Current Prime Minister of Ethiopia
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En RD Congo, les autorités achèvent une visite de terrain dans l'est du pays, où sévit une épidémie d'Ebola. Le ministre de la Santé et de la Communication se sont rendus à Bunia pour évaluer la riposte encore. Plus de 250 personnes ont succombé au virus depuis sa déclaration officielle il y a un peu plus d'un mois.
Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ». Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions. Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ». En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges. Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ». La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed. « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ». Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ». Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale.
Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ». Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions. Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ». En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges. Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ». La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed. « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ». Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ». Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale.
Le elezioni rafforzano il premier, ma i nodi restano aperti: Dalle tensioni in Tigray, Amhara e Oromia alle sfide regionali con Eritrea ed Egitto. L'analisi di Luca Puddu, docente di Storia e Istituzioni dell'Africa all'Università di Palermo.Sudafrica, il ritorno della paura dello stranieroTra episodi di xenofobia, crisi economica e tensioni sociali, la "nazione arcobaleno" si interroga sul proprio futuro. Il racconto di Brando Ricci.Dieci Afriche ai MondialiMai così tante nazionali africane alla Coppa del Mondo. Tra crescita del calcio continentale e la spada di Damocle dei visti e dei respingimenti sulla testa delle delegazioni straniere nella massima sfida calcistica globale dell'era Trump. Con Vincenzo Lacerenza.
Après des mois de tensions entre le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed et la région du Tigré, dirigée par le TPLF, une attaque de drone a frappé la ville de Sheraro, dans le nord du territoire, près de la frontière avec l'Érythrée. Il y a des craintes d'une reprise du conflit qui pourrait impliquer de nombreux acteurs, alors que la région ne s'est toujours pas remise de la dernière guerre, l'une des plus meurtrières du XXIe siècle.
Se han celebrado elecciones parlamentarias y regionales en Etiopía, en las que el partido del actual primer ministro Abiy Ahmed es el gran favorito. No son comicios normales puesto que hay regiones como Tigray en las que no se ha votado.Hablamos de lo que significan con el historiador Mario Lozano, autor del libro " Historia de Etiopía"Escuchar audio
Fin du suspense au Sénégal. Après onze jours d'attente, le président Bassirou Diomaye Faye a composé, ce lundi, un nouveau gouvernement. Une équipe sans la participation du Pastef – le parti dirigé par son ancien Premier ministre, nouveau président de l'Assemblée nationale et compagnon de route de longue date, Ousmane Sonko. Ce gouvernement compte trente ministres dont quatre femmes.
A Etiópia foi a votos esta segunda-feira, 1 de Junho, para eleger os deputados federais e os representantes regionais, num escrutínio que deve garantir a continuidade do primeiro-ministro Abiy Ahmed à frente do Governo. Apesar da participação registada em várias cidades, as eleições decorreram sob críticas da oposição, num contexto marcado por conflitos armados, dificuldades económicas e exclusão de algumas regiões. A vitória do Partido da Prosperidade, liderado por Abiy Ahmed, nunca esteve em causa. A formação governamental partia como favorita para conservar a maioria parlamentar e garantir a continuidade do actual primeiro-ministro à frente do Governo. Ainda assim, a participação eleitoral levanta interrogações sobre o grau de mobilização da sociedade etíope. O padre José Vieira, missionário português que regressou recentemente da Etiópia após 13 anos de trabalho no país, descreve um ambiente de relativa apatia política nos meses que antecederam a votação. “O que foi mais evidente durante os últimos meses era ver os centros de inscrição para as eleições completamente vazios”, observa. Apesar de a Comissão Nacional de Eleições apontar para cerca de 50 milhões de eleitores registados, o missionário considera o número reduzido para um país com cerca de 130 milhões de habitantes. “Havia uma certa desmobilização em relação ao evento”, afirma. Abiy Ahmed chegou ao poder em 2018 envolto numa forte expectativa de mudança. Um ano depois recebeu o Prémio Nobel da Paz, sobretudo pelo acordo alcançado com a Eritreia. Hoje, a avaliação dos seus 8 anos de governação divide opiniões. O padre José Vieira reconhece transformações visíveis, particularmente na capital. “Adis Abeba não tem nada a ver com o que era há dez anos. É uma cidade muito moderna, com grandes avenidas”, afirma. Destaca ainda a construção dos chamados “corredores urbanos”, que incluem espaços dedicados a peões e ciclistas e que o Governo procura replicar noutras regiões do país. No entanto, alerta para as limitações desse modelo fora dos grandes centros urbanos. Em muitas localidades, diz, os projectos são afectados pela falta de fiscalização e pela corrupção. “A corrupção é um dos grandes problemas na Etiópia de hoje”, sublinha, apontando casos em que verbas destinadas a obras públicas acabam desviadas para proveito pessoal de responsáveis locais. A guerra que continua a marcar o país Embora a guerra do Tigray tenha terminado formalmente em Novembro de 2022, com os Acordos de Pretória, as suas consequências continuam presentes no quotidiano dos etíopes. “As pessoas no Tigré não têm tanto acesso a combustíveis e a outros bens de primeira necessidade como noutras regiões”, explica o missionário. Além das dificuldades económicas, persistem receios quanto a um eventual reacender das tensões armadas, alimentadas por rivalidades regionais e por interesses externos. Segundo o padre português, o Governo foi obrigado a concentrar efectivos militares na região do Tigray, deixando outras zonas mais vulneráveis. Na Oromia, onde trabalhou, as preocupações de segurança aumentaram significativamente. “Houve um momento em que nos aconselhavam a telefonar antes de viajar para confirmar se as estradas estavam seguras”, recorda. A instabilidade não se limita ao norte do país. Em Amhara e Oromia continuam activos grupos armados que desafiam a autoridade do Estado e contribuem para um clima de insegurança que afecta a vida quotidiana e limita a capacidade do Governo para projectar uma imagem de normalidade democrática. Jovens preocupados com o futuro Nas conversas com famílias, líderes comunitários e estudantes, José Vieira encontrou uma preocupação comum: o acesso à educação e às oportunidades de emprego. Nos últimos anos, o Governo introduziu novos exames nacionais com o objectivo de elevar a exigência académica. Contudo, os resultados têm sido preocupantes. “Há três anos, quando foi introduzido o novo modelo de exame de admissão à universidade, apenas 5% dos candidatos passaram”, recorda. No ano lectivo mais recente, a taxa de aprovação rondou apenas os 7%. O missionário considera que muitos alunos não estão preparados para o grau de dificuldade das provas. O problema torna-se ainda mais grave porque os estudantes que não conseguem aprovação ficam dependentes de instituições privadas, inacessíveis para grande parte da população. A situação gera frustração entre os jovens. Muitos concluem vários anos de formação superior, mas arriscam terminar sem diploma caso não obtenham aprovação nos exames finais obrigatórios. “Depois de três, quatro ou cinco anos de estudos, podem ficar sem nada”, lamenta. Inflação e escassez de combustível A economia constitui outra fonte de preocupação. A inflação continua elevada e o acesso a combustíveis permanece problemático em várias regiões. O padre José Vieira relata situações extremas vividas pelas comunidades locais. Num dos centros missionários onde trabalhou, dois veículos permaneceram semanas sem poder circular por falta de gasóleo. “Descobriram que o mercado negro dá muito mais lucro do que o negócio normal”, explica. O missionário recorda ainda casos em que funcionários tiveram de esperar mais de dois dias em filas para abastecer um automóvel. Nas semanas que antecederam as eleições verificou-se uma melhoria na distribuição. “Antes havia grandes filas. Nas últimas semanas a situação foi normalizada”, relata. Resta saber se essa normalização corresponde a uma solução duradoura ou se foi apenas uma medida temporária para garantir um ambiente mais favorável durante o período eleitoral. As autoridades etíopes apresentam estas eleições como uma demonstração de estabilidade e de consolidação democrática. No entanto, a ausência de votação em algumas zonas, as denúncias da oposição, os conflitos armados persistentes e os problemas económicos mostram uma realidade mais complexa. Para José Vieira, a Etiópia continua a viver um momento de transição. Entre os avanços nas infra-estruturas e as dificuldades sentidas pela população, o país procura ainda encontrar um equilíbrio capaz de transformar a promessa de reforma que levou Abiy Ahmed ao poder numa estabilidade para os seus mais de 130 milhões de habitantes.
durée : 00:03:45 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - Plus de 50 millions d'électeurs sont appelés aux urnes aujourd'hui en Éthiopie pour des législatives promises au parti du premier ministre Abiy Ahmed. L'exclusion du Tigré, les violences persistantes en Amhara, ainsi que les critiques sur les libertés politiques, minent la crédibilité du scrutin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:45 - InterNational - par : Guillaume Auda - Plus de 50 millions d'électeurs sont appelés aux urnes aujourd'hui en Éthiopie pour des législatives promises au parti du premier ministre Abiy Ahmed. L'exclusion du Tigré, les violences persistantes en Amhara, ainsi que les critiques sur les libertés politiques, minent la crédibilité du scrutin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ethiopians are heading to the polls for general elections that Prime Minister Abiy Ahmed's Prosperity Party is expected to win. Ahmed, who has been in power since 2018, is accused of authoritarianism and of cracking down on dissent. With his "corridor project", launched in 2024, he wants to modernise the capital Addis Ababa and other cities. But the project has led to the mass eviction of over 10,000 people in Addis Ababa alone. FRANCE 24's Tom Canetti reports.
durée : 00:03:45 - Sous les radars - par : Guillaume Auda - Plus de 50 millions d'électeurs sont appelés aux urnes aujourd'hui en Éthiopie pour des législatives promises au parti du premier ministre Abiy Ahmed. L'exclusion du Tigré, les violences persistantes en Amhara, ainsi que les critiques sur les libertés politiques, minent la crédibilité du scrutin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le chef de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus est arrivé en RDC jeudi pour faire le point sur l'épidémie Ebola qui frappe le pays. Une visite qui survient alors que les autorités sanitaires internationales et congolaises peinent à freiner la propagation du virus. Par ailleurs, ces derniers ont annoncé vendredi la guérison d'un premier patient atteint de la souche Bundibugioy d'Ebola.
W 2019 roku Abiy Ahmed, premier Etiopii, otrzymał Pokojową Nagrodę Nobla. Zaledwie rok później doprowadził do dwuletniej wojny domowej, która zachwiała fundamentami kraju uznawanego za jeden z najstabilniejszych w Afryce. Dzisiaj licząca blisko 135 milionów mieszkańców Etiopia zmierza ku nieznanemu. Z tego powodu co roku kilkaset tysięcy ludzi opuszcza swoją ojczyznę, poszukując bezpiecznej przystani za granicą. Dokąd wyjeżdżają? Co znajdują na miejscu i co to znaczy być Etiopczykiem na emigracji?(00:00:00) Zwiastun odcinka(00:00:21) Powitanie(00:01:30) Rozmowa(01:11:55) Zakończenie i podziękowaniaWszystkie głosy, które usłyszycie w tym odcinku należą do fizycznych, rzeczywiście istniejących osób i nie zostały wygenerowane maszynowo przez algorytmy. ✅ Wspieraj Brzmienie Świata na Patronite: https://patronite.pl/brzmienie-swiata
Tra guerra per procura, droni su Karthoum e accuse all'Etiopia, la scissione si consuma tra due centri di potere. Con quali conseguenze? Ne abbiamo parlato con Federico Donelli, docente e ricercatore di Relazioni Internazionali all'Università di Trieste. Specializzato in sicurezza internazionale e politica estera.Sudafrica, torna la paura xenofoba. Raid contro immigrati africani, tensioni diplomatiche e allarme per una nuova ondata di violenza. Con Brando Ricci.L'Etiopia di Abiy Ahmed: tanti fronti, un uomo solo. A un mese dal voto nel Paese del Corno d'Africa, Giuseppe Cavallini presenta il dossier di maggio di Nigrizia.
Ethiopian superstar Teddy Afro has taken aim at the country’s prime minister, Abiy Ahmed, in new song “Das Tal”. What’s being protested and should Ahmed be concerned ahead of general elections?See omnystudio.com/listener for privacy information.
Terwijl alle ogen gericht zijn op Oekraïne en het Midden-Oosten, groeit in de hoorn van Afrika een opkomende regionale macht. Ethiopië telt vandaag 138 miljoen inwoners en groeit door naar zo'n 370 miljoen in 2100, ligt pal bij de Bab al-Mandeb, waar onze handelsroute met Azië doorheen loopt, en vecht tegelijkertijd met Egypte over de Nijl, met Eritrea over de Rode Zee en intern met de Amhara.Kernpunten
À Djibouti, le président sortant Omar Guelleh est en lice pour un 6e mandat, après la suppression par le parlement de la limite d'âge pour se présenter. Le pays organise le 10 avril la présidentielle. Face à lui, un seul concurrent : Mohamad Farah Samatar. Ce petit pays de la Corne de l'Afrique, dans une région instable, a fait de sa position stratégique un atout économique et diplomatique. Il est aussi un carrefour militaire. L'enjeu pour le pays est aujourd'hui de maintenir un équilibre délicat entre intérêts nationaux, régionaux et internationaux concurrents, souligne Sonia Le Gouriellec, maîtresse de conférences à l'Université catholique de Lille, spécialiste de la Corne de l'Afrique. RFI : Sonia Le Gouriellec, Ismaïl Omar Guelleh est au pouvoir depuis 1999, quel bilan faites-vous de ses 27 ans à la tête de l'État ? Sonia Le Gouriellec : Un bilan qu'à la fois Ismaïl Omar Guelleh et son gouvernement vont afficher, qui est une forte stabilité, c'est ce qui est vendu à l'extérieur. Mais cette stabilité implique aussi une forte surveillance sur le territoire national. Vous avez un modèle économique également qui est peu inclusif : Il n'y a pas d'industrie et c'est toute une élite qui va bénéficier de la rente qui arrive sur le territoire, mais il y a très peu d'intégration des marges sociales, une opposition quasi absente, qui pour une partie boycotte le scrutin et une grande partie surtout qui est en exil. En face de lui, pour cette élection, il y a Mohamed Farah Samatar, un ancien du parti au pouvoir. Comment est-ce que vous percevez cette candidature ? Un peu surprenante. D'une part parce que c'est une candidature d'un personnage qui n'est pas si connu que ça. Il est à la tête du Centre démocrate unifié, donc la CDU. Ce parti est quand même un parti d'opposition plutôt marginal et à la marge du système politique djiboutien. Donc, on a un peu l'impression que c'est une opposition pour la forme, pour que le président ne se présente pas seul, mais ça n'en fait pas pour autant un scrutin ouvert. Djibouti occupe une position géographique stratégique et contrôle avec le Yémen le détroit de Bab-el-Mandeb, qui donne accès à la mer Rouge, un point de transit important pour le commerce mondial. Est-ce que c'est sa principale ressource ? C'est sa principale ressource, effectivement. Le pays n'a pas beaucoup de ressources sur son sol. Par contre, c'est un cordon ombilical entre l'Éthiopie de 126 millions d'habitants et ce détroit stratégique : l'Éthiopie peut recevoir ses ressources par Djibouti et ce cordon ombilical. C'est tellement stratégique que Djibouti est entrée au cœur des routes de la soie maritime de la Chine. Et Djibouti accueille la première base militaire chinoise sur le continent depuis 2017. Donc effectivement, être sur ce détroit offre une place stratégique pour ce pays et ça permet à de nombreuses bases militaires également de venir s'installer pour pouvoir à la fois être en recul des pays du Golfe, ou à une époque être en recul de l'Afghanistan, du Pakistan d'où pouvaient fuir des terroristes, ce qui en avait fait pour les États-Unis une base importante et stratégique. Donc, Djibouti a su monnayer cet emplacement stratégique. Alors, je ne sais pas si je dois dire que Djibouti a su monnayer, le gouvernement djiboutien a su monnayer ou Ismaïl Omar Guelleh, puisque la politique étrangère est très personnalisée autour de la personnalité d'Ismaïl Omar Guelleh. Comment Djibouti est-il impacté dans l'actuel conflit au Moyen-Orient ? Alors c'est vrai qu'on en parle peu. L'Iran a dit qu'ils allaient potentiellement attaquer le Bab-el-Mandeb. Donc après avoir bloqué le détroit d'Ormuz, on voit que c'est un autre axe stratégique et à partir de là, il y a eu des attaques Houthis, mais sur Israël. Les Houthis qui sont alliés de l'Iran… Tout à fait. Alors ce que je trouve assez intéressant, c'est que très rapidement, comme il y a 30 kilomètres qui séparent le Yémen de Djibouti, il y a une base américaine, française, c'est une autoroute maritime majeure, donc je me suis dit : ils vont tenter aussi de bloquer cela. Et j'ai l'impression qu'on peut presque dire que finalement les Chinois nous protègent puisque la présence chinoise, j'imagine, dissuade un petit peu quand même les Iraniens et les Houthis de déstabiliser Djibouti. D'autres États du Golfe affichent leur ambition d'étendre leur influence en Afrique de l'Est, notamment les Émirats arabes unis. Comment est-ce que Djibouti compose avec cette concurrence ? Les pays du Golfe font un retour en quelque sorte, mais ont toujours été présents dans la Corne de l'Afrique, que ce soit à Djibouti dès l'indépendance, en 77, avec un gros soutien des Saoudiens. Mais c'est vrai que les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite s'affrontent indirectement au Soudan. Les Émirats arabes unis sont très proches du président Abiy Ahmed en Éthiopie… Djibouti essaye de composer avec tout cela. Avec parfois un peu de maladresse puisqu'en 2018, le gouvernement djiboutien a nationalisé le port qu'avait modernisé DP World, la société émiratie, et est en procès depuis avec les Émirats arabes unis, et les Émirats et DP World se sont installés à Berbera au Somaliland. On voit que ces derniers mois, ces dernières années, toutes les manœuvres autour de la reconnaissance du Somaliland sont aussi clairement soutenues par une manœuvre des Émirats arabes unis. Donc on voit que Djibouti est un petit peu étranglé finalement, dans une région particulièrement instable, avec de nombreuses influences étrangères des pays du Golfe, mais aussi de la Chine, des États-Unis, on parle de la Russie, on parle également de l'Iran… Donc c'est un enjeu aussi pour le président qui va se représenter de parvenir à garder Djibouti stable. Et dans une période où va se jouer la succession du président Ismaïl Omar Guelleh, dans les années qui viennent, ça va être tout l'enjeu, finalement, de la situation actuelle. À lire aussiPrésidentielle à Djibouti: la voie est ouverte à une nouvelle candidature d'Ismaïl Omar Guelleh
Depuis ces dernières semaines, les bruits de bottes s'intensifient dans la région du Tigré dans le nord de l'Éthiopie. Région frontalière avec l'Érythrée. « Trois ans après un conflit qui a fait près de 600 000 victimes, constate Le Monde Afrique, la région rebelle, le gouvernement d'Addis-Abeba et l'Érythrée sont à nouveau au bord de la guerre. En janvier, des drones de l'armée fédérale éthiopienne ont visé des positions des forces tigréennes. Depuis, Addis-Abeba a mobilisé troupes et artillerie aux abords de la province. Les liaisons aériennes vers le Tigré ont été temporairement suspendues en début d'année et plusieurs journalistes de médias internationaux ont été arrêtés et empêchés de se rendre sur place. Début février, pointe encore Le Monde Afrique, Addis-Abeba a également sommé l'Érythrée de "retirer immédiatement ses troupes du territoire éthiopien et de cesser toute forme de collaboration avec les groupes rebelles". Asmara, qui avait combattu aux côtés de l'armée fédérale éthiopienne pendant la guerre au Tigré, de 2020 à 2022, s'est en effet rapproché récemment des insurgés tigréens, au prix d'un spectaculaire revirement d'alliance ». Anéantir le FLPT ? Alors, « le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a beau avoir appelé au dialogue, jeudi dernier, des négociations pour éviter un nouvel embrasement paraissent "très improbables" : c'est ce qu'affirme dans Le Point Afrique, le chercheur Medhane Tadesse, spécialiste des questions de paix et de sécurité à l'Institut des mondes africains. « Et ce, explique-t-il, notamment car le gouvernement fédéral a retiré sa licence au premier parti de la région, le FLPT, le Front de libération du peuple du Tigré, alors que les élections législatives sont prévues le 1er juin ». Toujours d'après ce chercheur, « Abiy Ahmed souhaite anéantir le FLPT, qui a passé une alliance tacite avec l'Érythrée ». L'Érythrée dont les troupes « continuent à occuper le nord-est du Tigré, précise Le Point Afrique, empêchant les déplacés de regagner leur foyer. Outre son objectif d'écraser le FLPT, le Premier ministre éthiopien entend également reprendre à tout prix le contrôle du port d'Assab, perdu au moment de l'indépendance de l'Érythrée en 1993 ». En effet, depuis cette date, l'Éthiopie n'a plus d'accès direct à la mer et est obligé de faire transiter ses échanges de marchandises avec le port de Djibouti. « Avec ses 130 millions d'habitants, relève Le Point Afrique, l'Éthiopie est la nation enclavée la plus peuplée du globe ». Provocation ? Avant-hier, le ton est encore monté… C'est ce que rapporte notamment Jeune Afrique : « le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos a sommé Asmara de "retirer immédiatement ses troupe" de son territoire, tout en affirmant que le gouvernement érythréen avait choisi "la voie d'une escalade". Toutefois, le chef de la diplomatie éthiopienne s'est dit "disposé à s'engager de bonne foi dans des négociations en vue d'un règlement global de toutes les questions d'intérêt commun, y compris les affaires maritimes et la question de l'accès à la mer par le port d'Assab". Une phrase qui paraît éminemment provocatrice, commente Jeune Afrique, car Asmara accuse son voisin de lorgner sur son port d'Assab ; le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed martelant depuis plusieurs mois que son pays enclavé doit avoir un accès à la mer ». Un embrasement de toute la Corne de l'Afrique ? On revient au Point Afrique qui constate que « ces dernières semaines, des milliers de Tigréens affluent vers la capitale, Addis-Abeba, ou tentent de partir à l'étranger. Les pénuries d'essence et de liquidités attisent les inquiétudes, face à une situation qui ressemble de plus en plus au siège imposé lors de la dernière guerre. Et à mesure que le gouvernement fédéral resserre les flux et consolide le siège, le FLPT pourrait être tenté de tirer le premier coup de feu, car le quotidien des Tigréens devient intenable. » Enfin, ce commentaire de La Vigie, lettre bimensuelle d'analyse stratégique : « si un conflit généralisé éclate, il ne s'agira plus seulement d'une guerre interne. C'est plus d'un tiers du continent africain qui pourrait être déstabilisé, provoquant des déplacements de population massifs et une reconfiguration nouvelle des frontières de la Corne de l'Afrique ». Et La Vigie de conclure : « l'affrontement qui se prépare s'annonce plus dévastateur encore que les précédents, dans un contexte de guerre au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie… »
Depuis ces dernières semaines, les bruits de bottes s'intensifient dans la région du Tigré dans le nord de l'Éthiopie. Région frontalière avec l'Érythrée. « Trois ans après un conflit qui a fait près de 600 000 victimes, constate Le Monde Afrique, la région rebelle, le gouvernement d'Addis-Abeba et l'Érythrée sont à nouveau au bord de la guerre. En janvier, des drones de l'armée fédérale éthiopienne ont visé des positions des forces tigréennes. Depuis, Addis-Abeba a mobilisé troupes et artillerie aux abords de la province. Les liaisons aériennes vers le Tigré ont été temporairement suspendues en début d'année et plusieurs journalistes de médias internationaux ont été arrêtés et empêchés de se rendre sur place. Début février, pointe encore Le Monde Afrique, Addis-Abeba a également sommé l'Érythrée de "retirer immédiatement ses troupes du territoire éthiopien et de cesser toute forme de collaboration avec les groupes rebelles". Asmara, qui avait combattu aux côtés de l'armée fédérale éthiopienne pendant la guerre au Tigré, de 2020 à 2022, s'est en effet rapproché récemment des insurgés tigréens, au prix d'un spectaculaire revirement d'alliance ». Anéantir le FLPT ? Alors, « le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a beau avoir appelé au dialogue, jeudi dernier, des négociations pour éviter un nouvel embrasement paraissent "très improbables" : c'est ce qu'affirme dans Le Point Afrique, le chercheur Medhane Tadesse, spécialiste des questions de paix et de sécurité à l'Institut des mondes africains. « Et ce, explique-t-il, notamment car le gouvernement fédéral a retiré sa licence au premier parti de la région, le FLPT, le Front de libération du peuple du Tigré, alors que les élections législatives sont prévues le 1er juin ». Toujours d'après ce chercheur, « Abiy Ahmed souhaite anéantir le FLPT, qui a passé une alliance tacite avec l'Érythrée ». L'Érythrée dont les troupes « continuent à occuper le nord-est du Tigré, précise Le Point Afrique, empêchant les déplacés de regagner leur foyer. Outre son objectif d'écraser le FLPT, le Premier ministre éthiopien entend également reprendre à tout prix le contrôle du port d'Assab, perdu au moment de l'indépendance de l'Érythrée en 1993 ». En effet, depuis cette date, l'Éthiopie n'a plus d'accès direct à la mer et est obligé de faire transiter ses échanges de marchandises avec le port de Djibouti. « Avec ses 130 millions d'habitants, relève Le Point Afrique, l'Éthiopie est la nation enclavée la plus peuplée du globe ». Provocation ? Avant-hier, le ton est encore monté… C'est ce que rapporte notamment Jeune Afrique : « le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos a sommé Asmara de "retirer immédiatement ses troupe" de son territoire, tout en affirmant que le gouvernement érythréen avait choisi "la voie d'une escalade". Toutefois, le chef de la diplomatie éthiopienne s'est dit "disposé à s'engager de bonne foi dans des négociations en vue d'un règlement global de toutes les questions d'intérêt commun, y compris les affaires maritimes et la question de l'accès à la mer par le port d'Assab". Une phrase qui paraît éminemment provocatrice, commente Jeune Afrique, car Asmara accuse son voisin de lorgner sur son port d'Assab ; le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed martelant depuis plusieurs mois que son pays enclavé doit avoir un accès à la mer ». Un embrasement de toute la Corne de l'Afrique ? On revient au Point Afrique qui constate que « ces dernières semaines, des milliers de Tigréens affluent vers la capitale, Addis-Abeba, ou tentent de partir à l'étranger. Les pénuries d'essence et de liquidités attisent les inquiétudes, face à une situation qui ressemble de plus en plus au siège imposé lors de la dernière guerre. Et à mesure que le gouvernement fédéral resserre les flux et consolide le siège, le FLPT pourrait être tenté de tirer le premier coup de feu, car le quotidien des Tigréens devient intenable. » Enfin, ce commentaire de La Vigie, lettre bimensuelle d'analyse stratégique : « si un conflit généralisé éclate, il ne s'agira plus seulement d'une guerre interne. C'est plus d'un tiers du continent africain qui pourrait être déstabilisé, provoquant des déplacements de population massifs et une reconfiguration nouvelle des frontières de la Corne de l'Afrique ». Et La Vigie de conclure : « l'affrontement qui se prépare s'annonce plus dévastateur encore que les précédents, dans un contexte de guerre au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie… »
Le 18 février 2026, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) a célébré son 51e anniversaire dans un contexte très tendu au Tigré. Le parti tigréen, architecte de la modernisation du pays, a dirigé le pays au sein d'une coalition durant près de 30 ans. Mais l'organisation historique peine aujourd'hui à passer outre les multiples crises qui la traversent. De notre correspondante de retour de Mekele Shire, Biruk arrange quelques bouteilles sur le comptoir de son échoppe située à deux pas de la gare routière de Shire. Le jeune commerçant est anxieux : « En ce moment, la situation au Tigré est très tendue. On entend beaucoup de choses. Alors que nous, tout ce que nous voulons, c'est la paix. » Depuis un mois, cette région d'Éthiopie connaît un regain de tensions, après des affrontements entre l'armée fédérale et les Forces de défense du Tigré, bras armé du TPLF. Ces combats font craindre une nouvelle guerre, alors même que le parti régional peine déjà à se remettre des multiples crises qui le traversent depuis une dizaine d'années. À lire aussiÉthiopie: au Tigré, le ton monte entre Addis Abeba et le TPLF, l'ONU appelle à la «désescalade» Le camp de Getachaw Reda s'oppose à celui de Debretsion Gebremichael La scission du TPLF en deux camps, en mars 2023, est l'une des crise les plus importantes, explique Yohannes Woldemariam, professeur de relations internationales à l'université du Colorado : « D'un côté, il y a Getachaw Reda et quelques généraux, qui sont maintenant du côté du Parti de la prospérité du Premier ministre. Et de l'autre côté, il y a Debretsion. » Debretsion Gebremichael est le leader du TPLF qui, officiellement, ne fait plus partie du paysage électoral. En mai 2025, il a été radié par la Commission électorale, pour avoir manqué aux obligations prévues par l'instance. Un coup de massue pour ce parti emblématique, sur lequel s'appuie désormais la concurrence pour se faire une place. Kinfe Hadush, président du parti d'opposition Sawet, décrypte : « Depuis qu'Abiy est arrivé au pouvoir, les Tigréens se sentent plus vulnérables. Aujourd'hui, non seulement, le TPLF ne représente plus les intérêts du Tigré, mais il n'a en plus aucun agenda spécifique. Le TPLF veut juste mobiliser la population pour la guerre. Mais le peuple résiste, il ne veut pas participer à cette guerre. » Le TPLF rencontre des problèmes internes et sa popularité est en berne De son côté, le vice-président du TPLF, Amanuel Assefa l'assure : le TPLF a encore un avenir. « Je reconnais que le TPLF doit résoudre de nombreux problèmes. Je ne peux pas dire que le parti bénéficie du même soutien qu'auparavant. Et d'ailleurs, si le TPLF n'est pas accepté par le peuple, il sera destitué, et un autre parti prendra le pouvoir. Mais ce n'est pas le cas. Le gouvernement fédéral conspire pour démanteler le parti par tous les moyens », martèle-t-il. En octobre 2025, le gouvernement éthiopien a dénoncé « une collusion évidente entre le gouvernement érythréen et le TPLF », dans l'optique d'une nouvelle guerre à venir. À lire aussiÉthiopie: un haut-responsable du Tigré accuse le gouvernement de se préparer à «lancer une guerre»
Die Ethiopiese eerste minister, Abiy Ahmed, het tydens die 39ste Afrika-Unie-beraad in Addis Abeba, Afrika-leiers aangespoor om van 'n basiese eenheid na 'n werkende soewereiniteit te beweeg. Ahmed het selfstandigheid, ekonomiese en tegnologiese eienaarskap, sowel as proaktiewe wêreldwye betrokkenheid beklemtoon. Hy het ook verwys na Afrika se behoefte aan 'n selfversekerde, verenigde AU en strategiese posisionering om die vasteland se toekoms te vorm:
Au Soudan, l'année 2025 a été encore plus sanglante que les deux années précédentes. Après bientôt trois années de guerre, on estime que 150 000 personnes ont été tuées. Et dans les deux camps, du côté du président du Conseil de souveraineté de transition le général al-Burhan comme du côté du général Hemedti, les soutiens extérieurs se livrent une compétition de plus en plus féroce. C'est le cas notamment de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Roland Marchal est chercheur à Sciences Po Paris et il pense que la toute récente reconnaissance du Somaliland par Israël n'arrange rien. Il s'en explique au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce qu'on peut dire qu'au Soudan, l'année 2025 a été encore pire que les deux années précédentes ? Roland Marchal : Elle a été pire en effet, dans la mesure où des batailles stratégiques se sont menées et ont été gagnées par un camp ou l'autre et ont beaucoup plus impliqué la population civile, qui a payé un prix très élevé, non seulement en termes de déplacement, mais directement dans les combats qui étaient menés. Oui, tout à fait. Et on parle de 150 000 morts depuis deux ans et demi. Le début de cette année 2025 a été marqué par des succès des Forces armées soudanaises, notamment à Khartoum et la fin de l'année par des victoires des Forces de soutien rapide, notamment à El-Fasher. Est-ce à dire qu'il n'y a pas un camp plus fort que l'autre ? Je crois qu'on est arrivé dans une situation où, grâce aux appuis internationaux qui ont été mobilisés par chacun des protagonistes, disons, il y a une espèce d'équivalence stratégique, c'est-à-dire que la modernité des armes octroyées à un camp est contrée par de nouvelles livraisons de l'autre côté, ce qui évidemment pose des questions importantes sur les enjeux véritables d'une guerre qui est fondamentalement soudanaise, mais qui aujourd'hui renvoie à des compétitions régionales qui sont en train de monter aux extrêmes, sans commune mesure avec ce que la population souffre. Quel est le fond de la querelle entre le président Abdel Fattah al-Burhan et le général Hemedti, qui appartiennent tous deux à la communauté arabe du Soudan ? Alors d'abord, sur cette question ethnique, je crois que le Soudan, depuis son indépendance, n'a jamais été en paix et que l'armée soudanaise a été fondamentalement une armée de guerre civile, c'est-à-dire réprimant des populations à l'intérieur des frontières nationales du Soudan. Ça a été pendant très longtemps les Sud-Soudanais qui étaient partie intégrante jusqu'en 2011, mais aussi la région du Nil Bleu, et puis évidemment le Darfour et le Kordofan dont on parle plus aujourd'hui. Donc il y a une question sur pourquoi cela ? Et la thèse qu'il faudrait affiner, évidemment, est d'expliquer que les classes dirigeantes et l'État soudanais fonctionnent largement au profit des groupes arabes qui sont de la vallée du Nil et de Khartoum, contre tout le reste. Et de ce point de vue-là, un Arabe du Darfour ne vaut pas plus qu'un Zaghawa ou qu'un Four du Darfour qui ne sont pas arabes, dans la mesure où simplement, régionalement, ils sont considérés comme des périphéries, donc qui n'ont pas vocation à faire partie de l'élite politique, militaire et économique du pays. Et les chefs Zaghawas du Darfour, Jibril Ibrahim et Minni Minnawi, étaient alliés aux Forces armées soudanaises contre le général Hemedti. Qu'est-ce qu'ils deviennent depuis la prise d'El-Fasher par Hemedti ? Alors il faut rappeler que ces groupes militaires avaient été défaits notamment par les Forces de soutien rapide, mais que, en 2019, lorsque le gouvernement civil prend forme après l'arrestation d'Omar el-Béchir, il y a une volonté de normaliser les relations avec la communauté internationale et d'envoyer des signaux positifs sur la volonté de la nouvelle direction du pays de résoudre les problèmes, notamment le Darfour. Donc, en octobre 2020 est signé un accord – l'accord de Juba – qui permet à ces groupes politico militaires de revenir sur la scène soudanaise. Donc dans un premier temps, ces groupes étaient plutôt proches d'Hemedti. Mais le fait que Hemedti apparaisse soudainement comme un acteur incontournable et peut-être premier s'ils gagnaient la guerre contre l'armée soudanaise, cela a fait que ces groupes-là ont décidé, pour leur intérêt bien compris, de s'allier avec le gouvernement contre les Forces de soutien rapide. Et donc ce sont eux, fondamentalement, qui ont lutté pour défendre la ville d'El-Fasher et qui ont été battus d'une façon extrêmement sanglante à la fin du mois d'octobre. Depuis, ces groupes-là essayent de se réorganiser. Alors, vous avez deux choses qui sont en train de se passer. La première, c'est les combats qui étaient autour d'El-Fasher se dirigent aujourd'hui vraiment sur le territoire Zaghawa soudanais, mais à la frontière avec le Tchad. Et il y a de nombreux incidents de frontière dont on commence à parler, et également la possibilité de nouveaux combats dans l'extrême nord du Darfour, mais qui touche aussi la frontière du Tchad, donc avec des possibilités de déstabilisation. Et puis l'autre élément dont on parle moins, c'est le fait que ces groupes-là essayent de se réorganiser militairement et jouent déjà un rôle militaire significatif dans les batailles qui ont lieu au Kordofan, notamment autour de la ville d'El-Obeid. À lire aussiSoudan: «On a l'impression que le monde n'est pas assez horrifié par ce qui se passe», déplore l'Ocha Dans cette guerre sanglante et interminable, chacun compte ses alliés. Le général al-Burhan est soutenu par les islamistes et le général Hemedti par les Émirats arabes unis. Quel est le camp qui a le plus de profondeur stratégique ? Je dirais fondamentalement l'armée soudanaise. Pour quelle raison ? C'est que vous avez listé au niveau intérieur les islamistes, mais surtout, quand vous regardez la coalition internationale qui est derrière pour des intérêts qui sont tout à fait égoïstes, globalement, mettre la main sur un accès à la mer Rouge, vous avez la Russie, vous avez l'Iran, vous avez la Turquie, vous avez le Qatar. J'allais oublier l'Égypte, qui est un pays extrêmement important. Et donc ces pays-là ont des intérêts sécuritaires ou des ambitions économiques au Soudan et s'efforcent de soutenir le général Burhan. Parce que l'autre camp – c'est-à-dire soutenu par les Emiratis, est inacceptable parce que c'est le camp émirati, et donc ces États sont liés. Du côté des Forces de soutien rapide, vous avez, disons, une alliance régionale qui est largement celle des clients et des affidés des Émirats arabes unis, c'est-à-dire évidemment le Tchad de Mahamat Kaka, ce qui lui pose et va lui poser de plus en plus de problèmes. La Libye de Khalifa Haftar, donc ce n'est pas toute la Libye, mais c'est quand même cette Libye qui est au sud et qui permet l'approvisionnement et la logistique des Forces de soutien rapide. C'est le Soudan du Sud qui officiellement est neutre, mais finalement autorise les Forces de soutien rapide à utiliser le territoire pour des approvisionnements militaires. C'est le Kenya et l'Ouganda qui sont en affaire avec Abou Dhabi. C'est également l'Éthiopie de Abiy Ahmed, qui est un client tout à fait important des Émirats. Donc on voit que d'une certaine façon, régionalement, les Forces de soutien rapide ne sont pas du tout isolées. C'est une des raisons qui lui donnent la capacité de rebondir militairement et de trouver chaque fois les routes logistiques pour son approvisionnement militaire. Mais d'un autre côté, les grandes puissances sont plutôt du côté des Forces armées soudanaises, ce qui évidemment indique que d'une certaine façon, cette guerre ne pourra pas être gagnée militairement. Le problème aujourd'hui, c'est que personne dans la communauté internationale, y compris les États-Unis, n'ose marteler ça publiquement et de façon privée à tous les acteurs qui approvisionnent et qui alimentent cette guerre de l'extérieur. Alors, dans ce grand jeu entre puissance africaine et moyen-orientale, est-ce que la reconnaissance de l'État du Somaliland par Israël vendredi dernier est un élément important qu'il faut prendre en compte ou pas ? Oui, je crois que c'est un élément essentiel. Ce qui s'est passé jusqu'à présent, c'est que l'Arabie saoudite a toujours maintenu une position de relative neutralité, quand bien même on sentait bien que l'Arabie saoudite avait plus d'atomes crochus avec les militaires et les cadres civils du régime de Port-Soudan qu'avec les Forces de soutien rapide. Malgré tout, disons, l'aide qui a été fournie au général al-Burhan a été très limitée et ça a été largement une espèce de reconnaissance du fait que ce n'était pas un régime fantoche et que donc il fallait les considérer. Ce qui est en train de changer, c'est effectivement des événements qui se passent non seulement au Soudan, mais au sud Yémen, et avec l'éruption d'Israël au Somaliland qui change complètement la donne régionale et où tous les acteurs de la région voient les Émirats arabes unis en embuscade. Les combats au sud Yémen, dont on a peu parlé en France, marquent quand même le retour de la guerre, malgré un cessez-le-feu précaire dans une zone du pays qui avait été relativement calme et la prise de contrôle d'une région du Sud Yémen qui s'appelle le Hadramaout, qui est la région frontalière avec l'Arabie saoudite, et la milice créée et sponsorisée depuis par les Émirats arabes unis, n'a pu mener ces opérations sans le soutien et sans le feu vert des Émirats. Donc c'est un message très clair des Émirats. Certains analystes pensent que c'est un signe de mécontentement envoyé à Riyad, puisque c'est Mohammed Ben Salmane qui, en visite à Washington, avait fortement suggéré au président Trump de s'impliquer dans une nouvelle médiation au Soudan et avait également publiquement, sur le sol américain, critiqué très violemment les Forces de soutien rapide. La reconnaissance par Israël du Somaliland, indépendamment du contenu réel, ça montre la possibilité, évidemment pour les Israéliens, à terme, je ne dis pas demain matin, mais à terme, d'avoir des facilités militaires sur la côte somalienne ou somalilandaise, comme vous voudrez, et de pouvoir frapper les Houthis du Yémen. Mais ça montre aussi que les Émiratis ont d'autres ambitions, sans doute plus grandes que ce qu'on imaginait jusqu'à présent, à la fois dans leur alliance avec Israël. Une alliance qui dure et perdure en dépit de ce qui s'est passé à Gaza et également avec, à terme, une implication de l'Éthiopie, puisque l'Éthiopie a émis le 1er janvier 2024 l'idée que le Somaliland pourrait lui octroyer un territoire qui serait sous souveraineté éthiopienne sur la côte, qui servirait à la fois de port militaire et de port commercial. Donc tout ça est vu, en tous les cas par les acteurs de la région Djibouti, le gouvernement à Mogadiscio, l'Égypte et le Soudan, comme en sous-main, un appui des Émiratis qui fait que les relations entre Riyad et Abou Dhabi vont se tendre et que le soutien nominal, si vous voulez, largement diplomatique et formel qu'il y avait vis-à-vis de la junte au Soudan, va sans doute changer de forme et prendre des aspects beaucoup plus pratiques et beaucoup plus destructeurs pour la population soudanaise. Ce sera sans doute de l'aide militaire via le Pakistan ou la Turquie. L'Arabie saoudite achetant du matériel qui sera livré au Soudan et utilisé contre les Forces de soutien rapide et la population qui aurait la mauvaise idée de soutenir les Forces de soutien rapide. À lire aussiSoudan: après trois ans de guerre, quels espoirs pour 2026?
Le Premier ministre de l'Inde Narendra Modi était en visite en Éthiopie cette semaine. C'est au moins le cinquième État africain que visite cette année le dirigeant du pays le plus peuplé du monde. Depuis quelques années, l'Inde, grande puissance asiatique, membre fondatrice des BRICS et rivale de la Chine dans la région, multiplie les accords et partenariats en Afrique dans tous les domaines. Analyse de cette nouvelle dynamique de la diplomatie indienne en Afrique avec Jean-Joseph Boillot, chercheur associé à l'IRIS et spécialiste des relations afro-indiennes. Il répond à Sidy Yansané. À lire aussiÉthiopie: le Premier ministre indien Narendra Modi en visite d'État à Addis-Abeba
« 31 personnes sous mandat de dépôt », titre le journal Béninois La Nouvelle Tribune. Les mis en cause ont été mis en examen pour plusieurs chefs d'accusation, notamment « trahison », « assassinat » et « attentat à la sûreté de l'État » détaille le média. Il souligne que « La majorité des personnes poursuivies appartiendrait aux forces armées, selon des sources proches du dossier. À l'issue de leur comparution devant le juge des libertés et de la détention, les trente et une personnes présentées ont été déposées en prison, dans l'attente de la suite de la procédure ». Toujours au Bénin, le quotidien La Nation commente aussi ces dernières péripéties : « Dès les premières heures après le putsch manqué, dimanche 7 décembre, Patrice Talon, président de la République promettait que l'acte ne resterait pas impuni. Cette promesse sera tenue. L'enquête judiciaire ouverte à cet effet connait déjà une évolution considérable ». Jeune Afrique précise pour sa part que les recherches continuent, notamment autour des éventuels soutiens que les mutins auraient pu recevoir de l'extérieur. Cette tentative de putsch avortée au Bénin, tout comme le Coup d'État du 26 novembre dernier en Guinée-Bissau, étaient aussi au centre de l'attention de la Cédéao dimanche dernier. Au centre de l'attention, ou pour le dire autrement « l'un des plats de résistance du menu servi aux dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest » commente Wakatsera dans un édito. Alors qu'un sommet ordinaire s'est tenu dimanche à Abuja au Nigeria, « la Cédéao n'a pas répondu aux attentes des peuples », « Surtout celles des Bissau-Guinéens ! » commente le média burkinabé, « Alors qu'elle a fait preuve d'une fermeté sans une once de tergiversation contre les militaires qui ont essayé de renverser le président Patrice Talon, l'organisation, comme pour défendre jalousement son surnom peu flatteur de "syndicat des chefs d'État", a pratiquement abandonné la Guinée-Bissau à son sort ». La Cédéao a demandé le retour à l'ordre constitutionnel, mais des questions persistent : « De quel ordre constitutionnel parle la Cédéao, alors qu'elle ne fait pas de la publication des résultats des élections du 23 novembre, une priorité ? » interroge le média. En résumé pour Wakatsera : « Une fois de plus, la Cédéao semble avoir raté le coche. (...) En français facile, on parlera de "deux poids deux mesures", ou plus trivialement, on dira que pour la Cédéao, le Bénin n'est pas la Guinée-Bissau ». La Cédéao a aussi annoncé la création prochaine d'une Brigade antiterroriste. Et ça fait encore réagir la presse Africaine. Dans un édito, Ajourd8.net revient sur cette annonce : « D'ici fin 2026, c'est un corps qui se chargera de guerroyer contre les terroristes ». Reste que les interrogations sont là encore nombreuses… Le média Burkinabé en liste plusieurs : Combien d'hommes composera cette Brigade ? Comment sera-t-elle financée ? Où sera son QG ? Comment va-t-elle opérer ?. « Il faudra forcément qu'elle collabore avec l'AES, pour une solution holistique (…) pour le bien des peuples de l'Afrique de l'Ouest. Le divorce consommé, il faut cesser tout ce qui est superflu pour se concentrer sur ce problème majeur ». Narendra Modi, Premier ministre indien, en visite d'État en Éthiopie Deux jours à Addis-Abeba, « New Delhi cherche à renforcer sa présence en Afrique face à la Chine, en s'appuyant sur un partenaire stratégique récemment devenu membre des Brics » analyse Afrik.com. Ce déplacement est le premier en Éthiopie pour Narendra Modi, et le premier pour un Premier ministre indien depuis 15 ans. « Les discussions avec le Premier ministre d'Éthiopie Abiy Ahmed se concentrent sur l'investissement et la cybersécurité », souligne l'Ethiopian News. L'agriculture est une priorité essentielle car elle soutient 80% des moyens de subsistance de l'Éthiopie. En parallèle, le pays cumule plusieurs atouts politiques et économiques : siège de l'Union africaine, nouveau membre des Brics, position géostratégique clé dans la Corne de l'Afrique. Mais aussi un potentiel important en ressources minières encore insuffisamment exploitées. De quoi attirer l'attention des grandes puissances émergentes, comme l'Inde, commente Afrik.com.
« 31 personnes sous mandat de dépôt », titre le journal Béninois La Nouvelle Tribune. Les mis en cause ont été mis en examen pour plusieurs chefs d'accusation, notamment « trahison », « assassinat » et « attentat à la sûreté de l'État » détaille le média. Il souligne que « La majorité des personnes poursuivies appartiendrait aux forces armées, selon des sources proches du dossier. À l'issue de leur comparution devant le juge des libertés et de la détention, les trente et une personnes présentées ont été déposées en prison, dans l'attente de la suite de la procédure ». Toujours au Bénin, le quotidien La Nation commente aussi ces dernières péripéties : « Dès les premières heures après le putsch manqué, dimanche 7 décembre, Patrice Talon, président de la République promettait que l'acte ne resterait pas impuni. Cette promesse sera tenue. L'enquête judiciaire ouverte à cet effet connait déjà une évolution considérable ». Jeune Afrique précise pour sa part que les recherches continuent, notamment autour des éventuels soutiens que les mutins auraient pu recevoir de l'extérieur. Cette tentative de putsch avortée au Bénin, tout comme le Coup d'État du 26 novembre dernier en Guinée-Bissau, étaient aussi au centre de l'attention de la Cédéao dimanche dernier. Au centre de l'attention, ou pour le dire autrement « l'un des plats de résistance du menu servi aux dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest » commente Wakatsera dans un édito. Alors qu'un sommet ordinaire s'est tenu dimanche à Abuja au Nigeria, « la Cédéao n'a pas répondu aux attentes des peuples », « Surtout celles des Bissau-Guinéens ! » commente le média burkinabé, « Alors qu'elle a fait preuve d'une fermeté sans une once de tergiversation contre les militaires qui ont essayé de renverser le président Patrice Talon, l'organisation, comme pour défendre jalousement son surnom peu flatteur de "syndicat des chefs d'État", a pratiquement abandonné la Guinée-Bissau à son sort ». La Cédéao a demandé le retour à l'ordre constitutionnel, mais des questions persistent : « De quel ordre constitutionnel parle la Cédéao, alors qu'elle ne fait pas de la publication des résultats des élections du 23 novembre, une priorité ? » interroge le média. En résumé pour Wakatsera : « Une fois de plus, la Cédéao semble avoir raté le coche. (...) En français facile, on parlera de "deux poids deux mesures", ou plus trivialement, on dira que pour la Cédéao, le Bénin n'est pas la Guinée-Bissau ». La Cédéao a aussi annoncé la création prochaine d'une Brigade antiterroriste. Et ça fait encore réagir la presse Africaine. Dans un édito, Ajourd8.net revient sur cette annonce : « D'ici fin 2026, c'est un corps qui se chargera de guerroyer contre les terroristes ». Reste que les interrogations sont là encore nombreuses… Le média Burkinabé en liste plusieurs : Combien d'hommes composera cette Brigade ? Comment sera-t-elle financée ? Où sera son QG ? Comment va-t-elle opérer ?. « Il faudra forcément qu'elle collabore avec l'AES, pour une solution holistique (…) pour le bien des peuples de l'Afrique de l'Ouest. Le divorce consommé, il faut cesser tout ce qui est superflu pour se concentrer sur ce problème majeur ». Narendra Modi, Premier ministre indien, en visite d'État en Éthiopie Deux jours à Addis-Abeba, « New Delhi cherche à renforcer sa présence en Afrique face à la Chine, en s'appuyant sur un partenaire stratégique récemment devenu membre des Brics » analyse Afrik.com. Ce déplacement est le premier en Éthiopie pour Narendra Modi, et le premier pour un Premier ministre indien depuis 15 ans. « Les discussions avec le Premier ministre d'Éthiopie Abiy Ahmed se concentrent sur l'investissement et la cybersécurité », souligne l'Ethiopian News. L'agriculture est une priorité essentielle car elle soutient 80% des moyens de subsistance de l'Éthiopie. En parallèle, le pays cumule plusieurs atouts politiques et économiques : siège de l'Union africaine, nouveau membre des Brics, position géostratégique clé dans la Corne de l'Afrique. Mais aussi un potentiel important en ressources minières encore insuffisamment exploitées. De quoi attirer l'attention des grandes puissances émergentes, comme l'Inde, commente Afrik.com.
Under hösten har retoriken från Etiopien mot Eritrea eskalerat. Landets premiärminister Abiy Ahmed talar nu om att kusstaden Assab är rättmätigt etiopiskt territorium och att Eritrea behöver kuva sig. I veckans specialpodd berättar Martin Schibbye om bakgrunden till den eskalerande situationen mellan länderna. Kommer det bli krig? Hur reagerar oppositionen i Eritrea? Vad är syftet med Abiy Ahmeds utspel? Podcasten, som leds av Rasmus Canbäck, är inspelad den 24 november 2025.
Under hösten har retoriken från Etiopien mot Eritrea eskalerat. Landets premiärminister Abiy Ahmed talar nu om att kusstaden Assab är rättmätigt etiopiskt territorium och att Eritrea behöver kuva sig. I veckans specialpodd berättar Martin Schibbye om bakgrunden till den eskalerande situationen mellan länderna. Kommer det bli krig? Hur reagerar oppositionen i Eritrea? Vad är syftet med Abiy Ahmeds utspel? Podcasten, som leds av Rasmus Canbäck, är inspelad den 24 november 2025.
O Nobel da Paz é um reconhecimento que vai muito além da ciência, mas será que ele realmente traz paz?
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et l'homme d'affaires Aliko Dangote ont posé ensemble la première pierre d'une usine d'engrais à Gode, en région Somali. Si cette construction va de pair avec la stratégie d'expansion du milliardaire nigérian sur le continent, c'est « plus qu'une simple démonstration de croissance industrielle », selon les mots d'Abiy Ahmed. L'Éthiopie devrait, elle aussi, en tirer des bénéfices. Avec notre correspondante à Addis-Abeba, L'usine de Gode fera de l'Éthiopie le deuxième pays possédant une usine d'urée en Afrique – après le Nigeria. Objectif principal : assurer les immenses besoins en engrais du pays, où le secteur agricole emploie 70% de la population. Jusqu'ici, tous les produits étaient achetés à l'étranger. Et pour l'Éthiopie, la facture est salée, déplore Mered Fikireyohannes, PDG du fonds d'investissements PAGA : « Un pays de 120 millions de personnes ne peut pas continuer à importer des engrais d'un montant de deux millions de tonnes chaque année et dépenser deux milliards de dollars, pour fournir ses agriculteurs. Ce n'est pas durable. Ces deux milliards de dollars peuvent être réinvestis dans le paiement du service de la dette, dans d'autres investissements. » Si avec l'usine de Gode, l'Éthiopie va donc faire des économies, elle devrait aussi faire des recettes, en vendant le surplus de production à ses voisins. Une bonne nouvelle selon Mered Fikireyohannes. « Le besoin actuel local est de 2,5 millions de tonnes, et l'usine fabriquera 3,5 millions de tonnes. Le surplus sera exporté. L'Éthiopie fait partie de la zone de libre-échange africaine, donc nous pourrons vendre au Kenya, dans les pays voisins », estime le PDG. « C'est un business très lucratif », souligne-t-il. À lire aussiÉthiopie: le milliardaire nigérian Aliko Dangote signe un accord de 2,5 milliards de dollars pour une usine d'engrais Suffisance alimentaire et exportations Avec cette structure, alimentée notamment par le gaz naturel de la réserve de Calub, à une centaine de kilomètres de Gode, l'Éthiopie espère aussi renforcer sa sécurité alimentaire. « Ça va permettre aux producteurs d'accéder à l'engrais à moindre coût, ce qui va agir ensuite sur le coût de production des produits locaux », estime Florent Toto, agro-économiste, spécialiste des politiques agricoles en Afrique. « Ça va rendre le coût d'achat plus abordable, ainsi que le coût d'achat des produits finis, notamment de la nourriture pour la population. Donc, indirectement, ça va contribuer à la sécurité alimentaire », poursuit-il. Mais Florent Toto alerte aussi sur les risques d'utilisation des engrais chimiques, nocifs pour l'environnement en cas de mauvaise utilisation : « Utiliser les engrais, c'est bien, mais il va falloir les utiliser de manière rationnelle. Parce que si on fait l'épandage massif des engrais et sans précision, ça peut agir sur la pollution des nappes phréatiques et ça peut aussi agir sur les sols. Et à long terme, ce sont les agriculteurs qui seront perdants. » Le montant total de la construction de l'usine de Gode s'élève à 2,5 milliards de dollars.
Avec près de 2 kilomètres de longueur et 150 mètres de hauteur, le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne va dompter les eaux du Nil Bleu et va devenir aujourd'hui, jour de son inauguration par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, la plus grande installation hydroélectrique du continent africain. Mais l'Égypte affirme que cet ouvrage est, pour elle, une « menace existentielle ». Les explications de Sonia Le Gouriellec, qui est maîtresse de conférence en science politique à l'Université catholique de Lille, en France. RFI : Qu'est ce qui va changer avec ce barrage dans la vie quotidienne des Éthiopiens ? Sonia Le Gouriellec : Je pense qu'il y a un gain énergétique important pour les Éthiopiens parce qu'ils pourront ainsi à la fois avoir de l'électricité dans leur pays et en exporter dans le reste de la région. D'autant que je crois que près de la moitié des Éthiopiens n'ont pas accès à l'électricité aujourd'hui. Tout à fait. Et puis on est dans un pays avec une démographie très forte, 130 millions d'habitants. Donc, il y a un véritable enjeu, effectivement, de fournir de l'électricité et puis aussi d'atteindre les ambitions économiques du pays, puisqu'il y a de nombreuses zones économiques spéciales qui ont été ouvertes et dont le but est de pouvoir fournir de l'électricité à tout le monde. Alors, l'Égypte est très hostile à ce barrage. Elle affirme qu'il représente une menace existentielle. Est-ce que ces craintes sont fondées ? Alors effectivement, depuis le début, l'Egypte est opposée à la construction de ce barrage. A tel point qu'on a parlé à une époque de bombardements du barrage. Et la crainte aujourd'hui, je dirais, c'est plutôt politiquement une déstabilisation de la région par l'Egypte. L'existence du barrage, ce n'est pas ça qui est véritablement contesté, puisque le barrage, il va être inauguré ce mardi. Donc il est construit, il est fait. C'est une grande réalisation. Ce qui est aujourd'hui véritablement en débat, c'est l'absence de règles claires et contraignantes de sa gestion en période de stress hydrique. L'Egypte a toujours eu une position très constante sur cette question. Toutes les exploitations possibles en amont devraient avoir un accord écrit juridiquement contraignant, avec des règles claires d'opérations, de comment on va gérer au fur et à mesure ces eaux, notamment en période de sécheresse. Et ça, pour l'instant, c'est absent. Donc, bien que Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien, ait invité le Soudan et l'Egypte à venir à l'inauguration, pour eux, ça, c'est de la diplomatie, c'est des accords à l'oral, mais il n'y a rien de véritablement fixé. Et ça, ça les ennuie beaucoup. Et ce qu'on craint, c'est que le conflit puisse s'exporter sur d'autres terrains, par exemple en Somalie. Donc, la grande crainte de l'Égypte et du Soudan, c'est qu'en cas de sécheresse, les Éthiopiens ne libèrent pas le volume d'eau nécessaire qui est stocké par ce barrage pour lutter contre cette sécheresse. C'est ça ? Exactement. Et qu'on ne s'en tienne qu'à des paroles alors qu'il faudrait quelque chose d'écrit. Or, pour l'instant, vous n'avez aucun document. Il y a une absence de règles claires, contraignantes sur la gestion des eaux du Nil. En juin 2013, le président égyptien de l'époque, l'islamiste Mohamed Morsi, a déclaré publiquement que, contre ce barrage, aucune option n'était exclue. Est-ce que son successeur, son tombeur, le maréchal al-Sissi, pourrait ordonner le bombardement du barrage ? Alors je ne sais pas ce qui relève effectivement du discours politique d'annonce pour effrayer et de ce qui est techniquement possible. Il me semble que, déjà à l'époque de Morsi, ce n'était pas techniquement possible d'imaginer un bombardement. En revanche, ce qui est tout à fait possible et ce qui est en train d'être fait, c'est une façon de déstabiliser un peu plus l'Éthiopie. Et c'est quelque chose qu'on voit par exemple en Somalie en ce moment. L'Egypte a renforcé sa coopération militaire avec la Somalie, en proposant d'ailleurs de remplacer les troupes éthiopiennes par des troupes égyptiennes. Le conflit s'exporte sur ce territoire, comme ça a souvent été le cas. Et l'envoi de 3000 soldats égyptiens à la frontière du Somaliland qui s'est rapproché de l'Éthiopie, c'est peut-être une pression militaire de l'Égypte sur l'Éthiopie, c'est ça ? Tout à fait. Pression militaire sur l'Éthiopie, pression militaire aussi avec l'Érythrée puisqu'on voit qu'il y a un soutien assez explicite de l'Érythrée. Vous avez eu beaucoup de visites d'Egyptiens en Érythrée, vous l'avez eu également à Djibouti. Donc les Éthiopiens ont souvent vu la politique égyptienne dans la Corne de l'Afrique comme une volonté d'encercler l'Éthiopie. Alors autant ça pouvait parfois paraître étonnant, autant là c'est vrai qu'on peut créditer effectivement ce discours. Et ce bras de fer avec le maréchal al-Sissi, est-ce que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed peut en tirer un avantage politique dans son pays ? Oui bien sûr, parce qu'au niveau interne en Éthiopie actuellement, la situation est instable. Et donc ce projet de barrage sur le Nil est véritablement un totem national. Et c'est ce qu'il essaye de montrer en interne en Ethiopie. Donc effectivement, plus les pays comme l'Egypte vont vouloir contrer ou faire plier l'Ethiopie, plus ça peut être un drapeau nationaliste pour les Éthiopiens. Néanmoins, il y a beaucoup de crises actuellement en Éthiopie parce qu'il y a eu la guerre au Tigré entre 2020 et 2022, et vous avez encore des affrontements aujourd'hui en région Amhara et en région de l'Oromia. Alors il y a les médias pro Abiy Ahmed qui glorifient le moment, ça très clairement, mais on voit un petit peu moins ce barrage dans les médias du Tigré, en pays Amhara, etc, puisqu'ils sont véritablement concentrés sur les défis internes et les conflits qui ont lieu actuellement. À lire aussiGrand barrage de la Renaissance: des revenus d'un milliard de dollars par an pour l'Éthiopie?
L'Éthiopie inaugure aujourd'hui son mégabarrage avec plusieurs années de retard. Le barrage de la Renaissance qui a coûté plusieurs milliards de dollars, auto-financé, a une capacité de production de 5 000 mégawatts. C'est le plus puissant du continent, ce qui fait espérer un développement de l'électrification dans le pays, mais également des revenus importants pour l'État. Abiy Ahmed, dans une interview télévisée la semaine dernière, a déclaré qu'il pourrait rapporter 1 milliard de dollars annuel à l'économie du pays. Une déclaration qui a attiré l'attention des observateurs. Biruk Heregu est enseignant-chercheur spécialiste des questions politiques et économiques éthiopiennes : « Savoir combien ces exportations vont permettre de rapporter de devises étrangères est incertain. Par exemple, l'autorité en charge de l'électricité en Éthiopie a établi des prévisions selon lesquelles, pour la dernière année fiscale, les exportations d'électricité ont rapporté environ 100 millions de dollars. Pour l'année fiscale en cours, les estimations sont d'environ 118 millions, et pour celle à venir, elles prévoient des revenus d'environ 300 millions de dollars. » Selon la communication officielle, seul le surplus de production devrait être exporté. Mais pour Tsegay Tekleselassie, économiste au Wellesley College à Boston, il est probable que les autorités se concentrent sur les exportations. Du courant éthiopien part déjà vers le Kenya, Djibouti, le Soudan et depuis peu la Tanzanie. Addis-Abeba affiche d'ailleurs sa volonté de faire de l'Éthiopie un hub énergétique en Afrique. « L'Éthiopie présente un très grand déficit en offre d'électricité. Environ 40 % des Éthiopiens n'ont pas accès au courant, et ceux connectés ont des problèmes de coupures », analyse l'économiste. Il y a donc une forte demande non satisfaite. « Malgré cela, l'Éthiopie aspire à exporter vers les pays voisins parce qu'elle a vraiment besoin de devises étrangères. De plus, en fournissant ses voisins, cela donne à l'Éthiopie un certain pouvoir de négociation politique », poursuit Tsegay Tekleselassie. Fiabilité des données ? 1 milliard de dollars, un montant sans doute surévalué qui pose une nouvelle fois la question de la fiabilité des statistiques en Éthiopie met en exergue Biruk Heregu : « L'un des défis auxquels le régime d'Abiy Ahmed a été confronté ces dernières années concerne les questions relatives aux données économiques. Les statistiques économiques ont fait l'objet d'un examen minutieux et d'une remise en question, non seulement de la part d'experts éthiopiens et étrangers, mais aussi des institutions comme la Banque mondiale qui ont commencé à remettre en question les données économiques émanant de ce régime. » Si Addis-Abeba se dote ainsi d'une importante capacité de production, les experts s'accordent pour dire que la situation ne devrait pas changer de manière radicale pour les Éthiopiens dans l'immédiat. Le réseau national vétuste nécessite de gros investissements afin de distribuer le courant produit. À écouter aussi«Projet structurant pour l'avenir de l'Éthiopie», le barrage de la Renaissance est terminé
War is looming once again in Tigray, a northern region of Ethiopia near the border with Eritrea. Political disputes are fragmenting the regional government and sparking warnings of a new crisis. Tigray has not yet recovered from a devastating war that ended in 2022. With aid cuts now worsening hunger and uncertainty, is it on the brink of another catastrophic conflict? In this episode: Samuel Getachew (@GetachewSS), Journalist Episode credits: This episode was produced by Chloe K. Li, Sonia Bhagat, Sarí el-Khalili, with Phillip Lanos, Spencer Cline, Khaled Soltan, Hanah Shokeir, Melanie Marich, Remas Alhawari, and our guest host, Kevin Hirten. It was edited by Noor Wazwaz. Our sound designer is Alex Roldan. Our video editors are Hisham Abu Salah and Mohannad al-Melhemm. Alexandra Locke is The Take’s executive producer. Ney Alvarez is Al Jazeera’s head of audio. Connect with us: @AJEPodcasts on Instagram, X, Facebook, Threads and YouTube
durée : 00:05:33 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Le dirigeant éthiopien, Président du Parti de la prospérité, tente depuis son arrivée au pouvoir en 2018 de libéraliser une économie restée jusque-là très fermée. L'Éthiopie étant la plus grande économie d'Afrique de l'Est, membre désormais du groupe des BRICS.
Moçambique: Tem início hoje nova fase de manifestações contra processo eleitoral: enviado especial da DW à Maputo traz toda a informação. Autoridades moçambicanas estão em ações de "caça às bruxas" contra manifestantes. Angola: Após as exonerações do Presidente João Lourenço, atenções voltadas para o Novo Ministro do Interior. Somalilândia realiza hoje eleições presidenciais.
In the season finale, Loye and Fola reflect on the significant events of the year in African politics, technology, and business. They do so by giving awards in the following categories: Leader of the Year, Story of the Year, Country of the Year, Election of the Year, Startup of the Year, ‘What in the World' of the Year, the stories they're watching for next year, and ‘Thank God That's Not Our Leader'.00:00 Introduction to the Season Finale00:57 Leader of the Year06:13 Story of the Year10:03 Country of the Year13:51 Election of the Year21:04 Startup of the Year24:47 ‘What in the World' of the Year29:58 Stories for next year38:11 Thank God That's Not Our Leaderhttps://www.instagram.com/thebrief.xyz/
Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, est en pleine transformation. Cheval de bataille du Premier ministre Abiy Ahmed, le projet de ré-urbanisation comprend l'élargissement des rues et la modernisation de l'espace public. Des lieux et des quartiers historiques emblématiques disparaissent, comme l'ancien quartier touristique de Piazza, construit au début du XXe siècle et rayé de la carte. Aujourd'hui, c'est le cas du Fendika, centre cosmopolite, multiculturel, de renommée internationale, qui a disparu sous les bulldozers. De notre correspondante à Addis-Abeba,Le Fendika est bondé pour le dernier concert, la dernière soirée avant la destruction. Dans la salle bas de plafond à la lumière chaleureuse, les murs sont recouverts d'objets d'arts et d'instruments de musique provenant du monde entier. Comme une caverne pleine de trésors. L'atmosphère est joyeuse, mais au fond, les cœurs sont tristes, comme Méki, un habitué du lieu :« J'imagine que tout a une fin, mais là, j'ai vraiment l'impression que c'est la fin d'une époque. Le Fendika a été le centre de la culture d'Addis-Abeba, une grande partie de la culture urbaine que nous voyons à Addis a commencé ici. Je pense que cette ambiance et cette culture spécifiques, cette diversité et cette convivialité prendront du temps à se reconstruire. »Le Fendika, situé dans le quartier de Kazanchis, en grande partie détruit, va faire place à de grands boulevards bordés d'immeubles modernes. Pour Gelane, la réurbanisation est trop brutale : « Je comprends la nécessité d'innover. Mais il y a de meilleures façons de le faire. C'est la même chose pour Piazza. Je comprends que certaines parties devaient disparaître, mais en démolissant sans stratégie, sans plan, nous avons perdu toute une partie de notre histoire que nous ne pourrons jamais récupérer. Et lorsque cette génération mourra, il ne restera plus que des contes à raconter. »Plus qu'un tas de gravatsDeux jours plus tard, Melaku Belay, fondateur du Fendika et danseur célèbre, se tient entouré de quelques employés sur un tas de gravats. C'est tout ce qui reste du lieu historique. « Je n'y croyais pas jusqu'à hier. Le camion est venu pour détruire Fendika. Ils m'ont même demandé si je voulais le détruire moi-même. Je leur ai dit qu'ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient, mais que je n'y toucherais pas. C'est comme mon enfant, alors j'ai juste regardé. »Sur les 43 employés, 17 vivaient dans le centre culturel. Comme de nombreux habitants de la zone, ils se retrouvent sans toit. Melaku cherche un endroit pour les loger en attendant. Et préfère penser à l'avenir :« Le Fendika me rend fier. Ce que j'ai fait, c'était visionnaire. Pour les gens, les étrangers, pour la liberté de l'art, pour la créativité, je l'ai fait et j'en suis fier. Je suis aussi très heureux que le gouvernement a accepté de me donner le même emplacement. J'espère qu'il me prêtera de l'argent et qu'on travaillera ensemble. Sinon, je cherche des investisseurs et collecte de l'argent. »Pour rentrer dans les nouveaux standards, il faut construire un immeuble d'au moins 20 étages. Pour un tel projet, Melaku a d'abord besoin de 1,15 millions d'euros pour obtenir un permis de construire. L'idée : reconstruire le centre multi-culturel du Fendika sur plusieurs niveaux, avec d'autres activités commerciales pour financer la partie artistique et rembourser les investisseurs.
On l'appelait « Roi des rois » ou « Lion conquérant de la tribu de Juda ». L'empereur éthiopien Haïlé Sélassié a été renversé par des militaires marxistes il y a exactement cinquante ans, le 12 septembre 1974. À l'époque, beaucoup ont applaudi à sa chute. Mais aujourd'hui, avec le recul, les avis sont beaucoup plus partagés, et le régime éthiopien actuel n'hésite pas à lui rendre hommage. Que reste-t-il du négus dans la mémoire collective ? Gérard Prunier, qui a connu l'Éthiopie impériale, a été chercheur au CNRS et directeur du Centre français des études éthiopiennes à Addis-Abeba. Il témoigne, au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Gérard Prunier, quel souvenir laisse Haïlé Sélassié ? Celui d'un despote ou d'un monarque éclairé ? Gérard Prunier : Pour l'Éthiopien moyen aujourd'hui, celui d'une sorte de rêve. Parce que dans la mémoire collective, c'est l'homme qui parlait d'égal à égal avec le président des États-Unis et avec le Général de Gaulle, bien sûr.N'a-t-il pas laissé aussi le souvenir d'un autocrate qui nourrissait ses chiens pendant que 200 000 de ses compatriotes mouraient des suites d'une famine ? Vous avez absolument raison de mentionner cet épisode qui a été en plus filmé. Le pauvre homme était à demi sénile au moment où la révolution de 1974 a éclaté. Et ce que vous dites est tout à fait vrai. Mais la mémoire collective est orientée par des sentiments subjectifs et c'est oublié.Qu'est-ce qui reste de l'héritage politique de l'Empereur ? Il reste l'Union africaine qui a été créée par l'Empereur et qui était pour lui une sorte de bras politique qui lui permettait au-delà des océans de serrer la main directement des plus grands de la planète. C'est-à-dire que l'Union africaine était un instrument de l'Empereur.Est-ce qu'aujourd'hui, dans la mémoire éthiopienne, l'Empereur et son tombeur, le colonel Mengistu, sont mêlés dans le même souvenir ou est-ce que les gens font la différence ? On fait une très grande différence. L'Empereur, c'est la gloire qui est effacée. Mengistu, c'est la flaque de boue dans laquelle on a glissé après que le glorieux Empereur a disparu.33 ans après sa chute, Mengistu est toujours vivant. Il a 87 ans et il est réfugié au Zimbabwe. Est-ce que l'Éthiopie a renoncé à le faire extrader ? Oui, elle n'a jamais déclaré qu'elle y avait renoncé, mais elle y a renoncé parce que, dans la situation actuelle, ça serait une exacerbation des multiples guérillas qui existent à droite et à gauche et que le pouvoir éthiopien actuel a bien du mal à contrôler.Au siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba, il y a une statue du Négus et l'actuel Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, lui a rendu hommage récemment. Est-ce qu'on peut parler d'une réhabilitation de l'Empereur ? D'une tentative de réhabilitation. Monsieur Abiy Ahmed est loin d'être un maladroit et après tout Haïlé Sélassié est l'homme qui a fondé l'Union africaine. Donc, qu'il cherche à se draper dans un petit peu de cette gloire passée… Mon Dieu, il n'est pas le seul homme politique à avoir fait ça.Pour les adeptes de la religion Rastafari, notamment, bien sûr, pour les nostalgiques de Bob Marley, notamment en Jamaïque, Haïlé Sélassié, c'est le Messie. Pourquoi une telle aura mystique ? Parce que ça, ça remonte à la période où il avait grimpé au pouvoir. Il était à l'époque le seul et unique chef d'Etat noir au monde.En 1930…Oui, d'ailleurs, ce qui était assez amusant, c'est que lui-même était plutôt raciste et notamment le Ghanéen Kwame Nkrumah, qui était un des grands leaders panafricains de l'époque, avait dit à l'Empereur un jour « Oui, pour nous autres noirs », il voulait dire « vous représentez tellement ». Et l'Empereur lui avait dit « Vous parlez pour vous ». Il ne s'est jamais considéré comme un noir. Il était déjà, d'une certaine manière, l'expression du Sud global.Vous vous souvenez du jour où vous avez appris la chute de Haïlé Sélassié ? Oui, je me rappelle très très bien ma réaction, parce que j'ai eu très vite comme ça, passant dans les yeux, un événement où j'avais vu un bourreau fouetter un paysan en public parce qu'il avait bousculé des gens pour s'installer dans un autobus. Et le bourreau était une caricature du méchant dans un film américain. Et bon, c'était un de ces domaines du Sud qui était entre les mains des Amharas. Et j'ai pensé que ce système était complètement archaïque. Je me suis dit « mais ce n'est pas possible de voir encore des choses comme ça ». Et alors, vous savez comment on l'a fait sortir du palais ?Non…On l'a obligé à s'asseoir sur le siège arrière d'une VolkswagenD'une coccinelle.Voilà. Et à l'époque, vous vous êtes dit c'est bien fait pour lui. Non, parce que connaissant l'histoire de l'Éthiopie, je savais qu'il avait très mal géré l'invasion italienne en 1935-1936 et qu'il avait vraiment su gérer sa réinstallation au pouvoir en 1941. Et je me suis dit que, quand on a quelques siècles de décalage par rapport à celui dans lequel on vit, mon Dieu, il ne s'en était pas trop mal tiré.
“Dr. Admasu earned his PhD in Biochemistry from national university of Singapore. In his PhD work he investigated interactions between lifespan extending drugs with the aim of engineering synergistic benefits in C. elegans. Dr. Admasu is currently a research fellow at SENS Research Foundation. His research focus on isolation and characterization of secondary senescent cells using surface markers and identification of novel approaches to ablate multiple types of senescent cells. He recently identified a novel senolytic approach to kill multiple types of senescent cells.Source: https://www.sens.org/endingagingforum-2022/ About the showThe Learning With Lowell show is a series for the everyday mammal. In this show we'll learn about leadership, science, and people building their change into the world. The goal is to dig deeply into people who most of us wouldn't normally ever get to hear. The Host of the show – Lowell Thompson- is a lifelong autodidact, serial problem solver, and founder of startups. Learning with lowell linksYoutube: https://www.youtube.com/channel/UCzri06unR-lMXbl6sqWP_-QYoutube clips:https://www.youtube.com/channel/UC-B5x371AzTGgK-_q3U_KfAWebsite: https://www.learningwithlowell.com/ Tesfahun Admasu linkshttps://www.linkedin.com/in/tessadmasuhttps://scholar.google.com.sg/citations?user=nJA2aaUAAAAJ&hl=enhttps://twitter.com/TessAdmasu Timestamps00:00 Introducing Tesfahun Admasu00:30 Ethiopia Conflict explained18:00 Abiy Ahmed in power21:30 Resolving conflict in Ethiopia23:15 Working for a better Ethiopia27:40 Future of Ethiopia / Abiy Ahmed31:50 Hope for the future of Ethiopia35:40 How can people help Ethiopia39:40 Tesfahun Admasu PhD Singapore / Aging & lifespan Extension47:55 Aging and the Immune system / SENS foundation01:02:08 Non-SENS senolytics trials that you're excited about (FANQ)01:07:05 Book recommendations01:08:33 End comment AgingResearch #EthiopiaConflict #longevity
Avec notre grand invité Afrique de lundi 22 juillet, nous revenons sur la guerre du Tigré. Le conflit a opposé cette région du nord de l'Éthiopie au pouvoir fédéral, allié de l'Érythrée voisine et de plusieurs régions éthiopiennes. Selon l'Union africaine, le bilan pourrait atteindre 600 000 morts, des experts soupçonnant un génocide. En mai 2022, une commission d'enquête sur le génocide au Tigré a été mise en place par le gouvernement régional intérimaire. Notre invité est Yemane Zeray, son directeur et professeur de Sciences politiques. Il répond à Sébastien Németh. RFI : Yemane Zeray, qu'avez-vous pu documenter jusqu'à présent sur les crimes commis pendant la guerre du Tigré ?Yemane Zeray : Nous avons pu obtenir des données claires sur 665 000 foyers. Des violences sexuelles sur 488 000 femmes de 15 ans et plus. Nous avons rapporté des dommages et des pertes pour plus de 47 000 entreprises et près d'un millier d'organisations, qu'elles soient religieuses ou encore des associations, etc. Nous avons pu couvrir plus de la moitié des entités privées et sociales enregistrées au Tigré.Nous tentons d'analyser aussi les institutions gouvernementales, que ce soient les services sociaux, l'administration, les secteurs des services, de la sécurité, ainsi que les localités, nous avons pu couvrir 86 d'entre elles. Donc, nous avons tenté de toucher à tous les niveaux institutionnels.Donc pour faire ce travail, nous avons identifié six types de dommages. Les atrocités humaines, les meurtres, les tortures, les disparitions forcées, les violences basées sur le genre qui ont été utilisées comme une arme. Ensuite, les dommages économiques. Puis les dommages sur les infrastructures de types routes, l'électricité, l'eau, etc. Les dommages sur les ressources naturelles, l'environnement, que ce soient nos sols, l'eau, la biodiversité, etc. Enfin, les dommages sur les valeurs sociales et le patrimoine.Les chiffres que vous avancez sont très élevés. Comment décririez-vous l'échelle des crimes perpétrés au Tigré ?La quantité et la gravité des crimes commis sont énormes. Ils sont d'une telle gravité, c'est inimaginable de faire ça au XXIe siècle. Le nombre de personnes touchées se compte en centaines de milliers. Les dégâts se chiffrent en milliards de dollars. Personne ne s'attend à ce que le Tigré se remette rapidement. Et il y a eu de telles atrocités commises… Nous savons qu'il peut y avoir des situations anormales. Les lois nationales et internationales existent pour ça. Mais là, presque toutes les lois et droits humains ont été violés, et le type de crimes commis pour certains n'avaient jamais été vus de par le monde. Et encore moins dans cette région où les communautés sont proches. De nombreux auteurs ont la même culture, ce sont nos frères et nos sœurs. Comment de tels crimes peuvent être commis par des gens que nous connaissons si bien ? Il faut trouver un mécanisme pour qu'une telle chose ne se reproduise pas.On a des exemples de gens qui « tuaient » les morts [ils s'acharnaient sur les cadavres, NDLR], incendiaient les corps. Des cas de gens brûlant les parties génitales de femmes après les avoir violées. Le viol est déjà anormal, mais violer une femme par un groupe de plusieurs dizaines de personnes, la violer devant ses enfants, tuer son mari devant ses yeux, insérer des objets dans ses parties génitales, c'est inimaginable.Qui sont les auteurs ? Beaucoup étaient des combattants. Des forces fédérales, police et armée… les forces Amhara que ce soit police, miliciens, les forces érythréennes, les forces Afar et même des soldats somaliens.Il y avait une force de police régionale surtout dans le Sud.Les forces tigréennes (TDF, Tigray Defense Forces) ont aussi été accusées de crimes. Avez-vous pu les documenter ?Ça ne fait pas directement partie de notre mandat. Mais comme il y a eu des accusations, notamment des Nations unies, nous nous sommes penchés dessus… Les commandants TDF ne nient pas que des crimes ont été commis. Mais ils affirment que ce n'était pas systématique.Ils nous ont transmis leur code d'éthique, et les mesures qu'ils ont pris contre les auteurs de crimes. Ils ont reconnu notamment qu'une trentaine de personnes avaient été exécutées. Donc, ils ont reconnu des crimes notamment en zone Amhara, comme des pillages, des viols et autres.Mais c'était le fait d'individus isolé souhaitant se venger, ou pour l'appât du gain. Et les commandants ont tenté de limiter ces actes… Il faut rappeler que les TDF étaient en partie une force informelle, cela faisait partie d'une résistance populaire, beaucoup étaient des civils avant de s'engager, des ingénieurs, des docteurs, qui se sont retrouvés au front.L'Union Africaine a déclaré que le bilan pourrait atteindre 600 000 victimes. Que pensez-vous de ce chiffre aujourd'hui ?Je pense que c'est plus que ça. Parce que ce ne sont pas les combats directs entre les différentes forces qui ont fait le plus de victimes… Bien sûr, les affrontements ont fait plusieurs milliers de morts, mais ce qui a fait le plus de victimes, c'est la famine à cause du blocus imposé au Tigré. C'était totalement inédit, à 360 degrés autour de la région. Les Amharas, les Afars, nos voisins, sont nos frères socialement et politiquement. Si l'Érythrée nous déclare la guerre, ces régions auraient dû autoriser les populations à se réfugier. Mais ça n'a pas été possible. Les Érythréens sont socialement nos frères. Nous parlons la même langue. Pareil, si un conflit éclate avec les Amharas ou les Afar, l'Érythrée pourrait accueillir des réfugiés. Mais ça n'a pas été le cas. C'était un blocus à 360 degrés. Pendant des mois, le monde n'avait aucune idée de ce qui se passait ici. Nous étions coupés du monde. C'était totalement inédit.Avec les preuves que vous avez rassemblées, pouvez-vous affirmer que les Tigréens ont été victimes d'un génocide ?Oui. Mais, en tant que professionnels, nous n'avons pas encore diffusé de conclusion. Beaucoup de gens ici pensent qu'il s'agit d'un génocide, mais il faut pouvoir le prouver aux autres, à notre génération et à la communauté internationale. Pour cela, il faut des données précises. Et leur collecte doit respecter les normes internationales…Au début de notre mandat, c'était très difficile, mais nous avons fait de notre mieux. On a rassemblé les données, en essayant de ne pas avoir d'obstacles. Nous n'avons pas terminé. Nous avons fini le volet « données socio-économiques », pour la reconstruction. Des organisations sont en train de valider ce volet. Elles ont donné un premier accord concernant nos méthodes de travail. Donc, nous sommes confiants que nos données concernant les autres volets de nos enquêtes seront à leur tour validées.Nos enquêtes montrent que des crimes ont été commis à tous les niveaux, national et international, que ce soient des crimes de guerre, contre l'humanité ou un génocide : le génocide non seulement dans les actes, mais aussi dans les intentions…Nous avons rapporté des crimes, nous avons aussi documenté une intention de commettre un génocide. Mais il faut pouvoir relier les deux. Nous avons des indices mais il faut encore du temps.En tout cas, nous avons des preuves très concrètes et des données chiffrées qu'un génocide a été commis. Et, sans vouloir comparer les chiffres, on pourrait mettre cela en parallèle avec le Rwanda, par exemple…Le Tigré a subi un blocus total, entraînant une famine, et il y a eu des méthodes calculées pour commettre les crimes.Vous pensez qu'aujourd'hui encore, de nombreux crimes restent à découvrir ?Oui, parce qu'il y a beaucoup de régions où nous n'avons pas pu aller. Mais des gens encore aujourd'hui parviennent à s'enfuir de ces zones et rapportent des atrocités commises. Par exemple, dans le Nord, environ 52 localités sont sous le contrôle des Érythréens. Des crimes y sont encore commis, notamment la famine. Ces populations restent inaccessibles aux ONG. Vous pouvez imaginer comment elles survivent. Dans l'Ouest, nous n'avons pas non plus accès. Ni le gouvernement fédéral ni les autorités tigréennes ne peuvent y aller. Donc, nous considérons qu'il faudra enquêter sur ces zones. Mais même des zones sous contrôle du Tigré, de nouveaux crimes sont encore découverts récemment, notamment des violences sexuelles.Notre société est très conservatrice. Les femmes ne rapportent pas facilement les crimes dont elles sont victimes, même aux médecins. Ce n'est que lorsqu'elles souffrent beaucoup qu'elles sont contraintes d'aller à l'hôpital. Nous avons par exemple découvert que seules 20% des victimes se signalaient. Sur ces 20%, environ 45% ont contracté une MST, plus de 7% ont contracté le Sida, alors qu'avant la guerre le Tigré avait un taux inférieur à 1%. Vous pouvez imaginer l'impact sur les victimes, mais aussi sur la communauté. Plus de 20% ont avorté. Plus de 13% sont tombées enceinte suite à un viol. Donc, vous pouvez imaginer la crise que tout cela va entraîner sur les femmes, la communauté et ces enfants. Donc, il faut étudier aussi les conséquences qu'auront ces crimes dans le futur.Quand est-ce que votre enquête sera terminée et quelles conséquences en attendez-vous ?Je pense que nous aurons fini dans 4 mois. Ce sera un premier volume, car il y a des régions encore inexplorées. On pensait tout terminer en 6 mois, mais ce travail a pris beaucoup de temps. Au début, on ne se rendait pas compte de la nature très complexe des crimes, des défis matériels. Maintenant, nous avons une base, qu'il faudra compléter par d'autres enquêtes et que ce travail soit validé. Nous voulons que nos données reflètent la vérité.Donc vous avez des défis techniques ?Oui, il y a beaucoup d'obstacles, en termes de ressources, de professionnalisation du travail, d'équipements. Par exemple, des laboratoires. Il y a des soupçons d'utilisation d'armes interdites mais nous n'avons pas encore pu le prouver. Il y aussi des milliers de disparus et des centaines de fosses communes. Nous devons pouvoir certifier aux familles que leur fils ou leur fille a été tué. Il faut faire des tests ADN, faire de la médecine légale, nous n'en avons pas les moyens. Nos infrastructures médicales ont été détruites. Elles ne peuvent même pas gérer une maladie comme le paludisme.L'anthrax, qui avait disparu depuis 30 ans, vient juste de revenir au Tigré, près de Mekele. Donc nos services médicaux n'ont pas assez de matériel, ils doivent gérer le quotidien. C'est pour cela que la communauté internationale doit utiliser notre rapport et mener aussi des enquêtes.Vous attendez que justice soit faite après ce rapport ?Oui, elle doit être rendue. Sinon, la paix ne tiendra pas. Des millions de gens ont été touchés par cette guerre. On ne peut pas différencier civils et combattants. Tout le monde est un survivant.C'est mon cas aussi.Tout le monde est perdant dans cette guerre. Tout le monde a sa propre histoire : du pauvre au millionnaire qui avait des enfants étudiant à l'étranger. Donc, nous parlons de millions de personnes touchées maintenant et pour des années encore.La justice est là pour apaiser les individus, les familles, les communautés. La justice fera oublier la peur et vous permettra de revivre en paix, réduisant le risque de répétition et vous pourrez penser que vous pouvez vivre en paix avec vos voisins.La justice est là pour empêcher la vengeance. Si on craint une vengeance, comment peut-on vivre en paix ? Donc, la justice doit l'emporter, pour que la prochaine génération puisse vivre en paix.Faut-il juger tous les criminels ? Des personnes comme le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ou le président érythréen Issayas Afewerki doivent-ils être poursuivis ? Et quel type de justice attendez-vous ?Tous ceux qui ont commis des crimes devraient être jugés. Surtout les leaders qui ont laissé cette guerre se dérouler. Ils devraient être les premiers à être devant une cour, y compris Abiy Ahmed, Issayas Afewerki, même les leaders tigréens s'il est prouvé qu'ils ont commis des crimes. Car la justice est là pour permettre une paix durable pour les communautés du Tigré et alentours.La justice, ce n'est pas simplement punir, ce n'est pas de la vengeance, c'est dire la vérité, et reconnaître les faits. Il faut juger pour apprendre aux prochaines générations, pour éviter que tout cela ne se reproduise. Donc, cela devrait commencer au niveau communautaire, avec une justice traditionnelle, menée par les survivants. Les communautés ont leurs propres mécanismes pour gérer ces problèmes.Le Tigré doit vivre avec ses voisins, et il y a des liens. C'est à cause des échecs politiques qu'il y a eu la guerre et que les gens sont devenus fous. Donc, il faut une forme de justice traditionnelle. Mais il y a des crimes qui violé les lois nationales et internationales. Donc, des crimes ne peuvent pas être gérés par des tribunaux éthiopiens. Des choses anormales se sont passées.La justice doit être rendue au niveau international, avec une enquête, en donnant des capacités et une exécution des procès.Ensuite, des acteurs internationaux sont impliqués dans ces atrocités. Ces acteurs ne peuvent pas être gérés au niveau national. Il faudra aussi apporter des solutions durables à tous les niveaux. La communauté internationale pourra elle aussi tirer des leçons de ce qui s'est passé, trouver peut-être de nouveaux mécanismes. Plus de trente fois, le Conseil de sécurité s'est saisi de la question, mais rien n'a changé. Donc, les communautés internationale, nationale et locale peuvent apprendre du cas tigréen.Est-ce qu'il y a des obstacles qui pourraient empêcher cette justice ? Est-ce que le politique tente d'influencer les enquêtes ?Oui, dans trois domaines. D'abord, il faut un équilibre entre l'enquête et l'accord de paix. C'est délicat, car l'accord est là alors que tous les criminels présumés sont encore aux affaires. Donc, c'est un dilemme. Difficile d'agir dans ces conditions…On craint que nos conclusions ne soient rangées au fond d'un tiroir. Et quand vous évoquez le besoin de justice, cela touche le processus de paix, et l'engagement des uns et des autres.Ensuite, il y a l'accès. À cause des politiques, il y a beaucoup de régions qui nous sont inaccessibles.Et troisièmement, au niveau international : aucun enquêteur international n'a pu venir. Très récemment seulement, la presse a pu entrer au Tigré. Donc, la politique est un obstacle. Mais il faut convaincre les gens, même ceux au pouvoir, même ceux qui ont du sang sur les mains, les convaincre que la justice est bonne pour leurs enfants, leurs communautés, s'ils veulent une société qui fonctionne en harmonie pour les générations futures.À lire aussiDossier spécial de RFI - Éthiopie, retour sur la guerre oubliée du Tigré
C'est un invité exclusif sur RFI ce matin. Debretsion Gebremichael était le chef de l'autorité tigréenne durant la guerre civile qui a opposé, de 2020 à 2022, le Tigré, région du Nord de l'Éthiopie, et le pouvoir fédéral d'Addis-Abeba allié à l'Erythrée voisine et aux régions éthiopiennes Amharas et autres. Une guerre civile sanglante. L'Union africaine a parlé d'au moins 600 000 morts. De nombreux observateurs soupçonnent aussi un génocide. L'accord de paix de Pretoria a mis fin au conflit en novembre 2022. Mais les défis sont immenses. Des centaines de milliers de déplacés ne sont toujours pas rentrés. Le Tigré est toujours en partie occupé. Debretsion Gebremichael est aujourd'hui le chef du TPLF, le principal parti au Tigré. Il répond à notre envoyé spécial. RFI : presque deux ans après l'accord de paix où en est son application ? Les progrès ont l'air très lents.Debretsion Gebremichael : Oui. Cet accord a été signé depuis bientôt deux ans. L'exécution est très lente...Au début il y avait des progrès. Les services publics avaient été relancés. Les communications, l'électricité, le transport, les financements du gouvernement. Tout le monde était heureux. On avançait. Et le plus important, c'est qu'il n'y avait plus de combat. Même si la paix n'était pas installée dans tout le Tigré, la plus grande partie du territoire était sous le contrôle de notre gouvernement…Mais le plus important est qu'il n'y avait plus de combats, plus de tueries, plus de destructions, plus de bombardements. Donc c'était très positif…Mais après un temps, les progrès ont ralenti. Le plus gros problème, c'est la présence au Tigré de génocidaires. Ils ne sont pas partis. Il y a eu Pretoria, accord auquel s'est rajouté la déclaration de Nairobi il y a quelques mois. Il était prévu qu'une fois la remise de nos armes lourdes terminée, le retrait des troupes serait réalisé en même temps.À lire aussiÉthiopie: les habitants de Dowhan, au Tigré, sous la menace constante de l'armée érythréenneEnsuite il était prévu le retour des déplacés chez eux, et la mise en place d'une véritable administration intérimaire…Or le retrait et le retour des déplacés auraient dû être faits l'an dernier. On a plus d'un an de retard. Et en attendant, les gens meurent par manque d'aide humanitaire, de soins, ils sont encore psychologiquement très touchés, alors que dans les zones encore occupées, le génocide continue… Donc les souffrances des Tigréens et du Tigré continuent. Nous sommes toujours à l'agonie.Oui au départ c'était très positif, il y avait un grand espoir que la paix soit complète, que les groupes armés allaient se retirer, que les déplacés rentrent et que la réhabilitation suive, etc. Donc aujourd'hui notre sentiment est mitigé sur l'application de l'accord…Pourquoi selon vous cet accord met tant de temps à être appliqué ? Certains parlent d'un manque de volonté politique.Absolument. Parce que l'accord dit bien que la responsabilité de ces étapes largement retardées repose sur le gouvernement fédéral…C'est Addis Abéba qui doit réaliser le retrait des forces Amharas et Erythréennes. Les Amharas font partie du gouvernement. Les Erythréens font partie d'une alliance avec le pouvoir fédéral, donc c'est lui qui est responsable, c'est lui qui doit dire aux Erythréens et aux Amharas de rentrer chez eux.Pensez-vous que cette inaction est volontaire de la part d'Addis Abéba, comme si le pouvoir fédéral voulait s'en prendre de nouveau au Tigré ? Ou bien est-ce de la simple lenteur administrative par exemple ?Il y aura toujours des problèmes administratifs dans l'application de l'accord. Mais là ça va plus loin. C'est un choix politique. S'il y avait de la bonne volonté, ça aurait pu être fait. Un retard est possible, mais quand le retard atteint plus d'un an, on va au-delà du problème administratif.On note le manque criant d'aide humanitaire alors que les besoins sont énormes. Pensez-vous que la communauté internationale a oublié le Tigré et est accaparée par d'autres crises ?Nous savons que le monde est en crise. L'Ukraine, Gaza, crise après crise c'est la réalité d'aujourd'hui. Quant au Tigré, ce que nous avons obtenu pour aider à la reconstruction est une infime partie de ce qui a été donné à l'Ukraine.Ce qui compte c'est l'attention qu'obtient une crise, pas son ampleur. Et c'est le cas pour le Tigré où je vois un manque de volonté politique. Quand la guerre était en cours, la communauté internationale surveillait de près. Le Conseil de Sécurité était très occupé avec ce conflit. Mais dès qu'un semblant de paix est arrivé, l'attention s'est portée ailleurs, nous n'étions plus une priorité. Et aujourd'hui il y a un manque de bonne volonté. Le gouvernement fédéral ne pousse pas non plus… Donc c'est une combinaison des deux…Quelles mesures urgentes doivent être prises pour permettre le retour des déplacés ? Et qui devrait sécuriser les zones de leur retour ? L'armée fédérale ? Les forces tigréennes ?Là-dessus, les vues sont différentes. Pour nous, la sécurité doit être assurée par nos forces. La responsabilité globale doit être donnée à l'administration provisoire du Tigré et son armée si nécessaire…Pour nous c'est prévu dans la constitution. Dans la page 1 de l'accord de paix il est dit que toutes les résolutions doivent être en accord avec la constitution. Donc là-dessus, le texte fondamental dit bien que c'est le Tigré qui gère sa sécurité…Mais le pouvoir fédéral a un point de vue différent. Il dit que la sécurité dépend de lui. Mais pour nous c'est clair, le Tigré doit être responsable de la sécurité sur son sol.L'accord prévoyait que les combattants tigréens remettent toutes leurs armes et s'intègrent dans un programme de DDR. Il y a quelques mois, les autorités régionales avaient annoncé que 250 000 hommes détenaient toujours des armes. Certains pourraient accuser les Tigréens d'un manque de volontéNon nous n'avons pas de manque de volonté concernant la démobilisation de nos hommes. Ça fait partie de l'accord…Mais on ne peut pas analyser le DDR seul. D'abord il faut un retrait total des forces qui occupent le Tigré. Or ce n'est pas encore le cas. Le DDR ne peut pas être fait avant cela…Sur les armes, nous avons rendu les plus lourdes. Ça a même été fait plus tôt qu'attendu. Nous avons agi vite en espérant que le retrait se ferait également rapidement. Mais ça n'a pas été le cas. Donc dans ce cas vous ne pouvez pas avoir de DDR. Sans retrait total, pas de DDR… Et dans les faits, nous avons démobilisé nous-mêmes. En dehors du processus formel de DDR. Puisque nous n'avons plus besoin d'autant de combattants. Plus de 100 000 hommes sont rentrés chez eux. Ensuite il y a des problèmes logistiques et autres qui représentent un énorme poids pour nous. Or nous ne recevons pas assez de soutien d'Addis Abéba alors qu'un soutien logistique était prévu. Jusqu'à ce que le DDR commence.Nous ne disons pas que nous allons redéployer nos forces, non. Nous avons accepté de les démobiliser. Mais d'abord, le retrait doit être complet.Donc le DDR n'aura pas lieu tant que les Amharas et les Erythréens seront encore au Tigré ?Oui. Ça ne peut pas se faire. Et même après leur retrait, il faut un certain temps. Un DDR ne se réalise pas en un jour. Redéployer plus de 200 000 combattants demande des milliards d'investissement, il faut des programmes, des formations, tellement d'étapes sont nécessaires. Donc il faudra du temps. Nous sommes d'accord avec le principe de DDR. Mais il se fera après le retrait complet…Il faudra aussi examiner la question de la sécurité sur le terrain. On ne peut pas renvoyer tout le monde chez soi. Nous ne savons pas encore combien, mais nous aurons besoin d'hommes pour sécuriser le territoire.Mais ça se fera selon l'accord signé avec Addis Abéba et peut-être avec l'aide de l'Union Africaine. Ce sera dans le cadre d'un accord international. Donc nous sommes prêts, nous sommes mobilisés, mais il faut que ces conditions soient remplies.Le problème c'est que l'Erythrée n'est pas signataire de l'accord de Pretoria. Or ses soldats occupent toujours le Nord du Tigré, disant que cette zone leur appartient.Ils ne sont pas signataires, mais ce sont les alliés du gouvernement fédéral. Donc c'est une responsabilité d'Addis Abéba. Parce que c'est à son invitation que les Erythréens sont intervenus…Donc c'est au pouvoir central de leur dire de partir. Mais comme ce sont leurs alliés, Addis reste silencieux. A cause du poids du passé, ils sont silencieux. Nous devons pousser le pouvoir central, qui doit pousser les Erythréens à se retirer…La commission génocide dit que tous les criminels doivent être jugés. Y compris le président Erythréen Issaias Afeworki et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, avec qui vous avez signé la paix. Doivent-ils passer devant la justice ?Les auteurs doivent être tenus pour responsables. Cela peut concerner le Premier ministre, le président érythréen. Cela dépendra de qui est responsable de quoi…Donc les poursuites peuvent concerner n'importe qui. Moi je ne peux pas dire qui a commis tel ou tel crime. Cela doit être déterminé par une mission internationale. Mais mon avis est que oui, ils doivent être poursuivis, car ce sont les leaders, ce sont les donneurs d'ordre.Ces investigations doivent-elles inclure les TDF ? Car beaucoup accusent les forces tigréennes d'avoir aussi commis des crimes notamment en région Afar mais pas seulement.Selon moi les TDF ne peuvent pas se rendre coupable d'un génocide. Car les TDF sont le produit d'un génocide. Les TDF sont du côté des victimes, pour protéger les Tigréens des génocidaires. Je suis un de leurs leaders et nous n'avons eu aucune intention d'attaquer qui que ce soit, Amharas ou autres. Non.C'est vrai je ne peux pas exclure des incidents puisque nous nous battions en région Afar et Amhara. Mais je ne peux pas croire qu'on ait commis des actes de génocide. Cependant nous sommes ouverts à toute enquête et nous verrons le résultat.Et si la justice vous met en cause personnellement, en tant que leader, est-ce que vous collaborerez ?Absolument. Je suis prêt. Je répondrai à toute enquête.Pensez-vous qu'après tout ce qui s'est passé, les Tigréens sont prêts à faire la paix avec les Amharas, avec les Erythréens et autres ?Vous savez je parle en tant que leader, mais je connais aussi l'intérêt de mon peuple. La paix est la priorité pour nous. Il faut la paix avec tout le monde. Que ce soit au niveau des populations que des politiques. Et d'ailleurs ce sont parfois les gens qui veulent davantage la paix que les politiques qui ont parfois leurs propres intérêts.Mais politiquement il pourrait y avoir des obstacles avec les atrocités et le génocide commis, par l'armée érythréenne et l'armée éthiopienne…Mais entre population il n'y a aucun problème, elles veulent vivre en paix avec tout le monde.Est-ce qu'une indépendance du Tigré est quelque chose d'inconcevable aujourd'hui ?Je ne l'écarterais pas totalement. Pour y arriver en tout cas il faut un référendum, en accord avec la constitution. Elle donne ce droit. Du moment qu'il est établi que les Tigréens veulent un référendum. C'est stipulé dans le texte. Donc je ne peux pas dire que ça n'arrivera jamais, mais ça devra suivre le processus constitutionnel...À lire aussiÉthiopie: dans le Tigré, la crise alimentaire empire depuis la suspension du Programme alimentaire mondial*************************************************************************► Aujourd'hui, vous entendrez en exclusivité : un reportage Afrique à Dowhan, dernière localité du Nord vivant sous la menace constate des soldats Erythréens ; dans nos journaux, un sujet sur le retour de l'Anthrax, des décennies après la disparition de la maladie au Tigré.
durée : 00:58:57 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Depuis son élection en 2018, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed n'hésite pas à prendre le risque de déstabiliser la région pour faire valoir ses intérêts et unir un pays ensanglanté par des guerres ethniques. Quelle place Abiy Ahmed tente-t-il de donner à l'Éthiopie sur la scène régionale ? - invités : Mehdi Labzaé Sociologue et politiste spécialiste de l'Ethiopie; René Lefort Chercheur, spécialiste de la Corne de l'Afrique; Leïla Oulkebous Géographe, doctorante chargée d'enseignement à l'université Bordeaux Montaigne et chercheuse au Laboratoire Afriques dans le Monde (LAM)
Un reportage glaçant à lire dans Le Monde Afrique, dans la région du Tigré dans le nord de l'Éthiopie, où l'envoyé spécial du journal a pu se rendre deux ans après la fin de la guerre qui a ensanglanté la province rebelle entre 2020 et 2022.Deux après l'accord de paix, une guerre larvée se poursuit : le sida a fait sa réapparition : « Les associations d'entraide estiment que 15% des femmes ont contracté le VIH durant la guerre civile et redoutent une épidémie faute de campagne de dépistage et de soins. » En effet, « d'une violence inouïe, les affrontements (durant la guerre) auraient fait jusqu'à 600 000 morts, selon le bilan établi par l'Union africaine. Ils ont été aussi accompagnés de nombreux viols. Les autorités régionales du Tigré estiment à 120 000 le nombre de victimes d'abus sexuels ».Deux ans après la fin des combats, poursuit Le Monde Afrique, « la région se relève encore péniblement de la guerre civile. Les estropiés et les "gueules cassées" sont partout en ville. À Makalé, où les camps de réfugiés se comptent encore par dizaines, la mendicité est devenue le seul moyen de subsistance pour tous ces déplacés dans leur propre pays. L'activité économique se trouve presque au point mort et la sécheresse a mené des centaines de milliers de Tigréens au bord de la famine. (…) Fermes abandonnées, bétail mort, cultures à l'arrêt : la sécheresse, puis les pluies destructrices qui ont suivi le conflit armé, condamne à la sous-alimentation plus de 90% des six millions de Tigréens ».Le déni d'Addis-AbebaEt Le Monde Afrique de dénoncer dans son éditorial ce qu'il considère comme un quasi acte de guerre : « Le gouvernement du Premier ministre, Abiy Ahmed, nie cette situation. Les autorités d'Addis-Abeba sont accusées d'abandonner les Tigréens à leur sort afin de parachever la mise à genoux de la province. (…) La famine qui fait rage au Tigré et le déni dont elle est entourée par les autorités éthiopiennes apparaît comme un symptôme supplémentaire d'une dérive contre laquelle la communauté internationale devrait se mobiliser. (…) Dans ce grand pays qui a besoin de réconcilier toutes ses composantes, aucune paix durable ne peut se construire en humiliant une partie de la population, conclut Le Monde Afrique, a fortiori en détournant les yeux du drame humanitaire flagrant qui la frappe. »Tchad : opération séduction électorale ?À la Une également, le Tchad qui va de surprise en surprise. Dimanche, on apprenait que le Premier ministre du gouvernement de transition tchadien, Succès Masra, se portait candidat à la présidentielle du 6 mai. Une annonce qui intervenait huit jours après celle du président Mahamat Idriss Déby Itno. Deux candidats du même bord donc… « L'opposition dénonce une "candidature prétexte", pointe Jeune Afrique, destinée à donner un semblant de pluralité à un scrutin qu'elle considère gagné d'avance par le président de la transition. »Une « drôle de candidature », s'exclame L'Observateur Paalga au Burkina. « Simple jeu de rôle, s'interroge le journal, pour donner un soupçon de crédibilité à une élection dont l'issue finale est connue d'avance ? Car on voit mal ce candidat accompagnateur disputer sérieusement le fauteuil présidentiel, pour ne pas dire le trône, avec celui qui l'a hissé au rang de deuxième personnalité de l'État tchadien. »Eau et électricité gratuitesEt puis ce lundi, autre surprise : le ministre des Finances et du Budget a annoncé la gratuité des consommations d'eau et d'électricité du 1er mars de cette année jusqu'au 31 décembre.Le site camerounais 237online est plutôt dubitatif… « À quelques mois d'échéances électorales majeures, difficile de ne pas y voir une tentative de séduction de l'électorat, au mépris des réalités budgétaires et des impératifs de bonne gestion. Une stratégie à courte vue, qui risque de se retourner contre le pouvoir en place si les promesses ne sont pas tenues ou si les conséquences économiques s'avèrent désastreuses. »WakatSéra à Ouaga est sur la même ligne et s'interroge : « Cadeau de ramadan ou début de campagne électorale ? Où les deux ? En tout cas, la gratuité de l'eau et de l'électricité jusqu'à la fin de l'année, décrétée par le gouvernement tchadien, n'a rien de fortuit. À s'y méprendre, cela ressemble à une manière pour la junte militaire de faire passer plusieurs pilules amères pour les populations tchadiennes. »
The Ethiopian Orthodox Tewahedo Church - once a powerful marker of nationhood - is deeply split as result of the recent civil war in Tigray which exacerbated historical tensions in the church. The Church, which traces its history to the fourth century, was once the biggest denomination in Ethiopia with nearly 44 percent of the population calling themselves Orthodox Christians, but now its centrality in Ethiopian spiritual and political life - once unquestioned - appears to hang in the balance, with a steady increase in the number of people joining other denominations and the number of people calling themselves Orthodox Christians diminishing. Ethiopia is a modern state, with the second largest population in Africa, led by Prime Minister Abiy Ahmed, who won the Nobel Peace Prize for 2019. But months after he took power, Ethiopia was ripped apart by a civil war which broke out in November 2020 and left tens of thousands of civilians dead. In May 2021, four archbishops in Tigray announced that they were forming an independent structure. They accused the church of not opposing the war - and of being too close to Abiy Ahmed's government. Although a ceasefire was agreed in 2022, the recent splits highlight historic ethnic and religious tensions in Ethiopia. Contributors:Ralph Lee: Oxford Centre for Mission Studies in the UK. Mebratu Kelecha: London School of Economics. His research focuses on conflict, peace building and democracy. Yohannes Woldemariam: US-based academic specialising in the Horn of Africa and the Middle East. Jorge Haustein: Associate Professor of World Christianity at the University of Cambridge.CREDITS Presenter: Audrey Brown Producer: Philip Reevell. Researcher: Matt Toulson Technical Producer: Nicky Edwards. Production Coordinator: Tim Fernley Editor: Tara McDermottMain Image: Ethiopian Orthodox priests walk around the church during the Saint Michael's anniversary celebration at St. Michael church in Mekele, the capital of Tigray region, EthiopiaImage Credit: Yasuyoshi ChibaAFP via Getty
Una dotazione iniziale di 5,5 miliardi di euro e cinque pilastri fondativi: istruzione, salute, agricoltura, acqua e energia, con «progetti pilota» che vanno dai centri universitari di eccellenza in Marocco alla produzione di biocarburanti in Kenya. L ambizione, sullo sfondo, è di trasformare l Italia in un «hub» per l approvvigionamento energetico fra Africa e Ue. È l ossatura del cosiddetto Piano Mattei per l'Africa, il piano del governo Meloni sui «nuovi rapporti» con il Continente africano svelato al vertice ItaliAfrica in corso a Roma: uno dei primi eventi della presidenza italiana del G7 e uno snodo chiave nella politica estera del governo di Giorgia Meloni, popolato dalle delegazioni di 46 Paesi, con 15 capi di Stato e 8 capi di governo dal Continente. Fra i leader di maggior peso il premier etiope Abiy Ahmed, il presidente del Kenya William Ruto e il suo omologo tunisino Kais Saied. Il Piano Mattei è "un piano di interventi con cui vogliamo dare il nostro contributo a liberare le energie africane anche per garantire alle giovani generazioni un diritto che finora è stato negato: qui in Europa abbiamo parlato spesso del diritto a emigrare ma quasi mai di come garantire il diritto a non dover essere costretti a migrare, a non dover così recidere le proprie radici in cerca di una vita migliore, sempre più difficile da raggiungere in Europa". Così la presidente del Consiglio Giorgia Meloni aprendo i lavori del vertice Italia-Africa in Aula al Senato. Ne parliamo con Alberto Magnani, Il Sole 24 Ore.Evergrande va in liquidazione, non c'è accordo sul piano di salvataggioEvergrande, il gigante del mattone cinese zavorrato da oltre 300 miliardi di debiti, ha gettato la spugna. Nonostante gli ultimi disperati tentativi a ridosso del weekend non c'è stato accordo sul piano di ristrutturazione con i creditori e Linda Chan, giudice del tribunale di Hong Kong, ha dovuto prendere atto della situazione: unica via possibile, la liquidazione della società, ormai passata alla storia come l'immobiliare più indebitata al mondo. A Hong Kong Evergrande è stata sospesa dalle contrattazioni quando perdeva il 20,87%, toccando il nuovo minimo storico di 0,16 dollari di Hk. Potrà presentare ricorso contro l'ordinanza. I mercati asiatici hanno reagito al colpo della liquidazione di Evergrande grazie all'annuncio delle autorità cinesi sull'adozione di misure specifiche per sostenere i mercati azionari già in bilico da tempo. A partire da oggi la Cina sospenderà le vendite allo scoperto delle azioni vincolate, una mossa che non si vedeva dal 2015, anno del crollo delle borse cinesi. Lo stop alle negoziazioni del titolo Evergrande è stato deciso anche per le azioni delle due controllate del gruppo di Shenzhen, attive rispettivamente nelle auto elettriche e nella gestione dei servizi immobiliari: Evergrande NEV (-18,21% a 0,23 dollari di Hk) e Evergrande Services (-2,50% a 0,39 dollari di Hk). Non così per gli altri protagonisti del mattone: Country Garden, il primo player privato in default dallo scorso anno, è salito del 2,86%. Sunac del 4,84% e Kwg del 5,05%. Anche Longfor in rialzo del 2,12%. Poi i listini cinesi hanno cambiato rotta cedendo terreno dopo l'ordine dell'Alta corte di Hong Kong: l'indice Composite di Shanghai cedeva lo 0,31%, a 2.901,10 punti, mentre quello di Shenzhen perdeva ben l'1,61%, a quota 1.651,04. La chiusura è stata, alla fine, in positivo. Approfondiamo il tema con Alessandro Plateroti, direttore Newsmondo.it.Confindustria lancia nuovo indice Real time turnover, a dicembre crescita +0,8%Il Centro Studi di Confindustria lancia un nuovo indicatore per l economia italiana, Rtt (Real time turnover), un indice elaborato con Teamsystem che già collabora con i Giovani Imprenditori di via dell Astronomia. Si basa sul sistema di fatturazione elettronica gestito da TeamSystem: 400 milioni di fatture elettroniche l anno per 900 miliardi di valore facciale. È in grado - viene spiegato - di stimare la dinamica dell attività economica, in tempo reale, a partire dal fatturato di 200 mila imprese, con focus dedicati a macro settori, territori e dimensioni d impresa. Il nuovo indice accompagnerà l indagine rapida Csc sull attività delle grandi imprese industriali. Come evidenzia Alessandro Fontana, il direttore del centro studi di via dell'Astronomia, il nuovo indice «anticipa gli altri indicatori congiunturali su fatturato, produzione, Pil, di almeno un mese, ha una elevata capacità previsionale», è «l unico dato quantitativo disponibile sull attività economica» entro un mese (altri indicatori, come per fiducia e Pmi, sono solo qualitativi): si punta così ad una maggiore efficacia «nel capire la dinamica del Pil» ma anche ad un monitoraggio in tempo reale settore per settore con focus su servizi, costruzioni e industria. Il calo nell'industria segnalato da Rtt «è coerente con i risultati dell Indagine rapida del Centro studi di Confindustria sull attività delle grandi imprese industriali, che segnala come a dicembre sia maggiore la quota di imprese che si aspettava una riduzione della produzione, rispetto a quelle che ne prevedevano un aumento». A gennaio 2024 «quasi la metà del campione di grandi imprese industriali associate a Confindustria si attende un livello di produzione stabile rispetto a dicembre (47,1% dal 33,4% nel mese precedente). Le attese sulla domanda e sugli ordini migliorano a gennaio e saranno il principale fattore di traino nei prossimi mesi. Mentre è negativa la percezione su aumento dei costi di produzione, condizioni finanziarie, disponibilità di materiali, impianti e manodopera». Ne parliamo con Alessandro Fontana, direttore del Centro studi di Confindustria.
Danny and Derek chat with Mohamed Kheir Omer, a researcher and writer based in Oslo, Norway and former member Eritrean Liberation Front (ELF), about the current escalating tensions between Ethiopia and Eritrea. They get into the historical background of the two countries' frought relationship, the respective roles of Eritrean president Isaias Afwerki and Ethiopian prime minister Abiy Ahmed, Eritrean support of Ethiopia in the Tigray War, where the current conflict in Ethiopia's Amhara region fits into this, and more.Check out Mohamed's article on the topic in Foregin Policy. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.americanprestigepod.com/subscribe
As China marks the tenth anniversary of its Belt and Road initiative in Beijing, we look at benefits for African countries. What are the continent's losses and gains from working with China? Also Ethiopia's prime minister Abiy Ahmed has again said, his country needs its own seaport. Ethiopia is landlocked. So what would he need to do, to make that possible and at what cost? And how Kenya's Kelvin Kiptum went from running in borrowed shoes...to breaking world records.
Today I talked to Martin Plaut and Sarah Vaughan about their new book Understanding Ethiopia's Tigray War (Oxford UP, 2023) The ongoing war and consequent famine in the Ethiopian province of Tigray are increasingly critical. International journalists are not being allowed to travel to the region, which is almost completely sealed off from the outside world. This is a deliberate strategy by the Ethiopian and Eritrean governments prosecuting the war: their aim is to crush the Tigrayans at almost any cost. This differentiates the current crisis from the famine of 1984-5, when 400,000 died of starvation primarily as the result of a prolonged drought, exacerbated by war and government inaction. Today's famine is a direct result of supplies to the region being cut off. Hatred of Tigrayans has been stoked by senior advisers to Ethiopia's Prime Minister, Abiy Ahmed: they have called Tigrayans "weeds" who must be uprooted, their place in history extinguished. This language is reminiscent of the statements that preceded the genocide in Rwanda. The present situation has been orchestrated since 2018 by Eritrea's President Isaias Afwerki, who wields considerable influence over Ethiopian affairs. His troops are deep inside Ethiopia, his security agents in its towns and cities. For both the Eritrean President and the Ethiopian Prime Minister, this appears to be a fight to the finish. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/new-books-network
Sam hosts journalist Ann Neumann to discuss her recent piece in Harper's, "Falling Like Leaves: The war in Ethiopia and its crimes against civilians". Then, Sam's joined by Dawn Tefft, a Lead Organizer with Emergency Workplace Organizing Committee (EWOC), and Sam Harshner, organizer and Adjunct Instructor of Political Science and History at Marquette University, to discuss their work with EWOC and its central mission. First, Sam runs through updates on Biden's State of the Union speech, the rising death roll in the wake of the earthquake in Turkey and Syria, the Democrats sweeping Pennsylvania's special election, the Fed continuing their attack on labor, and the House GOP launching their investigation into Hunter Biden's d*ck pics, before diving into the contrast between Biden's tack towards bipartisanship and Sarah Huckabee Sanders' statements that she's nothing like Joe Biden. Ann Neumann then joins as she walks through the last five years of Ethiopian conflict, beginning with the protests and riots breaking out in 2016 and led to myriad resignations across the Ethiopian government and the assumption of Abiy Ahmed to the Prime Ministership, who immediately stepped in to sign a peace treaty with Isaias Afwerki to end the multi-decade Eritrean-Ethiopian border conflict – a move that would earn Ahmed a Nobel Peace Prize, only for it to become apparent that, as a part of the treaty, there was an agreement to turn against their common enemy of Tigray. After a brief conversation on the role of Tigray and Eritrea in the liberation of Ethiopia from the Derg regime, Neumann parses through the role of the US in propping up various leaders in Eritrea and Ethiopia in the shift towards neocolonialism, with Abiy Ahmed being a particular darling of the west. Wrapping up the interview, Ann walks Sam through the crimes against civilians that have come through Ethiopia's strict information blockade, from outright violence and violation to the manipulation of food and medicine, and how the information blockade itself developed. Dawn Tefft and Sam Harshner dive right into the creation of the Emergency Workplace Organizing Committee in early 2020 in response to the impact of the pandemic on workplaces, with the DSA joining with United Electorate to help sponsor and strategize labor organizing and the establishment of unions across the US in the fight for safe workplace policy in a pandemic. After briefly touching on EWOC's work at Marquette University, Dawn and Sam walk through the biggest challenges that faced workplace organizing throughout the pandemic, and how easy it is for workers to unite over mediocre and unsafe working conditions. And in the Fun Half: Sam and the MR Crew tackle Biden baiting the Right into committing to Social Security and Medicare, Frank Luntz's response on (s)quack box, and other highlights from Biden's State of the Union. Nine from Seattle dives into Eritrea's relationship to colonialism and colonization, Ryan from Ohio dives into the disaster train derailment that has taken his house, and Chad from NYC rants against corporate “charity” as per the development of Box Tops. Donald Trump calls Ron DeSantis a groomer, plus, your calls and IMs! Check out Ann's piece here: https://harpers.org/archive/2023/02/falling-like-leaves-ethiopia-tigray-crimes-against-civilians/ Learn more about EWOC here: https://workerorganizing.org/ Donate to Hasan's fund for earthquake victims: https://events.softgiving.com/donate/HasanAbiForTurkeySyriaEarthquakesFund Become a member at JoinTheMajorityReport.com: https://fans.fm/majority/join Subscribe to the ESVN YouTube channel here: https://www.youtube.com/esvnshow Subscribe to the AMQuickie newsletter here: https://am-quickie.ghost.io/ Join the Majority Report Discord! http://majoritydiscord.com/ Get all your MR merch at our store: https://shop.majorityreportradio.com/ Get the free Majority Report App!: http://majority.fm/app Check out today's sponsors: ZBiotics: Go to https://thld.co/zbiotics_majority_0123 and get 15% off your first order of ZBiotics Pre-Alcohol Probiotic by using my code MAJORITY at checkout. Henson Shaving: Go to https://hensonshaving.com/majority and use code MAJORITY for a free 100-pack of blades! Follow the Majority Report crew on Twitter: @SamSeder @EmmaVigeland @MattBinder @MattLech @BF1nn @BradKAlsop Check out Matt's show, Left Reckoning, on Youtube, and subscribe on Patreon! https://www.patreon.com/leftreckoning Subscribe to Discourse Blog, a newsletter and website for progressive essays and related fun partly run by AM Quickie writer Jack Crosbie. https://discourseblog.com/ Check out Ava Raiza's music here! https://avaraiza.bandcamp.com/ The Majority Report with Sam Seder - https://majorityreportradio.com/
Sam and Emma host Alex de Waal, Executive Director of The World Peace Foundation and Professor at Tufts University, to discuss the ongoing civil conflict in Ethiopia and how it is affecting the Tigrayan people. First, Sam and Emma run through updates on the US funding bill, GOP killing cannabis reform, the final DOJ criminal referrals coming out of the 1/6 committee, the USPS' shift towards electric, and more on George Santos' resume, before diving deeper into the January 6th committee, and the US' long history of refusing to hold powerful white men to account. Alex de Waal then calls in as he gets right into walking through the long history of war in Ethiopia, beginning with tensions between the authoritarian leadership of Ethiopia (supported by the West) and the totalitarian regime of Eritrea, and the decades of war that came from it, culminating with the election of Abiy Ahmed as Prime Minister of Ethiopia, a shift away from the Tigrayan party leadership of the last few decades, who pushed for a security pact with Isaias Afwerki's Eritrea. Parsing through this shift, Alex, Sam, and Emma tackle the progression of regional supremacy from the era of Haile Selassie's Amhara leadership, through the Tigrayan decades, and into the recent turn against Tigray, as Ahmed and Afwerki used their pact to stamp out the Tigrayan political party that had dominated Ethiopian politics for the last few decades. After tackling the nature of this conflict as a battle for greater global/continental supremacy, de Waal walks through the differing perspectives on Tigray between Ahmed (who is largely taking a political opportunity) and Afwerki (who is seen to hold genocidal intentions), and how this resulted – despite strong defense from Tigrayan forces at first – in an attempt to starve out the Tigrayan people. After running through the massive devastation that came out of this genocidal endeavor between Ethiopia and Eritrea, Alex, Sam, and Emma explore how they got the rest of the African Union, and the world writ large, to look the other way, before wrapping up by tackling the recent treaties signed that put a stop to hostilities in Tigray, and why conflict in the country is not coming to a close despite them. And in the Fun Half: Sam and Emma parse through the various holes in Congressman-Elect George Santos's resume, and expand the conversation on the US' refusal to hold their political leaders accountable. They also tackle the simmering beef between Lauren Boebert and Majorie Taylor Greene, dive into Greg Gutfeld having fun with the concept of child abuse, and discuss the failure of local news outlets to cover George Santos' lies, plus, your calls and IMs! Check out Alex's writing at the Quincy Institute here: https://responsiblestatecraft.org/author/adewaal/ Check out the World Peace Foundation at Tufts here: https://sites.tufts.edu/wpf/ Check out the Wildfire Project here: http://wildfireproject.org/ Become a member at JoinTheMajorityReport.com: https://fans.fm/majority/join Subscribe to the ESVN YouTube channel here: https://www.youtube.com/esvnshow Subscribe to the AMQuickie newsletter here: https://am-quickie.ghost.io/ Join the Majority Report Discord! http://majoritydiscord.com/ Get all your MR merch at our store: https://shop.majorityreportradio.com/ Get the free Majority Report App!: http://majority.fm/app Check out today's sponsors: Tushy: Hello Tushy cleans your butt with a precise stream of fresh water for just $79. It attaches to your existing toilet – requires NO electricity or additional plumbing – and cuts toilet paper use by 80% – so the Hello Tushy bidet pays for itself in a few months. Go to https://hellotushy.com/majority to get 10% off today! Follow the Majority Report crew on Twitter: @SamSeder @EmmaVigeland @MattBinder @MattLech @BF1nn @BradKAlsop Check out Matt's show, Left Reckoning, on Youtube, and subscribe on Patreon! https://www.patreon.com/leftreckoning Subscribe to Discourse Blog, a newsletter and website for progressive essays and related fun partly run by AM Quickie writer Jack Crosbie. https://discourseblog.com/ Check out Ava Raiza's music here! https://avaraiza.bandcamp.com/ The Majority Report with Sam Seder - https://majorityreportradio.com/