers pas du dessin animé, le kamishibai (forme de théâtre de rue pour enfant) et la créativité d'Osamu Tezuka, le père du Manga moderne, l'exposition nous plonge dans la contre-culture et les revues qu'elle a suscitées, les nouvelles narrations et les jeux entre les genres ; elle revisite les titres bien connus de la pop culture japonaise établissant un dialogue entre leurs personnages et les collections du musée. Le premier volet de l'exposition se termine sur la présentation de robes de haute-couture inspirées par la culture manga.En écho à cette première galerie, une salle sera consacrée à la mondialement célèbre estampe de Hokusai, Sous la grande vague au large de Kanagawa, et à ses reprises dans les mangas et la BD franco-belge.Le troisième volet de l'exposition invite le visiteur à la découverte de l'univers méconnu des rouleaux peints et livres illustrés des 18e et 19e siècles, considérés pour l'occasion du point de vue de l'art des mangas et de ses procédés graphiques. Des bulles de rêve et des dialogues dans les images aux représentations des rayons de lumières et des flatuosités explosives, ces oeuvres témoignent de l'étendu des registres de l'art narratif japonais, de l'humour le plus désopilant aux récits les plus édifiants.Catalogue d'exposition – Manga. Tout un art ! Co-édition musée Guimet x Glénat. Collection Beaux livres Patrimoine. Couverture : © Tezuka Productions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Momies” au Musée de l'Homme, Parisdu 19 novembre 2025 au 25 mai 2026Entretien avecBerivan OZCAN,chargée de conception et de production,et commissaire muséographique de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 18 novembre 2025, durée 15'25,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/20/3671_momies_musee-de-l-homme/Communiqué de presseCommissariat scientifique :Éloïse QUÉTEL, conservatrice-restauratrice de restes humains et matériaux organiques, responsable des collections médicales, Sorbonne UniversitéPascal SELLIER, directeur de recherche émérite CNRS, enseignant à Paris 1, équipe Anthropologie biologique et bio-archéologie (ABBA), UMR 7206, Musée de l'Homme.Commissariat muséographique :Nala ALOUDAT, responsable du pôle des expositionsEve BOUZERET, cheffe de projet expositionsBerivan OZCAN, chargée de conception et de productionCet automne, alors que le Musée de l'Homme célèbre les 10 ans de sa réouverture, une exposition-événement dévoile l'univers captivant et mystérieux des momies. Sujet de fascination et d'effroi, la momification a été pratiquée sur tous les continents depuis des millénaires, révélant le désir d'éternité qui hante les humains depuis toujours. L'exposition présente neuf corps momifiés exceptionnels, pour la plupart conservés par le Muséum, accompagnés d'objets funéraires, de documents scientifiques et d'oeuvres d'art contemporain inspirés par ces traditions. Questions sociétale et symbolique, rites et techniques ancestrales de momification, recherches menées autour des individus, sont autant de sujets passionnants traités dans l'exposition. Elle revient parallèlement sur la manière dont les collections se sont constituées et ont été exposées à partir de la fin du 18e siècle, et analyse l'évolution de notre regard sur ces corps défiant le temps.Depuis l'essor de l'archéologie au 18e siècle, l'engouement des occidentaux pour les momies ne s'est jamais démenti. Provoquant à la fois attrait et répulsion, elles ont été abondamment convoquées dans la littérature, le cinéma, la bande dessinée, la publicité et sont, de ce fait, très présentes dans notre imaginaire… avec tout un cortège de clichés et de fausses idées ! L'introduction de l'exposition « Momies » montre ainsi comment la culture populaire a forgé un archétype, particulièrement lié à l'Égypte ancienne.Le cadre éthique de l'exposition : comment conserver et exposer des restes humains ? Le Musée de l'Homme, qui embrasse le thème de l'humanité dans son ensemble, du passé au futur en passant par les enjeux contemporains, conserve, dans ses réserves, les importantes collections d'anthropologie biologique du Muséum national d'Histoire naturelle. Si la plupart des restes humains de cette collection sont des préparations ostéologiques ou anatomiques, notamment quelques 18 000 crânes, on compte aussi 70 corps momifiés. Cette exposition permet de rendre visible cette réalité, et aura permis la réalisation de nouvelles études scientifiques ainsi que plusieurs actions de restauration. Elle a aussi stimulé une réflexion quant au cadre éthique à l'intérieur duquel le musée choisit de montrer ces restes humains. Il est en effet apparu nécessaire de proposer une muséographie respectueuse de la dignité humaine pour les neuf défunts momifiés présentés. Les corps sont placés dans des vitrines individuelles isolées du reste de la scénographie. Un voilage placé du côté immédiatement visible par le visiteur permet à celui-ci de s'en approcher en douceur, sans effet de surprise. Des recherches de provenance ont été menées afin qu'une fiche d'identité aussi complète que possible de chaque individu soit proposée. Les lacunes dans les connaissances et les suspicions d'irrégularités dans les trajectoires y sont indiquées en toute transparence.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Magdalena Abakanowicz” La trame de l'existenceau Musée Bourdelle, Parisdu 20 novembre 2025 au 12 avril 2026Entretien avecOphélie Ferlier Bouat,directrice du musée Bourdelle,et commissaire générale de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 17 novembre 2025, durée 17'16,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/20/3670_magdalena-abakanowicz_musee-bourdelle/Communiqué de presse Commissariat général :Ophélie Ferlier Bouat, Directrice du musée BourdelleCommissariat scientifique :Jérôme Godeau, Historien de l'artAvec la collaboration de Colin Lemoine, Historien de l'artAssistés de Margaux Coïc, Assistante d'expositionLe musée Bourdelle présente la première grande exposition dédiée à Magdalena Abakanowicz en France. Artiste majeure de la scène polonaise du 20e siècle, Abakanowicz (1930-2017) a connu dès son plus jeune âge la guerre, la censure et les privations sous le régime communiste. Elle a livré des sculptures et des œuvres textiles immersives, poétiques, parfois inquiétantes, souvent politiques. Inspirée par le monde organique, par la sérialité et la monumentalité, sa création possède une puissance et une présence indéniables, en résonance avec les problématiques contemporaines – environnementales, humanistes, féministes. Radicale et pionnière, l'œuvre d'Abakanowicz a été régulièrement exposée à l'étranger, des États-Unis au Japon en passant par l'Europe, et plus récemment à la Tate Modern de Londres et au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. Le musée Bourdelle propose des clés de lecture biographiques et historiques à travers un parcours chrono-thématique de 70 ensembles – 33 installations sculptées, 10 œuvres textiles, dessins et photographies.Dans les 600m² de l'aile Portzamparc, dont les murs de bétons ont été rénovés pour l'occasion, l'exposition met l'accent sur la production sculpturale d'Abakanowicz afin de redonner à l'artiste sa place parmi les grands sculpteurs du 20e siècle. Le sous-titre de l'exposition, « La trame de l'existence », associe deux termes employés par l'artiste pour définir son œuvre. Elle envisageait le tissu comme l'organisme élémentaire du corps humain, marqué par les aléas de son destin.Fruit d'un travail de trois années, le projet bénéficie du soutien actif de la Fondation Marta Magdalena Abakanowicz-Kosmowska et Jan Kosmowski de Varsovie, de l'Institut polonais et de l'Institut Adam Mickiewicz. Les principaux prêteurs sont la Fondation Marta Magdalena Abakanowicz-Kosmowska et Jan Kosmowski de Varsovie, la Fondation Toms Pauli de Lausanne, le Musée central des Textiles de Łódź, la Tate Modern de Londres, le Musée d'art contemporain de Cracovie et le musée d'Art moderne de Paris.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Dragons”au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 18 novembre 2025 au 1er mars 2026Entretien avecJulien Rousseau,conservateur en chef du patrimoine, responsable de l'Unité Patrimoniale Asie du musée du quai Branly – Jacques Chirac – Paris, commissaire associé de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 17 novembre 2025, durée 16'45,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/18/3668_dragons_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/Communiqué de presse Commissaires :YU Pei-chin, Directrice adjointe du Musée national du Palais, TaipeiWU Hsiao-yun, Conservateur en chef du département des Antiquités du Musée national du Palais, TaipeiCHIU Shih-hua, Cheffe de section du département de Peinture, Calligraphie et Livres rares du Musée national du Palais, TaipeiCommissaire associé :Julien Rousseau, Conservateur en chef du patrimoine, Responsable de l'Unité Patrimoniale Asie du musée du quai Branly-Jacques Chirac, ParisConseiller scientifiqueAdrien Bossard, Conservateur du patrimoine, Directeur du musée départemental des arts asiatiques, NiceCette exposition est organisée en collaboration avec le Musée national du Palais de Taipei à Taïwan Et avec le concours exceptionnel du musée départemental des arts asiatiques à Nice.5000 ans d'histoires et de légendes des dragons d'Asie orientale se révèlent à travers cette exposition conçue avec le Musée national du Palais de Taipei à Taïwan.Le dragon originaire de Chine n'est en rien la créature maléfique et cracheuse de feu désignée sous ce nom en Occident. Il incarne au contraire l'énergie vitale universelle et l'élément aquatique. Ambivalent et incontrôlable, il assure l'harmonie du monde : la terre dépend de sa toute-puissance pour bénéficier des bienfaits du ciel.L'exposition Dragons présente une sélection exceptionnelle d'objets et oeuvres d'art, depuis les premiers dragons apparus sur les jades et bronzes antiques jusqu'aux formes populaires contemporaines, en passant par les arts impériaux. Le dragon, seigneur céleste, poursuit aujourd'hui son envol. Après avoir été l'emblème de la toute-puissance des empereurs, il continue de relier la terre au ciel pour apporter force et prospérité aux Hommes.L'idée originale de cette exposition, proposée par le Musée national du Palais de Taipei à Taïwan, s'inscrit dans le cadre d'une coopération et d'échanges entre le musée National du Palais de Taipei et le musée du quai Branly – Jacques Chirac. Il permet la présentation exceptionnelle et inédite d'une centaine de pièces venues de Taïwan, dont plusieurs joyaux du Musée national du Palais de Taipei.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Hugo décorateur”à la Maison Victor Hugo, Parisdu 13 novembre 2025 au 26 avril 2026Entretien avecGérard Audinet,directeur des Maisons Victor Hugo de Paris et de Guernesey, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 12 novembre 2025, durée 19'26,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/13/3667_hugo-decorateur_maison-victor-hugo/Communiqué de presseCommissariat :Gérard Audinet, directeur des Maisons Victor Hugo de Paris et de Guernesey« J'étais né pour être décorateur »En présentant l'exposition Victor Hugo décorateur, la maison de Victor Hugo dévoile une facette méconnue mais néanmoins fascinante de la créativité de l'artiste : celle de décorateur. L'exposition explore l'univers décoratif de l'artiste, entre imagination graphique, obsession de l'objet et invention de l'espace comme oeuvre totale. De ses intérieurs parisiens à la fabuleuse Hauteville House, le visiteur découvre la façon dont Victor Hugo pensait le décor comme une extension de son esprit et de sa poésie, créant des ambiances foisonnantes où murs, sols et plafonds deviennent supports de création.Relevant le défi des décors disparus ou indéplaçables, cette exposition tente de rendre sensible et de documenter la méthode et l'esprit de l'écrivain décorateur. Le rêve du décor à travers le dessin, le rôle de Juliette Drouet et les échanges familiaux, les appartements d'avant l'exil et ceux du retour à Paris, le grand oeuvre de Hauteville House, la curiosité du chineur compulsif que fut Hugo sont autant de lignes de force d'un parcours se déployant sur les deux étages du musée. Les meubles et panneaux gravés et peints, des décors créés pour Juliette Drouet à Guernesey, ou le mobilier de la dernière chambre de Victor Hugo en sont aussi les points forts.Décorateur au sens plein du terme, voire designer, Victor Hugo reste poète, mettant dans ses créations autant sa science de la lumière, des matériaux ou de la couleur que sa philosophie, ses croyances, sa mémoire mais aussi sa fantaisie.Le parcours se compose de douze parties et s'ouvre sur les rêveries du poète autour du décor, illustrées par des dessins en lien avec les objets décoratifs, témoignant de la manière dont Victor Hugo faisait dialoguer les différents domaines de son imaginaire. Vient ensuite une évocation de ses intérieurs parisiens avant l'exil, où la passion de Victor Hugo pour la poésie des objets se traduisait alors par d'incroyables amoncellements.Loin d'être de simples bibelots, ces objets forment un langage symbolique et personnel, et traduisent la manière dont l'écrivain pense et compose ses espaces. Une section essentielle est consacrée au décor de l'amour, révélant le rôle central de Juliette Drouet, complice artistique et sentimentale de Victor Hugo, avec laquelle il partageait ses projets décoratifs. La dimension familiale de cette aventure décorative est également mise en lumière : Madame Hugo créait des cadres recouverts de velours, tandis que Charles Hugo chinait pour son père, contribuant ainsi à alimenter ce musée intime qu'étaient ses intérieurs. Le parcours plonge ensuite le visiteur dans le chef-d'oeuvre de Victor Hugo décorateur : Hauteville House à Guernesey. Ce lieu unique, dont le décor est conservé dans son état d'origine, est présenté à travers des photographies issues des collections, mises en regard avec les clichés contemporains de Jean-Baptiste Hugo, arrière arrière petit-fils de Victor Hugo. À Hauteville House, Hugo invente une véritable grammaire décorative, où chaque surface — murs, sols, plafonds — devient support d'expression. Il conçoit l'espace comme une page à écrire, un univers total où la création ne connaît plus de frontières. [...]Publication : Gérard Audinet, Victor Hugo, décors aux Éditions Paris Musée Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Anne-Frédérique Widmann signe un reportage poignant pour Temps Présent sur celles et ceux qui résistent aux attaques de Donald Trump contre la démocratie. Elle explique, au micro de Didier Bonvin, comment elle a pu suivre et documenter le quotidien de ces résistants menacés.
“Dessins des Carrache”La fabrique de la Galerie Farnèseau Musée du Louvre, Parisdu 5 novembre 2025 au 2 février 2026Entretien avecVictor Hundsbuckler,conservateur au département des Arts graphiques – musée du Louvre, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 4 novembre 2025, durée 16'47,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/06/3666_dessins-des-carrache_musee-du-louvre/Communiqué de presse Commissariat :Victor Hundsbuckler, conservateur au département des Arts graphiques, musée du Louvre.Au coeur du palais Farnèse, siège de l'Ambassade de France en Italie, un décor passe depuis son achèvement au tout début des années 1600 pour être l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la peinture occidentale, une chapelle Sixtine pour le XVIIe siècle et le modèle de bien des décors à travers l'Europe entière durant presque trois-cents ans. Il s'agit de la galerie peinte par Annibale Carracci, son frère Agostino et leurs élèves.Pour permettre au plus large public d'en apprécier l'immense beauté, le musée du Louvre va en quelque sorte déplacer la Galerie Farnèse à Paris en la remontant « façon puzzle » à l'aide du plus extraordinaire ensemble jamais rassemblé de dessins préparatoires à ce décor. Car si la Galerie Farnèse a tant suscité l'admiration et tant inspiré les artistes – de la Galerie des Glaces de Versailles, au foyer de l'Opéra Garnier, pour ne citer que ces exemples –, c'est tout autant pour la beauté de ses fresques que pour celle de ses dessins préparatoires. Jamais auparavant, pour aucun autre décor, l'on n'avait conservé autant de dessins, du croquis rapide esquissant les toutes premières idées de l'artiste au grand carton de plusieurs mètres de côté, où le dessin est mis à l'échelle de la fresque. Immédiatement disputés par les collectionneurs les plus avertis, ces dessins sont rapidement devenus de véritables marqueurs de prestige et enjeux de pouvoir. Aujourd'hui, le musée du Louvre – héritier des collections royales françaises – en conserve la première collection au monde, avec les Collections royales britanniques, dont 25 oeuvres sont prêtées pour l'exposition par Sa Majesté le Roi à partir de la collection royale.L'exposition racontera ainsi l'histoire d'une fascination véritablement européenne, en présentant par ailleurs pour la première fois, les derniers vestiges tout juste restaurés d'une réplique de la Galerie Farnèse, voulue par Louis XIV au palais des Tuileries, aujourd'hui disparu. Un ensemble exceptionnel de très grands cartons, dessinés par les premiers pensionnaires de l'Académie de France à Rome, qui fait preuve, à travers le gigantisme de cette entreprise de copie, de l'admiration sans limite dont était auréolée la Galerie Farnèse. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Pekka Halonen” Un hymne à la Finlandeau Petit Palais, Parisdu 4 novembre 2025 au 22 février 2026Entretien avecAnne-Charlotte Cathelineau,conservatrice en chef du patrimoine au Petit Palais, et co-commissaire scientifique de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 3 novembre 2025, durée 13'12,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/06/3665_pekka-halonen_petit-palais/Communiqué de presseCommissariat généralAnnick Lemoine, conservatrice générale, directrice du Petit PalaisCommissariat scientifiqueAnna-Maria von Bonsdorff, directrice du Musée d'art de l'Ateneum – Galerie nationale de Finlande (Helsinki)Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef du patrimoine au Petit Palais.Le Petit Palais présente la première rétrospective française dédiée à Pekka Halonen (1865-1933), figure majeure de l'âge d'or finlandais. Conçue en partenariat avec le Musée d'art de l'Ateneum – Galerie nationale de Finlande (Helsinki), l'exposition réunit plus de 130 oeuvres issues des grandes collections publiques et privées du pays. Elle retrace l'ensemble de la carrière de l'artiste, de la fin des années 1880 au début des années 1930, en soulignant son apport à la modernité par sa synthèse entre les différentes tendances picturales de la fin du XIXe siècle. Organisée selon un parcours chronothématique, l'exposition montre à la fois l'engagement politique de l'artiste en faveur de l'indépendance de son pays et invite le visiteur à voyager au coeur de la Finlande sauvage au gré des paysages et des saisons, un témoignage sensible qui résonne avec les enjeux contemporains écologiques.Le parcours, structuré en six sections, retrace l'évolution de l'artiste et met en lumière ses maîtres, son cercle de sociabilité et son mode de vie, autant d'éléments qui ont profondément marqué son oeuvre tout au long de sa carrière.Après une formation à l'École des beaux-arts d'Helsinki, Pekka Halonen part à Paris, où il devient l'élève de Paul Gauguin. Il effectue plusieurs séjours entre la France et la Finlande jusqu'en 1894, perfectionnant sans cesse sa pratique. À Paris, son style est influencé par les courants artistiques alors en vogue : le japonisme, le pleinairisme et le synthétisme. Installé à Montmartre, il fréquente d'autres artistes finlandais de sa génération, tels que Akseli Gallen-Kallela, Magnus Enckell ou Eero Järnefelt, avec lesquels il partage réflexions et expérimentations.Son oeuvre s'inscrit dans le sillage du romantisme national et du carélianisme, un mouvement artistique et intellectuel exaltant les paysages et les traditions locales dans un contexte de tensions croissantes avec la tutelle russe. Ses tableaux y deviennent les symboles d'un mode de vie finlandais idéalisé et ses paysages se chargent peu à peu d'une dimension identitaire.En 1900, il est invité à participer à l'Exposition universelle par Albert Edelfelt, auquel le Petit Palais a consacré une exposition en 2022. Pour la première fois, la Finlande y est représentée par son propre pavillon, affirmant ainsi son existence en tant que nation autonome. Cette participation revêt une importance considérable pour le peuple finlandais dans un climat de forte tension avec la Russie.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Gabrielle Hébert” Amour fou à la Villa Médicisau Musée d'Orsay, Parisdu 28 octobre 2025 au 15 février 2026Entretien avecMarie Robert,conservatrice en chef – photographie et cinéma – Musée d'Orsay, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 3 novembre 2025, durée 24'23,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/05/3664_gabrielle-hebert_musee-d-orsay/Communiqué de presseCommissariat à Paris et à La Tronche :Marie Robert, conservatrice en chef, photographie et cinéma, au musée d'OrsayConçue en partenariat avec le musée Hébert de La Tronche (Isère) où elle sera reçue au printemps 2026, l'exposition sera aussi présentée à l'Académie de France à Rome – Villa Médicis au printemps 2027 où Marie Robert, commissaire de l'exposition, a été accueillie dans le cadre d'une résidence croisée Villa Médicis / musée d'Orsay, pour une recherche d'un an en histoire de la photographie.L'exposition « Qui a peur des femmes photographes ? (1839-1945) » présentée en 2015 aux musées d'Orsay et de l'Orangerie a fait date pour la reconnaissance des femmes artistes en France. Parmi les nombreuses photographes révélées figurait Gabrielle Hébert, née Gabriele von Uckermann (1853, Dresde, Allemagne – 1934, La Tronche, France).Peintre amateure et épouse de l'artiste Ernest Hébert, deux fois directeur de l'Académie de France à Rome, Gabrielle Hébert démarre la photographie de manière intensive et exaltée à la Villa Médicis en 1888. À l'instar des artistes et écrivains comme Henri Rivière, Maurice Denis ou Émile Zola qui s'emparent à la fin du XIXe siècle d'un boitier photographique pour enregistrer le quotidien familial, Gabrielle développe une pratique privée et sentimentale du medium favorisée par la révolution technique et esthétique de l'instantané. Elle cessera brutalement vingt ans plus tard à La Tronche (près de Grenoble), à la mort de l'homme qu'elle idolâtrait, son aîné de près de quarante ans, et dont elle a en grande partie assuré la postérité en favorisant la création de deux musées monographiques, l'un à La Tronche (1934) et l'autre à Paris (1978).À la Villa Médicis, Première Dame d'une institution culturelle prestigieuse, Gabrielle organise les réceptions et reçoit le gotha en visite. Mais elle échappe vite aux assignations : lors de l'été 1888, elle acquiert un appareil photographique, prend des leçons auprès d'un professionnel romain, et installe, en compagnie du peintre pensionnaire Alexis Axilette, une chambre noire pour développer ses négatifs sur verre, tirer et retoucher ses épreuves. C'est le début d'une imposante production de près de deux mille clichés. « Je photo », « Je photographie» : pas un jour sans consigner dans son agenda qu'elle réalise des prises de vue.Si elle partage son goût du portrait mondain et du tableau vivant avec les frères Luigi et Giuseppe Primoli, neveux de la Princesse Mathilde Bonaparte et pionniers de la photographie instantanée en Italie, Gabrielle explore tous les genres de la photographie : nu, reproduction d'oeuvres d'art, paysage, nature morte, « récréations photographiques ». Offrant le point de vue d'une personne installée à demeure qui regarde, éblouie, le palais, le jardin et ses occupants à toutes les saisons (artistes et modèles, visiteurs étrangers en goguette, employés italiens au travail, fleurs et bêtes), sa production révèle un pan méconnu du quotidien dans ce phalanstère artistique. Car sa chronique en images est le premier proto- reportage sur la Villa Médicis, à la fois chef-d'oeuvre architectural dominant la Ville éternelle, lieu de vie des lauréats du Grand Prix de Rome et laboratoire d'une nouvelle relation entre la France et l'Italie tout juste « unifiée ». [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Sibylle Bergemann” Le Monumentà la Fondation Henri Cartier-Bresson, Parisdu 29 octobre 2025 au 11 janvier 2026Entretien avecSonia Voss,commissaire d'exposition indépendante, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 28 octobre 2025, durée 17'52,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/05/3663_sibylle-bergemann_fondation-henri-cartier-bresson/Communiqué de presse Commissariat :Sonia Voss, commissaire d'exposition indépendanteDe 1975 à 1986, la photographe allemande Sibylle Bergemann a accompagné l'élaboration du monument à Marx et Engels à Berlin-Est. Ce projet, formulé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la création de la République démocratique allemande (RDA), est finalement confié en 1973 au sculpteur Ludwig Engelhardt, qui s'entoure de plusieurs autres artistes.Bergemann travaille d'abord de façon informelle, puis obtient une commande du ministère de la Culture en 1977. Pendant onze années, elle photographie les étapes du processus, des premières maquettes jusqu'à l'inauguration du monument, le 4 avril 1986.Malgré la publication, dès 1983, de certaines images dans la presse et leur présentation dans une exposition officielle, ce n'est qu'une fois la commande achevée que Bergemann se réapproprie pleinement le fruit de son travail. Parmi plus de 400 pellicules développées, elle retient douze photographies, réunies sous le titre Das Denkmal (Le Monument). Celles-ci révèlent un langage visuel aux antipodes des canons officiels. Dans une perspective post-communiste, la déconstruction des héros et l'ironie à l'oeuvre ont un caractère préfigurateur. Pourtant, nul ne pouvait prédire la chute du mur de Berlin, deux ans plus tard. S'appuyant sur une objectivité rigoureuse, Bergemann a su éviter la censure et traduire de façon laconique mais implacable l'obsolescence d'une idéologie.En 1990, la parution d'un livre mettant les photographies de Bergemann en regard de poèmes de Heiner Müller contribue à faire du Monument une oeuvre-clef de cette phase si particulière de l'histoire allemande. Elle reste aujourd'hui l'une des séries les plus emblématiques de Bergemann comme de la production artistique de l'époque.Cette exposition a été produite par la Fondation Henri Cartier-Bresson en collaboration avec le Centre régional de la photographie Hauts-de-France (CRP) et avec la participation de la Succession Sibylle Bergemann.Publication : Sibylle Bergemann — Le Monument aux éditions Kerber. Directrices de publication : Sonia Voss, Frieda von Wild, Lily von Wild. Textes : Christian Joschke, Heiner Müller, Steffen Siegel, Sonia Voss, Frieda von Wild, Lily von Wild Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Guénaëlle de Carbonnières” Dans le creux des imagesau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 29 octobre 2025 au 1er février 2026Entretien avecSébastien Quéquet,attaché de conservation en charge des collections de photographies et commissaire de l'exposition,et Guénaëlle de Carbonnières,artiste – à partir de 12'22 – par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 28 octobre 2025, durée 28'22,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/05/3662_guenaelle-de-carbonnieres_musee-des-arts-decoratifs/Communiqué de presseCommissaire : Sébastien Quéquet, attaché de conservation en charge des collections de photographiesLe musée des Arts décoratifs présente l'exposition-dossier « Guénaëlle de Carbonnières. Dans le creux des images » du 29 octobre 2025 au 1er février 2026 dans le cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies, à l'occasion de Paris Photo. Ce focus met à l'honneur pour la première fois le travail conçu par l'artiste photographe à partir des collections photographiques du musée. Inspirée par ce fonds, Guénaëlle de Carbonnières a réalisé, à l'occasion d'une résidence au musée, plus de 30 travaux inédits, illustrant sa sensibilité pour la mémoire patrimoniale et architecturale. Le commissariat de l'exposition est assuré par Sébastien Quéquet, attaché de conservation en charge des collections de photographies.L'exposition présente, dans un premier temps, l'enquête que mène Guénaëlle de Carbonnières à partir de l'objet-livre du photographe Franck de Villecholle (1816-1906) conservé au musée des Arts décoratifs. Les pages de cette oeuvre unique regorgent de tirages qui documentent les destructions en Île-de- France lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871. Les différentes traces laissées par le temps sur ces images – déchirures, effets de colle, traces, accidents et recouvrements – sont le terreau d'une réflexion plus large sur le thème de la disparition architecturale et patrimoniale.Ces anciens tirages sont la toile de fond de l'oeuvre de Carbonnières. À l'instar d'une sculptrice, la photographe utilise ce médium comme une matière qu'elle creuse, détaille, plie, mobilisant ainsi la conscience du visiteur. Les tirages sont « maltraités » allégoriquement et tendent à rendre compte des paysages dévastés par les conflits au XIXe siècle et du début du XXe siècle, s'inspirant ainsi des travaux de Félix Bonfils sur le Liban, de Charles Lallemand et Ludovico Hart en Libye, d'Hugues Krafft sur l'Arménie ou de Joseph de Baye sur l'Ukraine, conservés dans le fonds photographique du musée des Arts décoratifs.Une réflexion sur le médium photographiqueL'exposition est également le lieu d'une réflexion plus large sur la matière photographique et sa fragilité. Le travail de Guénaëlle de Carbonnières pose la question sensible du temps qui passe et de l'altération du verre et du papier, en redonnant vie à des clichés et des archives enfouis. Pour réaliser ces photographies, l'artiste expérimente l'art de la verrerie en encapsulant les images ou en fusionnant plusieurs plaques de négatifs donnant naissance à de nouvelles oeuvres. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Luc Delahaye” Le bruit du mondeau Jeu de Paume, Parisdu 10 octobre 2025 au 4 janvier 2026Entretien avecQuentin Bajac,directeur du Jeu de Paume et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 27 octobre 2025, durée 24'50,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/11/05/3661_luc-delahaye_jeu-de-paume/Communiqué de presseCommissaire : Quentin Bajac, directeur du Jeu de PaumeLe Jeu de Paume consacre une grande exposition monographique à Luc Delahaye (né à Tours en 1962), couvrant sa production photographique entre 2001 et 2025. Cette période, déterminante dans son parcours, correspond à son retrait du photojournalisme et à son engagement dans le champ de l'art.Grand photoreporter de guerre dans les années 1990 et ancien membre de l'agence Magnum, il fait partie d'une génération de photographes qui a retravaillé l'articulation entre pratiques documentaires et dimension artistique.Depuis vingt-cinq ans, ses photographies, le plus souvent de grandes dimensions et en couleur, proposent une représentation des désordres du monde contemporain. De la guerre d'Irak à celle d'Ukraine, d'Haïti à la Libye, desconférences de l'OPEP à celles de la COP, Delahaye explore le bruit du monde et les lieux censés le réguler.Parfois réalisées en une seule prise, parfois véritables compositions assemblées par ordinateur pendant des mois à partir de fragments d'images, les photographies de Luc Delahaye sont toujours une rencontre, qu'elle soitimmédiate ou différée, avec un réel. Un réel qu'il s'agit d'énoncer, dans une forme de retrait documentaire, sans démonstration :« Arriver par une forme d'absence, par une forme d'inconscience peut-être, à une unité avec le réel. Une unité silencieuse. La pratique de la photographie est une chose assez belle : elle permet cette réunification de soi avec le monde ».L'exposition, la première à Paris depuis 2005, offre un regard rétrospectif sur vingt-cinq ans de création. Elle rassemble une quarantaine de grands formats, certains inédits et réalisés pour l'occasion, une vidéo autour du conflit syrien à laquelle Delahaye travaille depuis de longues années, ainsi qu'une grande installation dans un format nouveau pour l'artiste. Par ailleurs l'exposition seraaussi l'occasion, au gré du parcours, de s'attarder sur le processus créatif, à travers sources visuelles et images rejetées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Echo Delay Reverb”Art américain, pensées francophonesau Palais de Tokyo, Parisdu 22 octobre 2025 au 15 février 2026Entretien avecAmandine Nana,curatrice au Palais de Tokyo, et co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 21 octobre 2025, durée 16'11,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/24/3659_echo-delay-reverb_palais-de-tokyo/Communiqué de presse Commissariat :Directrice artistique : Naomi BeckwithÉquipe curatoriale : James Horton, Amandine Nana et François Piron, assisté·es de Vincent NeveuxCette saison est une « carte blanche » proposée à la commissaire états-unienne Naomi Beckwith, celle d'imaginer librement un projet pour le Palais de Tokyo qui soit spécifique à cette institution et se déploie dans tous ses espaces. Une paradoxale programmation « internationale en circuit court », c'est-à-dire en fertile interaction avec la réalité locale. Sa réponse spontanée de travailler sur la réception de la pensée française et francophone dans l'art américain de ces dernières décennies m'a immédiatement enthousiasmé. Elle est à la fois passionnante historiquement et extrêmement contemporaine, en lien avec l'actualité de l'art et au-delà.Tout au long du 20e siècle, en France, des philosophes, des poètes, des activistes ont transgressé les disciplines et les genres littéraires et modifié les perspectives sur le monde. Parfois avant même leur reconnaissance en France, leurs idées ont été traduites aux États-Unis et ont servi à fabriquer des outils pour une vision critique de l'art comme de la société. En contestant des normes sociales, esthétiques et linguistiques, ils et elles ont ouvert de nouvelles manières de voir et d'agir. Si la notion de « French Theory » a été établie dans les années 1990 pour évoquer la réception enthousiaste que les États-Unis ont réservé à des auteurs comme Roland Barthes, Michel Foucault, Gilles Deleuze ou Jacques Derrida, d'autres figures, telles que Suzanne et Aimé Césaire, Frantz Fanon, Édouard Glissant ou encore Monique Wittig, ont été déterminantes pour le champ de l'art comme pour les études culturelles, postcoloniales, féministes et de genre.C'est l'histoire de cette circulation des idées, de leur résonance et appropriation par plusieurs générations d'artistes outre-Atlantique que déploie cette exposition foisonnante et généreuse, associant une soixantaine d'artistes majeur·es ou émergent·es, dont le sculpteur Melvin Edwards, à qui est consacrée une riche rétrospective. Dans ce projet conçu par Naomi Beckwith avec l'équipe du Palais de Tokyo, il est beaucoup question de relations. Relations entre art et pensée, entre les États-Unis et la France, entre une personnalité étrangère et une institution française. Relation aussi au sens aussi de relater, partager de nouveaux récits dont nous avons besoin. Plus que le résultat d'une recherche, c'est une aventure artistique, intellectuelle mais aussi curatoriale qui prend le parti d'écrire l'histoire plus que de la décrire.Guillaume Désanges, Président du Palais de Tokyo[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“GIACOMETTI / MARWAN” Obsessionsà l'Institut Giacometti, Parisdu 21 octobre 2025 au 25 janvier 2026Entretien avecFrançoise Cohen,directrice artistique de l'Institut Giacometti, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 21 octobre 2025, durée 28'51,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/23/3658_giacometti-marwan_institut-giacometti/Communiqué de presseCommissaire de l'expositionFrançoise Cohen, directrice artistique de l'Institut GiacomettiL'Institut Giacometti présente à l'automne prochain l'exposition « GIACOMETTI / MARWAN OBSESSIONS », une rencontre inédite de deux artistes qui, ayant choisi de créer dans un pays autre que leur pays de naissance, — la France et l'Allemagne —, interrogent les questions de la modernité à partir de deux espaces culturels différents : l'Europe et le Moyen-Orient. Giacometti et MARWAN ont fait de la représentation de la tête le coeur d'une recherche obstinée qui fonde leur position d'artiste. Cette exposition est la première présentation commune de leurs oeuvres.Marwan Kassab-Bachi dit MARWAN est né à Damas en 1934. Après des études de Littérature arabe à l'Université de Damas, déterminé à embrasser une carrière artistique, engagé politiquement et hautement conscient des mutations à l'oeuvre dans son pays au sortir de la colonisation, il s'installe en 1957 à Berlin, épicentre de la Guerre froide. Comme Georg Baselitz et Eugen Schönebeck, aussi élèves à la Hochschule für Bildende Kunst de Berlin, il opte en rupture avec l'art informel dominant alors en Allemagne de l'Ouest pour la figuration. Celle-ci est pour lui non le lieu où affronter les traumas de l'histoire européenne récente, mais un théâtre de l'intime.Dans les années 1950 et 60, Giacometti résiste lui aussi à l'attraction de l'abstraction informelle, en réitérant son engagement du côté de la figuration et de la représentation humaine. Dès 1919, et plus encore à partir de 1935, où il revient au travail d'après modèle, les têtes concentrent ses interrogations sur la perception du réel. De 1985 à sa mort en 2016, MARWAN fait des Têtes son seul sujet. Avant cela, après son arrivée à Berlin en 1957, ses premières œuvres (1962-1972) étaient des portraits et des scènes intimes, dont les cadrages et la gestuelle exprime une difficulté à être qui n'est pas sans écho avec les oeuvres de Giacometti telles que Mère et fille, La Cage ou La Femme qui marche de 1932.De 1964 à 1972, les premières oeuvres de MARWAN sont centrées sur des figures aux corps déformés, des « portraits » d'icônes de la modernité arabe : le poète irakien Badr Shakir al Sayyab, le penseur politique Munif al-Razzaz, exilés de leur pays, persécutés pour leurs idées. Tous semblent teintés d'une étrange mélancolie. Son année de résidence à la Cité internationale des arts à Paris en 1973 marque une rupture. Il s'engage alors dans un nouvel ensemble de peintures de grandes dimensions, où des têtes peintes à grandes touches sinueuses jaugent le visiteur.MARWAN relie ces Têtes-Paysages aux contours et aux couleurs de la campagne syrienne. Les natures mortes et les marionnettes qui viennent après poursuivent l'expérimentation de la couleur tout en mettant à distance l'humain. A partir de 1983, il retourne à de hautes Têtes, au caractère cosmique, couvrant la totalité du support, une série ininterrompue jusqu'à sa mort.MARWAN a peu travaillé avec des modèles, ses Têtes monumentales sont de l'ordre de l'apparition. Il se dégage un singulier accord avec les plâtres et les bronzes de Giacometti de l'après-guerre, remarquables pour leur matière hérissée. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“1925-2025” Cent ans d'Art décoau MAD, musée des Arts Décoratifs, Parisdu 22 octobre 2025 au 26 avril 2026Entretien avecMathurin Jonchères,assistant de conservation collections modernes et contemporaines – musée des Arts Décoratifs,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 20 octobre 2025, durée 28'56,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/22/3657_1925-2025_musee-des-arts-decoratif/Communiqué de presse Commissaires :Commissaire générale : Bénédicte Gady, directrice des musées des Arts DécoratifsCommissaire : Anne Monier Vanryb, conservatrice en charge des collections 1910‑1960Commissaires associés :Jean-Luc Olivié, conservateur en chef en charge des collections de verreMathieu Rousset-Perrier, conservateur en charge des collections Moyen Âge / Renaissance et bijouxAssistés par :Véronique Ayroles, attachée de conservation collections de verreRaphaèle Billé, assistante de conservation collections modernes et contemporainesMathurin Jonchères, assistant de conservation collections modernes et contemporainesLisa Jousset-Avi, assistante de conservation collections modernes et contemporainesConseiller scientifique : Emmanuel Bréon, historien de l'artCent ans après l'exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 qui a propulsé l'Art déco sur le devant de la scène mondiale, le musée des Arts décoratifs célèbre ce style audacieux, raffiné et résolument moderne. Du 22 octobre 2025 au 26 avril 2026, « 1925‑2025. Cent ans d'Art déco » propose un voyage au coeur de la création des années folles et de ses chefs-d'oeuvre patrimoniaux. Mobilier sculptural, bijoux précieux, objets d'art, dessins, affiches et pièces de mode : près de 1 000 œuvres racontent la richesse, l'élégance et les contradictions d'un style qui continue de fasciner.Scénographie immersive, matériaux somptueux, formes stylisées et savoir‑faire d'exception composent un parcours vivant et sensoriel, où l'Art déco déploie toutes ses facettes. L'exposition s'ouvre de façon spectaculaire sur le mythique Orient Express, véritable joyau du luxe et de l'innovation. Une cabine de l'ancien train Étoile du Nord ainsi que trois maquettes du futur Orient Express, réinventé par Maxime d'Angeac, investissent la nef du musée. Une invitation à explorer un univers où l'art, la beauté et le rêve s'inventent au présent comme en 1925. Le commissariat général de l'exposition est assuré par Bénédicte Gady, directrice des musées des Arts Décoratifs, le commissariat par Anne Monier Vanryb, conservatrice des collections modernes 1910-1960 dans une scénographie de l'Atelier Jodar et du Studio MDA.Né dans les années 1910 dans le sillage des réflexions européennes sur l'ornementation, l'Art déco puise dans les recherches de l'Art nouveau. Il se développe pleinement dans les années 1920 et se distingue par une esthétique structurée, géométrique, élégante, qui allie modernité et préciosité. Ses formes séduisent les décorateurs, architectes et fabricants d'alors, mais restent souvent réservées aux catégories sociales aisées, du fait du coût élevé des matériaux et de la finesse des techniques mises en place à cette époque. L'Art déco incarne une période foisonnante, marquée par une soif de nouveauté, de vitesse, de liberté. Il touche tous les domaines de la création : mobilier, mode, joaillerie, arts graphiques, architecture, transports… L'exposition revient ainsi sur les différentes tendances de l'Art déco, entre l'abstraction géométrique affirmée de Sonia Delaunay et Robert Mallet‑Stevens, l'épure formelle de Georges Bastard et Eugène Printz, ou encore le goût du décoratif de Clément Mère et Albert-Armand Rateau.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Jacques-Louis David”au Musée du Louvre, Parisdu 15 octobre 2025 au 26 janvier 2026Entretien avecAude Gobet,cheffe du service d'Étude et de Documentation du département des Peintures, musée du Louvre, collaboration au commissariat,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 14 octobre 2025, durée 35'32,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/22/3656_david_musee-du-louvre/Communiqué de presse Commissariat :Sébastien Allard, conservateur général du Patrimoine, directeur du département des Peintures, musée du Louvre.Côme Fabre, conservateur du Patrimoine au département des Peintures, musée du Louvre assistés d'Aude Gobet, cheffe du service d'Étude et de Documentation du département des Peintures, musée du Louvre.David est un monument. « Père de l'École française », « régénérateur de la peinture », il a créé des images qui hantent aujourd'hui encore notre imaginaire collectif : Marat assassiné, Bonaparte franchissant les Alpes, le Sacre de Napoléon… C'est à travers le filtre de ses tableaux que nous nous représentons les grandes heures de la Révolution et de l'Empire napoléonien, et dans ses portraits que revit la société de cette époque.À l'occasion du bicentenaire de sa mort en exil à Bruxelles en 1825, le musée du Louvre offre une nouvelle vision sur une personnalité et un oeuvre d'une richesse et d'une diversité exceptionnelles. L'exposition met en lumière la force d'invention et la puissance expressive de la peinture de Jacques-Louis David (1748-1825), plus chargée de sensations que ce que l'imposante rigueur de ses tableaux laisse penser.L'exposition, qui embrasse la longue carrière d'un artiste ayant connu six régimes politiques et participé activement à la Révolution, réunit une centaine de prêts exceptionnels, dont l'imposant fragment du Serment du Jeu de Paume (dépôt du musée du Louvre au château de Versailles) et la version originale du célèbre Marat assassiné (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles), sommet de son art.Seul le Louvre est en mesure de relever un tel défi car il conserve le plus important ensemble au monde de peintures et de dessins de l'artiste, à commencer par ses toiles de très grand format. La dernière grande monographie consacrée à David avait été organisée au Louvre et au château de Versailles, en 1989 pour les célébrations du bicentenaire de la Révolution.À la lumière des recherches menées ces trente dernières années, l'exposition de 2025 présente une nouvelle synthèse qui donne à voir la richesse inédite d'un parcours qui mêle l'artistique et le politique. Car il ne fut pas qu'un artiste témoin de cette période fondatrice de l'histoire de France qui court de 1748 à 1825 : il voulut en être un acteur de premier plan. Nul autre peintre n'a autant surplombé son époque, tant par son rayonnement artistique étendu sur l'Europe entière, que par les hautes fonctions politiques qu'il a occupées en 1793-1794 aux côtés de Robespierre, dont il paya le prix comme exilé politique à la chute de Napoléon.S'agissant d'une rétrospective, le parcours de l'exposition suit un plan chronologique, précédé d'un prologue évoquant la laborieuse quête du Prix de Rome, que David échoue par quatre fois à obtenir. L'exposition met l'accent sur plusieurs thèmes forts qui permettent de comprendre en quoi l'art de David nous parle aujourd'hui tout particulièrement.Catalogue de l'exposition – Sous la direction de Sébastien Allard. Coédition musée du Louvre / Hazan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Edward Weston” Modernité révéléeà la Maison Européenne de la Photographie, Parisdu 15 octobre 2025 au 25 janvier 2026Entretien avecLaurie Hurwitz,commissaire d'exposition et responsable de la collection vidéos d'artiste de la MEP, co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 14 octobre 2025, durée 19'46,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/19/3655_edward-weston_maison-europeenne-de-la-photographie/Communiqué de presse Commissaires :Simon Baker & Laurie Hurwitz, MEP, ParisPolly Fleury & Hope Kingsley, Wilson Centre for Photography, LondresChargée de production : Elisa Monteillet, MEP, ParisCette exposition a été réalisée avec le soutien du Wilson Centre of Photography sur une idée de Michael Wilson.La MEP présente Modernité révélée, la plus grande exposition dédiée à Edward Weston à Paris depuis près de trente ans. Figure majeure de la modernité photographique, Weston a forgé un langage visuel radicalement novateur, fondé sur la clarté, la rigueur formelle et une exploration approfondie du médium photographique.Conçue à l'initiative de Michael Wilson — fondateur du Wilson Centre for Photography à Londres et l'un des plus grands collectionneurs de photographies au monde — l'exposition réunit un ensemble rare de tirages d'époque issus de sa collection, dont plusieurs sont présentés pour la première fois en France. Ces oeuvres offrent un éclairage exceptionnel sur l'évolution du travail de Weston et sur l'émergence d'un modernisme photographique pleinement affirmé.S'étendant sur plus de trois décennies, de 1908 à 1945, le parcours retrace la trajectoire artistique de Weston. Ses premières photographies pictorialistes, réalisées en Californie dans les années 1910 et au début des années 1920, s'inscrivent dans les traditions visuelles du XIXe siècle : flous soigneusement maîtrisés, mises en scène élaborées, et présence de symboles allégoriques. Progressivement, son regard se transforme : les images gagnent en netteté, les compositions s'épurent, et l'accent se porte de plus en plus sur la forme, la surface et la structure. Dès les années 1920, certaines oeuvres tendent vers l'abstraction géométrique — bien que Weston n'ait jamais adopté un style unique. Cette transformation s'opère de manière continue : les motifs se croisent, les techniques évoluent, révélant un artiste en constante recherche, affûtant sans relâche son regard.L'exposition met en lumière les grandes étapes de ce cheminement, notamment son séjour au Mexique, où il collabore étroitement avec Tina Modotti. Ensemble, ils créent des portraits et des nus empreints d'une liberté nouvelle et d'une radicalité inédite. Ces images dialoguent avec ses paysages évocateurs de la côte californienne, autour de Point Lobos et Carmel.Le coeur de l'exposition rassemble ses séries les plus emblématiques : gros plans sensuels de formes naturelles — poivrons, coquillages, fruits et légumes — photographiés avec une intensité presque obsessionnelle ; paysages de dunes et de rochers à Point Lobos et dans la Death Valley ; nus lumineux de Charis Wilson, sa muse et compagne. Weston y révèle la beauté universelle des choses les plus simples, qu'il transforme en formes sculpturales épurées. Portraits, nus, natures mortes et paysages se répondent dans une mise en relation inédite, dévoilant les résonances profondes de son oeuvre. Chez Weston, les formes naturelles prennent souvent des qualités anthropomorphiques subtiles, témoignant de la puissance formelle et de la richesse expressive de son regard.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize” la Licorne, lʼétoile et la luneau musée de la Chasse et de la Nature, Parisdu 14 octobre 2025 au 8 mars 2026Entretien avecFlorentine et Alexandre Lamarche-Ovize,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 13 octobre 2025, durée 20'54,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/17/3653_lamarche-ovize_musee-de-la-chasse-et-de-la-nature/Communiqué de presse Direction du musée : Alice Gandin, conservatrice en chef du patrimoineCommissariat : Rémy Provendier-Commenne, responsable des collections du Musée de la Chasse et de la NatureÀ partir du 14 octobre 2025 et jusquʼau 8 mars 2026, le Musée de la Chasse et de la Nature consacre une exposition au duo artistique Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize intitulée La licorne, lʼétoile et la lune. Sous leur geste créatif, la salle dʼexposition temporaire se métamorphose en un espace immersif, à mi-chemin entre paysage et foyer domestique. Ils inventent une exposition à habiter.« Une exposition, cʼest toujours une forme de présage, une projection, une tentative dʼétablir des liens — ici, une narration. La licorne, cʼest une créature mythique, mais à lʼorigine, sa corne vient du narval. Elle est associée au cheval, lʼun des premiers compagnons de lʼhumain. On oscille entre mythe, outil et compagnon. La lune, elle, cʼest un élément fondamental dans les cultures paysannes, dans la biodynamie, dans les cycles agricoles. Elle structure le vivant. Quant à lʼétoile, cʼest une construction fictive, une figure imaginaire — mais on est faits dʼétoiles ! Cʼest aussi de la chimie. Cʼest beau de se dire quʼon est plus composés dʼétoiles que le soleil lui-même. » Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize, entretien pour la préparation de l'exposition.Comme lʼexpliquent les artistes, cette installation est pensée comme un « crépuscule crayonné qui ondule sur un tissu panoramique et invite le spectateur dans une installation immersive où se côtoient dessins, estampes, céramiques, luminaires et animation. Un environnement dʼintérieur à ciel ouvert qui, au gré de la déambulation, invite le visiteur à rencontrer les divers personnages dʼun bestiaire fait de paon, cerf, hibou, grenouille, chat, etc. »Cette approche théâtralisée marque le point de départ dʼun projet plus vaste, qui se déploie à travers les différents étages du musée. Pensée comme une série dʼhommages et de relectures, lʼintervention artistique sʼempare des murs, du mobilier et des tapisseries, utilisant la muséographie singulière du Musée de la Chasse et de la Nature comme un espace domestique à prolonger.Entre oeuvres inédites créées pour le musée, emprunts et pièces emblématiques de leur parcours, Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize jouent avec les thématiques du musée, instaurant un dialogue entre ornement, portrait, statuaire et trophée.Largement inspirés par lʼépoque médiévale et notamment par le Bestiaire dʼamour, oeuvre en prose de Richard de Fournival rédigée vers 1245, les artistes tissent des récits qui interrogent notre lien aux autres espèces. Comment construire des relations dʼaltérité fondées non sur la domination, mais sur le respect, lʼentraide et lʼaffection ?Parmi les figures qui peuplent cet univers symbolique, le motif de la sorcière – archétype de la marginalité persécutée, souvent liée à la nature, aux animaux, aux forces lunaires et féminines – entre dans lʼœuvre des artistes. Cette figure, qui convoque lʼimaginaire des chasses aux sorcières autant que celui des procès dʼanimaux au Moyen Âge, sʼinscrit dans le bestiaire de lʼexposition comme un contrepoint critiqu aux représentations traditionnelles du pouvoir et de la domestication. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Les gens de Paris, 1926-1936” Dans le miroir des recensements de populationau musée Carnavalet – Histoire de Paris, Parisdu 8 octobre 2025 au 8 février 2026Entretien avecSandra Brée,chargée de recherche au CNRS au laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA),et co-commissaire de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 7 octobre 2025, durée 19'23,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/16/3652_les-gens-de-paris_musee-carnavalet/Communiqué de presse Commissariat :Valérie Guillaume, directrice du musée Carnavalet – Histoire de ParisHélène Ducaté, chargée de mission scientifique au musée Carnavalet – Histoire de ParisSandra Brée, chargée de recherche au CNRS au Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes (LARHRA), commissaire invitéeEn prenant pour point de départ trois recensements de population à Paris, l'exposition « Les gens de Paris » renouvèle le regard sur la population parisienne de l'entre-deux-guerres.Depuis le début du 19e siècle, Paris connaît une croissance démographique continue, avec un pic de population identifié en 1921 (2,89 millions d'habitants), jamais égalé depuis. La capitale est une ville très dense, dynamique et en mutation. Elle attire en nombre de nouveaux habitants, le plus souvent de jeunes adultes et célibataires, de province, de l'empire colonial français ou de pays étrangers.Pour connaître le chiffre et la composition de la population, Paris, comme chaque commune française, procède tous les cinq ans à un recensement donnant lieu à la publication de statistiques. Cependant, à la différence des autres communes, la capitale n'avait jamais dressé de liste nominative des personnes avant 1926, ce qui rend les trois recensements de 1926, 1931 et 1936, conservés aux Archives de Paris, particulièrement intéressants. Réalisés dans les 80 quartiers parisiens répartis en 20 arrondissements, ces registres invitent à se lancer dans une enquête inédite sur la population parisienne d'il y a cent ans.Partant de la structure générale bien spécifique de la population parisienne, le portrait des Parisiennes et des Parisiens est dressé, des lieux de naissance et nationalités aux professions exercées, en passant par les situations familiales et la répartition au sein de chaque quartier et immeuble de la ville.Une mosaïque de récits de vie les plus variés émerge dans un tourbillon de souvenirs et d'émotions. Cette exposition invite à mieux se – et nous – connaître et reconnaître, individuellement et collectivement.Nous allons ainsi à la rencontre de la Goulue (Louise Weber), une sténodactylo, Joséphine Baker, Charles Aznavour, Kiki de Montparnasse (Alice Prin), une agente de police, Edmée de la Rochefoucauld, un chauffeur de taxi, Edith Piaf (Edith Gassion), Fernandel (Fernand Contandin), une téléphoniste, des chômeurs, les habitants de la ceinture (appelée ‘zone') de Paris grâce à une base de données spécialement conçue par une équipe de chercheurs du CNRS entre 2020 et 2025.En regard de ces histoires singulières et de ces dynamiques collectives, des infographies spécialement réalisées pour le projet donnent des clés de compréhension. Par ailleurs, les oeuvres exposées, le plus souvent inédites, permettent de réinterroger plusieurs thèmes tels que les droits des enfants, les politiques familiales, les migrations, les libertés amoureuses, les lois sociales, l'urbanisme et les habitats, l'histoire du travail ou encore le chômage. Des questionnements qui restent actuels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Le Moyen Âge du XIXe siècle” Créations et faux dans les arts précieuxau musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, Parisdu 7 octobre 2025 au 11 janvier 2026Entretien avecChristine Descatoire,conservatrice générale au musée de Cluny,et Frédéric Tixier,maître de conférence en histoire de l'art médiéval à l'Université de Lorraine, et commissaires de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 6 octobre 2025, durée 20'13,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/15/3651_moyen-age-du-xix_musee-de-cluny/Communiqué de presse Commissariat :Christine Descatoire, conservatrice générale au musée de ClunyFrédéric Tixier, maître de conférences en histoire de l'art médiéval à l'Université de LorraineLe XIXe siècle redécouvre le Moyen Âge tout en le réinterprétant. L'exposition « Le Moyen Âge du XIXe siècle. Créations et faux dans les arts précieux », présentée du 7 octobre 2025 au 11 janvier 2026 au musée de Cluny – musée national du Moyen Âge, explore cette histoire artistique qui a contribué à façonner notre regard sur l'art médiéval.Après les événements révolutionnaires, le XIXe siècle cultive une rêverie romantique emplie de nostalgie médiévale et connait d'importants progrès technologiques. Les grandes collections d'objets médiévaux se constituent alors. Ce siècle aime et s'inspire du Moyen Âge en produisant des copies, des pastiches, des oeuvres composites et des faux. L'exposition propose des confrontations, mettant en regard certains objets médiévaux avec leurs « résonances » du XIXe siècle.Le propos est centré sur les arts précieux, dans leur acception médiévale : pièces d'orfèvrerie et d'émaillerie, ivoires, tissus précieux. Ces domaines bénéficient au XIXe siècle de redécouvertes techniques. Ces phénomènes culturels et artistiques émergent dès les années 1820-1830 jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, soit pendant un siècle environ. Collectionneurs, ateliers de création et de restauration, mais aussi faussaires, en sont les principaux acteurs, autour d'un marché de l'art en pleine expansion, en particulier à Paris, qui apparaît alors comme la capitale des arts précieux.Le parcours de l'exposition s'articule en quatre sections principales. Il met d'abord en lumière les objets médiévaux devenus modèles, à travers leur étude par le biais de publications, relevés et dessins. Quelques-uns deviennent même des objets iconiques, souvent copiés comme le ciboire d'Alpais ou l'ange de Saint-Sulpice-les-Feuilles. En parallèle, des techniques médiévales d'arts précieux sont redécouvertes ou remises au goût du jour.La seconde partie est consacrée au rôle déterminant des collectionneurs dans la constitution des premières grandes collections d'art médiéval, qu'elles soient privées ou publiques. Elle évoque notamment celle d'Alexandre Du Sommerard, à l'origine du musée de Cluny, ou celle d'Alexandre Basilewsky, le « roi des collectionneurs », qui possédait des oeuvres d'art et curiosités telles que la corne d'élan de Saint-Arnoul aujourd'hui conservée au Rijksmuseum d'Amsterdam.La troisième section explore les créations dans le goût du Moyen Âge, qu'il s'agisse d'imitations fidèles, de pastiches ou d'objets composites combinant différents styles, aussi bien dans le domaine religieux que profane. Des objets méconnus du XIXe siècle provenant de la collection du musée de Cluny seront présentés pour la première fois, comme un grand buste-reliquaire féminin, ou encore une harpe en ivoire du musée de Louvre, considérée comme médiévale lors de son acquisition.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Berthe Weill” Galeriste d'avant-gardeau Musée de l'Orangerie, Parisdu 8 octobre 2025 au 26 janvier 2026Entretien avecMarianne Le Morvan,fondatrice et directrice des Archives Berthe Weill, commissaire d'expositioin et chercheuse indépendante, et co-commissaire de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 3 octobre 2025, durée 16'14,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/15/3650_berthe-weill_musee-de-l-orangerie/Communiqué de presse Commissariat :Sophie Eloy, Attachée de collection, chargée des contrepoints contemporains au musée de l'OrangerieAnne Grace, Conservatrice de l'art moderne au Musée des beaux-arts de MontréalLynn Gumpert, Directrice du Grey Art Museum, New York University, de 1997 à 2025Marianne Le Morvan, Fondatrice et directrice des archives Berthe Weill, commissaire d'expositions et chercheuse indépendanteEn 1901, Berthe Weill ouvre une galerie au 25, rue Victor-Massé, dans le quartier de Pigalle. Elle choisit alors de s'engager aux côtés des artistes de son temps, en contribuant à leur révélation puis à l'essor de leur carrière, malgré des moyens limités. Parmi eux se trouvent certains des plus grands noms des avant-gardes : comme d'autres aujourd'hui moins en vue. Avec un enthousiasme et une persévérance sans faille, elle a été leur porte-voix et les a soutenus pendant près de quarante ans, jusqu'à la fermeture de sa galerie en 1940, dans le contexte de la guerre et de la persécution des Juifs. Dès 1933, elle avait publié ses souvenirs de trois décennies d'activité sous le titre Pan! dans l'OEil!…, faisant oeuvre de pionnière de ce genre littéraire.Pourtant, la trajectoire de Berthe Weill, un temps presque effacée, n'est aujourd'hui pas encore inscrite au firmament des marchands d'art où figurent en bonne place Daniel-Henry Kahnweiler, Paul et Léonce Rosenberg, Ambroise Vollard ou encore Paul Guillaume. L'exposition, organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, le Grey Art Museum, New York University, et le musée de l'Orangerie à Paris, a pour ambition de mettre en lumière un pan encore méconnu de l'histoire de l'art moderne. Berthe Weill s'est engagée dès le début du siècle dans le soutien aux artistes sous le mot d'ordre de « Place aux jeunes » qui figurait sur sa carte publicitaire.De Picasso – qu'elle contribue à vendre avant même l'ouverture de sa galerie – à Modigliani – dont elle organise la seule exposition personnelle de son vivant en 1917 –, elle participe à la reconnaissance du fauvisme en présentant régulièrement des expositions du groupe d'élèves de Gustave Moreau réunis autour de Matisse. Elle s'engage, un peu plus tard, auprès des cubistes et des artistes de l'Ecole de Paris dans des batailles pour l'art, pour l'éclosion de ses nouvelles formes, mais aussi contre le conservatisme et la xénophobie. Malgré les vicissitudes, son intérêt pour les jeunes artistes n'a jamais faibli. C'est ainsi qu'elle a défendu farouchement des figures très différentes – dont certaines n'appartenant à aucun courant précis, – et leur a donné une chance en organisant une ou plusieurs expositions. Elle promeut, en outre, nombre d'artistes femmes, sans préjugés de sexe ou d'école, d'Émilie Charmy qu'elle expose régulièrement de 1905 à 1933 et qu'elle qualifie d' « amie d'une vie » à Jacqueline Marval, Hermine David ou encore Suzanne Valadon, alors très en vue. En 1951, à sa disparition, elle a présenté plus de trois cents artistes aux quatre adresses successives de sa galerie : 25, rue Victor-Massé ; 50, rue Taitbout à partir de 1917 ; 46, rue Laffitte de 1920 à 1934, et enfin 27, rue Saint-Dominique. Elle a organisé des centaines d'expositions jusqu'à la fermeture définitive de sa galerie en 1941.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Polaraki” Mille polaroids d'Araki Nobuyoshiau Musée national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 1er octobre 2025 au 12 janvier 2026Entretien avecCécile Dazord,conservatrice, chargée de mission pour l'art contemporain, musée Guimet, etÉdouard de Saint-Ours, conservateur des collections photographiques, musée Guimet, commissaires de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 30 septembre 2025, durée 24'50,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/09/3648_araki-nobuyoshi_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/Communiqué de presse Commissariat scientifique :Cécile Dazord, conservatrice, chargée de mission pour l'art contemporain, musée GuimetÉdouard de Saint-Ours, conservateur des collections photographiques, musée GuimetPhotographe japonais prolifique, obsessionnel et volontiers provocateur, Araki Nobuyoshi est, depuis les années 1960, un protagoniste incontournable de l'histoire de la photographie japonaise et internationale. Issue d'une donation exceptionnelle reçue par le musée Guimet, l'exposition POLARAKI dévoile un aspect essentiel de son oeuvre : l'exploration des possibilités infinies offertes par le Polaroid, source d'expérimentation centrale dans le travail de l'artiste.L'usage de la photographie à développement instantané constitue un geste quotidien pour l'artiste japonais Araki Nobuyoshi. Né à Tokyo en 1940, il suit des études de photographie avant de travailler pour une firme publicitaire à partir 1963. Devenu indépendant en 1972, il rencontre un succès considérable au Japon puis sur la scène internationale pour son regard nouveau sur l'intime. Il est aujourd'hui plus connu pour ses vues monumentales de fleurs et, dans une démarche qui a fait polémique, ses mises en scène du corps féminin à la frontière entre érotisme et pornographie.En contrepoint de ces compositions soigneusement élaborées, il adopte dans les années 1990 le Polaroid qui lui permet de saisir son environnement familier à chaque instant. Cette technique alimente dès lors un journal visuel chaotique et poétique autour duquel s'articule l'ensemble de son oeuvre, hanté jusqu'à l'obsession par l'amour, le sexe, la vie et la mort.En 2025, Stéphane André a fait don au musée Guimet de sa collection de polaroids d'Araki, constituée de près d'un millier de tirages acquis depuis 2000. Donnant à voir pour la première fois l'installation conçue par le collectionneur dans son appartement parisien, l'exposition POLARAKI rend hommage tant à l'importance du Polaroid chez l'artiste qu'à son appropriation par un particulier sous une forme apparentée au cabinet de curiosités.Le Polaroid comme journal visuelLe travail d'Araki nourri par son histoire personnelle, comme en témoignent trois séries consacrées à sa vie avec Aoki Yoko entre 1971 et 1992, de leur voyage de noces au décès de cette dernière. Figure centrale du courant shi-shashin (photographie du je), Araki s'empare dans les années 1990 de la photographie à développement instantané. Le procédé, inventé par Edwin Land et commercialisé à partir de 1948 par la marque Polaroid, lui permet de capturer sans relâche son quotidien en produisant une quantité considérable de ces tirages carrés. Le médium offre également de nouvelles opportunités plastiques à Araki, qui intervient sur les images à coups de ciseaux, de feutre ou de pinceau ; découpe, raboute et expose bord à bord ses tirages sous forme de grilles aux dimensions parfois monumentales. Les polaroids d'Araki se succèdent en un flux continu qui brouille les limites entre les sphères intime et publique, anticipant ainsi certains usages contemporains des images photographiques.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Isabelle Giovacchini”Plongées, fragments, répliquesau Centre Photographique d'Île-de-France, Pontault-Combaultdu 28 septembre au 21 décembre 2025Entretien avecIsabelle Giovacchini, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 30 septembre 2025, durée 34'57,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/09/3647_isabelle-giovacchini_centre-photographique-ile-de-france-pontault-combault/Communiqué de presse Commissariat : Nathalie Giraudeau, directrice du CPIFPremière exposition personnelle d'Isabelle Giovacchini en centre d'art, Plongées, fragments, répliques offre un regard inédit sur son travail de sélection, de manipulations et d'expérimentations à partir de fonds iconographiques ou d'images trouvées. Si la démarche de l'artiste s'inscrit dans le champ de la création contemporaine qui fait des photographies existantes son matériau premier1, sa singularité se dessine dans l'indétermination et le trouble que suscitent ses images transfigurées. Sans prétendre au contre-récit ou à la réhabilitation de vérités historiques, l'artiste cherche au contraire à épaissir le mystère qui entoure l'image, et à faire émerger des narrations brouillées, lacunaires, dans lesquelles on peut librement projeter ses propres imaginaires.Les transformations que l'artiste applique aux images sont variées, mais elles ont en commun de saisir la photographie dans sa matérialité : davantage qu'une image, les photographies deviennent des objets pouvant donner lieu à une série d'opérations qui, en les modifiant, déplacent leur signification. Parmi ces procédés, certains convoquent de manière détournée l'univers du laboratoire argentique, tout en l'articulant à des techniques propres au numérique – c'est le cas par exemple pour l'ensemble Quand fond la neige. Il s'agit en effet moins de revenir à une pratique primitive de la photographie que de repenser la matérialité de l'archive, au-delà des opérations de traitement d'images. D'autres procédés utilisés par l'artiste empruntent à la reprographie, par l'emploi du scanner, évoquant cette fois le monde des archivistes et de la recherche iconographique, sans réduire la photographie à un document mais précisément pour insuffler de l'accident, de l'imprévu, et dérégler le processus de reproduction des images.Pour Quand fond la neige (2014-2017), l'artiste travaille des vues des lacs montagneux issues de la photothèque du Parc national du Mercantour. Elle en efface ce qui représente la masse liquide en utilisant une solution chimique couramment utilisée en retouche argentique qui fait disparaître la matière photosensible, créant ainsi des manques, des béances dans l'image. Paradoxalement, la disparition de ces fragments d'images fait apparaître des paysages fictifs, impossibles, qui évoquent autant les légendes et traditions orales locales que des sites lunaires irréels.Leçons de ténèbres (2011) est une vidéo projetée en boucle d'un tirage photographique du Soleil sur laquelle se reflètent des halos de lumière, provoqués par des éclairages tenus hors-champ. Là encore, l'artiste crée des images spatiales fictives et déroutantes d'un Soleil lui-même éclipsé par des astres inconnus. Dans le même temps, ces reflets font apparaître la texture du papier, et nous rappellent ces halos qui apparaissent par exemple si l'on tente de photographier un livre à la lumière du Soleil. Le tirage photographique réapparaît donc dans sa dimension physique, mais également entouré de mystère, comme un objet que l'on explorerait à la lueur d'une torche. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Hoda Afshar” Performer l'invisibleau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 30 septembre 2025 au 25 janvier 2026Entretien avecAnnabelle Lacour, responsable des collections photographiques au musée du quai Branly – Jacques Chirac, et commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 29 septembre 2025, durée 14'27,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/05/3646_hoda-afshar_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/Communiqué de presse Commissariat :Annabelle Lacour Responsable des collections photographiques au musée du quai Branly – Jacques ChiracAvec la précieuse collaboration de l'artiste Hoda Afshar et de la Milani Gallery, BrisbaneIntroductionDepuis une quinzaine d'années, Hoda Afshar construit une oeuvre poétique et engagée qui interroge les rapports de pouvoir inscrits dans la pratique photographique. Née à Téhéran (Iran) en 1983 et aujourd'hui installée à Melbourne (Australie), elle est considérée comme l'une des artistes visuelles les plus novatrices de la scène contemporaine australienne.Instrument privilégié de la domination impériale, la photographie a contribué à façonner les imaginaires occidentaux sur le reste du monde. Consciente de cet héritage, Hoda Afshar explore les potentialités de ce médium pour faire émerger des histoires oubliées ou intentionnellement occultées. Ce faisant, elle réaffirme la puissance du langage photographique comme outil de révélation et de résistance.Première exposition personnelle de l'artiste en France, Hoda Afshar. Performer l'invisible déploie deux de ses projets majeurs – Speak the Wind et The Fold – qui incarnent les grands axes de sa recherche sur l'histoire des regards et dévoilent ses expérimentations plastiques autour de l'image. Avec Speak the Wind, Hoda Afshar repousse les limites de la photographie en cherchant à capturer les vents insaisissables des îles du détroit d'Ormuz en Iran. Fruit d'une recherche de l'artiste dans la collection du musée, The Fold se réapproprie les images prises au Maroc par le psychiatre Gaëtan Gatian de Clérambault en 1918 et 1919 pour interroger de manière critique les histoires qui entourent leur création.Photographies, vidéos, dessins, installations sonores et miroirs imprimés composent un parcours où les récits de l'invisible prennent forme.SPEAK THE WIND, 2015-2020Speak the Wind est le fruit de plusieurs voyages d'Hoda Afshar sur les îles du détroit d'Ormuz, à l'extrême sud de l'Iran. Ce projet interroge l'héritage de la photographie documentaire et ethnographique utilisée pour décrire les lieux et les populations. Dans ces paysages spectaculaires sculptés par les vents, l'artiste s'est penchée sur les histoires multiples de la région, haut lieu du commerce international depuis l'Antiquité, marquée par une pratique tardive de l'esclavage depuis l'Afrique de l'Est et par plusieurs siècles d'échanges économiques et culturels. Speak the Wind explore les croyances locales et les pratiques rituelles liées aux vents, perçus dans la région comme des forces nocives pouvant posséder les corps et provoquer des maladies. Des cérémonies visant à apaiser ces impressionnantes bourrasques mobilisent musique, chant, danse et encens. Mêlant images fixes et en mouvement, ce travail convoque les traces tangibles du vent, à la fois force physique et spirituelle. Une série de dessins réalisés par les habitants incorpore à la démarche de l'artiste le point de vue des protagonistes. À rebours d'un projet strictement documentaire, Hoda Afshar assemble des images évocatrices et poétiques, et offre au spectateur un espace de contemplation et de réflexion sur les rencontres possibles entre le réel et le spirituel. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Amazônia” Créations et futurs autochtonesau musée du quai Branly – Jacques Chirac, Parisdu 30 septembre 2025 au 18 janvier 2026Entretien avecLeandro Varison, directeur adjoint du département de la recherche et de l'enseignement, musée du quai Branly – Jacques Chirac, et co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 29 septembre 2025, durée 15'39,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/04/3645_amazonia_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/Communiqué de presseCommissaires :Leandro Varison, Anthropologue, directeur adjoint du département de la recherche et de l'enseignement, musée du quai Branly – Jacques ChiracDenilson Baniwa, Artiste, commissaire, designer et militant des droits des autochtones brésiliensEn donnant à entendre les voix autochtones d'Amazonie, l'exposition propose un regard inédit sur cette région, souvent réduite au cliché d'une nature exotique déconnectée du monde contemporain. Issue d'un commissariat collaboratif, elle met l'accent sur les concepts de créations et de futurs du point de vue de ses habitants. La richesse et la diversité des arts amazoniens sont également révélées à travers un dialogue entre les collections du musée du quai Branly et les oeuvres d'artistes autochtones contemporains. Une place importante est accordée au patrimoine immatériel et aux arts éphémères : arts oraux (musique, chants, diversité linguistique, etc.), peintures corporelles, dessins et graphismes, savoirs traditionnels.Créer la forêt, habiter les mondesSelon les mythologies amazoniennes, le monde naît d'un processus constant de transformation, ancré dans la continuité d'un cycle, le prolongement de ce qui existait auparavant. À la différence des récits scientifiques et religieux occidentaux, il n'existe pas d'origine absolue, pas de premier monde, pas d'être primordial qui ne soit lui-même le résultat d'un renouveau, d'une réalité ou d'êtres antérieurs. La création du monde est une dynamique en perpétuel mouvement. Après l'intervention des démiurges qui ont façonné la Terre et tous les êtres, ce mouvement créateur se prolonge. Les humains ont donc la responsabilité d'entretenir la vitalité du monde. À travers les savoirs chamaniques, les rituels et les cérémonies, ils soutiennent la dynamique de transformation permanente. La première section de l'exposition présente deux mythes de création du monde : celui des Iny Karajá, qui explique l'origine aquatique de l'humanité ; et celui des peuples du Rio Negro (Tukano, Desana, Barasana, Tuyuka), selon lequel les humains furent créés à partir des ornements du peuple Tonnerre. Une place particulière est accordée aux différentes manières de concevoir la beauté de la création, tel que les Baniwa et leur relation avec des animaux sacrés, des êtres qu'il est possible d'écouter mais impossible à voir. À travers une installation immersive, le public écoute la musique du démiurge Kowai, dont le corps est constitué des sons des animaux de la forêt. Les récentes découvertes archéologiques sur les origines de l'Amazonie sont également présentées pour une meilleure compréhension de la transformation des paysages de la région en nature anthropique.[...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“Mathilde Denize” Camera BalletLe Plateau Frac Île-de-France, Parisdu 25 septembre 2025 au 11 janvier 2026Entretien avecMathilde Denize, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 23 septembre 2025, durée 13'12,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/03/3643_mathilde-denize_le-plateau-frac-ile-de-france/Communiqué de presseCommissariat : Céline Poulin, directrice du Frac Île-de-FranceDu 25 septembre 2025 au 11 janvier 2026, le Frac Île-de-France invite Mathilde Denize à investir l'espace du Plateau pour sa première exposition personnelle dans une institution francilienne. Sa pratique artistique fait dialoguer peinture et sculpture – qui sont pour elle indissociables – installation, vidéo et performance. Elle développe une oeuvre singulière, où les formes naissent de l'assemblage, de la transformation et du recyclage. Ses peintures, souvent proches du vêtement ou du costume, sont à la fois des surfaces picturales et des objets portables, à la frontière du tableau, du volume et de la scénographie.Elle découpe ses anciennes toiles, y greffe des fragments de matériaux trouvés, d'objets abandonnés. Ses techniques de découpe et de montage évoquent celles du champ cinématographique. De cette archéologie personnelle naissent des oeuvres hybrides : costumes sans corps, entre armure et camouflage, silhouettes flottantes, figures en suspension. L'absence des corps suggérés renforce paradoxalement leur présence et des figures insaisissables se fondent dans la couleur qui les entoure à la manière d'un halo, leur confèrant une aura particulière.Mathilde Denize opère un travail de mise en scène de ses toiles, les métamorphosant ainsi en de véritables «tableaux-théâtres». À travers ses installations, elle propose des espaces de perception plutôt que de narration, nous invitant à nous laisser traverser par les formes et les affects.Camera Ballet prend la forme d'un ensemble immersif, dans lequel le public circule parmi des peintures-objets, des sculptures textiles, des vidéos et des dispositifs performatifs, dont une grande partie sont nouvellement créés. Mathilde Denize y compose un véritable théâtre de matières et de présences, une sorte de chorégraphie silencieuse où les formes s'animent. Camera Ballet engage à voir autrement, à laisser vagabonder le regard et à le mettre en mouvement, pour donner naissance à des formes et figures fugitives.Mathilde Denize est née en 1986 à Sarcelles (France). Elle est diplômée de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2013. Elle travaille à Saint-Ouen. Elle est représentée par la galerie Perrotin et a récemment exposé ses oeuvres à New York et Shanghai. Son travail a été montré tant à l'occasion d'expositions personnelles que collectives, en France et à l'international. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis (2020-2021). Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
“John Singer Sargent” Éblouir Parisau Musée d'Orsay, Parisdu 23 septembre 2025 au 11 janvier 2026Entretien avecPaul Perrin,conservateur en chef, directeur de la conservation et des collections, musée d'Orsay et co-commissaire de l'exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 22 septembre 2025, durée 19'39,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2025/10/02/3642_john-singer-sargent_musee-orsay/Communiqué de presseCommissariat :Caroline Corbeau-Parsons, conservatrice arts graphiques et peintures, musée d'OrsayPaul Perrin, conservateur en chef, directeur de la conservation et des collections, musée d'OrsayEn collaboration avec Stephanie L. Herdrich, Alice Pratt Brown Curator of American Painting and Drawing, assistée de Caroline Elenowitz-Hess, Research Associate, toutes les deux au Metropolitan Museum of Art, New York.New York, l'exposition John Singer Sargent. Éblouir Paris explore pour la première fois la période la plus décisive de la carrière du peintre américain. Réunissant exceptionnellement plus de 90 de ses oeuvres qui pour beaucoup reviennent en France pour la première fois depuis leur création, elle retrace l'ascension météorique du jeune artiste dans la capitale. Arrivé à Paris en 1874 pour étudier avec Carolus-Duran, à l'âge de dix-huit ans, il y séjourne jusqu'au milieu des années 1880, lorsqu'à trente ans il s'installe à Londres, après le scandale qu'a provoqué son chef-d'oeuvre au Salon, le célèbre portrait de Virginie Gautreau (Madame X). Pendant cette décennie, il réalise parmi ses plus grands chefs-d'oeuvre et se distingue par son inventivité et son audace.Organisée cent ans après la mort de Sargent (1856-1925), cette exposition vise à le faire (re)découvrir en France, où il a été largement oublié, alors qu'il est célébré en Angleterre et aux Etats-Unis comme un des plus grands artistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.Pendant ces dix ans exceptionnels (1874-1884), Sargent forge à la fois son style et sa personnalité dans le creuset de l'étourdissant monde de l'art parisien de la Troisième République, marqué par la multiplication des expositions, le développement du naturalisme et de l'impressionnisme, et par la montée en puissance de Paris comme capitale mondiale de l'art. Le jeune peintre américain y trouve des soutiens auprès d'autres expatriés mais s'intègre aussi avec brio à la société française en forgeant des liens avec un cercle d'artistes, d'écrivains, et de collectionneurs éclairés. Les femmes – mécènes, amies, modèles ou critiques d'art – jouent un rôle particulier dans cette ascension, comme le souligne l'exposition. Les nombreuses effigies que Sargent a laissées de ces personnalités brossent le portrait captivant d'une société en pleine mutation, cosmopolite, où l'ancienne aristocratie européennes côtoie les jeunes fortunes du NouveauMonde.Constamment en quête de nouvelles inspirations, Sargent dépeint peu la « vie parisienne », mais profite de son ancrage dans la capitale pour effectuer de nombreux voyages en Europe et en Afrique du Nord, dont il ramène des paysages et scènes de genre, qui allient « exotisme » à la mode mais aussi un sens du mystère et de la sensualité propre à l'artiste. C'est dans le domaine du portrait néanmoins que Sargent s'impose bientôt comme l'artiste le plus talentueux de son temps, surpassant ses maîtres et égalant les grands artistes du passé. Sa formidable habileté technique et l'assurance provocante de ses modèles fascinent le public et les critiques, certains voyant en lui le digne héritier de Velásquez. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Maison Rousseau et Littérature vous propose l'enregistrement de la soirée célébrant le centenaire de la naissance de Philippe Jaccottet. Poètes, traducteurs et spécialistes se réunissent pour mettre en lumière l'œuvre et l'influence de ce grand poète à travers tables rondes, dialogues et lectures. Ce podcast se déploie en six parties : 1. Table ronde : Jaccottet en idées reçues 2. La Revue de Belles-Lettres et Jaccottet 3. Table ronde : Portrait du poète en traducteur et en traductions 4. Table ronde : Écrire dans le sillage de Jaccottet ou sous son ombre ? 5. Chahut Média : Comment podcaster le poète ? 6. Lectures croisées de poèmes par tous les invités Date : 30 juin 2025 Avec : Laurent Cennamo, Judith Chavanne, Fabio Pusterla, Cristian Rossatti, Anne-Frédérique Schläpfer, Pierre-Alain Tâche, José-Flore Tappy, Fabien Vasseur, La Revue de Belles-Lettres, Chahut Média, Luni Duo – modéré par Thierry Raboud
La Maison Rousseau et Littérature vous propose l'enregistrement de la soirée célébrant le centenaire de la naissance de Philippe Jaccottet. Poètes, traducteurs et spécialistes se réunissent pour mettre en lumière l'œuvre et l'influence de ce grand poète à travers tables rondes, dialogues et lectures. Ce podcast se déploie en six parties : 1. Table ronde : Jaccottet en idées reçues 2. La Revue de Belles-Lettres et Jaccottet 3. Table ronde : Portrait du poète en traducteur et en traductions 4. Table ronde : Écrire dans le sillage de Jaccottet ou sous son ombre ? 5. Chahut Média : Comment podcaster le poète ? 6. Lectures croisées de poèmes par tous les invités Date : 30 juin 2025 Avec : Laurent Cennamo, Judith Chavanne, Fabio Pusterla, Cristian Rossatti, Anne-Frédérique Schläpfer, Pierre-Alain Tâche, José-Flore Tappy, Fabien Vasseur, La Revue de Belles-Lettres, Chahut Média, Luni Duo – modéré par Thierry Raboud
La Maison Rousseau et Littérature vous propose l'enregistrement de la soirée célébrant le centenaire de la naissance de Philippe Jaccottet. Poètes, traducteurs et spécialistes se réunissent pour mettre en lumière l'œuvre et l'influence de ce grand poète à travers tables rondes, dialogues et lectures. Ce podcast se déploie en six parties : 1. Table ronde : Jaccottet en idées reçues 2. La Revue de Belles-Lettres et Jaccottet 3. Table ronde : Portrait du poète en traducteur et en traductions 4. Table ronde : Écrire dans le sillage de Jaccottet ou sous son ombre ? 5. Chahut Média : Comment podcaster le poète ? 6. Lectures croisées de poèmes par tous les invités Date : 30 juin 2025 Avec : Laurent Cennamo, Judith Chavanne, Fabio Pusterla, Cristian Rossatti, Anne-Frédérique Schläpfer, Pierre-Alain Tâche, José-Flore Tappy, Fabien Vasseur, La Revue de Belles-Lettres, Chahut Média, Luni Duo – modéré par Thierry Raboud
Fr. Patrick preached this homily on July 26, 2025. The readings are from Exodus 24:3-8, Psalm 50:1b-2, 5-6, 14-15 & Matthew 13:24-30. — Connect with us! Website: https://slakingthirsts.com/ Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCytcnEsuKXBI-xN8mv9mkfw