Congolese gynecologist, Nobel laureate
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Alors que l'épidémie d'Ebola continue d'affecter la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs, la riposte sanitaire et humanitaire s'organise, notamment avec l'aide de l'Union européenne qui a mis 170 millions d'euros sur la table. Le week-end dernier, la commissaire européenne à la coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises s'est rendu une nouvelle fois dans l'est du pays, à Bunia, l'épicentre de la maladie. Hadja Lahbib est la Grande Invitée Afrique de RFI. RFI : Vous étiez à Bunia la semaine dernière dans l'épicentre de l'épidémie d'Ebola. Quels enseignements en tirez-vous sur la situation ? Hadja Lahbib : L'Union européenne est un partenaire fiable, loyal, fidèle à l'Afrique. Dès l'apparition de l'épidémie, on a envoyé 100 tonnes de matériel médical, de tentes, de protection personnelle pour les travailleurs humanitaires. Mais aller sur place, témoigner de sa solidarité, communiquer, voir comment aussi l'aide est distribuée, comment elle est mise en place, c'est autre chose. Et je crois que ça a été très bien reçu par les communautés en place. Et votre bilan concernant l'arrivée de l'aide et sa gestion sur place ? Tout d'abord, l'aide est bien parvenue, j'ai pu le constater moi-même. Le corridor Bukavu-Uvira est toujours ouvert. Une liaison aérienne humanitaire d'Entebbe à Bunia a été établie. Et donc pour les communautés qui sont actuellement touchées par cette épidémie d'Ebola, c'est extrêmement important car ça permet évidemment, grâce à l'ouverture de ces infrastructures logistiques, de faire parvenir l'aide au plus vite. C'est vraiment une ligne de vie. Et ensuite la communication : j'ai vu les infrastructures sanitaires mises en place. C'est très important. Il y a eu beaucoup de désinformation dans les communautés qui ont conduit malheureusement à des faits de violence. Vous savez que des tentes médicales ont été brûlées. Un hôpital a été attaqué parce qu'il y avait des rumeurs qui disaient que les corps étaient enlevés pour qu'on prélève, par exemple, les organes vitaux, etc. Donc on a pu installer des infrastructures transparentes qui permettent aux familles de garder un contact avec leurs proches quand ils sont suspectés d'avoir été contaminés ou qu'ils sont contaminés de façon avérée. Et donc ces parois transparentes permettent d'arrêter de nourrir les peurs fantasmagoriques et de rassurer les familles. Finalement, avoir des solutions africaines pour des problèmes africains, c'est ce qui est le plus important, avec bien sûr le soutien de l'Union européenne. Et ça, ce n'est possible que si les communautés, les populations locales sont dans une relation de confiance avec le corps médical et avec les ONG sur place. Il y a une semaine, le docteur congolais et prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, écrivait dans le journal Le Monde que cette 17ᵉ épidémie d'Ebola en RDC pourrait devenir la plus meurtrière jamais enregistrée, notamment du fait que la souche Bundibugyo soit très rare. Vous qui étiez sur place, vous partagez ce constat alarmant ? La dernière épidémie, même si on n'en a pas parlé ici en Europe, elle date seulement d'il y a cinq mois. Ça montre la nécessité d'avoir une réponse durable. Ce qu'on a construit pour l'instant, ce sont des infrastructures qui ne sont pas pérennes. Or, vous le savez, à cause de la guerre qui sévit dans cette région de l'Ituri, entre autres, mais aussi de Goma, le système de santé est à genoux. On compte à peu près trois millions de déplacés dans toute la région. Rien que dans le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et l'Ituri, c'est près d'un million de personnes déplacées. J'ai moi-même été dans les camps où des dizaines de milliers de personnes sont rassemblées, alors que le camp a une capacité seulement de la moitié ou voire d'un dixième, avec des conditions sanitaires extrêmement précaires. C'est comme si on était assis sur un volcan qui, à un moment ou un autre, va exploser. Donc il est essentiel d'avoir une approche durable, d'avoir un cessez-le-feu aussi qui soit respecté par toutes les parties prenantes au conflit et de cesser aussi des déforestations sauvages, des exploitations sauvages des mines de matériaux critiques qui, finalement, retranchent les animaux sauvages qui deviennent contagieux, car vous savez que ces zoonotiques, c'est une maladie transmise par les chauves-souris, qui est le résultat de la dégradation du milieu naturel. Parlons du rôle des États-Unis. Il y a la construction très controversée d'un centre d'accueil Ebola au Kenya, voulu par les Américains et contesté par les populations sur place, alors que le Kenya est épargné par le virus. Washington exige également de la part de votre pays, la Belgique, de ne plus accueillir sur son sol des ressortissants congolais et de pays touchés par Ebola. Comment l'Europe fait-elle face aux pressions de Washington sur la gestion de ses propres frontières ? L'Europe a une approche basée sur l'expertise scientifique. Nous avons créé, suite au Covid-19 et la pandémie, la Haute autorité pour la réponse aux épidémies. Nous monitorons tous les virus qui circulent, par exemple dans les eaux usées. Nous avons boosté la recherche scientifique. Nous avons aussi notre propre centre de contrôle des maladies infectieuses. Nous collaborons main dans la main avec Africa CDC, qui est notre partenaire sur place. Les États-Unis, eux, ont une toute autre approche American First. Nous Européens, nous avons plutôt une approche qui vise à soutenir une réponse africaine pour une urgence africaine, mais aussi internationale.
Rendez-vous avec la méga star congolaise Fally Ipupa pour refaire le match autour de ses deux Stade de France, les 2 et 3 mai derniers. Retour sur son incroyable itinéraire, les moyens mis en œuvre pour développer sa carrière internationale et ses futurs projets - dont l'O2 Arena de Londres prévu pour le 25 octobre 2026. Dans cet épisode, c'est le Prix Nobel de la Paix, le Dr Denis Mukwege, qui offre la vidéo surprise.
Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets. RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.
Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j'aie un troisième mandat, j'accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l'on mette la RDC sur de bons rails. » Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l'est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. » Prétextes ? En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l'est du pays (entre les mains de l'AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l'organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d'une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. » De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l'État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu'il aurait été gêné dans l'exercice de ses mandats. D'abord, jusqu'en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de 2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l'armée rwandaise et des rebelles de l'AFC/M23 – le gouvernement congolais et l'administration américaine accusant Kabila de les soutenir. » À lire aussiRDC : révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Sur les pas de Mobutu ? Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l'UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l'article 220, qui limite leur nombre. » Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l'UDPS assume aujourd'hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. » Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s'interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l'État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s'appliquer à son parti, s'exclame le site. Longtemps formation d'opposition persécutée, l'UDPS semble aujourd'hui fascinée par ce qu'elle dénonçait hier : l'hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. » En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l'État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu'ici laissées à ses alliés de l'Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans… À lire aussiRDC : l'opposition poursuit ses échanges face à l'annonce d'un éventuel troisième mandat du président Mépris des principes démocratiques ? Pour sa part, l'opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s'en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l'opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique. Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l'impasse sécuritaire dans l'est et ce qu'il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s'appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l'impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays. Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l'est et la reconstruction de l'autorité publique. »
Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j'aie un troisième mandat, j'accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l'on mette la RDC sur de bons rails. » Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l'est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. » Prétextes ? En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l'est du pays (entre les mains de l'AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l'organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d'une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. » De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l'État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu'il aurait été gêné dans l'exercice de ses mandats. D'abord, jusqu'en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de 2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l'armée rwandaise et des rebelles de l'AFC/M23 – le gouvernement congolais et l'administration américaine accusant Kabila de les soutenir. » À lire aussiRDC : révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Sur les pas de Mobutu ? Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l'UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l'article 220, qui limite leur nombre. » Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l'UDPS assume aujourd'hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. » Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s'interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l'État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s'appliquer à son parti, s'exclame le site. Longtemps formation d'opposition persécutée, l'UDPS semble aujourd'hui fascinée par ce qu'elle dénonçait hier : l'hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. » En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l'État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu'ici laissées à ses alliés de l'Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans… À lire aussiRDC : l'opposition poursuit ses échanges face à l'annonce d'un éventuel troisième mandat du président Mépris des principes démocratiques ? Pour sa part, l'opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s'en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l'opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique. Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l'impasse sécuritaire dans l'est et ce qu'il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s'appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l'impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays. Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l'est et la reconstruction de l'autorité publique. »
À l'occasion d'un Ciné-ONU consacré au film Muganga, celui qui soigne, ONU Info Genève vous propose un entretien avec Guy-Bernard Cadière, chirurgien belge et proche collaborateur du Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix en 2018.Dans cet échange, il revient sur une rencontre déterminante — un véritable « coup de foudre » en amitié — et sur leur engagement commun auprès des survivantes de violences sexuelles à l'hôpital de Panzi, en République démocratique du Congo.Au-delà du geste médical, il évoque la notion de réparation dans toutes ses dimensions — psychologique, sociale et judiciaire — ainsi que le rôle des Nations Unies face à ces violences. (Interview : Professeur Guy-Bernard Cadière ; propos recueillis par Alexandre Carette, ONU Info Genève)
L'histoire de Denis Mukwege commence en République démocratique du Congo, un pays riche en ressources mais marqué par des décennies de violences. Fils de pasteur, il décide très jeune de devenir médecin pour aider les plus vulnérables. Devenu chirurgien obstétricien, il se consacre d'abord à soigner les femmes enceintes. Mais les guerres qui ravagent l'est du pays transforment sa mission : il doit désormais traiter des milliers de femmes victimes de viols utilisés comme arme de guerre. À l'hôpital de Panzi, qu'il fonde à Bukavu, il répare les corps brisés et soutient les survivantes dans leur reconstruction. Face à l'ampleur du drame, il décide de dénoncer ces crimes devant le monde entier. Malgré les menaces et les tentatives d'assassinat, il refuse d'abandonner celles qu'il soigne. Son courage et son engagement font de lui une voix majeure pour les droits des femmes. En 2018, il reçoit le Prix Nobel de la paix pour son combat contre les violences sexuelles dans les conflits. Son histoire est celle d'un homme qui transforme la médecine en lutte pour la justice et la dignité humaine. Merci pour votre écoute Vous aimez l'Heure H, mais connaissez-vous La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiK , une version pour toute la famille.Retrouvez l'ensemble des épisodes de l'Heure H sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/22750 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : Un jour dans l'Histoire : https://audmns.com/gXJWXoQL'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvVous aimez les histoires racontées par Jean-Louis Lahaye ? Connaissez-vous ces podcast?Sous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppv36 Quai des orfèvres : https://audmns.com/eUxNxyFHistoire Criminelle, les enquêtes de Scotland Yard : https://audmns.com/ZuEwXVOUn Crime, une Histoire https://audmns.com/NIhhXpYN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les violences sexuelles liées aux conflits continuent d'affecter les survivantes et les survivants bien après la fin des hostilités. Souvent passées sous silence, elles doivent d'abord être reconnues avant même de pouvoir aborder la question de la réparation. En conséquence, le droit à réparation reste aujourd'hui très insuffisamment appliqué. Comment mettre en place des formes de réparation réellement utiles et porteuses de sens pour les personnes concernées ? Comment garantir que les survivantes et les survivants puissent faire entendre leur voix ? Avec qui travailler pour prévenir ces violences à l'avenir ? Le Global Survivors Fund (GSF), organisme créé par le Dr Denis Mukwege et Nadia Murad, Prix Nobel de la Paix 2018, œuvre à garantir l'accès à la réparation pour les survivantes et survivants de violences sexuelles liées aux conflits. Nous avons invité sa cheffe de la communication, Sarah-Eve Hammond, pour répondre à ces questions au micro de WHY CARE?
L'invité de 7h50. Ce vendredi Thomas de Bergeyck reçoit l'acteur et humoriste Kody. Il vient nous présenter un film très touchant, « MUGANGA, CELUI QUI SOIGNE », l'histoire du combat que mène le docteur Denis Mukwege pour réparer les femmes victimes de violences sexuelles et d'excision. Le film raconte la rencontre entre Mukwege et un chirurgien belge, qui fut notre invité sur bel rtl il y a quelques semaines, Guy-Bernard Cadière. Kody joue son homme de confiance.
Bonjouuuuur !Qui dit nouvelle année dit évidemment... retour de notre instant stats préféré :D On espère que l'épisode vous plaira, n'hésitez pas à nous donner vos avis, par mail : entrenospages@gmail.com ou via les réseaux sociaux que vous pouvez retrouver sur notre linktree https://linktr.ee/entrenospages.Bonne écoute !Les livres abordés dans cet épisode sont (spoiler alert de nos tops si vous lisez ça avant d'écouter l'épisode - mais ils sont dans le désordre pour brouiller les pistes) :- Batman : The dark prince charming, Enrico Marini- Capitale du Nord/Sud, Claire Duvivier et Guillaume Chamanadjian- Des milliards de tapis de cheveux, Andreas Eschbach- Et à la fin ils meurent : La sale vérité sur les contes de fées, Lou Lubie- Fondation, Isaac Asimov- L'homme qui écoutait battre le coeur des chats, Mathias Malzieu- La guerre de la faille/The riftwar, Raymond E. Feist- La reine Margot, Alexandre Dumas- La vie devant soi, Romain Gary- Le choeur des femmes, Aude Mermilliod- Les Aînés, Serenya Howell- Les cités des anciens/The rain wild chronicles, Robin Hobb- Les couilles sur la table, Victoire Tuaillon- Les fureurs invisibles du coeur/The Heart's Invisible Furies, John Boyne- Les sentiers des astres, Stefan Platteau- Les soeurs Grémillet, Giovanni Di Gregorio et Alessandro Barbucci- Lightfall, Tim Probert- Vanja et le Loup/Little thieves, Margaret Owenmm- Plein-Ciel, Siècle Vaëlban- Réparer les femmes, Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière- Le Faiseur de Rêves/Strange the dreamer, Laini Taylor- Sukkwan Island, David Vann- Swan song, Robert McCammon- Vita nostra, Marina et Sergueï Diatchenko- Wayward pines, Blake Crouch Musique : "La Pompe Du Trompe" de Shane Ivers - https://www.silvermansound.com
Placer les droits des femmes au cœur des relations internationales : c'est l'ambition de la « diplomatie féministe ». Dans cet épisode, Mariane rencontre Delphine O, ambassadrice et autrice du livre La diplomatie féministe est un sport de combat, pour comprendre comment ce concept inventé par Margot Wallström en 2014 transforme concrètement la manière dont les États agissent et coopèrent. Une plongée inspirante au cœur d'une diplomatie qui se réinvente pour plus de justice et d'égalité. Dans cette série, Mariane, apprentie en communication au ministère, s'interroge sur le lexique propre à la diplomatie. Elle nous invite à explorer ce vocabulaire si particulier qui nous révèle les pratiques et les métiers des affaires étrangères. Chaque épisode est l'occasion pour Mariane de partir à la rencontre d'une agente ou d'un agent qui décrypte ce jargon et nous permet d'entrer un peu plus dans les coulisses de la fabrique de la diplomatie. Sources diplomatiques est le podcast réalisé par les équipes du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères : une plongée au cœur de la diplomatie française, une invitation à découvrir les rapports d'influence, les négociations, les questions stratégiques et la mécanique des grands enjeux politiques internationaux. Retrouvez aussi les séries documentaires consacrées à la gouvernance de l'océan, à l'Académie diplomatique d'été, à la guerre en Ukraine, à la COP28 et également des table-rondes sur la photo en diplomatie ou la diplomatie sportive, ainsi que des témoignages sur l'histoire des relations internationales... Sources diplomatiques est disponible sur toutes les plateformes d'écoute. -- Crédits Conception pôle création, édition, événement, podcast - Direction de la communication et de la presse / Ministère de de l'Europe et des Affaires étrangères Voix, écriture, production, réalisation et édition : Mariane Schlegel Illustration : Julie Feydel Communication : Kaled Maddi Direction de production : Julie Godefroy Musique : All in your stride, ABE ; Something new, Castle Heist ; Turning point, Alon Peretz ; La Huelga Feminista, chœur des Mujeres Feministas ; Debout les femmes, Compagnie Dicilà. Archives & extraits : extrait du discours d'Angelina Jolie au Sommet mondial pour mettre fin à la violence sexuelle dans les conflits en juin 2014 ; extrait du discours de Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la Paix 2018 ; extrait du discours de Michelle Obama à l'occasion de la Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders de 2014 ; extrait d'un discours de Michelle Bachelet, ancienne directrice de ONU Femmes, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, 25 Novembre 2012.
Aujourd'hui, l'invitée culture est Marie-Hélène Roux, la réalisatrice de Muganga, celui qui soigne, le premier biopic consacré au combat du docteur Denis Mukwege, gynécologue congolais, prix Nobel de la paix 2018, surnommé « l'homme qui répare les femmes ». Depuis son hôpital de Panzi, il a soigné des dizaines de milliers de femmes victimes de viols utilisés comme arme de guerre en République démocratique du Congo. À écouter aussiMuganga, le combat du docteur Mukwege
Aujourd'hui, l'invitée culture est Marie-Hélène Roux, la réalisatrice de Muganga, celui qui soigne, le premier biopic consacré au combat du docteur Denis Mukwege, gynécologue congolais, prix Nobel de la paix 2018, surnommé « l'homme qui répare les femmes ». Depuis son hôpital de Panzi, il a soigné des dizaines de milliers de femmes victimes de viols utilisés comme arme de guerre en République démocratique du Congo. À écouter aussiMuganga, le combat du docteur Mukwege
Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la paix, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Sa rencontre avec Guy Cadière, chirurgien belge, va redonner un souffle à son engagement. Film : Muganga – Celui qui soigne. Invitées : - Marie-Hélène Roux, réalisatrice - Manon Bresch, actrice (Maïa Cadière) - Déborah Lukumuena, actrice (Busara).
En los conflictos armados la violencia sexual es usada como una “táctica de guerra” y aumentó un 25% en 2024, de acuerdo con un informe de la ONU. Colombia es uno de los países donde se registró un fuerte aumento de agresiones sexuales en el contexto del conflicto entre la guerrilla y las fuerzas armadas. Desde Colombia hasta Ucrania, pasando por Israel y Afganistán, la violencia sexual ha sido utilizadas "como táctica de guerra", así lo denunció este jueves el secretario general de la ONU, Antonio Guterres. Los países que encabezan la lista del informe anual “Violencia sexual en conflicto armado” son la República Centroafricana, la República Democrática del Congo, Haití y Sudn del Sur. “La violencia sexual es usada como un mecanismo de terror” dijo a RFI Pilar Rueda, asesora en Género de la Unidad de Investigación de la Jurisdicción Especial para la Paz en Colombia. El trabajo, elaborado a pedido del Consejo de Seguridad de la ONU, compara las cifras de violencia sexual respecto a las del año anterior. En Colombia, el informe reporta un aumento del 68% en 2024 en agresiones sexuales que son cometidas principalmente por grupos guerrilleros, pero también por la policía y las fuerzas armadas. Rueda aseguró que la violencia sexual es usada principalmente por los hombres, y que es importante el informe de la ONU porque exhibe la irresponsabilidad de los Estados para combatir este crimen. “En Colombia lo han vivido las víctimas de conflicto armado. Tenemos algunos avances, por lo menos formales. Estamos trabajando para aplicarlos en la realidad. Para eso fue importante el acuerdo final de paz que se firmó entre el gobierno y las FARC porque es el primer acuerdo que incluyó la violencia sexual”, destacó. Impunidad El informe también señala que habrían estado implicados miembros de la policía y de las fuerzas armadas nacionales, y pide a las autoridades colombianas que agilicen la aplicación de las disposiciones del Acuerdo de Paz de 2016 relativas al género y que mejoren el acceso a la justicia para las víctimas. De acuerdo con la asesora, este crimen aumentó debido a la impunidad de más del 94% de los casos y lamentó que ningún país sancione la violencia sexual en conflicto armado. “Los procesos no logran determinar responsabilidades penales. Para las víctimas es muy agotador y para los victimarios es un incentivo”, lamentó. Además de la falta de jurisprudencia, Rueda evidenció que no existen medidas de prevención, “lo que refleja que sigue existiendo una profunda subvaloración de este delito”. “Es como si dijeran: ‘bueno sí, violaron a la persona, a la mujer, al hombre, al niño o niña', pero esa persona sigue viviendo. Y para quien no conoce lo que eso implica en los daños de las emociones y en la salud de las víctimas, es como si no fuera grave”, lamentó. “Existe una deuda con las víctimas y [es ahí] donde debería ponerse todo el interés”. Pilar Rueda pidió el establecimiento de métodos de investigación más efectivos, como los que desarrolló el premio Nobel de la Paz, el doctor Denis Mukwege, quien en su hospital atiende a víctimas de abuso y recoge pruebas forenses clave para llevar ante los tribunales a los agresores y así combatir la impunidad. La ONU aclaró que su informe publicado en 2025 fue elaborado con datos verificados en 21 países, pero que "existen denuncias en lugares como Ucrania y los territorios palestinos ocupados que no ha podido comprobar debido a la denegación de acceso a los observadores".
En los conflictos armados la violencia sexual es usada como una “táctica de guerra” y aumentó un 25% en 2024, de acuerdo con un informe de la ONU. Colombia es uno de los países donde se registró un fuerte aumento de agresiones sexuales en el contexto del conflicto entre la guerrilla y las fuerzas armadas. Desde Colombia hasta Ucrania, pasando por Israel y Afganistán, la violencia sexual ha sido utilizadas "como táctica de guerra", así lo denunció este jueves el secretario general de la ONU, Antonio Guterres. Los países que encabezan la lista del informe anual “Violencia sexual en conflicto armado” son la República Centroafricana, la República Democrática del Congo, Haití y Sudn del Sur. “La violencia sexual es usada como un mecanismo de terror” dijo a RFI Pilar Rueda, asesora en Género de la Unidad de Investigación de la Jurisdicción Especial para la Paz en Colombia. El trabajo, elaborado a pedido del Consejo de Seguridad de la ONU, compara las cifras de violencia sexual respecto a las del año anterior. En Colombia, el informe reporta un aumento del 68% en 2024 en agresiones sexuales que son cometidas principalmente por grupos guerrilleros, pero también por la policía y las fuerzas armadas. Rueda aseguró que la violencia sexual es usada principalmente por los hombres, y que es importante el informe de la ONU porque exhibe la irresponsabilidad de los Estados para combatir este crimen. “En Colombia lo han vivido las víctimas de conflicto armado. Tenemos algunos avances, por lo menos formales. Estamos trabajando para aplicarlos en la realidad. Para eso fue importante el acuerdo final de paz que se firmó entre el gobierno y las FARC porque es el primer acuerdo que incluyó la violencia sexual”, destacó. Impunidad El informe también señala que habrían estado implicados miembros de la policía y de las fuerzas armadas nacionales, y pide a las autoridades colombianas que agilicen la aplicación de las disposiciones del Acuerdo de Paz de 2016 relativas al género y que mejoren el acceso a la justicia para las víctimas. De acuerdo con la asesora, este crimen aumentó debido a la impunidad de más del 94% de los casos y lamentó que ningún país sancione la violencia sexual en conflicto armado. “Los procesos no logran determinar responsabilidades penales. Para las víctimas es muy agotador y para los victimarios es un incentivo”, lamentó. Además de la falta de jurisprudencia, Rueda evidenció que no existen medidas de prevención, “lo que refleja que sigue existiendo una profunda subvaloración de este delito”. “Es como si dijeran: ‘bueno sí, violaron a la persona, a la mujer, al hombre, al niño o niña', pero esa persona sigue viviendo. Y para quien no conoce lo que eso implica en los daños de las emociones y en la salud de las víctimas, es como si no fuera grave”, lamentó. “Existe una deuda con las víctimas y [es ahí] donde debería ponerse todo el interés”. Pilar Rueda pidió el establecimiento de métodos de investigación más efectivos, como los que desarrolló el premio Nobel de la Paz, el doctor Denis Mukwege, quien en su hospital atiende a víctimas de abuso y recoge pruebas forenses clave para llevar ante los tribunales a los agresores y así combatir la impunidad. La ONU aclaró que su informe publicado en 2025 fue elaborado con datos verificados en 21 países, pero que "existen denuncias en lugares como Ucrania y los territorios palestinos ocupados que no ha podido comprobar debido a la denegación de acceso a los observadores".
Denis Mukwege, surnommé "l'homme qui répare les femmes," est un chirurgien obstétricien congolais engagé dans la lutte contre les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. À la tête de l'hôpital Panzi, il soigne depuis des décennies des milliers de survivantes de viols dans un Congo ravagé par des conflits incessants. Face à l'inaction de son gouvernement et au silence international, Mukwege est devenu un défenseur des droits humains, multipliant les discours pour sensibiliser le monde à cette tragédie. Ses actions, bien qu'admirées, ont fait de lui une cible de menaces et de tentatives d'assassinat. En 2018, son combat est couronné par le prix Nobel de la Paix, où il appelle à lutter contre l'indifférence et à garantir la dignité des femmes. Grâce à la création de la Cité de la Joie, il accompagne les survivantes dans leur réhabilitation. Incarnant courage et résilience, Mukwege continue de dénoncer les violences systémiques tout en plaidant pour une société plus juste et humaine. Merci pour votre écoute Vous aimez l'Heure H, mais connaissez-vous La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiK , une version pour toute la famille.Retrouvez l'ensemble des épisodes de l'Heure H sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/22750 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : Un jour dans l'Histoire : https://audmns.com/gXJWXoQL'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvVous aimez les histoires racontées par Jean-Louis Lahaye ? Connaissez-vous ces podcast?Sous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppv36 Quai des orfèvres : https://audmns.com/eUxNxyFHistoire Criminelle, les enquêtes de Scotland Yard : https://audmns.com/ZuEwXVOUn Crime, une Histoire https://audmns.com/NIhhXpYN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Two-time Pulitzer Prize–winning journalist Nicholas Kristof (opinion columnist, the New York Times) reflects on his career of reporting from the front lines of injustice and human suffering, discussing hope, human resilience, and the urgency of responding to global injustice. An advocate for empathy-driven journalism that holds power accountable and communicates the stories of the most vulnerable, Kristof joins Mark Labberton in this episode to discuss his life's work of reporting from the world's most troubled regions—from Gaza to Congo, from rural Oregon to global centres of power. Known for his unsparing storytelling and deep empathy, Kristof shares the family roots and personal convictions that have shaped his lifelong pursuit of justice and hope. They also explore how despair and progress coexist, the role of faith and empathy in healing, and how local acts of courage can ripple globally. Grounded in gritty realism, but inspired by everyday heroes, Kristof invites us to resist numbness and embrace a hope that fights to make a difference. Stories from Gaza, Congo, Pakistan, and beyond Balancing heartbreak and hope in humanitarian reporting Why empathy must be cultivated and practiced The global impact of Christian activism and its complexities Episode Highlights “Side by side with the worst of humanity, you find the very best.” “We focus so much on all that is going wrong, that we leave people feeling numb and that it's hopeless … but people don't want to get engaged in things that are hopeless.” “Empathy is something that, like a muscle, can be nurtured.” “The worst kinds of evil and the greatest acts of courage are often just one decision apart.” “We are an amazing species—if we just get our act together.” “You can be sex positive and rape negative. I don't think there's an inconsistency there.” About Nicholas Kristof Nicholas Kristof is a two-time Pulitzer Prize–winning journalist, and is an opinion columnist for the New York Times, **where he was previously bureau chief in Hong Kong, Beijing, and Tokyo. Born, raised, and still working from his rural Oregon home, Yamhill, he is a graduate of Harvard and was a Rhodes Scholar at Oxford. He is the co-author, with his wife Sheryl WuDunn, of five previous books: Tightrope, A Path Appears, Half the Sky, Thunder from the East, and China Wakes. In 2024, he published a memoir, *Chasing Hope: A Reporter's Life.* Books by Nicholas Kristof Tightrope A Path Appears Half the Sky Thunder from the East China Wakes Chasing Hope: A Reporter's Life Helpful Resources International Justice Mission Dr. Denis Mukwege – Nobel Peace Prize PEPFAR: The U.S. President's Emergency Plan for AIDS Relief Tim Keller's Final Interview with Kristof (NYT) Show Notes A voice of conscience How a global orientation for journalism developed Kristof reflects on his humble roots in Yamhill, Oregon, as the son of two immigrants “My dad was a Armenian refugee from Eastern Europe. His family had spied on the Nazis during World War II. They got caught. Some were executed by the Nazis, others were executed by the Soviet communists, and my dad was very lucky to make it out alive and was sponsored by a family in the US in 1952.” “I think that one fundamental mistake that bleeding hearts make, whether they're bleeding hearts in journalism or in the non-profit community or in advocacy, is that we focus so much on all that is going wrong that we leave people feeling numb and feeling that it's hopeless, so there's no point in engaging. And there's pretty good evidence from social-psychology experiments that people don't want to get engaged in things that are hopeless. They want to make a difference. And so I think that we need to both acknowledge all the challenges we face but also remind people that there can be a better outcome if they put their shoulder to the wheel.” Extraordinary changes for justice and what's going right David Brooks: “A deeply flawed country that also managed to do good in the world.” ”It just breaks my heart that kids are dying unnecessarily.” On losing PEPFAR foreign aid: “I hope that this damage can be repaired and that bleeding hearts of the left and the right can work together to try to help restore some of these initiatives.” The tragedies that followed from dismantling USAID Kristof's book Chasing Hope “The fact is that I've seen some terrible things, and I think I may have a mild case of PTSD from, you know, seeing too much.” Nicholas Kristof on Gaza: “I don't see Israel and Hamas as morally equivalent, but I absolutely see an Israeli child, a Palestinian child, and an American child as moral equivalents. And we don't treat them that way.” “What human beings share is that when terrible things happen, some people turn into psychopaths and sociopaths, and other people turn into heroes.” Cowardice and malevolent tendencies Empathy can be nurtured Children dying without anti-retroviral drugs in South Sudan Empathy Project in Canada Mass literature to inspire perspective taking Uncle Tom's Cabin Black Beauty and animal rights/well-being Kristof's run for Oregon governor Eastern Congo and UNICEF “A child is raped every thirty minutes in Eastern Congo.” Dr. Denis Mukwege, Nobel Peace Prize laureate treating women brutally injured by militia rape in Bukavu, a city in eastern Democratic Republic of the Congo. Small gestures of compassion as an empathy grower for local communities “One of the lessons I think of Congo is that violence can be and inhumanity can be terribly contagious.” Genocide in Rwanda in 1994 The global sex-trafficking crisis “We don't have the moral authority to tell other countries to do better unless we clean up our own act.” The American sex-trafficking crisis: systemic failures such as foster care pipelines into trafficking “There are no statistics, but I think it's plausible that a girl in foster care is more likely to emerge to be trafficked than she is to graduate from a four-year college.” American sex-trafficking practices by PornHub and X-Videos: “Their business model is monetizing kids.” “You can be sex positive and rape negative. I don't think there's an inconsistency there, and I, I think we've just blurred that too often.” Christianity's disappointing response to injustice Nicholas Kristof's engagement with the activism and theology of the Christian church William Wilberforce's anti-slavery movement in the 1780s President Bush's establishment of PEPFAR in 2003: “This incredible program to reduce the burden of AIDS that has saved 26 million lives so far. It's the most important program of any country in my adult lifetime in terms of saving lives.” “Evangelicals are very good in terms of tithing and donating money to good causes, but they've often opposed government programs that would create opportunity and address these problems.” “Liberals are personally stingy, but much more supportive of government programs that that make a difference.” Criticizing the dismantling of global aid programs like USAID: “How can you read the Gospels and think this is good?” “I think being part of a religious community has led people to do good works together.” Christian advocacy for freedom of religion Kristof on scripture and belief: “We read the Bible and develop our religious views, and I think so often just reflects our priors rather than what the text says.” A closing example of hope: The Afghan war “We are an amazing species if we just get our act together.” Production Credits Conversing is produced and distributed in partnership with Comment magazine and Fuller Seminary.
Denis Mukwege, surnommé "l'homme qui répare les femmes," est un chirurgien obstétricien congolais engagé dans la lutte contre les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. À la tête de l'hôpital Panzi, il soigne depuis des décennies des milliers de survivantes de viols dans un Congo ravagé par des conflits incessants. Face à l'inaction de son gouvernement et au silence international, Mukwege est devenu un défenseur des droits humains, multipliant les discours pour sensibiliser le monde à cette tragédie. Ses actions, bien qu'admirées, ont fait de lui une cible de menaces et de tentatives d'assassinat. En 2018, son combat est couronné par le prix Nobel de la Paix, où il appelle à lutter contre l'indifférence et à garantir la dignité des femmes. Grâce à la création de la Cité de la Joie, il accompagne les survivantes dans leur réhabilitation. Incarnant courage et résilience, Mukwege continue de dénoncer les violences systémiques tout en plaidant pour une société plus juste et humaine. Merci pour votre écoute Vous aimez l'Heure H, mais connaissez-vous La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiK , une version pour toute la famille.Retrouvez l'ensemble des épisodes de l'Heure H sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/22750 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : Un jour dans l'Histoire : https://audmns.com/gXJWXoQL'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvVous aimez les histoires racontées par Jean-Louis Lahaye ? Connaissez-vous ces podcast?Sous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppv36 Quai des orfèvres : https://audmns.com/eUxNxyFHistoire Criminelle, les enquêtes de Scotland Yard : https://audmns.com/ZuEwXVOUn Crime, une Histoire https://audmns.com/NIhhXpYN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
Il est médecin, militant des droits humains et Prix Nobel de la paix. Depuis des décennies, le Dr Denis Mukwege soigne, répare et accompagne les survivantes de violences sexuelles à l'hôpital Panzi, en République démocratique du Congo.Co-fondateur du Fonds mondial pour les survivantes, il était à Genève pour marquer les cinq ans de ce mécanisme unique et dresser le bilan d'un combat essentiel : permettre aux victimes d'accéder à la justice et à la réparation.Quels progrès ont été réalisés durant ces cinq ans ? Quels défis restent à relever ? Pourquoi la lutte contre les violences sexuelles en temps de guerre doit-elle rester une priorité absolue?Le Dr Mukwege est l'invité d'Alexandre Carette d'ONU Info Genève.
Interview de Denis Mukwege, gynécologue, fondateur du Global Survivors Fund et Prix Nobel de la Paix en 2018.
En RD Congo, le débat autour de la réforme constitutionnelle fait rage. Alors que certains dans le camp présidentiel milite pour une réforme au lieu d'une simple révision; l'opposition fait bloc contre la réforme. Le JTA a reçu Olivier Kamitatu directeur de Cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi.
Dans une tribune publiée par Le Monde Afrique ce lundi, des Prix Nobel comme le médecin congolais Denis Mukwege et l'écrivain nigérian Wole Soyinka, et d'éminents intellectuels africains, comme l'universitaire Achille Mbembe ainsi que des chercheurs et des juristes appellent à la libération du président du Niger.« Depuis le 26 juillet 2023, relève le journal, date du coup d'État militaire commis au Niger, le président de la République, Mohamed Bazoum, élu démocratiquement deux ans auparavant au suffrage universel, a été privé de sa liberté. Ayant catégoriquement refusé de céder aux pressions exercées pour lui arracher sa démission, il est séquestré (ainsi que son épouse) dans deux pièces de sa résidence, au cœur même du camp de la garde présidentielle, dont l'ancien commandant est l'exécutant du putsch avec ses complices qui se disaient proches amis du président ».Aucun motif d'inculpation…Pour les signataires de cette tribune, « Mohamed et Hadiza Bazoum sont aujourd'hui les victimes d'une détention arbitraire, en violation des garanties fondamentales sur les libertés individuelles et le droit international, et qui entraîne des conséquences particulièrement douloureuses pour leur famille et, bien sûr, pour les Nigériens. Que reproche-t-on au président Bazoum ? Aucun grief ne lui a été communiqué dans le respect des lois pénales et aucune explication n'a été fournie pour sa détention. Aucun motif d'inculpation ne lui a été notifié et il n'a jamais été présenté à un magistrat. (…) La vérité, poursuivent les signataires de cette tribune, est que les putschistes entendent faire payer au président Bazoum le prix de sa lutte résolue pour les libertés et l'État de droit – et, plus encore, le prix de son vigoureux combat contre la corruption et le détournement de fonds publics. (...) Les mois s'écoulent et Mohamed et Hadiza Bazoum sont toujours séquestrés dans une indifférence grandissante et incompréhensible de la communauté internationale. (…) Cette captivité n'a que trop duré ».Et les signataires de lancer cet appel : « nous appelons les hauts responsables politiques d'Afrique et du monde à prendre leurs responsabilités et à exprimer avec détermination leur exigence d'obtenir la libération d'un chef d'État démocratiquement élu, séquestré pour des motifs indignes dans des conditions inacceptables, et dont l'action a toujours été inspirée par la recherche du bien commun du peuple nigérien et par la victoire de la démocratie en Afrique ».L'AES : un an après…À la Une également, les 1 an de l'AES, l'Alliance des Étatsdu Sahel… Alliance qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois États dirigés par des juntes militaires…À cette occasion, pointe L'Essor à Bamako, « le colonel Assimi Goïta, président en exercice de la confédération, a annoncé plusieurs bonnes nouvelles : notamment la mise en circulation dans les prochains jours du passeport biométrique de l'AES, le lancement prochain d'une chaîne de l'information de l'AES et la création en cours d'une Banque d'investissement et d'un Fonds de stabilisation. En outre, poursuit L'Essor, le chef de l'État a réitéré la détermination des pays de l'AES à lutter contre le terrorisme. Il a dénoncé le soutien de certains pays au terrorisme international dans le Sahel. Le discours du président Goita a été diffusé simultanément sur les télévisions nationales du Mali, du Burkina et du Niger ».« AES An I : destin commun, nouveaux projets », titre pour sa part le quotidien Aujourd'hui au Burkina Faso. L'un des rares médias des trois pays à se permettre de commenter un tant soit peu les annonces du colonel Goïta et à s'interroger : « un retour à la Cédéao est donc désormais inenvisageable ? Une Cédéao qui donne jusqu'en février 2025 aux trois pays pour se décider définitivement ! Que fera-t-on des populations de ces trois États hors Cédéao, munis de passeports AES qui iront dans l'espace Cédéao ? Que deviendront les projets de la Cédéao au Mali, au Burkina et au Niger ? Qu'en sera-t-il de la libre circulation des personnes et des biens ? L'avenir du CFA ? Goïta a préféré égrener ce qui a déjà été fait ou en esquisse, même a minima ».
V (formerly Eve Ensler), Tony Award-winning, bestselling author of The Vagina Monologues, and Naomi Klein, award-winning journalist and international bestselling author, discuss V's new book, Reckoning. V (formerly Eve Ensler) is a Tony Award–winning playwright, author, performer, and activist. Her international phenomenon The Vagina Monologues has been published in 48 languages and performed in more than 140 countries. She is the author of The Apology (now a play set to debut in 2022), the New York Times bestseller I Am an Emotional Creature, the highly praised In the Body of the World, and many more. She is the founder of V-Day, the global activist movement to end violence against women and girls, and One Billion Rising, the largest global mass action to end gender-based violence in over 200 countries. She is a co-founder of the City of Joy, a revolutionary center for women survivors of violence in the Democratic Republic of the Congo, along with Christine Schuler Deschryver and 2018 Nobel Peace Prize winner Dr. Denis Mukwege. She is one of Newsweek's “150 Women Who Changed the World” and the Guardian's “100 Most Influential Women.” She lives in New York. Naomi Klein is an award-winning journalist, syndicated columnist and international and New York Times bestselling author of Doppelganger, How To Change Everything, On Fire, No Is Not Enough, This Changes Everything, The Shock Doctrine and No Logo. Naomi Klein is a columnist with The Guardian. She is one of the 100 People Who Are Changing America in Rolling Stone, and The New Yorker has described her as “the most visible and influential figure on the American left.” In 2018 she was named the inaugural Gloria Steinem Endowed Chair at Rutgers University, and is now Honorary Professor of Media and Climate at Rutgers. In September 2021 she joined the University of British Columbia as Professor of Climate Justice (tenured) and co-director of the Centre for Climate Justice.
Le gynécologue congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix en 2018, est notre Grand invité Afrique ce matin. Il était la semaine dernière à Angers, dans l'ouest de la France, pour un congrès portant sur les violences sexuelles contre les enfants dans les zones de conflit. Un constat alarmant est ressorti de ce colloque : dans les zones en guerre, les violations graves contre les enfants, qui incluent les violences sexuelles, ne cessent d'augmenter. Denis Mukwege répond aux questions de Guilhem Fabry.
À trois jours de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, nous parlons de cette maladie infectieuse qui, en 2022, avait fait 1,3 million de morts, selon l'OMS. Les personnes vivant avec le VIH ont 16 fois plus de risques d'avoir une tuberculose évolutive, selon l'agence onusienne. Des traitements antibiotiques existent, mais l'absence de diagnostic et la pharmacorésistance en font une menace pour la sécurité sanitaire. Si la forme pulmonaire est la plus fréquente, il existe d'autres atteintes liées à la tuberculose : osseuse, ganglionnaire ou génito-urinaire… Quels sont les symptômes de la tuberculose ? Quelle prise en charge, en cas de diagnostic ? Pr Stéphane Jauréguiberry, chef de service des Maladies infectieuses et tropicales à l'Hôpital Bicêtre au Kremlin-Bicêtre en région parisienne, France Daniel Martinez Garcia, pédiatre, chef de clinique au service de santé des migrants et des adolescents de l'Hôpital pédiatrique universitaire de Genève et responsable du projet TACTIC au sein de Médecins sans frontières (MSF), un programme pour étendre le diagnostic et le traitement de la tuberculose Jennifer Pasquier, directrice scientifique chez Sidaction.► En fin d'émission, nous donnerons la parole au responsable du Master en santé mondiale, le Dr Renaud Becquet, au sujet du lancement d'une bourse d'excellence pour soutenir la formation santé globale, des soignants du Sud, sur le thème de la santé des femmes. Cette bourse Denis Mukwege/fondation Pierre Fabre permet de financer la formation universitaire en Master au sein de l'Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement de Bordeaux et un stage dans le pays d'origine du/de la lauréate.Programmation musicale :►IAMDDB – Ibiza► Queen - Don't stop me now.
À trois jours de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, nous parlons de cette maladie infectieuse qui, en 2022, avait fait 1,3 million de morts, selon l'OMS. Les personnes vivant avec le VIH ont 16 fois plus de risques d'avoir une tuberculose évolutive, selon l'agence onusienne. Des traitements antibiotiques existent, mais l'absence de diagnostic et la pharmacorésistance en font une menace pour la sécurité sanitaire. Si la forme pulmonaire est la plus fréquente, il existe d'autres atteintes liées à la tuberculose : osseuse, ganglionnaire ou génito-urinaire… Quels sont les symptômes de la tuberculose ? Quelle prise en charge, en cas de diagnostic ? Pr Stéphane Jauréguiberry, chef de service des Maladies infectieuses et tropicales à l'Hôpital Bicêtre au Kremlin-Bicêtre en région parisienne, France Daniel Martinez Garcia, pédiatre, chef de clinique au service de santé des migrants et des adolescents de l'Hôpital pédiatrique universitaire de Genève et responsable du projet TACTIC au sein de Médecins sans frontières (MSF), un programme pour étendre le diagnostic et le traitement de la tuberculose Jennifer Pasquier, directrice scientifique chez Sidaction.► En fin d'émission, nous donnerons la parole au responsable du Master en santé mondiale, le Dr Renaud Becquet, au sujet du lancement d'une bourse d'excellence pour soutenir la formation santé globale, des soignants du Sud, sur le thème de la santé des femmes. Cette bourse Denis Mukwege/fondation Pierre Fabre permet de financer la formation universitaire en Master au sein de l'Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement de Bordeaux et un stage dans le pays d'origine du/de la lauréate.Programmation musicale :►IAMDDB – Ibiza► Queen - Don't stop me now.
À l'occasion de la Journée mondiale des droits des femmes, nous donnons la parole aux professionnels de santé présents dans les centres d'accueil et de soins pour les femmes victimes de violences. De Bukavu à Abidjan, en passant par Saint-Denis, comment est accueillie la parole des femmes et quelles prises en charge leurs sont proposées ? Pourquoi proposer une approche globale (holistique) et pour quels bénéfices ? Dr Denis Mukwege, chirurgien gynécologue et directeur de l'Hôpital de Panzi à Bukavu en République Démocratique du Congo, Prix Nobel de la Paix 2018 Dr Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue obstétricienne, médecin chef à la Maison des femmes de l'Hôpital Delafontaine à Saint-Denis, en région parisienne Denise Adou Brou, sage-femme, spécialisée dans les violences basées sur le genre et membre du Conseil d'administration de l'association Akwaba Mousso, à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Programmation musicale :► Boj feat Ajebutter 22 – Emergency► Fatoumata Diawara - Nsera.
À l'occasion de la Journée mondiale des droits des femmes, nous donnons la parole aux professionnels de santé présents dans les centres d'accueil et de soins pour les femmes victimes de violences. De Bukavu à Abidjan, en passant par Saint-Denis, comment est accueillie la parole des femmes et quelles prises en charge leurs sont proposées ? Pourquoi proposer une approche globale (holistique) et pour quels bénéfices ? Dr Denis Mukwege, chirurgien gynécologue et directeur de l'Hôpital de Panzi à Bukavu en République Démocratique du Congo, Prix Nobel de la Paix 2018 Dr Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue obstétricienne, médecin chef à la Maison des femmes de l'Hôpital Delafontaine à Saint-Denis, en région parisienne Denise Adou Brou, sage-femme, spécialisée dans les violences basées sur le genre et membre du Conseil d'administration de l'association Akwaba Mousso, à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Programmation musicale :► Boj feat Ajebutter 22 – Emergency► Fatoumata Diawara - Nsera.
L'élection présidentielle au Sénégal aura bien lieu le 24 mars, le Conseil constitutionnel l'a confirmé jeudi 7 mars. Le temps presse donc, et les dates de la campagne électorale sont fixées. Selon Seneweb, elle commencera ce samedi 9 mars à minuit, et elle se terminera le vendredi 22 mars.Walfnet précise de son côté comment sera réparti le temps d'antenne de chaque candidat sur la radio et la télévision publiques. « Trois minutes par jour et par candidat » au premier tour, sept minutes « s'il y a un deuxième tour ». L'élection présidentielle passionne au-delà des frontières du Sénégal. Ainsi, Mourryaniger ironise sur l'attitude de Macky Sall : « Un mois après l'échéance de la première date de l'élection présidentielle du 25 février, voilà le président sénégalais fixer la date au 24 mars, alors même qu'il y a peu, il ne trouvait guère la faisabilité de fixer la présidentielle à une date si proche du 2 avril, marquant la fin de son mandat constitutionnel ». « Deux mois de perte de temps et de troubles inutiles pour le pays de la Teranga », conclut Mourryaniger.Nouvelle réaction au départ de la Monusco en RDCPolitico.CD se fait l'écho de la réaction de Denis Mukwege. « Le prix Nobel de la paix 2018 a officiellement saisi le Conseil de sécurité pour désapprouver le plan de désengagement signé par la RDC et l'ONU pour un retrait progressif de la Monusco », nous explique Politico.CD, qui reprend les propos de Denis Mukwege, selon lequel « un retrait précipité de la présence des Casques bleus et de la Brigade d'intervention de la Monusco dans un contexte de guerre d'agression et de sur-militarisation de la région risque de laisser un vide sécuritaire extrêmement dangereux pour l'existence même de la RDC et désastreux pour la protection des civils ».Mais quelle solution propose celui qui fut aussi l'un des candidats de la dernière élection présidentielle en RDC ? Denis Mukwege exhorte le Conseil de sécurité à « reconfigurer » plutôt le mandat et de la présence de la Monusco pour réunir les conditions propices à un retrait responsable et durable. D'après lui, « la mission onusienne ne peut pas se retirer du sol congolais au regard de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en RDC, car selon lui, cette dernière tend à embraser toute la région de Grands Lacs ». 8 mars, journée des droits des femmesLa presse africaine consacre peu de place à la journée internationale pour les droits des femmes. À l'exception notable de Wakatsera, au Burkina Faso, qui publie un long plaidoyer en faveur de ces femmes qui, nous dit-il, « ne connaissent pas le jour de l'An, encore moins le 8-Mars. Pour elles, tous les jours se ressemblent par leur lot de corvées d'eau, de lessive, de cuisine, d'éducation des enfants, pour les citadines et de rudes travaux champêtres pour les rurales ».Mais Wakatsera se laisse aussi aller à des commentaires quelque peu malveillants, affirmant que « selon des anecdotes bien malheureuses, certaines ''fêtes'' du 8-Mars ont coûté leurs foyers à des femmes qui ont abandonné, toute une journée, mari et enfants, pour jouir de leurs ''droits'' de manger, boire et danser ».Et ce n'est pas tout. Le site burkinabè se montre pour le moins très prudent vis-à-vis de l'évolution que peuvent espérer les femmes. Il craint en effet que les hommes n'en soient victimes. « Même si ''toutes les femmes sont des reines'', comme le chante l'artiste sénégalais Ismaël Lo, il faudra éviter de faire des hommes leurs sujets taillables et corvéables à merci. Car le risque est grand, pour rétablir encore l'équilibre, d'avoir à inventer des 8-Mars, la journée internationale des droits des hommes », affirme ainsi Wakatsera, qui, on l'aura compris, n'est pas vraiment le meilleur avocat des femmes.
Oprah talks to Nobel Peace Prize winner and author of The Power of Women, Dr. Denis Mukwege. Dr. Mukwege has dedicated his life to caring for the survivors of rape and sexual violence in his home country, the Democratic Republic of Congo. Dr. Mukwege has operated on more than 60,000 women who have suffered unthinkable atrocities to their bodies. He has also survived several assassination attempts. Dr. Mukwege says he has a responsibility to saving these women both physically and emotionally, as well as educating men and making sure the world knows that sexual violence is still happening to women in the Democratic Republic of the Congo and around the world.Want more podcasts from OWN? Visit https://bit.ly/OWNPodsYou can also watch Oprah's Super Soul, The Oprah Winfrey Show and more of your favorite OWN shows on your TV! Visit https://bit.ly/find_OWN
En RDC, le président sortant Félix Tshisekedi a bien été réélu avec un peu plus de 73% des voix. Confirmation de la Cour constitutionnelle hier. Pas de surprise donc… ce qui n'empêche pas le quotidien Le Phare à Kinshasa de s'exclamer : « fini le suspense. Félix Tshisekedi se succède (donc) à lui-même. La Cour constitutionnelle a validé les résultats provisoires de l'élection présidentielle du 20 décembre, proclamés par la Céni, la Commission Électorale Nationale Indépendante. (…) Il ne reste plus qu'à préparer la cérémonie de prestation de serment dont la date ne tardera pas à être précisée. »Législatives : 82 fraudeurs !Au-delà de la confirmation officielle de la réélection du président sortant, la presse congolaise se penche sur les irrégularités commises durant les élections législatives qui avaient lieu en même temps que la présidentielle.« Les dessous de la fraude aux législatives en RDC », titre ainsi le site congolais Politico. « Des proches du président Félix Tshisekedi et des opposants ont été pris la main dans le sac, tentant de frauder. (…) 82 tricheurs, des poids lourds y compris, sont tombés. Invalidés (par la Céni). Les uns ont carrément requestionné des machines à voter pour s'offrir des voix. Les autres ont envahi des Bureaux de vote pour faire pression, faisant ainsi voter en leur faveur. »Commentaire désabusé de Politico : « dans un Congo où tout le monde est prêt à vendre son frère pour du pain, il n'est point étonnant de se retrouver face à un scandale lorsqu'il s'agit de devenir député, de toucher 25 000 dollars par mois et de sortir ainsi de la pauvreté. »Médiocrité et délinquance morale…« Honte pour la classe politique congolaise », lance pour sa part le bi-hebdomadaire L'Observateur. « Ce qui est choquant, écrit le journal, c'est de constater que sur ces 82 députés invalidés figurent des personnes qui exercent encore des fonctions étatiques ou qui ont assumé de hautes fonctions dans notre pays. Ces personnages qui disposent de moyens financiers et matériels importants avaient la possibilité de battre campagne de manière transparente en convainquant les électeurs de voter pour eux. Mais non… En préférant recourir à la fraude et à l'intimidation, ils ont mis à nu la médiocrité et la délinquance morale de ceux qui nous dirigent. »Alors, certains contestent leur invalidation : comme Gentiny Ngobila, gouverneur de la ville de Kinshasa et président du parti ACP, l'Alliance des Congolais progressistes. Ses proches, rapporte le site congolais 7 sur 7, affirment que rien ne prouve qu'il a triché et qu'il est victime d'un règlement de comptes politique…Défis en cascade…En tout cas, constate WakatSéra au Burkina Faso, « tout est sous contrôle pour Félix Tshisekedi » : « celui-ci aura encore dans les mains le gouvernail du bateau battant pavillon RDC pour cinq ans, et plus si affinités ». Et « le chapelet des défis qu'il aura à relever est bien long à égrener : instaurer la bonne gouvernance dans un État de droit, lutter contre la corruption et les détournements au sommet, restaurer la paix, faire chuter le mercure politique, recoller les morceaux du tissu social en lambeaux, dépolitiser et détribaliser l'administration, redonner vie à une économie anémiée aux mains de l'informel, faire profiter ses compatriotes des fruits du riche sous-sol du pays, se pencher sur les chantiers routiers afin de désenclaver bien des zones inaccessibles, mettre fin aux atteintes aux droits de l'homme et à la liberté d'expression, etc… Autant de priorités de ce second quinquennat que Félix Tshisekedi mettra un point d'honneur à relever, afin d'essayer de nettoyer les plaies purulentes d'un premier mandat encore sous le feu des critiques. C'est à ce titre, conclut WakatSéra, que la RDC pourra lui pardonner les élections contestées du 20 décembre dernier. »Le pari perdu de Denis MukwegeEn effet, pointe le Monde Afrique, « une partie de l'opposition morcelée continue de dénoncer en ordre dispersé un +coup d'État électoral" ». Le Monde Afrique qui revient par ailleurs sur le « pari perdu du prix Nobel Denis Mukwege. Le gynécologue "qui répare les femmes" n'a obtenu que 0,22 % des suffrages le 20 décembre, pointe le journal. Même dans son fief de Bukavu, il est arrivé troisième derrière Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi. (…) Il y a des défaites qui ne se commentent pas, relève Le Monde Afrique. Depuis l'annonce, de son faible score, Denis Mukwege est quasiment silencieux. »
Après un scrutin où rien ne s'est déroulé exactement comme prévu, chacun voit midi à sa porte : l'opposition veut rejouer le vote alors que les observateurs, pointe Jeune Afrique, voient « le verre à moitié plein » et « tentent de relativiser l'impact des nombreux dysfonctionnements constatés lors des opérations de vote ».Des dysfonctionnements assez importants pour que le vote se poursuive lundi 25 décembre, cinq jours après la date prévue du scrutin. Mais là encore, les autorités choisissent d'y voir du positif, puisque, comme le raconte Actualite.cd, « pour Denis Kadima, président de la Céni, le vote au-delà du calendrier électoral permet à tout Congolais de voter », ce qui explique que les opérations « se poursuivr[ont] jusqu'à ce que toutes les circonscriptions électorales aient voté ». Le même Denis Kadima qui, apprend-on un peu plus loin, dans Actualite.cd toujours, « a (…) salué l'esprit démocratique du peuple congolais » et a appelé ce dernier à « ne pas céder aux manipulations ».À lire aussiÉlections en RDC: dans l'attente des résultats, un climat de contestation s'installe dans l'oppositionL'opposition mécontenteUne contestation « peu surprenante » selon Jeune Afrique de l'opposition qui, tance Objectif Infos, « ne jure que par l'annulation du scrutin ». Moïse Katumbi, principal candidat d'opposition, a ainsi rejoint Denis Mukwege ou Martin Fayulu, lui qui, au départ, « revendiquait la victoire en dépit des irrégularités constatées » rappelle Jeune Afrique. Quant à la Commission électorale, elle n'est pas épargnée : on apprend ainsi, dans les colonnes d'Objectif Infos toujours, que la Lucha, mouvement d'opposition, « appelle (…) à la démission du président de la Céni Denis Kadima », qu'elle aimerait par ailleurs voir traduit en justice pour « amateurisme, incompétence et entrave au processus électoral ».Pourtant, les diverses missions d'observation déployées sur tout le territoire sont beaucoup plus mesurées : toutes « confirment les dysfonctionnements » mais « paraissent déterminées à relativiser leurs conséquences sur la crédibilité des résultats », entre la mission de l'Union africaine qui « estime que les élections se sont terminées sur une note positive », les observateurs de l'Afrique australe qui saluent une atmosphère « calme et paisible », et certaines missions religieuses qui jugent que « les irrégularités constatées le jour du vote ne sont pas de nature à ''affecter la poursuite des autres étapes liées aux opérations'' ».Quant à la mission d'observation menée par la Cenco et l'Église du Christ au Congo, elle « refuse à ce stade de se prononcer ». Une prudence de mise… vu l'influence de ces deux organisations.À lire aussiRDC: le président de la Céni répond aux déclarations de l'archevêque de Kinshasa sur les électionsSénégal: en vue des élections, Ousmane Sonko contourne l'administrationLe chef du Pastef, leader de l'opposition, toujours derrière les barreaux, a fait déposer lundi 25 décembre sa candidature à la présidentielle auprès du Conseil constitutionnel. Une façon de contourner les obstacles rencontrés auprès des autorités – l'impossibilité, notamment, d'obtenir les fiches de parrainage requises. « Une étape cruciale » et surtout « un acte audacieux », estime Senego, intervenu à la dernière minute, puisque ce mardi 26 décembre 2023 marque le dernier jour pour déposer son dossier. Bref, l'histoire, qui dure depuis des mois, va « de rebondissement en rebondissement », soupire Wakat Séra, ce dernier événement en date représentant, en « ce lundi [25 décembre 2023] de Noël, (…) un cadeau pour les partisans de l'opposant ».À lire aussiSénégal/Présidentielle: Ousmane Sonko a déposé son dossier de candidature au Conseil constitutionnelUn geste qui soulève de nombreuses questionsD'abord parce qu'on ne sait pas exactement comment ce dossier a pu être déposé, les proches d'Ousamne Sonko « refusant de divulguer [qui] a effectué cette démarche, gardée depuis dimanche [24 décembre 2023] dernier ». Une discrétion « délibérée », croit savoir Senego, « pour détourner l'attention de l'administration centrale », que le camp Sonko accuse d'obstruction.Et puis, il y a les questions d'ordre juridique, que rappelle Wakat Séra : « Quelle sera la portée de ce dribble magistral (…) ? Le Conseil constitutionnel est-il en droit de recevoir un dossier qui n'a pas obtenu l'aval de l'administration ? » Et, dans la mesure où la justice doit encore se prononcer au sujet de la radiation d'Ousmane Sonko des listes électorales, « qu'en sera-t-il de cet autre blocage ? »Bref, malgré cette étape, « le chemin (…) est encore bien long pour Ousmane Sonko », conclut Wakat Séra. Alors que les élections, elles, approchent : ce sera le 25 février 2024.À lire aussiÉlection présidentielle au Sénégal: les dossiers de candidatures réceptionnés aussi à Noël
Toute cette semaine, RFI donne la parole aux candidats à la présidentielle du 20 décembre prochain en République Démocratique du Congo. Parmi eux, Denis Mukwege, prix Nobel de la paix en 2018. Âgé de 68 ans, le célèbre médecin a été surnommé « l'homme qui répare les femmes » pour les soins prodigués aux femmes congolaises victimes de viols et de mutilations sexuelles dans l'est du pays. Il se présente en tant que candidat indépendant avec l'ambition de « réparer » le Congo. RFI : Pourquoi êtes-vous candidat à la prochaine élection présidentielle ?Docteur Denis Mukwege : Pendant plus de 20 ans, j'ai mené des plaidoyers en faveur de la paix, surtout lutter contre l'impunité dans la région où malheureusement le corps des femmes a été utilisé comme champ de bataille. Et malgré tout ce que nous avons essayé de faire pour ramener la paix, nous avons trouvé des obstacles. En fin de compte, on nous ramène toujours à ce que ça soit les hautes autorités de notre pays qui puissent répondre à ces atrocités. Cela n'a pas été fait. Donc, au lieu de continuer à demander aux autres, j'ai décidé de prendre cette décision, qui est difficile, mais nous avons franchi cette étape.Quels devraient être les chantiers prioritaires du prochain chef de l'État de la RDC ?Je viens de le dire. Je crois que notre priorité, c'est de rétablir la paix en République démocratique du Congo. Il n'y a aucun projet de développement qui peut se faire dans ce pays tant qu'on aura des groupes armés des pays étrangers qui sèment la mort ici à l'est du Congo.Comment allez-vous vous y prendre pour y faire face si vous êtes élu ?Notre projet de société prévoit de mettre fin à la guerre, fin à la faim et fin aux vices. Nous allons réformer le secteur de la sécurité. Dans un pays comme la République démocratique du Congo – depuis 1996, quand nous avions été envahis, agressés – l'armée en République démocratique du Congo a été constituée par un mixage, brassage de groupes armés et, en évidence, on voit très bien que ces groupes n'arrivent pas à travailler ensemble comme un corps d'armée. Notre première réaction sera de réformer le secteur de la sécurité pour avoir une armée qui est capable de sécuriser nos frontières, de garantir l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Pour imposer la paix, nous allons avoir recours à une mission internationale d'imposition de la paix, pas de maintien de la paix, mais d'imposition de la paix. Et pour ça, nous avons les expériences des missions qui ont imposé la paix dans d'autres pays, et même en République démocratique du Congo, le cas de l'Ituri, c'est un cas parlant. Et une fois qu'on aura cette stabilité, effectivement, nous avons un programme de développement que nous allons pouvoir mettre en place.Une des critiques qu'on vous fait souvent est de ne pas avoir de base électorale. Est-ce que ce n'est pas un handicap pour vous ? On verra ça le 20 décembre. Je suis déjà en pleine campagne et je suis satisfait de la mobilisation. Partout où nous passons, nous voyons que la population nous écoute avec attention et la population accueille notre projet de société. Donc, je laisse à ceux qui prétendent qu'on n'a pas de base continuer à croire à ça. Partout où je suis passé, la population est derrière le projet de société que nous avons présenté.Mais si vous gagnez les élections, avec quelle majorité allez-vous diriger ?Cette majorité peut se constituer sur la base de ces députés qui vont adhérer à notre vision. Et avant même qu'on soit élus, on a déjà à plusieurs députés qui font notre campagne alors qu'ils sont dans des partis politiques traditionnels. Et cela montre très bien qu'il y a beaucoup de Congolais, pas seulement des Congolais, même des politiciens, qui croient à notre projet de société.Nous sommes à quelque trois semaines du début de la campagne électorale en RDC, est-ce que vous ne regrettez pas de vous être lancé dans l'arène politique ?Pas du tout. Pour moi, c'est une question de responsabilité. Cela fait trente ans, c'est depuis 1993 d'ailleurs, que les troubles ont commencé à l'est du Congo. Et donc, je ne pouvais pas rester indifférent. Et à mon humble avis, les Congolais vont comprendre, que la lutte que nous menons depuis vingt ans pour ramener la paix et la justice en République démocratique du Congo, mérite leur soutien à ce suffrage universel pour se choisir un président qui voit dans la même direction que le peuple congolais.
Ce samedi 25 novembre, c'est la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. En Guinée, une initiative originale a vu le jour. Il y a 14 ans, plus d'une centaine de femmes étaient violées au grand stade de Conakry par des militaires guinéens venus interrompre, les armes à la main, un meeting de l'opposition. Pour permettre aux victimes de se reconstruire, des associations guinéennes et une ONG internationale ont créé une maison des survivantes. Inaugurée le 28 septembre dernier, elle se met en route tout doucement. De notre correspondant à Conakry,Il est 7 h du matin, dans la cour de sa concession, la poule et les poussins sont déjà réveillés. Oumou Barry s'apprête à rejoindre la maison des survivantes. Cette grand-mère est une rescapée du stade de Conakry.« J'avais 50 ans quand j'étais au stade. Ce que j'ai subi, c'est inexplicable. Tu vois un enfant qui a le même âge que ton propre garçon qui te fait du mal... », raconte-t-elle. À mots couverts, Oumou Barry raconte son viol.Sans politique de réparation, les femmes ont dû se prendre en main. « Personne ne nous a assistées. Même le gouvernement », dénonce Oumou Barry. « Il faut qu'on soit fortes maintenant. Il n'y a plus de pleurs, si tu pleures, qu'est-ce qu'il y a ? Qui peut t'aider ? »La maison des survivantes est née de cette prise de conscience, de cette révolte. Les femmes ont pu alors compter sur quelques soutiens : celui de l'Association des victimes du 28 septembre 2009, l'Avipa, celui de l'OGDH, l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme, et puis une ONG les a aidées : le Global Survivors Fund, fondé par les prix Nobel de la paix Nadia Murad et Denis Mukwege.Une aide médicale, psychologique et juridiqueIl faut un peu plus d'une heure à Oumou Barry pour rejoindre le centre implanté dans le village de Moribayah, à 70 kilomètres de Conakry. Ici, les survivantes ont un local pour leurs activités économiques, mais pas seulement, elles vont pouvoir bénéficier, à terme, d'une aide médicale, psychologique, mais aussi d'une clinique juridique. Ce jour-là, six femmes fabriquent du savon qui sera vendu sur les marchés. « Après les événements du 28-Septembre, je ne peux pas dire que cela nous a rendues complètement pauvres, mais on a été pour beaucoup des victimes », confie Idiatou Baldé. « Beaucoup d'entre nous ont perdu leur boulot, renvoyées par leur mari, et jusqu'à présent, il y a ces conséquences qui agissent sur nous »Idiatou Baldé répond aux questions avec aplomb. Cette maison des survivantes a permis à toutes ces femmes de reprendre confiance en elles. Les survivantes attendent désormais que l'État prenne le relais et s'engage dans un véritable programme de réparation.
Oui, et il ne s'agit pas du drapeau du Mali, mais bien de celui des paramilitaires russes du groupe Wagner : une tête de mort blanche, menaçante, sur fond noir, jette son regard sur les habitants de la cité tout juste reprise aux ex-rebelles touaregs. « Tout un symbole, relève Jeune Afrique, qui vient contredire le discours officiel du régime d'Assimi Goïta faisant la part belle à l'armée malienne. »De fait, selon le récit circulant au Mali, Kidal « aurait été exclusivement reconquise par les Forces armées maliennes. » Et le magazine panafricain note encore dans les propos du chef de la junte ou de la télévision nationale, il n'y a « nulle mention des mercenaires de Wagner – même sous le vocable ‘d'instructeurs russes' habituellement utilisé par les autorités maliennes. » Et ce malgré le rôle, que JA estime « déterminant, » des mercenaires de Wagner, dans la reprise de la ville septentrionale. Le magazine enfonce le clou : la vidéo montrant le drapeau du groupe sur le fort, « confirme » le « statut de meneur » des paramilitaires… car ces images « n'aurai[en]t probablement jamais pu être tournée[s] si les mercenaires russes n'avaient une forme d'ascendant sur leurs partenaires maliens. »Réaction courroucée des autorités Wakat Séra pointe que, « les paramilitaires russes auraient voulu porter un coup à la fierté des FAMa (…) qu'ils n'auraient pas agi autrement. (...) Au risque de provoquer l'ire des colonels de Bamako. » De fait, les autorités ont d'abord évoqué, à tort, une fausse information, avant que l'étendard malien soit rétabli au sommet du fort hier en fin d'après-midi. « Pas question pour le colonel Assimi Goïta et ses lieutenants, poursuit le titre burkinabè, de voir écornée cette souveraineté à laquelle ils tiennent tant, » eux qui « en ont fait le pilier et l'étoile polaire de leur combat. »Un coup d'œil à la presse malienne permet de s'en rendre compte : pas un mot du drapeau des paramilitaires russes, en revanche, Mali Actu vante « la victoire des forces armées maliennes, (…) source de fierté pour le peuple malien », preuve selon le site que « le Mali est capable de se défendre seul contre les terroristes » et leurs soutiens.Questionnements autour d'un charnier Charnier découvert par les FAMa et qu'ils attribuaient aux rebelles du CSP… or, ces derniers ont démenti, hier, et dénoncent, rapporte Wakat Séra, une « pure mise en scène que l'armée malienne aurait orchestrée. »Difficile à ce stade de démêler le vrai du faux. Ce qui est certain, c'est que les questions soulevées par cette découverte sont nombreuses : « Qui l'a creusé ? Où est-il localisé ? Combien de corps y sont entassés ? » s'interroge ainsi Wakat Séra, dans les pas d'Aujourd'hui au Faso qui se demande « qui a perpétré [ce charnier] ? À quelles fins ? Quelle est l'identité des victimes ? » Les deux journaux burkinabè finissent par partager un même doute : « ce charnier existe-t-il seulement ? »Toujours dans la presse, les élections en RDC La campagne se poursuit en vue des scrutins de fin d'année… sauf dans les provinces du Rutshuru et du Masisi, dans l'Est du pays, en raison de l'insécurité. En cela, la situation autour de Goma est, pour Aujourd'hui au Faso, une illustration de plus que « l'insécurité, qu'elle soit liée à une rébellion ou à du terrorisme, est une menace pour la tenue et la transparence (…) des processus électoraux. »Autre potentielle menace sur l'équité de cette campagne, pointée par Actualité.cd, « le clan de Moïse Katumbi dénonce déjà une partialité dans le traitement qui lui est réservé à certains endroits. » Un cadre du parti interrogé par le journal accuse ainsi l'équipe du président sortant, Félix Tshisekedi, d'avoir « assuré le monopole d'occupation de tous les panneaux publicitaires » dans certaines villes, et de compliquer encore les choses, car l'avion affrété par Moïse Katumbi « n'a toujours pas été autorisé alors que les formalités ont été remplies dûment », poursuit le titre congolais.Tous les regards sont donc braqués sur Moïse Katumbi. Avec une question principale, posée par Jeune Afrique : « Katumbi peut-il s'imposer comme le candidat commun de l'opposition ? » Plusieurs candidats ont déjà annoncé se rallier à lui, mais certains, comme Denis Mukwege ou Martin Fayulu, accueillent fraîchement l'initiative ; et, raconte Jeune Afrique, Moïse Katumbi est « soupçonné d'avoir voulu forcer la main de ses collègues. » Quoi qu'il en soit, conclut le magazine, « les dissensions actuelles sont révélatrices des divergences que connaît l'opposition depuis plusieurs semaines » … d'où cette interrogation d'un membre de l'opposition : « que gagne-t-on à rester en-dehors d'un ticket commun ? »
En RD Congo, les candidats à la présidentielle poursuivent leur tournée du pays. Tous tentent de convaincre les 44 millions d'électeurs appelés aux urnes le 20 décembre. Si le Dr Denis Mukwege n'a pas réellement lancé sa campagne, il a publié son offre politique.
Le président-candidat en République démocratique du Congo Félix Tshisekedi accorde une interview exclusive à RFI et France 24. Il affirme que les financements pour la tenue de l'élection présidentielle du 20 décembre prochain seront assurés et que les délais seront respectés. Il se dit confiant, estimant que son bilan parle pour lui, et se refuse à commenter les discussions en cours au sein de l'opposition. Il commente l'arrestation du correspondant de Jeune Afrique, Stanis Bujakera. Pour la première fois, il admet que les tensions sécuritaires au Nord-Kivu empêcheront la tenue du scrutin dans le Rutshuru et le Masisi et accuse une nouvelle fois le président rwandais Paul Kagame d'être le véritable chef du M23. Félix Tshisekedi répond aux questions de Christophe Boisbouvier de RFI et de Marc Perelman de France 24. France 24 : Monsieur le Président, les élections sont bientôt, elles sont prévues le 20 décembre. On a entendu beaucoup de rumeurs sur un possible glissement. Est-ce que ce scrutin se tiendra bien le 20 décembre en temps et en heure ? Et deuxièmement, est-ce que le financement est là ? On a entendu le président de la Commission électorale dire qu'il manquait 300 millions de dollars. Félix Tshisekedi : Je crois que c'est plutôt à lui qu'il faut poser la question. Mais à ce stade, nous, le gouvernement, nous n'avons encore reçu aucune indication selon laquelle il n'y aurait pas d'élections. Tout porte à croire que ça va se passer le 20 [décembre], et j'en veux pour preuve encore sa dernière déclaration, lorsque tous les candidats ont répondu à l'invitation de la Céni pour signer le code de bonne conduite et faire les derniers réglages, on va dire. Pour ces élections, jusque-là, il n'y a pas de problèmes. Maintenant, ce qu'il reste à faire, évidemment les 300 millions il ne faut pas penser qu'ils viendront d'un coup, ce sera étalé jusqu'à la période électorale. Et en ce moment, ce que je sais, c'est que le gouvernement est attelé à des discussions avec la Céni pour trouver les voies et moyens d'y parvenir, mais il n'y a pas d'inquiétudes de ce côté-là, nous trouverons la solution. RFI : La campagne pour ces élections présidentielle et législatives débute ce dimanche matin et on sait qu'il y a de nombreuses interrogations, Monsieur le Président, sur la fiabilité du fichier électoral. L'opposition dit qu'il pourrait y avoir plusieurs millions d'électeurs fictifs. Est-ce que le scrutin pourra se dérouler sereinement ? On sait notamment qu'il n'y a pas eu d'audit indépendant de ce fichier… Dans quel but inventerait-on des électeurs fictifs ? Dans quel but ? Je ne comprends pas très bien quelle est la revendication de l'opposition. Pour moi, c'est un débat d'opposants, de gens qui ne sont sûrement pas prêts à aller aux élections, parce qu'à plusieurs reprises, ils ont demandé le report de ces élections, ils ont demandé un dialogue, alors qu'il n'y a pas de crise politique, que je sache, dans le pays, et je ne comprends pas très bien quelle est la revendication dans ce sens de l'opposition. Et en plus, la Céni a fait, a organisé, un audit du fichier avec des personnalités venues de tous bords, des personnalités crédibles dont la réputation n'est pas à remettre en cause, la probité n'est pas à remettre en cause. RFI : Il y a la question des électeurs de l'Est, et notamment du Nord-Kivu. Le 20 octobre, en conseil des ministres, vous avez appelé le gouvernement et la Céni à tout mettre en œuvre pour que tous les Congolais puissent voter, compte tenu de ce que vous avez appelé la « libération progressive des territoires de Masisi et du Rutshuru », au Nord-Kivu. Mais depuis, les rebelles du M23 ont repris du terrain. Est-ce que cela veut dire que le vote ne pourra pas se tenir dans ces deux territoires ? Malheureusement. Malheureusement pour Rutshuru et pour Masisi, je ne crois pas que cela pourra se faire. Mais qu'à cela ne tienne, nous allons continuer nos efforts pour libérer ces localités, ramener nos compatriotes dans leurs localités d'origine et imposer cette paix. Mais en même temps, il y a le processus électoral qu'il faut continuer à mener à son terme. France 24 : 26 candidats pour la présidentielle sur la ligne de départ – on verra combien seront à l'arrivée –, c'est une élection à un tour, est-ce que la dispersion des candidatures de l'opposition fait de vous le favori logique de ce scrutin ? Je reste serein, modeste. Ce qui se passe dans l'opposition, ce n'est pas mon problème. Nous vivons dans un pays où il y a une vitalité démocratique certaine et tant mieux, j'allais dire, pour la démocratie. Maintenant, si leur stratégie c'est de se mettre ensemble ou d'y aller dispersé, ce n'est pas mon problème, comme je le disais. Moi, je reste concentré sur ma tâche, sur ma mission que j'ai commencée il y a maintenant cinq ans et que je veux proposer à mes compatriotes pour à nouveau avoir leur confiance. Ce qu'ils font dans l'opposition, c'est leur problème, pas le mien. France 24 : Mais vous vous sentez favori ? Bien sûr, sinon je n'aurais pas demandé à rempiler. Je crois que j'ai fait du bon travail. C'est vrai que beaucoup de choses restent encore à faire, mais le Congo revient de loin, ça il faut le reconnaître. Tous ceux qui viennent aujourd'hui après cinq ans de ma présidence – presque cinq ans – me le disent très clairement, les choses ont vraiment évolué dans le bon sens et même les paramètres à l'international le prouvent. Je fais ici allusion aux agences de notation, qui nous ont maintenant attribué la note de triple B, par exemple. Donc c'est pour vous dire que les choses évoluent dans le bon sens. Elles ne demandent qu'à être consolidées. RFI : En 2018, vous n'êtes pas parvenu à faire une candidature commune de l'opposition et vous êtes bien placé pour le savoir. Cette année, pensez-vous que ce sera pareil et que chaque candidat de l'opposition aura un ego trop fort pour se désister en faveur de son voisin ? Mais pourquoi voulez-vous que je vous dise absolument que j'ai peur d'une union de l'opposition ? Non. Ils peuvent amener les scenarii qu'ils veulent – unis, désunis –, ils ne m'inquiètent pas, ils ne me font pas peur. Je vous ai dit que j'ai confiance dans mon bilan, nous avons fait des choses. Je ne sais pas si vous étiez déjà à Kinshasa il y a deux jours quand j'ai fait mon discours sur l'état de la nation, donc vous avez dû suivre ce bilan et je crois quand même que vous avez pu comprendre qu'il y a eu beaucoup de choses de faites. Le Congo revient de loin, le Congo est sur une très bonne lancée et le peuple ne demande qu'à continuer sur cette lancée. France 24 : Vous défendez votre bilan devant nous, vous l'avez fait devant le Parlement, certains de vos opposants, évidemment, ne sont pas d'accord. Moïse Katumbi… C'est le rôle de l'opposition. France 24 : Oui, mais peut-être que les critiques peuvent être fondées. Par exemple, Moïse Katumbi parle de coupures d'électricité incessantes. Martin Fayulu et Denis Mukwege dénoncent la corruption des élites du pays, est-ce que c'est de la pure opposition ou est-ce que, malgré tout, oui il y a des coupures d'électricité, oui il y a de la corruption ? Les coupures d'électricité, ce n'est pas nouveau. Ce que nous, nous faisons, c'est d'essayer de juguler justement ces coupures intempestives et nous le faisons en renforçant les capacités des barrages d'Inga et de Zongo 2. Je viens d'ailleurs d'inaugurer une centrale électrique là, maintenant, qui va desservir une dizaine de communes dans Kinshasa et ça fait des millions de consommateurs, de clients, qui vont pouvoir maintenant être raccordés au réseau électrique. Donc nous essayons de juguler cela. Lorsque, moi, je suis arrivé à la tête de ce pays, il n'y avait que 9% de ménages dans la population qui avaient accès à l'électricité. Aujourd'hui, nous tournons autour de 20% et l'objectif, c'est d'aller encore beaucoup plus loin. Donc eux, ils peuvent parler, d'accord. Moïse Katumbi, il a été gouverneur de la province du Katanga, qui à l'époque n'était pas encore divisée en quatre morceaux, mais qu'est-ce qu'il en a fait ? Je parlais d'ailleurs récemment de l'aéroport international qui est en train d'être construit, qui est déjà d'ailleurs terminé, à Kolwezi. Il a été gouverneur pendant neuf ans, il n'a même pas pensé à construire un aéroport international dans la capitale mondiale du cobalt. Aujourd'hui, des gens, des investisseurs, pourront venir de partout, sans devoir passer par Lubumbashi et chercher des petits cercueils volants pour arriver à Kolwezi. Ils vont venir directement avec leur jet privé ou leur avion régulier sur Kolwezi. J'ai des tas d'exemples comme ça qui peuvent démontrer que je n'ai aucune leçon à recevoir de Moïse Katumbi. France 24 : Il y a une affaire qui défraie la chronique, celle du correspondant de Jeune Afrique, Stanis Bujakera. Il est détenu depuis deux mois en prison. Il est accusé de diffusion de fausses informations et il risque dix ans de prison. Il est accusé d'être à l'origine d'un rapport interne de l'ANR, les services secrets, mettant en cause les renseignements militaires dans le meurtre, au mois de juillet, de Chérubin Okende, qui est un proche de Moïse Katumbi. Le journaliste et l'association Reporters sans frontières nient toute manipulation de cette nature. Monsieur le Président, pourquoi tant d'acharnement contre un simple journaliste ? Je ne suis ni à l'origine de son arrestation, ni en train de tirer les ficelles pour qu'on enfonce Stanis Bujakera. Je ne peux pas intervenir. Je n'interviendrai que peut-être plus tard, s'il est condamné, ou quoi, pour une amnistie, une grâce, ou que sais-je. Si… Mais à ce stade, je n'ai rien à dire. Je suis le premier à être peiné par ce qu'il lui arrive. Mais j'ai aussi en même temps besoin de savoir ce qu'il s'est passé. Parce que je sais qu'en ce qui concerne le malheureux Chérubin Okende, ni mon régime, ni un de mes proches, qui qu'il soit, n'y est ni de près ni de loin lié. Je n'avais aucun intérêt à donner la mort à ce compatriote, parce que d'abord, remarquez, il était le porte-parole d'Ensemble [Ensemble pour la République, la coalition pro-Katumbi], il n'a jamais pris la parole, il ne gênait en rien le régime. Et quand bien même il y en a qui gênent, plus que ça, qui profèrent des injures, des menaces, qu'est-ce qu'il leur arrive ? Et pourquoi on s'en prendrait à Chérubin, le pauvre ? Pourquoi chercherais-je à lui ôter la vie ? Ça n'a pas de sens. Donc pour moi, c'était aussi une curiosité, je voulais savoir : mais qu'est-ce que c'est ? Pourquoi est-ce qu'on a voulu faussement attribuer aux services de renseignements la responsabilité de la mort de Chérubin ? France 24 : Est-ce que ce journaliste est responsable de ça ? Non, le journaliste, on peut l'avoir manipulé en lui faisant croire que c'était une information de première main, et ensuite, on désoriente les enquêteurs, c'était peut-être ça le but. France 24 : Il y a un mois, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et son envoyé spécial dans la région ont parlé devant le Conseil de sécurité des Nations unies et ils disent craindre une guerre directe entre le Rwanda et la RDC. Oui, mais à cause de qui ? France 24 : Je ne veux pas entrer dans la cause. Vous devez entrer dans la cause. France 24 : On y viendra. Mais d'abord, est-ce que vous partagez cette crainte ? Vous parlez de craintes, les craintes sont là, d'accord, mais à qui la faute ? Nous, nous sommes les victimes. France 24 : Est-ce qu'on est au bord d'une guerre, Monsieur le Président ? Moi, je n'exclus aucun scénario. Nous sommes les victimes. Je viens de vous parler de millions de gens qui, en ce moment, vivent dans des conditions infrahumaines. Qui ont été obligées, sinon elles allaient se faire massacrer, de quitter leurs localités pour venir vivre aux abords de Goma dans des conditions infrahumaines. Alors, quel est l'État qui peut accepter ce genre de choses ? On n'a pas à regarder dans notre direction, il faut regarder dans la direction de ceux qui sont coupables de cette agression, de cette situation. Et nous, nous disons, après avoir appelé plusieurs fois la communauté internationale à intervenir par des sanctions contre le Rwanda, si celles-là tardent à venir, nous allons nous protéger nous-mêmes, nous allons utiliser nos propres moyens pour nous défendre, défendre nos populations. France 24 : Y compris par les armes ? À votre avis, comment est-ce qu'on pourrait faire autrement que par les armes ? France 24 : Combien de soldats rwandais, d'après vos informations, sont sur le sol congolais ? Des milliers. France 24 : Des milliers ? Oui, ils sont là par milliers. France 24 : Est-ce que Paul Kagame, pour vous, est le véritable chef du M23 ? Bien sûr. D'abord, le M23, c'est une coquille vide. Ce sont les RDF [Forces rwandaises de défense, NDLR] qui se battent et nous en avons les preuves. Parce qu'aujourd'hui, avec les armes que nous avons, la technologie que nous avons, nous les voyons, nous avons des images. Je ne parle pas en l'air. Je parle sur la base de faits avérés. Les images sont là, de leurs cadavres et même lorsqu'ils s'amoncellent pour porter leurs attaques. Nous avons tout et pas que nous, l'ONU, les Nations unies, ont aussi les mêmes images. N'oubliez pas que la mission de la Monusco est encore à l'est du pays, à Goma. RFI : Début octobre, des milices patriotiques congolaises, les fameux Wazalendos, soutenus par votre armée, ont reconquis une partie du Masisi, notamment autour de Kitshanga. Mais depuis, le M23 a repris le terrain perdu, il menace à nouveau des localités, les villes de Sake et bien sûr de Goma, c'est donc un échec ? Ils ne prendront pas Goma. Retenez-le, ils ne prendront pas Goma. RFI : Pourquoi ? Parce qu'il y aura une réplique de notre part. RFI : Mais là, quand même, il y a eu un échec non ? Oui, mais des Wazalendos, c'est normal. Qui sont les Wazalendos ? Ce sont des patriotes, des civils au départ, des gens qui ont décidé de défendre corps et âme les intérêts de leur communauté, parce qu'en son temps, ils n'avaient pas confiance en l'armée, ils ne pensaient pas que l'armée était capable de les protéger, donc ils ont pris leur courage à deux mains et se sont engagés dans ce combat. C'est même héroïque. On l'a vu en Ukraine, des Ukrainiens qui étaient de la société civile ont juste évacué leur famille et ont décidé de prendre les armes, d'être formés. Pourquoi est-ce que c'est valable quand ça se passe en Ukraine et quand c'est au Congo, on qualifie les Wazalendos de forces négatives ? Ce sont des Congolais qui ont décidé de se battre contre l'agression dont ils sont victimes, d'une agression injuste et barbare. RFI : Avec le soutien des FARDC, de votre armée ? Bien sûr. Là où les FARDC peuvent les soutenir, s'ils sont dans leur giron, l'ordre est donné pour que celles-ci les soutiennent. Je ne m'en cache pas, parce que ce n'est pas un crime qu'ils commettent. Ils défendent leur patrie, avec raison et courage. Ce sont des héros, pas des criminels comme le M23 et les RDF du Rwanda. France 24 : Pour tenter de retourner la situation en votre faveur, vous avez aussi eu recours à des compagnies de sécurité occidentales, une française, Algemira, une roumaine, Congo protection. Bien sûr. C'est pour renforcer les capacités. Ce sont des experts, attention, ce sont des experts, qui ont eux-mêmes eu des carrières de forces spéciales, de commandos, etc. Et dont la mission est de renforcer les capacités des Forces de défense en situation réelle, sur le terrain. France 24 : En se battant ? Bien sûr. Ils doivent être à nos côtés. France 24 : Ils sont combien ? 900 ? Par là. Un bon millier peut-être. France 24 : Quand il y a des sociétés de sécurité étrangères, d'où que ce soit, qui viennent, qui se battent, qui sont nombreuses, on appelle ça des mercenaires. Qu'est-ce que vous appelez se battre ? Parce que, quand je vous dis qu'ils sont en situation réelle, qu'ils sont sur le terrain, ils coachent. Est-ce qu'un coach de football joue avec son équipe ? Pourtant, il est sur le terrain, il voit ses joueurs jouer, il est là. Les joueurs sont là en train de jouer et lui, il coache. Ce sont des coachs, si vous voulez une image. France 24 : Pas des mercenaires ? Non, ce ne sont pas des mercenaires. Les mercenaires, ils n'ont pas de statut social. Vous avez parlé de la société Algemira, donc c'est une société, une personne morale reconnue, dont l'adresse est connue, dont les activités sont connues, alors pourquoi parler de mercenaires ? C'est une activité qui est connue et qui est légalement acceptée dans les pays où ces sociétés sont enregistrées, sinon il y aurait déjà eu des poursuites contre eux, non ? Vous n'êtes pas d'accord avec ça ? Ce ne sont pas des mercenaires. RFI : Vous avez aussi remis en état de marche une flotte d'avions et d'hélicoptères – d'avions de chasse et d'hélicoptères armés, bien sûr –, vous attendez trois drones chinois, est-ce que vous comptez sur ces nouveaux moyens, ces renforts… Vous êtes bien renseigné, vous. RFI : … pour peut-être obtenir une victoire de prestige avant le 20 décembre ? D'abord, nous ne les attendons pas, ils sont déjà là, les drones. Ils sont là depuis quelque temps. RFI : Des drones d'attaque ? Bien sûr. Qu'est-ce qu'il y a de mal ? RFI : Est-ce que vous comptez sur ces nouveaux moyens pour avoir une victoire militaire de prestige avant le 20 décembre ? Non, je ne joue pas avec ça. Moi, je ne fais pas de politique politicienne. Pas du tout. Moi, je défends les intérêts de mon pays et de mon peuple et je les défends avant, pendant, ou après les élections. Je vous ai dit que pour Rutshuru, pour le Masisi, c'était mort pour les élections en ce moment. Je l'avale avec difficulté, mais je l'avale. Mais cela ne va pas nous pousser à baisser les bras. Donc l'urgence s'impose. Nos populations sont dans des conditions inacceptables. Il faut les ramener chez elles. Et donc, même pendant le processus électoral, des efforts pour les ramener vont continuer. Donc vous voyez que ce n'est pas lié du tout à un résultat quelconque qu'il faudrait avoir avant le 20 décembre.
- Le principali notizia da Gaza sono in ordine cronologico il discorso di Joe Biden, i raid israeliani senza sosta sulla striscia di Gaza e il drammatico appello del Segretario Generale dell' Onu Antonio Guterres dal valico di Rafah ( Roberto Festa, Shouk al Najjar – Actionaid , appello di Antonio Guterres, Martina Stefanoni) - Francia. Fermati dalla polizia due sindacalisti della Cgt per aver lanciato una campagna di raccolta fondi per la popolazione civile di Gaza. ( Francesco Giorgia) - Argentina. Alfredo Somoza sulle presidenziali di domenica - Repubblica Democratica del Congo. A du e mesi dalle elezioni presidenziali convalidata la candidatura del Nobel per la pace Denis Mukwege. ( Sara Milanese, Giusi Baioni)
Focus on Africa takes you inside Sierra Leone's overcrowded prisons and looks closely at the country's justice system. Our reporter Umaru Fofana looks into a much needed review on how prisoners are treated. Also the Nobel peace prize-winning gynaecologist Denis Mukwege, who is renowned for helping victims of sexual violence in the Democratic Republic of the Congo, announces his plans to run for president in December. What's the reaction in the DRC and can Denis Mukwege make a difference? And we talk to African playwrights, Tonderai Munyevu and Yael Farber who join over 60 of the world's leading playwrights for an online charity auction taking place at Christie's in London. The event, "Out of the Margins", is organised by the Good Chance theatre and will include writers; Wole Soyinka, Inua Ellams, Tom Stoppard, Tina Fey, and Tanika Gupta.
En RDC, l'opposition se présente en ordre dispersé. Après Matata Ponyo, Adolphe Muzito ou encore Martin Fayulu, c'est au tour du docteur Denis Mukwege, le Prix Nobel de la Paix, d'annoncer sa candidature face au président Félix Tshisekedi. Quelles sont les chances de l'opposition ? Nous lançons le débat.
Le Docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix en 2018, a annoncé lundi à Kinshasa sa candidature à la présidentielle du 20 décembre en République démocratique du Congo. Il était l'invité de notre édition spéciale. Parmi les autres opposants en lice pour la présidentielle figure Martin Fayulu, candidat malheureux à l'élection de décembre 2018, qui a confirmé samedi sa candidature. Il était également l'invité de notre journal. Enfin, le président sortant, Félix Antoine Tshisekedi, a été officiellement désigné dimanche candidat à l'élection présidentielle du 20 décembre par la coalition politique au pouvoir, l'Union sacrée.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un recours devant la Cédéao pour contester la dissolution du Pastef, sur le départ de l'entraîneur de l'Olympique de Marseille et sur une requête pour obtenir le retour de Mohamed Bazoum au pouvoir. RDC : Denis Mukwege, bientôt candidat à l'élection présidentielle ? Le prix Nobel de la Paix 2018 a reçu 100 000 dollars de la part de ses partisans pour se présenter à l'élection présidentielle. Ce soutien pourrait-il le convaincre d'être candidat ? A-t-il déjà parlé de ses propositions politiques ? Avec Paulina Zidi, journaliste au service Afrique de RFI. Sénégal : recours des avocats d'Ousmane Sonko devant la Cédéao Les avocats de l'opposant Ousmane Sonko ont déposé un recours auprès de la Cour de justice de la Cédéao pour faire suspendre la dissolution de son parti, le Pastef. Quelles sont leurs chances d'obtenir gain de cause ? Aujourd'hui, le Pastef est-il en mesure de présenter un candidat ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Niger : Mohamed Bazoum saisit la Cour de justice de la CédéaoL'avocat de Mohamed Bazoum a saisi la Cour de justice de la Cédéao pour demander la libération et la restauration du président déchu. Quel est son objectif dans la mesure où le Niger est suspendu de la Cédéao ? Est-ce qu'une décision de l'organisation pourrait faire évoluer la situation au Niger ? Avec Maître Seydou Mohamed Diagne, avocat de Mohamed Bazoum, avocat au Barreau de Dakar. Football : Marcelino quitte l'OMAprès seulement sept matchs, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille, Marcelino, a annoncé son départ. Quelles en sont les raisons ? Quelles en sont les conséquences sur le plan sportif ? Avec Antoine Grognet, journaliste au service des sports de RFI.
En RDC, à quatre mois des élections présidentielle et législatives, le docteur Denis Mukwege pointe du doigt la mauvaise qualité des nouvelles cartes d'électeurs. Trop souvent, le nom et la photo s'effacent. Pour le Prix Nobel de la paix, cela augure une fraude électorale. Partagez-vous ces inquiétudes ? Vos réactions nous intéressent.
Bolewa Sabourin est un danseur, chorégraphe, cofondateur de l'association Loba, à travers laquelle il aide les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles à se réapproprier leur corps à travers le mouvement et plus particulièrement à travers la danse. Cet épisode est réalisé dans le cadre du podcasthon puisque cette semaine 400 podcasts se réunissent pour mettre en avant une association qui leur tient à coeur. Je connais Bolewa depuis un moment et je devais enregistrer un épisode avec lui il y a déjà 2 ans et ca ne s'était pas fait donc je suis ravi de le faire dans ce cadre aujourd'hui. Parce que Bolewa est simplement un homme bien, sensible, humble, féministe et engagé, un homme comme il en faudrait plus en réalité. Il n'est pas que dans des grands concepts, il fait, il personnifie à lui tout seul ce à quoi une forme de masculinité saine ressemble. Avec Bolewa nous discutons des points suivants: - Pourquoi il a choisi de s'engager sur les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes? - Pourquoi a t'il décider d'utiliser la danse comme une thérapie? - Quelle est la place du corps dans notre société? - Est-ce que le rapport au corps au Congo est différent? - Peux tu faire le lien avec le corps et le fait de se réapproprier ses émotions? - Quel est l'impact de la rencontre du docteur Denis Mukwege? - Quels genre de violences subissent les femmes? - Quels genre d'ateliers vous mettez en place? - Dans quelles villes est-il possible de suivre vos ateliers? - Quel est ton rapport à la richesse et à l'argent? - Où en sommes nous de la masculinité en France en 2023? - A quoi ressemble la masculinité en prison? -
Guest: V (formerly Eve Ensler) is a Tony Award–winning playwright, author, performer, and activist. Her international phenomenon The Vagina Monologues has been published in 48 languages and performed in more than 140 countries. She is the founder of V-Day, the global activist movement to end violence against women and girls, and One Billion Rising, the largest global mass action to end gender-based violence in over 200 countries. She is a co-founder of the City of Joy, a revolutionary center for women survivors of violence in the Democratic Republic of the Congo, along with Christine Schuler Deschryver and 2018 Nobel Peace Prize winner Dr. Denis Mukwege. V is the author of several books including, The Apology, I Am an Emotional Creature, In the Body of the World, and her latest, Reckoning. The post V (formerly Eve Ensler) on Writing, Memory, and the Power of an Apology appeared first on KPFA.
How does one of the world's most renowned photographers humanize data? Can ordinary people do extraordinary things? What is true power? Platon is one of the world's most renowned portrait photographers, having photographed more world leaders than anyone else in history, including six American presidents. He has photographed over 30 covers for TIME Magazine, including their 2008 Vladimir Putin Person of The Year cover, which was awarded 1st prize at the World Press Photo Contest. In 2008, Platon signed on as staff photographer to the New Yorker, winning a Peabody Award and two National Magazine Awards for his photo essays. He has published four books with subjects ranging from the power of world leaders to the dignity of those who serve in the US Military. In 2013, Platon founded The People's Portfolio, a non-profit foundation dedicated to celebrating emerging leaders of human rights and civil rights around the world. The People's Portfolio creates a visual language that breaks barriers, uplifts dignity, fights discrimination, and enlists the public to support human rights around the world. Platon is currently on the board for Arts and Culture at the World Economic Forum. Platon's life's work is the subject of a Netflix documentary, Abstract: The Art of Design. His first film, My Body Is Not A Weapon, features survivors of wartime sexual violence and 2018 Nobel Peace Prize Laureate Dr. Denis Mukwege. In 2020, Platon's archive of prominent African American civil rights leaders and cultural leaders was acquired by the Smithsonian. Episode Website/Newsletter: https://mailchi.mp/designlabpod/platon Follow Platon: Twitter | Facebook | Insta Episode Links and Mentions: http://www.platonphoto.com https://www.thepeoplesportfolio.org https://www.mukwegefoundation.org Original portrait of Platon by Michele Murray More episode sources & links Sign-up for Design Lab Podcast's Newsletter Previous Episode Newsletters and Shownotes Follow @DesignLabPod on Twitter Instagram LinkedIn Facebook Follow @BonKu on Twitter & Instagram Check out the Health Design Lab Production by Robert Pugliese Edit by Fernando Queiroz Cover Design by Eden Lew Theme song by Emmanuel Houston Indexed in the Library of Congress: ISSN 2833-2032
Next week, the Biden administration convenes countries across the western hemisphere for the Summit of the Americas, a high profile event in Los Angeles that could flop before it even begins. After the US banned Cuba, Venezuela, and Nicaragua from the summit for human rights violations, a group of countries – led by President Andres Manuel Lopez Obrador of Mexico – threatened to boycott the event. The Biden administration hopes the summit will showcase progress on vital issues like immigration, trade, and climate. Instead, a failed meeting could highlight America's waning influence in its own region. This all comes as China's influence grows, and as political sands shift – with multiple countries tacking towards the socialist left. For insight into all this, Mexico's former foreign minister Jorge Castañeda joins the program. Also on today's show: CNN Senior Political Analyst John Avlon, Nobel laureate and author Dr. Denis Mukwege. To learn more about how CNN protects listener privacy, visit cnn.com/privacy
The world is at a turning point – that's the verdict of German Chancellor Olaf Scholz, who warned the annual economic forum at Davos that more than Ukraine is at risk in Russia's war. He said Germany, and the European Union, are doing their best to wean themselves off Russian energy and stop feeding the war machine that's devastating Ukraine. But Robert Habeck is warning there's a roadblock to an EU embargo. The German Vice-Chancellor is naming names, telling Christiane that one EU nation is dragging its heels. The Green Party politicians joined her this week soon after the catastrophic mass shooting in Texas. A 2009 shooting in a German high school spurred immediate legislation, and Habeck says that like so many others watching from overseas, he cannot understand America's gun laws. Also on today's show: Historian Heather Cox Richardson, Nobel laureate and author Dr. Denis Mukwege. To learn more about how CNN protects listener privacy, visit cnn.com/privacy